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SUPER BOWL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Sur un blog ami, blog.magikstudio.fr, j’ai beaucoup ri à la découverte des pubs diffusées à l’occasion du super bowl Etats-uniens. Pour ma part, vous me connaissez, il faut toujours que je cherche la petite bête et, j’ai tout de même noté que les ultra conservateurs en ont profité pour inonder le pays de leur propagande immonde. La 44e finale du championnat de football américain qui a opposé, dimanche, la Nouvelle-Orléans à Indianapolis fait déjà l’objet d’une vive polémique aux États-Unis. Le motif: Financée par l’association religieuse conservatrice Focus on the Family, une publicité contre l’avortement diffusée sur CBS, avant et après la retransmission du Super Bowl… ce qui provoque la colère des amateurs de football américain les plus libéraux.

Les « pro-choice », qui défendent le droit à l’avortement, crient en effet au scandale et accusent CBS, diffuseur historique du Super Bowl, de prendre partie dans un débat qui déchire la société américaine. Dans un communiqué, Dana McClintock, porte-parole de la chaîne, dément à peine, expliquant que les choix publicitaires précédents de CBS « ne prenaient pas assez en compte le sentiment du public ». En d’autres termes : CBS veut satisfaire l’aile la plus conservatrice de ses téléspectateurs.

Le spot en question, mettrait en scène le joueur des Florida Gators Tim Tebow, une star du championnat universitaire aux convictions religieuses affirmées, aux côtés de sa mère, devenue l’icône des « pro-life » parce que celle-ci a refusé, un beau jour de 1987, de se faire avorter contre l’avis de ses médecins, et est devenue, vingt ans plus tard, la mère d’un champion. Affligeant…On rêve de sabotage. Tiens, à ce propos, lisez donc ce qui suit.

Voici un extrait d’un article de Emile POUGET paru dans « l’almanach du père peinard » en 1898. Ce petit texte qui veut nous expliquer ce qu’est le sabotage nous dévoile aussi avec verve et talent la façon dont on s’exprimait dans le monde ouvrier industriel de la fin du 19ème siècle. Le mot sabotage vient donc de sabot: Celui là même que l’on jetait dans une machine pour la mettre en panne.

« Le SABOTTAGE est une riche binaise qui, d’ici peu, fera rire jaune les capitalos. L’idée du SABOTTAGE ne restera pas à l’état de rêve bleu : on usera du truc ! Et les exploiteurs comprendront enfin que le métier de patron commence à ne plus être tout rose. Ceci dit, pour les bons bougres qui ne sauraient pas encore de quoi il retourne, que j’explique ce qu’est le sabottage. Le sabottage, c’est le tirage à cul conscient, c’est le ratage d’un boulot, c’est le grain de sable roublardement fourré dans l’engrenage minutieux pour que la machine toussote, c’est le coulage systématique du patron… Tout ça pratiqué en douce, sans faire de magnes, ni d’épates. .A supposer, par exemple, un grand bagne dont le patron, tout par un coup, a une lubie accapareuse, — soit qu’il ait une nouvelle maîtresse à entretenir, soit qu’il guigne l’achat d’un château… ou autre fantaisie qui nécessite de sa part une augmentation de bénéfices. Donc, voilà le sabottage chouettement défini : à mauvaise paye, mauvais travail! » C’est pas ragaillardisant ça ?

Allez, j’arrète là pour aujourd’hui, j’ai ma life box qui fait des siennes. Portez vous bien et à demain peut-être.

QUI VA A LA CHASSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous. Nous sommes le 9 février, 21ème jour de pluviôse et c’est le jour du « tabouret ». Je vous assure que j’invente pas. Vous connaissez le « tabouret bleu » ? Et bien c’est la Thlaspi. Vous connaissez pas la thlaspi ? C’est une belle plante de la famille des brasicasées. Non, pas des bras cassés. Et alors, merci qui…Merci tonton Wiki.

L’homme du jour, du mois, du siècle.

Comment ne pas marquer l’anniversaire de la mort de ce maître à penser, disparu un 9 février en 1975.« Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir. » Ses citations sont devenues quasi proverbiales et, personnellement, je ne m’en lasse pas.

Après avoir débuté en 1922 à La vache enragée,à Montmartre, Pierre Dac se fait connaître dans les années 1930 à la radio sur le Poste Parisien et anime dès 1936 ‘La Course au trésor’ : il s’agit de trouver un objet dans des conditions rocambolesques. Sur Radio cité, l’émission légendaire ‘La Société des loufoques’ sera reprise dans son journal ‘L’ Os à moelle’. Il s’engage par la suite dans la résistance, se réfugiant à Londres, il va devenir ‘la voix de la France’ en 1943-1944, dans l’émission sur la BBC ‘Les Français parlent aux Français’. Ses émissions sont un prélude à la carrière qu’il fera avec Francis Blanche. Il crée alors le Parti d’en rire (1949) puis ‘le MOU’ mouvement ondulatoire unifié avec Jean Yanne et Goscinny dont le slogan était:Les temps sont durs, vive le MOU. ces initiatives le conduisent à être candidat à la présidence de la République quelques années avant Coluche. Il s’est également lancé dans l’écriture de romans parodiques comme ‘Du côté d’ailleurs …’ (1953), ‘Les Pédicures de l’âme’ en 1974. Information méconnue du public, Pierre Dac s’avère être le précurseur du faux journal télévisé. A la libération, il est reçu Franc maçon à la grande loge de France, il y restera jusqu’en 1952. Plus tard, il rédigera une parodie sur les rites maçonnique.

QUI VA A LA CHASSE…


Les chasses présidentielles! On avait oublié que ça existait. Ou plutôt on pensait que ça ne pouvait plus exister. Elles avaient partiellement disparues sous Jacques Chirac qui avait supprimé les chasses de Marly et Rambouillet. Restait Chambord, son château, ses 160 hectares de forêts encloses, parfaites pour ce type d’activité couteuse, obscure et anachronique.

Vendredi dernier, se tenait donc à Chambord une chasse présidentielle organisée par le conseiller et ami du président, l’inénarrable Pierre Charon,(voir photo) qui vient d’être nommé par Nicolas Sarkozy responsable de la chose avec pour mission d’en faire un objet d’influence et d’entretien de réseaux. Donc vendredi, ça a commencé, comme le veut la tradition, par un petit déjeuner pour les 30 invités et leurs épouses (ou maris) et ça s’est terminé (après la partie de chasse) par un dîner dans le château. Juste avant ce repas, il y aura eu la cérémonie dite du «tableau de chasse».

Pierre Charon a réintroduit le faste qui avait disparu depuis longtemps, c’est-à-dire la présentation du tableau de chasse avec garde républicain en grande tenue et flambeau à la main. Tout le décorum le plus éculé, le plus clinquant, le plus monarchique, le plus impérial, le plus déplacé –pour ne pas dire le plus obscène– est réhabilité. Tout ça bien sûr, dans la confidentialité et l’opacité la plus totale. On ne sait pas combien ça coûte. Le contribuable n’a pas le droit de savoir qui est invité. Pas de listes, pas de photos. C’est clinquant, pompeux et dépensier et c’est secret comme une réunion de secte.

Sont invités des préfets, des ministres, surtout des partons du CAC40 et des grands flics aussi. On dit que Bouygues, Dassault le procureur Bot, le sans doute futur membre du Conseil constitutionnel Michel Charasse y ont tiré quelques gibiers récemment. Le but avoué est de créer des «obligés de l’Elysée». On se promet des rosettes, des pistons, des prébendes, des marchés…

La nuit du 4 août avait aboli le privilège de la chasse réservée aux nobles. Les chasses présidentielles réhabilitées discrètement, avec le retour de ce protocole à plumeau, sécurisées par des gendarmes réquisitionnés pour l’occasion, sont un peu plus qu’anecdotiques parce qu’elles traduisent une façon de faire de la politique, celle des réseaux et des amitiés hauts placés, celle des mélanges public/privé, celle des grosses fortunes qui s’amusent avec les grosses responsabilités d’Etat. Les chasses présidentielles sont aux antipodes de ce que suggérait la campagne du candidat Sarkozy et tout simplement aux antipodes de notre époque.Article « emprunté » à Thomas LEGRAND sur SLATE.fr

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

En février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes.Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Rt pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession…Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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En février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes.
Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Rt pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession…
Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc.

Ça me rappelle une citation de Victor HUGO que je trouve très appropriée:

« Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. »

Il faudra que je retrouve les références.

TOUT A FAIT THIERRY.

On n’a pas encore aperçu l’ombre d’une chaussure de foot sponsorisée pour le Mondial d’Afrique du sud, que déja on nous parle de l’Euro 2012…Et pendant ce temps là, comme disait Robert Lamoureux, le canard est toujours vivant. Je veux dire que Domenech, nech, nech, est toujours sélectionneur de l’équipe nationale. On pourra se consoler en regardant les Jeux Olympiques d’hiver à la télé. Enfin, comme ils se déroulent à Vancouver, les directs auront lieu…La nuit. Heureux retraités qui ne sont pas tenus par des horaires de forçat, la récupération de la force de travail et les cadences infernales. Ils pourront regarder le slalom géant à 3h du mat’ avant d’aller se coucher.

Allez, je ne le répèterai jamais assez, c’est très gentil à vous de faire un détour par « Les cénobites tranquilles » billet d’humeur et d’humour. Portez vous bien (le froid revient) et, à demain peut-être.

LEVONS LE VOILE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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A VOILE ET A VAPEUR.

Le cardinal André Vingt-Trois,(c’est son nom) président de la Conférence des évêques  de France (CERF) et archevêque de Paris, a d’abord dit que comme  responsable catholique, il n’avait pas à se prononcer sur le sujet du  voile. Mais, « en tant que citoyen », il s’est déclaré « réticent à  l’idée que les pouvoirs publics s’occupent de la façon dont on  s’habille, ou alors ils doivent s’occuper aussi de la façon dont on se  déshabille ».

J‘avoue que la question me taraude. Ma grand mère maternelle portait la coiffe, la « pen sardin », symbole Douarneniste s’il en fut. Lorsque le grand age l’a surpris avec son cortège de douleurs, elle ne fut plus en mesure de pratiquer l’exercice matinal qui lui permettait de sortir coiffée. Pour elle se fut un déchirement de « sortir en cheveux » comme elle disait. Elle s’affublât donc d’un fichu…Signe ostentatoire de sa culture, sa tradition, son histoire quoi ! D’où venait cette vieille habitude qui voulait que les femmes se couvrent la tête ? Laissons aux historiens et autres sociologues le soin de répondre. Pour ma part, je n’y voit ni Dieu ni Diable, mais davantage le signe d’un machisme persistant savamment entretenu par tous les conservateurs (et pas seulement ceux qui mettaient les sardines en boites).

Que le postier Besancenot est « récupéré » sur sa liste pour les régionales, une jeune femme qui porte le voile, cela ne me défrise pas plus (pas moins non plus) que tous les élus de la République qui affichent ostensiblement leurs croyances religieuses.

Il m’apparaît par ailleurs que le débat Franco-français qui agite la sphère médiatique « voile » un tantinet nos véritables appréhensions. Le chômage, l’avenir des retraites, le pouvoir d’achat. En illustration, la première de couverture d’un livre préfacé par Michel MAZEAS que j’ai eu le bonheur d’avoir pour instituteur; c’est vous dire que cela ne date pas d’hier. Il était d’une mauvaise foi infinie comme tous les Staliniens mais, c’était un excellent navigateur. Cela lui a d’ailleurs permis de tenir la barre de la mairie de Douarnenez pendant des années.

Voila pour ce petit billet dominical qui est, notons le, le 150ème de sa catégorie. Les éléments se sont calmés, il faut maintenant ramasser les branches que la tempête a mis à terre. En tous cas, c’est gentil d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

En février 1805, naissance d’Auguste BLANQUI, à Puget-Théniers (Alpes Maritimes).L’auteur du fameux « Ni Dieu, Ni maître » n’était pas anarchiste (bien qu’il fut pour la révolution sociale), et encore moins marxiste (bien qu’il ne dédaigna pas un certain autoritarisme).Cet extraordinaire révolutionnaire occupe une place unique dans l’histoire du 19e siècle. J’avoue que sur cette représentation, il a pas l’air commode.Désirant ardemment l’instauration d’une république égalitaire et sociale, il devint un stratège de la prise de pouvoir et de l’insurrection. Organisateur de sociétés secrètes conspirant pour la chute des gouvernements, il sera de toutes les luttes, et de tous les combats : 1832, 1839 etc. Et s’il n’était pas là lors de la Commune de 1871, c’est bien contre son gré : il était une fois de plus incarcéré… « L’enfermé » passa 33 ans de sa vie (sur 76 ans) dans près de 30 prisons. Il vécut trois révolutions et cinq systèmes politiques différents.Orateur de talent, il faisait trembler les possédants, mettant à nu toutes leurs ignominies. Il sera à l’origine d’une école de pensée le « blanquisme », sorte de communisme social hérité de celui de Babeuf, qui se fondra après sa mort le 1er janvier 1881, dans les différentes écoles du socialisme.Ses funérailles le 5 janvier 1881 seront suivies par une foule immense.Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont : « L’éternité par les astres » (1872), « Instructions pour une prise d’armes », « Critique sociale », etc.

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L’IF, SYMBOLE DE LONGEVITE.

Le 6 février correspond au 18ème jour de Pluviôse qui était le jour associé à l’If. Le mot if remonte à un mot gaulois ivos ou , d’un étymon celtique qui donne aussi ivin en breton, ywen en gallois, éo en irlandais. Une racine semblable existe en germanique, iwaz, qui a donné iw en vieil anglais (yew en anglais moderne) et Iwa en vieil haut allemand (Eibe en allemand moderne), dont semble dériver le prénom Yves et donc, Ivan, Ewan, Erwan, (tout ce détour pour parler de lui…Quel égo !). Voici une photo de l’if multi centenaire de Pommerit le vicomte, petite commune proche de Guingamp.

Lif est le symbole de vie et de mort. Les anciens Celtes et une partie des Germains l’associaient plus particulièrement à la mort. Jules CESAR rapporte dans « La guerre des Gaules »]que le chef Eburon Catuvolcos se donna la mort en ingérant de l’if. Sa longévité (il peut dépasser 2000 ans) et son caractère sempervirens (imputrescible) dans des régions tempérées où les conifères étaient rares, peuvent expliquer pourquoi cet arbre est lié à l’immortalité. Mais comme disait le poète: « l’éternité c’est long…Surtout vers la fin ! »



L’HOMME DU MOIS EST AUGUSTE BLANQUI.

En février 1805, naissance d’Auguste BLANQUI, à Puget-Théniers (Alpes Maritimes).
L’auteur du fameux « 
Ni Dieu, Ni maître » n’était pas anarchiste (bien qu’il fut pour la révolution sociale), et encore moins marxiste (bien qu’il ne dédaigna pas un certain autoritarisme).
Cet extraordinaire révolutionnaire occupe une place unique dans l’histoire du 19e siècle. J’avoue que sur cette représentation, il a pas l’air commode.
Désirant ardemment l’instauration d’une république égalitaire et sociale, il devint un stratège de la prise de pouvoir et de l’insurrection. Organisateur de sociétés secrètes conspirant pour la chute des gouvernements, il sera de toutes les luttes, et de tous les combats : 1832, 1839 etc. Et s’il n’était pas là lors de la Commune de 1871, c’est bien contre son gré : il était une fois de plus incarcéré… « L’enfermé » passa 33 ans de sa vie (sur 76 ans) dans près de 30 prisons. Il vécut trois révolutions et cinq systèmes politiques différents.
Orateur de talent, il faisait trembler les possédants, mettant à nu toutes leurs ignominies. Il sera à l’origine d’une école de pensée le « blanquisme », sorte de communisme social hérité de celui de Babeuf, qui se fondra après sa mort le 1er janvier 1881, dans les différentes écoles du socialisme.
Ses funérailles le 5 janvier 1881 seront suivies par une foule immense.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont : « L’éternité par les astres » (1872), « Instructions pour une prise d’armes », « Critique sociale », etc.

Bon, c’est pas tout, il faut que j’aille faire le tour de l’ermitage car cette nuit on a eu un coup de tabac à décorner les boeufs. En tous cas, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

N° 148

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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WILLIAM BURROUGHS.

Si je vous dis; Kerouac, Ginsberg, beat génération, vous pensez bien sur à William Seward Burroughs.

Préférant les aléas de l’errance à la vie bourgeoise qui lui est destinée, il choisit de partager la destinée des drogués et des marginaux. Des années 1940 aux années 1960, il vit le plus souvent dans les bas-fonds de New York, de Mexico, de Tanger, de Londres et de Paris, exerçant pour survivre tous les métiers possibles: employé d’une agence de publicité, détective privé spécialisé dans les affaires de divorce, destructeur de parasites à Chicago.

Refusé par tous les éditeurs américains, son second roman, Le Festin Nu, sera publié à Paris en 1959 (grâce à l’entregent de J. Kerouac), traduit par Éric Kahane à qui l’on doit la traduction du « Lolita » de Nabokov.. Le procès pour « obscénité » qui accompagne sa publication quatre ans plus tard aux États-Unis contribuera paradoxalement à parfaire sa notoriété d’écrivain et à l’imposer comme l’une des figures majeures de la littérature contemporaine. La cour suprême finira par reconnaître sa valeur littéraire et le caractère non obscène du texte. (Cette décision va ouvrir la voie à de nombreuses autres publications, notamment celles de Henry Miller). On lui doit notamment la technique du cut-up qui consiste à créer un texte à partir de fragments déjà existants.

En 1944 le poète Allen GINSBERG lui présente l’écrivain Jack KEROUAC Ils resteront intimement liés, créant ensemble un mouvement artistique basé sur le refus de l’American Way of Life des sixties, la fameuse BEAT GENERATION, contre-culture qui influencera le mouvement hippies des sixties et jusqu’aux punks des années 70. 

Il épouse Joan Vollmer ADAMS en 1946. En 1953, un soir de beuverie à Mexico, [où il a émigré pour fuir ses ennuis avec la police New-new-yorkaise] tel Guillaume TELL, il vise le verre que sa femme tient sur la tête, le rate mais pas elle et la tue accidentellement. (sur la photo ici, avec Kerouac)

« Le Festin nu » a été adapté au cinéma par David CRONENBERG en 1992. Bon d’accord, c’est pas la bibliothèque rose, tout ce petit monde sent un peu le soufre, mais Burroughs reste à mes yeux un auteur « majuscule » du XXe siècle. Il apparaît également dans le film « Drugstore cowboys » de Gus Van Sant dont j’insère un petit bout de vidéo.

Bon, voila, ça c’est fait et à classer dans la catégorie littérature. A ce propos, je n’ai toujours pas résolu cette histoire de classement et de catégorisation. Cela me semble pourtant à portée du blogueur moyen. Aujourd’hui je fais court car je dois profiter des rares éclaircies pour avancer dans mon jardinage.

Allez, encore merci de consacrer un peu de votre temps à visiter « les Cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.


 

JACQUES PREVERT.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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JACQUES PREVERT.

Ni dieu ni maître. Mieux d’être.

Rêve + évolution = Révolution.


Le grand, l’hénaurme, le gigantissime, Jacques PREVERT est né le 4 février 1900 à Neuilly. Poète, surréaliste, scénariste et dialoguiste de talent. Il fut avant tout un libertaire qui s’en prit à toutes les valeurs de la société bourgeoise, pourfendant, dans ses textes, le militarisme, le cléricalisme, et la morale hypocrite, mais glorifiant l’esprit de révolte et le culte de la liberté. En 1916, employé dans un grand magasin, il en sera « remercié » pour indiscipline. Il participe ensuite au mouvement surréaliste mais refuse d’adhérer au Parti Communiste et se moquera d’André Breton dans le texte « Mort d’un monsieur ». En 1931, il publie le poème corrosif « Tentative de description d’un dîner de tête à Paris-France ». Membre du groupe Octobre (théâtre ouvrier) il écrit « la bataille de Fontenay », qui sera joué à Moscou. Il est l’auteur de nombreux scénarios pour le cinéma : « L’affaire est dans le sac », « Les enfants du Paradis », (considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du cinéma), etc. En 1946, « Paroles » recueil de poèmes est publié, et rencontre un énorme succès, puis « Histoires », consacrent le poète anticonformiste, qui touche les gens par sa simplicité, et la tragi-comédie de ses textes tendres et virulents.

Voici ce qu’en disait Maurice JOYEUX (billet du 29 janvier) à sa mort:

« Prévert qui fut la tendresse, mais une tendresse lucide, nous a quittés !
La critique, y compris celle qui faisait la moue devant son œuvre a beaucoup parlé de lui.
Prévert était un poète libertaire au sens large du mot, son influence sur la génération de l’immédiat après-guerre fut considérable. C’est son souffle qui en partie poussa la jeunesse universitaire sur les barricades du Boulevard St Michel.
L’histoire, cette vieille catin qui une fois qu’ils sont morts aime les poètes qui refusent de marcher dans les clous , poussera Jacques Prévert vers ces sentiers verdoyants que cet ancêtre des écologistes aimait tant.
»

Pour ma part, j’ai fait partie de ces ados qui se baladaient avec « Paroles » en collection poche dans la besace, souvent accompagné d’un opus de Mallarmé ou d’Appolinaire. Un de ces courts textes préfèrés est celui-ci:

« Notre père qui êtes aux cieux, restez y ! Et nous, nous resterons sur terre qui est parfois si jolie. »

Derniere minute qui n’a rien à voir.

Vous vous souvenez du sieur Proglio, EDF-VEOLIA. Et bien c’était promis juré, il ne toucherait pas de double salaire. Seulement voilà, puisqu’il n’est plus désormais salarié mais retraité de Véolia…Il va percevoir une « pension » de 1 million d’euros par an ! Ça vous la coupe hein ! Résultat des courses, il aura donc bien un revenu de 2 millions d’euros par an. Soit, à la louche, 150 fois le Salaire minimum. Ça vous la recoupe non ?

Exercice de style.

Oh, je sais bien ce que vous pensez, lecteurs assidus et néanmoins sans complaisance. La critique est aisée mais l’art est difficile ! A force de vilipender sans vergogne les curés, les patrons, les flics, le CAC 40, les militaires, la critique risque fort de se transformer en criticature. Il faut savoir jusqu’où ne pas aller trop loin. Comme le disait LAO TSEU dans son infinie sagesse: « Si tu marches trop loin à l’Est…C’est l’Ouest ! ». Rien que sur cette dernière citation, le philosophe du dimanche pourrait en faire dix pages. A l’instar des Bouvard et Pécuchet se targuant de savoir un peu de tout sur pas grand chose, je suis de ceux qui ne savent rien sur le grand tout… Aussi, chaque petit billet que je me plais à vous poster, réclame une longue et douloureuse préparation, d’infinies recherches dans les méandres d’internet au risque de se perdre tel Icare sans son fil d’Ariane dans le labyrinthe que ce psychopathe de Dédale avait si brillamment conçu. Vous me voyez ci, errer de page en page, de site en site, à la recherche du diamant vert qui viendra le lendemain orner les colonnes des « Cénobites tranquilles ». Pour votre bon plaisir, oui monsieur, oui madame, je poursuis inlassablement ma quête du Graal. Lancelot de l’entrelacs, Perceval sans retour, Gauvin nouveau, chaque jour me voit à la tache pour alimenter la chronique. Las, la retraite n’est plus ce qu’elle était, levé à matines, couché à complies, l’ermitage de Keramoal ressemble de plus en plus à celui des trappistes, sans la bière éponyme (j’avais envie de le placer celui la).

Allez, poursuivez en paix votre visite de ce blog quotidien et néanmoins journalier, ite, missa est ! Portez vous bien et à demain peut-être.

«La voix la plus vigoureuse d’Amérique Latine»

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Mercedes Sosa,
la voix de l’Argentine

Oui, bon, d’accord, il fait un temps à donner raison à Jacques Brel, « avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu« ; alors, Si le doute vous assaille, si la mélancolie vous titille, si le spleen vous étreint, et si l’envie de faire votre trou dans l’eau se manifeste, écoutez Mercédes SOSA avant de vous décider. La chanson porte le nom de Balderrama qui est un cours d’eau du Nord Ouest de l’Argentine dans la province de Tucuman d’ou elle est issue.

La chanteuse argentine Mercedes Sosa, l’une des voix les plus célèbres et engagées de l’Amérique latine, est décédée à l’âge de 74 ans au mois d’octobre de l’année dernière, à Buenos Aires au terme d’une longue maladie. «C’était la voix de ceux qui n’avaient pas de voix à l’époque de la dictature (1976-1983)», a déclaré le musicien Victor Heredia, l’un de ses amis et le compositeur de plusieurs de ses chansons. «Elle a porté sa préoccupation pour les droits de l’Homme dans le monde entier», a-t-il estimé.

«La voix la plus vigoureuse d’Amérique Latine»

Mercedes Sosa était le symbole d’un mouvement de renouveau de la musique folklorique, socialement engagé, qui comptait entre autres figures de proue le chanteur argentin Altahualpa Yupanqui, mort à Paris en 1992. Récemment, l’ex- présidente chilienne Michelle Bachelet avait déclaré à propos de la chanteuse : «c’est la voix la plus vigoureuse d’Amérique Latine».

Surnommée «La Negra» en raison de son épaisse chevelure noire, elle a partagé la scène avec des artistes internationaux tels que Luciano Pavarotti, Sting, Joan Baez, Andrea Bocelli, Chico Buarque, Gal Costa ou encore Shakira.

Elle s’est produite dans des lieux prestigieux tels que la Chapelle sixtine au Vatican (1994), le Carnegie Hall de New York (2002) ou encore au Colisée de Rome (2002), lors d’un concert pour la paix, auquel participa notamment Ray Charles. Elle est née le 9 juillet 1935 à Tucuman, dans une famille d’origine indienne vivant dans un quartier modeste et bercée par la culture populaire.

Mais vient bientôt le temps de l’exil pour cette militante. En 1979, elle est arrêtée lors d’un concert à La Plata. Mercedes Sosa n’a plus le droit de chanter et préfère s’installer à Paris puis à Madrid. Elle ne retournera en Argentine qu’en 1982, pour une série de concerts à Buenos Aires.

 

LA GOINFRERIE…

Didier Lombard, vous savez le monsieur qui n’était pas plus ému que ça par le nombre impressionnant de suicides de salariés dans sa boite et qui doit céder sa place de directeur général de France Télécom le 1er mars à Stéphane Richard tout en restant président de l’entreprise, pourrait continuer à toucher malgré tout le même salaire, selon des informations rapportées mardi 2 février par Rue89. Comme l’explique le site, le passage de relais doit encore être officiellement approuvé par le conseil d’administration du 24 février. Didier Lombard devrait donc continuer à toucher le même salaire qu’en 2008, soit un peu plus de 1,65 million d’euros.

Dans une interview accordée lundi 1er février au Figaro, Didier Lombard expliquait qu’« en tant que président de France Télécom jusqu’à juin 2011 (…) je m’attacherai à faire fonctionner le conseil d’administration et me focaliserai sur les grandes orientations » . Un ambassadeur du groupe, rémunéré 1,65 million d’euros par an. Le site rappelle que M. Lombard est également administrateur de Thomson (pour lequel il touche 33 000 euros par an), administrateur de Thales (29 000 euros par an), membre du conseil de surveillance de STMicroelectronics (98 000 euros par an) et membre du conseil de surveillance de Radiall (7 000 euros par an). Soit un total de 1,7 million d’euros par an !!! Au fait, vous allez voter bientôt ?

Allez, vous laissez pas abattre, continuez à rendre visite au « Cénobites tranquilles », déja près de 150 billets postés, portez vous bien et à demain peut-être.

AR GWIR ENEP AR BED…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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1er FEVRIER -IMBOLC.

Imbolc est une fête religieuse celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles.

Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité.

« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis »

Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de la tradition Celtique et plus particulièrement druidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu’est la Sainte Brigitte (elle même se substituant à la Brigit pré chrétienne) suivie de la chandeleur. L’église Catholique, apostolique et Romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. Photo de G. Le SCOUEZEC, 5é grand druide du Gorsedd de Bretagne. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.


AU FIL DES ONDES.

Hier j’évoquais la chronique de Zemmour sur RTL. Il y a plus d’un demi siècle, le 1er février 1954, sur ces mêmes ondes, l’abbé pierre lançait un appel pathétique. Ça avait quand même une autre gueule non ?

Henri Grouès, plus connu sous le nom de l’abbé Pierre lance un cri d’alarme contre la misère, sur radio Luxembourg. Cet appel à l’insurrection de bonté » intervient juste après le décès d’une femme morte de froid dans la rue. Cette année-là, l’hiver est particulièrement rigoureux et s’apprête à faire d’autres victimes. Le fondateur d’Emmaüs incite tous les Français à recueillir les sans-logis chez eux, à donner des couvertures, de la nourriture et du temps afin de sauver la vie de dizaine de milliers de personnes. L’appel est entendu et la France assiste à l’un des plus grands élans de générosité de son histoire. Le mouvement aboutira au vote d’une loi interdisant l’expulsion des locataires en hiver. Quant à Emmaüs, l’association prendra de plus en plus d’ampleur et s’étendra sur le monde entier.

Allez, couvrez vous, ne sortez pas trop tôt, ça gèle à pierre fendre. Merci encore de votre visite, surtout portez vous bien et à demain peut-être.

A VOS ZEMMOUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé


Z comme Zemmour sur RTL (26/01/10)

Éric ZEMMOUR: du Pétainisme réchauffé.

Cela faisait déjà un moment que ça me démangeait, je voulais rajouter ce type à mon tableau de chasse. Lundi dernier, sa chronique sur RTL, fut, comme le disait Pierre DAC, la goutte d’eau qui a mis le feu aux poudres ou, si vous préférez, l’étincelle qui fait déborder le vase. Il déversait déjà sa bile nauséabonde au cours de l’émission de RUQUIER et là, c’est sur RTL qu’il vient de vomir une chronique à l’encontre des juges qui ont décidé de remettre en liberté les réfugiés Kurdes qui ont abordés nos côtes via la Corse. D’ailleurs, Éric Zemmour n’emploie jamais le terme de réfugiés, il lui préfère celui de clandestins. Les juges « rouges » qui commettent ces actes antipatriotiques, suivez son regard et vous trouverez le syndicat de la magistrature, ne méritent à ses yeux que mépris. Les magistrats en question et notamment, l’Union des Syndicats de Magistrats, plus gros syndicat de la profession, ont écrit au garde des sceaux pour lui demander de réagir à de tels propos. En attendant la réponse de MAM, ce sont les ténors de l’extrême droite, de Martine Le Pen à Soral, qui ont accourus pour sauver le soldat Zemmour. Ici se pose l’ éternelle question de la liberté d’expression. Zemmour éructe tous les matins sur RTL ses prises de positions réactionnaires contre les juges, les enseignants, les fonctionnaires, en se faisant passer pour le monsieur propre du PAF; d’ailleurs, non sans malice, sa chronique s’intitule: « Z comme Zemmour ». Ce triste sire va jusqu’à accuser les juges d’être les complices objectifs des maffieux qui organisent le trafic d’êtres humains. Au nom de la liberté d’expression, doit-on continuer à autoriser ce monsieur à déverser sa bile ? Apparemment oui puisque le seul juge en l’occurrence s’appelle audimat. Tout cela pourrait paraître anodin si cette diarrhée médiatique ne venait pas en rajouter à l’atmosphère putride qui gagne chaque jour un peu plus de terrain. Après les bavures de Hortefeux, les impasses de Besson, les dérapages de Frêche, il émane de ce pays une odeur de latrine des plus désagréables. Fin de l’envoi !

Bon, ben ça va mieux. Allez savoir pourquoi, je n’aime pas garder par devers moi mes envies de gueuler. Ca développe l’acrimonie, c’est mauvais pour le foie, et en plus, ça mange pas de pain comme on dit.

Ce matin, c’est frisquet et Cie, moins zéro sous abri ! Je crains un peu pour mes coupes récentes car, ça gèle dur d’autant qu’il a neigé cette nuit. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.