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Les saints, les algues et tous les élus…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la chronique locale et du bigorneau réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 13 mars 2013, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires quiimages
apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa: cuiller ?                                                         Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Elle a un goût âcre et piquant qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades.

 

Nul doute que le saint du jour, KEMO, en a trouvé sur son chemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne. Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en breton Loch Kemo. La tradition locale en fait un compagnon de saint Efflam avec qui il aurait débarqué sur la Lieue de Grève au VIème siècle en compagnie de Tuder, de Haran, de Nérin, de Karé et de Kirio. Une bande de saints quoi !

« Lieu consacré à saint Kémo », ce village relevait autrefois de l´abbaye cistercienne du 62687932Relecq en Plounéour-Ménez (Finistère) dont les lieux-dits Parc-ar-Manac´h, « le champ du moine », et Prat-ar-Manarty, « le pré du monastère », semblent constituer le seul souvenir sur le territoire communal. A cette époque là, les saints voyageaient en bandes organisées, une sorte de Costa croisière qui venait s’échouer sur les côtes bretonnes. Aujourd’hui ils feraient une drôle de tête en voyant les algues vertes s’amasser au fond de la baie.(ici à gauche, une photo (ouest-France) de Joël Le jeune que j’ai souvent rencontré à l’époque où il était maire de Trédrez-Locquémeau. Il
contemple le désastre sur la plage de loc-Milin). Pas surprenant qu’il soit devenu le président du syndicat VIGIPOL qui fédère 109 communes de Brest à Cancale.

Si vous avez l’occasion de circuler sur cette magnifique corniche qui longe la plage de 7340152.365f6669.560Saint Efflam, arrêtez vous un instant devant cette étrange bâtisse. Les gens du coin la nomme la maison à l’aigle; on la doit à l’ingénieur Ventome et elle est entièrement en béton ce qui était très rare pour l’époque (1928). C’est un mélange de styles arts-déco et oriental; on dit que l’aigle vient de l’exposition coloniale de Paris (1931).

Bon allez, il faut que j’aille déneiger. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LA VERITE SI J’MENS…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR, TRADITION

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Amis de la chronique locale et du bigorneau réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 13 mars, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa, cuiller ?

Nul doute que le saint du jour, KEMO, en a trouvé sur son chemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne. Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en breton Loch Kemo. La tradition locale en fait un compagnon de saint Efflam avec qui il aurait débarqué sur la Lieue de Grève au VIème siècle en compagnie de saint Tuder, de saint Haran, de saint Nérin, de saint Karé et de saint Kirio.

« Lieu consacré à saint Kémo », ce village relevait autrefois de l´abbaye cistercienne du Relecq en Plounéour-Ménez (Finistère) dont les lieux-dits Parc-ar-Manac´h, « le champ du moine », et Prat-ar-Manarty, « le pré du monastère », semblent constituer le seul souvenir sur le territoire communal. A cette époque là, les saints voyageaient en bandes organisées, une sorte de Costa croisière qui venait s’échouer sur les côtes bretonnes. Aujourd’hui ils feraient une drôle de tête en voyant les algues vertes s’amasser au fond de la baie.(ici à gauche, une photo de Joël Le jeune que j’ai souvent rencontré à l’époque où il était maire de Trédrez-Locquémeau. Il contemple le désastre sur la plage de loc-Milin).

Tout à fait autre chose.

Dimanche, dans son grand métingue du métropolitain, le candidat-président, une fois de plus sans vergogne, a promis qu’il allait faire dans les cinq ans à venir, tout ce qu’il n’a pas fait dans les cinq ans passés. Pour un peu il promettait la disparition des algues vertes pour les remplacer par des cochléaires (oui bon, faut suivre!). Il faut reconnaître que dans sa reconquète de la confiance des français, il bénéficie du soutien indéfectible d’un trio de choc : Bernadette qu’est la plus chouette, Enrico qu’est le plus beau et Depardieu qu’est le plus mieux… Je ne sais pas pour vous mais, m’est avis que cela va être un peu juste. Comme disent Omar & Fred dans leur service après vente : je crois que je vais avoir des ennuis…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE SAINT ET L’AZOTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la cavalerie légère et du coco paimpolais réunis, bonjour !

Nous sommes le 14 octobre 2011, 23è jour de vendémiaire dédié au navet.

En Bretagne armoricaine on célèbre (ou pas) les ENORA. On raconte que son père l’ayant forcée à épouser saint Efflam, elle refuse, d’accord avec Efflam, de mener vie commune. Ils se marièrent et vécurent comme frère et sœur tout au long de leur vie. On peut voir sa statue dans l’église de Plestin (Finistère) et dans la chapelle de Trézeny. La légende raconte qu’Enora, la chaste épouse de Saint-Efflam, partie à sa recherche en Armorique, vit son esquif de cuir (les fameux curraghs) échouer dans la baie de la Vierge, retenu par les pierres en fermant l’entrée à marée descendante. Un monastère fut dès lors fondé à cet endroit. Il n’y subsistera que du 5ème au 8ème siècle et fut sans doute à l’origine d’une légende qui voulait que le Yaudet fut le premier évêché, éphémère, du Trégor. Les pierres d’une première église remontent au 11ème siècle de notre ère, sur les fondations d’un temple romain dont elle récupéra certains matériaux. Composée de deux nefs et six travées, elle subit des modifications du 13ème au 17ème siècle et sera détruite en 1855. C’est à la requête des Kerninon que la chapelle actuelle fut érigée et achevée en 1861, sur les fondations de l’ancien lieu de culte. Enora est la patronne des nourrices, aujourd’hui on dit assistantes maternelles…

Quand à Efflam, oyez ce qu’en dit Albert le Grand : «  … nôtre Saint, avec sa compagnie, passa la mer & vint heureusement surgir à la coste de la Bretagne Armorique, en la baye de sable, qui est entre Toul Efflam & Loc-Mikel, dite communement la lieue de gréve, en la paroisse de Plestin, Diocese de Treguer, & leur vaisseau s’arresta vis-à-vis d’un grand roc, qui est au milieu de la gréve (en terre neanmoins), nommé Hyrglas. Il y avoit pour lors, le long de la gréve, une très-grande forest, de laquelle S. Efflam & sa troupe, descendans de leur vaisseau, virent sortir un horrible dragon, lequel se retiroit à travers la grève dans sa caverne, distante d’environ mil pas de ce roc; laquelle caverne était profonde de neuf coudées, & en avoit douze en la circonférence de son ouverture; mais de peur qu’à la piste et trace de ses griffes, il ne fut découvert & assiégé en cét antre, il avoit cette astuce de marcher à reculons, de sorte qu’à voir les marques de ses griffes dans le sable, on eut pensé qu’il venoit de sortir du lieu où il ne faisoit que d’entrer. » .

Au milieu de cette vaste grève sillonnée de ruisseaux et de filières, s’élève une croix de pierre (la croix de la lieue de grève-photo de gauche). Autrefois l’habitant de ce pays, avant d’entreprendre la traversée ne manquait jamais d’interroger la croix. Si les flots la recouvraient, il était trop tard : l’imprudent eut été infailliblement englouti. Si, au contraire, la croix se montrait au-dessus de l’eau, on disait : « la croix nous voit » et l’on s’avançait sans crainte ». On dit qu’elle se déplace de l’épaisseur d’un grain de blé tous les sept ans : « Treuz ur gwinizhenn a bep seizh bloaz« .

Hélas, toutes les prières à Enora et à St Efflam n’ont pas empêché les algues vertes de défigurer le site merveilleux de Saint-Michel-en-Grève ; c’est sans doute pour cela que le gouvernement vient d’autoriser par décret l’assouplissement des normes d’épandage des effluents d’élevage. En d’autres termes, une augmentation de 20% des quantités d’azote épandues sur les sols. Je vais finir par croire qu’il y a des élections bientôt…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

COCHON QUI S’EN DEDIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des polyphosphates et du jambonneau réunis, bonjour !


Le 17
février
correspond au 29è jour de Pluviôse que nos ancêtres
républicains avaient dédié à la chélidoine dans leur calendrier.
Cette plante est aussi nommée herbe aux verrues car elle était
sensé les faire disparaître.


Une
verrue que l’on aimerait voir disparaître de nos côtes bretonnes ce
sont les algues vertes. Voilà sans doute pourquoi, le collectif
France Nature environnement, qui regroupe près de 3 000 associations
de protection de l’environnement, lance à partir de mardi une
campagne de publicité dans le métro parisien avec des affiches
choc (si la censure n’intervient pas). Au total, six montages différents qui montrent un enfant
jouant au milieu des algues vertes ou encore un homme jouant à la
roulette russe avec un épi de maïs dont on ignore s’il est OGM ou
non. Les agriculteurs de la FNSEA ont fait part de leur “dégoût”
face à “une campagne parisienne de dénigrement (…)
caricaturale et clairement orientée contre l’agriculture”
.

En
Bretagne
, les professionnels de la profession, producteurs et
marchands de cochons ont le groin qui se renfrogne. Le député Marc
Le Fur se dit scandalisé: « cette affiche n’est pas une
affiche de protection de l’environnement mais une affiche
anti-bretonne.
» On croit rêver, rappelons que c’est lui
qui a fait adopter un amendement au projet de loi sur la
modernisation agricole qui permettrait de relever le seuil de la
taille des porcheries soumises à étude d’impact de 450 à 2000
places .

Le
comité régional du tourisme, le Conseil Régional, tout ce beau
monde s’émeut, le ministre Bruno Lemaire dénonce lui aussi « un
scandale ».

Cette
fois
, France Nature Environnement revient donc avec une campagne choc
qui devrait lui permettre largement de se faire entendre. Toujours de
très bonne idées créatives mais en plus des images et des mots
très forts qui vont sans doute éveiller l’intérêt du grand
public et des médias.


En
effet
, des vacances avec vue sur les porcs, pas terrible. Que vient
faire le cochon là- dedans ? Son lisier est le responsable numéro
un de cette pollution dangereuse. Conjuguées aux fientes de
volailles et aux bouses de vaches dans une région leader en matière
d’élevages, ces cochonneries représentent l’équivalent de la
pollution générée par 50 millions d’habitants! Une marée marron
qui contamine l’atmosphère, charrie des nitrates dans des sols
saturés et vire au glauque lorsque ces fertilisants prennent la mer,
déclenchant une prolifération d’algues vertes qui s’échouent
sur les plages.
Consciente des enjeux en termes de survie des
entreprises et donc d’emplois, FNE propose un gel du cheptel,
jusque là en perpétuelle croissance, des incitations à l’élevage
sur paille, en plein air, associé aux cultures locales tout en
renforçant le contrôle du respect des textes, notamment en ce qui
concerne les installations ou épandages. Comment ne pas être
d’accord sauf à croire encore que la « paysannerie »
représente une force électorale dont il ne faut pas se couper. A
quelques jours du salon de l’agriculture, passage obligé pour tout
élu, l’ambiance est de mise. « Les cénobites tranquilles »
applaudissent à cette campagne qui vient réveiller les consciences
avant que la côte de granit rose ne devienne la côte de porc.


Allez,
cela suffira pour aujourd’hui, portez vous bien (si je puis dire) à
demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !

QUELQUES BREVES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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ALGUES VERTES. Si ça continue, y faut qu’ça cesse ! C’est à peu près ce que suggère le rapport du préfet des Côtes d’Armor au premier ministre. En passant, on soulignera qu’il s’agit à nouveau d’un rapport ultra confidentiel qui se retrouve dans le journal… Que dit ce rapport du Préfet FARGEAS ? Primo, si vous ne mettez pas un terme à l’agriculture intensive (la Bretagne produit 60% du porc français) vous ne pourrez pas endiguer le phénomène. Secundo, même en arrètant maintenant, on est pas sorti de l’auberge avant longtemps. Que se passe t-il Monsieur le Préfet ? L’Etat vient-il de comprendre, quarante ans après tout le monde, qu’on ne pouvait pas (plus) au nom du libéralisme agro-alimentaire, laisser les marchands de cochons détruire la planète. Ceux-ci poussent déja des cris d’orfraie (question pour Capelo: Il parait que la véritable expression est: »cris d’effraie ») et Jacques JAOUEN qui est président de la chambre Régionale d’agriculture déclare: » …On a enrichi la Bretagne et se faire salir de cette manière, c’est inadmissible ». Parceque la façon dont eux ils salissent nos côtes, ça c’est admissible ? Mon ami et voisin Paul qui a mené une bataille acharnée contre l’implantation d’une usine de traitement du lisier sur la commune, doit s’arracher les cheveux.

Tout à fait autres chose, quoique, il s’agit toujours du « bon manger », je vous mets le lien -colonne de droite- avec un blog des plus gouleyant: mise-en-bouteille, hébergé par le site Rue 89. C’est réalisé par une femme-Catherine BERNARD- vigneronne et journaliste. La meilleure façon de ne pas rester idiot devant le serveur quand il vous dit: »…Et je fais goûter à qui ? » suivit quelques temps plus tard du sempiternel: »Caaaaaété ». Bref une mine de renseignements pour les amateurs que vous êtes; ne protestez pas, je vous connais.

Il faut savoir rester humble. A propos de blog, vous allez voir comme tout est relatif. Alors que je me réjouissai de voir ce blog dépasser les 400 visites, j’ai passé un peu de temps sur un site que j’apprécie particulièrement pour sa liberté de ton et la teneur de ses infos. Et là, je découvre que ce blog navigue entre 3000 et 11000 visites…Par jour ! Hallucinant, non ? C’est ça, la blogosphère, on passe de l’intime au surdimensionné, des nouvelles du p’tit dernier au buzz de la rentrée. Ca c’est pour l’enchainement.

Le buzz de la rentrée, je vous le dis tout NET, il s’appelle  » Paranormal Activity  » vous allez voir ce que vous allez voir mais, ça va remplir les salles autant que les colonnes des journaux et les pages du web autant que les discussions dans les cours de récré. On en reparle dans quelques semaines. Allez, portez vous bien et, à demain, peut-être.

C’est pas tout ça mais, j’ai mon lait qu’est sul’ feu. Ce midi, expédition gastro dans les rues de la cité du ponant. Ma fiancée et moi on va tester une nouvelle adresse style bistro. C’est dans le bas de la rue de Siam, comme d’habitude, je viendrai au rapport.