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Le 26 mars 1890, naissance de Raymond CALLEMIN dit Raymond la science, à Bruxelles.Anarchiste individualiste et illégaliste, membre de la bande à Bonnot.Fils d’un cordonnier socialiste, il devient ouvrier typographe, milite un temps très bref aux Jeunesses socialistes avant de rallier, à 16 ans, les anarchistes individualistes puis la communauté d’Emile Chapelier à Stockel-Bois et collabore au journal « Le Révolté » belge. En 1910, insoumis au service militaire, il se réfugie en France où il va retrouver ses amis de jeunesse belge : Jean De Boë, Edouard Carouy et Victor Kibatchiche qui vivent en communauté avec d’autres anarchistes individualistes à Romainville (banlieue de Paris) et éditent le journal « l’anarchie » pour lequel il se charge de la gestion, mais aussi de la typographie avec Valet. Scientiste et végétarien, Raymond est avide de connaissances et de lectures, il est rapidement surnommé « Raymond la science », par les membres de la bande qui commettent pour vivre diverses actions illégalistes. Mais après l’arrivée du chauffeur-mécanicien Jules Bonnot, les coups de mains vont passer à une vitesse supérieure et Raymond va prendre part au premier braquage en automobile, le 21 décembre 1911, à la Société Générale de la rue Ordener, à Paris, où un garçon de recette sera grièvement blessé. Lors des derniers braquages à Montgeron puis Chantilly, le 25 mars 1912, ils laissent plusieurs morts dans leur sillage. La presse se déchaîne contre les « bandits en auto », et la police les traque. Callemin qui est hébergé chez un camelot anarchiste insoumis du nom de Pierre Jourdan et sa compagne anarchiste néo-malthusienne Louise Hutteaux, rue de la tour d’Auvergne, à Paris, est finalement arrêté au matin du 7 avril 1912. »Vous faites une bonne affaire! Ma tête vaut cent mille francs, chacune des vôtres sept centimes et demi. Oui, c’est le prix exact d’une balle de browning! » déclare-t-il aux policiers qui l’arrêtent. Accusé de tous les délits liés aux actions de la bande, il est jugé par la cour d’assises de la Seine et est condamné le 27 février 1913 à la peine capitale, en compagnie d’André Soudy, d’Elie Monier et d’Eugène Dieudonné. « Je mourrai quand il me plaira! » Il sera guillotiné le 21 avril 1913, après avoir tenté de disculper Dieudonné.

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Admirez la coupe de cheveux de Joe DASSIN, c’est toute une époque non. Les soirées de Gilbert et Maritie Carpentier, Les patt’d'f,la simplicité minimale de la chorégraphie...

Le 26 mars 1890, naissance de Raymond CALLEMIN dit Raymond la science, à Bruxelles.
Anarchiste individualiste et illégaliste, membre de la bande à Bonnot.
Fils d’un cordonnier socialiste, il devient ouvrier typographe, milite un temps très bref aux Jeunesses socialistes avant de rallier, à 16 ans, les anarchistes individualistes puis la communauté d’Emile Chapelier à Stockel-Bois et collabore au journal « Le Révolté » belge. En 1910, insoumis au service militaire, il se réfugie en France où il va retrouver ses amis de jeunesse belge : Jean De Boë, Edouard Carouy et Victor Kibatchiche qui vivent en communauté avec d’autres anarchistes individualistes à Romainville (banlieue de Paris) et éditent le journal « l’anarchie » pour lequel il se charge de la gestion, mais aussi de la typographie avec Valet.
Scientiste et végétarien, Raymond est avide de connaissances et de lectures, il est rapidement surnommé « Raymond la science », par les membres de la bande qui commettent pour vivre diverses actions illégalistes. Mais après l’arrivée du chauffeur-mécanicien Jules Bonnot, les coups de mains vont passer à une vitesse supérieure et Raymond va prendre part au premier braquage en automobile, le 21 décembre 1911, à la Société Générale de la rue Ordener, à Paris, où un garçon de recette sera grièvement blessé. Lors des derniers braquages à Montgeron puis Chantilly, le 25 mars 1912, ils laissent plusieurs morts dans leur sillage. La presse se déchaîne contre les « bandits en auto », et la police les traque.
Callemin qui est hébergé chez un camelot anarchiste insoumis du nom de Pierre Jourdan et sa compagne anarchiste néo-malthusienne Louise Hutteaux, rue de la tour d’Auvergne, à Paris, est finalement arrêté au matin du 7 avril 1912.
« Vous faites une bonne affaire! Ma tête vaut cent mille francs, chacune des vôtres sept centimes et demi. Oui, c’est le prix exact d’une balle de browning! » déclare-t-il aux policiers qui l’arrêtent.
Accusé de tous les délits liés aux actions de la bande, il est jugé par la cour d’assises de la Seine et est condamné le 27 février 1913 à la peine capitale, en compagnie d’André Soudy, d’Elie Monier et d’Eugène Dieudonné.
« Je mourrai quand il me plaira! »
Il sera guillotiné le 21 avril 1913, après avoir tenté de disculper Dieudonné.

Bernard, ni Dieu ni chaussettes.

Enfin, du cinéma comme on en rêve ! Un documentaire de Pascal Boucher qui tourne autour de la figure d’un paysan anarchiste et poète, Bernard Gainier.

Ce Bernard là, emmitoufle ses pieds dans un failli bout de tissu (mon arrière grand-père appelait cela « des Russes », en pays de Loire on dit des »pénufles ») avant d’enfiler des godillots hors d’age et de s’en aller tailler son arpent de vigne. Mais notre Bernard a d’autres talents et notamment celui de perpétuer la mémoire de Gaston Couté (déja évoqué ici) poète patoisan, chansonnier libertaire qu’il fait connaitre dans les écoles du Val de Loire.

Allez, 1h30 de pur bonheur loin des cascades hollywoodiennes.

Et bien voila chers amis qui suivez assidument ce blog ou qui le découvrez, grace à vous nous venons de fêter le 3000ème visiteur à quelques jours du 200ème billet. Merci encore de votre indulgence envers l’auteur, portez vous bien et à demain peut-être.

P.S. Pour voter, c’est en haut de la colonne de droite.

Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND.Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse.Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Epinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B » (fichier des antimilitaristes), elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche » de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, (La photo présente l’équipe de La ruche)  jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc.En 1944, son logement à Noisy-le-sec (région parisienne), est détruit par les bombardements alliés. »Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. »Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympaties pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ». Cette femme là…C’était un sacré bonhomme !

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Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND.
Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse.
Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Epinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B » (fichier des antimilitaristes), elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche » de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, (La photo présente l’équipe de La ruche)  jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc.
En 1944, son logement à Noisy-le-sec (région parisienne), est détruit par les bombardements alliés.
« Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. »
Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympaties pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ». Cette femme là…C’était un sacré bonhomme !

Coup de gueule.

Connaissez vous Madame la communauté internationale ? C’est une très grande dame, humaine, charitable et sensible. Dès qu’une catastrophe pointe le bout de son nez, elle se mobilise. Un tsunami par ci, un séisme par là, et la voilà dans tous ses états. Et que je mobilise des fonds et que je téléthonne, et que je gala-de-charitonne…La sécheresse au Sahel, j’arrive ! Tremblement de terre à Haïti, me voilà ! Innondation au Bengla Desh, en avant ! Bref, cette bonne dame patronesse n’en finit pas de se démener pour toutes les causes qui voient soufrir des pauvres gens.

Alors, qui veut bien m’expliquer l’assourdissant silence (oxymore, cher Capelo) de Madame la communauté internationale devant le sort réservé aux Palestiniens. Combien de temps encore va t-on rester muet face à la politique destuctrice d’Israël. La colonisation, les constructions de logements à Jérusalem Est, le mur de la honte, le blocus autour de Gaza, la politique de l’eau…Attend t-on la violence, la guerre, une nouvelle intifada, et une nouvelle répression, une nouvelle occupation. Qu’est-ce qu’on attend bordel de m…. pour dire NON, pour manifester, pour boycotter les produits Israëliens, pour exiger de nos dirigeants une condamnation ferme et sans appel de cette politique du pire. Madame la communauté internationale et son représentant de commerce -l’ONU- seraient bien inspirés d’intervenir avant la prochaine déflagration au Proche orient car, je crains fort que l’explosion en Palestine ait lieu avant que l’Iran ne maîtrise le nucléaire militaire;  après…Inch Allah !

Pour ceux qui se sentiraient frustés par les conséquences des régionales, ils peuvent encore voter pour ce blog, en haut de la colonne de droite.C’était hier la journée mondiale de la procrastination; j’avais donc remis à aujourd’hui le plaisir légitime de vous dire: Portez vous bien et, à demain, peut-être.

C’EST PAS FO…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 24 mars 1926, naissance de Dario FO à San Giano, village de Lombardie au bord du lac Majeur, dans une famille prolétaire de tradition démocratique et antifasciste. Il découvre très jeune le théâtre populaire et la tradition orale, par l’intermédiaire de son grand-père, « fabulatore » connu. Doué en dessin et en peinture ( talent qui lui permettra de dessiner lui-même les affiches de ses spectacles )il commence par étudier l’art et l’architecture à Milan.

En 1952, il écrit pour la radio ses premiers monologues comiques, intitulés Poer nano, « Pauvre nain ». Il découvre le Piccolo Teatro de Giorgio Strehler, fait ses débuts d’acteur et monte des revues de satire sociale et politique.

En 1954, il épouse Franca Rame, fille d’une grande famille de comédiens populaires, qui devient son inséparable partenaire. Ensemble ils reprennent à leur façon des farces traditionnelles et écrivent de grandes comédies où ils fustigent les institutions et les classes dirigeantes tout en déployant une fantaisie débridée. En 1968, ils fondent l’association « Nuova Scena » avec l’aide du PCI, « au services des forces révolutionnaires » et s’éloignent des circuits traditionnels du théâtre. 

En 1970, Dario Fo rompt avec le parti communiste et crée, avec ses camarades, un autre collectif théâtral : « La Comune ». Ces années sont celles des grands succès : Mystère Bouffe, en 1969, épopée des opprimés inspirée de la culture médiévale, apporte à Dario Fo une renommée mondiale. Inspiré d’un réel fait divers, en 1970, « mort accidentelle d’un anarchiste » (Morte accidentale di un anarchico) donne avec humour et brio, sa version abracadabrante du cas de l’anarchiste Giuseppe PINELLI, dont la garde à vue, à la questure de Milan, s’était soldée par une défenestration mal expliquée; ainsi que « Faut pas payer » en 1974. Elles  sont écrites en liaison, l’une avec la demande de révision du procès de l’anarchiste Guiseppe Pinelli défenestré à Milan, l’autre avec la campagne d’autoréduction des factures en période d’inflation.

L‘anti-conformisme de Dario Fo, ainsi que son engagement politique et social l’entraînent dans d’innombrables procès et controverses en Italie, avec l’Etat, la police, la télévision, le pape : son émission Canzonissima est censurée ; selon le pape, Mistero buffo offense  » les sentiments religieux des Italiens ». En collaboration avec Franca Rame, il écrit une série de monologues inspirés par la lutte des Italiennes pour le droit au divorce et la légalisation de l’avortement.

Il est souvent appelé à l’étranger pour donner des spectacles et faire des mises en scènes d’œuvres lyriques ou théâtrales, comme en 1991 Le Médecin volant et Le Médecin malgré lui de Molière à la Comédie Française.

Artiste hors normes, il reçoit en 1997 le Prix Nobel de Littérature pour avoir « dans la tradition des bateleurs médiévaux, fustigé le pouvoir et restauré la dignité des humiliés. » Il devient aussi un des premiers Satrapes étrangers du collège de pataphysique en 2001 avec notamment Umberto ECO . L’arrivée du deuxième gouvernement Berlusconi lui a inspiré L’Anomalo Bicefalo, écrit avec Franca Rame. Bref, un théatreux comme je les aime, dans la lignée de Brecht ou de Vilar ! Bon anniversaire donc…

Humour (2)

Aurais-je parlé trop vite ? A propos de la chronique de Stéphane Guillon, je supputais hier que son limogeage devrait être plus prompt que celui de l’infâme Eric Zemmour. On apprend aujourd’hui de source sûre(Le Monde.fr) que ce dernier serait convoqué par la direction du Figaro pour un entretien préalable à un licenciement. Enfin une bonne nouvelle. Lors de sa chronique dans l’émission « Salut les terriens » chez Ardisson, il avait déclaré:« Les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait ». Quand va t-on se décider à déclarer cet individu persona non grata sur les ondes et dans les colonnes des journaux ? Je rappelle qu’en République, le racisme n’est pas une opinion…C’est un crime.

Et bien voila, que le printemps vous soit propice et, pour répondre à Stéphanie, bien sûr que l’on peut voter tous les jours pour ce blog,(colonne de droite, en haut) en vérité, c’est un peu le but du jeu. Allez, merci d’être passés, portez vous bien et à demain peut-être.

TROISIEME TOUR…

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Anarchiste ?

Voici une petite vidéo qui en dit plus que toutes les analyses à l’issue des élections qui viennent de se dérouler. C’est un extrait du « petit journal » de Yann Barthès sur Canal +.

Humoriste.

On ne tire pas sur une ambulance. Stéphane GUILLON aurait du s’en souvenir avant de « flinguer » Eric BESSON dans sa chronique sur France-inter. Il n’est pas aisé d’être humoriste par les temps qui courent et notre fou du roi risque fort de se retrouver dépourvu une fois la bise venue. Vous connaissez la fameuse expression: On peut rire de n’importe quoi mais pas avec n’importe qui. Il faudra désormais dire: On ne peut pas rire de n’importe qui. Je crois que c’est un ancien « rigolo » qui pilote aujourd’hui France-inter, un certain VAL…Ah, rendez nous Desproges, Luis Régo, et les flagrants délires. Rendez nous l’impertinence de Pierre DAC et « bons baisers de partout », rendez nous notre radio publique quand il est encore temps. La droite vient de se prendre une claque et, une bête à terre est toujours dangereuse. Elle va vouloir trouver les boucs émissaires et leurs faire payer cet outrage. Je pense, hélas, qu’on va se débarrasser de Guillon avant Zemmour. La France qui vote Le Pen à 23% a de beaux jours devant elle. Décidément, la petite dame sur la vidéo a tout compris…

Je m’en-foutiste !

Ah, les élections, moi ça m’émoustille, ça me titille le cervelet, ça me gratouille les méninges, ça me chatouille les lobes cérébraux, en bref, ça m’interpelle. Par exemple, je m’étonne que malgré la loi relative à la publication des sondages, les résultats étaient sur Twitter dès 18h 15 ce dimanche. Par exemple, si je comprends que Corinne Lepage démissionne du Modem (que ne l’a t-elle fait avant !) je ne comprends pas pourquoi elle ne démissionne pas de son mandat de député européen pour lequel elle a été élue sous l’étiquette Modem. Vous vous souvenez du fameux « Je vous ai compris » de De Gaulle du haut du balcon du gouvernement général à Alger en 1958. Tout le monde croyait qu’il s’adressait aux Algérois…En fait, il s’adressait aux Algériens et préparait les accords d’Evian. Nicolas 1er, lui, il fait le contraire. Quand il dit: « je vous ai compris », ce n’est pas aux Français qu’il s’adresse mais à l’UMP… Si les voies du seigneur sont impénétrables, celles de la politique ne le sont guère moins.

Et bien voila, c’est tout pout aujourd’hui. C’est gentil à vous d’avoir fait le détour par « les cénobites tranquilles » billet d’humeur et d’humour (d’ailleurs je vous rappelle que vous pouvez voter pour ce blog, en haut de la colonne de droite), portez vous bien et, à demain peut-être pour le 195ème billet de ce blog.

Le 22 mars est le deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez prudent si vous prenez la route. Tiens, à propos d’élections, le 22 mars 1871, la Commune de Paris énonce que les membres de l’assemblée municipale sont  contrôlés, révocables, comptables et responsables et que leur mandat est impératif. C’est pas interdit de rêver.

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Le 22 mars est le deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez prudent si vous prenez la route. Tiens, à propos d’élections, le 22 mars 1871, la Commune de Paris énonce que les membres de l’assemblée municipale sont  contrôlés, révocables, comptables et responsables et que leur mandat est impératif. C’est pas interdit de rêver.

On l’oublie souvent mais, mai 68 a en fait débuté au mois de mars. Certains disent même que cela a commencé en Bretagne un an plus tôt. Laissons aux historiens le soin de trancher.

Le 22 mars 1968, à la cité Universitaire de Nanterre (région parisienne), le mouvement contestataire étudiant qui va prendre le nom de « mouvement du 22 mars », occupe les locaux de l’Université. Il est l’aboutissement d’une contestation grandissante emmenée par des groupes d’extrême-gauche, des anarchistes et des situationnistes. Né d’abord de revendications solidaires, comme la libération des manifestants arrêtés lors des actions contre la guerre du Vietnam, il déborde rapidement sur des questions de société comme la remise en cause du puritanisme social (avec la revendication du droit d’accéder à la résidence universitaire des filles).
Rapidement ce mouvement conduit par Daniel COHN-BENDIT (qui se réclame alors de l’anarchie) va passer de la critique de l’Université à la critique de la société et de l’autoritarisme. Il sera le ferment révolutionnaire du mai 68 français

Le 2 mai 1968, à la Faculté de Nanterre. La contestation étudiante (entamée depuis le mois de mars), s’amplifie, malgré les menaces que font courir les groupes d’extrême droite qui le matin même se sont attaqués à la Sorbonne. Une journée anti-impérialiste est organisée par le « mouvement du 22 mars » avec Daniel COHN-BENDIT, mais l’Université est fermée sur l’ordre du doyen.
La contestation se transportera alors à la Sorbonne le lendemain. (La photo, a fait le tour du monde et traversé l’histoire. D’ailleurs, il est amusant de comparer la photo, à gauche, et l’expression graphique, à droite, qui en a été faite avec les moyens de l’époque.)

Le 3 mai 1968, à Paris, l’Université de la Sorbonne est occupée par les étudiants de Nanterre qui y tiennent meeting. Mais deux cents militants d’extrême-droite du « groupe Occident » (certains sont devenus ministres) aux cris de: « tuons tous les communistes » menacent de les attaquer.
La police procède dans l’après-midi à l’évacuation de la Sorbonne qu’ils encerclent. Ils arrêtent alors près de 400 étudiants, mais ceux qui ont réussi à fuir se rassemblent à l’extérieur et harcèlent les forces de l’ordre aux cris de « 
Libérez nos camardes » ou de « CRS=SS » devant la brutalité de la police.
Cela va provoquer de nombreux affrontements dans les rues avoisinantes et l’apparition dans la soirée des premières barricades dans le quartier latin, qui est placé en état de siège. Vous connaissez la suite.

Et voila, aujourd’hui, Dany le rouge a viré au vert et il a mené Europe-Ecologie en haut de l’affiche et en mesure de s’imposer comme un partenaire incontournable du PS, en tous cas dans les municipales et les régionales.

A propos d’élection, n’oubliez pas de voter pour ce blog (colonne de droite, en haut). Merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

VOTEZ POUR MOI…

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Non, rassurez vous, je ne me présente pas aux élections régionales. Mais, la nouveauté c’est que vous pouvez voter pour votre blog préféré. Il suffit d’aller sur la colonne de droite et de cliquer sur: Votez pour ce blog. C’est un petit détour pour améliorer le référencement. Rien à voir avec mon égo démesuré ni un quelconque marché publicitaire.       

CA L’AFFICHE MAL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Ça l’affiche mal.

L’autre jour, je vous invitais à visiter le blog de Magikstudio à propos des affiches électorales et de leur lecture par un graphiste. Un livre vient de paraître qui retrace l’histoire de l’autocollant politique. C’est un vrai régal et en plus c’est plein de photos comme celle-ci (à droite). L’auteur s’appelle Zvonimir NOVAK, c’est aussi riche que parlant et c’est aux éditions Libertaires. Ca s’intitule: La lutte des signes, 40 ans d’autocollants politiques. Écoutons ce qu’en dit le graphiste Cédric Biagini:« Pour un groupe d’opinion, créer des images est devenu un enjeu crucial. Malgré cet impératif et la massification des outils informatiques, la qualité graphique est plus que médiocre et conformiste. La rencontre entre les structures politiques et les ateliers de graphisme ayant un véritable savoir-faire et une culture de métier n’a pas encore eu lieu. »

« Un autocollant doit être aussi percutant dans son image que dans son message. C’est un peu comme un art martial : il faut que le coup frappe juste d’un coup, en une seule attaque. »

Vous trouverez bien une petite place dans la bibliothèque.

EX-FANS DES SIXTIES…

Le Cavern Club (La caverne en français) est une salle de spectacle localisée dans une petite rue du centre de Liverpool, au Royaume-Uni. Il doit son nom au local présent au sous sol de l’établissement, dans lequel de nombreux groupes y ont joué comme The Rolling Stones, Arctic Monkeys, The Who, Pink Floyd, Oasis, Aretha Franklin, John Lee Hooker, The Ting Tings… Que du beau linge, dont certains sont devenus célèbres.

Le 21 mars 1961, se produit pour la première fois, un jeune groupe dont on va beaucoup reparler… Les Beatles. Ils s’y produiront plus de 300 fois par la suite jusqu’en 1963.

Il existe toujours, et une reconstitution du lieu tel qu’il était à l’époque des Beatles est présente dans le musée du groupe, situé sur l’Albert Dock de Liverpool. On peut y voir les signatures des membres du groupe ainsi que des dessins sur le mur du fond, derrière la scène. Maintenant qu’on à battu les Anglais et gagné le tournoi des Nations, grand chelem, on peut à nouveau fréquenter leurs pubs.

Restons dans les sixties pour évoquer l’homme du jour.

Le 21 mars 1934, naissance de Raoul VANEIGEM.

Il suit des études de philologie romane à l’Université libre de Bruxelles de 1952 à 1956. Il écrit, à 22 ans, son mémoire de Licence sur Isidore Ducasse, comte de Lautréamont. Agrégé de lettres, il enseigne à l’École normale de Nivelles dans le Brabant.

Par l’intermédiaire d’Attila Kotanyi, il est mis en contact avec Guy Debord, et participe activement à l’Internationale situationniste de 1961 à sa démission en 1970, invitant la jeunesse de l’époque à « abandonner toutes les valeurs héroïques pour adopter un hédonisme radical résumé dans le mot d’ordre : “jouir sans entrave” ».

L’une de ses œuvres les plus célèbres est son Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, paru en 1967. Il y exprime une critique radicale du monde en y dénonçant ses illusions, la survie que ces illusions produisent, et la fausse contestation qui en découle, et invite à un « renversement de perspective », en considérant que ce sont les contraintes qui empêchent la création. Dans Le Livre des plaisirs, paru en 1979, il renouvelle son invitation à une « jouissance sans entrave », qu’il présente comme une critique de la société marchande. Cette position l’a fait exclure de l’Internationale situationniste par Guy Debord qui voyait, au contraire, dans le « vaneigemisme » l’expression de l’idéologie utilitariste. Vaneigem est également l’auteur en 1974 d’un mode d’emploi de la révolution, publié sous le pseudonyme de Ratgeb, De la grève sauvage à l’autogestion généralisée.

L’œuvre de Vaneigem se divise en deux tendances. L’une, théorique, trouve sa justification dans l’idée que « la révolution n’est plus dans le refus de la survie, mais dans une jouissance de soi que tout conjure à interdire » ; ce point de vue, qui rappelle une sorte d’épicurisme, a été à l’origine de son exclusion de l’IS, en novembre 1970, voulue notamment par Debord, qui lui reprochait son désistement en pleine période de troubles en 1968. L’autre, faisant appel à une érudition de chercheur, tente de démontrer que l’esprit de la liberté et de la jouissance se rencontre dès le Moyen Âge central dans le mouvement du Libre-Esprit, qu’il distingue, dans un premier temps, des hérésies, dans lesquelles il voit « des filiales de l’orthodoxie », (Le mouvement du Libre-Esprit, 1986), avant de revenir sur cette opposition dans son livre sur « les hérésies, des origines au XVIIIe siècle », au titre évocateur de La résistance au christianisme, publié en 1993.

Il participe actuellement au nouveau journal de Siné, Siné Hebdo.

C’était une livraison dominicale et printanière. En attendant la prochaine, profitez du soleil pour vous intéresser aux régionales, portez vous bien et à demain peut-être.

LE JEU DE LA MORT, LA MORT DU JE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 21 mars a été proclamé Journée mondiale de la poésie par la Conférence générale de l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture, lors de sa 30e session, à Paris, en octobre et novembre 1999. L’objectif de cette journée est d’encourager la lecture, la rédaction, la publication et l’enseignement de la poésie dans le monde entier et de « donner une reconnaissance et une impulsion nouvelles aux mouvements poétiques nationaux, régionaux et internationaux ». Alors saluons à notre manière cette initiative de l’UNESCO.

Voici ce que cela produit lorsque deux génies se rencontrent; l’immense Ferré interprétant de façon toute personnelle, quasiment jazzie, la » chanson d’automne » de Paul Verlaine… Voyez cette photo, en se penchant un peu, on devine l’absinthe. Une merveille.

Et maintenant, sans transition: LE JEU DE LA MORT.

Après la diffusion du documentaire de Christophe NICK sur France 2, le débat fait rage, il fallait s’y attendre. Chacun à entendu parler de l’expérience de Stanley MILGRAM à l’université de Yale dans les années soixante et qui était destinée à évaluer la capacité de l’homme à se soumettre à une autorité légitime.(L’expérimentateur (E) amène le sujet (S) à infliger des chocs électriques à un autre participant, l’apprenant (A), qui est en fait un acteur. La majorité des participants continuent à infliger les chocs jusqu’au maximum prévu (450V) en dépit des plaintes de l’acteur). Peut-être avez vous vu le film de Henri Verneuil «I comme Icare » sorti en 1979 avec Yves Montand dans le rôle d’un procureur chargé d’élucider le meurtre d’un chef d’Etat ? On y voit se dérouler l’expérience de Milgram dans le but d’expliquer le comportement du tueur.

Tout cela ne date donc pas d’hier. Pourquoi un plombier zingueur Bavarois se transforme t-il en bourreau nazi ? Pourquoi un candidat à un jeu télévisé accepte t-il n’importe quelle débilité ? Pourquoi monsieur et/ou madame un(e)tel(le) ne trouve pas en lui (elle) la force de dire non ?

Il faut bien l’admettre, notre éducation à tendance à faire de nous de bons petits soldats peu aptes à se rebeller. Il faut se plier aux règles, il faut accepter la loi du chef, du patron, du curé, du père, du mari, du flic, du président…Sous peine d’être isolé, marginalisé, stigmatisé, il faut se soumettre. Or l’être humain ne craint rien davantage que la solitude; il est grégaire par nature. Son comportement doit donc être compatible avec celui de la meute, de la troupe, de la secte, de la communauté, de la famille, de la nation…

Les résultats de ces expériences peuvent paraître stupéfiants, grosso modo 80% des gens sont dans la soumission à l’ordre établi qu’il soit représenté par la Faculté en blouse blanche, l’Autorité en uniforme ou, et c’est sans doute cela le phénomène nouveau, la télé.

Voilà pourquoi je m’efforce ici de raviver la mémoire de tous ceux qui se sont battus pour une éducation active, non-directive. Une éducation qui consiste à développer le sens critique, la curiosité, la capacité à transgresser, et en définitive, cette aptitude à être minoritaire.

Et bien voila, c’est le printemps, les jardins de Keramoal commencent à se doter de quelques couleurs, jonquilles, camelias, forsythia, primevères…On tient le bon bout. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE BLUES DU TEMPLE…

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TAMPA RED THE GUITAR WIZARD.

Hudson Woodbridge est né au début du siècle dernier (probablement en 1904) à Smithsville, Géorgie. Mais orphelin très tôt il sera élevé par la famille de sa grand-mère, Mme Whittaker, dont il adoptera le patronyme, et qui vit dans les faubourgs de Tampa, en Floride.
Très tôt il apprend la guitare et accompagne sur scène un ami de la famille. À l’adolescence, il devient musicien itinérant et parcourt le Sud des États-Unis à vélo. En 1922, déjà affublé du surnom de « Tampa Red », il arrive à Chicago
.
Sa carrière débute véritablement lorsqu’il s’associe avec le pianiste Georgia Tom Dorsey. Ils enregistrent ensemble, pour la première fois, en mai 1928, des pièces essentiellement tirées du music-hall.
Le blues devenant à la mode à Chicago, « Tampa Red » décide de s’y mettre lui aussi. Au début des années 30, il se marie et sa femme décide de prendre en mains sa carrière. En 1934 elle négocie pour lui un contrat
avec le célèbre producteur Lester Melrose qui lui permettra d’enregistrer ses disques sous le grand label blues Bluebird. C’est pour cette maison de disques qu’il enregistrera ses plus grands titres, toujours accompagné d’un pianiste. Dans les années 40 il ouvre sa formation à des saxophones ainsi qu’à un bassiste, une batterie ou encore un joueur d’harmonica, comme Sonny Boy Williamson ou Big Walter Horton. C’est à cette époque qu’il deviendra une des références du Chicago blues électrique et qu’il enregistrera avec Elmore James lorsque celui-ci se trouve à Chicago.
Malheureusement sa femme décède en 1956 et « Tampa Red » ne s’en
remet pas. Il sombre dans la démence et doit être interné. Il parviendra cependant à encore enregistrer deux albums au début des années 60 pour le label Bluesville : Don’t Tampa with the Blues et Don’t Jive Me. Il disparaît ensuite de la circulation et meurt dans un relatif oubli en 1981.
Surnommé the « guitar wizard » (le sorcier de la guitare), Tampa Red a certainement été un des plus grands guitaristes slide du blues des années 30 et 40.

Le 19 mars c’est aussi la mort de Jacques de MOLAY.

Nous sommes en 1314 dans l’après midi du 19 mars : Jacques de Molay, grand maître du Temple et Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, condamnés par les cardinaux à la réclusion à perpétuité, reviennent sur leurs aveux. Les cardinaux se donnent la nuit pour réfléchir mais les condamnés sont brûlés vifs par les gens du roi, le soir même, dans l’Île aux Juifs à Paris, conformément au droit médiéval qui punit de mort les relaps.

Avant d’expirer dans les flammes, Molay aurait maudit le roi Philippe le Bel et le pape Clément V en leur prédisant qu’ils mourraient eux-aussi avant la fin de l’année, ce qui fut le cas. La représentation, ci-contre à gauche, est due à l’imagination de l’artiste. En effet, il n’existe aucun portrait de Jacques de Molay de son vivant.

Aujourd’hui encore, dans certains rites Maçonniques on retrouve trace de Jacques de Molay et de sa malédiction. C’est le cas par exemple pour le haut degré (30ème du Rite Ecossais Ancien et Accepté dont on voit ci-contre à droite un des décors) dit « Chevalier Kadosh » censé représenter une certaine forme de vengeance et fouler au pied « la tiare et la couronne ».

L‘exécution du grand maître est, pour d’autres, reliée symboliquement à la trahison et l’assassinat de Hiram, architecte du temple de Salomon. De là à construire une filiation tout à fait hypothétique entre batisseurs, Templiers et Francs Maçons, il n’y a qu’un pas que certains ont franchis allègrement, faisant fi des siècles qui séparent les faits. (relisez Dan Brown, il adore ces raccourcis)

Voila la fournée de ce vendredi embrumé; demain je vous le rappelle, c’est le printemps alors, tous aux jonquilles…Et dimanche, kèskifé, dimanche, le petit citoyen Tintin ? Allez, enattendant les résultats, portez vous bien et à demain peut-être.

TIRE PAR LES CHEVEUX…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous et à chacun.


Nous voici déja (pourquoi déja ?) le 18 mars, c’est à dire le 28ème jour de Ventôse qui est comme vous le savez, consacré au capillaire dans le fameux et désormais célèbre calendrier républicain. Moi qui fut, comme Fabrice Lucchini,  apprenti coiffeur (la comparaison s’arrête là) je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais… Je vais au capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée.

Tiens, à propos de cheveux, je voulais vous parler de talon.
Je vois à vos airs hébétés que vous cherchez le rapport. Rassurez vous, il n’y en a pas ! Je vous embarque à destination de la planète foot où l’actualité vaut toujours son pesant de cacahuètes.


Vous le savez, Beckham est aux Brittaniques ce que Zidane est aux Français. Seulement voilà, patatra, le Beckham il s’est fait bobo et du coup, privé de coupe du monde.

La poétesse officielle du Royaume-Uni, Carol-ann Duffy, a écrit un poème en hommage au footballeur, dans lequel elle le compare au héros de la mythologie grecque, Achille, a-t-elle annoncé mardi. Le poème, intitulé « Achille », est parsemé de références à la vie de Beckham.

Madame Duffy a justifié à la BBC sa décision d’écrire sur Beckham en expliquant que le footballeur était « presque un personnage mythique lui-même, dans la culture populaire », même si elle a estimé « être plus susceptible de regarder un match de football que lui de lire de la poésie ». Je ne connais pas le poète officiel de la République Française, il doit se terrer quelque part à l’académie et écrire comme Jean Richepin, ou peut-être, Barbelivien. J’attend vos suggestions.

Rappelons qu’Achille était un héros légendaire de la guerre de Troie (rien à voir avec Brad Pitt). En le plongeant dans le Styx, l’un des fleuves des Enfers, sa mère l’avait rendu invulnérable, hormis au talon par lequel elle le tenait. Il mourra finalement, frappé en cet endroit par une flèche. Beckham, 34 ans, a été victime d’une rupture du tendon d’Achille gauche dimanche avec le club italien de l’AC Milan. Il a été opéré lundi dans une clinique en Finlande, et le chirurgien a estimé qu’il n’avait « aucune chance » de participer au Mondial 2010 en juin en Afrique du Sud.

Tout comme le nez de Cléopatre, le talon de Beckham  aurait bien pu changer la face (de la coupe) du Monde…

L’homme du jour est STEPHANE MALLARME.

Etienne MALLARME dit Stéphane MALLARME est à mon sens l’un de nos plus grands poètes. Il est né un 18 mars à Valvins en 1842. Avec Apollinaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud ou Desnos, il a marqué mes jeunes années. Auteur d’une œuvre poétique ambitieuse et difficile, Stéphane Mallarmé a été l’initiateur, dans la seconde moitié du 19è siècle, d’un renouveau de la poésie dont l’influence se mesure encore aujourd’hui. En médaillon, un portrait de Mallarmé signé Nadar.

Parmi ses oeuvres, J’ai choisi celle là qui est un peu ma Proustienne madeleine.

DON DU POEME.

Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée!
Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,
Par le verre brûlé d’aromates et d’or,
Par les carreaux glacés, hélas! mornes encor,
L’aurore se jeta sur la lampe angélique.
Palmes! et quand elle a montré cette relique
À ce père essayant un sourire ennemi,
La solitude bleue et stérile a frémi.
O la berceuse, avec ta fille et l’innocence
De vos pieds froids, accueille une horrible naissance:
Et ta voix rappelant viole et clavecin,
Avec le doigt fané presseras-tu le sein
Par qui coule en blancheur sibylline la femme
Pour les lèvres que l’air du vierge azur affame?

Voila pour aujourd’hui, passez une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.