Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Aguigui Mouna”

Page 1 de 1

Aguigui, le cri de la vie…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du Delta blues et de l’endive braisée réunis, bonjour ! En ce vendredi 08 mai 2015, 19è jour de Floréal dédié à l’Arroche (c’est une sorte d’espèce de genre d’épinard) plutôt que desturgeon-210x300 fêter l’armistice qui n’en fut pas un, souvenons nous de cet immense auteur  que fut Théodore Sturgeon,  décédé un 08 mai en 1985. C‘ est un écrivain américain de fantastique, de science-fiction ou d’horreur et qui fut déclaré à l’état civil sous le nom d’Edward Hamilton Waldo, un nom dont il restera très fier, un de ses ancêtres ayant, vers 1640, introduit en Haïti l’idée d’un clergé dissident qui plut beaucoup aux esclaves noirs importés d’Afrique. Selon Sturgeon : « Du mélange de la doctrine de Waldo et des rites africains naquit le vaudou, corruption du mot Waldo. ».

Et puis, souvenons nous que c’est un 8 mai en 1999 que disparaissait une figure des plus pittoresques du pavé parisien et qui se définissait lui même comme: Anarcho-ploum-ploum-tralala… C‘est en effet un 8 mai que décède Aguigui MOUNA, de son vrai nom André Dupont. Cavanna disait de lui : « Mouna c’est une manif à lui tout seul. C’est l’indignation. Sa philosophie ? Un amour universel, boulimique. ». Sa philosophie est un mélange d’antimilitarisme, d’anarchisme et d’écologisme. Il a mené Mounacampagne contre le travail des enfants dans le tiers monde et pour l’aide aux réfugiés du Chili, et il a été un des premiers à s’opposer au programme nucléaire de la France. Il fut nommé chevalier des arts et des lettres par le ministre de la culture Jack Lang qui médaillait beaucoup, il faut bien le reconnaître. Pour certains, son prédécesseur se nommait Diogène, tandis que pour d’autres il s’appelait Ferdinand Lop, qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer afin que les étudiants puissent se baigner plus souvent. Pour beaucoup, Mouna était tout simplement un apôtre de la bonne humeur.
Quelques unes des citations qu’il aimait à faire:
C’est en parlant haut qu’on devient haut-parleur.
Du gazon, pas de béton, des moutons, pas de canons.
Aimez-vous les uns sur les autres.
La grossesse à 6 mois ! La retraite à 15 ans !
On vit peu mais on meurt longtemps.
Riez et vous serez sauvé.
Aguigui, le cri de la vie !
Les valeurs morales ne sont pas cotées en bourse.
Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain.

Allez, puisse cela vous apporter le sourire, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 1er octobre 1911, naissance d’André DUPONT dit Aguigui MOUNA à Meythet (Haute Savoie).Agitateur, propagandiste pacifiste, philosophe et individualiste libertaire.Orphelin à 9 ans, il travaille en usine à 13 ans, puis s’engage un temps dans la marine. Chômeur dans les années 30, garçon de café et enfin restaurateur. Mobilisé en 1939 durant la « Drôle de guerre », ce moment fera de lui un antimilitariste.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la dérision et du civet de lapin réunis, bonjour !

Nous sommes le 1er octobre, 10è jour de vendémiaire dédié à la cuve…Allez savoir ce qui s’est passé dans la tête de Fabre d’Eglantine, il avait peut-être mal aux cheveux ce jour là.

En Bretagne, demain c’est la St Melar dont il faudra que je vous conte la triste histoire. Mélar n’avait que 7 ans quand son père, saint Miliau, fut traîtreusement tué par Rivode son frère. Celui-ci s’en prit ensuite au fils de sa victime, lui faisant couper la main droite et le pied gauche pour l’empêcher de manier l’épée et de monter à cheval. Il finit par le faire assassiner près de Lanmeur, où une partie de ses reliques fut gardée dans la crypte jusqu’aux invasions normandes. De Lannéanou à Plouigneau (dans le Finistère), le chemin porte le nom de « Hent sant Melar », chemin du martyre d’un jeune innocent.

 

Mais aujourd’hui, pour notre galerie de portraits, un personnage haut en couleurs.

Le 1er octobre 1911, naissance d’André DUPONT dit Aguigui MOUNA à Meythet (Haute Savoie).
Agitateur, propagandiste pacifiste, philosophe et individualiste libertaire.
Orphelin à 9 ans, il travaille en usine à 13 ans, puis s’engage un temps dans la marine. Chômeur dans les années 30, garçon de café et enfin restaurateur. Mobilisé en 1939 durant la « Drôle de guerre », ce moment fera de lui un antimilitariste.

Cavanna disait de lui : « Mouna c’est une manif à lui tout seul. C’est l’indignation. Sa philosophie ? Un amour universel, boulimique. »  Mouna hantait depuis plus de 40 ans

Sa philosophie est un mélange d’antimilitarisme, d’anarchisme et d’écologisme. Il a mené campagne contre le travail des enfants dans le tiers monde et pour l’aide aux réfugiés du Chili, et il a été l’un des premiers à s’opposer au programme nucléaire de la France.

Il fut nommé chevalier des arts et des lettres par le ministre de la culture Jack Lang qui médaillait beaucoup, il faut bien le reconnaître.

Pour certains, son prédécesseur se nommait Diogène, tandis que pour d’autres il s’appelait Ferdinand Lop, qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer afin que les étudiants puissent se baigner plus souvent. Pour beaucoup, Mouna était tout simplement un apôtre de la bonne humeur.

Quelques unes des citations qu’il aimait à faire:

  • C’est en parlant haut qu’on devient haut-parleur.

  • Du gazon, pas de béton, des moutons, pas de canons.

  • Aimez-vous les uns sur les autres.

  • La grossesse à 6 mois ! La retraite à 15 ans !

  • On vit peu mais on meurt longtemps. 

  • Riez et vous serez sauvé.

  • Aguigui, le cri de la vie !

  • Les valeurs morales ne sont pas cotées en bourse.

  • Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain.

Allez, puisse cela vous apporter le sourire, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Bonjour, je pourrais vous parler de l’armistice mais, cela ne m’inspire guère. J’ai donc choisi de vous entretenir d’une Brestoise comme je les aime.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Bonjour, je pourrais vous parler de l’armistice mais, cela ne m’inspire guère. J’ai donc choisi de vous entretenir d’une Brestoise comme je les aime.

Le 8 mai 1921, mort de Nathalie LEMEL à l’hospice d’Ivry, elle était née à Brest où ses parents, les époux Duval, tenaient un bistro..
Révolutionnaire, internationaliste, communarde et féministe; voilà ce que l’on pourrait écrire sur sa carte de visite. Étonnante histoire que celle de ce petit bout de femme, elle mesurait moins de un mètre cinquante, qui fut une des meneuses de la Commune de Paris. (elle a pas l’air commode, la bougresse…)
Elle est née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un atelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et Bakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du coeur de l’époque, on appelait cela:coopérative alimentaire. Pendant la Commune de Paris, des centaines de repas seront ainsi servis aux plus démunis.
En compagnie d’Élisabeth DMITRIEFF, une russe noble devenue socialiste, elle organise « L’union des femmes pour la Défense de Paris et les soins aux blessés ». On la retrouve également, un drapeau rouge à la main, sur la barricade de la place Pigalle qu’elle a elle-même érigée, exhortant les gardes nationaux à plus de courage.
Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe!), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos.
Graciée en 1879, elle revient à Paris et trouve un travail à « L’intransigeant ». Devenue aveugle, elle mourra dans la misère. Brest, Quimper et Paris ont rendu hommage à cette combattante en donnant son nom à une rue, mais je doute que quelques passants se souviennent de Nathalie Lemel née Duval.

Eugène Kerbaul lui a consacré une étude sous le titre « Une Bretonne, révolutionnaire et féministe » aux éditions Le temps des cerises. La chanson qui illustre ce billet s’intitule « la semaine sanglante » et nous la devons à J.B. Clément.

…………………………………………………………..

Et puis, souvenons nous que c’est un 8 mai en 1999 que disparaissait une figure des plus pittoresques du pavé parisien et qui se définissait lui même comme: Anarcho-ploum-ploum-tralala…

C‘est en effet un 8 mai en 1999 que décède Aguigui MOUNA, de son vrai nom André Dupont.

Cavanna disait de lui : « Mouna c’est une manif à lui tout seul. C’est l’indignation. Sa philosophie ? Un amour universel, boulimique. »  Mouna hantait depuis plus de 40 ans

Sa philosophie est un mélange d’antimilitarisme, d’anarchisme et d’écologisme. Il a mené campagne contre le travail des enfants dans le tiers monde et pour l’aide aux réfugiés du Chili, et il a été l’un des premiers à s’opposer au programme nucléaire de la France.

Il fut nommé chevalier des arts et des lettres par le ministre de la culture Jack Lang qui médaillait beaucoup, il faut bien le reconnaître.

Pour certains, son prédécesseur se nommait Diogène, tandis que pour d’autres il s’appelait Ferdinand Lop, qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer afin que les étudiants puissent se baigner plus souvent. Pour beaucoup, Mouna était tout simplement un apôtre de la bonne humeur.

Quelques unes des citations qu’il aimait à faire:

  • C’est en parlant haut qu’on devient haut-parleur.

  • Du gazon, pas de béton, des moutons, pas de canons.

  • Aimez-vous les uns sur les autres.

  • La grossesse à 6 mois ! La retraite à 15 ans !

  • On vit peu mais on meurt longtemps. 

  • Riez et vous serez sauvé.

  • Aguigui, le cri de la vie !

  • Les valeurs morales ne sont pas cotées en bourse.

  • Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain.

Allez, puisse cela vous apporter le sourire, portez vous bien et à demain peut-être.