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La plupart espagnols…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de phytothérapie et des pom-pom girls réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 06 Août 2019 soit le 19è jour de thermidor dédié à la gentiane; magnifique fleur au demeurant que l’on retrouve dans quelques breuvages des plus euphorisants. Je vous conseille, par ces rudes chaleurs, l’Antidote, une bière ambrée à base de châtaignes et de gentiane. Mais le Picon n’est pas mal non plus…

Tout à fait autre chose.

Le 6 août 1936, mort de Ramón Acin Aquilue, assassiné par les franquistes à Huesca. Militant anarcho-syndicaliste, pédagogue, écrivain et artiste d’avant-garde. Né le 30 Août 1888, à Huesca (Aragon), il commence en 1908, à Zaragoza, des études de sciences, mais les Ramon Acinabandonne un an plus tard pour se consacrer à sa vocation artistique. Dès 1913, il s’intéresse aux idées anarchistes et prend part à Barcelone à la création de la revue La Colère. A Madrid entre 1916 et 1917, il devient l’ami de Garcia Lorca, puis il est nommé professeur de dessin à l’école normale de Huesca. En 1918, il participera aux divers congrès en tant que représentant de sa ville (Huesca) où il jouit d’une grande popularité. En 1922, il crée une académie de dessin à son domicile où il s’inspire de la pédagogie rationaliste de Francisco Ferrer, puis plus tard des réalisations de Célestin Freinet, deux pédagogues à qui j’ai consacré un billet. Il milite également pour créer un mouvement de jeunes, et donne des cours du soir aux ouvriers et des conférences en faveur des prisonniers politiques.

Un article de soutien à l’anarchiste Juan ACHER (condamné à mort après un attentat) lui vaudra d’être emprisonné en 1924. Sa participation à des soulèvements l’obligent ensuite à s’exiler un temps à Paris. Il donne de nombreux articles à la presse libertaire où, outre des le garrot critiques d’art ou idéologiques, il manifeste un intérêt pour l’écologie, le végétarisme, le naturisme ou bien encore la défense animale. Son œuvre artistique est très variée : dessins, caricatures, toiles peintes, mais aussi sculptures et collages surréalistes. A droite une magnifique sculpture qui évoque le garrot de sinistre mémoire tant utilisé par la « justice » Franquiste. Ami de Buñuel, il va produire (grâce à un gros lot de loterie) son film « Terre sans pain ». En 1936, à Huesca, l’armée et la garde civile prennent part au coup d’État et organisent la répression. Parmi les nombreux fusillés se trouvent Ramón ACIN et sa compagne Conchita Monras.

Allez, merci d’être passé; portez vous bien et à bientôt peut-être.

Du père Lapurge au père Fouettard…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la pédagogie active et du coco Boer réunis, bonjour ! Nous voici donc le Lundi 05 août 2019 et vous êtes encore devant votre ordinateur. C’est aujourd’hui le 18è jour de thermidor dédié à l’amande. Si je vous dis que l’amande est incontournable dans la fabrication des coucougnettescoucougnettes, je vois déjà votre sourire en demi teinte, et pourtant. Une coucougnette est une confiserie faite avec des amandes, de la pâte d’amande et du chocolat. La coucougnette est fabriquée à base d’amandes fraîches broyées au sucre de canne, mélangée à des amandes grillées caramélisées avec quelques gouttes d’eau-de-vie de gingembre et une rasade d’armagnac. Le cœur de la coucougnette est une amande douce entière grillée et enrobée de chocolat noir grand cru. Elle est roulée à la main et trempée dans du jus de framboise pour lui donner cette couleur rosée. Les plus célèbres sont sans doute « les coucougnettes du vert galant » que les mauvais esprits se sont empressé de traduire par « les roubignoles d’Henri IV ».

Connaissez vous le père Lapurge ?

Le 5 août 1910,   mort de Constant MARIE dit « Le Père Lapurge ». Communard, militant et chansonnier anarchiste. Il est né le Constant_Marie27 août 1838, à Ste-Houvrince   (Calvados). Ouvrier maçon, il participe à la Commune de Paris et sera   blessé durant les combats au fort de Vanves. Blessure qui   l’aurait contraint par la suite à se faire cordonnier   (profession semble-t-il propice au développement des   idées libertaires, allez savoir pourquoi). Auteur-compositeur de chansons   révolutionnaires dont les plus connues sont « Dame Dynamite »,   « le Père Lapurge »(à laquelle il devra son surnom) et   « La Muse Rouge »; chant de révolte qui donnera son nom à   partir de 1901 à un célèbre groupe de   poètes et chansonniers révolutionnaires à qui   l’on doit nombre de chansons faisant partie de notre patrimoine. 

https://youtu.be/ElOgx1N_Sqo

Propagandiste actif, Constant Marie participe à de multiples fêtes de groupes anarchistes où il réjouit   l’auditoire, mais la virulence de ces propos attire l’attention de la police père lapurgequi ne cessera de le surveiller. Le 1er juillet 1894, son   domicile est perquisitionné; des livres et les textes de ses   chansons sont saisis; arrêté, il est inculpé   « d’affiliation à une association de malfaiteur », il passera plusieurs semaines à la prison de Mazas. On ne s’ennuyait pas à cette époque là. On brocardait allègrement les puissants, les curés, les gendarmes sans risquer d’être déchu de sa nationalité. Bon d’accord, c’était souvent la prison ou la relégation mais les idées des lumières faisaient leur chemin et on pouvait rêver à des lendemains qui chantent. En 2010, notre ami Paul -La feuille charbinoise- lui avait consacré un billet, autrement plus complet que celui-ci.

Aujourd’hui, l’heure est à la reculade, le père fouettard a remplacé le père Lapurge et ce qui nous attend ne me dit rien de bon. Allez, profitez de l’été, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A bas les calottes…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’herboristerie et du bar de ligne réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 03 Août 2019 et, si j’en crois mon calendrier républicain, c’est le seizième jour de thermidor dédié à la guimauve. baton de guimauveAutrefois on utilisait la racine de cette plante pour produire la fameuse pâte à guimauve. Aujourd’hui tout cela est remplacé par du collagène à base de peau et d’os d’animaux…Beurk ! Mon aïeule, qui ne reculait devant aucune expérience, surtout quand nous en étions les cobayes, nous faisait mâchouiller de la racine de guimauve épluchée (photo de droite); c’est bon pour les dents, disait elle… Nous on préférait le bâton de réglisse.

Tout à fait autre chose.

Vous ai-je déjà entretenu de Étienne Dolet ? On le disait fils illégitime de François 1er. Il consacra sa courte vie à faire valoir la raison. Or donc, le 03 août 1546, mort d’Étienne Dolet, brûlé vif sur la place Maubert àEtienne Dolet Paris. C’était là le bûcher réservé aux imprimeurs. A noter qu’il était aussi né un 03 août en 1509. Libre penseur, et humaniste français, il naît à Orléans en 1509, après des études à Paris puis une tournée dans les universités de Padou (Italie) et de Toulouse, il se fixe à Lyon où il travaille comme linguiste et philologue érudit pour le célèbre imprimeur Sébastien Gryphe. En 1536, il tue accidentellement un agresseur. D’abord jeté en prison, il est ensuite gracié. Il s’installe alors à son compte comme imprimeur, et publie des almanachs populaires, des satyres sociales et religieuses mais aussi Rabelais, Érasme, etc.

En 1538, les ouvriers d’imprimerie se mettent en grève pour réclamer un meilleur salaire et unstatue Dolete meilleure nourriture, Étienne Dolet se rallie à leurs justes revendications et lutte à leurs côtés. Ce qui suscite la haine de ses confrères qui le dénoncent à l’Inquisition. Arrêté, autant pour son soutien aux compagnons imprimeurs que pour ses écrits et publications contre les dogmes de l’Église, il est emprisonné de 1542 à 1546. Repris après une évasion, il est enfermé à la Conciergerie avant d’être brûlé vif avec ses livres, place Maubert.
 » Non dolet ipse Dolet, sed pro ratione dolet » (Dolet ne s’afflige pas sur lui-même, mais s’afflige pour la raison).Sources :Éphéméride anarchiste. A gauche sa statue (place Maubert) avant qu’elle ne soit fondue pour en faire des canons…

Cela se déroulait il y a cinq cents ans et  pourtant… Aujourd’hui les fondamentalistes relèvent la tête, les Salafistes, les créationnistes, les barbus de là bas, les grands blonds aux yeux bleus d’ici, édictent des à bas les calottesfatwas, décrètent des interdits, bâtissent des mûrs de séparation, de haine et de mépris. Les sikhs incendient les mosquées, les musulmans font sauter leurs bombes, les juifs bombardent Gaza, les bouddhistes boudent dans un Tibet sinisé, les scientologues nous les brise menu, et les rahéliens attendent des nouvelles des élohims lointains. Madame Michu, répétez après moi : vive la République et à bas les calottes !

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Vous chantiez ? Eh bien, lisez maintenant…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

Amis de la littérature noire et du lapin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 02 Août 2019, quinzième jour de Thermidor dédié à la brebis mais bon, on va pas en faire un fromage. Vous lisez le 4473è ob_0c4b0f_vilaine-blesurebillet des « cénobites tranquilles » ce qui prouve que vous êtes encore devant votre ordinateur au lieu de vous adonner à la marche à pied, au jardinage ou à la lecture. Bon, perso, je vous conseille plutôt la lecture. Pour ma part, je viens de terminer Vilaine blessure de Frank Darcel aux éditions Le temps. Bon d’accord, c’est un pavé pas facile à glisser dans le sac de plage. Tiens, à ce propos, si je vous dis: Kerouac, Ginsberg, beat génération, vous pensez bien sur à William Seward Burroughs.

Préférant les aléas de l’errance à la vie bourgeoise qui lui est destinée, il choisit de partager la vie des drogués et des marginaux (un homme de goût quoi !). Des années 1940 aux années 1960, il vit le plus souvent dans les bas-fonds de New York, de Mexico, de Tanger, de Londres et de Paris, exerçant pour survivre tous les métiers possibles: employé Burroughsd’une agence de publicité, détective privé spécialisé dans les affaires de divorce, destructeur de parasites à Chicago. Refusé par tous les éditeurs américains, son second roman, Le Festin Nu, sera publié à Paris en 1959 (grâce à l’entregent de J. Kerouac), traduit par Éric Kahane à qui l’on doit la traduction du « Lolita » de Nabokov.. Le procès pour « obscénité » qui accompagne sa publication quatre ans plus tard aux États-Unis contribuera paradoxalement à parfaire sa notoriété d’écrivain et à l’imposer comme l’une des figures majeures de la littérature contemporaine. La cour suprême finira par reconnaître sa valeur littéraire et le caractère non obscène du texte. (Cette décision va ouvrir la voie à de nombreuses autres publications, notamment celles de Henry Miller). On lui doit notamment la technique du cut-up qui consiste à créer un texte à partir de fragments déjà existants.

En 1944 le poète Allen Ginsberg lui présente l’écrivain Jack Kerouac Ils resteront intimement liés, créant ensemble un mouvement artistique basé sur le refus de l’American Way of Life des sixties, la fameuse Beat-Generation, contre-culture qui influencera le mouvement hippies desburroughs & Kerouac sixties et jusqu’aux punks des années 70. Il épouse Joan Vollmer Adams en 1946. En 1953, un soir de beuverie à Mexico, [où il a émigré pour fuir ses ennuis avec la police New-yorkaise] imitant Guillaume Tell, il vise le verre que sa femme tient sur la tête, le rate mais pas elle et la tue accidentellement. (sur la photo ici, avec Kerouac). « Le Festin nu » a été adapté au cinéma par David Cronenberg en 1992. Bon d’accord, c’est pas la bibliothèque rose, tout ce petit monde sent un peu le soufre, mais Burroughs reste à mes yeux un auteur « majuscule » du XXe siècle. Il apparaît également dans le film « Drugstore cowboys » de Gus Van Sant .

Allez, merci encore pour cette visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Lugnasad…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la Bretagne éternelle et du lait ribot réunis, bonjour !  Nous sommes le Jeudi 1er août 2019, quatorzième jour de Thermidor dédié au basilic dans le calendrier républicain. Belle plante aromatique qui sert de base au fameux Pistou. Dans le langage des fleurs de l’Europe du 19è siècle, il exprime la haine car selon la légende la plante poussait mieux si elle était injuriée en la cultivant. Aussi, l’expression française « semer le basilic » signifie « semer la discorde ». Étonnant, non !

Le 1er août correspond à Lugnasad chez les Celtes. Lugnasad est le temps des rassemblements et des mariages, on fabrique des poupées de paille, cages pour capturer l’esprit du blé. C’était aussi une fête agraire, un divertissement collectif avec des jeux et des compétitions (foire, audition de poètes et de musiciens, jeux, courses de chevaux,…). lammas poupée pailleElle était placée sous le signe des échanges et de l’amitié: on y venait sans arme. On lançait sur les pentes une roue enflammée qui illustrait la descente vers l’hiver; et qui terminait sa course dans une rivière, unissant ainsi le symbolisme du feu à celui de l’eau. C’est la fête de LUG, le plus grand de tous les dieux, c’est l’équivalent celtique du Jupiter. Quand il (LUG) voulut participer à un grand festin donné par Nuada le roi des Tuatha, le portier pour le laisser entrer lui demanda ce qu’il savait faire « car personne ne vient sans art à Tara ». Il se présenta successivement comme charpentier, forgeron, champion de lutte, harpiste, héros, poète et historien, sorcier/magicien, médecin, échanson et fondeur de bronze. Tous ces arts étaient déjà représentés par les différentes divinités convives du festin mais c’est parce que Lug, prototype de l’homme parfait, les possédait tous à lui seul, « Homme StFriarddes Sciences et de tous les Arts », qu’il fut accepté. Mais, tout ceci n’étant pas très catholique, on me dit qu’il convient de fêter les Friard; jeune paysan de la région nantaise qui décida de se consacrer à Dieu si l’on en croit Grégoire de Tours son contemporain.  il se retira dans une île de la Loire, devenu l’actuel bourg de Besné. Besné doit son nom au vieux breton Bez-Enez, l’île du tombeau. Voici comment le présente Albert le Grand: Saint Friard, parfait modelle de simplicité & innocence, Patron des Laboureurs & Vignerons, nasquit en la Paroisse de Besné, au Diocèse & Comté de Nantes, en Bretagne Armorique, environ l’an de grace 511, sous le Pontificat de Symmachus & l’Empereur Anastase I, regnant en Bretagne Armorique le Roy Hoël II du nom. (à droite, la croix celtique de l’église St Friard à Besné)

Voila pour ceux qui doutent encore que la Loire-Atlantique a des racines bretonnes. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Pourquoi ont-ils tué jaurès ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la blanche hermine et du Breizh-Cola réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 31 juillet 2019, autant dire que c’est la fin du mois… A ne pas confondre avec la fin du moi, comme disait ce vieux Lacan. C’est aussi le treizième jour de Thermidor dédié à l’abricot et c’est encore le triste anniversaire de l’assassinat de Jaurès. Mais, que les dieux me tripotent, pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

L’assassinat de Jean Jaurès a lieu le vendredi 31 juillet 1914 à 21 h 40, alors qu’il dîne au café du Croissant, rue Montmartre, dans le 2e arrondissement de Paris, à deux pas du siège de son journal, L’Humanité. Il est atteint par deux coups de feu. L’auteur est un certain café-du-croissant-300x202Raoul Villain jeune admirateur de Maurras et fan de l’Action Française. Raoul Villain est incarcéré en attente de son procès durant toute la Première guerre mondiale. Après cinquante-six mois de détention préventive, la guerre achevée, son procès est organisé devant la cour d’assises de la Seine. Villain a la chance de n’être jugé qu’en 1919, à sa demande, dans un climat d’ardent patriotisme. Lors des audiences qui se déroulent du 24 au 29 mars, ses avocats, dont le grand pénaliste Henri Géraud, mettent en avant sa démence. Ils argumentent aussi sur l’acte d’un homme isolé, c’est ce qui résultait de son interrogatoire par Célestin Hennion, le préfet de police de Paris (c’est lui qui créa Les brigades du Tigre), dans la nuit du 31 juillet 1914. Plus étonnant, parmi les témoins en sa faveur figure Marc Sangnier, venu défendre la « valeur morale » d’un ancien disciple.

Raoul Villain est acquitté le 29 mars 1919 par onze voix sur douze, un juré ayant même estimé qu’il avait rendu service à sa patrie : « Si l’adversaire de la guerre, Jaurès, s’était imposé, la France n’aurait pas pu gagner la guerre. » La veuve de Jaurès est condamnée aux dépens (paiement des frais du procès). Le 14 mars 1919, soit quinze jours plus Jaurès-discourstôt, le 3e conseil de guerre de Paris, juridiction militaire, condamnait à la peine de mort Émile Cottin, l’anarchiste qui avait blessé de plusieurs balles Clemenceau le 19 février précédent. Raoul Villain s’exile alors sur l’île d’Ibiza. Peu après le début de la guerre d’Espagne en juillet 1936, l’ile tombe aux mains des franquistes, puis est reconquise par les républicains, qui la quittent rapidement. Celle-ci est alors reprise par des groupes anarchistes, mais l’île est bombardée par l’aviation franquiste et dans le chaos, le 13 septembre 1936, les anarchistes l’exécutent pour espionnage au profit de l’armée franquiste, sans que l’on sache s’ils savaient qui il était. Étonnant non !

Allez, merci d’être passé par ici en plein été. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Coup de chapeau à Buddy Guy…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des brèves de comptoirs et du calendrier des postes réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 30 juillet 2019 et c’est toujours asparago-di-mare-salicorniathermidor. Aujourd’hui est dédié à la salicorne.  Abondantes sur nos côtes, ses pousses tendres sont comestibles. Confites dans du vinaigre, elles sont consommées comme hors d’œuvre. Mon aïeule, qui avait une vision très personnelle de la gastronomie, en mettait dans l’omelette ou dans ses salades. On peut aussi les préparer comme des haricots verts, c’est vous qui voyez.

Coup de chapeau à BUDDY GUY.

Bluesman né un 30 juillet en Louisianne. Pour les plus jeunes, il est le père de la rappeuse Shawnna, très connue dans son immeuble. Dès son plus jeune âge il est influencé par John Lee Hooker et donne son premier concert à Bâton-Rouge avec des bluesmen locaux comme Lightin’Slim dont je vous ai déjà parlé. En 1957 il débarque à Chicago la Buddy-G-ville de ses idoles. La légende veut qu’il rencontre un inconnu qui lui demande s’il veut jouer de la guitare en échange d’un whisky. Il est aussitôt engager et joue avec Otis Rush. Et puis, c’est la rencontre avec sa première source d’inspiration, B.B. KING. Plus tard, il va enregistrer avec Ike Turner, Muddy Waters et Willie Dixon.

Le véritable succès arrive au milieu des années 60 où il va enregistrer A man and the blues, this is Buddy Guy (avec Clapton) et surtout, Stone grazy. En 65 il entame une grande tournée européenne et fera en 70 la buddy-Guypremière partie de la tournée des Stones. C’est en 1989 qu’il ouvre son propre club à Chicago, Legend. En 90, grâce à un renouveau du Blues aux États-Unis et en Europe, il sort un nouveau disque qui relance sa carrière. Je vous conseille Sweet Tea, du blues lancinant dans la plus pure tradition. Il est aujourd’hui considéré comme une légende au même titre que BB King, John Lee Kooker, Muddy Waters ou Albert King.

Allez, voila pour le portrait du jour. C’était le 4470ème billet de votre blogue favori et, ça parle pas de s’arrêter ! Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un vent de Panic…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’agriculture biologique et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 29 juillet 2019, autant dire, le 11ème jour de thermidor et, surprise, c’est le jour de la panic… Pas de quoi s’inquiéter pour autant, il s’agit d’une plante herbacée cultivée dans certaines contrées paniccomme céréales alors qu’ailleurs on la considère comme une vulgaire mauvaise herbe. C’est-y pas triste… Et pourtant, cette plante pourrait constituer selon une étude publiée en 2008 une source intéressante d’agrocarburant grâce à un bilan écologique et énergétique bien meilleur que celui du maïs selon Hen Vogel et ses associés (il produit 540% d’énergie par rapport à l’énergie fournie pour le produire). C’est pas beautiful ça mes body boys ? Certes l’environnement est chose sérieuse pourtant je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cette pensée que l’on doit à Geluck, le dessinateur du chat: « en Amazonie on détruit chaque jour l’équivalent de 60 terrains de foot de forêt… C’est pas sérieux, y-aura jamais assez de joueurs!« 

Habituellement, après cette courte introduction, je rédige un petit billet. Et bien aujourd’hui… Non. Le temps me manque car, j’ai rendez-vous avec un spécialiste de la réhabilitation vestibulaire. Rien à 6835-vertige_machinevoir avec le type chargé de refaire les peintures dans le corridor. Non, il s’agit d’un genre de mécano supposé capable de remettre en état de marche le gyroscope qui se trouve dans l’oreille interne et qui vous permet de marcher droit. Il se trouve que depuis quelques temps j’ai une tendance au tangage (séquelle de mon AVC ?) qui me fait marcher a dreuz comme dirait mon aïeule. Bon, ben ça m’apprendra à toujours vouloir m’écarter du droit chemin.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Jean Roumilhac: Franc mac & libertaire…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la Maçonnerie spéculative et du Homard Thermidor réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 27 juillet 2019 qui correspond au 9ème jour de thermidor, consacré à la mûre et non pas au homard… A vos confitures ! Rappelons nous que ce 9 thermidor a vu la chute de Robespierre…

Le 27 juillet 1949, mort de Jean Roumilhac dans un accident de voiture   à Aix-en-Provence. Militant libertaire français, Il naît le 2 novembre 1892, à Compreignac (Haute-Vienne), dans une famille de paysans limousins. J’ai beaucoup de sympathie et même d’admiration pour ce libertaire éloigné des clichés de l’anarchiste poseur de bombes. Très jeune, il fréquente les libertaires de Limoges puis part à Paris faire des études commerciales. Il séjourne ensuite en Angleterre où il s’initie à la technique des filatures. De retour en France au moment de la Jean_Roumilhacguerre, il est alors réformé et profite de ses activités commerciales pour voyager en Espagne où il entre en contact avec les groupes anarchistes de Bilbao et de Barcelone. Après la première guerre mondiale, il crée à Marseille sa propre filature « La Compagnie du Fil de Lin », les 250 employés qui la composent bénéficient alors de nombreuses mesures sociales. Il reste fidèle malgré ses responsabilités patronales à ses amitiés libertaires, et c’est tout naturellement qu’il apporte son aide aux anarchistes espagnols après le déclenchement de la révolution en Espagne le 19 juillet 1936, effectuant de nombreux voyages à Barcelone. Il est le premier président de S.I.A. (Solidarité Internationale Antifasciste) fondée par Louis Lecoin. En 1939, après la défaite du camp républicain, il se dépense sans compter pour faire libérer le plus grand nombre possible de réfugiés espagnols des camps de concentrations français et embauche plusieurs libertaires espagnols dans sa filature.

En 1940, il crée « la Fraternelle agricole provençale », et poursuit sa solidarité en hébergeant de nombreux républicains espagnols et en créant des colonies d’accueil pour les enfants. Parallèlement à ses sia_leloup1937activités, il prend part au mouvement de résistance « Combat ». Arrêté en novembre 1941, et emprisonné durant l’hiver 41-42, il parvient à s’enfuir et à poursuivre des actions de résistance dans les Alpes. A la Libération, il reprend la direction de sa filature tout en continuant à apporter son aide aux réfugiés. Il était également un membre actif de la Franc-maçonnerie depuis 1920. Jean Roumilhac, fut initié à l’âge de 28 ans après une entrée atypique, ayant connu la Maçonnerie par la Grande-Bretagne. Il travailla dans la Loge La Parfaite Union du Grand Orient de France à Marseille, dont il fut vénérable en 1935. Il fut élu au conseil de l’ordre en 1937 puis en 1946, élu enfin grand maître adjoint de l’ordre en novembre 1948.

Voila un personnage qui a toute sa place dans notre galerie. Allez, n’hésitez pas à repasser, c’est ouvert tout l’été. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Saint Aubin du cormier:début de la fin…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la cuisse de grenouille et de celle de Jupiter réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 26 juillet 2019, 8ème jour de thermidor consacré au carthame. Le carthame des teinturiers ou Safran des teinturiers, safranparfois appelé Safran bâtard, est une plante originaire d’Égypte, dont le nom dériverait d’un mot arabe qurtum. Elle produit un fruit, un akène oléagineux, dont les graines sont utilisées pour produire des huiles alimentaires ou de massage (la fameuse huile de carthame) qui sont parfois intégrées à des produits cosmétiques pour les cheveux. Cette huile au parfum prononcé est surtout utilisée à froid. Non raffinée, elle a une légère saveur de noisette et sa couleur se rapproche du jaune ambré foncé, tandis que raffinée, elle ne présente aucune saveur et sa couleur est plutôt jaune pâle.

Un peu d’histoire.

Le 26 juillet 1488 marque le début de la bataille de Saint Aubin du Cormier considérée par les nationalistes bretons comme le début de la fin. Après avoir été défait par les troupes royales, François II, Duc de Bretagne, doit accepter le traité du verger signé le 19 août 1488. Le duc s’engageait à éloigner du duché les princes et tous les étrangers Malivelqui s’étaient mêlés de la guerre contre le roi de France ; il ne marierait pas ses filles sans consulter le roi de France ; St Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin sont remises en garantie au roi dont les droits sur la succession ducale sont réservés pour le cas où le duc décèderait sans enfant mâle. Les mariages d’Anne de Bretagne avec Charles VIII puis avec Louis XII résultent de ce traité. A droite un dessin de Jeanne Malivel -1922-

Malgré cette victoire, et le traité du Verger, dès la fin 1488, la guerre reprend pour encorbezenn perrote trois ans, jusqu’à ce qu’en décembre 1491, Charles VIII épouse Anne de Bretagne. Cette bataille est considérée par les historiens comme le moment où la Bretagne perd définitivement son indépendance. Comme l’écrit Léon Le Meur, « La bataille de Saint-Aubin sonna le glas des espérances bretonnes ». Des nationalistes bretons, tel Célestin Lainé (triste sire peu fréquentable, créateur du Bezenn Perrot, milice bretonne de collaboration) ont fait disperser leurs cendres sur le lieu de la bataille. La peste soit de tous les nationalismes!

Bon, et bien voilà pour aujourd’hui, un mélange des genres en quelque sorte. Mais vous l’avez sûrement deviné, je suis assez pour le mélange. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.