Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Lissagaray

    Lissagaray

  • Image de l'artiste Jacques DOUAI

    Jacques DOUAI

  • Image de l'artiste Benny Goodman

    Benny Goodman

  • Image de l'artiste Sunnyland Slim

    Sunnyland Slim

  • Image de l'artiste Léda Rafanelli

    Léda Rafanelli

Benny Carter au saxo…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la botanique (nique-nique) et de la salade de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 12 juillet 2018, 24è jour de orcanetteMessidor, dédié à l’Orcanette. Oui je sais, y’en a pas beaucoup par ici… L‘orcanette des teinturiers est une plante méditerranéenne de la famille des Boraginacées, l’une des rares représentantes du genre Alkanna en France. Sa racine rouge servait autrefois à faire de la teinture, d’où son qualificatif. Elle est très basse et très velue, et pousse le plus souvent sur les sables du littoral, en touffes plus ou moins circulaires.

Allez, retour au Jazz et au saxo. 12 juillet: Anniversaire de la mort de Benny Carter. Dans les vieux 33t, on trouve encore l’orthographe Bennie Carter. Ce natif de New-York était un génial touche à tout: trompettiste, saxophoniste, chanteur, arrangeur, compositeur et chef d’orchestre. Il a été un des grands du Jazz des années trente jusqu’à 1990. Il est mort en 2003 à Los Angelès.

 

Benny  Carter a passé son enfance à Harlem en compagnie de Duke Ellington et de benny carterBubber Miley auprès de qui il a appris la trompette. Quand il comprit qu’il ne jouerait jamais aussi bien que lui, il troqua sa trompette pour un saxophone. A 15 ans, il enregistre son premier disque (1927), un an plus tard il crée son propre big band. En 1935 il part pour l’Europe et devient l’arrangeur de l’orchestre de danse de la BBC. Entre Europe et Etats Unis, il va jouer, chanter et composer jusqu’à ses 90 ans. Il travaille pour les plus grands, Ray Charles, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Louis Armstrong. Son plus grand succès a sans doute été: Cow Cow Boogie. Il reste un des premiers noirs à avoir écrit de la musique de film. Il a beaucoup inspiré Quincy Jones quand celui-ci a commencé à écrire pour le cinéma et la télévision.

Voila, vous vous mettez à l’ombre, vous vous servez un Planteur, vous déposez délicatement une vieille galette vinyle sur la platine (c’est pas très MP3 tout ça…) et vous regardez le tour de France attaquer les premières pentes des collines costarmoricaines (Mur-de-Bretagne). En attendant les résultats, portez vous bien et à demain peut-être.

La Ravachole…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’art lyrique et du gigot d’agneau réunis, bonjour ! Nous sommes (déjà) le Mercredi 11 juillet de l’an 2018, Vingt troisième jour de Messidor. Les républicains chargés du calendrier, dans leur immense sagesse et leur infinie ruralité, avait dédié ce jour au Haricot…

En règle générale, en particulier non plus d’ailleurs, je ne suis guère zélateur de ces agités du bocal qui sont porté sur la dynamite comme d’autres sur le Picon-bière. Mais celui-ci est emblématique de ce que fut l’anarchisme à une certaine époque. Le 11 juillet 1892, mort de François KOENIGSTEIN, dit RAVACHOL (du nom de sa mère), guillotiné à Montbrison. Anarchiste expropriateur et vengeur RavacholEtGendarmesdynamiteur. Il est né le 11 (14?) octobre 1859 à Saint Chamond (Loire). Son enfance est misérable et il est contraint de travailler dès l’âge de 8 ans. Il devient antireligieux à la lecture du « Juif errant », puis anarchiste par révolte contre l’injustice de la société. Refusant son sort, il décide de voler ce qui lui est nécessaire. Le 15 mai 1891, il pille une tombe, mais ne trouve pas les bijoux escomptées. Le 18 juin 1891, à Chambles, il vole un vieil ermite très riche ; ce dernier se rebiffe et Ravachol le tue. Il sera par la suite soupçonné d’autres meurtres dans la région.

https://youtu.be/Q_T9F7nSXgQ

Arrêté par la police, il parvient néanmoins à lui échapper et se rend à Paris après avoir fait croire à son suicide. Révolté par le jugement qui frappe les anarchistes, Decamps et Dardare, il décide de les venger. Aidé par des compagnons, il vole de la dynamite sur un chantier et le 11 mars 1892, il fait sauter le domicile du juge Benoît. Le 27 mars, l’immeuble où habite le substitut Bulot est gravement endommagé par une explosion qui fait quelques blessés mais aucun mort. Dînant au restaurant Very, Ravachol se trahi par ses propos tenus au garçon Lhérot, qui le fera arrêter 3 jours plus tard. Jugé dès le 26 avril ravachol1892, à Paris pour ses attentats, il est condamné au bagne à perpétuité. Il passe ensuite devant la Cour d’Assises de la Loire le 21 juin pour ses meurtres où il accueille sa condamnation à mort au cri de « Vive l’anarchie ». Ici à droite, une bois gravé de Maurin. Guillotiné, Ravachol devient un mythe de la révolte. « Messieurs, j’ai l’habitude, partout où je me trouve de faire de la propagande. Savez-vous ce que c’est que l’anarchie? »: Ravachol s’adressant à ses gardiens. Des chansons lui sont consacrées (La Ravachole, sur l’air de la Carmagnole). En vérité, un drôle de zig… Consacrons lui une petite place dans notre galerie de portraits.  

Et bien voilà, après cela vous pouvez participer à « questions pour un champion ». En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Pissarro ci, Pissarro là…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’Alsace-lorraine et du munster au cumin réunis, bonjour ! Aujourd’hui c’est Mardi, nous sommes le 10 juillet 2018, 22è jour de messidor dédié au cumin. 10 juillet, 10 juillet, ça me dit quelque Vinstubchose, ah oui, c’est l’anniversaire de mon cadet. Y’en a un du 10 et l’autre du 20 et tous les ans c’est la même histoire pour se souvenir de l’ordre. Vous vous souvenez du prénom d’Alzheimer vous ? C’est donc, permettez moi ce message personnel, l’anniversaire du jour où l’humanité vit apparaître parmi elle ce génie de la communication; plus créatif que Ogilvy, plus imaginatif que Bleunstein-Blanchet, plus délirant que Seguela… J’ai nommé l’animateur de Breizhtorm et néanmoins fils de son père, votre serviteur, ce qui ne l’empêche en aucune façon d’être à son tour, père de ses fils, ce qui, ipso facto, fait de l’auteur de ce billet le grand père des fils de leur père précédemment cité. Joyeux anniversaire donc.

 

 

Et puis tiens, histoire de faire un point sur le pointillisme ce qui, reconnaissez le, n’a strictement rien à voir, une pensée pour un grand peintre dont les amitiés anarchistes sont trop peu connues.

Le 10 juillet 1830, naissance de Camille PISSARRO. Peintre de talent de l’école impressionniste et anarchiste de convictions. Son enfance se passe dans les Antilles. En 1855, il est à Paris pour suivre les cours des Beaux-Arts. Passionné par le dessin et la peinture, il devient l’ami de Monet, Renoir et Cézanne. En 1863, il expose au « Salon des Refusés ». Durant la guerre de 1870, il se réfugie en pissarroAngleterre, mais il est contraint d’abandonner de nombreuses toiles qui seront détruites par la soldatesque. De retour en France, il participe dès 1874 aux premières expositions des impressionnistes (qui ne rencontrent qu’incompréhensions). En 1884, une exposition de ses toiles aux U.S.A, est couronnée de succès. Il se lie avec Signac et Seurat, découvre les idées anarchistes (comme bon nombre de néo-impressionnistes) et fait la connaissance de Pouget et de Grave, à qui il apporte un soutien financier, aidant également les familles d’anarchistes emprisonnés ou des compagnons italiens en exil. Mais après l’assassinat de Sadi Carnot par Caserio, il est recherché par la police. Il se réfugie en Belgique, et y rencontre Elisée Reclus. De retour en France, il participe à la parution des « temps nouveaux », et s’engage contre l’antisémitisme lors de « l’affaire Dreyfus ».

Bon allez, faut que je va faire les commissions comme disait mon aïeule; vu que la caravane du tour de France arrive dans mon quartier et que, ipso facto, la circulation va devenir problématique et quelque peu perturbée. portez vous bien et à bientôt peut-être.

La butte rouge…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la musique baroque et de la flûte boulangère réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 09 juillet de l’an de grâce 2018 et vochapelle Kirious êtes encore devant votre ordinateur. Ce jour est le 21è de messidor dédié à la menthe. En Bretagne c’est la saint Kirio. Petit saint local compagnon de Efflam (la grève de St Efflam est aujourd’hui malheureusement célèbre pour ses algues vertes) qui évangélisa la Cornouaille. Il existe à Trédrez-Locquémeau (22) une chapelle dédiée à Kirio et qui est d’ordinaire pleine de clous. Le bon saint est en effet censé favoriser la guérison des furoncles.

Connaissez vous Gaston Mardochée Brunswick? Non ! Si je vous dis Montéhus, ça vous aide? Non plus ! Et si je vous dis « la butte rouge »… Ah, vous voyez. Montéhus est un chansonnier de la belle époque (il n’aurait pas tenu longtemps à France-Inter), on lui doit notamment gloire au 17èmela butte rouge – Montéhus est né peu après la Commune un 9 juillet 1872, il est mort en 1952. Il publie sa première chanson en 1897 et choisit son pseudonyme plus facile à montehusporter que son nom dans un contexte de fort antisémitisme. A cette époque, la chanson a une place importante dans la culture populaire. Le temps des cerises, l’internationale, les anarchistes de Chicago, le chant du vote… On les doit à des auteurs comme Pottier, Gaston Couté ou Jean-Baptiste Clément dont je vous parle de temps à autre. Dans ses chansons, Montéhus s’oppose à la guerre, à l’exploitation capitaliste, à l’hypocrisie religieuse: « au lieu d’imposer l’travailleur qui enrichit l’gouvernement imposez plutôt les noceurs qui gaspillent tant d’argent. » C’est d’une actualité déconcertante. Il a aussi défendu la cause des femmes de façon remarquable. La grève des mères fut interdite par décision de justice en octobre 1905. Ce n’est qu’en 1923 qu’il composera la butte rouge qui fait référence à la butte de Bapaume (et non pas à la Commune), théâtre de violents combats sur le front de la Somme. Il est mort en 1952, oublié de tous.

Et bien, il méritait bien une petite place dans notre galerie de portraits. Faudra publier cela un jour pour la culture de nos petits enfants. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

A tantoou Chino… Au revoir François.

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, PORTRAIT

Amis de la petite reine et du clafoutis réunis, bonjour ! Déjà le Samedi 07 juillet 2018, 19è jour de messidor dédié à la cerise. En Bretagne, outre la bicyclette, on célèbre aujourd’hui St Tei qui a laissé son nom à une très jolie chapelle non loin de la pointe du raz. Mais bon, cela ne collait pas pour la rime, donc… A la saint Raoul, le cénobite s’les roule !

Grande tristesse à c’teur, le gars Chino vient de casser sa pipe. En as tu ouï caosé seulement ? Chino c’est François en gallo. Oui, François Budet, le papa de Yelle et l’auteur de Loguivy de la mer a décidé d’aller voir ailleurs si j’y était. Nous avions fait nos études budet_mai_68-3625849d’animateur socio-culturel ensemble. Enfin, nos études c’est beaucoup dire. Mai 68 était encore chaud, IUT carrières sociales, Rennes, 1970. L’air du temps était aux expériences éducatives, la non-directivité, Summer hill, Rogers et Cie… Nous passions plus de temps dans la rue à protester contre la guerre au Viet-Nam, à soutenir les grévistes du joint français ou encore à affronter les fachos de la CFT qui faisaient régner l’ordre à la Janais (Citroën) quand ce n’était pas les flics de Marcellin; que dans les salles de cours.Tiens, Francois Budet c’était pas seulement les bluettes et loguivy de la mer. Ecoutez l’extraordinaire actualité de cette chanson.

François était déjà un peu notre grand frère et, mieux que nous, savait raison garder. En 76, après avoir été plus ou moins viré de photo-test-v3-036-854x1281son boulot d’agent d’aménagement rural dans le Mené (vous savez, Paul Houé, vivre et travailler au pays…), il décide de n’avoir qu’un seul métier, auteur-compositeur-interprète. Il va pas mal bourlinguer avant de revenir aux sources et de poser son sac à Plaine-Haute (22) non loin des chaos du Gouët. C’est là que l’on va se re-retrouver puisque je résidais à quelques encablures. Il poursuivra sa carrière tout en se consacrant à son mandat au conseil municipal. plus d’une dizaine d’albums et toujours le même humanisme.

Cela commence à devenir lassant tous ces potes qui s’en vont. C’est plus un blogue cela devient un bulletin nécrologique. Allez, faites pas attention, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La radio de l’été.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’émancipation féminine et de la potée bretonne réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 06 Juillet 2018, 18è jour de Messidor dédié à la Gesse… Et, chacun le sait, c’est la gesse qui compte !

Comme chaque année, je répond à l’appel des ondes et de Lolobobo réunis en participant à :La radio de l’été des blogueurs  radio de l'étéhttps://www.fenetres.gen2box.com/2018/06/21/la-radio-des-blogueurs-saison-9/.Voici une chanson qui pour moi représente le mieux, l’été, le soleil, la plage. C’est une version de « The girl from Ipanema » que l’on doit au célèbrissime Vinicius da Moraès et que vous allez reconnaître dès les premières notes. La chanteuse c’est Astrud Joao, la propre femme de Gilberto Joao le roi de la Bossa.

https://youtu.be/UJkxFhFRFDA

Le sax c’est celui de Stan GETZ. En 1962,il découvre le Brésil et la stan-getz Gbossa nova. Il enregistre à New York en 1963 le fameux album Getz/Gilberto avec le « père » de la bossa nova, João Gilberto et aussi la participation de son épouse Astrud notamment dans une version du standard de Tom Jobim et Vinícius de Moraes : A Garota de Ipanema qui deviendra en anglais The Girl from Ipanema et sera la version de ce morceau la plus connue et la plus jouée sur les radios.

Allez, fin de l’envoi, je m’arrête là pour aujourd’hui car, comme le disait qui vous savez: La pâte à crêpe ça repose trois heures et le cénobite, bien plus…

Anarchiste mais pas que…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

,

Amis de l’humanisme enjoué et de la crêpe Suzette réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 5 juillet 2018, autant dire le 17 de messidor qui était traditionnellement consacré à la groseille.

Tout le monde connait Einstein et pourtant… Le 5 juillet 1940, mort de Carl EINSTEIN, à Betharram (Pyrénées Atlantiques). Poète, Durrutiécrivain, historien d’art et combattant anarchiste. Juif allemand, il naît le 26 avril 1885 à Neuwied (Allemagne). En 1918, il prend part à la révolution spartakiste. Passionné par l’art, il fréquente les milieux artistiques et devient un représentant du mouvement expressionniste en Allemagne, où il fait découvrir Picasso, le cubisme, mais aussi l’art africain. Au début des années 20 il était très proche d’Elsa Triolet. Son œuvre « L’Art du 20e siècle » publiée en 1926, révolutionne la façon d’aborder la peinture et les Arts Plastiques.

En 1928, il s’installe en France et fonde avec Georges Bataille et Michel Leiris la revue « Documents ». Épris de liberté et profondément révolté, en 1936, il part en Espagne, avec d’autres compatriotes comme Helmut Rudiger combattre dans les rangs de la C.N.T. anarchiste. Il s’intègre au sein du groupe international de la carl_einstein-Dcolonne Durruti, mais il est blessé durant les combats. Il est à Barcelone, le 22 novembre 1936, pour prononcer l’oraison funèbre de Durruti. La guerre terminée, il passe les Pyrénées et se retrouve interné dans les camps du sud de la France avec les combattants antifascistes et la population espagnole fuyant les exactions des troupes franquistes. En 1940, sans illusions sur ce qui l’attend s’il tombe aux mains des nazis, il se donne la mort en se jetant dans le Gave d’Oloron. Une stèle dans le cimetière de Boel-Bezing (Pyrénées Atlantiques) rappelle son combat pour la liberté. Sources:Très belle biographie écrite par Liliane MEFFRE en 2002 « Itinéraire d’une pensée moderne ».

Bon allez, l’anarchie, tout ça, c’est bien beau mais j’ai ma pelouse qui m’attend. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Ar korn-butun…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’addictologie et du pétard mouillé réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 04 juillet 2018, 16è jour de Messidor dédié au tabac. Cette plante, que l’on prend dans ses doigts et qu’on roule fut introduite en France par André THEVET et non par Nicot comme on le pense souvent. Voici ce qu’il en dit dans son compte-rendu d’un voyage aux Amériques (1558): « Autre singularité d’une herbe qu’ils nomment en leur langue pétun, laquelle il porte ordinairement avec eux, pource THEVETqu’ils l’estiment merveilleusement profitable à plusieurs choses. Elle ressemble à notre buglosse. Or ils cueillent soigneusement ceste herbe et la font sécher à l’ombre dans leur petites cabanes. La manière d’en user est telle : ils l’enveloppent, estant seiche, quelque quantité de ceste herbe en une feuille de palmier qui est fort grande, et la roulent comme de la longueur d’une chandelle, puis mettent le feu par un bout, et en reçoivent la fumée par le nez et par la bouche. Elle est fort salubre, disent-ils, pour faire distiller et consummer les humeurs superflues du cerveau. Davantage, prise en cette façon, fait passer la faim et la soif pour quelque temps. Parquoi ils en usent ordinairement, même quand ils tiennent quelque propos entre eux, ils tirent cette fumée, et puis ils parlent…Vrai que si on en prend trop cette fumée ou parfum, elle entête et enivre, comme le fumet d’un fort vin. » Je m’en vais donc pétuner ma vieille pipe d’écume sans craindre qu’un voisin ne s’exclame comme dans Cyrano:  » Ca Monsieur, lorsque vous pétuner, la vapeur du tabac vous sort-elle du nez sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? ».

Thevet en ramènera des graines en France qu’il sèmera dans sa région natale d’Angoulême et baptisera la plante « herbe angoulmoisine ». Mais le terme aura moins de succès que « pétun », mot venant du tupi « petyma, petyn » qui sera largement indiensemployé en France et aux Antilles jusqu’au début du XVIIe siècle, époque où il sera évincé par « tabac », terme qui lui vient à travers l’espagnol, d’un mot haïtien, tabaco. Il est amusant de noter qu’en breton, tabac se dit butun et la pipe ar korn-butun. Quelques années plus tard, en 1560, Jean Nicot, ambassadeur de France au Portugal, envoie de la poudre de tabac à la reine Catherine de Médicis pour soigner les migraines de son fils. Le traitement a du succès et pour honorer Jean Nicot, le botaniste Delachamps donne officiellement à la plante le nom de « Nicotiana tabacum ». Cette usurpation rendra furieux Thevet « Depuis un qidam, qui ne fit jamais le voyage, quelque dix ans après que je fus de retour de ce pays, lui donna son nom ». Si Thevet fut indéniablement le premier à introduire le tabac en France, il ne fut pas le premier en Europe, puisque Hernandez l’avait introduit en Espagne dès 1520.

Je m’en vais donc pétuner bien qu’il soit un peu tôt et malgré les tarifs prohibitifs pratiquer par l’ État français. Allez, portez vous bien (si j’ose) et à bientôt peut-être.

Lady be good…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis de la petite reine et du roidec réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 03 Juillet 2018 qui correspond au quinzième jour de Messidor diboan-276x300dans le calendrier républicain, jour dédié au chamois (comme c’est izard). Et nous fêtons les Diboan célèbre également sous le nom de Tu pe Du (littéralement : d’un côté ou de l’autre), Saint Diboan ( sans douleur ) est souvent invoqué pour les maux et les cas désespérés. Pourquoi d’un côté ou de l’autre ? Peut-être parce que ceux qui l’invoquaient lui demandaient la fin de leurs maux par guérison ou par décès, ce qui est la manière la plus définitive de faire cesser la douleur… Ce saint des dernières extrémités peut être consulté dans l’église de Gouézec (29) ou se tient une de ses statues. Mais aussi, visible dans la vallée des saints à Carnoët.

Tiens, c’est le jour anniversaire de la naissance de Pierre Dewey LaFontaine, Jr., dit Pete Fountain, clarinettiste de jazz. Pete Fountain commence à jouer en 1942 et obtient son premier Pete_Fountain_1962-226x300engagement important en 1948. Il travaille ensuite au sein deplusieurs formations, et avec Al Hirt entre autres. Il connaît une popularité nationale lorsqu’il participe à une émission de télévision entre 1957 et 1959. Il ouvre alors un club dans le quartier français de La Nouvelle-Orléans et se produit à Hollywood, Las Vegas, Los Angeles, Nashville et dans sa ville natale. Auprès du grand public américain, il semble, à l’instar de Papa Celestin, être devenu une institution locale. Il est décédé au mois d’août 2016 à la Nouvelle-Orléans.

Et voilà, jouez hautbois, résonnez musettes. Et surtout, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Mon nom est Brown… Ray Brown.

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du bouddhisme zen et de la soupe à l’oignon réunis, bonjour ! Nous sommes en juillet 2018, le Lundi 02 précisément, et cette date  correspond au 14è jour de Messidor dédié à la lavande… Aujourd’hui, quelques notes de musique en compagnie d’un contre bassiste génialissime.

Ray Brown étudie d’abord le piano, mais déteste s’exercer et décide, à l’école, de passer à la contrebasse, persuadé qu’il eRay Brownst que cet instrument, avec ses quatre cordes sera plus facile à manier que les 88 touches. À vrai dire, il avait envie de jouer du trombone, mais il fallait acheter un instrument, que son père ne pouvait pas lui payer ; il a donc choisi la contrebasse que le conservatoire pouvait lui prêter… ici en vidéo avec Larry FULLER (piano) et Karriem RIGGINS (drums). Il apprend d’oreille et se met même à travailler son instrument. Il est très doué et se produira rapidement à Pittsburgh. Une fois son diplôme d’université en poche, il part en tournée avec divers orchestres.

À 20 ans, il part pour New York et se confronte aux musiciens locaux. Il est rapidement engagé par Dizzy Gillespie qui lui réserve une place dans son groupe qui comporte également Charlie Parker au saxophone, Bud Powell au piano, Max Roach à la batterie. Rien que du beau linge comme disait mon aïeule en repassant son ella ellatrousseau… En 1948, il fonde son propre trio et épouse Ella Fitzgerald. Il rencontre Norman Granz et fait partie des tournées Jazz at the Philharmonic. Il divorce d’Ella Fitzgerald en 1952. Vous me direz, DSK s’est bien séparé de Anne Sainclair, Vanessa de Johnny Deep, Tom Cruise de sa Katie et Castor de Pollux…  Entre 1951 et 1966, il est membre du trio d’Oscar Peterson. Ici à gauche en compagnie de Ella Fitzgerald et Dizzy Gillespie. Lorsqu’il quitte Oscar Peterson, il s’installe à Los Angeles, pour jouer, composer pour le cinéma et profiter du climat agréable de la Californie. Il y mène également une carrière de manager pour des gens comme Quincy Jones ou le Modern Jazz Quartet. Pendant un certain temps, il est même le directeur du Monterey Jazz Festival. Oscar Peterson et lui ont enregistré ensemble 240 albums.

Et bien voilà pour ce début de semaine, en attendant la suite portez vous bien et à demain peut-être.