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Chez Sanofi, y-a pas de vaccin mais…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la transmutation et de la froment-beurre réunies, Thymèlebonjour ! Nous sommes le Mercredi 10 février 2021, 22è jour de pluviôse que nos amis républicains, dans leur petit calendrier et leur grande imagination avaient dédié à la Thymèle; jolie plante qui donne une très belle floraison par grappes. Dans certaines régions, elle porte le nom de Daphné-Garou ou Saint-bois… Le Garou est un arbuste des garrigues méditerranéennes et des sables atlantiques.

Y-a pas de petits profits…

Sanofi enregistre en 2020 un bénéfice record de 12,3 milliards d’euros. Le groupe va verser quatre milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires, de quoi relancer la polémique après l’annonce de la suppression d’un millier de postes en France dont 400 dans la recherche et le développement. Pourtant, en Juin 2020, lors d’une visite symbolique sur le site de recherche et de production de vaccins de Sanofi, à Marcy-l’Etoile (Rhône), Emmanuel 1er avait annoncé le déblocage de 200 millions d’euros pourlieux de culte accélérer la mise au point d’un vaccin et de traitements contre le coronavirus. Aujourd’hui le groupe va se contenter d’embouteiller les vaccins de Pfizer. Pour mémoire, rappelons que Sanofi, fondée en 1973, n’était à ses débuts qu’une « start-up » de dix salariés, filiale du groupe pétrolier Elf Aquitaine. Or donc le virus continue de circuler librement de-ci de-là mais attention; il choisit ses lieux de prédilection. Et curieusement, un an après le début de la catastrophe nous en sommes toujours à nous demander sur quelles bases scientifiques le coronavirus circule dans les bars, les restaurants, les musées, les salles de concert et de cinéma, les transports en commun, les festivals en plein air et pas dans les églises. L’opération du saint esprit sans nul doute. Réclamons donc l’ouverture de nos lieux de culte à nous.

Allez, je fais court, je dois déneiger devant ma porte. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Extrêmophile toi même…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rockabilly et du prix d’Amérique réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 09 février 2021, 21è jour de pluviôse dédié au Tabouret des champs dans notre calendrier républicain; je vous assure que j’invente pas.

Vous connaissez le « tabouret bleu » ? Et bien c’est la Thlaspi. Vous connaissez pas la thlaspi ? C’est une belle plante de la famille des Brasicacées (autrefois on disait crucifère). Les Brasicacées, madame Michu, pas les bras cassés. Le tabouret des champs est une mauvaise herbe tabouret-bleuannuelle qui pousse sur les terres labourées. Sa silique (cosse) aplatie, ovale et à larges ailes la rend particulièrement reconnaissable. Les parties vertes de la plante dégagent une légère odeur d’oignon (aujourd’hui, on peut dire ognon.) lorsqu’elles sont pressées. Mon aïeule lui donnait le nom d’herbe aux écus. C’est une plante dite « spécialiste » et extrêmophile, l’une des rares à pourvoir survivre sur des sols « extrêmes » naturellement riches en certains métaux. Cette tolérance au zinc, au plomb et au cadmium, lui permet de se développer sur des sols où la concentration en métaux est toxique pour les autres plantes, ce qui en fait un moyen de gestion de sites pollués; les spécialistes de la chose appellent cela la phytoremédiation. En d’autres termes, vous plantez de jolis parterres autour de Tchernobyl et Fukushima et vous attendez… 10 000 ans. Et alors, merci qui ? Merci tonton Erwan.  Et puis tiens, une pensée pour William John Clifton Haley disparu le 09 février en 1981. Ah oui, il est plus connu sous le nom de Bill Haley:

 

Oui ho, hein, bon! On peut pas être au top tous les jours. Repassez demain, je verrai ce que je peux faire; en attendant portez vous bien.

De la pensée libre à la libre pensée…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’hypothypose et des spaghetti alle vongole réunis, bonjour! Nous sommes le Lundi 08 février 2021, 20è jour de pluviôse dédié à la serpette. Ici, en Finistère, ce serait plutôt le jour de la serpillère, histoire d’éponger le surplus de précipitations comme ils disent dans le poste.

En février 1600, mort de Giordano Bruno, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques Bruno-G-150x150et rationalistes. Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophiques qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession… Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc. Si vous passez à Rome, vous The statue of Giordana Brunopouvez voir une statue dressée sur le campo dei fiori. Ça me rappelle une citation de Victor Hugo que je trouve très appropriée: « Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. » Oui-da, en ces jours où l’affligeante actualité inonde nos téléviseurs, et que nos députés planchent sur le séparatisme islamique histoire de n’avoir point à interroger le radicalisme mormon, catholique ou évangélique; la seule idée qui mérite promotion est celle de la libre pensée.

Allez, merci à vous d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

If you want…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des Pâques irlandaises et du irish stew réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 06 février 2021, 18è jour de pluviôse dédié à l’IF. St-Maudez-300x224Arbre remarquable surtout dans la tradition celtique. Le mot if remonte à un mot gaulois ivos ou, émane d’un étymon celtique qui donne aussi ivin en breton, ywen en gallois, éo en irlandais. Une racine semblable existe en germanique, iwaz, qui a donné iw en vieil anglais (yew en anglais moderne) et Iwa en vieil haut allemand (Eibe en allemand moderne), dont semble dériver le prénom Yves et donc, Ivan, Ewan, Erwan, (tout ce détour pour parler de lui… Non mais, quel égo !)

Hors des bosquets sacrés et des sentiers battus, cet arbre tient une grande place auprès des Celtes en général et des druides en particulier. Ce conifère odorant est un symbole funéraire dans l’univers celtique. Selon César, deux chef gaulois des Eburons, vaincus au combat, s’empoisonnèrent avec ses fruits. La toxicité de la plante et son lien avec la mort sont patents. L’if se rencontre encore dans les anciens chaudron-gundestrup2cimetières, où il paraît tenir compagnie aux défunts, dans la solitude silencieuse, à la frontière du monde des vivants. Vert en toute saison, cet arbre symbolise aussi la résistance, la vigueur et l’immortalité. En dehors donc des cycles végétatif, l’if est le matériau dans lequel est taillé la roue du druide Mogh Ruth, symbole de l’apocalypse, de la révélation puisque selon les textes, une roue en if, Roth Ramhach, doit tomber du ciel lorsque la fin du monde sera arrivée (y’a pas que les gaulois qui craignaient que le ciel ne leur tombe sur la tête…). La roue du druide mythique Irlandais Mogh Ruith (serviteur de la Roue) est particulière. Elle a un moyeu et des rayons mais pas de jante. Elle est en if. C’est la roue de l’Apocalypse: quiconque la voit devient aveugle, quiconque l’entend devient sourd et quiconque la touche meurt sur le champ. Il reste quelques roues à carillons en Bretagne qui sont des dérivés directs de ce symbole.»

En attendant la fin du monde, je m’ennuie quelques fois, alors, je vais if-de-Pommeritau bourg pour y faire mon Loto… Heu non, ça c’est autre chose. En photo (en haut du billet), l’if de Saint-Maudez en Côtes-d’Armor et que l’on dit millénaire. Il en est un autre (ici à gauche) dans la commune de Pommerit-le-vicomte, près de Guingamp en Côtes-d’Armor aussi, que l’on dit plusieurs fois centenaire, certains affirment qu’il aurait 1700 ans. Malgré les turbulences de la vie, il a même connu un incendie, il est toujours là. Le tronc est creux mais à l’intérieur la vie est présente et le spectacle est digne d’une cathédrale.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le festin nu…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

Amis de la philosophie des lumières et de la pile Mazda réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 05 février 2021, 17è jour de pluviôse dédié au lichen. En Bretagne on célèbre les Merin, un saint gallois qui a laissé son nom à la commune de Plomelin en Finistère.

Si je vous dis; Kerouac, Ginsberg, beat génération, je vous connais, vous pensez bien sur à William Seward Burroughs. Préférant les aléas de l’errance à la vie bourgeoise qui lui est destinée, il choisit de partager la destinée des drogués et des marginaux. Des années 1940 aux années 1960, il vit le plus souvent dans les bas-fonds de New York, de Mexico, de Tanger, de Londres et de Paris, exerçant pour survivre tous les métiers possibles: employé d’une agence de publicité, détective privé Williamspécialisé dans les affaires de divorce, destructeur de parasites à Chicago. Refusé par tous les éditeurs américains, son second roman, Le Festin Nu, sera publié à Paris en 1959 (grâce à l’entregent de J. Kerouac), traduit par Éric Kahane à qui l’on doit la traduction du « Lolita » de Nabokov.. Le procès pour « obscénité » qui accompagne sa publication quatre ans plus tard aux États-Unis contribuera paradoxalement à parfaire sa notoriété d’écrivain et à l’imposer comme l’une des figures majeures de la littérature contemporaine. La cour suprême finira par reconnaître sa valeur littéraire et le caractère non obscène du texte. (Cette décision va ouvrir la voie à de nombreuses autres publications, notamment celles de Henry Miller). On lui doit notamment la technique du cut-up qui consiste à créer un texte à partir de fragments déjà existants.

En 1944 le poète Allen Ginsberg lui présente l’écrivain Jack Kerouac. Ils resteront intimement liés, créant ensemble un mouvement artistique basé sur le refus de l’American Way of Life des sixties, la fameuse Beat Generation, contre-culture qui influencera le mouvement hippies des kerouac-Burroughsixties et jusqu’aux punks des années 70. Il épouse Joan Vollmer Adams en 1946. En 1953, un soir de beuverie à Mexico, [où il a émigré pour fuir ses ennuis avec la police New-new-yorkaise] tel Guillaume Tell, il vise le verre que sa femme tient sur la tête, le rate mais pas elle et la tue accidentellement. (sur la photo ici, avec Kerouac). « Le Festin nu » a été adapté au cinéma par David Cronenberg en 1992. Bon d’accord, c’est pas la bibliothèque rose, tout ce petit monde sent un peu le soufre, mais Burroughs reste à mes yeux un auteur « majuscule » du XXe siècle. Il apparaît également dans le film « Drugstore cowboys » de Gus Van Sant.

 

Bon, voila, ça c’est fait et à classer dans la catégorie littérature. Allez, encore merci de consacrer un peu de votre temps à visiter « les Cénobites tranquilles », portez vous bien et à bientôt peut-être.

Véronique, nique, nique…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis du confucianisme et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 04 février 2021, 16è jourPrévert de pluviôse, dénommé « jour du buis » dans le calendrier républicain. C’est le jour anniversaire de la naissance de Prévert et bien sur, pour marquer le coup, il pleut sur Brest. Quand à la préposée aux calendriers, elle me susurre  à l’oreille, qu’aujourd’hui, celui des postes nous invite à célébrer les Véronique, nique nique…

Tiens, le saviez tu ? Sur le chemin de croix, selon une tradition médiévale, une femme prise de pitié aurait essuyé le visage du Christ avec un voile et celui-ci aurait conservé les traits du supplicié… De là le nom de la femme: Véronique, déformation du latin « Vera iconica ». à gauche détail d’un tableau intitulé Le Gradismar de Blaise LE-GRASDIMAR-DE-BLAISE-RA-0005_6-copie-1-200x300Ra de Débarras. Véronique ayant ramené le « voile de la Sainte Face » à Rome, elle aurait guéri l’empereur Tibère en le lui faisant toucher… Le voile est aujourd’hui vénéré à Saint-Pierre de Rome. Véronique aurait ensuite évangélisé l’Aquitaine avec son mari, un certain Zachée. Après sa mort, elle aurait été enterrée à Soulac, sur le littoral atlantique de la Gironde, où lui est dédiée une église. Une tradition médiévale du Quercy assimile l’ermite Amadour à Zachée qui, devenu veuf, se serait établi dans une grotte de la région. Amadour est à l’origine de l’actuel pèlerinage de Rocamadour (le nom de ce village rappelle le « rocher d’Amadour ») étonnant, non ? Et la foule des fidèles s’est mise à chanter:

 

Bon, allez, assez déliré pour un jeudi. Merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Une philosophe au front…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la philosophie et du p’tit écho de la mode réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 03 février 2021, 15è jour de pluviôse officiellement dédié à la vache; ce qui bien entendu n’a rien à voir avec ce qui va suivre.

Voici une philosophe dont on parle peu, peut-être à cause de son homonymie avec Simone Veil, la femme politique. La notre de Simone Weil nait en 1909, un 03 février, à Paris au sein d’une famille de la bourgeoisie juive mais agnostique. Elle aura la chance de pouvoir weilbénéficier d’une éducation classique. Au Lycée Henri IV à Paris, elle est une des premières filles à avoir accès au cours de philosophie d’un professeur célèbre : le philosophe Alain, qui écrira plus tard: « La religion conduit à l’irréductible irréligion ». Simone Weil sera influencée par la stature de ce professeur, par ses idées non-conformistes et ses rébellions contre l’autorité universitaire. Elle devient elle-même professeur de philosophie et s’engage sur le plan politique. On la surnomme « la vierge rouge » et l’administration universitaire la nomme assez loin de Paris, craignant sans doute les remous.

Dans les villes de province où elle enseigne (au Puy, à Bourges…) elle fréquente les ouvriers, les chômeurs, discutant avec eux dans les cafés, leur donnant des cours de culture générale pour les instruire afin de les éclairer sur le rôle important de la classe ouvrière. Pour mieux comprendre les rouages de l’oppression sociale, elle se fait embaucher comme ouvrière en usine, malgré sa santé précaire. En 1936, elle rejoint les brigades internationales, en Espagne, où elle combat comme un soldat dans cette atroce guerre civile (La photo à gauche la montre simone Durrutiarmée et dans la célèbre combinaison de la CNT) Elle fera partie de la fameuse colonne Durruti formée d’anarchistes principalement. En voyage en Italie, sa vie personnelle bascule soudain lorsque, dans une église à Assise, elle vit un moment spirituel intense. « Quelque chose de plus fort que moi m’a obligée, pour la première fois de ma vie, à me mettre à genoux », écrira-t-elle. Elle en est marquée jusqu’à la fin de sa courte vie et va développer cette approche spirituelle qu’elle nomme « connaissance surnaturelle ». Fatiguée, malade, diminuée, elle trouvera la mort dans un sanatorium de Ashford le 24 août 1943, elle n’a que 34 ans. Au regard de notre actualité, je vous laisse juger de la pertinence de cette citation extraite de son livre: La pesanteur et la grâce. « L’obéissance à un homme dont l’autorité n’est pas illuminée de légitimité, c’est un cauchemar.». Nous devons à laure Adler une magnifique biographie parue chez Actes Sud en 2008. C’était véritablement une femme admirable, entre Calamity Jane et Sainte Thérèse de Lisieux, elle me fait penser à Hannah Arendt, autre philosophe de premier ordre.

Bon allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Il pleut sur Brest ! Si, si…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la botanique à deux balles et du pot au feu réunis, bonjour ! Or donc nous voici le Mardi 02 février 2021, ère du vrai confinement, quatorzième jour de pluviôse dédié à l’avelinier, ou si vous préférez, le coudrier noisetier_mb1007-d0014-300x225qui est l’ancien nom du noisetier…C’est la Chandeleur, ar goulou vras , la grande lumière, comme disent les brittophones. A la Chandeleur, Quéré fait des crêpes jusqu’à pas d’heure, se plaisait à nous dire mon aïeule, sûre qu’elle était de nous épater. Savez vous que le noisetier se prête tout à fait à la culture du bonsaï comme le montre cette photo. Oui mais, pourquoi Avelinier ? Et bien, petit scarabée, parce que il s’agit en vérité du Corylus avellana. Avellana se rapporterait à la ville italienne d’Avella, dans la province d’Avellino, dont les noisettes étaient réputées. Voilà pourquoi, une « aveline » est une grosse noisette presque ronde et « avelinier » le nom ancien de cette sorte de noisetier. Merci qui ? Merci papy Erwan…

Vous surprendrai-je si je vous dis qu’il pleut sur Brest ! En vérité, cela fait trois mois qu’il pleut; un temps à ne pas mettre un chien de ma chienne dehors. Un temps si gris qu’un virus s’est pendu. Un temps à avoir le moral dans les chaussettes et le covid dans les narines. Un temps à s’auto confiner avant que les gougnafiers qui nous gouvernent en finissent avec les libertés individuelles qui nous restent… Mais que s’est-il passé pour que nous en soyons arrivés à cela. Toujours plus d’interdits, toujours plus de contrôles. Un Etat d’urgence qui devient la norme, des comités Théodules en lieu et place des institutions démocratiques. Une gestion de crise digne des pieds nickelés. Mais on va où là ? Allez, musique ! Ecoutons Stanley Gayetzsky, plus connu sous le nom de Stan Getz, né le 2 février 1927 à Philadelphie en Pennsylvanie.


 

Merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ar gwir ened ar bed…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour! Nous sommes le Lundi 1er février 2021, treizième jour de pluviôse dans le calendrier républicain dédié au laurier-sauce mais pour les Celtes, c’est Imbolc.

Imbolc est une fête religieuse celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le la-croix-150x150calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles. Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. La tradition voulait que, la veille d’Imbolc, on tresse des croix spéciales de Brigit que l’on accrochait ensuite dans les habitations pour appeler la protection de cette déesse.

« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis »
Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, Rennes, 1990


 

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Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de druide-275x300la tradition Celtique et plus particulièrement druidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu’est la Sainte Brigitte (elle même se substituant à la Brigit pré chrétienne) suivie de la chandeleur. L’église Catholique, apostolique et Romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.

Allez, portez vous bien, n’oubliez pas la petite laine et, à bientôt peut-être.

La rose et le lapin…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour ! Nous voici le Samedi 30 janvier de l’an 2021 et nos amis républicains dans leur grande sagesse et leur petit calendrier avaient dédié ce jour à rose de Noëll’hellébore. L’helléborus niger, encore nommée « rose de Noël » tient son appellation d’une jolie légende que je m’en vais vous conter ici. Nous voici au cœur de la nuit qui vit la naissance du petit Jésus. Madelon, une bergère gardant ses moutons, voit une caravane de bergers et Rois Mages traverser son champ enneigé pour aller offrir leurs cadeaux au nouveau-né. La pauvrette se dit in petto: Tiens, le Paris-Dakar est plus tôt cette année… N’ayant rien à offrir, elle se met à pleurer. Un ange qui appartenait au comité de course voit ses larmes sur la neige, les effleure et fait éclore son cadeau, une fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël. C’est pas beautiful ça !

Au Moyen-Âge encore, la plante se nommait aussi Aliboron, terme de l’ancien français issu lui-même du grec elleboros, folie. L’ellébore porte le nom d’anticyricón, notamment chez  Dioscoride. Dans la Rome antique,Boronali le proverbe mettre le cap sur Antycire signifiait montrer des signes de folie; on retrouve ce proverbe chez Horace. Considérée comme un remède universel contre la folie dès l’Antiquité, aliboron a pu être associé au nom de maistre pour désigner le médecin, puis le savant et enfin l’âne ou le « maître Aliboron », personnage ridicule car se mêlant de tout. Aliboron a aussi donné son nom, par anagramme interposé, à un peintre qui défraya la chronique: Boronali fut célèbre au début du XXe siècle, bien que n’ayant jamais peint qu’une seule toile… Mais auparavant, un tour à Montmartre avec Georges Chelon.

 


Au salon des Indépendants de 1910 figure la toile Coucher de soleil sur l’Adriatique. Le catalogue en donne pour auteur « JR. Boronali, peintre né à Gênes ». En raison du caractère abstrait de cette peinture, les critiques s’enthousiasment et l’affaire fait grand bruit, jusqu’au jour où lapin-à-Gille journal Le Matin reçoit la visite de l’écrivain Roland Dorgelès qui révèle, constat d’huissier à l’appui, que l’auteur se nomme en fait « Lolo », et qu’il est l’âne du patron du Lapin Agile, célèbre cabaret de la butte Montmartre. Sur la photo à droite, le « Père Frédé » et son âne Lolo. Boronali est l’anagramme d’Aliboron, le nom donné à l’âne par Jean de La Fontaine. Dorgelès, avec deux amis peintres, André Warnod et Jules Depaquit, avait attaché un pinceau à la queue de l’animal qui devint ainsi la vedette du Salon. Et la toile s’est vendue 400 francs… Le fameux cabaret lui, il doit son nom au caricaturiste André Gill qui imagina comme enseigne, un lapin bondissant hors de la casserole. Par jeux de mots, le lapin à Gill devint le lapin agile. L’original de l’enseigne est conservé au musée de Montmartre.

Et voilà, on cause, on cause et on ne sait plus très bien où cela nous entraîne. En tous cas, c’est sympa à vous d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.