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Bonjour à tous et à chacun, en ce petit matin frisquounet, rendons hommage à un pédagogue injustement oublié. Mais, l’oubli est-il quelquefois juste …Le 10 mars 1972, mort de Stephen MAC SAY (de son vrai nom Stanislas Alcide MASSET).Militant anarchiste, professeur puis apiculteur. Il est né le 15 octobre 1884 dans le nord de la France. Il s’oppose très vite à l’enseignement « officiel ». En 1906 il rejoint, avec sa compagne Marie-Adèle ANCIAUX (dite Mary Smiles), l’école libertaire de Sébastien Faure « La Ruche »(voir plus bas) où ils enseigneront tous les deux jusqu’en 1910. Mac Say quittera alors définitivement l’enseignement et deviendra forain, puis apiculteur. Pendant la guerre de 14-18, bien que réformé, il se réfugie dans la Creuse avec sa compagne, craignant quelques ennuis à cause de son engagement antimilitariste. Après la guerre, Mac Say reprend ses activités militantes, et particulièrement sa collaboration régulière aux journaux anarchistes « l’en dehors », « Le libertaire » « Les Temps nouveaux » etc., ainsi qu’à l’Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure.

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B
onjour à tous et à chacun, en ce petit matin frisquounet, rendons hommage à un pédagogue injustement oublié. Mais, l’oubli est-il quelquefois juste …Le 10 mars
1972, mort de Stephen MAC SAY (de son vrai nom Stanislas Alcide MASSET).
Militant anarchiste, professeur puis apiculteur. Il est né le 15 octobre 1884 dans le nord de la France. Il s’oppose très vite à l’enseignement « officiel ». En 1906 il rejoint, avec sa compagne Marie-Adèle ANCIAUX (dite Mary Smiles), l’école libertaire de Sébastien Faure « La Ruche »(voir plus bas) où ils enseigneront tous les deux jusqu’en 1910. Mac Say quittera alors définitivement l’enseignement et deviendra forain, puis apiculteur. Pendant la guerre de 14-18, bien que réformé, il se réfugie dans la Creuse avec sa compagne, craignant quelques ennuis à cause de son engagement antimilitariste. Après la guerre, Mac Say reprend ses activités militantes, et particulièrement sa collaboration régulière aux journaux anarchistes « l’en dehors », « Le libertaire » « Les Temps nouveaux » etc., ainsi qu’à l’Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure.

Dénoncé comme juif pendant la 2e guerre mondiale (ce qui, soit-dit en passant, était faux) il est à nouveau contraint de quitter sa maison avec Mary.


Humaniste et amoureux de la nature, Mac Say écrira de nombreux livres et brochures contre la vivisection, ainsi que sur l’éducation des enfants et la santé : « L’école laïque contre l’enfant », « De Fourier à Godin », »Les bêtes proches de l’homme », « Propos sans égards », etc.

bulletin de la ruche


Voici à quoi ressemblait le « bulletin de la Ruche » auquel participa Stephen Mac Say du temps de sa collaboration avec Sébastien Faure.

Le 10 mars 1914, sortie par l’imprimerie de « La Ruche » à Rambouillet du premier numéro du « Bulletin de la Ruche« . Après avoir édité, entre 1906-08, un bulletin mensuel de son oeuvre de solidarité et d’éducation libertaire « La Ruche », Sébastien Faure publiera de mars à juillet 1914 (déclaration de guerre) ce bulletin bimensuel, mais, je vous en ai déjà parlé. Il saura s’entourer de collaborateurs intéressés à son action éducative comme C-A Laisant, Jean Marestan, le Dr F.Elosu, André Girard, etc.

Allez, je boucle les valises et c’est parti pour de nouvelles aventures. Direction les bords de Loire, objectif: Redonner un peu d’embonpoint à ma cave qui a tendance à s’étioler. De Nantes à Montaigu, la digue la digue… Du Muscadet au Sancerre, en passant Savennières et les Côtes de Giens. Et puis Chinon et puis Vouvray et puis Saumur et puis et puis, épuisant. Je vous raconterai cela. En attendant, portez vous bien et à demain…Peut-être.

SPLEEN…

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SPLEEN TOI MEME !

Il y a des jours comme ça…Des jours où cela ne sourie pas, des jours tristes comme un discours de Bernadette Malgorn, des jours où le pont de Recouvrance vous tend les bras…

Il y a des jours comme ça où l’inspiration vous fait défaut. La muse ne s’amuse pas. L’angoisse de la page blanche…Le trou, le vide absolu, le néant abyssal, le rien ultime, l’apocalypse du blogueur, le stress de l’écrivaillon, le spleen du rimailleur…

Il reste encore à jouer avec les mots, folâtrer avec les maux, faire rimer les syllabes, s’entrechoquer les terminaisons, se rire du dérisoire, pour, en définitive, écrire pour ne rien dire.

Il reste encore cette merveilleuse langue française, écornée, diminuée, internetalisée, smsisée, Iphonée, en un mot, malmenée.

Il reste encore la chanson des mots qui s’entrecroisent, tout chauds sortis du four de l’imagination comme du bon pain croustillant. Et cet indicible plaisir à les voir danser sur l’écran dans une sarabande virtuelle, cette gavotte de l’improbable scandée par des sonneurs aveugles. Matilin an Dal, grand biniouer devant l’éternel faisait se trémousser les noces bigoudènes sans jamais avoir voyagé plus loin que pont-l’abbé; il a sa statue à Plozévet. Aujourd’hui, les DJ (dead GI !) s’acoustiquent à coup de décibels dans les boites branchées de Croatie ou de d’Ibiza. Leurs statues sont disques d’or et leurs postérités toutes relatives. Leurs victoire de la musique sont dorées à la poudre de Perlinpinpin.

Serions nous de cette espèce de dinosaures littéraires, appelée à disparaître dans les poubelles de l’histoire, cataclysmée par le « progrès », météorisée par la révolution des nouvelles technologies ?

Que nenni, pas question de se laisser aller, on va se battre. Je dis cela au moment où mes pensées vont toutes vers une amie qui m’est très chère et à qui les aléas de la vie ont décidé de demander des comptes. Gast ! Erwan de keramoal, tu fais dans l’morose.

Allez, petit cadeau à propos de spleen.


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris…


Vous l’aviez reconnu bien sur, sacré Charles, il donne pas vraiment envie de danser la gigue. Tiens, je vais me repasser Patrick Topaloff…

Allez, c’est promis, je recommencerais plus. Merci encore de vos visites, portez vous bien et, ah, j’oubliais, votre blog préféré se prend quelques jours de vacance, alors pendant quelques jours peut-être…Carnet de voyage.

LA COMMUNE N’EST PA MORTE…

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BREVES…

MOURON.

Nous sommes le 8 mars et, c’est le jour du « Mouron »… Allez, vous faites pas de bile, c’est seulement dans le calendrier Républicain. En fait, il s’agit du 18ème jour de Ventôse. Il existe tout un tas de variétés de Mouron; Le rouge, le bleu, le mouron des oiseaux, le mouron délicat et même, la véronique faux mouron d’eau… Pour Capelo je précise que le mot « Mouron » vient du vieux français signifiant « chevelure ». D’où l’expresssion se faire des cheveux blancs, se faire du souci quoi (on revient aux fleurs) et en définitive: Se faire du mouron.


BLASON.

C‘est encore un 8 mars, en 1990 que nos bonnes vieilles Côtes du Nord sont devenues Côtes d’Armor…20 ans déjà, que cela passe vite 20 ans ! Et toujours le même slogan: En haut à gauche…


ELECTIONS.

En 1977, un 8 mars, l’ONU officialise la journée internationale de la femme. C’est aussi la date qui sera retenue en France à partir de 1982. Une journée pour la femme et toutes les autres pour… C’est vous qui voyez.


LE BON.

En 1826, toujours un 8 mars, evel just, c’est la naissance de celui qui deviendra Duc de Bretagne sous le nom de Jean III dit Le Bon. Il est le fils d’Arthur II et de Marie de Limoges et règnera pendant une trentaine d’années. Vous vous imaginez en 2010 vivant dans le grand Duché de Bretagne comme il existe un grand Duché du Luxembourg ? Avec paradis fiscal et Clearstream installés à Kergrist Moëlou…Allez, rien qu’une fois, pour voir.

Samedi soir, un téléfilm: Louise Michel.

Mais qu’ont-ils fait de Louise ? Louise, ma louise, mon institutrice préférée, Louise, ma communarde, ma combattante, ma graine d’ananar… J’aime cette image taguée qui la remet au goût du jour.

A la télé,la voici en quadrichromie, l’image est lêchée, le décor naturel, c’est: Alice au pays des Kanaks. C’est la ferme célébrités version Nouméa. Les indigènes sont plus « nature » que Jean-Marie Tjibaou mais, les méchants sont très méchants et les gentils…Très gentils. L’âme n’y est point, à vrai dire, on s’ennuie ferme. Allez tiens, poussons la chansonnette pour nous redonner du coeur à l’ouvrage sur des paroles d’Eugène POTTIER en 1886:

Comme faucheurs rasant un pré,
Comme on abat des pommes,
Les Versaillais ont massacré
Pour le moins cent mille hommes.
Et les cent mille assassinats,
Voyez ce que ça rapporte.

Tout ça n’empêche pas Nicolas
Qu’ la Commune n’est pas morte.
Tout ça n’empêche pas Nicolas
Qu’ la Commune n’est pas morte !

Je vous souhaite de passer une excellente journée, couvrez vous bien, le froid est de retour, et à demain si vous le voulez bien…

DE L’ART DE RAMPER…

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PETIT CONSEIL DE LECTURE.

Voici que vient d’être rééditée une perle de la littérature qui, me semble t-il, trouve aujourd’hui tout son sel. Il s’agit de: «  Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans » que l’on doit au baron d’Holbach, ami de Diderot. Aux ed. Allia pour la modique somme de 3 euros.

Philosophe français d’origine allemande, érudit et fortuné, Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach est, grâce au salon qu’il anime, l’une des grandes personnalités de la vie parisienne. Sa formation aux sciences naturelles lui permet de collaborer à l’Encyclopédie pour des articles de chimie et de minéralogie.

Matérialiste et fataliste athée, Holbach s’oppose à toutes les doctrines religieuses, instruments du despotisme. Sans être vraiment novateur par les concepts qu’il développe, il emprunte ses idées aux sources les plus variées. Il les combine et les développe avec une grande hardiesse qui l’oblige à publier ses ouvrages sous un pseudonyme. Sa philosophie est exposée dans « Le christianisme dévoilé » et « Système de la nature », véritable code de l’athéisme. Il y décrit un univers entièrement déterminé par le principe de la causalité qui s’applique à toute la matière, excluant donc toute intervention divine. Ce sont la peur et l’ignorance qui conduisent les hommes à croire en Dieu et les poussent vers les religions.« L’homme n’est superstitieux que parce qu’il est craintif, il ne craint que parce qu’il est ignorant. »
(Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach / 1723-1789 / Contagion sacrée / 1767). Un petit livre donc, à méditer en ces temps où il est à nouveau de bon ton de se montrer à la cour.

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Le 7 mars 1917 enregistrement du premier disque de jazz…

L‘Original Dixieland Jazz Band est un quintette de blancs américains formé par le cornettiste Nick la Rocca, les premiers a avoir enregistré un disque de Jazz en 1917. Il sont pour la plupart originaires de la Nouvelle Orléans mais ils se sont installés à Chicago puis à New York. Autoproclamés « créateurs du jazz » (The Creators of Jazz), les musiciens de l’Original Dixieland Jazz Band n’étaient pas de grands jazzmen. L’ODJB n’a d’ailleurs pas survécu quand, au début des années 1920, de vrais jazzmen ont commencé à être enregistrés. À l’ODJB revient le mérite d’avoir fait connaître le jazz, d’avoir ouvert la porte des studios à des musiciens plus intéressants et d’avoir éveillé des vocations chez de jeunes instrumentistes des années 1920. Bix Beiderbecke, par exemple, a toujours reconnu avoir été initialement inspiré par Nick La Rocca.

Note : le personnel de l’ODJB à l’époque de l’enregistrement « historique » de 1917 est : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie). A vos cassettes.

Et bien voila la fournée du dimanche, merci d’être passé et surtout, portez vous bien et, à demain peut-être.

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme « Le petit Campion illustré », « Libres Pensées », ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : »Le drapeau noir, l’équerre et le compas », etc.

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Bonjour à tous et à chacun. Nous sommes le 6 mars 2010 et vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog, ce dont je vous remercie, mais ce qui  est très mauvais pour mon égo. Aujourd’hui au menu, d’abord un petit hommage à un grand comique injustement oublié. Peut-être parcequ’il n’était pas « que » comique. Il a par exemple écrit un livre superbe sur la place des anarchistes et libertaires dans la Franc-maçonnerie. Et, en seconde partie, un clin d’oeil pour ne pas oublier que le lobby des semenciers et autres industriels de l’agroalimentaire, quand vous le mettez à la porte, il rentre par la fenêtre. Bonne lecture.

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.
Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.

Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.
Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).
Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.
Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme « Le petit Campion illustré », « Libres Pensées », ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : »Le drapeau noir, l’équerre et le compas », etc.

On lui doit, entre autres, la fameuse définition:  « Enfant: Fruit qu’on fit. » et puis, celle-ci que j’aime beaucoup:  « Dès qu’on dit feu Untel, c’est qu’ Untel s’est éteint. » Il était aussi régent de pygologie du collège de pataphysique, grand maitre de la confrérie des chevaliers du taste fesses (c’est lui qui intronisa le Mannekenpiss en 1983) et on se souvient de sa participation au fameux feuilleton radiophonique de Pierre Dac: Signé Furax. Parallèlement, son ascension en maçonnerie continue, il gravira successivement tous les degrés jusqu’au 33e et siégera au Consistoire d’Ile-de-France. Un fameux bonhomme qui portait haut et fort la devise de ce blog: Humeur et humour. En ouverture de ce billet, un court extrait d’une vidéo où on le voit en compagnie de Pierre Dac.

100 PATATES…

Ça y est !

Finissant par céder aux surpuissants lobbies des semenciers OGM, l’ultra-libéral Barroso, réélu à la tête de la Commission Européenne, vient, sur proposition de John Dalli, commissaire chargé de « la Santé et de la protection des consommateurs » (sic), et contre l’avis de la plupart des citoyens européens, d’autoriser, pour la première fois depuis 1998, la culture en plein champ, d’un certain nombre de produits, dont 3 sortes de maïs (fabriqués par Monsanto), et d’une pomme de terre « Amflora », fabriquée par BASF.

On ne se doutait pas que BASF était spécialisé dans l’alimentaire ; mais il parait que cette patate Amflora, a la faculté de produire beaucoup plus d’amidon que ses cousines naturelles. Le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier.(sic et resic) ! 

Je vous dis pas la gueule de la purée que mangerons nos petits enfants à la cantine…Mais bon, faut pas que ça vous coupe l’appétit !

Allez, c’est tout pour aujourd’hui, c’est sympa d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

ELISABETH BADINTER…

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La femme du jour, c’est Elisabeth Badinter. Née un 5 mars en 1944 à Boulogne-Billancourt, ça m’arrange pour mon billet. Ma fiancée est fan de cette écrivaine et je m’étais promis d’en dire quelques mots. A chaque fois que Elisabeth Badinter fait paraître un nouvel opus, elle jouit d’une très bonne presse et le grand public lui réserve en général un accueil chaleureux. C’est une femme respectée, une philosophe appréciée et pourtant. « Le conflit – La femme la mère » (Flammarion), dernière production d’Elisabeth Badinter, mérite qu’on s’y arrête.

Très en vogue, une certaine idélogie serait en train, l’air de rien, de réduire les jeunes mamans en esclavage. Comment ? En les culpabilisant. En prônant le retour à l’allaitement sain (sein ?) contre le lait en poudre artificiel, la bonne bouffe bio contre les petits pots, la couche lavable contre la Pampers qui pollue la planèteC’est qu’elle est pas d’accord la Lisa ! Voyons voir cela.

Élisabeth Badinter est une femme de lettres et une philosophe féministe française, née Bleustein-Blanchet, le 5 mars 1944 à Boulogne-Billancourt. Elle est actionnaire de référence et membre du conseil de surveillance du groupe Publicis dont elle possède 10,16 % des actions.

Que Publicis compte parmi ses meilleurs clients de grands producteurs de petits pots (Nestlé) ou de Pampers (Procter & Gamble), qui rendent la femme libre, donc, si l’on suit le raisonnement d’Elisabeth Badinter. Et que le même groupe, dans ses spots, montre rarement papa se cognant la lessive à la maison; comme dit ma concierge: « On est en droit de s’interroger. ».

Qui mieux que la pub a contribué, ces dernières années, à fabriquer l’image de la femme qui s’occupe de la cuisine, qui torche les gosses, leur prépare la purée, n’a pas le droit aux bourrelets et doit se tartiner le visage de mixture au polyglute de molygraillon pour ne surtout pas vieillir ? On attend avec impatience l’essai de notre Babeth sur le sujet…

Un jour, Elisa devra s’expliquer sur l’image dégradante de la femme que donnent les publicités réalisées par l’entreprise de Badinter.

Un jour, Lisbeth devra s’expliquer sur l’image de la femme-objet qui apparaît dans les publicités réalisées par l’entreprise Publicis/Badinter. A l’exemple de celle-ci. (photo à droite)

Je laisse à Daniel Schneiderman (arrêt sur image), le soin de conclure (provisoirement) la réflexion: « …Mais une petite chose est gênante, à chaque retour d’Elisabeth Badinter sur la scène publique. Un détail. Trois fois rien. Mais tout de même. Une de ses « casquettes », comme on dit, n’est jamais rappelée par les intervieweurs fascinés : outre son estimable activité de philosophe et d’écrivain, Elisabeth Badinter, fille et héritière de Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis, est aujourd’hui la deuxième actionnaire, et la présidente du conseil de surveillance de la multinationale publicitaire.

Cela ne la prive évidemment pas du droit de penser, et d’écrire. On peut régner sur les pages en quadrichromie des magazines, sur les affiches porno soft des abribus, et faire profession de philosopher sur l’émancipation féminine. On peut, et la constance de Badinter témoigne de la sincérité de ses convictions. Mais ce double statut a toujours généré, dans la production philosophique badinterienne, un point aveugle : la violence de l’injonction publicitaire faite aux femmes. Crème-toi matin et soir, épile-toi pour ressembler aux actrices porno, sois aussi mince que les squelettes que tu vois défiler dans les pages mode, et consomme, consomme, consomme, achète, fais chauffer le chéquier, pour être enfin parfaitement, totalement libérée. Vu de ma fenêtre, cette injonction-là, qui se déploie à chaque dos de kiosque, à chaque coin de rue, semble au moins aussi terroriste que l’injonction à rentrer à la maison, et à revenir aux couches lavables. Mais Elisabeth Badinter, philosophe publicitaire, ne la voit pas. »

voilà, à vos commentaires, je ramasse les copies bientôt.

TOUT A FAIT AUTRE CHOSE.

Cette fois, c’est sûr, je mourrai un peu moins idiot ! Je viens de faire un tour sur le site Chatroulette.com

Il s’agit d’un navigateur qui vous met en correspondance aléatoire avec un autre internaute quelquepart, n’importe où sur la planète. Dès que votre webcam est branchée, c’est parti pour le tour du monde des vicissitudes de l’humanité en 80 secondes. Toutes les dix images un malade qui se paluche, un ado ébouriffé, un facho en mal de croix gammée, des islamistes enturbannés qui se prennent pour Ben Laden, un psychopate ventripotent dissimulé derrière le masque de Mickey, trois jeunes filles (très jeunes) exhibant leurs tatouages et surtout, surtout, des tronches de cakes, de mecs complètement stones avachis devant leur cam comme autrefois dans les fumeries d’opium. Ces types ont l’air complètement accrocs, addict à la cam et non plus à la came.Sans vouloir jouer les pères la pudeur (c’est pas le genre de la maison) il y’a des jours où le contrôle parental…Je serai assez d’accord. Je prends le pari qu’avant pas longtemps on va en reparler de ce site.

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Allez, merci de votre visite, portez vous bien; c’est pas le moment d’enlever sa p’tite laine, et, à demain peut-être.

MIRIAM MAKEBA…

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Vous vous souvenez de MIRIAM MAKEBA ? Moi, oui. J’ai encore dans les oreilles le rythme de « pata,pata » (vidéo) cette grande, très grande dame de la lutte anti apartheid en a fait danser plus d’un. Bon, d’accord, nous autres les petits blancs, sommes un peu raides dans le déhanché mais quand même. Aujourd’hui je rêve d’un chanteur ou d’une chanteuse Palestinien (ne) capable de dénoncer avec le même talent l’apartheid que leur inflige le voisin qu’il ne faut pas nommer…

Miriam Makeba est née le 4 mars 1932 à Johannesburg. Prénommée Zenzi, diminutif d’Uzenzile qui signifie « Tu ne dois t’en prendre qu’à toi-même », elle n’a que quelques jours lorsque sa mère est inculpée durant six mois pour avoir fabriqué de la bière afin de subvenir aux besoins de sa famille. Son père meurt lorsqu’elle a cinq ans. En 1947, les nationalistes afrikaners gagnent les élections. C’est le début de l’apartheid.

À 20 ans, Zenzi Makeba, bonne d’enfants puis laveuse de taxis, vit seule avec sa petite fille Bongi et sa mère. C’est là qu’elle commence à chanter, presque par hasard, avec les Cuban Brothers, puis devient choriste du groupe Manhattan Brothers, en 1952, qui lui donne son nom de scène, Miriam. Si elle devient très rapidement une vedette, elle se sert de son nouveau métier pour dénoncer le régime de l’apartheid. En 1956, elle écrit son plus grand succès, la chanson Pata, Pata, avec laquelle elle fait le tour du monde. En 1959, elle est contrainte à un exil qui durera 31 ans, en raison de son apparition dans le film anti-apartheid Come Back, Africa du cinéaste américain Lionel Rogosin. Lorsque sa mère meurt en 1960, elle ne peut assister à ses obsèques, du fait de son interdiction de séjour en Afrique du Sud. C’est avec un passeport français qu’elle reviendra en Afrique du Sud à la libération de Nelson Mandela, emprisonné avec la plupart des dirigeants du Congrès National Africain (ANC) au pénitencier de Robben Island. Elle ne cessera de prononcer des discours anti-apartheid et d’appeler au boycott de l’Afrique du Sud devant les Nations Unies. Elle chante en zoulou, en xhosa, en tswana. Ses mélodies chantent la tolérance et la paix. Elle est devenue le symbole de la lutte anti-apartheid. Dans ses chansons, pas d’amertume mais une dignité à toute épreuve. En 1966, Makeba reçoit un Grammy Award pour son disque An evening with Harry Belafonte and Miriam Makeba et devient la première Sud-Africaine à obtenir cette récompense. En 1987 Miriam Makeba rencontre à nouveau le succès grâce à sa collaboration avec Paul Simon dans l’album Graceland. Peu après, elle publie son autobiographie Makeba: My Story. Son mariage en 1969 avec le militant des droits civils afro-américain Stokely Carmichael, chef des Black Panthers, lui cause des ennuis aux États-Unis. Elle s’exile à nouveau et s’installe en Guinée.

Miriam Makeba a toujours rêvé d’une grande Afrique unie. Pour son pays, elle exhortait ses frères noirs au pardon.  » Il faut nous laisser grandir. Les Noirs et les Blancs doivent apprendre à se connaître, à vivre ensemble. « 

Elle avait annoncé en 2005 qu’elle mettait fin à sa carrière, mais elle continuait à défendre les causes auxquelles elle croyait. Elle est décédée le dimanche 9 novembre 2008, à l’âge de 76 ans, à Naples des suites d’un malaise, à l’issue d’un concert de soutien à l’auteur de « Gomorra », Roberto Saviano, traqué par la la Mafia napolitaine.

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Et voila, chez vous je ne sais pas mais ici, le coup de vent a dégagé un peu l’horizon. Non, pas l’horizon politique, celui là me semble toujours aussi bouché; l’horizon tout court. Cela fait deux jours qu’on a pas eu de pluie. Vous savez comment sont les gens, encore deux jours et on parle de sécheresse. En tous cas, le printemps montre le bout de son nez, les primevères et les jonquilles sont de sorties, les lapins trainent un peu plus le soir venu et le jardin de l’ermitage reprend des couleurs. Quand à moi, je vais reprendre un café en vous souhaitant de bien vous porter (et vous supporter). A propos de supporteurs, France-Espagne, ça fait 0 à 2 mais cela n’ébranle pas le moral de notre sélectionneur… Allez, à demain peut-être.

Le 3 mars 1756, naissance de William GODWIN à Wisbeach, comté de Cambridge. Penseur et théoricien anglais, précurseur de l’anarchisme.D’abord pasteur dissident, il abandonne la religion et publie, en 1793, « Enquête sur la justice politique », oeuvre philosophique qui contient les principales bases politiques et économiques de l’idéal libertaire.Considérant que « Tout gouvernement est un mal » car il est une « abdication de notre propre jugement et de notre conscience », un frein dans la recherche de l’harmonie entre les hommes, celle-ci devant se réaliser par l’éducation libre ; seul moyen de se débarrasser des superstitions de la religion et de la tentation totalitaire.Sa première femme, Mary WOLLSTONECRAFT publie quant à elle, en 1792, « Revendication des droits des femmes », mais meurt en donnant naissance à sa fille, Mary, qui deviendra la compagne du poète Percy Bysshe SHELLEY, à son tour conquis par les idées de Godwin.(Mary SHELLEY est en outre l’auteur du célèbre « Frankenstein »).La seconde femme de Godwin donnera naissance à une autre fille, Claire Clermont, maîtresse de Byron. Godwin sera victime de la presse conservatrice et, réduit à la misère, il mourra à Londres le 7 avril 1836.Sa pensée lui survivra et aura une influence considérable sur le mouvement socialiste et anarchiste, tant en Angleterre que sur le continent.

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TEMPETE SUR LE MARCHE DE L’HOSTIE…

J’ai trouvé cet article sur le site du journal « La Croix », avouez que j’ai de bonnes lectures. Je le dédie à l’ami Michel qui visite le site de temps à autre.

Si même Lourdes renonce aux hosties des moniales… L’hypothèse, évoquée en fin d’année dernière par les responsables du sanctuaire, d’acheter leurs stocks d’hosties à une entreprise proposant des prix bien inférieurs aux tarifs habituels a provoqué un vent de stupeur dans les 36 monastères français producteurs d’hosties
C’est que les moniales contemplatives, qui traditionnellement fabriquent en France les hosties, sont soumises, depuis quelques années, à rude concurrence. « Autrefois, il y avait un centre de production par diocèse. Maintenant, 35 monastères se partagent la production de 140 millions d’hosties par an, et 30 autres vivent aussi de leur commercialisation »

En cause, certes, la désaffection des Français pour la pratique religieuse, et notamment la messe du dimanche. Mais pas seulement. « Des producteurs étrangers, notamment polonais, ont cassé le marché », avance Sœur Marcelline, du Carmel de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).
Les moniales se sont donc mobilisées, et ont lancé une campagne de communication en direction des acheteurs. Mais là encore, la tâche est peu aisée : « Autrefois, c’était plus simple, il suffisait de toucher le curé, témoigne Sœur Marcelline, mais aujourd’hui, avec les regroupements de paroisses, ce sont bien souvent des laïcs qui s’occupent des aspects matériels, et nous ne savons pas toujours comment les joindre. »

Ah, la crise, la crise !

ET L’HOMME DU JOUR EST: WILLIAM GODWIN.


Le 3 mars 1756, naissance de William GODWIN à Wisbeach, comté de Cambridge.
Penseur et théoricien anglais, précurseur de l’anarchisme.
D’abord pasteur dissident, il abandonne la religion et publie, en 1793, « Enquête sur la justice politique », oeuvre philosophique qui contient les principales bases politiques et économiques de l’idéal libertaire.
Considérant que
« Tout gouvernement est un mal » car il est une « abdication de notre propre jugement et de notre conscience », un frein dans la recherche de l’harmonie entre les hommes, celle-ci devant se réaliser par l’éducation libre ; seul moyen de se débarrasser des superstitions de la religion et de la tentation totalitaire.
Sa première femme, Mary WOLLSTONECRAFT publie quant à elle, en 1792, « Revendication des droits des femmes », mais meurt en donnant naissance à sa fille, Mary, qui deviendra la compagne du poète Percy Bysshe SHELLEY, à son tour conquis par les idées de Godwin.(Mary SHELLEY est en outre l’auteur du célèbre « Frankenstein »).
La seconde femme de Godwin donnera naissance à une autre fille, Claire Clermont, maîtresse de Byron. Godwin sera victime de la presse conservatrice et, réduit à la misère, il mourra à Londres le 7 avril 1836.
Sa pensée lui survivra et aura une influence considérable sur le mouvement socialiste et anarchiste, tant en Angleterre que sur le continent.

Maintenant, libre à vous de vous apitoyer sur le déclin du marché de l’hostie ou sur celui de l’anarchisme…C’est vous qui voyez…Quoi qu’il en soit, c’est sympa à vous d’être passé; portez vous bien et à demain peut-être.

NO SARKOZY DAY…Ah, c’est vrai, je ne vous ai pas encore parlé du NO SARKOZY DAY… Et pourtant cela risque fort d’être le buzz du printemps à venir. A l’instar de ce qui s’est passé en Italie pour exprimer le ras le bol des Berlusconneries, la journée d’action pour marquer son opposition au président de la République se structure et gagne des soutiens : Des organisations, des personnalités d’horizons divers, des journaux appellent à manifester ce jour là. Lasserpe ; Decressac ; Berth ; Jiho ; Vuillemin ; Chimulus ; Olive ; SaT ; Large; Siné-hebdo… Gilles Perrault. Ecrivain – Henri Montant : Journaliste -Susan Georges : présidente d’honneur d’Attac – San Severino: Chanteur , auteur compositeur -Miguel Benasayag: Psychanalyste et Philosophe – Jean-Jacques Reboux, écrivain – Noël Gaudin: entarteur – Pierre Concialdi : économiste – Didier Porte: Humoriste – Guy Bedos: humoriste, acteur, scénariste – Dominique Tricaud: avocat – André Langaney: scientifique – Marie et Marcel Lapierre : vignerons – Christophe Alévèque: humoriste … Avec des soutiens comme ceux là, ça ne devrait pas être triste. En Italie, ce sont les réseaux sociaux qui ont réussi là où les mobilisations traditionnelles avaient échoué à faire descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue. Alors, à bientôt. Et aujourd’hui, le nominé est…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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NO SARKOZY DAY…

Ah, c’est vrai, je ne vous ai pas encore parlé du NO SARKOZY DAY… Et pourtant cela risque fort d’être le buzz du printemps à venir. A l’instar de ce qui s’est passé en Italie pour exprimer le ras le bol des Berlusconneries, la journée d’action pour marquer son opposition au président de la République se structure et gagne des soutiens :

Des organisations, des personnalités d’horizons divers, des journaux appellent à manifester ce jour là.

Lasserpe ; Decressac ; Berth ; Jiho ; Vuillemin ; Chimulus ; Olive ; SaT ; Large; Siné-hebdo…

Gilles Perrault. Ecrivain – Henri Montant : Journaliste -Susan Georges : présidente d’honneur d’Attac – San Severino: Chanteur , auteur compositeur -Miguel Benasayag: Psychanalyste et Philosophe – Jean-Jacques Reboux, écrivain – Noël Gaudin: entarteur – Pierre Concialdi : économiste – Didier Porte: Humoriste – Guy Bedos: humoriste, acteur, scénariste – Dominique Tricaud: avocat – André Langaney: scientifique – Marie et Marcel Lapierre : vignerons – Christophe Alévèque: humoriste …

Avec des soutiens comme ceux là, ça ne devrait pas être triste.

En Italie, ce sont les réseaux sociaux qui ont réussi là où les mobilisations traditionnelles avaient échoué à faire descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue. Alors, à bientôt.

Et aujourd’hui, le nominé est…

MULTATULI OU MAX HAVELAAR ?

Le 2 mars 1820, naissance d’Edouard DOUWES DEKKER, dit MULTATULI, à Amsterdam où il a sa statue (voir photo). Je ne prends pas beaucoup de risques en affirmant que vous n’avez jamais entendu parler de lui et pourtant…
Écrivain anarchiste néerlandais, il a donné naissance à un personnage que beaucoup côtoient sans le savoir. Il s’agit de Max Havelaar !
D‘abord fonctionnaire en Indonésie (Colonie Hollandaise), il démissionne, écœuré par le traitement réservé aux indigènes. Il se consacre à la littérature et publie avec succès en 1859 « Max Havelaar », œuvre anticolonialiste et antiesclavagiste. Le roman qui se déroule à Java est très autobiographique et décrit notamment la difficulté de garantir des prix « raisonnables » aux petits producteurs locaux de café. C’est ainsi que depuis est née l’association Max Havelaar et le label garantissant les produits issus du commerce équitable.
Multatuli, pourfendeur du conformisme bourgeois, mettra en pratique son idéal libertaire et scandalisera ses contemporains, vivant en harmonie avec ses deux compagnes et ses deux enfants. Ses écrits anti-étatiques et antiparlementaires, et ses combats contre la religion, la famille, les préjugés de toutes sortes, racistes, sexistes ou sexuels auront une grande influence dans le milieu socialiste et libertaire.
Il mourra en Allemagne le 19 février 1887.
En 1942, Henry Poulaille préfacera une version française de « Max Havelaar » :
« Iconoclaste, Multatuli n’avait aucun respect des usages acrés, (…) il avait la haine de l’hypocrisie et le mépris de toute abdication de l’individu. Loi, religion, morale, propriété, étaient autant de masques à arracher. ». On boit du p’tit lait.

Et voila, amis lecteurs, pour cette livraison du mardi. J’espère qu’elle vous trouvera en pleine forme, continuez à bien vous portez et, à demain peut-être.

BOBBY SANDS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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BOBBY SANDS.

Bobby Sands est né à Rathcoole, un quartier de Newtownabbey en Irlande du Nord, il rejoint les forces de l’IRA en 1972, avant la fin de l’année, il est arrêté et emprisonné. À sa libération, Sands devient rapidement un des principaux activistes de sa communauté. Il ne reste en liberté qu’une année. Il est arrêté avec quatre de ses compagnons et est condamné et envoyé en prison pour une durée de 14 années.Il est emprisonné à la prison de Maze (On le voit ici en fresque sur un mur de Belfast avec son coté Mike Brant). Les détenus de l’IRA réclament que leur soit accordé un statut spécial de prisonnier politique. Ils demandent que les règles de droit commun ne s’appliquent pas à eux et qu’ils bénéficient de plusieurs prérogatives comme le droit de garder des habits civils. Une première grève de la faim a lieu fin 1980, qui se termine par un accord ambigu. Ainsi les prisonniers obtiennent-ils le droit de porter des habits civils mais pas leurs propres habits. L’accord est dénoncé le 4 février 1981 par les prisonniers. Bobby Sands refuse de s’alimenter le 1er mars 1981 et entame ainsi sa grève de la faim. Peu de temps après le début de la grève, un député républicain du Fermanagh et du sud Tyrone meurt et des élections anticipées sont provoquées. Les supporters de Sands et de son combat le proposent donc comme candidat à l’élection législative. Après une campagne électorale fortement médiatisée, Sands remporte le siège le 9 avril 1981. Le gouvernement conserve cependant une attitude de fermeté. Le premier ministre, Margaret Thatcher, déclare : « Nous ne sommes pas prêts à accorder un statut spécial catégoriel pour certains groupes de gens accomplissant des peines à raison de leurs crimes. Un crime est un crime et seulement un crime, ce n’est pas politique. ». Le gouvernement change la loi électorale en introduisant le Representation of the People Act pour prévenir l’élection d’autres prisonniers de l’IRA. Cette loi interdit aux prisonniers condamné à plus d’un an de prison de se présenter à des élections.

Bobby Sands meurt à l’hôpital de la prison après 66 jours de grève de la faim. L’annonce de sa mort provoqua de nombreuses émeutes dans les quartiers nationalistes en Irlande du Nord. Deux personnes trouveront la mort à cette occasion (un laitier et son fils). Plus de 100 000 personnes suivirent le cortège lors de ses funérailles (photo de droite). En réponse à une question parlementaire relative à la mort de Bobby Sands, Margaret Thatcher déclara à la Chambre des communes: « Monsieur Sands était un criminel condamné. Il a fait le choix de s’ôter la vie. C’est un choix que l’organisation à laquelle il appartenait ne laisse pas à beaucoup de ses victimes ». En plus de Bobby Sands, neuf autres personnes moururent des suites d’une grève de la faim. L’image de Sands auprès de la plupart des républicains irlandais et des sympathisants du groupe terroriste est celle d’un martyr. Dans les mois qui ont suivi la mort de Sands et de ses compagnons, de par sa couverture médiatique, l’IRA a vu les dons et le nombre de ses membres augmenter sensiblement, et une nouvelle vague de violence remarquable par le durcissement des positions tant des nationalistes que des unionistes.

Et bien oui, nous sommes le 1er mars et la tempête vient de nous rappeler que l’hiver n’était pas fini. C’est pas très charitable mais pendant qu’Eole se fachait, ma fiancée et moi même, nous passions une fort agréable soirée chez nos voisins Paul et Daniele devant une tartiflette à vous faire baver. Malgré ou peut-être à cause d’une étrange manie qui consiste à mélanger du Malibu à son pastis, Paul est un redoutable rhétoricien et nous avons eu un échange d’idées fort instructif sur « les dangers de l’islam(isme) pour les civilisations occidentales…Il m’a semblé que mon interlocuteur épousait les thèses de Samuel Huntington et de son livre « le choc des civilisations » qui dépeint un occident assiègé par des hordes vociférantes dont la religion ne serait pas soluble dans la République; opinion que je ne partage pas. Tant pis pour vous, je développerais ma propre pensée sur ce thème dans un de mes prochains billets.

En attendant ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.