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TELE…SCOPAGE.

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DEBAT « DEMOCRATIQUE »

Hier soir sur la 2 et sous la houlette de madame Arlette se tenait un débat entre la droite et la droite de la droite…

Besson face à Le Pen, Blanc bonnet et bonnet blanc disait Duclos, quelle farce ! D’autant plus que Vincent Peillon avait semble t-il décliné l’invitation de façon assez inélégante. Je l’ai entendu hier sur Canal tenté de se justifier, cela m’a semblé assez tarabiscoté… C’est pas ça qui va rendre lisibles les arcanes de notre politique hexagonale.

Décidément notre pauvre télé va de plus en plus mal. Mais, rassurez vous, le 25 janvier, cette fois ci, Nicolas 1er s’invite sur TF1 pour une grande soirée face aux Français. Sa majesté va s’adresser au petit peuple pour lui dire ce qu’il convient de penser. Et pendant ce temps là, les banques s’apprêtent à distribuer 140 milliards de bonus à leurs traders. Vous savez, ces pauvres banques que les États ont du renflouer avec l’argent du contribuable. Ne serait-ce que 10%, ça filerait un bon coup de main à Haïti, non ? Même Obama s’en est offusqué, c’est vous dire !

Voilà pourquoi je continue à présenter ma galerie de portraits des Proudhon, Louise Michel, Kropotkine, Bakounine et tant d’autres. Ils n’avaient pas Free mais ils avaient tout compris. Combien de temps encore les damnés de la terre supporteront-ils ce système qui, non content d’engraisser quelques uns avec la sueur des autres, s’ingénie à détruire notre planète ? Ce sont les mêmes qui font monter la menace du terrorisme pour justifier la guerre. Ce sont les mêmes qui exagèrent les risques de pandémie pour vendre leurs vaccins. Ce sont les mêmes qui louent les mérites des OGM pour forcer le commerce de leurs semences. Ce sont les mêmes qui polluent, qui déforestent, qui délocalisent, qui font travailler les mômes en Inde et au Pakistan pour un salaire de misère. Ce sont les mêmes qui laissent crever les habitants de Gaza et qui s’apprêtent à foutre sur la gueule de l’Iran parce que là bas il y a du pétrole qu’on ne peut tout de même pas laisser entre les mains de ces enturbannés.

Résultat des courses, je m’emporte, je vitupère, et ça, c’est pas bon pour mes artères.

Bon, et bien c’est pas tout ça, il faut que je prépare mon attelage car ce soir, on dine en ville. Puisque madame météo à calmé ses ardeurs, on prend la route pour aller souhaiter un bon Noël à ma filleule, tout là bas à l’Est des Côtes d’Armor, pour un peu ce serait déja Pâques ! Allez portez vous bien et à demain peut-être.

Je ne pouvais pas ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de Proudhon.

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Je ne pouvais pas ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de Proudhon.

Le 15 janvier 1809, naissance de Pierre-Joseph PROUDHON, à Besançon.
Penseur, économiste, sociologue et révolutionnaire, considéré par
certains comme le « Père de l’anarchisme », même si son oeuvre novatrice et variée n’est pas exempte de contradictions (en particulier sur la place des femmes dans la société, qui sera l’un des principaux griefs retenus contre lui).
Après avoir travaillé dans l’imprimerie, un de ses premiers ouvrages voit le jour en 1840 : « Qu’est-ce que la propriété? » (vous connaissez la réponse: La propriété c’est le vol !). Ce livre fait immédiatement scandale.Le dernier « Avertissement aux propriétaires » est saisi. Proudhon, poursuivi, sera finalement acquitté.
Pendant l’hiver 1844, il rencontre, à Paris, Bakounine, Marx, etc. Le 15 octobre 1846, est publié : « Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère ». Il y a rupture avec Marx qui fait paraître, le 15 juin 1847 « La misère de la philosophie »; Proudhon y est traité de petit bourgeois. J’aime bien cette photo, je trouve une ressemblance avec Pierre Dubois notre elfologue breton dont j’insère le portrait plus bas.
Après la révolution de février 1848, Proudhon est élu, le 4 juin, aux élections complémentaire de l’Assemblée nationale. Le 31 juillet 1848, il y prononce un violent réquisitoire contre la bourgeoisie. Début 1849, il tente la création d’une « Banque du Peuple », mais à la suite d’articles parus dans « Le Peuple », il est condamné à trois ans de prison. Il y
restera jusqu’en juin 1852. « La révolution sociale démontrée par le coup d’Etat du 2 décembre » sort en juillet 1852. « De la justice dans la révolution et dans l’église », paru en 1858, lui vaut à nouveau 3 ans de prison, mais il se réfugie en Belgique, où il continue à écrire.
Il rentre à Paris fin 1862. « Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution » paraît le 14 février 1863 alors que Proudhon est malade. « De la capacité politique des classes ouvrières » ne sortira qu’après sa mort, survenue à Passy le 19 janvier 1865.
Théoricien du fédéralisme et du mutualisme, sa pensée aura une profonde influence sur toute l’histoire sociale des 19ème et 20ème siècles.

Voila pour le salut à ce grand bonhomme et comme le disait un de mes amis anarchistes et néanmoins amateur de calembours à la p’tite semaine: « On n’est jamais assez proudhon ! »

Allez, portez vous bien, ça sent la fin de la semaine et, à demain peut-être.

MRS ROBINSON…

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Si comme moi vous avez déja quelques heures de vol au compteur, vous vous souvenez forcément de cette admirable chanson de Simon & Garfunkel. Elle est de retour sur le devant de la scène grace ou à cause des frasques de Mme Robinson, 1ére dame d’Irlande. Celle ci, non contente d’avoir choisi pour amant de coeur un freluquet de 40 ans son cadet, lui aurait dispensé quelques gâteries et autres prodigalités qui ont emmené son ministre de mari à la démission. C’est un enregistrement qui date de 1969 ! Ah oui, quand même…

 

REVUE DE PRESSE.


HAITI n’en finit pas d’être abandonné des dieux. Après avoir longtemps vécu la terreur sous la botte des Duvalier, père et fils, d’avoir tremblé au nom sinistre des tontons Macoutes, ce pays, l’un des plus pauvres du monde, est aujourd’hui victime d’un séisme catastrophique. Chahutée de misère en pauvreté, de corruption en mysticisme, celle qui fut la première république noire en est réduit à l’état de nation de seconde zone plus ou moins sous tutelle des Nations Unies. Alors, la presse charognarde est au abois, on parle de milliers, de centaines de milliers de victimes… On va pouvoir mettre du sang à la Une, ça tombe bien, les médias n’avaient plus rien à se mettre sous la dent après la fonte des neiges et la pandémie qui n’était pas au rendez-vous.

 

Daniel BENSAÏD.

Militant révolutionnaire et théoricien de l’émancipation, figure de Mai-68 et cofondateur de la Ligue communiste révolutionnaire, Daniel Bensaïd est mort à Paris, le 12 janvier, des suites d’une longue maladie. Il avait soixante-trois ans. (putain, 63…) Avec Alain Krivine et Henri Weber, il fait partie du noyau qui fonde alors la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR). Trois ans plus tard, en 1969, celle-ci devient la Ligue communiste, section française de la IVe Internationale. C’est à cette époque que je l’ai rencontré et, comme beaucoup j’avais été frappé par son charisme. Les trotskistes se jettent à corps perdu dans le combat sans frontières, en solidarité avec la révolution cubaine et contre la guerre du Vietnam. (Ho,Ho, Ho-Chi-Min…) Ayant gagné Paris et intégré l’École normale supérieure de Saint-Cloud, Daniel Bensaïd devient l’un des dirigeants les plus influents de son organisation. Au lendemain de Mai-68, dont il est l’une des figures, et alors que les groupes d’extrême gauche sont interdits, il se réfugie chez Marguerite Duras pour écrire, avec Henri Weber, un livre qui qualifie le mouvement de « répétition générale ». Tout le monde peut se tromper !

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, portez vous bien et, à demain peut-être.

POUR VOUS MESDAMES…

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Oui, pour vous mesdames, si vous en avez marre de voir vos hommes aggripés à la Wii comme le birinig à la roche…Voici un petit moment de pur bonheur.

TOUT A FAIT AUTRE CHOSE.

« J’Accuse…! » 

C‘est le titre d’un article rédigé par Émile Zola lors de l’affaire Dreyfus. Il est publié dans le journal L’Aurore du 13 janvier 1898 sous la forme d’une lettre ouverte au Président de la République Félix Faure. Au travers d’un véritable pamphlet accusateur, la contestation d’une décision de justice au nom de valeurs universelles, l’écrivain décide de s’exposer publiquement, afin de comparaître aux Assises pour qu’un nouveau procès, plus indépendant puisse se dérouler. C’est cet article qui relance l’affaire Dreyfus, au moment où le véritable coupable, le commandant Esterházy, étant acquitté, tout pouvait sembler perdu pour le camp dreyfusard. Cet article représente le symbole de l’éloquence oratoire et du pouvoir de la presse mis au service d’une cause juste et généreuse.Probablement l’un des articles parus dans la presse le plus connu au monde, J’accuse…! incarne encore aujourd’hui une œuvre à la fois artistique et littéraire. Plus encore, l’article de Zola est l’exemple de l’engagement intellectuel pour une cause juste. Il est enfin, l’exemple de la bombe médiatique qui bouleverse l’ordre établi et permet une action politique, une forme de lutte gagnée par le pot de terre contre le pot de fer.
Innombrables ont été ceux, qui devant une erreur, une injustice, un cause injuste à dénoncer, ont écrit après Zola, leur
J’accuse…!. Toute dénonciation d’un fait social par l’usage d’un média écrit est un J’accuse…!, et ceci dès la fin du XIXe siècle. Voila qui nous change de nos intellos germano-pratins d’aujourd’hui.

Voila donc pour la livraison du jour. Je vous souhaite une excellente journée, portez vous bien et à demain peut-être.

REVERIES…

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REVERIES.

Ça devait bien finir par arriver, j’ai autant d’inspiration aujourd’hui qu’une poule devant une clé à molette…Peut-être vais-je me contenter de vous adresser un salut amical en attendant que ma muse sorte de la torpeur dans laquelle l’a poussé ce froid sibérien.

Même l’actualité semble attendre des jours meilleurs. Pas un dérapage à se mettre sous la dent, pas une bavure ministérielle, tout se passe comme si les princes qui nous gouvernent s’étaient mis aux abonnés absents.

Je pourrai bien sur vous parler de mon lumbago, qui lui a décidé de refaire parler de lui, mais j’ai comme dans l’idée que vous n’en auriez cure.

J‘ai néanmoins tenté une sortie qui m’a permis d’admirer une magnifique trace toute fraîche dans la neige immaculée, traces de chevreuil si j’en juge par les empreintes. Le trappeur qui sommeille en moi se rêvait déjà en Jack London, raquettes aux pieds…Mais la bête est discrète et ses visites restent nocturnes. Je ne désespère pas de vous poster un jour une véritable photo de l’animal.

LE PARISIANISME A LA VIE DURE.

C‘est pourtant d’une oreille distraite que je suivais hier soir le journal de Antenne 2( mon attention étant en fait mobilisée par la dégustation d’un single malt de 16 ans qui porte le doux nom de « the Orcadian » en provenance de l’ile de Orkney) journal au cours duquel le journaliste décrivait avec moultes détails les avatars climatologiques de la France profonde. S’agissant des difficultés rencontrées dans le centre Bretagne et le Poher en particulier, il déclarait: » A Carhaix, près de Rennes… » Décidémment pour ces gens là, la Bretagne ça commence après la porte de Saint Cloud. En représailles et après consultation,  ce saint là ne sera pas représenté dans la vallée de Carnoët, et pour protester contre le tapis blanc qui recouvre nos routes, le même sort sera réservé à Saint Maclou. Qu’on se le dise !

Et puisque l’on parle de la pluie et du beau temps, je peux vous dire que ce matin il y a un petit Suroît qui se rappelle à notre bon souvenir et que les prévisionnistes nous annoncent le retour de la neige pour ce midi. Juste pour moi le temps de rentrer un peu de bois et de vous remercier d’avoir fait le détour par « Les cénobites tranquilles ». Allez, portez vous bien, et à demain peut-être.

 

NI DIEU NI MAITRE…

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HISTOIRE D’UN LOGO.

Grâce à un petit livre très illustré paru il y a quelques semaines, on connaît enfin l’origine de ce symbole, sceau de l’insoumission, de la rébellion, de l’anarchisme : le A cerclé, ou A dans l’O.

A force de le voir graffité sur des murs à la craie, à la bombe (de peinture), sur des T-shirts et des drapeaux, on pensait qu’il était là depuis toujours.

Certains pensaient que ce A dans l’O était des lettres d’évangile ou encore le A et l’O extraits du nom de Ravachol, le militant anarchiste. D’autres ont cru qu’il synthétisait, au XIXe siècle, l’idée de l’anarchie dans l’ordre prônée par Pierre-Joseph Proudhon. La plupart (espagnols…) ont semblé le voir, pendant la guerre d’Espagne, arboré quelque part dans la colonne Durruti.

En fait, ce signe est une création iconographique plus récente. Etudes et preuves à l’appui -certifiées par le Centre d’études libertaires Pinelli de Milan et le Centre international de recherches sur l’anarchisme de Lausanne, on sait désormais que le premier A cerclé remonterait à 1964.En avril précisément, il apparaît dans le Bulletin des Jeunes Libertaires comme projet de signe de ralliement proposé « à l’ensemble du mouvement anarchiste ». On connaît les noms des concepteurs : Tomas Ibanez et René Darras.

En 1968, il reste encore discret. Redessiné élégamment (A avec empattement, en négatif sur fond circulaire noir) en 1971 par le frère d’Amedeo Bertolo, Gianni, pour être le titre d’un officiel mensuel anarchiste, il retrouve sa place dans son camp, après avoir été utilisé par l’extrème droite, notamment en Italie.

Pour Amedeo Bertolo, le « père adoptif » du A cerclé, à qui on demande si après 40 ans, le A dans l’O a bien vieilli, sa réponse est claire : « Il me semble encore très efficace, tant comme symbole de révolte anti-autoritaire que comme “ signature ” des multiples anarchismes contemporains.  (Sources:Article de Mesplé paru sur Rue 89. « A cerclé, histoire véridique d’un symbole » ed. Alternatives)

Après avoir ironisé sur les footeux Rennais qui chauffent leur pelouse comme d’autres leur piscine, je suis bien obligé de saluer la victoire de mes voisins de Plabennec face à un club de ligue 1. Je veux bien croire que ces derniers, arrivant du sud de la France, étaient davantage paralysés par la météo que par l’enjeu de la rencontre mais, les histoires de petits Poucet de la coupe c’est bon pour le nationalisme local. Vous savez « ces imbéciles heureux qui sont nés quelque part ». Comment s’appelait ce film extraordinaire avec Patrick Dewaere…J’ai la mémoire qui flanche.

Allez, merci encore d’être passé, portez vous bien et, à demain peut-être.

Le 9 janvier 1905, mort de Louise MICHEL. Je ne pouvais pas ne pas évoquer cette grande figure emblématique des anarchistes français, enseignante, communarde, écrivaine, poète, militante et propagandiste infatigable. Elle deviendra institutrice. Mais, déjà rebelle, elle refuse de prêter serment à l’Empire et préfère ouvrir une école libre à Audeloncourt puis à Millières. Elle arrive ensuite à Paris où elle y rencontrera Jules Vallès, Eugène Varlin et surtout Théophile Ferré avec qui elle se lie. Elle collabore aux journaux d’opposition et écrit de la poésie. Le 12 janvier 1870, habillée en homme et armée d’un poignard, elle est parmi la foule qui assiste aux funérailles du journaliste Victor Noir, assassiné. Le 22 janvier 1871, en habit de garde national, elle participe à la fusillade de l’Hôtel de Ville contre le gouvernement accusé de lâcheté. Dès le 18 mars, elle prend une part active à la Commune de Paris où elle collabore au journal « Le Cri du Peuple » de Jules Vallès. Durant la Semaine sanglante, elle tire ses dernières cartouches sur la barricade de la Chaussée Clignancourt.Le 16 décembre 1871, elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Le 29 aout 1873 après 20 mois de prison elle est embarquée sur « La Virginie » en direction de La Nouvelle Calédonie où elle accoste quatre mois plus tard. Elle s’intéresse alors aux Canaques à qui elle va dispenser des cours, et prendra ensuite la défense des tribus lors de leurs révoltes contre le colonialisme.Amnistiée en juillet 1880 avec les autres communards, elle arrive le 9 novembre 1880 à Paris où elle est accueillie triomphalement par les ouvriers parisiens. Le 8 janvier 1882, elle est inculpée d’outrage à agent et condamnée à quinze jours de prison, suite à la manifestation marquant le 1er anniversaire de la mort de Blanqui. Libérée en janvier 1886 elle devient rapidement la figure de proue des anarchistes. Exilée en Angleterre, elle y retrouve les communards Rochefort et Kropotkine. En 1895, elle se rend à Paris puis accompagne Sébastien Faure dont j’ai déjà parlé ici, et fonde avec lui « Le libertaire ». De retour, très affaiblie, elle meurt dans un hôtel de Marseille le 9 janvier 1905, à l’issue d’un meeting.Le 22 janvier 1905, ses funérailles entre Paris et le cimetière de Levallois-Perret seront suivies par une foule immense.

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Le 9 janvier 1905, mort de Louise MICHEL. Je ne pouvais pas ne pas évoquer cette grande figure emblématique des anarchistes français, enseignante, communarde, écrivaine, poète, militante et propagandiste infatigable. Elle deviendra institutrice. Mais, déjà rebelle, elle refuse de prêter serment à l’Empire et préfère ouvrir une école libre à Audeloncourt puis à Millières. Elle arrive ensuite à Paris où elle y rencontrera Jules Vallès, Eugène Varlin et surtout Théophile Ferré avec qui elle se lie. Elle collabore aux journaux d’opposition et écrit de la poésie. Le 12 janvier 1870, habillée en homme et armée d’un poignard, elle est parmi la foule qui assiste aux funérailles du journaliste Victor Noir, assassiné. Le 22 janvier 1871, en habit de garde national, elle participe à la fusillade de l’Hôtel de Ville contre le gouvernement accusé de lâcheté. Dès le 18 mars, elle prend une part active à la Commune de Paris où elle collabore au journal « Le Cri du Peuple » de Jules Vallès. Durant la Semaine sanglante, elle tire ses dernières cartouches sur la barricade de la Chaussée Clignancourt.
Le 16 décembre 1871, elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Le 29 aout 1873 après 20 mois de prison elle est embarquée sur « La Virginie » en direction de La Nouvelle Calédonie où elle accoste quatre mois plus tard. Elle s’intéresse alors aux Canaques à qui elle va dispenser des cours, et prendra ensuite la défense des tribus lors de leurs révoltes contre le colonialisme.
Amnistiée en juillet 1880 avec les autres communards, elle arrive le 9 novembre 1880 à Paris où elle est accueillie triomphalement par les ouvriers parisiens. Le 8 janvier 1882, elle est inculpée d’outrage à agent et condamnée à quinze jours de prison, suite à la manifestation marquant le 1er anniversaire de la mort de Blanqui. Libérée en janvier 1886 elle devient rapidement la figure de proue des anarchistes. Exilée en Angleterre, elle y retrouve les communards Rochefort et Kropotkine. En 1895, elle se rend à Paris puis accompagne Sébastien Faure dont j’ai déjà parlé ici, et fonde avec lui « Le libertaire ». De retour, très affaiblie, elle meurt dans un hôtel de Marseille le 9 janvier 1905, à l’issue d’un meeting.
Le 22 janvier 1905, ses funérailles entre Paris et le cimetière de Levallois-Perret seront suivies par une foule immense.

Allez, en prime je vous mets un texte de Francesca Solleville écrit en mémoire de Louise Lichel.

Louise Michel d’un dernier espoir
Louise Michel de la contre-Histoire
Il pleut ce matin sur un Paris mort
Des femmes refont un coin du décor
Une autre parure

Louise Michel d’un autre regard
Louise venue d’une autre mémoire
Il me reste encore tes mots en allés
Ces bribes de vie que je chanterai
Comme une blessure
Comme une blessure.

Et ben dis donc, quelle envolée pour un samedi ! A nouveau ce matin tout est blanc et pourtant il va falloir se décider à y aller. Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.

ANNE, MA SOEUR ANNE…

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ANNE, MA SOEUR ANNE NAS TU RIEN VU VENIR ?

Le 8 janvier 1499 la Duchesse Anne de Bretagne, notre Duchesse à nous qu’on avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, Reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État Breton et qui ne le sera jamais. A la mort de la Duchesse, un anonyme rédigea un poème que, cinq siècles plus tard, les « Tri Yann » mirent en musique: « SI MORT A MORS », en voici un extrait.

Si les matins de grisaille se teintent
S’ils ont couleur en la nuit qui s’éteint
Viendront d’opales lendemains
Reviendront des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Si mort a mors Duchesse Noble Dame
S’il n’en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d’or
Reviendront les siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Si moribonds sont les rois en ripaille
Si leurs prisons sont des cages sans fond
Vienne l’heure des évasions
Reviennent des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

 

HUMOUR.

C’est l’histoire d’une photographie qui a déjà fait le tour du monde sur internet. Il s’agit d’une photo de vacances prise par Melissa Brandts, au bord du lac Minnewanka, au Canada.Le couple souhaitait s’immortaliser sur fond de paysage lacustre et sur pellicule, pour ce faire, ils ont posé leur appareil sur un rocher et se sont assis sur un autre. Puis, ils ont mis en marche le retardateur, laissant la technique faire le reste.C’était sans compter sur le hasard et dame nature qui se sont invités sur la photo au moment du clic. Sous la forme de ce sciuridé frondeur légèrement interdit et interrogatif devant l’objectif.

Allez, portez vous bien, n’oubliez pas les vitamines (ça ne se réchauffe pas) et, à demain peut-être.

NON MAIS SANS BLOGUE…

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TO BLOG OR NOT TO BLOG ?

Bloguer, ne pas bloguer, dé-bloguer à tout vat ? Telle est la question ! Bien sur, il est possible de bloguer comme on prêche dans le désert mais, les oasiens se faisant rares dans nos contrées, peu de chance d’être élu et donc d’être lu…

Reste la solution qui consiste à bloguer pour soi même. L’auto blog en quelque sorte. Le soliloque du virtuel, l’autisme du Net, la ratiocination Ubuesque, l’élucubration webistique, bref, le « parler-pour-ne-rien-dire », le « causes-toujours-tu-m’intéresses » mais ne vous plaignez pas si le monologue du vague geint (amusant).

Ce dilemme Shakespearien hante les jours et les nuits du blogueur solitaire. Alors, il se fait une raison, contre mauvaise fortune, bon cœur et, bon pied bon œil il poursuit son bonhomme de chemin. Une pincée d’histoire par ci, un zeste d’humour par là, un soupçon d’impertinence sur le tout et vous avez chaque jour « les cénobites tranquilles » à domicile. Déjà plus d’une centaine de billets (bientôt en librairie) et, le cap des 1300 visites dépassé.

Ah, que serais-je sans toi, lecteur anonyme, qui vins à ma rencontre…Que serais-je sans toi, que ce balbutiement !

A PIERRE FENDRE.

Oui c’est vrai, il gèle à pierre fendre et nous voici à nouveau dans un décor de carte postale. Au loin j’aperçois les feux d’une file ininterrompue de véhicules roulant au pas. Ce sont les braves pioupious qui tentent désespéremment de regagner leur lieu de travail, bravant la neige et le verglas. Ma douce compagne fait partie du lot et je crains fort que le chemin soit des plus périlleux avant d’atteindre les faubourgs Brestois. Ah qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous !

A ce propos, va falloir songer à se remuer car c’est reparti pour les arts ménagers et les travaux d’intérieur. Il faut ressortir spatules et pinceaux, poncer, reboucher, peindre, décorer… Bref, de quoi occuper les longues heures à venir car, comme disait l’autre: L’hiver sera rude. Allez, merci de votre visite, portez vous bien, et à demain peut-être.

LE GRAND DIZZY…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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John Birks « Dizzy » Gillespie, né à Cheraw en Caroline du Sud le 21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz.

Avec Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants trompettistes de l’histoire du jazz, ayant participé à la création du style Bebop et contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz.

Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans sa popularité auprès du public. En tant que musicien, il avait une technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante. Après avoir joué avec Cab Calloway il fonde son propre groupe dans lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk. Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker. N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette à…Miles Davis ! Gillespie se déclare candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House », que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney General... Etonnant, non ?

VIDE GRENIER.

Nom d’un petit Bachelot, voila qu’il va falloir organiser un vide grenier pour se débarrasser des vaccins en stock. Personnellement, je préconise de les renvoyer à l’expéditeur avec obligation de se faire piquer jusqu’à épuisement du dit stock. Le gouvernement dit qu’il a résilié les commandes non livrées !!! Il aurait mieux fait de décommander la grippe, on l’aurait davantage pris au sérieux. A moins qu’avec le début des soldes, le Tamiflu devienne accessible aux pays émergents.

RECHAUFFEMENT.

Je ne sais pas comment ça se présente par chez vous mais ici, ce matin, tout est blanc et le thermomêtre extérieur indique -2°. Le resto du coeur ouvert pour mésanges, moineaux et autres rouge-gorges commence à attirer le reste de la faune locale. Tout cela semble se dérouler avec une certaine hiérarchie dans la distribution et, ce ne sont pas forcément les plus gros qui sont servis les premiers. Ah, décidément, nous avons beaucoup à apprendre de la nature.

LA RUCHE.

Je voulais aussi vous parler de Sébastien FAURE.Figure importante de l’anarchisme français.
Il fut séminariste avant d’être libre-penseur, et socialiste du parti ouvrier avant de devenir anarchiste en 1888. En 1895, il fonde avec Louise Michel : « Le Libertaire ». Lors de l’affaire Dreyfus, il soutient activement celui-ci et créera « Le journal du Peuple ».
En 1904 il crée, près de Rambouillet, une école libertaire « 
La Ruche
« . Elle ne cessera de se développer (jusqu’à la guerre qui la contraindra à fermer en 1917). En 1916, Sébastien Faure lance le périodique « Ce Qu’il Faut Dire », qui sera de nombreuses fois censuré. En 1918, il est emprisonné pour avoir organisé un meeting interdit. Il meurt à Royan, le 14 juillet 1942. Mourir un 14 juillet pour un révolutionnaire, avouez que c’est ce qu’on fait de mieux dans le genre.
Outre ses qualités de pédagogue et d’orateur, il est aussi l’auteur de nombreux livres. « La douleur universelle » (1895), « L’imposture religieuse » (1923), « Propos subversifs », etc.

Bon allez, on va s’arrêter là pour aujourd’hui, c’est assez copieux pour un mercredi et, les affaires domestiques n’attendent pas. Surtout, portez vous bien et, à demain peut-être.