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La grande bouffe « républicaine »…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis des latitudes extrêmes et du cochon grillé réunis, bonjour ! Nous sommes donc le mardi 22 septembre 2015, premier jour de Vendémiaire dédié au raisin. Je dois préciser que l’équinoxe aura lieu demain à 08 heure 20 minutes et 33 sec pour être tout à fait précis. Je dis cela car, dans le calendrier républicain, commençant le 22 septembre 1792, mis en place le 6 octobre 1793 et utilisé entre 1793 et 1805, l’année débute lors de l’équinoxe de septembre. Donc, en toute logique, demain c’est le premier de l’an et ce soir c’est le réveillon…

A l’invitation des l’Association des Maires de France (AMF), ceux-ci  se mobilisaient ce samedi pour alerter les citoyens sur les conséquences de la baisse des dotations de l’État aux collectivités locales. Il semble loin le temps où le Président de la République invitait les maires à festoyer. Souvenons nous: Le 22 septembre 1900 a lieu le Banquet des maires de France. À l’invitation du président Émile Loubet, la France banquetdes notables célèbre d’une agréable façon le culte de la République (108 ans jour pour jour après sa première fondation), en marge de l’Exposition universelle et des festivités du nouveau siècle. Elle tente d’oublier aussi les dissensions nées de l’affaire Dreyfus. 22 965 maires répondent à l’invitation présidentielle. Ils se réunissent dans le jardin des Tuileries, sous deux tentes immenses, autour de 700 tables. 400 cuisiniers et 2000 maîtres d’hôtel sont mobilisés à leur service par le traiteur Potel & Chabot, maison fondée en 1820 par le pâtissier Jean-François Potel et le cuisinier Étienne Chabot.

En moins de 90 minutes défilent cinq services : Hors-d’œuvre -  Darnes de saumon glacées parisienne – Filet de bœuf  en Bellevue – Pains de canetons de Rouen – Poulardes de Bresse rôties – Ballotines de faisans Saint-Hubert – Salade Potel – Glaces Succès – Condés – Dessert. Et, pour les vins, 39 000 bouteilles furent utilisées dont:  Preignac servi en carafe – Saint-julien servi en carafe – Haut Sauternes – Beaune Margaux Jean Calvet 1887 – 1500 bouteilles de fine Champagne Montebello. Le banquet les invitéspersonnel ne fut pas en reste puisqu’il eut droit à 3 000 litres de « gros rouge ». Il faut savoir que 3 000 personnes furent employées pour la cuisine et le service. Quand aux mets dégustés ce jour, certains ont disparu des cartes des restaurants ou ont été revisités par les chefs actuels mais, on devine qu’il s’agissait d’un déjeuner froid. La darne de saumon glacée à la parisienne est un saumon poché, servi froid avec des légumes croquants et une mayonnaise parfumée aux condiments et fines herbes. Le filet de bœuf Bellevue avait été crée pour madame de Pompadour en son château de Bellevue. Il s’agit d’un rôti de bœuf habillé d’une fine gelée. Le pain de caneton de Rouen était probablement une espèce de terrine froide de canard. La poularde de Bresse était juste rôtie. La ballottine de faisan Saint Hubert, les escalopes de blancs de faisan sont farcies avec une farce fine, roulée en ballottine, pochée dans un bouillon, puis servis froid. Étonnant, non ! Ceci étant écrit, je dois vous avouer que le 22 septembre, aujourd’hui, je m’en fous…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

TOUS LES GOUTS DOUX SONT DANS LA NATURE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la poésie érotique et du riz pilaf réunis, bonjour !

Nous sommes le 18 novembre, 28è de brumaire dédié au coing… Pendant que les banksters qui nous gouvernent continuent d’ajouter les réformes aux réformes, l’austérité à la rigueur et la chienlit au menu quotidien des peuples qui n’en peuvent mais… Le cénobite se retourne plein de zénitude vers les chemins de la poésie… Vous ai-je déjà parlé de cette merveilleuse poétesse, enlevée à l’affection de ses admirateurs bien trop tôt ?

 

Renée Vivien, née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 », est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.

Renée Vivien était la fille d’une mère américaine et d’un père britannique fortuné qui mourut en 1886, lui laissant un héritage qui la mettait à l’abri du besoin. Après sa scolarité (au cours de laquelle elle se fait remarquer par son attachement pour son amie Violet Shillito) effectuée d’abord à Paris, ensuite à Londres, elle retourne, à sa majorité s’établir à Paris dans un luxueux appartement avenue du Bois de Boulogne donnant sur un jardin japonais. Elle voyagea beaucoup à travers le monde. Ainsi, le Japon, Mytilène et Constantinople figuraient au nombre de ses destinations préférées. Elle eut une relation orageuse avec Natalie Barney, qu’elle quitta, trouvant ses infidélités trop stressantes, refusant même, à son retour des États-Unis de la revoir. Natalie, qui ne se résigna jamais à cette séparation, devait faire des efforts acharnés jusqu’à la mort de Renée pour tenter de la reconquérir, y compris en lui envoyant des amis communs plaider en son nom.

Elle eut, en revanche, une liaison plus stable avec la richissime baronne Hélène de Zuylen, pourtant mariée et mère de deux fils. En effet, Hélène lui apporta un équilibre émotif et une stabilité bénéfiques à sa création littéraire, rédigeant même quatre ouvrages en collaboration avec elle sous le pseudonyme collectif de Paule Riversdale.

Alors qu’elle était toujours avec Zuylen, Vivien reçut une lettre d’une mystérieuse admiratrice stambouliote, Kérimé Turkhan Pacha, l’épouse d’un diplomate turc d’où s’ensuivit, quatre ans durant, une correspondance intense, passionnée, suivie de brèves rencontres clandestines. En 1907, la baronne la quitta brusquement pour une autre femme, donnant lieu à toutes sortes de commérages dans la coterie lesbienne de Paris. Profondément choquée et humiliée, Vivien s’enfuit avec sa mère au Japon et à Hawaï, tombant sérieusement malade au cours du voyage. Le départ en 1908 de Kérimé pour Saint-Pétersbourg, pour suivre son mari en poste, mettant un terme à leur liaison, fut un nouveau coup dur pour Renée. Elle se tourna de plus en plus vers l’alcool, la drogue et les fantasmes sadomasochistes. De mystérieuses frasques sexuelles la laissant des jours entiers sans repos, elle recevait à des dîners au champagne des invités qu’elle abandonnait aussitôt qu’une amante exigente la faisait demander.

« À l’instar de Natalie Barney, plus connue parce que plus mondaine, Renée Vivien a radicalement rejeté les valeurs machistes de son temps pour créer un univers exclusivement féminin, organiser des soirées littéraires et tenter de recréer un cénacle de poétesses à l’image de celui qu’à animé Sappho au VIe siècle avant Jésus-Christ. Ensuite et surtout parce qu’elle est la première femme, plus de vingt siècles après Sappho, à avoir bâti toute son oeuvre sur l’affirmation de son amour pour les femmes, à une époque où le discours lesbien était l’apanage des hommes. De ce fait, elle peut être considérée comme un véritable précurseur, un pilier de la culture lesbienne contemporaine. » extrait du site Gouts-doux.fr

Lors de son séjour à Londres en 1908, elle tente de se suicider au laudanum après s’être allongée sur son canapé en tenant un bouquet de violettes sur son cœur. Souffrant de gastrite chronique, due à des années d’abus d’alcool et d’hydrate de chloral, elle avait également commencé à refuser de s’alimenter. Au moment de sa mort, elle pesait à peine plus de 30 kilos. Morte au matin du 18 novembre, âgée de 32 ans, le décès fut attribuée, à l’époque, à une « congestion pulmonaire », mais sans doute attribuable à une pneumonie compliquée par l’alcoolisme, la toxicomanie et l’anorexie mentale.

« Dans mon âme a fleuri le miracle des roses.
Pour le mettre à l’abri, tenons les portes closes.
Je défends mon bonheur, comme on fait des trésors,
Contre les regards durs et les bruits du dehors.
 »

voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.