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POURQUOI LA GUERRE ?..

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des pousse-au-crime et des va-t-en-guerre réunis, bonjour !

Pourquoi la guerre ?

Oui, je reviens vers vous avec cette question lancinante qui ne cesse de me tarauder les neurones. Pourquoi Israël et son souteneur, les Etats unis d’Amérique, s’apprètent-ils à bombarder l’Iran? La question aujourd’hui n’étant plus de savoir si ils vont le faire mais, quand vont-ils le faire.

La première réponse qui vient à l’esprit c’est que un certain nombre de pays Arabes (mais Sunnites) ne verraient pas d’un mauvais oeil la mise au pas des Perses chiites. Ces derniers sont soupçonné d’être derrière le Hamas en Palestine, le Hezbollah au Liban, les rebelles du Yémen qui harcèlent les forces Saoudiennes, les Talibans en Afghanistan, les milices en Irak. D’où l’idée de l’Etat Hébreu de frapper à la tête une fois pour toutes… L’Arabie Saoudite est sans doute, en tous cas officieusement, l’allié le plus sûr des USA et donc, implicitement, d’Israël dans cette affaire. L’idée d’une nouvelle guerre qui enflammerait le Moyen Orient et ses puits de pétrole n’emballe guère les pétroliers du coin. La Jordanie, l’Egypte dans une moindre mesure, les Saoudiens bien entendu, le Koweit à coup sûr, sans compter les Sunnites Irakiens qui rêvent de retrouver leur prestance de l’époque Saddam, n’interviendront qu’au travers de « paroles verbales » à la tribune de l’ONU pendant que Tsahal et l’oncle Sam largueront leurs bombes anti bunkers sur les présumées installations nucléaires de l’Iran.

La seconde c’est que le gouvernement Israëlien a besoin du soutien de son opinion publique pour mettre une dernière main à sa politique d’occupation des sols jusqu’à atteindre un point de non-retour avant une éventuelle co-existence (inéluctable) de deux Etats en Palestine. Or, rien ne garanti davantage la cohésion d’un peuple qu’une menace extérieure. C’est donc l’Iran qui va tenir la place du méchant avec dans le rôle du docteur Folamour, le dangereux psychopathe, Ahmadinejad.

Soutien de son opinion d’une part et soutien, sinon compréhension bienveillante de la communauté internationale, d’autre part; voilà pourquoi Obama s’empresse de faire voter par le conseil de sécurité de l’ONU une résolution permettant d’accroître les sanctions contre l’Iran.

La Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU est basée sur un procès d’intention fondamental. Elle défend l’idée que l’Iran est une puissance nucléaire à venir et une menace à la sécurité mondiale. Elle fournit également le feu vert à l’alliance militaire États-Unis-OTAN-Israël pour menacer l’Iran d’une attaque nucléaire préemptive punitive, appuyée du sceau du Conseil de sécurité de l’ONU. Bis repetita placent, on se croirait à la veille de la guerre contre l’Irak. (à gauche un dessin paru dans le N° 42 de  « l’Assiette au beurre » en 1902. La légende: Je voulais qu’on déclarât la guerre pour expérimenter mon nouveau fusil…)

Il est bien possible que vos nuits d’été soient illuminées par les images fantômatiques des bombardements et au JT vous verrez BHL et/ou Finkielkraut vous expliquez qu’il ne pouvait en être autrement et que, fort heureusement, les Nations n’ont pas cédées à l’esprit de Munich.

Il y a des jours comme ça où l’envie vous prend de devenir, vraiment, un cénobite tranquille et pourquoi pas, un anachorète planqué sur son piton rocheux, attendant la fin de toute chose…

Tout à fait autre chose…

Connaissez vous Carlos GOHSN le Pédégé de Renault Nissan, payé une fois
en France et une fois au Japon, résultat: 10 millions d’euros annuel.
De son côté, Ronan Guernion, que vous ne connaissez pas non plus, producteur de lait à Tonquédec (22) considère qu’il gagne environ 1 000 euros par mois pour des semaines de 58h. (Télégramme de Brest. 23 juin). Mais dans quel monde de dingues vivons nous ?

Des petites histoires comme celle là il en sort deux ou trois par semaine: Les cigares de Blanc, la mission de Boutin, l’appartement de Fadela…Jusqu’où iront-ils dans le mépris de ceux dont les ancêtres ont fait voter la fin des privilèges ? Vous le saurez en restant fidèle à votre blog préféré. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.



De sa rencontre avec Henry Poulaille et peut être surtout avec Armand Robin et le mouvement libertaire naîtra sa vocation d’écrivain et son engagement anarchiste. Véritable autodidacte (il présentera néanmoins un doctorat d’Etat à plus de cinquante ans), il collabore à divers journaux comme « Les cahiers du peuple » dont il est rédacteur en chef. Sa soif de connaissance l’amène à découvrir et fréquenter le milieu des peintres. Il devient critique d’art, membre du groupe Cobra en 1949. Il publie ses premiers romans autobiographiques : « Drôles de métiers » « Drôles de voyages ». En 1954 son recueil de poésie « Cosmopolites » reçoit le « Prix des Poètes ». Il se passionne ensuite pour l’architecture et écrit plusieurs ouvrages qui font toujours référence en la matière. Il réalise également une nouvelle « Histoire de la littérature prolétarienne en France » (1974), puis des romans tel que « Les mouchoirs rouges de Cholet » (1983) qui rencontrent un vif succès.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du rite Ecossais et des petits pois extra-fin réunis, bonjour !

Le 24 juin 1924, naissance de Michel RAGON et je voulais profiter de cette date anniversaire pour vous en dire quelques mots.

Michel Ragon est né par hasard à Marseille le 24 juin 1924, mais il passe toute son enfance à Fontenay-le-Comte dans une famille paysanne vendéenne misérable. Orphelin de père à 8 ans, il arrive à 14 ans avec sa mère à Nantes où il exerce plusieurs petits métiers (garçon de courses, aide-comptable, mécanicien, emballeur…). Déjà passionné de lecture depuis son enfance, il découvre de nouveaux auteurs (Rousseau, Hugo, Verne, Gide…) grâce entre autres aux bibliothèques des appartements que sa mère est chargée de garder. Dans cette grande ville de Nantes, il découvre également la peinture au Musée des Beaux-Arts de Nantes, où il se rend souvent, ainsi que la musique classique au Théâtre Graslin. En 1943, à 19 ans, il rencontre les poètes de « l’école de Rochefort », Jean Bouhier et René-Guy Cadou et le peintre James Guitet qui restera son ami. Fin 1943, auteur de tracts contre l’occupant allemand, il est recherché par la Gestapo. Prévenu à temps, il s’échappe de justesse et retourne se cacher dans sa famille, dans le bocage vendéen. Il rentre à Nantes en 1944. Mais il n’y reste pas longtemps. Avide de connaissances, de rencontres et de nouveaux horizons, il monte à Paris en 1945.

De sa rencontre avec Henry Poulaille et peut être surtout avec Armand Robin et le mouvement libertaire naîtra sa vocation d’écrivain et son engagement anarchiste. Véritable autodidacte (il présentera néanmoins un doctorat d’Etat à plus de cinquante ans), il collabore à divers journaux comme « Les cahiers du peuple » dont il est rédacteur en chef. Sa soif de connaissance l’amène à découvrir et fréquenter le milieu des peintres. Il devient critique d’art, membre du groupe Cobra en 1949. Il publie ses premiers romans autobiographiques : « Drôles de métiers » « Drôles de voyages« . En 1954 son recueil de poésie « Cosmopolites » reçoit le « Prix des Poètes ». Il se passionne ensuite pour l’architecture et écrit plusieurs ouvrages qui font toujours référence en la matière. Il réalise également une nouvelle « Histoire de la littérature prolétarienne en France » (1974), puis des romans tel que « Les mouchoirs rouges de Cholet » (1983) qui rencontrent un vif succès.

Personnellement j’ai particulièrement apprécié « la mémoire des vaincus » paru chez Albin Michel en 199O. Une fresque passionnante de l’histoire prolétarienne, véritable traversée du XXè siècle où le héros croise tour à tour, Lénine, Durruti, Nestor Makhno, la bande à Bonnot… Un voyage parmi les oubliés de l’histoire, anarchistes, libertaires et utopistes.Mais il faut lire aussi « le roman de Rabelais » et son exceptionnel « dictionnaire de l’anarchie« .

Et puisque vous êtes dégouté de la télé, de son foot, de ses jeux débiles, de ses infos décérébrées, (re)mettez vous à la lecture et offrez vous quelques pages de Michel Ragon.

France inter: La messe est dite.

Et bien voila, c’est fait: Le duo de comiques Jean Luc Hees et Philippe Val vient de siffler la fin de la partie en décidant que l’on pouvait rire de tout mais pas n’importe comment. Résultat, exit Didier Porte, exit Stéphane Guillon. Le dessin du paysage audiovisuel Français va ressembler de plus en plus à celui d’un long fleuve tranquille. Une seule pensée: Ein Reich, ein volk, ein fuhrer (là je vais me faire des amis.) Pas une tête ne doit dépasser, 2012 va maintenant arriver très vite, le dérapage, même contrôlé, ne sera plus autorisé.

Allez, merci de votre visite et de votre fidélité, à la fin de la semaine nous fêterons le 5 000è visiteur de ce blog quotidien qui en est à son numéro 280. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.


JE VOUDRAI PAS CREVER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la trompette acoustique et de la chaussette à clous, bonjour !


Rendons hommage à un des grands bonhomme du début du XXè siècle: Boris Vian est un écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste), né le 10 mars 1920, à Ville-d’Avray (Seine-et-Oise, aujourd’hui Hauts-de-Seine), mort le 23 juin 1959 à Paris. Il fut aussi ingénieur de l’École centrale, inventeur, scénariste, traducteur (anglo-américain), conférencier, acteur d’occasion et peintre.
 

À douze ans, Boris est victime d’un rhumatisme articulaire aigu, qui lui occasionne une insuffisance aortique. Cette maladie du cœur, dont ses œuvres porteront la trace, en fera la cible de l’affection trop étouffante de sa mère. Il en parlera dans L’Herbe rouge, et plus encore dans L’Arrache-cœur. Il fait ses études primaires et de collège au lycée de Sèvres (1927-1932), puis entre au lycée Hoche de Versailles, de la troisième à la classe de Philosophie (1932-1936). S’il passe avec facilité la première partie du baccalauréat en 1935, il est contraint de suivre une seconde terminale au lycée Condorcet, à Paris, où il obtient le baccalauréat final A-philosophie, avec option mathématiques. Il suit les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques au lycée Condorcet et entre à l’École centrale Paris en 1939. À la fin de ses études, il travaille comme ingénieur à l’Association française de normalisation (AFNOR) de 1942 à 1946, où il profite de ses instants de liberté pour écrire et jouer de la musique jazz. Le 5 juillet 1941, il épouse Michelle Léglise à Paris. Il fréquente les cafés de Saint-Germain-des-Prés : café de Flore ou des Deux Magots, à l’époque où ceux-ci rassemblent intellectuels et artistes de la rive gauche : Jean-Paul Sartre (le Jean Sol Partre de L’Écume des jours), Raymond Queneau, Simone de Beauvoir, Juliette Gréco, Marcel Mouloudji ou Miles Davis. Son premier roman célèbre est J’irai cracher sur vos tombes, signé Vernon Sullivan l’un des nombreux pseudos qu’il utilisera, écrit en 1946. Le roman est très controversé, notamment parce qu’il est retrouvé sur les lieux d’un crime passionnel. Boris Vian est condamné en 1950 pour outrage aux bonnes mœurs. S’ensuivent des romans tout aussi noirs et sarcastiques : Les morts ont tous la même peau, Et on tuera tous les affreux et Elles se rendent pas compte.

Passionné de jazz, il joue de la trompette de poche (rebaptisée « trompinette-c’est une petite trompette ») au Tabou, club de Saint-Germain-des-Prés. Il est aussi directeur artistique chez Philips et chroniqueur dans Jazz Hot de décembre 1947 à juillet 1958, où il tient une « revue de la presse » explosive et extravagante. Henri Salvador disait de lui : « Il était un amoureux du jazz, ne vivait que pour le jazz, n’entendait, ne s’exprimait qu’en jazz ». 1951 et 1952 seront des années sombres pour Boris Vian. Il vient de quitter son épouse Michelle Léglise, dont il a eu deux enfants, Patrick en 1942 et Carole en 1948, et vit difficilement de traductions dans une chambre de bonne, au 8 boulevard de Clichy. Il n’a plus un sou mais le fisc s’acharne à lui soutirer des impôts anciens qu’il ne peut payer. Son esprit fécond l’amène cependant à collaborer au Collège de ‘Pataphysique (la science des solutions imaginaires), fondé en 1948. Il y retrouve Raymond Queneau et est nommé Équarrisseur de première classe en 1952, puis satrape en mai 1953. En 1954, il se remarie avec Ursula Kübler.

Le matin du 23 juin 1959, Boris Vian assiste à la première de J’irai cracher sur vos tombes, film inspiré de son roman, au cinéma Le Marbœuf. Il a déjà combattu les producteurs, sûrs de leur interprétation de son travail, et publiquement dénoncé le film, annonçant qu’il souhaitait faire enlever son nom du générique. Quelques minutes après le début du film, il s’effondre dans son siège et, avant d’arriver à l’hôpital, meurt d’une crise cardiaque. Le Collège de ‘Pataphysique annonce la mort apparente du « Transcendant Satrape ».

Chacun se souvient de « l’herbe rouge », de « l’arrache coeur », de « j’irai cracher sur vos tombes », de « l’écume des jours »; et ses célèbres chansons écrites pour Salvador, Gréco, Mouloudji, Reggiani…La plus fameuse est sans doute « le déserteur », longtemps interdite à cause du dernier couplet litigieux: « si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes que je possède une arme et que je sais tirer ». Couplet qui fut tardivement transformé par Vian à la demande de Mouloudji: « …Prévenez vos gendarmes que je n’aurai pas d’armes et qu’ils pourront tirer ».

Bon, des « comme ça » on n’en fait plus, le moule est cassé. C’est bien simple, de Boris Vian, j’aime tout, sans modération, sans condition…En hiver 1970, alors que j’avais la chance de réveillonner en compagnie de Bernard Lavilliers (pas encore célèbre) il nous avait interprété « je voudrai pas crever » (je voudrai pas crever avant d’avoir connu les singes à culs nus dévoreurs de tropiques…)  un des poèmes de Vian. J’en garde un souvenir impérissable et ému. Voici, à droite, une photo de l’époque.

Allez, surtout n’hésitez pas à repasser, les « cénobites tranquilles » c’est un peu comme le bistro (avec ou sans T, c’est comme on veut) du coin, c’est ouvert tous les jours. Tiens, à propos de bistro, il faut que je vous parle de « La muse vin », c’est à Brest même et ça vaut le détour mais, la place me manque. Portez vous bien et à demain peut-être.

Post-scriptum: Message perso pour Salomé » happy birthday ».

BRUITS DE BOTTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la concorde universelle et du chouchenn chaud réunis, bonjour !

Nous sommes 22 juin c’est à dire que les jours vont commencer à diminuer. C’est le 4ème de Messidor consacré à la Véronique; cette plante qui était sensée guérir de la lèpre (d’où son nom d’herbe aux ladres) et qu’utilisa la Sainte qui lui lègua son nom pour soigner l’empereur Tibère.

Bruits
de bottes.

Selon
des sources maritimes de la ville de Suez en Egypte, citées par le
quotidien al-Quds al-Arabi, 12 navires de guerre américains, y
compris un navire de guerre  israélien ont  franchi le
canal de Suez à l’aube de  vendredi, se dirigeant vers le
Golfe arabo-persique, soulignant que de nombreux militaires
américains ont été aperçu !

Ces
sources ont précisé que le trafic du Canal de Suez a été perturbé
pendant des heures à cause du passage de la flotte militaire
américaine, qui comprend un porte-avion, plusieurs navires de guerre
transportant des soldats, des blindés et des munitions, en
provenance de la mer Méditerranée se dirigeant vers  la mer
Rouge.

Les
sources ont révélé que de nombreux navires commerciaux ont dû
arrêter leur activité quotidienne et sont resté stationnés aux
côtés du canal,  le temps que la flotte américaine militaire
parachève sa route, soulignant qu’il s’agit de la plus longue
flotte militaire américaine jamais vu depuis des années ! Et pourtant, pas un mot dans la presse, pas un mot à la télé…Il est vrai que le psychodrame que nous offre chaque jour l’équipe de France de fouteballe est autrement plus mobilisateur.

Les
faucons Israëlo-américains ont la gâchette qui les démange. Ils
veulent en découdre avec « l’axe du mal » et, chemin
faisant récupérer quelques barils de pétrole pour compenser ceux
qui se déversent dans le golfe du Mexique. L’Iran a du souci à se
faire d’autant plus que l’Arabie Séoudite, autre allié dans la
région, vient d’autoriser l’aviation d’Israël à survoler son
territoire. On peut imaginer que les stratèges se voient obligés de
rebattre les cartes suite aux nouvelles positions Turques. Par
ailleurs, le gouvernement Israëlien a demander à l’Egypte de fermer
le canal aux flottilles humanitaires qui doivent se diriger vers Gaza
dans les semaines à venir. Ca fait froid dans le dos, je remets mon Damart…

Pour Saddam ils avaient utilisé le prétexte des armes de destruction massive, vous vous souvenez ? Pour l’Iran ils nous racontent qu’on a affaire à un tyran psychopathe qui veut rayer Israël de la surface de la terre. En Afghanistan, il s’agissait de se débarrasser des Talibans et de redonner leur liberté aux planteurs de pavots et autres seigneurs de guerre… Tous ceux qui avaient dansé la gigue après l’élection de Obama vont-ils devoir déchanter ? Vous le saurez en suivant les aventures de « G.I. Jo » au Moyen orient.

……………………………………………….

Dépannage…

Ce matin, retard à l’allumage. Il faut dire que je me suis trouvé dans l’obligation d’appeler le service d’assistance d’Orange suite à une défaillance du téléphone.

Après plus d’une heure et demi en ligne avec un « conseiller » et une multitude de manip, non seulement le téléphone ne marchait toujours pas mais, internet non plus. A la fin de l’entretien, le gars (j’imagine sur une plate forme téléphonique du côté de Bamako) a fini par me dire: « appelez un technicien pour votre PC – Orange vous remercie – au revoir monsieur… » et il a raccroché ! Je me suis résolu (de rage) à tout débrancher, remise à zéro totale, réinitialisation générale et, conséquence attendue, la perte d’un certain nombre de documents. Et voici pourquoi, cher amis et néanmoins lecteurs des « Cénobites tranquilles », votre journal est en retard ce matin.

Allez, que la paix soit avec vous, portez vous bien et à demain peut-être.




LES FEUX DE LA ST JEAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la tradition respectée et de la galette saucisse réunies,
bonjour !


Nous
voici donc au solstice d’été et, o
n
n’étonnera personne en déclarant que fêter la Saint Jean n’a
pas grand chose de catholique (!) ni même de très chrétien.
Une fois de plus, un vernis chrétien est venu s’ajouter à une
tradition particulièrement ancienne et qui fleure bon le paganisme.


Ce
solstice est fêté en allumant de grands feux. Le feu est de tous
temps le symbole purificateur du soleil. Le rite du feu de joie
a été christianisé au Ve siècle. L’église Catholique,
apostolique et romaine y a associé le cousin de Jésus, celui qui a
reconnu en lui le Messie: Saint Jean-Baptiste, né un 24 juin.


Je
me souviens qu’enfant, le feu de St Jean mobilisait tout le quartier.
Jeunes et moins jeunes se démenaient des jours et des jours avant
l’évènement pour réaliser le tas de bois le plus grand qui soit.
Et puis il fallait assurer sa surveillance car, une tradition tenace
voulait  que les bandes des autres quartiers tentent de s’emparer du
butin ainsi stocké. Il y avait une expression intraduisible, on
disait; « faire an hierez », c’est du Douarneniste dans le
texte mais je ne garanti pas l’orthographe.

Jusqu’au
jour où la chose s’est institutionnalisée, principe de précaution
aidant, plus question d’allumer des feux aux quatre coins de la
ville…Une fois de plus, les tenants de l’ordre avaient gagné.

Le
mois de Juin, vous le savez, c’est le mois de Junon, l’épouse de
Jupiter, elle symbolise le principe féminin, la fécondité. Pour
les Francs-maçons, la « tenue » (l’assemblée) du
solstice d’été clôt généralement l’année maçonnique.

Pour
les Celtes, c’est le jour où la lumière solaire atteint sa
plénitude, son rayonnement maximal. Dans certaines traditions, c’est
le moment où le jour est le plus long que les prophéties peuvent
s’accomplir, car elles ne sont plus voilées par le ténèbres,
mais révélées à l’éternité. Le cérémonial commence à
minuit la veille du solstice. Les participants sont en cercle autour
du feu allumé à cette occasion, feu symbolique composé des sept
essences sacrées: le chêne, le noisetier, le houx, le pommier, le
frêne, l’if et le pin. Il se prolonge jusqu’au matin; les
participants font alors face au Soleil levant. Le feu terrestre
rappelle au participant que le feu du mental doit être également
discipliné, sans quoi il peut faire des ravages autour de lui tout
en se réduisant lui-même en cendres. Il invite également à
l’élévation: tout comme la masse de bois brut accumulée devient
brasier ardent, la pensée, de lourde, doit devenir lumière et
légèreté.

Et puis tiens, histoire de vous mettre l’eau à la bouche voici une photo d’un petit plat que j’affectionne particulièrement: Le foie de veau aux cerises confites.

C’est un délice pour qui aime le sucré/salé.


Voila, à classer dans la catégorie, les belles histoire de papy Erwandekeramoal…En attendant d’allumer le feu, portez vous bien et à demain peut-être.


 

Le 20 juin 1848, naissance d’Albert Richard PARSONS à Montgomery (Alabama) USA.Militant anti-esclavagiste, socialiste révolutionnaire puis propagandiste anarchiste. Il est un des cinq « martyrs » d’Haymarket.Orphelin de sa mère à cinq ans, soldat à 16 ans dans la guerre civile coté sudiste. Il adhère par la suite aux idées des républicains radicaux anti-esclavagistes, et fonde un journal à Waco au Texas où il rencontre sa future compagne Lucy, mais les persécutions des négriers les poussent à quitter le Sud et à s’installer à Chicago (salut mon Jude) en 1874.Typographe au « Chicago times » il adhère à l’union des typographes puis au « Parti Ouvrier Socialiste » et à « l’Ordre des chevaliers du travail ». Militant et orateur il participe de 1875 à 1886 à plus de mille meetings à travers les USA, pour soutenir les grèves ouvrières, pour la journée de huit heures où encore pour condamner le chômage qui sévit. Les autorités tentent de l’intimider, la police matraque et tire sur les grévistes (18 morts pour l’année 1877). En 1880, en désaccord avec son parti, il rejoint les groupes de socialistes révolutionnaires opposés à l’électoralisme.En 1883, délégué au congrès de Pittsburgh, il adhère à l’A.I.T et, influencé par les anarchistes lyonnais, il fonde avec cinq autres compagnons « l’International Working People’s Association » (I.W.P.A) appelée aussi « Black International ». En 1884, il lance l’hebdomadaire anarchiste « The Alarm ». Le samedi 1er mai 1886 à Chicago, il participe à la grève générale et à la manifestation pour la journée de huit heures.Orateur le 4 mai du meeting tragique de Haymarket, il a déjà quitté le rassemblement lorsque ‘éclate la bombe. Recherché (alors que sept de ses compagnons sont arrêtés) il se livre à la police au moment du procès pensant être rapidement disculpé. Rendu responsable de la tragédie, le procès qui se termine le 20 août 1886 le condamne à mort. Victime de la répression anti-anarchistes, et symbole de la barbarie capitaliste, il est pendu avec ses compagnons le 11 novembre 1887. (Ces détails sont extraits de l’encyclopédie anarchiste).

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tragédie antique et de la porcelaine en toc, bonjour !


Voici un moment que je n’avais pas orné notre galerie d’un nouveau portrait; réparons cet oubli. Une pensée pour un de ceux que l’on nomma « les martyrs de Haymarket ». Fameux meeting dont je vous ai déjà parlé et qui est à l’origine de notre 1er mai. A cette époque là, des hommes et des femmes se battaient, quelquefois jusqu’à la mort pour améliorer la condition ouvrière. Aujourd’hui, comme le dit Annie dans son commentaire, sous le fallacieux prétexte de l’allongement de la durée de la vie, on veut nous faire travailler plus longtemps… Mais, bougres de boeufs, si on vit plus longtemps c’est justement parce que l’on travaille moins !

Aujourd’hui donc, hommage à Richard PARSONS.

Le 20 juin 1848, naissance d’Albert Richard PARSONS à Montgomery (Alabama) USA.
Militant anti-esclavagiste, socialiste révolutionnaire puis propagandiste anarchiste. Il est un des cinq « martyrs » d’Haymarket.
Orphelin de sa mère à cinq ans, soldat à 16 ans dans la guerre civile coté sudiste. Il adhère par la suite aux idées des républicains radicaux anti-esclavagistes, et fonde un journal à Waco au Texas où il rencontre sa future compagne Lucy, mais les persécutions des négriers les poussent à quitter le Sud et à s’installer à Chicago (salut mon Jude) en 1874.
Typographe au « Chicago times » il adhère à l’union des typographes puis au « Parti Ouvrier Socialiste » et à « l’Ordre des chevaliers du travail ». Militant et orateur il participe de 1875 à 1886 à plus de mille meetings à travers les USA, pour soutenir les grèves ouvrières, pour la journée de huit heures où encore pour condamner le chômage qui sévit. Les autorités tentent de l’intimider, la police matraque et tire sur les grévistes (18 morts pour l’année 1877). En 1880, en désaccord avec son parti, il rejoint les groupes de socialistes révolutionnaires opposés à l’électoralisme.
En 1883, délégué au congrès de Pittsburgh, il adhère à l’A.I.T et, influencé par les anarchistes lyonnais, il fonde avec cinq autres compagnons « l’International Working People’s Association » (I.W.P.A) appelée aussi « Black International ». En 1884, il lance l’hebdomadaire anarchiste « The Alarm ». Le samedi 1er mai 1886 à Chicago, il participe à la grève générale et à la manifestation pour la journée de huit heures.
Orateur le 4 mai du meeting tragique de Haymarket, il a déjà quitté le rassemblement lorsque ‘éclate la bombe. Recherché (alors que sept de ses compagnons sont arrêtés) il se livre à la police au moment du procès pensant être rapidement disculpé. Rendu responsable de la tragédie, le procès qui se termine le 20 août 1886 le condamne à mort. Victime de la répression anti-anarchistes, et symbole de la barbarie capitaliste, il est pendu avec ses compagnons le 11 novembre 1887. (Ces détails sont extraits de l’encyclopédie anarchiste).

Bon allez, on va pas se laisser abattre, l’équipe de France a encore un match…Avant de se taper dessus entre eux ils vont affronter les « Bofanas bofanas » qui jouent à domicile. Les Vuvuzelas seront de sortie. En attendant le résultat des courses, portez vous bien et à demain peut-être.

LA PELLE DU 18 JUIN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Franc-maçonnerie et de la franche rigolade réunies, bonjour !

LA PELLE DU 18 JUIN !
Arch, bedits Vranzais orkeuilleux, déchà zortis de la goupe du Monde…
C’est tout de même plus rigolo en imitant papa Shultz qu’en écoutant Thierry Roland, mais il n’en reste pas moins que c’est ce qui s’appelle: Se prendre une pelle ! Un peu d’humour car, à mon avis de néophyte, les Allemands ne devraient pas être loin du podium. Je rie sous cape en imaginant la tête des supporteurs peinturlurés qui ont fait le déplacement après avoir économisé pendant deux ou trois ans (comme dit Melenchon: C’est le seul endroit où les smicards applaudissent des millionnaires)…Ils ont promit à bobonne (les femmes de supporteurs restent à la maison) de lui rapporter un vuvuzela pour les matches en deuxième division de district. Va y avoir du bruit à Kergrist-Moëlou…
Vivement le tour de France, la caravane publicitaire, les seringues dans les poubelles des hôtels, les moteurs électriques dans les cadres de vélos, et des phénomènes qui montent les cols comme on descend une Kronenbourg. Heureusement que l’actualité nous abreuve de « joyeusetés » autrement plus ravigotantes.
Tiens, à propos du 18 juin, on a eu droit au marronnier traditionnel sur les Sénans (de l’ile de Sein – Enez sun e brezhoneg) qui ont rallié Londres comme un seul homme à l’appel du Général. Une mauvaise langue du coin m’a un jour raconté que tous ces « braves » avaient déménagé vite fait en laissant derrière eux femmes et enfants dès qu’ils ont appris que les Teutons approchaient d’Audierne. Mais bien sûr, c’était une mauvaise langue.
Tiens encore, une nouvelle qui va faire bondir l’ami Paul (vigiepaul). Dans le cadre de la loi sur la modernisation de l’agriculture, le député des Côtes d’armor, Marc le Fur (UMP evel just) vient de faire adopter un amendement qui autorise l’extension des porcheries jusqu’à 2000 porcs, contre 450 aujourd’hui, sans autorisation préalable.

C’est pas  demain qu’on va voir disparaître les algues vertes…

Allez ça suffit pour un samedi, merci de votre fidélité, portez vous bien et à demain peut-être.


KARRIG AN ANKOU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’écologie et du point de croix réunis, bonjour !


Nous voici le 18 juin, mais rassurez vous, je ne vais pas en remettre une couche sur l’appel du grand Charles. En vérité, c’est le dernier jour de Prairial consacré au chariot (avec un seul « r ») cela fait partie des mystères de la langue française… D’ailleurs, le Conseil Supérieur de la langue française, recommande l’orthographe charriot avec deux « r ». En effet, pourquoi en mettre deux à carrosse, charrue, charrette, carriole et un seul à chariot ?  D’ailleurs en Breton, on en met deux à Karrig.

Mon aïeule, dont je vous ai si souvent parlé, avait le don inné de la pédagogie active. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la faible lueur de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les Bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir.

Il est vrai qu’à cette époque là, on craignait davantage les manifestations surnaturelles que celles de la nature. L’urbanisation outrancière n’avait pas encore jeté les rivières hors de leurs lits et le bétonnage excessif et les constructions en zone inondables n’avaient pas encore produit les catastrophes que nous connaissons aujourd’hui. Après la Vendée et le drame de l’Aiguillon sur mer, c’est au tour du Sud-Est de payer son écot à la cupidité des promoteurs et à leurs alliés objectifs, ceux qui signent les permis de construire.

Mais voilà, nos contemporains ont les esgourdes ensablées et surtout, rebattues par le vrombissement des Vuvuzelas et ils n’ont pas entendu assez tôt le crissement alarmant de la charrette de l’Ankou.

Aujourd’hui, c’est le jour anniversaire de la disparition de René Dumont (18 juin 2001), lui qui fut parmi les premiers à prêcher dans le désert et qui fut aussi le premier candidat écologiste à une élection présidentielle (1974) dénonçait déjà à cette époque là, les dangers de l’urbanisation à outrance et de l’agriculture productiviste. Cet altermondialiste avant l’heure publiait dès 1973 « L’utopie ou la mort«   au Seuil, livre dans lequel il nous mettait en garde… Selon Dumont, les hommes ont trop voulu dominer la nature au lieu de chercher à s’associer à elle! Son livre, énonce les principaux travers du capitalisme « triomphant »:
Les firmes multinationales ( en diversifiant leurs activités ) et les conglomérats qui détiennent une part croissante des pouvoirs économiques…Tous ceux qui « font la pluie et le beau temps » (au propre comme au figuré) sur la planète, sans se soucier des personnes et de l’éthique! Dumont dénonce ces minorités de privilégiés qui détiennent le pouvoir tant dans les pays riches que dans les pays pauvres; ceux là dont le premier souci n’est pas le sous-emploi et la pauvreté mais leur maintien au pouvoir par tous les moyens!

Et bien voilà pour cette petite réflexion sur l’état du monde. Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à demain peut-être.

LES VUVUZELAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du ballon rond et du biniou coz réunis, bonjour !

Si comme moi vous avez jetez un oeil distrait sur cet étrange coutume qui consiste à se mettre à 22 à courir derrière un ballon, alors qu’il serait tellement simple de distribuer 22 ballons, vous n’avez pas été sans remarquer cet étrange bourdonnement qui s’élève des stades d’Afrique du Sud.

Comme moi, vous voilà surpris, étonné, agacé, énervé à la recherche de cet essaim géant qui semble peupler tous les stades… Mais, vous me connaissez, curieux comme une fouine, il y a longtemps que j’ai décidé de ne pas mourir idiot (enfin, un peu moins); je suis donc parti à la recherche d’une explication de cet étrange phénomène. Et, j’ai découvert le VUVUZELA.

Ah, ces Africains et leur folkore, les danses cadencées de Mandela et de Desmond Tutu, les rythmes de Johnny Clegg (asimbonenga…). Et bien, que nenni, l’invention du vuvuzela de stade à proprement parler est revendiquée par un supporter sud-africain de 53 ans, Freddie “Saddam” Maake, que le journal néo-zélandais Mail and Guardian a retrouvé. L’homme prétend avoir conçu l’instrument au milieu des années 60, à partir d’un vieux cadre de bicyclette en aluminium. Il possède plusieurs photos de lui, soufflant dans le tuyau à l’intérieur des stades, dans les années 70 et 80. Il est alors -époque bénie- le seul à utiliser l’appareil.

L’objet est tellement peu commun que les autorités sud-africaines le bannissent des tribunes. Il faut dire que Saddam a parfois la mauvaise habitude de l’utiliser pour frapper les supporters adverses. En 1989, après l’interdiction, il rencontre un industriel, qui l’aide à fabriquer un vuvuzela en plastique. Flairant le bon coup, Saddam essaie de marketer son invention et sort une compil de 10 chansons, Vuvuzela Cellular, bâties autour de l’affreuse trompette. L’instrument se popularise. Et attise les envies. Saddam accuse Neil van Schalkwyk, dirigeant de la société Masincedane Sport, basée au Cap, d’avoir piqué l’idée et récupéré le business en 2001 et déposé la marque vuvuzela en 2004. Ce dont se défend ce dernier, arguant qu’aucun accord assurant des royalties à Saddam n’a été signé. En tout cas, la boîte prospère. Elle prévoit un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros pendant la seule Coupe du Monde. Et a promis de commercialiser un modèle moins bruyant dans les prochains jours. (Billet inspiré d’un article paru sur Slate.fr)

Et voilà pourquoi le fouteballe, à l’instar d’une autre activité quelquefois aussi sportive, ça peut rendre sourd.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, n’hésitez pas à revenir sur le site des » cénobites tranquilles ». C’est toujours un plaisir de vous recevoir vous et vos commentaires avisés. En plus de cela, petits veinards démocrates, vous avez la possibilité de voter pour ce blog (colonne de droite, en bas). Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LES YEUX D’ELSA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du pain perdu et de la liberté retrouvée réunis, bonjour !

Nous sommes le 16 juin soit le 28è jour de prairial et c’est le jour du thymus que des paresseux ont pris l’habitude de nommer le THYM.
Cette plante de la famille des lamiacées est aussi appelée, serpolet et, dans le sud, les occitans  disent farigoule. Le thym est utilisé depuis fort longtemps et pas seulement pour arômatiser les côtes de boeuf je dis cela pour « La Giennoise » à qui je fais de gros bisous).
Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé aux onguents pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l’autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures, pensant que cette plante était source de courage; ils en mettaient aussi dans leurs plats; le thym était aussi utilisé à profusion comme parfum stimulant qu’ils versaient dans leur bain.
La légende veut que Pâris enleva la belle Hélène et que la princesse était fort triste: à chaque larme qui tombait de ses yeux sur le sol, naissait une touffe de thym. C’est beau, non !

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir…

Il y a quarante ans, le 16 juin 1970, disparaissait ELSA TRIOLET. De son vrai nom Elsa Kagan, elle était née à Moscou, Triolet était le nom de son premier mari. Elsa à une soeur, Lili Brik, qui participe très tôt au mouvement révolutionnaire russe. C’est à travers elle que, plus tard, Elsa Triolet et Louis Aragon seront en contact avec les communistes.
Elsa apprend le français et se lie avec le poète Maïakowski qui deviendra plus tard le compagnon de Lili Brik. En 1919 elle épouse un officier français, André Triolet, qui l’emmène à Tahiti. Elle s’en sépare deux ans plus tard. Commence pour Elsa une décennie d’errance à travers l’Europe.
Installée à Montparnasse, elle fréquente les surréalistes comme Fernand Léger et Marcel Duchamp. C’est en 1928 qu’elle rencontre Aragon au café « La coupole », elle devient sa muse et ne se quitteront plus. Ils se marient en 1939, et ensemble entrent dans la résistance.

Elsa continue à écrire nouvelles et romans et sera récompensée par le prix Goncourt 1945 au titre de l’année 44. Elsa Triolet attendra 1957 pour rendre publique sa critique du Stalinisme, notamment dans « le monument » et, en 1963, elle va oeuvrer pour faciliter la  traduction et la publication du livre de Soljénytsine « une journée d’Ivan Denissovitch ».
Je vous livre une de ses citations qui, me semble t-il, colle tout à fait à la situation actuelle: « J’ai appris que pour être prophète, il suffisait d’être pessimiste. » (c’est tiré de: Mille regrets)
Bon, c’est pas une raison pour se laisser aller. Allez, haut les coeurs !  Vous allez voir que l’été va finir par arriver, si,si, c’est la semaine prochaine. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.