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Telle est la question…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, LECTURE

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Amis de la valse à trois temps et du flocon d’avoine réunis, bonjour! Nous sommes donc le mardi 17 février 2015, 29è 290px-Chelidonium_majus20100511_10jour de pluviôse dédié à la chélidoine. Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, avait son avis sur tout, et surtout son avis, l’appelait le lait de sorcières ou encore, l’herbe à verrue. Les savants ont expliqué depuis lors que la plante contenait un alcaloïde qui pourrait être à l’origine de son utilisation à des fins médicinales… Dans les campagnes, on l’appelle aussi la grande hirondelle car son apparition le long des chemins creux correspond à l’arrivée de ces charmants oiseaux.

17 février 1958: parution de La question d’Henri Alleg.

« J’ai entendu hurler des hommes que l’on torturait, et leurs cris résonnent pour toujours » – Henri Alleg, dans « La Question »
Son nom ne dira sans doute pas grand-chose aux plus jeunes générations. Celles pour qui la guerre d’Algérie est l’affaire d’un autre siècle. Mais Henri Alleg, journaliste,  a pourtant aidé à comprendre la réalité d’une époque où les choses la questionétaient floues, secrètes, tues. Il a levé le voile sur la torture pendant la guerre d’Algérie, qu’il avait subie, en publiant La Question, en 1958, à 37 ans. (publié pour la première fois le 17 février 1958, saisi le 27 mars 1958, réédité en 1961 et en 2008). Dans un article consacré au livre, Jean-Paul Sartre écrivait en 1958: «Alleg nous épargne le désespoir et la honte parce que c’est une victime et qui a vaincu la torture… Nous nous fascinions sur le gouffre de l’inhumain… L’inhumain n’existe nulle part, sauf dans les cauchemars qu’engendre la peur. Et justement le calme courage d’une victime, sa modestie, sa lucidité nous réveillent pour nous démystifier: Alleg vient d’arracher la torture à la nuit qui la couvre.» A peine paru, aux Éditions de minuit, le livre est censuré.

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A l’heure où la question de la fermeture de Guantanamo reste posée six ans après l’élection de Barack Obama sur la promesse de fermer ce centre de détention, il reste encore des guantandétenus dans la prison, dont un certain nombre a été décrété « libérables » par les administrations successives de George W. Bush et de Barack Obama et  dont beaucoup n’ont eu droit à aucun jugement. Ainsi, au nom de la sécurité, les « démocraties » continuent de valser au bal des faux-culs, les braves petits libéraux se pincent le nez, détournent les yeux et récitent avant de se coucher; cachez ces droits de l’homme que nous ne saurions voir… Henri Alleg est décédé le 17 juillet 2013 à Paris. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

ILS ONT VOTE ET PUIS APRES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du confucianisme et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour !

Au train où vont les choses nous allons nous retrouver en mars sans y prendre garde. Pour l’heure nous voici le 4 février sauf pour nos amis républicains pour qui ce jour était le 16è de pluviôse dédié au buis.

Dans l’actualité, des choses amusantes et d’autres beaucoup moins réjouissantes. De l’autre côté de la Méditerranée, ça branle dans le manche, ça a craqué en Tunisie, ça tremble en Egypte, ça frémi en Algérie, ça bouge en Jordanie, au Yémen, au Maroc et même en Syrie… Je me garderais bien d’oser une analyse globale sur tous ces évènements, étant d’un naturel pessimiste quand aux capacités des peuples à faire le « bon » choix. Je me souviens encore de notre joie à la chute de Mohammad Reza Palhavi, alias le dernier shah d’Iran, et de notre déconvenue lorsque les barbus sont sortis de l’ombre. Loin de moi l’idée de jouer les Cassandre et mon voeu le plus cher est que l’histoire ne se répète pas.

Tiens, à propos de prédiction, Maître Aliboron ne s’était pas trompé lui et c’est bien Nolwenn Leroy qui a décroché la timbale du grand prix du disque du « Télégramme de Brest »…Il est vrai que c’est « le public » qui votait. Dans ces cas là, on n’ose pas dire « le peuple » et pourtant, c’est la même opinion publique qui après le meurtre de la jeune fille en Loire-atlantique, réclamera la peine de mort pour les récidivistes. La même qui vote pour Miss France comme elle vote pour Sarko. Cette opinion là représente à elle seule les trois singes de la philosophie orientale: ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire… Elle laisse parler les experts qui à longueur d’émissions lui disent « ce qu’il convient de penser de la situation »; les éditocrates qui ont un avis sur tout et surtout un avis. Ils sont interchangeables comme les chemises de l’archiduchesse. Olivennes quitte le nouvel Obs, Julliard est parti à Marianne, Demorand quitte Europe pour remplacer Joffrin à Libé qui lui va remplacer Olivennes à l’Obs, et la liste pourrait se prolonger. L’opinion publique n’est ni de droite ni de gauche, ni Vichy ni Londres, ni collabo ni résistance, ni Hollande ni Ségo, ni dessert ni fromage, ni thé ni café. Elle est là, c’est tout. Elle porte l’actualité autant que l’actualité la porte, soumise aux vents les plus forts c’est à dire au « politiquement correct ». Aujourd’hui, il est correct de soutenir les peuples du Proche et du Moyen-orient (sauf les palestiniens) comme hier il était correct de soutenir Ben Ali et consorts, remparts contre l’islamisme. Comme « ils » ont soutenu Pinochet ou Franco face au péril bolchevique. L’opinion publique a toujours préféré la peste au choléra…Je hais l’opinion publique !

Et ben dis donc, le cénobite n’a pas pris ses cachets ce matin ? Le voici encore en train de vitupérer contre l’espèce humaine; celle la même qui est capable de produire des poètes comme Pierre QUILLARD,(à gauche, son portrait par Félix Valloton) décédé à Neuilly (oui, oui, Neuilly) un 4 février en 1912, anarchiste et Dreyfusard et qui nous a laissé ceci:

Âme riche de nuit, d’étoiles et de rêves
Qui puisas des trésors aux urnes d’un tombeau
N’abandonneras-tu jamais tes blêmes grèves
Pour cette ville en fleurs sous le printemps nouveau ?

Âme riche de nuit, mon âme, tu recèles
Assez d’astres perdus et de soleils éteints :
Viens connaître la chair et les lèvres de celles
Qui tendent leurs seins nus aux pourpres des matins…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !