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MARECHAL, NOUS VOILA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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VOUS REPRENDREZ BIEN UN PEU DE VICHY.

A l’heure ou l’on met en garde à vue des gamines pour une dispute à la sortie du collège, la délation semble en passe de re-devenir un sport national.

La médaille ci-contre n’est pas un montage. C’est la breloque officielle du citoyen volontaire, un service mis en place progressivement, au sein de la police nationale, légalisé définitivement avec la loi de prévention de la délinquance (LDP) de mars 2007. Des bénévoles de la délation, acteurs à plein temps du concept de « coproduction de la sécurité » très en vogue dans nos démocraties.

Pas étonnant que ce soit la même LPD qui incite les travailleurs sociaux – ceux dont c’est le métier de porter assistance à des personnes démunies – qui institue le concept de secret professionnel partagé. En d’autres termes, de dénoncer leurs clients en situation « irrégulière ».

En matière de délation institutionnelle, il y avait déja l’idée du commissaire Divisionnaire Maréchal (ça ne s’invente pas) de citoyens relais.

Dans quelques préfectures, en Isère, dans le Var et dans l’essonne plus récemment, on a testé la délation par e-mail, une adresse destinée à recueillir des plaintes à distance, pas forcément identifiées, donc anonymes. La république de Venise avait inventé les « bouches de lion »  (bocca di leone), destinées, en théorie, à dénoncer les corruptions de notables qui menaçaient l’intégrité et la probité des agents de la Cité.

Aujourd’hui, l’acte de dénonciation n’a même plus besoin de se parer d’une doctrine éthique pour être acceptable et acceptée. Les « bons citoyens » sont conviés à être vigilants mais pas contre l’arbitraire, contre leurs propres voisins.

Ça a donc donné une nouvelle secte, les «voisins vigilants», concept nord-américain traduit du terme «neighbourhood watch». Dans les villes et villages de France, le logo de l’opération ressemble à la version  des « villes fleuries » ou des « villes internet » ou des « petite cité de caractère ». Le pire, c’est que ça marche



TEMPS COUVERT A VANCOUVER…

Et les J.O., vous suivez un peu les J.O. ? Moi je me régale des commentaires et des interviews de nos représentants d’après épreuves. Exemple.

Le journaliste après le patinage: Halalalala, c’est la chute… Mais que s’est-il passé ?

Le sportif: Ben, j’sais pas, j’étais bien, j’m'étais préparé pourtant, c’est le sport koa !

Après le ski alpin: Quelle déception, mais que s’est-il passé ?

Le sportif: Ben, j’comprend pas, j’m'étais préparé, j’avais de bonnes sensations, c’est le sport koa !

Après le saut: Aie, aie, aie, la France quatrième ! Mais que s’est-il passé ?

Le sauteur: Ben, c’est dur à encaisser, j’étais bien avant l’épreuve, c’est le sport koa…

Après le ski de fond: Ho la la, encore quatrième, mais, que s’est-il passé…

Le skieur: Ben, j’ai été surpris par la neige, m’enfin, c’est les jeux koa…

Après l’apéro: Enfin une bonne nouvelle mon cher Nelson, la France est médaille d’or.

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Allez, trève de mauvais esprit, il faut soutenir l’équipe de france, sortez les drapeaux car c’est bientôt le Mondial et, tous en choeur: « Maréchal, nous voila… ». En attendant les médailles et les buts « Bleu-blanc-rouge » portez vous bien et à demain peut-être.

MAILLETS SONNANTS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

« Everyday I have the blues » Une des interprétations qui a rendu célèbre ce pianiste de génie.

C‘était la fin des années 60 (les sixties), alors que je me préparais au beau métier de capilliculteur dans la capitale (je vous assure que tout ceci est rigoureusement exact) un ami me proposa de l’accompagner au concert. C’était une cave à St Michel qui s’appelait « les trois mailletz » (sans doute en référence à une ancienne loge maçonnique) à travers l’écran de fumée des cigarettes (quelle belle époque) on distinguait une scène minuscule sur laquelle officiait un pianiste de génie. Il s’appelait Menphis SLIM. Dans ce cabaret se produisaient Coleman (sur la photo), Armstrong, Count Basie et j’en passe. Haut lieu du jazz de l’après guerre jusqu’à ce que De Gaulle demande aux américains de rentrer chez eux.

Magicien des claviers, Memphis Slim aura perpétué la tradition boogie-woogie, ce style piano-blues forgé dans les barrelhouses du Deep South. Fortement influencé par Roosevelt SYKES, le maître du style, Memphis Slim s’affirmera comme les des plus grands représentant du Chicago blues.

Après avoir accompagné des bluesmen tels que Big Bill Broonzy ou Ruby TAVERN, c’est avec l’arrivée du blues electrique, sous l’impulsion de Muddy  Waters, que Memphis Slim crée la formation des House Rockers. Nous sommes alors en 1947, et débute pour Memphis Slim sa période la plus intense.

Début des années soixante, après avoir participé à la première tournée de l’american folk blues festival, Memphis Slim décide de s’installer en France. Son style, très apprécié en Europe, influencera le folk-blues de cette époque.

Egalement trés grand chef d’orcheste, Memphis Slim aura joué tout au long de sa carrière avec les plus grands noms du blues, laissant derrière lui quelques enregistrements incontournables dans l’histoire du blues. De son vrai nom John len Chatman, il est né à Menphis dans le Tennessee. Il est mort à Paris un 24 février en 1988 après avoir enregistré plus de trois cent disques…

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QUI VA A LA CHARASSE…

Dans mon billet du 09 février à propos des chasses présidentielles, je vous annonçait que le sieur Charasse (une sorte de clone de Marc Blondel, cigare, bretelles et grande gueule) pourrait bien faire l’objet d’une nomination au Conseil Constitutionnel, et bien c’est fait ! Un socialiste (ex) de plus dans les rets de ce brillant oiseleur qu’est Nicolas 1er, ajoutez la nomination de Didier MIGAUD,un autre homme « de gôche » pour remplacer Philippe Seguin à la cour des comptes et, le tour est joué. Pour l’UMP ça commence à faire beaucoup et l’ouverture…Ça agace ! Au parti Socialiste, entre ceux qui passent à l’ennemi, ceux qui sont exclus (Languedoc-Roussillon) et ceux qui n’y croient plus on se demande qui va poser les affiches pour les prochaines régionales.

Allez, je vous abandonne car mon clavier n’en fait qu’à sa tête et ça aussi, c’est agaçant. Pendant les réparations, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). En vidéo, « la semaine sanglante » chantée par Marc Ogeret et que l’on doit aussi à JB Clément. Semaine durant laquelle la répression s’abattit sur les « insurgés » de la Commune (1871) et se termina au mur des fédérés… Communard, il le fut, et auteur de la célèbre chanson « Le Temps des Cerises ». Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc.Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise (il se trouve que la filleule de ma fiancée se prénomme Louise et habite…Rezé. Etonnant non !) ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris. Ici, une magnifique photographie que l’on doit à NADAR.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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En 1971, alors que mes pérégrinations professionnelles m’avaient conduit du coté de Rezé (44), nous avions organisé une semaine d’animation pour marquer le centenaire de « La Commune ». Ce fut un grand succès autant qu’il m’en souvienne. Il faut dire que sur le bassin industriel Nantais régnait encore à cette époque là une tradition anarcho syndicaliste très sensible.Il faut se rappeler par ailleurs, qu’en 1870, les « Communards » Nantais avaient précédé ceux de Paris de quelques mois. C’est ainsi que nous avons fait découvrir à beaucoup que « le temps des cerises » n’était pas une bluette pour noces et banquets mais un vrai chant révolutionnaire… L’homme du jour en est l’auteur: J.B. CLEMENT.

Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). En vidéo, « la semaine sanglante » chantée par Marc Ogeret et que l’on doit aussi à JB Clément. Semaine durant laquelle la répression s’abattit sur les « insurgés » de la Commune (1871) et se termina au mur des fédérés…
Communard, il le fut, et auteur de la célèbre chanson « 
Le Temps des Cerises
« . Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc.
Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise (il se trouve que la filleule de ma fiancée se prénomme Louise et habite…Rezé. Etonnant non !) ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris. Ici, une magnifique photographie que l’on doit à NADAR.

En 1885, il fonde le cercle d’études socialiste, l’Étincelle de Charleville et la Fédération socialiste des Ardennes. Il est initié comme franc-maçon en 1898 à la Loge « Les Rénovateurs » à Clichy, près de Paris.

Lorsqu’il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 26 février 1903, entre quatre et cinq mille personnes assistèrent à la cérémonie. Ce fut certes un grand parolier mais pas un grand visionnaire… Un siècle et demi plus tard, les pauvres ne me semble pas sur le point de prendre leur revanche et le manche tient encore la cognée…

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Allez, il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer (un kilo de cerises à qui me retrouve la citation exacte) on finira bien par les avoir. En attendant ce jour, comme ce vieux général dans le désert attendait l’ennemi (mais il ne viendra pas) portez vous bien et à demain peut-être.

LUIS BUNUEL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Luis Buñuel est né dans une petite ville en Aragon, réputée pour son « obscurantisme » religieux. Il grandit au sein d’une famille nombreuse et riche. À 19 ans, il part à Madrid pour commencer des études supérieures, il rencontre Salvador Dali et Federico Garcia Lorca, apporte son soutien au mouvement dadaïste. En 1923, il fonde avec Federico Garcia Lorca entre autres, l’Ordre de Tolède. En 1925, il vient à Paris. Il arrive à se faire embaucher comme assistant réalisateur de Jean Epstein, sur le tournage, en 1926, de « Mauprat », puis, en 1928, de « La Chute de la maison Usher».En 1928, avec l’aide matérielle de sa mère, Luis Buñuel tourne son premier film Un chien Andalou dont le scénario est écrit en collaboration avec Salvador Dalí. Dans un premier temps, ce film est projeté en privé pour Man Ray et Louis Aragon…Le 30 novembre 1930, après la première projection du film L’Âge d’or, co-réalisé avec Salvador Dalí, la censure exige des coupes. Quelques jours après, la Ligue des patriotes et la Ligue anti-juive saccagent le Studio 28 à Montmartre, qui projette le film et propose dans son hall une exposition d’œuvres surréalistes. Ce saccage est le déclenchement d’une virulente campagne de presse contre les surréalistes, et le préfet de police Chiappe fait saisir le film. En fait, seule la copie de projection sera confisquée et détruite, le négatif étant resté en la possession de Charles Vicomte de Noailles et son épouse Marie-Laure Vicomtesse de Noailles , les mécènes du film. L’interdiction de projection ne sera levée qu’en 1980.

Du Chien andalou jusqu’à Cet obscur objet du désir, Luis Buñuel a construit une œuvre profondément marquée par le surréalisme.Ses films portent pratiquement tous, à des degrés divers, la marque du surréalisme, que ce soit dans la forme ou le discours. Le cinéaste surréaliste est celui qui « aura détruit la représentation conventionnelle de la nature [...], ébranlé l’optimisme bourgeois et obligé le spectateur à douter de la pérennité de l’ordre existant » (Luis Buñuel).Entre 1933 et 1935, Buñuel travaille pour des compagnies américaines. La guerre civile qui éclate en Espagne le bouleverse. Il participe à un documentaire pro-républicain « Madrid 36 », puis il se rend aux États-Unis. Il travaille à démontrer l’efficacité et le danger des films de propagande nazis (il utilise en particulier un film de Leni Riefenstahl).Mais il ne cache pas son anticatholicisme et son marxisme et subit des pressions, notamment après la parution en 1942 du livre de Salvador Dali La Vie secrête de Salvador Dali, qui signe son portrait ici à gauche, où il est décrit comme seul responsable des aspects les plus controversés de L’Âge d’or. Il doit abandonner son poste au Museum of Modern Art de New York et s’exiler au Mexique. Dancigers lui suggère de s’intéresser à la vie des enfants de Mexico : Los Olvidados, présenté au Festival de Cannes 1951, y remporte le prix de la mise en scène et remet Buñuel au premier plan. El et La Vie criminelle d’Archibald de la Cruz, ses meilleurs films mexicains sont plein de référence au Marquis de Sade, à la religion, à la bourgeoisie. Buñuel se voit proposer un tournage en Europe : il s’agit de Viridiana, qui obtient la Palme d’or au Festival de Cannes 1961 mais surtout provoque de gros remous politiques, diplomatiques et religieux. Le régime de Franco, après avoir permis le tournage et accepté que le film représente l’Espagne au Festival finit par l’interdire complètement.  Le film est distribué en Espagne en 1977, deux ans après la mort du Caudillo. Suivent L’Ange exterminateur, Le Journal d’une femme de chambre,(voir mon billet du 16 février) adaptation du célèbre roman d’Octave Mirbeau. En choisissant de repousser de trente ans l’action du roman d’Octave Mirbeau, Luis Buñuel s’offre une belle vengeance sur ceux qui bâillonnèrent ses débuts dans les années 1930: dans la dernière séquence du film, des manifestants « antimétèques » scandent effectivement « Vive Chiappe! ». Après cette adaptation, Buñuel signe son dernier film mexicain, le surprenant Simon du désert. Il vient alors régulièrement tourner en France, en particulier pour des projets impliquant Jean-Claude Carrière. Ses films sont toujours aussi puissants et en lutte contre la bourgeoisie dominatrice : La Voie lactée, Belle de jour,(voir la photo avec Catherine Deneuve plus haut à droite). Il tourne Tristana en Espagne, à Tolède, malgré l’incident provoqué par Viridiana. Il reçoit l’Oscar du meilleur film étranger pour Le Charme discret de la bourgeoisie et choisit d’arrêter sa carrière de réalisateur en 1976 avec Cet obscur objet du désir. Il était Satrape du Collège de Pataphysique.

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Et bien voila pour débuter la semaine avec un grand, très grand monsieur du cinéma. Je me souviens être retourné trois fois de suite à la projection du film « Un chien Andalou », abscon, hermétique, surréaliste et subjugant tout à la fois. Allez, à vos cassettes…Portez vous bien et à demain peut-être.

MANOUKIAN, 21 FEVRIER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Missak Manouchian est né dans une famille de paysans Arméniens en Turquie. Enfant, il perd son père, probablement tué par des militaires turcs lors du génocide Arménien.  Missak écrit des poèmes et, avec son ami arménien Semma, il fonde deux revues littéraires, Tchank (l’Effort) et Machagouyt (Culture), où ils publient des articles concernant la littérature Française et Arménienne ; ils traduisent Baudelaire Verlaine et Rimbaud en arménien. À la même époque, Missak et Semma s’inscrivent à la Sorbonne comme auditeurs libres.

En1934, Missak adhère au parti communiste. En 1935, il est élu secrétaire du comité de secours pour l’Arménie  qui relève en fait de la MOI (main d’œuvre immigrée). Il devient alors un militant permanent. C’est là qu’il rencontre Mélinée qui deviendra sa compagne.

Au moment de la guerre, il semble qu’en tant qu’étranger, il ait été affecté dans une usine de la région de Rouen en qualité de tourneur. Mais rentré à Paris, après la défaite de juin 1940, il reprend ses activités militantes, devenues illégales puisque le parti communiste est interdit depuis septembre 1939. Il est arrêté au cours d’une rafle anticommuniste avant le 21 juin, date de l’invasion de l’URSS par les Allemands. Interné au camp de Compiègne, il est libéré au bout de quelques semaines, aucune charge n’étant retenue contre lui.

Il devient alors responsable politique de la section arménienne clandestine de la MOI dont on ne connaît guère l’activité jusqu’en 1943. En février 43, Manouchian est versé dans les FTP-MOI, groupe des francs-tireurs et partisans main d’oeuvre immigrée de Paris : il s’agit de groupes armés constitués en avril 42. Le premier détachement où il est affecté comporte essentiellement des Juifs roumains et hongrois et quelques Arméniens.

En juillet 43, il devient commissaire technique des FTP-MOI parisiens puis en août, il est nommé commissaire militaire, à la place de Boris Holban. On doit mettre l’actif de son groupe l’exécution, le 28 septembre 43, du général Julius RITTER, adjoint pour la France de Fritz SAUKEL, responsable de la mobilisation de la main-d’œuvre (STO). Les groupes de Manouchian accomplissent près de trente opérations en plein Paris d’août à la mi novembre 43.

Les Renseignements Généraux, après avoir  réussi deux coups de filet en mars et juillet 1943, purent mener à bien une vaste filature qui aboutit au démantèlement complet des FTP-MOI parisiens à la mi-novembre avec 68 arrestations dont celles de Manouchian et Joseph Epstein. Au matin du 16 novembre, Manouchian est arrêté. Sa compagne Mélinée parvient à échapper à la police. Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands.

Missak ­Manouchian meurt fusillé à 38 ans. Après avoir refusé qu’on leur bande les yeux, les vingt-deux hommes sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 44. Seule Olga Bancic, vingt-troisième membre du groupe, fut décapitée à la prison de Stuttgard le 10 mai 44.

Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo ­de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés. ».

Mais l’affaire de l’Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l’ennemi, produit l’effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l’emblème du martyre. Chacun se souvient du magnifique texte d’Aragon mis en musique par Léo Ferré non moins magnifiquement.

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Bon, ben c’est pas gai tout ça. Il est vrai que le temps ne pousse pas à la franche rigolade. Ici on a coutume de dire: « Quand tu vois Ouessant, c’est qu’il va pleuvoir, quand tu la vois plus, c’est qu’il pleut ! ». En tous cas, depuis plusieurs mois, il pleut le matin, le soir, la nuit…Les jours où cela s’améliore, c’est qu’il neige ! Allez, merci de votre visite, n’hésitez pas à repasser, c’est ouvert tous les jours, portez vous bien et à demain peut-être.

Jules Durand.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Jules Durand.

C‘est comme cela, il y a des gens qui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, des noms qui sentent bon le terroir, la baguette et le bérèt, des noms capables de procurer une érection à Eric Besson. Mais, ainsi que j’essaie de le montrer dans cette galerie de portraits, derrière ces noms, des hommes et des femmes, méconnus, oubliés… Ils pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, ils ont depuis longtemps aboli les frontières, ils appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».

Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre.
Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.
Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On
essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile.
La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.

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C‘est aussi un 20 février, en 1156 que le fils d’Alain Le Noir, seigneur de Guingamp, devint Duc de Bretagne sous le nom de CONAN IV, ce qui, vous en conviendrez, n’a rien à voir avec ce qui précède.

Et c’est un 19 février de l’an de grâce 2010 que mon petit fils Malone a fait ses premiers pas. Je m’en souviens, c’était les jeux olympiques de Vancouver…Allez, c’est pas le moment de retirer son thermolactyl, portez vous bien et à demain peut-être.

C’EST VENTOSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Normalement, nous sommes le premier jour de Ventôse et c’est un jour consacré au « Tussilage« , jolie plante de la famille des asteracées et qui, comme son nom l’indique aux Héllenistes que vous êtes, signifie: « Excellent contre la toux ». Cette plante est connue depuis les temps les plus anciens pour ses vertus médicinales. Je trouve que ça ressemble à s’y méprendre au Pissenlit mais on me dit que non. Alors, passons au portrait du jour.

EMILE ARMAND, MORT UN 19 FEVRIER 1962.

C‘était une p’tit gars qui s’appelait armand, n’avait pas d’papa, n’avait pas d’maman… Vous connaissez la célèbre chanson, et bien, cela n’a rien à voir avec ce qui suit. En vérité, Emile Armand s’appelait, Ernest Juin.

Fils d’ancien communard, le petit Ernest Juin, dit Emile ARMAND, ne fréquente pas l’école et c’est dans la bibliothèque paternelle qu’il fait son instruction. Il pratique néanmoins de nombreuses langues. Suite à la lecture de l’Ancien testament, il est secoué vers l’âge de seize ans par une crise mystique qui le tourne vers la religion. Il fréquente les réunions de l’Armée du Salut, qu’il joint officiellement en décembre 1889.

Vers 1895-1896, Armand découvre l’anarchisme à travers la revue Les Temps nouveaux de Jean Grave. L’activité anarchiste, pacifiste et antimilitariste d’Armand lui vaut d’être condamné et emprisonné à de multiples reprises. Arrêté le 6 août 1907, il est condamné à cinq ans de prison pour complicité d’émission de fausse monnaie . Il en profite pour rédiger le livre « Qu’est-ce qu’un anarchiste » (1908) qui constitue sa première synthèse. Après la mort de Marie Kugel, son amie, Armand se marie avec une institutrice, Denise Rougeault, qui le soutient financièrement et lui permet de se consacrer entièrement à l’action anarchiste. Sa situation matérielle assurée, ayant trouvé en Denise Rougeault la stabilité et une collaboratrice, il peut mettre son érudition, sa puissance de raisonnement et sa connaissance d’une dizaine de langues au service de sa révolte. Il fait paraître « l’En-Dehors » pendant 17 ans . Il publie plusieurs dizaines de brochures, organise causeries et cercles d’amis. A l’intérieur de son individualisme libertaire, il continue de progresser et aboutit, entre autres, à la thèse de la « Camaraderie amoureuse ». Il collabore également à l’Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure..

Arrêté une troisième fois le 27 janvier 1940, il est condamné pour appel à l’insoumission le 16 avril suivant et est interné dans divers camps jusqu’en septembre 1941.

L‘action militante d’Armand s’oriente également vers les «milieux libres» (les colonies anarchistes) où il prône l’amour libre, la camaraderie amoureuse, le naturisme et le refus généralisé des contraintes. Armand se définit par l’épitaphe qu’il se composa : « Il vécut, il se donna, il mourut inassouvi ».

Voila pour ce vendredi, jour du poisson, je vous parle de ça parceque hier au soir j’ai  concocté une fondue de poireaux à la crème safranée et sa ribambelle de St jacques de la baie de St Brieuc (ça fait plus trois étoiles que: Poireaux st jacques), accompagnés, l’une et les autres d’un merveilleux Savennières…Un vrai plaisir, à consommer sans modération. Allez, ne soyez pas jaloux, portez vous bien et à demain peut-être.

CA SENT LE RECHAUFFE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Et voila, aujourd’hui on fête les « Bernadette ». Petite pensée pour l’une d’entre elle (elle ne conduit pas la liste Sarkozy en Bretagne, elle ne s’occupe pas des pièces jaunes.) non, c’est la grand mère de ma filleule qui a, entre autres talents, celui de faire le meilleur paté du monde…J’dis ça comme ça, c’est pas du tout intéressé.

ÇA SENT LE RÉCHAUFFÉ.

Voici quelques-uns des tout derniers potins à mettre sur le tapis lors de votre prochain dîner quand quelqu’un vous rappellera qu’Al Gore et le GIEC ont eu le Nobel pour leurs travaux sur le réchauffement climatique.C’estclimatique.C’est un peu long mais j’ai trouvé cela amusant, si ce n’est inquiètant.

ClimatGate – Ce scandale a inauguré la dernière série de révélations, quand la divulgation de milliers de documents de l’Unité de recherche climatique (CRU) d’East Anglia en Grande-BretagneGrande-Bretagne a montré l’étouffement et le discrédit systématique de l’avis des sceptiques et la mise à l’écart de certains relevés de température, suggérant un parti pris pour défendre la cause du réchauffement.

SecretGate – Le gouvernement britannique a établi depuis que quelqu’un chez East Anglia a commis un délit en refusant de remettre les documents sur le réchauffement global, demandés par 95 requêtes faites en vertu de la loi sur la liberté de l’information.

ChineGate – Une enquête de The Guardian, le quotidien britannique à tendance de gauche, a découvert la preuve que les mesures des stations météorologiques chinoises, non seulement étaient fortement bancales, mais en plus n’ont pas pu être localisées..

      HimalayaGateHimalayaGate – Un officiel de la météo en Inde a admis en janvier que, en tant que principal auteur du rapport du GIEC sur l’Asie, il a volontairement exagéré en affirmant que les glaciers himalayens seront fondus en 2035 afin de pousser les gouvernements à agir..

PachauriGatePachauriGate – Rajendra Pachauri, le président du GIEC qui a accepté avec Al Gore le Prix Nobel pour épouvanter les andouilles, a d’abord défendu le scénario de la fonte de l’Himalaya. Après que l’auteur de la supercherie de la fonte glaciaire se soit mis à table, Pachauri a admis avoir fait une erreur. Mais, a-t-il insisté, nous devons toujours lui faire confiance.

PachauriGatePachauriGate II – Pachauri a aussi affirmé qu’il ne savait pas avant le sommet sur le climat de Copenhague en décembre que la fausse affirmation sur les glaciers himalayens était pure spéculation. Mais le Times de Londres a rapporté qu’un journaliste scientifique de premier plan a déclaré avoir signalé ces erreurs à Pachauri par plusieurs courriels et des discussions avec lui, qui  » a décidé de les ignorer.

SternGate – Une excuse pour imposer des mesures énergiques en faveur du climat dans le monde entier fut le rapport Stern du Royaume-Uni en 2006, une prédiction économique apocalyptique, commissionnée par le gouvernement. Le Telegraph britannique signale à présent que, tranquillement, après publication,  » certaines de ces prévisions avaient été édulcorées, car les preuves scientifiques sur lesquelles elles reposaient n’avaient pas pu être vérifiées. 

SternGate II – Un chercheur affirme aujourd’hui que le rapport Stern citait abusivement son travail pour suggérer un lien étroit entre le réchauffement global et une plus grande fréquence et gravité des inondations et des ouragans. Robert Muir-Wood a expliqué que sa recherche originale ne montrait aucune corrélation de ce genre.

AmazoneGateAmazoneGate – Le Times de Londres a exposé une autre grosse boulette : l’affirmation du GIEC, que le réchauffement planétaire allait faire disparaître les forêts tropicales, encore présentée comme scientifique et révisée par les pairs, était fausse. Selon le Times, en réalité cette affirmation  » reposait sur une allégation non étayée de militants verts ayant peu d’expertise scientifique, rédigée par deux militants écologistes  » et piquée dans un rapport du WWF, un groupe de pression écologiste. .

GlacierGate – Pas beaucoup de continents ont échappé au réchauffement climatique biaisé. Le GIEC a établi ses conclusions sur le retrait des glaciers de montagne des Andes, des Alpes et d’Afrique sur un reportage d’anecdotes de grimpeurs dans un magazine d’alpinisme populaire, et sur la thèse d’un étudiant suisse qui citait des guides de montagne.

RécifGate – N’oublions pas le prétendu lien entre le changement climatique et la dégradation des récifs coralliens. Le GIEC a cité non pas de la littérature révisée par les pairs mais des articles de plaidoyer de Greenpeace, le groupe de défense affamé de publicité, comme unique source de cette affirmation.

AfriqueGate – L’affirmation du GIEC, selon laquelle la montée des températures pourrait réduire de moitié les rendements agricoles dans les pays africains, se révèle provenir d’un document de 2003 publié par un groupe d’experts écologistes canadiens, et non pas d’une revue scientifique révisée par les pairs.

Pliez cette rubrique et déposez-le à côté de votre serviette de table la prochaine fois que vous aurez Al Gore ou quelqu’un de son acabit pour dîner. Elle devrait rendre la conversation intéressante après le dîner.

Original : www.prisonplanet.comwww.prisonplanet.com/guide-to-the-climate-scandals.htmlguide-to-the-climate-scandals.html

Allez, passez une excellente journée, portez vous bien et à demain peut-être.

THELONIOUS MONK…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Thelonious Sphere Monk décédé un 17 février reste à mes yeux, et surtout à mes oreilles, un des plus grands pianistes de jazz que le monde est connu. Monk est souvent considéré comme l’un des fondateurs du style Bebop, avec The Bird au saxo, l’immense Dizzy à la trompette et Kenny Clark à la batterie. Ses compositions autant que son jeu pianistique ont suscité les plus vives réactions tant ils bousculaient la mélodie, l’harmonie et le rythme. Malgré cela, nombre de ses compositions sont devenues de grands « classiques » : Blue Monk, Round about Midnight (c’est la vidéo), Well You Needn’t, Straight, No Chaser… et ses détracteurs des débuts ont dû se rendre à l’évidence que les fameuses « dissonnances Monkiennes » ne sont pas le fruit du hasard, ni d’une maladresse, mais bien l’expression d’un génie musical hors du commun.

Monk était considéré comme un artiste d’avant-garde grâce à son approche unique de l’instrument. D’une manière générale, Monk improvisait beaucoup en jouant ses thèmes, et ses improvisations « collaient » toujours au thème. Les nombreux témoignages et hommages de grands musiciens tels que Miles Davis, John Coltrane, Sonny Rollins, pour ne citer qu’eux ne laissent aucun doute quand au fait que l’influence de Monk, tant sur le jeu que sur les compositions des jazzmen, a été – et est encore – aussi profonde et déterminante que celle de Duke Ellington, Charlie Parker, John Coltrane etc…

En plus d’être un maître en musique, Monk était un humaniste, un humoriste, et un philosophe. On retrouve d’ailleurs ces qualités dans son jeu et dans ses compositions. Les nombreuses anecdotes que l’on rapporte, si elles prêtent à rire, sont aussi une source d’inspiration et de réflexion pour de nombreux artistes. Pour les amateurs, il y a le bouquin de Jacques Ponzio sur la vie et l’oeuvre de Thelonious Monk. Waouuuuh, on se croirait sur france musique !

RETOUR DE NOCE…

Soirée carnavalesque décevante. J’étais parti joyeux à la rencontre de ma ville de prédilection, j’y ai retrouvé une cité endormie, qui n’en finit pas de s’éteindre. Douarnenez l’orgueilleuse, Douarnenez l’insolente n’est plus que l’ombre d’elle même. Les costumes les plus nombreux en cette grande nuit des Gras, ce sont ceux de la maréchaussée. Les voitures du shériff patrouillent sans discontinuer, l’alcool est interdit à la vente dans les commerces et lsa majesté « Den Paolig » pendouille, lamentablement, suspendu au fronton des halles il regarde ses sujets s’enfoncer peu à peu dans les oubliettes de l’histoire, en attendant de finir brulé telle la Jeanne sur son bûcher. Bien sûr, Micheline est toujours derrière son bar, malgré ou à cause de ses 90 printemps et plus, bien sûr il y a quelques inconditionnels qui continuent à faire semblant d’y croire; mais cette fois ci on dirait bien que la fanfare « à bout de souffle », l’est vraiment… Allez, foin de nostalgie, l’année prochaine…Je vais à Rio !

Ah, on voudrait tant que les choses soient comme on voudrait qu’elles soient et non point ce qu’elles sont (philosophie de comptoir). Allez merci de cette visite, portez vous bien et à demain peut-être.

CELESTINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Il y a des commentaires qui ont force de loi, ce que femme veut… Voici donc: DAOUDA LE SENTIMENTAL. Vous avez aimé Franckie VINCENT, Amadou et sa copine, vous allez adorer Daouda. Et justement tiens, à propos de Célestine, admirez l’enchainement.

LE BLOG D’UNE FEMME DE CHAMBRE…

Si l’on en croit Wiquipédia, Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain et un journaliste français, et à priori, il n’y a pas de raison de ne pas les croire. Avouez qu’il faut déjà faire preuve d’esprit pour naître et mourir un 16 février ! Octave Mirbeau a connu une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n’est pas commun. Souvenez vous de l’interprétation somptueuse de Jeanne Moreau en Célestine dans « Le journal d’une femme de chambre » mis en scène par Bunuel.Un roman qui n’a pas pris une ride et qui pourtant date, pour sa première parution en feuilleton, de 1892…

Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, il a été aussi un romancier novateur, qui a contribué à l’évolution du genre romanesque, et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde. Mais, après sa mort, il a traversé pendant un demi-siècle une période de purgatoire. Il était visiblement trop dérangeant pour l’establishment, tant sur le plan littéraire et esthétique que sur le plan politique et social. Littérairement incorrect, il était inclassable, il faisait fi des étiquettes, des théories et des écoles, et il étendait à tous les genres littéraires sa contestation radicale des institutions culturelles ; également politiquement incorrect, farouchement individualiste et libertaire, il incarnait une figure d’intellectuel critique, potentiellement subversif et « irrécupérable », selon l’expression de Jean-Paul Sartre dans Les Mains sales.

DEUSTA BUGALED,

Deusta war an aod. Paroles ô combien célèbres entonnées par les cortèges chamarrés et quelque peu avinés, qui vont des halles au port et du port aux halles. Bien sûr cela n’est pas Venise même si c’est un port et pas n’importe lequel.

Bien sûr il y a un pont qui enjambe le port Rhu, et des soupirs qui s’y égarent, mais force est de constater que ça ressemble davantage à la fête de la bière Munichoise qu’au concours d’élégance de la cité des Doges. Les costumes sont, comment dire, plus rudimentaires, plus rustiques, moins « incoyables et meveilleuses », moins clinquants, en un mot, moins bling bling. Mais qui n’a pas fréquenté une fois dans sa vie « la grande nuit des gras » le mardi soir à Douarnenez ne sait rien de la liesse populaire, de l’outrance, de la démesure.

Plijadur war an aod, poursuit la chanson traditionnelle que l’on pourrait traduire par: Venez mes enfants, venez sur le port, et vous aurez du plaisir, du plaisir sur le port… Il me revient en mémoire un autre refrain qui se transmettait de génération en génération et qui disait à peu près ceci: « A Douarnenez le carnaval est chouette, tous les gens de la rue Dugay-Trouin, mettent le nez à la fenêtre, pour voir passer pierrots et arlequins… ». Bon, allez, c’est entendu, dès que je suis Président, la semaine des gras sera déclarée fériée.

En attendant ces jours bénis, je vais profiter d’une éclaircie pour terminer (enfin) la taille de mes hortensias, à ma décharge, il faut dire qu’il y en a 128 pieds… Allez portez vous bien et à demain peut-être.