Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Gérard de Nerval

    Gérard de Nerval

  • Image de l'artiste Paule MINK

    Paule MINK

  • Image de l'artiste André CLAUDOT

    André CLAUDOT

  • Image de l'artiste Dakota STATON

    Dakota STATON

  • Image de l'artiste Julia Bertrand

    Julia Bertrand

Ecrivain et dramaturge libertaire auteur de plus de 40 pièces de théâtre.Son père, Gino Gatti, balayeur anarchiste, fut un compagnon de Cafiero, et participa aux luttes libertaires en Argentine.En 1942, Armand s’engage dans la résistance et part pour le maquis. Arrêté en 1943 et condamné à mort, il est finalement déporté en Allemagne, près de Hambourg, d’où il s’évadera. Il rejoint l’Angleterre, puis participe à la Libération.Il travaille ensuite comme journaliste (il reçoit le prix Albert Londres en 1954), avant de se consacrer au théâtre. Une partie de son oeuvre a pour thème la résistance et la déportation. Sa pièce « La passion du général Franco », écrite en 1968, sera interdite en France, sous la pression de l’Espagne Franquiste.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,


Amis de la parole engagée et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour !

Ne dites pas que vous n’étiez pas prévenus…On n’y prend pas garde et, le temps de se 1968, sera interdite en France, sous la pression de l'Espagne
Franquiste.">
retourner, on se retrouve le 26 janvier, 7è jour de pluviôse, dédié à 1968, sera interdite en France, sous la pression de l'Espagne
Franquiste.">
l’amadouvier.
Comme dirait Pérec, je me souviens des briquets « amadou » que l’on appelait aussi briquets tempête, on achetait la mèche au mètre. L’amadou étant extrait de ce champignon qui parasite platane, bouleau et autres feuillus de nos contrées.

Tout à fait autre chose.

Le
26 janvier 1924
, naissance de
Dante
Sauveur Armand GATTI

(dit Armand GATTI), à Monaco.

Ecrivain et dramaturge libertaire
auteur de plus de 40 pièces de théâtre.
Son père, Gino Gatti,
balayeur anarchiste, fut un compagnon de Cafiero, et participa aux
luttes libertaires en Argentine.
En 1942, Armand s’engage dans la
résistance et part pour le maquis. Arrêté en 1943 et condamné à
mort, il est finalement déporté en Allemagne, près de Hambourg,
d’où il s’évadera. Il rejoint l’Angleterre, puis participe à la
Libération. 1968, sera interdite en France, sous la pression de l'Espagne
Franquiste.">

Il travaille ensuite comme journaliste (il reçoit le
prix Albert Londres en 1954), avant de se consacrer au théâtre. Une
partie de son oeuvre a pour thème la résistance et la déportation.
Sa pièce « La passion du général Franco », écrite en
1968, sera interdite en France, sous la pression de l’Espagne
Franquiste.

Marc
Kravetz
(journaliste à France-culture) a réalisé une biographie de l’homme à la fois mystérieux
et transparent qui tient du petit chef d’oeuvre. En voici quelques
extraits: « Bon élève (dissipé) du petit séminaire ;
résistant, condamné à mort (gracié en raison de son âge) ;
déporté (évadé) ; parachutiste (médaillé) ; journaliste
(couronné du Prix Albert Londres) au Parisien Libéré puis à
Paris-Match, France Observateur, L’Express (ancienne formule) et
Libération (l’autre, celui de la Résistance) ; cinéaste (consacré
dès son premier film – L’enclos -, ignoré dès le second – L’autre
Cristobal -, exilé pour le troisième – Le passage de l’Ébre -,
interdit de caméra pour 1968, sera interdite en France, sous la pression de l'Espagne
Franquiste.">
beaucoup d’autres – une dizaine) ;
écrivain-dramaturge-metteur en scène (célèbre et célébré : La
vie imaginaire de l’éboueur Auguste G., Chant public devant deux
chaises électriques, V comme Vietnam, Les treize soleils de la rue
Saint-Blaise, Le cheval qui se suicide par le feu, plus un nombre
considérable de pièces, le tout joué un peu partout sur la planète
et quelques rares fois en France) ; voyageur (Sibérie, Chine, Corée,
Japon, Guatemala, Nicaragua, Costa-Rica, Allemagne, Irlande) – ici on
s’en tient aux déplacements qui ont donné lieu ensuite à des
reportages, livres, pièces de théâtre ou films ; écrivain public
itinérant et vidéographe (en compagnie de la Tribu, du
Brabant-Wallon à Montbéliard, de Ris-Orangis à l’Isle d’Abeau avec
crochet par Saint-Nazaire prolongé d’une pointe en Avignon et
Marseille avant un rebond à Strasbourg. » Marc Kravetz disait
de lui: « …Il est plus difficile de raconter Gatti que de
peindre l’oiseau de Prévert ! »

En voila un qui va rejoindre ses prédécesseurs dans notre galerie de portraits.

Allez, merci à vous d’avoir fait le détour par « les cénobites tranquilles », je sais que votre temps est précieux (pure démagogie) n’hésitez pas à revenir, c’est ouvert tous les jours. En attendant portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

CA VIENT DU BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Amis
de la musique baroque et des cailles au raisin réunies, bonjour !


Nous
voici le 25 janvier, 6è jour de pluviôse, généralement dédié au
laurier-tin; encore appelé viorne-tin ou lauretin.

On rencontre
parfois l’orthographe « laurier-thym », ce qui est une
erreur, cette plante n’ayant aucun rapport avec le Thym.

Et si je
vous dis que par chez nous c’est la saint Konhouarn, j’imagine que ça
vous la baille belle…


Je
vais donc m’employer à vous parler d’une chanteuse de blues qui, si
sa notoriété fut moindre que celles de Billie Holydays, Ella
Fitzgerald, Mahalia Jackson ou Bessie Smith, n’en demeure pas moins
une grande voix du Rhythm and Blues.

Il
s’agit de
Etta JAMES,(ne pas confondre avec Etta Ceure, chanteuse réaliste et néanmoins bretonne)
née à Los Angelès un 25 janvier en 1938. Habituée aux tournées
exténuantes dans le circuit du rhythm and blues, James lutte contre
la dépendance à la drogue pendant la majeure partie de sa carrière.
Ses dons dramatiques manifestes sont particulièrement mis en valeur
dans ses ballades des années 1960 telles All
I Could Do Was Cry
, I’d
Rather Go Blind
et
la sensuelle At
Last.



Au fil
des ans, la voix de James change, devenant de plus en plus âpre et
profonde et perdant son timbre de petite fille, et elle devient l’une
des premières femmes à chanter dans le futur style de la soul. Au
cours d’une grande soirée hommage,Live fashion Rocks 2008, c’est
Beyoncé (hélas) qui devait reprendre « At Last » que l’on découvre dans la vidéo ci dessous interprèté par Etta.
 Aujourd’hui,
elle lutte contre la maladie d’Alzheimer et contre son entourage qui
voudrait bien récupérer la monnaie…En effet,
atteinte de la maladie d’Alzheimer, Etta James est en plus atteinte d’une leucémie. Selon son médecin, la chanteuse,
n’est plus capable de signer ses papiers ou de se nourrir seule. Une
situation qui laisse peu de place à l’optimiste mais qui n’empêche pas
sa famille de se livrer à une importante débauche d’énergie et de temps
pour prendre le contrôle de son patrimoine.

 

      
      


Des voix comme celle là il n’y en a pas cent…
Voila pour aujourd’hui. Je me dépêche car la bonne fée électricité à décidé de nous priver de ses charmes…Juste pour moi le temps de vous dire, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas, indignez vous !

L’UN EST SAINT, L’AUTRE PAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la petite histoire et du céleri rémoulade réunis, bonjour !

24 janvier pour les armoricains c’est la saint Kadeg, ou Kadoc, ou Cadou qui a laissé son nom à une magnifique petite île du golfe du Morbihan dans la ria d’Etel. Voici ce qu’en dit la légende:

Fils d’un prince de Glamorgan en
Pays de Galles, puis fondateur et abbé du grand monastère de Lancarvan
(Llancarfan en Grande-Bretagne dans la région de Cambrie), Saint Cado
(Saint Cadou) vécu en Armorique vers 560.

Il
venait retrouver ses compatriotes chassés par l’invasion saxonne et
résida dans l’ile de la rivière d’Etel qui porte aujourd’hui son nom.

Il
y construit un oratoire, fonda un monastère et se consacra à
l’évangélisation du pays. Il fût aussi à l’origine de la construction de
la chaussée de 100 mètres qui relie l’île à la terre, ce qui lui valu
une légende populaire : Cliquez sur la photo pour voir le diaporama, cela vous donnera peut-être envie d’aller y voir de plus près.


Saint Cado, désirant un pont, mais manquant de moyens pour le réaliser, reçu un jour la visite de Satan.
Celui
ci lui proposa d’en faire lui même la construction, et en guise de
récompense, avoir le 1er être vivant qui traverserait ce pont.

Saint Cado accepta, et le Démon créa l’oeuvre en une nuit. Au matin suivant, Saint Cado lâcha un chat, qui passa sur le pont. Etonnant, non !

Tout à fait autre chose.

Le 24 janvier est aussi la date anniversaire de la naissance de Jeanne HUMBERT (1890-1986), née Jeanne Rigaudin, c’est une
écrivaine, journaliste, militante anarchiste et pacifiste française.
Puisque c’est le 36è anniversaire de la loi Veil et que les « anti IVG » continuent à pointer leur museau (ils étaient encore quelques uns à manifester dimanche à Paris) rappelons l’action de cette militante infatigable. Elle a milité pour la liberté sexuelle, ainsi que pour la liberté de la
contraception et de l’avortement. Elle appartient au mouvement néo-Malthusien. En 1924, elle devient la femme de l’intellectuel militant Eugène Humbert, avec lequel elle a eu une fille en 1913.

Jeanne Humbert est une pionnière de la lutte pour la contraception. Le 29 octobre 1910 ils invitèrent leurs amis au « diner des joyeux condoms » dont on voit ici reproduit le menu.

Elle collabore entre autres aux journaux créés par son mari (Génération consciente puis La Grande Réforme).
Comme son mari, elle est condamnée à plusieurs reprises à des peines de
prison, en particulier pour ses propos et ses actions en faveur de l’avortement, interdit en France depuis 1920.
Dans les années 1930, elle parcourt la France pour y donner plus d’une
centaine de conférences en faveur du contrôle des naissances et du
pacifisme.

En 1981, Bernard Baissat a réalisé un film documentaire sur sa vie, intitulé « Ecoutez Jeanne Humbert ».

Et bien voila pour aujourd’hui, vous connaissez désormais la formule qui suit: Portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

 

DJANGO REINHARDT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis
du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !


Dans
le calendrier républicain, le 23 janvier, quatrième jour de
pluviôse, est dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe
ne manquent pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige.
Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.

Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le
bout de leur nez et je n’en suis qu’à mi-parcours de ma taille
d’hortensias…

Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule,
toujours en mal de citation.


Le 23
janvier
c’est le jour qu’a choisit le petit Jean REINHARDT pour
mettre le nez à la fenêtre de sa roulotte, c’était en 1910 à
Liberchies en Belgique. Plus tard, il allait nous entraîner dans de
somptueuses cavalcades sous le nom de DJANGO REINHARDT. L’enfant
fait partie d’une famille de Rroms  nomades habitués à traverser
l’Europe de part en part. Il passe donc sa jeunesse à voyager pour
fuir la première guerre  avant que sa famille ne se fixe finalement
à Paris d’abord sur les Fortif’, la zone mal famée jouxtant la
porte de Choisy puis à la porte d’Italie.


La rencontre avec le banjo de son
oncle à l’âge de dix ans est décisive. Fasciné par
l’instrument, le jeune Django n’a dès lors de cesse de
s’écorcher les doigts sur ses cordes oxydées. Il fait son
apprentissage en observant avec attention les musiciens de passage au
campement, et acquiert bientôt une dextérité hors du commun. Il se
mettra ensuite, avec le même bonheur, au violon et finalement à la
guitare pour notre plus grand bonheur.

À l’âge de 13 ans, il court
déjà le cachet dans les bars et bals de Paris, ainsi que dans les
demeures des gens aisés, tout en continuant de jouer surtout pour
son propre plaisir. La réputation du jeune virtuose se répand chez
les amateurs de musique et en 1928, l’accordéoniste Jean Vaissade
permet à Django d’enregistrer son premier disque. L’adolescent
ne sachant ni lire ni écrire, même pas son propre nom, les
étiquettes portent la mention « Jiango Renard, banjoïste ».

Aujourd’hui, les Rroms sont
inscrits au tableau de chasse de Nicolas 1er. Triste époque madame
Michu !

Allez, en attendant les
perce-neige, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez
pas: Indignez vous !

Le 22 janvier 1905, enterrement de Louise Michel. Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil. Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17 heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Elle avait exprimé le voeu d’être enterrée à levallois-Perret auprès de son compagnon d’arme Théophile Ferré, fusillé par les Versaillais en 1871. Le préfet Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les anarchistes; la cérémonie est suivie d’un grand meeting.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Amis de l’histoire naturelle et de la cuisine au beurre réunies, bonjour !


Nous
sommes le 22 janvier c’est à dire le 3è jour de pluviôse et je
note avec amusement que depuis le début de pluviôse, le temps est
au sec… C’est le jour du fragon, bien connu dans nos
campagnes sous le nom de Petit-houx. En Ille et Vilaine, il était
connu pour des utilisations pratiques.

Ainsi il a été vu à la
vente aux marché des Lices (à Rennes) durant la dernière guerre, vendu roulé
en boule et servant  à récurer le matériel de cuisine allant
au feu de cheminée, les pointes des feuilles faisant office de grattoir.

Un
ancien couvreur se rappelle s’en être servi de hérisson pour
ramoner: il s’agissait alors de lier tête-bêche de nombreuses tiges par
le milieu pour fabriquer ce « hérisson ». En  Gallo, j’ai
entendu Jaosé et René (humoristes locaux) parler de  « hayen »
mais, je ne suis pas sûr de la  prononciation.Merci aux « gallophones » de laisser un commentaire.


Tout à fait autre chose.

 

Le
22 janvier 1905
, enterrement de
Louise
Michel
.
Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil.
Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17
heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Elle avait exprimé le voeu d’être enterrée à levallois-Perret auprès de son compagnon d’arme Théophile Ferré, fusillé par les Versaillais en 1871. Le préfet
Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les
anarchistes; la cérémonie est suivie d’un grand meeting.


Quelques mois plus tôt, le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise maintenue et mixte.

Qu’a t-on fait de son héritage au cours de ce siècle qui devait apporter à l’homme bonheur et justice sociale, fraternité et égalité des droits…Voici quelques images parmi celles qui ont tenté d’immortaliser le dernier voyage de cette combattante.


Louise sur les barricades d’après une oeuvre de Steinlen. Au musée du petit palais à Genève.


Les funérailles de Louise MICHEL.« L’enterrement de Louise Michel », gravure d’Albert Peters-Desteray, 1905. Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis


Les funérailles de Louise Michel en carte postale…

Allez,voila pour aujourd’hui, merci encore de suivre avec autant de fidélité les aventures des « cénobites tranquilles ». Surtout portez vous bien et n’oubliez pas: Indignez vous !

DO YOU LIKE A BLUES ..?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Amis
de la guitare sèche et de la potée Léonarde réunies, bonjour !

Le
21 janvier correspond au 2è jour de pluviôse dans notre calendrier
républicain. C’était un jour dédié à la mousse, je vais donc, de
ce pas tranquille qui caractérise les cénobites, m’en faire couler
une petite…

Il
y a quelques années de cela, dans un coffret consacré aux
« Légendes du Blues », j’ai découvert Snooks EAGLIN. Il
était en très bonne compagnie, entouré de John Lee Hooker, Bessie
Smith, Sonny Terry, Sonny Boy Williamson et autres géants. Depuis,
je ne m’en lasse pas.

Snooks
EAGLIN
fut
découvert par un musicologue à la fin des années cinquante, alors
qu’il se produisait au coin des rues de la Nouvelle-Orléans dans un
pur style de Blues rural.

Devenu
aveugle à dix neuf mois, des suites d’une opération, Snooks EAGLIN
apprend très jeune à jouer de la guitare, en reproduisant les
accords et les tempos qu’il entend dans les rues et à la radio.  A
l’âge de seize ans il se produit dans les églises puis dans des
groupes locaux, comme  celui du pianiste Rhythm’n Blues, James « Sugar
Boy » CRAWFORD, les Hawketts. Mais bien que ses chansons et son
style soient reconnus localement, Snooks EAGLIN est obligé de
continuer à chanter dans les rues pour gagner sa vie.

Après
avoir enregistré un premier disque en 1953, sous le nom de Blind
Guitar Ferd, Snooks EAGLIN est découvert par le musicologue Harry
OSTER, qui le fera enregistrer tout un ensemble d’airs traditionnels
en vogue à l’époque. De valeur inégale, ses séances
d’enregistrements, récèlent pourtant quelques pépites, comme
«Alberta» , «Every day i have the blues» ou «Hight society».

Mais
malgré ses incursions dans un Rhythm’n Blues plus contemporain, le
public continue à apprécier Snooks EAGLIN pour ses interprétations
de blues rural   désespéré de la première heure. La pauvreté
qu’il a cotoyée durant ses jeunes années, donne une telle intensité
à ses premiers titres, que Snooks EAGLIN n’est toujours pas parvenu
à se stade de sa carrière à se faire reconnaitre dans un autre
style.

Je partage
le sentiment de NPO qui écrivait dans ABC Blues & Soul en
mars 2009: « les périodes Folways, Bluesville et Heritage, où
Snooks EAGLIN chante et joue seul à la guitare sèche, représente
la plus belle période artistique de sa carrière discographique.
». A l’âge de
72 ans, Snooks EAGLIN est décédé à la Nouvelle-Orléans le 18
février 2009, il était né un 21 janvier en 1936.

 


Bon, voila pour la galerie de nos Bluesmen préférés.Je vous souhaite une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis des « cénobites tranquilles » et du caviar d’aubergine réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis
des « cénobites tranquilles » et du caviar d’aubergine
réunis, bonjour !

Pour
le 500è billet de ce blogue je voulais rendre hommage à un
anarchiste Nantais qui finit sa vie dans les Côtes-du-nord.

Le
20 janvier 1862
, naissance d’
Augustin
HAMON
,
à Nantes.
Militant et historien anarchiste puis socialiste.
En
1893, il fait découvrir l’anarchisme à Fernand Pelloutier (futur
créateur de la Fédération des Bourses du travail). En 1895, Hamon
publie une enquête sur les anarchistes de l’époque: »Psychologie
de l’anarchiste-socialiste ». Le 27 juillet 1896, il participe,
avec Malatesta, Pelloutier, etc., au « Congrès international
ouvrier socialiste » à Londres, qui se termine six jours plus
tard par l’exclusion des anarchistes par les marxistes. Augustin
Hamon relatera ces événements dans « Le socialisme et le
Congrès de Londres ». Il est également l’auteur de: « Les
hommes et les théories de l’anarchie » (1893), « Patrie et
Internationalisme » (1896), « Un Anarchisme, fraction du
socialisme » (1896), etc. Il crée en 1897, la revue libertaire
« L’humanité nouvelle » et collabore au journal de Jean
Grave « Les temps nouveaux ». Il fut aussi traducteur et
pédagogue libertaire, donnant des cours libres aux universités de
Paris, Londres et Bruxelles. Puis il s’éloignera des conceptions
libertaires et deviendra socialiste, membre de la S.F.I.O des
Côtes-du-Nord (no body perfect !). Il meurt le 3 décembre 1945.

« Le caractère le plus important de toute mentalité anarchiste est l’esprit de révolte. Alors que cette tendance existe, latente, chez tous les hommes et s’atrophie le plus souvent sous l’influence des milieux, chez les anarchistes elle est, dès l’origine, très prononcée. Les milieux ne font que l’exacerber. »

  Augustin
Hamon. in « Psychologie de l’anarchiste-socialiste » (1895) -
Sources, L’éphéméride anarchiste.

Tout
à fait autre chose
.

Le
20 janvier 1909
,
a lieu à Paris
la
première opération escargot de l’histoire automobile
à
l’initiative du « Comité de Défense Sociale » (CDS) pour
protester contre la condamnation des deux chauffeurs anarchistes,
Albert Jacquart (ça ne s’invente pas !) et Maurice Girard; affaire liée à une bagarre avec
un commissaire de police,  autour d’un placard antimilitariste
affiché dans un restaurant coopératif. Les deux inculpés,  seront
lourdement condamnés suite à des accusations mensongères de la
police. Le CDS organisa alors en liaison avec le syndicat des cochers
et chauffeurs cette manifestation d’un nouveau type. Vingt cinq
taxis-autos où avaient pris place des militants syndicalistes tenant
en main des pancartes jaunes et vertes sur lesquelles on pouvait lire
« Affaire
Girard-Jacquart – une infamie judiciaire – Deux innocents condamné
s » formèrent un cortège qui partant du quai des Tuileries passa par la
place de la Concorde, la Madeleine, l’Opéra et atteignit la place de
la République. Les manifestants de leurs voitures distribuaient aux
passants et jusqu’aux agents médusés des tracts explicatifs. 
Les
deux chauffeurs seront remis en liberté, une fois la fausseté de
l’accusation reconnue, lors de l’audience du 3 février 1909.
A
noter qu’une autre manifestation de ce type aura lieu cette même
année à Paris, cette fois pour la défense de Francisco Ferrer.

Et bien, voila donc le cap fatidique des 500 billets franchi à raison d’un par jour. 20 000 pages de ce blogue ont été visitées par plus de 11 000 visiteurs et cela grâce à votre fidélité et aussi à votre indulgence envers l’auteur.

Billet d’humeur, billet d’humour, coup de gueule et rappel historique de ce que nous devons à nos ainés, la chance de vivre dans une République laïque où la liberté d’expression n’est pas « encore » un vain mot.
Portez vous bien et à demain peut-être.

NOLWENN LA PAIMPOLAISE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis
de la musique trad’ et du bigorneau marinière réunis, bonjour !


Puisque
nous sommes au dernier jour de nivôse, dédié au crible, cet
instrument qui servait à tamiser la farine, profitons en pour
répondre au courrier des lecteurs comme on dit dans « Notre
temps » journal de la deuxième jeunesse…


Je
n’avais sans doute pas mesuré la popularité de Nolwenn Leroy dans
le lectorat de ce blogue ce qui m’a valu une volée de bois vert pour
l’avoir rangé dans la même catégorie que Lory. Bien, je m’excuse
auprès de ceux qui apprécient cette artiste, j’aurais  du écrire:
dans la même catégorie que Théodore Botrel. Le folklorisme
gnan-gnan de l’une et de l’autre relève à peu de chose près de la
même veine. D’ailleurs voici une photo de Paimpolaise (à droite) qui a
longtemps servi à illustrer la chanson du barde Montmartrois (j’aime
Paimpol et ses fadaises) et le style est évidemment le même que celui qui est utilisé pour l’album de Nolwenn Leroy. On cherche à légitimer de providentielles racines. La ressemblance est troublante. A tel point que l’ingénue a cru nécessaire d’inscrire sur la pochette du disque
Bretonne
, en cas de doute…Mais bon, ça marche bien pour elle.
L’autre jour à Brest, notre « bretonne » dédicaçais
son oeuvre sous chapiteau à l’invitation d’un grand épicier de
Landerneau. Il y avait plus de monde que pour un meeting de
Besancenot, même Fanch Mitt’ au mieux de sa forme n’a jamais fait mieux dans la cité du ponant !

Quand
à la comparaison entre une œuvre originale et une reprise, j’en conviens, elle est
davantage affaire de goûts que d’esthétisme d’autant plus qu’en
l’occurrence, bien malin qui peut dire à qui revient la paternité
de « la jument de Michao » chanson populaire aux multiples versions. Mais, pour qui a
entendu la version de « Women of Ireland » des
Chieftains,  que l’on retrouve sur la bande originale du
merveilleux film de Stanley Kubrick, Barry Lyndon (1976), Y’a
pas photo… Et je pourrais ajouter que la version de Mike Oldfield
est largement plus saisissante, plus profonde, plus « rebelle »
que celle de Nolwenn Leroy. Et quand Stivell s’en empare pour la chanter en irlandais dans son album Brian Boru (1985) on y croit davantage. Maintenant chers lecteurs, vous connaissez ma mauvaise foi légendaire et vous m’autorisez donc à rajouter que même la version de Manau de « tri martolod » (1998) transformée en guerrier de la tribu de Dana était plus convaincante que la gentille application avec laquelle Nolwenn nous la susurre. Quand à la chanson de Miossec « Brest » elle méritait d’être confiée à une voix enfumée et quelque peu embouteillée, peut-être Arno ou les Ramoneurs de menhirs.

Bon, ça c’est fait ! Ceci étant et comme le répétait mon aïeule, toute chose égale par ailleurs, vous savez l’immense océan de tolérance qui m’habite et il va de soi que je reconnais à tout un chacun le droit d’apprécier tel artiste qui ne trouve pas grâce à mes oreilles. (Cette phrase là me permet d’atteindre mon quota de signes). Allez, portez vous bien et à demain peut-être.



AME DEBOUT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Amis des seventies et de la soupe aux
choux réunies, bonjour !

Ce 29è jour du mois de nivôse est dédié au mercure, peut-être est-ce pour cela que l’alchimie des états d’âme m’entraîne vers la nostalgie et me conduit à ressusciter quelques fantômes du passé…


J‘aime de temps en temps ressortir de
l’oubli où la médiacratie les a relégué, des artistes qui m’ont
ému. Tenez, voici Catherine RIBEIRO ! Je pense que les plus jeunes
d’entre vous n’en ont jamais entendu parler. Les plus anciens se
souviendrons avec nostalgie de ses disques avec le groupe Alpes.
Après avoir écouter ce morceau « Ame debout » en compagnie du groupe Alpes, vous lirez ce qu’en disait Etienne Blondet en 1975 dans un numéro de la
revue « Extra »:

«Sa carrière étonnante, (…) c’est
d’abord celle d’une voix énorme: voix d’espoir et de désespoir,
voix de naissance et d’agonie, voix de haine et d’amour, voix du
coeur et du sexe, voix du râle et du cri, voix magique par delà les
mots qu’elle profère, voix des entrailles qui va droit aux
entrailles de ceux qui l’écoutent…
»


Cette merveilleuse interprète est à
classer pour moi dans la lignée des janis Joplin, Joan Baez, Colette
Magny…C’est sûr, madame Michu, nous sommes loin de Lori, de
Nolwen Leroy, de la star’ac et de ses bêlements télévisuels. Léo Ferré disait d’elle: « Elle n’est pas facile parce qu’elle se tient debout… » Mais
laissez vous emporter quelques instants par cette voix venue
d’ailleurs et postez un commentaire. Je crois que l’on trouve un certain nombre de ses textes en CD, le dernier s’intitule Catherine Ribeiro chante Ribeiro (2005).

C‘est étonnant, quand on affiche son amour pour ces artistes de variétés des années passées, on se fait vite ringardiser… Mais s’il s’agit de Mozart ou de Couperin, tout le monde trouve cela normal ! C’est pas une raison pour se précipiter au spectacle « Age tendre », maison de retraite itinérante pour tous les losers de l’époque « Yé-yé ». Comme le disait mon aïeule qui avait fréquenté Georgius et Mistinguette, il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie.

Allez n’hésitez pas à repasser par ici, ne serait-ce que pour me corriger sur mes « phautes d’orthografe ». Portez vous bien et à demain peut-être.

FEU BAKCHICH-HEBDO…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis de l’opéra de quat’sous et du tiers Etat réunis, bonjour !

Aujourd’hui, 17 janvier, nous célébrons Saint Antoine. Attention, St Antoine le grand, pas celui de Padoue… C’est un peu le patron de tous les anachorètes et cénobites réunis. On sait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il vécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister toute au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations…De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d’un cochon portant une clochette. Selon Emile Mâle qui signale que cette tradition date de la fin du XIVè siècle, le cochon n’a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en 1095
(les Antonins) : les porcs n’avaient pas le droit d’errer librement
dans les rues, à l’exception de ceux des Antonins, reconnaissables à
leur clochette. A noter cependant que les démons qui ont tourmenté le
saint ont, dans un premier temps, été représentés par des animaux
sauvages (lion, ours, etc.) puis sous la forme d’animaux plus familiers
comme le loup et le sanglier, ce dernier pouvant expliquer le lien avec
le cochon. On le voit aussi très souvent en compagnie d’un autre ermite, saint Paul de Thèbes, on dit qu’ils étaient copains comme cochons…

Tout à fait autre chose.
Je viens d’acheter le dernier numéro de BAKCHICH hebdo. Quand je dis le dernier je devrais dire l’ultime car, en effet, comme SINE-HEBDO, comme LA MECHE, comme KAMIKAZE, s’en est fini pour eux. A croire qu’il n’y a guère de place pour les journaux satiriques dans notre douce France. Les lecteurs veulent de la mélasse, du consensus mou, du pré-mâché, du je-ne-dis-rien-mais-j’en-pense-pas-moins.

Bien sûr, il reste le oueb mais, on reste souvent dans le domaine de l’instantané, du scoop, rarement dans l’analyse qui permet de prendre ses distances et de se faire son propre jugement sur les évènements. J’avoue que j’en ai un peu marre de collectionner les journaux « morts de fin ». Je possède quelques cartons pleins de Hara-Kiri, Charlie, L’Enragé, SINE-HEBDO, qui feront peut-être la joie des historiens quand les petits enfants poseront la question: Dis papa, c’était quoi un journal satirique ? Bon ben, tant pis, on va continuer à déchiffrer le « Canard enchainé » tous les mercredis.

En attendant promenez vous sur Internet, il y a plein de blogues qui méritent le détour, quand bien même leur durée de vie est souvent réduite au minimum syndical. Celui-ci de blogue est à quelques jours de fêter son 500è billet et cela grâce à votre fidélité, soyez en remercié, poil au nez ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.