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Cow cow boogie…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la botanique (nique-nique) et de la salade de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 12 juillet 2017, 24è jour de orcanetteMessidor, dédié à l’Orcanette. Oui je sais, y’en a pas beaucoup par ici… L‘orcanette des teinturiers est une plante méditerranéenne de la famille des Boraginacées, l’une des rares représentantes du genre Alkanna en France. Sa racine rouge servait autrefois à faire de la teinture, d’où son qualificatif. Elle est très basse et très velue, et pousse le plus souvent sur les sables du littoral, en touffes plus ou moins circulaires.

Allez, retour au Jazz et au saxo. 12 juillet: Anniversaire de la mort de Benny Carter. Dans les vieux 33t, on trouve encore l’orthographe Bennie Carter et même Paul-Bennie Carter. Ce natif de New-York était Benny-Carterun génial touche à tout: trompettiste, saxophoniste, chanteur, arrangeur, compositeur et chef d’orchestre. Il a été un des grands du Jazz des années trente jusqu’à 1990. Il est mort en 2003 à Los Angelès. Benny  Carter a passé son enfance à Harlem en compagnie de Duke Ellington et de Bubber Miley auprès de qui il a appris la trompette. Quand il comprit qu’il ne jouerait jamais aussi bien que lui, il troqua sa trompette pour un saxophone. A 15 ans, il enregistre son premier disque (1927), un an plus tard il crée son propre big band. En 1935 il part pour l’Europe et devient l’arrangeur de l’orchestre de danse de la BBC.

Entre Europe et États Unis, il va jouer, chanter et composer jusqu’à ses 90 ans. Il travaille pour les plus grands, Ray Charles, Ella Fitzgerald, disque benny CarterSarah Vaughan, Louis Armstrong. Son plus grand succès a sans doute été: Cow Cow Boogie que l’on entend ici interprété par Ella Fitzgerald. Il reste un des premiers noirs à avoir écrit de la musique de film. Il a beaucoup inspiré Quincy Jones quand celui-ci a commencé à écrire pour le cinéma et la télévision.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être?

Il faut chanter les haricots…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’art lyrique et du gigot d’agneau réunis, bonjour ! Nous sommes (déjà) le Mardi 11 juillet de l’an 2017. Les républicains chargés du calendrier, dans leur immense sagesse et leur infinie ruralité, avait dédié ce jour au Haricot… Alors, sans plus attendre et spécialement pour vous, amis lecteurs, ce chef- d’œuvre de la littérature française, magistralement interprété par Bourvil:

Comme vous pouvez le constater, les cénobites ont pris leurs quartiers d’été. Petit billet, pédale douce mais, le rythme reste quotidien histoire de ne pas perdre le fil qui lui, est davantage à la pêche qu’au rasoir (humour dévastateur et néanmoins Vermotien)… Aujourd’hui par chez nous on célèbre les Judoc. Difficile d’écrire l’histoire de celui-là tant l’orthographe du nom a subi de modifications. On trouve les formes judoc-1aussi diverses que le vieux breton Iudoc ou Judoce, ou encore la forme francisée de Judosse mais aussi chez nos amis d’outre-Manche, Joder, Josse, Joyce, Joost, Jost, Judganoc… En tous cas, il semble bien qu’il fut l’un des nombreux enfants du roi Judaël, souverain de Domnonée (le Nord de l’Armorique à partir du VIè) et donc frère du futur roi Judikaël et de Winnoc… Je ne les cite pas tous, ils étaient quinze autour de la table familiale. Le nom de Domnonée vient des Dumnonii, peuple celte brittonique de l’île de Bretagne, habitant le Devon et peut-être les Cornouailles. Le royaume aurait été fondé par Riwal (du comté de Gwent, au Pays de Galles). La première bande, arrivée sur nos côtes armoricaines vers 465, aurait eu pour chef Fracan, père de  Gwenolé, et elle se serait établie sur les bords du Gouët (à Ploufragan dans les Côtes-d’Armor). Elle fut suivie de trois autres colonies qui se fixèrent autour de la baie de Saint-Brieuc et qui obéissaient à des chefs nommés Riwal, Conan et Conothée. Ces derniers furent rejoints, vers 480, par  Brieuc, qui fonda un grand monastère, berceau de la ville portant encore son nom.

Et bien voilà, après cela vous pouvez participer à « questions pour un champion ». En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Pissarro Si, Pissarro la…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la République qui nous appelle et de la flammekueche réunies, bonjour ! Nous voici le Lundi 10 juillet 2017, autrement dit, le 22 de Messidor et c’est le jour du cumin; alors, sortez le munster et le Gewurtz la matinée va être longue. C’est aussi, permettez moi ce emojis BZHmessage personnel, l’anniversaire du jour où l’humanité vit apparaître parmi elle ce génie de la communication; plus créatif que Ogilvy, plus imaginatif que Bleunstein-Blanchet, plus délirant que Seguela … J’ai nommé l’animateur de Breizhtorm, l’agence qui croit au coup de foudre et à qui on doit ces magnifiques émojis breizh. Il n’en reste pas moins fils de son père, votre serviteur, ce qui ne l’empêche en aucune façon d’être à son tour, père de son fils, ce qui, ipso facto, fait de l’auteur de ce billet le grand père du fils de son père précédemment cité. Joyeux anniversaire donc.

C’est aussi l’anniversaire du jour de la naissance de Camille PISSARRO. Peintre de talent de l’école impressionniste et anarchiste de convictions. Son enfance se passe dans les Antilles. En 1855, il est à Paris pour suivre les cours des Beaux-Arts. Passionné par le dessin et la peinture, il devient l’ami de Monet, Renoir et Cézanne. En 1863, il expose au « Salon des Refusés ». Durant la guerre de 1870, il se réfugie en pissarroAngleterre, mais il est contraint d’abandonner de nombreuses toiles qui seront détruites par la soldatesque. De retour en France, il participe dès 1874 aux premières expositions des impressionnistes (qui ne rencontrent qu’incompréhensions). En 1884, une exposition de ses toiles aux U.S.A, est couronnée de succès. Il se lie avec Signac et Seurat, découvre les idées anarchistes (comme bon nombre de néo-impressionnistes) et fait la connaissance de Pouget et de Grave, à qui il apporte un soutien financier, aidant également les familles d’anarchistes emprisonnés ou des compagnons italiens en exil. Mais après l’assassinat de Sadi Carnot par Caserio, il est recherché par la police. Il se réfugie en Belgique, et y rencontre Elisée Reclus.

Pissarro partage avec l’avant-garde littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle l’esprit de pitié, de générosité et de révolte sociales, la mal-pensance, pour l’époque… Il n’en laisse passer que des traces discrètes dans ses paysages, ruraux et urbains. Mais en novembre – décembre pissaro-215x3001889, dans le secret, il compose vingt-huit dessins à la plume sur le thème du malheur des pauvres et de la cupidité indifférente des nantis : Turpitudes sociales. Restés inconnus jusqu’en 1972, conservés à Genève dans la collection Jean Bonna. Lecteur de Kropotkine et de Jean Grave, ami de Mirbeau et de Fénéon, Pissarro se fait ici le continuateur de Daumier, et se rapproche de Steinlen, Vallotton, Luce, comme du Zola de L’Assommoir. De retour en France, il participe à la parution des « temps nouveaux », et s’engage contre l’antisémitisme lors de « l’affaire Dreyfus ».

Bref, encore un sacré bonhomme; allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La butte rouge…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la chanson réaliste et du poireau vinaigrette réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 09 Juillet 2017, 21è jour de Messidor dédié à la menthe.

Connaissez vous Gaston Mardochée Brunswick? Non ! Si je vous dis Montéhus, ça vous aide? Non plus ! Et si je vous dis « la butte rouge »…Ah, vous voyez. Montéhus est un chansonnier de la belle époque (il n’aurait pas tenu longtemps à France-Inter), on lui doit notamment gloire au 17ème la butte rouge – Montéhus est né peu après la Commune un 9 juillet 1872, il est mort en 1952. Il publie sa première chanson en 1897 et choisit son pseudonyme plus facile à porter que son nom dans un contexte de fort antisémitisme. A cette époque, la montéhuschanson a une place importante dans la culture populaire. Le temps des cerises, l’internationale, les anarchistes de Chicago, le chant du vote… On les doit à des auteurs comme Pottier, Gaston Couté ou Jean-Baptiste Clément dont je vous parle de temps à autre. Dans ses chansons, Montéhus s’oppose à la guerre, à l’exploitation capitaliste, à l’hypocrisie religieuse: « au lieu d’imposer l’travailleur qui enrichit l’gouvernement imposez plutôt les noceurs qui gaspillent tant d’argent. » C’est d’une actualité déconcertante. Il a aussi défendu la cause des femmes de façon remarquable.

La grève des mères fut interdite par décision de justice en octobre 1905. Ce n’est qu’en 1923 qu’il composera la butte rouge qui fait référence à la butte de Bapaume (et non pas à la Commune), théâtre de violents combats sur le front de la Somme. Il est mort en 1952, oublié de tous.

Et bien, il méritait bien une petite place dans notre galerie de portraits. Faudra publier cela un jour pour la culture de nos petits enfants. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Le merle moqueur…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du temps des cerises et du clafoutis réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 7 juillet 2017 et certains vous ferons croire que nous sommes le 19 de messidor, journée consacrée à la cerise. Ah, le temps des cerises ! Et justement, voici l’histoire d’un gars qui nous a quitté un 7 juillet, c’était en 2006. Après avoir connu le succès, il s’est retiré et n’a jamais réussi à se refaire la cerise. Il s’appelait Syd Barrett.

Roger Keith Barrett est un des membres fondateurs du groupe « Pink Floyd » dont il sera exclu en 1968 à cause de son comportement dû à la drogue et sans doute aussi à sa schizophrénie. Dans les années 60 il joue dans divers groupes et notamment les « T-SET » mais, en 65, ils sont contraints de changer de nom et c’est Barrett qui trouve le Syd Barret Gnouveau nom en juxtaposant les noms de deux joueurs de Blues: Pink Anderson et Floyd Council. Ils deviennent donc The Pink Floyd Sound puis simplement Pink Floyd. En 1967, il est le principal auteur et compositeur du premier album, The piper at the gates of dawn. On le considère généralement comme l’un des guitaristes initiateurs de la musique psychédélique. Il faut dire que c’était l’époque où le LSD se répandait plus vite que la Gitane maïs. Avec l’arrivée de David Gilmour dans le groupe, les choses tournent mal et Barrett en est exclu en avril 68. (…C’est pas comme en avril, en avril 68, Lochu tu t’en souviens). Quand à moi, je me souviens avoir assisté à un concert des Pink Floyd, c’était en juin 1974 à Poitiers, c’était à proprement parler…Hallucinant !

Syd Barrett va enregistrer deux albums solo dans les années qui suivent. Alors que Pink Floyd enregistre Wish you where here, Syd rend visite à son ancien groupe. Il est décrit par ceux qui ont vécu la scène comme ayant grossi, rasé, y compris les sourcils, et ayant un comportement étrange (sautant partout et se brossant les dents). Les membres de Pink Floyd, dans un premier temps, ne le reconnaissent Billet 1974même pas. Roger Waters confie s’être effondré en larmes quand on lui dit qu’il s’agit de Syd. Syd Barrett va ensuite se retirer dans la banlieue de Cambridge où il va finir sa vie en ermite. Sa sœur raconte qu’il avait perdu tout intérêt pour la musique Pop et qu’il n’écoutait plus que du Jazz.. Le mystère reste donc entier sur les causes de cette réclusion volontaire. Dans une interview accordée au Sunday Times , sa sœur le décrit comme « un homme ordinaire et aimable » qui « ne souffrait pas de maladie mentale pendant les 25 dernières années de sa vie ». Un drôle de cénobite ce Syd Barrett…

Allez, voila pour ce jour, il faut en garder pour ceux qui viennent. Je vous remercie de votre visite et vous souhaite de vous porter le mieux du monde. Et, selon la formule consacrée, à demain peut-être.

Libertad, j’écris ton nom…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’émancipation féminine et de la potée bretonne réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 06 Juillet 2017, 18è jour de Messidor dédié à la Gesse… Et, chacun le sait, c’est la gesse qui compte !

J‘essaie souvent d’alimenter ma galerie de portraits par des personnages ayant eu un rapport avec la Bretagne. Voici une militante que tout un chacun s’est empressé d’oublier et qui fut pourtant pionnière en son domaine. Anna MAHÉ est née à Bourgneuf-en-Retz, limite Bretagne et Vendée, (le pays de Retz est célèbre pour son Grolleau gris et pour les attaches familiales de ma fiancée mais ça…) on appelait cela à l’époque, la Loire inférieure. Naissance un 31 juillet Libertad1881. Longtemps institutrice, elle sera la compagne de Libertad, de son vrai nom Albert Joseph dont voici la photo (à droite), tout comme sa sœur Armandine. Elle assure avec lui la direction de L’anarchie tandis que sa sœur, institutrice comme elle, se charge de la trésorerie. Elles partagent toutes les deux la vie de Libertad, dont elles ont chacune un enfant. Mais elles s’engagent bientôt dans des relations affectives avec d’autres compagnons qui, comme elles, vivent au 22, rue du Chevalier-de-la-Barre, communauté d’habitat qui est aussi le siège du journal, et qui est surnommé le « Nid rouge » par la police et les journalistes. Naan, mais quel exemple pour notre jeunesse, madame Michu !

 

Le groupe invente les sorties en musique à la campagne où au bord de la mer (voir photo en dessous à gauche). Anna est l’auteur de nombreux articles parus dans l’anarchie ainsi que dans la presse libertaire régionale et de quelques brochures. Elle écrit en « ortografe simplifiée », estimant que les « préjugés grammaticaux et la-tribu-libertadorthographiques » constituent une source de ralentissement pour l’apprentissage de la langue écrite et sont au service d’une entreprise de « distinction » des classes dominantes. Elle accuse « ces absurdités de la langue » sanctionnées par l’Académie de casser l’élan spontané de l’enfant vers le savoir et d’encombrer inutilement son esprit. Elle estime d’ailleurs trop précoce l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ; l’initiation scientifique qui fait davantage appel à l’observation et à l’expérimentation devrait selon elle le précéder car il pourrait être un puissant stimulant pour le développement intellectuel de l’enfant.

Anna se réfère aux pédagogues libertaires Madeleine Vernet et Sébastien Faure, qui appliquent des méthodes de pédagogie active dans le cadre des internats qu’ils ont créés et animés. Elle a le projet de fonder à Montmartre un externat fonctionnant selon les mêmes principes pour les enfants du quartier, mais la réalisation de ce projet,anarchie_n1-300x70 longtemps différée pour des raisons financières, ne verra jamais le jour. Les rapports de police la décrivent comme une femme de caractère qui possède un fort ascendant sur Libertad, même après la fin de leur liaison. Pourtant, elle ne jouera plus qu’un rôle effacé après la mort de ce dernier et laissera la direction du journal à d’autres militants. Comme quoi, la Vendée n’a pas produit que des Chouans, des contre révolutionnaires, des Puy du Fou et des brioches.

Allez, si vous êtes dans le coin demain, passez donc jeter un œil. En attendant portez vous bien !

Einstein on the beach…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’humanisme enjoué et de la crêpe Suzette réunis, bole canardnjour ! Nous sommes le Mercredi 5 juillet 2017, autant dire le 17 de messidor qui était traditionnellement consacré à la groseille. C’est aussi (à quelque chose près), comment ne pas le citer, le centenaire du « Canard Enchaîné », ce qui en fait le doyen de nos périodiques. Ce titre est une référence à « l’homme libre » créé par Clémenceau et qui dut subir la censure, à la suite de quoi, ce canard là devint « l’homme enchainé ». Par parodie, Maurice et Jeanne Maréchal décidèrent de nommer leur journal: Le canard enchainé.

Tout à fait autre chose.

Tout le monde connait Einstein et pourtant… Le 5 juillet 1940, mort de Carl EINSTEIN, à Betharram (Pyrénées Atlantiques). Poète, écrivain, historien d’art et combattant anarchiste. Juif allemand, il naît le 26 avril Durruti1885 à Neuwied (Allemagne). En 1918, il prend part à la révolution spartakiste. Passionné par l’art, il fréquente les milieux artistiques et devient un représentant du mouvement expressionniste en Allemagne, où il fait découvrir Picasso, le cubisme, mais aussi l’art africain. Au début des années 20 il était très proche d’Elsa Triolet. Son œuvre « L’Art du 20e siècle » publiée en 1926, révolutionne la façon d’aborder la peinture et les Arts Plastiques.

En 1928, il s’installe en France et fonde avec Georges Bataille et Michel Leiris la revue « Documents ». Epris de liberté et profondément révolté, en 1936, il part en Espagne, avec d’autres compatriotes comme Helmut Rudiger combattre dans les rangs de la C.N.T. anarchiste. Il s’intègre au sein du groupe international de la colonne Durruti, mais il est blessé carl_einstein-Ddurant les combats. Il est à Barcelone, le 22 novembre 1936, pour prononcer l’oraison funèbre de Durruti. La guerre terminée, il passe les Pyrénées et se retrouve interné dans les camps du sud de la France avec les combattants antifascistes et la population espagnole fuyant les exactions des troupes franquistes. En 1940, sans illusions sur ce qui l’attend s’il tombe aux mains des nazis, il se donne la mort en se jetant dans le Gave de Pau. Une stèle dans le cimetière de Boel-Bezing (Pyrénées Atlantiques) rappelle son combat pour la liberté. Sources:Très belle biographie écrite par Liliane MEFFRE en 2002 « Itinéraire d’une pensée moderne ».

Bon allez, l’anarchie, tout ça, c’est bien beau mais j’ai ma pelouse qui m’attend. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Femmes en lutte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la pensée libre et des tagliatelles carbonara réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 Juillet 2016,16ème jour de messidor consacré au tabac alors, avec votre permission, je vais m’en bourrer une petite.

Vous ai-je déjà parlé de Leda Rafanelli ? Cette Toscane, on l’appelait « la gitane anarchiste », a marqué de son empreinte le mouvement libertaire. Elle fut même l’amie de Mussolini à l’époque où celui-ci sLédae réclamait encore du socialisme révolutionnaire. Les gens l’ont oublié, mais notre cher Bénito n’a pas toujours été un dictateur fasciste mais bon, parlons de la belle Léda. Elle est née un 4 juillet en 1880 à Pistoia en Italie. Militante et propagandiste anarchiste individualiste, féministe, antimilitariste, et aussi écrivaine. Elle s’intéresse très jeune à la question sociale. En 1903, elle est à Alexandrie, en Egypte. Se passionnant pour l’islam, elle se convertie et apprend l’arabe. Elle y fait la connaissance d’un jeune anarchiste toscan Luigi Polli qu’elle épousera.

De retour en Italie, elle créée à Florence, avec Luigi, une maison d’édition et collabore à : « La Blouse » (1906-1910); « La Donna Libertaria » (Parme, 1912-1913). En 1907, elle rencontre le typographe anarchiste individualiste Giuseppe Monanni avec qui elle va désormais LENA-Gvivre à Milan. En 1908, elle fait partie avec Ettore Molinari et Nella Giacomelli du comité de rédaction de « La Protesta umana » (1906-1909), et poursuit sa collaboration aux publications libertaires : « Il Pensiero » de Pietro Gori et Luigi Fabbri; « Il Libertario »; « Grido della folla »; « Volontà »; etc. Elle crée ensuite, avec son compagnon, une revue de littérature anarchiste individualiste « Vir » puis « La Sciarpa nera », et s’investit dans la création d’une nouvelle maison d’édition. En 1910, elle donne naissance à un fils, Marsilio. Durant la guerre, fidèle à l’antimilitarisme, elle s’oppose aux interventionnistes. Laissons les « Mondines » (repiqueuses de riz) lui dédier Bella ciao.

Parallèlement à son action de propagandiste, elle construit une œuvre d’écrivaine et de poète. Mais avec l’arrivée de Mussolini, toute propagande anarchiste et travail éditorial devient très difficile. Le 7 février 1923, sa maison d’édition est perquisitionnée et la revue « Pagine Libertarie » est supprimée. Leda est arrêtée avec Monanni et d’autres compagnons comme Carlo Molaschi, Fioravante Meniconi, etc. La maison d’édition « Casa Editrice Monanni » s’arrêtera en 1933. Vers ob_43a1a1_rafanelli-leda02-300x228la fin de sa vie, Leda donne des cours d’arabe et collabore à « Umanità Nova ». Elle est l’auteure, sous divers pseudonymes, de nombreux romans : « L’eroe della folla »(1910); « Seme nuvo » (fresque historique relatant les luttes sociales); « Donne e femmine » (24 nouvelles relatives à des vies de femmes); « Verso la Siberia »; « L’Oasi » (qui critique l’exploitation coloniale); etc. Intéressante contradiction que cet amour de l’Islam et de l’Anarchie, on dit qu’à la fin de sa vie elle pratiquait beaucoup la cartomancie… Sources: Les travaux de Christiane Guidoni. Elle est morte à Gênes, le 13 septembre 1971. Etrange parcours n’est-ce pas !

Voici donc une « lutteuse » de plus qui va rejoindre notre galerie de portraits. En attendant les prochains, portez vous bien et à demain peut-être.

Lady be good…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la petite reine et du roidec réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 03 Juillet 2017 qui correspond au quinzième jour de Messidor diboandans le calendrier républicain, jour dédié au chamois (comme c’est izard). Et nous fêtons les Diboan célèbre également sous le nom de Tu pe Du (littéralement : d’un côté ou de l’autre), Saint Diboan ( sans douleur ) est souvent invoqué pour les maux et les cas désespérés. Pourquoi d’un côté ou de l’autre ? Peut-être parce que ceux qui l’invoquaient lui demandaient la fin de leur maux par guérison ou par décès, ce qui est la manière la plus définitive de faire cesser la douleur… Ce saint des dernières extrémités peut être consulté dans l’église de Gouézec (29) ou se tient une de ses statues. Mais aussi, visible dans la vallée des saints à Carnoët.

Tiens, c’est le jour anniversaire de la naissance de Pierre Dewey LaFontaine, Jr., dit Pete Fountain, clarinettiste de jazz. Pete FountPete_Fountain_1962ain commence à jouer en 1942 et obtient son premier engagement important en 1948. Il travaille ensuite au sein de plusieurs formations, et avec Al Hirt entre autres. Il connaît une popularité nationale lorsqu’il participe à une émission de télévision entre 1957 et 1959. Il ouvre alors un club dans le quartier français de La Nouvelle-Orléans et se produit à Hollywood, Las Vegas, Los Angeles, Nashville et dans sa ville natale. Auprès du grand public américain, il semble, à l’instar de Papa Celestin, être devenu une institution locale. Il est décédé l’année dernière au mois d’août.

Et voilà, jouez hautbois, résonnez musettes, aujourd’hui notre bon roi réunit ses sujets à Versailles pour leur exposer à quelle sauce nous allons être mangé. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Dis papy, comment c’était ?

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la communale et de la nostalgie réunies, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 02 juillet, 14è jour de messidor et c’est la lavande qui est à l’honneur dans le calendrier républicain. Le calendrier brLa_Vallée_des_Saints_-_statues_Carnoët_22-200x300eton nous invite à fêter Luner qui aurait laissé son nom à la commune de Saint-Lunaire (35) blottie entre la rivière Crévelin et la pointe du Décollé. Cette ancienne cité fondée au 6ème siècle par le Saint du même nom devint à la fin du 19ème siècle une véritable station balnéaire. Luner était un jeune évêque gallois de passage en Armorique au VIe siècle. Il débarqua à l’embouchure de la Rance et fonda un monastère qui donna son nom à la cité de Saint-Lunaire, où l’on peut voir son gisant dans l’église. On voit ici à droite sa statue créée par Olivier Levêque (ça ne s’invente pas) qui siège à Carnoët dans la désormais fameuse vallée des saints.

A la demande générale, l’auteur de ce blog a enfin accepté de lever le voile sur son identité. Voici en avant première, et spécialement pour vous chers lecteurs, une photo sur laquelle il est parfaitement reconnaissable. C’était l’époque des blouses grises, des marronniers dans la cour de récré, des bouteilles de lait distribuées à 16h, des sacs de billes et de la victoire en chantant. Les écoliers portaient des culottes courtes et des godillots, les filles n’étaient pas encore admises sur les mêmes bancs et tous les vendredis, ont allaient à la crêperie chez madame Tudall, rue du pont. C’était bien avant qu’on invente « la complète », le choix se limitait à: Froment ou blé noir.Chacun apportait une assiette sur laquelle il y avait autant de morceaux de beurre que de crêpes désirées et tout cela bien sûr avec un grand bol de « gros lait ». Le jeudi, jour bénit, était un jour sans et, à nous les grands espaces.

photo de classe

L‘homme n’avait pas encore institué le principe de précaution et on pouvait grimper dans les arbres, construire des radeaux de fortune, faire le coup de poing avec la bande de « l’enfer » ou celle du « guet ». Les lance-pierres étaient « fait main » avec des élastiques achetées chez Cossec et, bon an mal an, on allait jusqu’au certif’ en sachant, lire, poste-tsfécrire et compter. Etions nous plus heureux pour autant ? La religion cathodique ne s’était pas encore imposée dans nos chaumières et, les jeudis pluvieux on se réunissait autour de la TSF pour écouter Jacques Pauliac et Marianne Oswald dans leur émission « Ah, les beaux jeudis ! ». Des années plus tard, une partie de ceux là allait faire « 68″ et, rien ne serait plus vraiment comme avant. Pour vous faciliter la tache d’identification, voici un indice: Aujourd’hui encore, l’auteur ne supporte pas les culottes courtes ! Si vous avez la bonne réponse, tapez 1, sinon, revenez en deuxième semaine.

Et bien voila pour la séquence nostalgie. Merci encore de votre fidélité qui ne cesse de m’étonner. Les « cénobites tranquilles » ont fait mentir les oracles qui leurs prédisaient une fin rapide. Grâce à vous 3870 billets ont déjà été postés sur la toile et le compteur des visites indique le chiffre astronomique de 379 400 . En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.