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L’inter…sera le genre humain !

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 28 septembre 2015, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte.

Le 28 septembre 1864, des ouvriers de toute l’Europe se réunissent à Londres, à Saint Martin’s Hall, en soutien aux Polonais, victimes en 1863 d’une féroce répression russe. Il s’ensuit la formation de l’Association internationale des travailleurs (AIT), qui sera plus tard connue sous le nom de première Internationale. Les syndicats sont nés Marxquarante ans plus tôt en Angleterre, à la faveur de la révolution industrielle. Ils rassemblent surtout des compagnons qui appartiennent aux métiers traditionnels et possèdent un bon niveau d’instruction : imprimerie, bâtiment, confection etc. C’est un intellectuel allemand, réfugié à Londres depuis l’échec des révolutions de 1848, qui rédige les statuts de l’Association internationale des travailleurs. Il s’appelle Karl Marx. Il a 46 ans et vit à Londres dans des conditions matérielles précaires. En 1864, il est surtout connu des syndicalistes et des socialistes par un opuscule qu’il a publié en 1848 avec son ami Friedrich Engels : Le Manifeste du Parti communiste.

L‘Association Internationale des Travailleurs aligne dans ses plus belles années quelques milliers d’adhérents seulement dans toute l’Europe. Elle est très tôt minée par les rivalités entre Karl Marx, qui prône un socialisme «scientifique», et le courant anarchiste animé par Pierre Joseph Proudhon puis par Michel Bakounine. L’Association ne survit pas marx proudhon bakounineaux tensions nées de la guerre franco-prussienne et de la Commune de Paris, en 1871. Les anarchistes de Bakounine sont expulsés l’année suivante et l’AIT transporte son siège à New York, où elle s’éteint dans l’indifférence. En juillet 1889, six ans après la mort de Marx, à l’initiative de Friedrich Engels, son ami, les socialistes se retrouvent à Paris où ils fondent une deuxième Internationale. De 1919 à 1943, la IIe Internationale est concurrencée par une IIIe Internationale dite communiste (Komintern) et sévèrement contrôlée par Staline. Une IVe Internationale, concurrente des précédentes, fait également son apparition à l’initiative de Trotski, en 1938. Elle sera très en vogue parmi les jeunes contestataires français de Mai 68.

Quand à la IIe Internationale, demeurée fidèle à la démocratie parlementaire, elle survit tant bien que mal sous le nom d’Internationale ouvrière et socialiste, adopté en 1923. Elle est relayée en France par un parti connu sous le nom de SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière), issu de la fusion de différents partis socialistes, dont celui, réformiste, de Jean Jaurès et celui, marxiste, de Jules Guesde. Ses compromissions dans les guerres coloniales, sous l’autorité de Guy Mollet, l’amènent, le 4 mai 1969, à changer son nom Encadré-Troika-Final pour celui de Parti socialiste. Le 11 juin 1971, au congrès d’Épinay-sur-Seine, François Mitterrand en prend la direction avec le titre modeste de premier secrétaire. Aujourd’hui, tout ce petit monde, à force de fréquenter les ors de la République, s’est transformé en social-démocrate pour ne pas dire en social-libéral; engendrant une bourgeoisie d’État Énarquologiste et son catéchisme ultra libéral: Hayek, puis Milton Friedman. Et les pantins qui mettent en œuvre leurs politiques néfastes. Thatcher, Pinochet, Bush, Sarkozy, Merkel… Ainsi que les pseudos et antidémocratiques institutions qui les servent: Banques centrales, Commission, FMI, et maintenant… Hollande et la social démocratie, désormais convertis au social-libéralisme. Réalité de la dette, nécessité de réduire les dépenses publiques, austérité… Tout le cortège d’inepties  imposées par la finance internationale aux États qui n’ont plus de Nation que le souvenir.

Et voilà, c’était une petite piqure de rappel. Portez vous bien et à demain peut-être.