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CA L’AFFICHE MAL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Ça l’affiche mal.

L’autre jour, je vous invitais à visiter le blog de Magikstudio à propos des affiches électorales et de leur lecture par un graphiste. Un livre vient de paraître qui retrace l’histoire de l’autocollant politique. C’est un vrai régal et en plus c’est plein de photos comme celle-ci (à droite). L’auteur s’appelle Zvonimir NOVAK, c’est aussi riche que parlant et c’est aux éditions Libertaires. Ca s’intitule: La lutte des signes, 40 ans d’autocollants politiques. Écoutons ce qu’en dit le graphiste Cédric Biagini:« Pour un groupe d’opinion, créer des images est devenu un enjeu crucial. Malgré cet impératif et la massification des outils informatiques, la qualité graphique est plus que médiocre et conformiste. La rencontre entre les structures politiques et les ateliers de graphisme ayant un véritable savoir-faire et une culture de métier n’a pas encore eu lieu. »

« Un autocollant doit être aussi percutant dans son image que dans son message. C’est un peu comme un art martial : il faut que le coup frappe juste d’un coup, en une seule attaque. »

Vous trouverez bien une petite place dans la bibliothèque.

EX-FANS DES SIXTIES…

Le Cavern Club (La caverne en français) est une salle de spectacle localisée dans une petite rue du centre de Liverpool, au Royaume-Uni. Il doit son nom au local présent au sous sol de l’établissement, dans lequel de nombreux groupes y ont joué comme The Rolling Stones, Arctic Monkeys, The Who, Pink Floyd, Oasis, Aretha Franklin, John Lee Hooker, The Ting Tings… Que du beau linge, dont certains sont devenus célèbres.

Le 21 mars 1961, se produit pour la première fois, un jeune groupe dont on va beaucoup reparler… Les Beatles. Ils s’y produiront plus de 300 fois par la suite jusqu’en 1963.

Il existe toujours, et une reconstitution du lieu tel qu’il était à l’époque des Beatles est présente dans le musée du groupe, situé sur l’Albert Dock de Liverpool. On peut y voir les signatures des membres du groupe ainsi que des dessins sur le mur du fond, derrière la scène. Maintenant qu’on à battu les Anglais et gagné le tournoi des Nations, grand chelem, on peut à nouveau fréquenter leurs pubs.

Restons dans les sixties pour évoquer l’homme du jour.

Le 21 mars 1934, naissance de Raoul VANEIGEM.

Il suit des études de philologie romane à l’Université libre de Bruxelles de 1952 à 1956. Il écrit, à 22 ans, son mémoire de Licence sur Isidore Ducasse, comte de Lautréamont. Agrégé de lettres, il enseigne à l’École normale de Nivelles dans le Brabant.

Par l’intermédiaire d’Attila Kotanyi, il est mis en contact avec Guy Debord, et participe activement à l’Internationale situationniste de 1961 à sa démission en 1970, invitant la jeunesse de l’époque à « abandonner toutes les valeurs héroïques pour adopter un hédonisme radical résumé dans le mot d’ordre : “jouir sans entrave” ».

L’une de ses œuvres les plus célèbres est son Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, paru en 1967. Il y exprime une critique radicale du monde en y dénonçant ses illusions, la survie que ces illusions produisent, et la fausse contestation qui en découle, et invite à un « renversement de perspective », en considérant que ce sont les contraintes qui empêchent la création. Dans Le Livre des plaisirs, paru en 1979, il renouvelle son invitation à une « jouissance sans entrave », qu’il présente comme une critique de la société marchande. Cette position l’a fait exclure de l’Internationale situationniste par Guy Debord qui voyait, au contraire, dans le « vaneigemisme » l’expression de l’idéologie utilitariste. Vaneigem est également l’auteur en 1974 d’un mode d’emploi de la révolution, publié sous le pseudonyme de Ratgeb, De la grève sauvage à l’autogestion généralisée.

L’œuvre de Vaneigem se divise en deux tendances. L’une, théorique, trouve sa justification dans l’idée que « la révolution n’est plus dans le refus de la survie, mais dans une jouissance de soi que tout conjure à interdire » ; ce point de vue, qui rappelle une sorte d’épicurisme, a été à l’origine de son exclusion de l’IS, en novembre 1970, voulue notamment par Debord, qui lui reprochait son désistement en pleine période de troubles en 1968. L’autre, faisant appel à une érudition de chercheur, tente de démontrer que l’esprit de la liberté et de la jouissance se rencontre dès le Moyen Âge central dans le mouvement du Libre-Esprit, qu’il distingue, dans un premier temps, des hérésies, dans lesquelles il voit « des filiales de l’orthodoxie », (Le mouvement du Libre-Esprit, 1986), avant de revenir sur cette opposition dans son livre sur « les hérésies, des origines au XVIIIe siècle », au titre évocateur de La résistance au christianisme, publié en 1993.

Il participe actuellement au nouveau journal de Siné, Siné Hebdo.

C’était une livraison dominicale et printanière. En attendant la prochaine, profitez du soleil pour vous intéresser aux régionales, portez vous bien et à demain peut-être.

LE JEU DE LA MORT, LA MORT DU JE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 21 mars a été proclamé Journée mondiale de la poésie par la Conférence générale de l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture, lors de sa 30e session, à Paris, en octobre et novembre 1999. L’objectif de cette journée est d’encourager la lecture, la rédaction, la publication et l’enseignement de la poésie dans le monde entier et de « donner une reconnaissance et une impulsion nouvelles aux mouvements poétiques nationaux, régionaux et internationaux ». Alors saluons à notre manière cette initiative de l’UNESCO.

Voici ce que cela produit lorsque deux génies se rencontrent; l’immense Ferré interprétant de façon toute personnelle, quasiment jazzie, la » chanson d’automne » de Paul Verlaine… Voyez cette photo, en se penchant un peu, on devine l’absinthe. Une merveille.

Et maintenant, sans transition: LE JEU DE LA MORT.

Après la diffusion du documentaire de Christophe NICK sur France 2, le débat fait rage, il fallait s’y attendre. Chacun à entendu parler de l’expérience de Stanley MILGRAM à l’université de Yale dans les années soixante et qui était destinée à évaluer la capacité de l’homme à se soumettre à une autorité légitime.(L’expérimentateur (E) amène le sujet (S) à infliger des chocs électriques à un autre participant, l’apprenant (A), qui est en fait un acteur. La majorité des participants continuent à infliger les chocs jusqu’au maximum prévu (450V) en dépit des plaintes de l’acteur). Peut-être avez vous vu le film de Henri Verneuil «I comme Icare » sorti en 1979 avec Yves Montand dans le rôle d’un procureur chargé d’élucider le meurtre d’un chef d’Etat ? On y voit se dérouler l’expérience de Milgram dans le but d’expliquer le comportement du tueur.

Tout cela ne date donc pas d’hier. Pourquoi un plombier zingueur Bavarois se transforme t-il en bourreau nazi ? Pourquoi un candidat à un jeu télévisé accepte t-il n’importe quelle débilité ? Pourquoi monsieur et/ou madame un(e)tel(le) ne trouve pas en lui (elle) la force de dire non ?

Il faut bien l’admettre, notre éducation à tendance à faire de nous de bons petits soldats peu aptes à se rebeller. Il faut se plier aux règles, il faut accepter la loi du chef, du patron, du curé, du père, du mari, du flic, du président…Sous peine d’être isolé, marginalisé, stigmatisé, il faut se soumettre. Or l’être humain ne craint rien davantage que la solitude; il est grégaire par nature. Son comportement doit donc être compatible avec celui de la meute, de la troupe, de la secte, de la communauté, de la famille, de la nation…

Les résultats de ces expériences peuvent paraître stupéfiants, grosso modo 80% des gens sont dans la soumission à l’ordre établi qu’il soit représenté par la Faculté en blouse blanche, l’Autorité en uniforme ou, et c’est sans doute cela le phénomène nouveau, la télé.

Voilà pourquoi je m’efforce ici de raviver la mémoire de tous ceux qui se sont battus pour une éducation active, non-directive. Une éducation qui consiste à développer le sens critique, la curiosité, la capacité à transgresser, et en définitive, cette aptitude à être minoritaire.

Et bien voila, c’est le printemps, les jardins de Keramoal commencent à se doter de quelques couleurs, jonquilles, camelias, forsythia, primevères…On tient le bon bout. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE BLUES DU TEMPLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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TAMPA RED THE GUITAR WIZARD.

Hudson Woodbridge est né au début du siècle dernier (probablement en 1904) à Smithsville, Géorgie. Mais orphelin très tôt il sera élevé par la famille de sa grand-mère, Mme Whittaker, dont il adoptera le patronyme, et qui vit dans les faubourgs de Tampa, en Floride.
Très tôt il apprend la guitare et accompagne sur scène un ami de la famille. À l’adolescence, il devient musicien itinérant et parcourt le Sud des États-Unis à vélo. En 1922, déjà affublé du surnom de « Tampa Red », il arrive à Chicago
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Sa carrière débute véritablement lorsqu’il s’associe avec le pianiste Georgia Tom Dorsey. Ils enregistrent ensemble, pour la première fois, en mai 1928, des pièces essentiellement tirées du music-hall.
Le blues devenant à la mode à Chicago, « Tampa Red » décide de s’y mettre lui aussi. Au début des années 30, il se marie et sa femme décide de prendre en mains sa carrière. En 1934 elle négocie pour lui un contrat
avec le célèbre producteur Lester Melrose qui lui permettra d’enregistrer ses disques sous le grand label blues Bluebird. C’est pour cette maison de disques qu’il enregistrera ses plus grands titres, toujours accompagné d’un pianiste. Dans les années 40 il ouvre sa formation à des saxophones ainsi qu’à un bassiste, une batterie ou encore un joueur d’harmonica, comme Sonny Boy Williamson ou Big Walter Horton. C’est à cette époque qu’il deviendra une des références du Chicago blues électrique et qu’il enregistrera avec Elmore James lorsque celui-ci se trouve à Chicago.
Malheureusement sa femme décède en 1956 et « Tampa Red » ne s’en
remet pas. Il sombre dans la démence et doit être interné. Il parviendra cependant à encore enregistrer deux albums au début des années 60 pour le label Bluesville : Don’t Tampa with the Blues et Don’t Jive Me. Il disparaît ensuite de la circulation et meurt dans un relatif oubli en 1981.
Surnommé the « guitar wizard » (le sorcier de la guitare), Tampa Red a certainement été un des plus grands guitaristes slide du blues des années 30 et 40.

Le 19 mars c’est aussi la mort de Jacques de MOLAY.

Nous sommes en 1314 dans l’après midi du 19 mars : Jacques de Molay, grand maître du Temple et Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, condamnés par les cardinaux à la réclusion à perpétuité, reviennent sur leurs aveux. Les cardinaux se donnent la nuit pour réfléchir mais les condamnés sont brûlés vifs par les gens du roi, le soir même, dans l’Île aux Juifs à Paris, conformément au droit médiéval qui punit de mort les relaps.

Avant d’expirer dans les flammes, Molay aurait maudit le roi Philippe le Bel et le pape Clément V en leur prédisant qu’ils mourraient eux-aussi avant la fin de l’année, ce qui fut le cas. La représentation, ci-contre à gauche, est due à l’imagination de l’artiste. En effet, il n’existe aucun portrait de Jacques de Molay de son vivant.

Aujourd’hui encore, dans certains rites Maçonniques on retrouve trace de Jacques de Molay et de sa malédiction. C’est le cas par exemple pour le haut degré (30ème du Rite Ecossais Ancien et Accepté dont on voit ci-contre à droite un des décors) dit « Chevalier Kadosh » censé représenter une certaine forme de vengeance et fouler au pied « la tiare et la couronne ».

L‘exécution du grand maître est, pour d’autres, reliée symboliquement à la trahison et l’assassinat de Hiram, architecte du temple de Salomon. De là à construire une filiation tout à fait hypothétique entre batisseurs, Templiers et Francs Maçons, il n’y a qu’un pas que certains ont franchis allègrement, faisant fi des siècles qui séparent les faits. (relisez Dan Brown, il adore ces raccourcis)

Voila la fournée de ce vendredi embrumé; demain je vous le rappelle, c’est le printemps alors, tous aux jonquilles…Et dimanche, kèskifé, dimanche, le petit citoyen Tintin ? Allez, enattendant les résultats, portez vous bien et à demain peut-être.

TIRE PAR LES CHEVEUX…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous et à chacun.


Nous voici déja (pourquoi déja ?) le 18 mars, c’est à dire le 28ème jour de Ventôse qui est comme vous le savez, consacré au capillaire dans le fameux et désormais célèbre calendrier républicain. Moi qui fut, comme Fabrice Lucchini,  apprenti coiffeur (la comparaison s’arrête là) je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais… Je vais au capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée.

Tiens, à propos de cheveux, je voulais vous parler de talon.
Je vois à vos airs hébétés que vous cherchez le rapport. Rassurez vous, il n’y en a pas ! Je vous embarque à destination de la planète foot où l’actualité vaut toujours son pesant de cacahuètes.


Vous le savez, Beckham est aux Brittaniques ce que Zidane est aux Français. Seulement voilà, patatra, le Beckham il s’est fait bobo et du coup, privé de coupe du monde.

La poétesse officielle du Royaume-Uni, Carol-ann Duffy, a écrit un poème en hommage au footballeur, dans lequel elle le compare au héros de la mythologie grecque, Achille, a-t-elle annoncé mardi. Le poème, intitulé « Achille », est parsemé de références à la vie de Beckham.

Madame Duffy a justifié à la BBC sa décision d’écrire sur Beckham en expliquant que le footballeur était « presque un personnage mythique lui-même, dans la culture populaire », même si elle a estimé « être plus susceptible de regarder un match de football que lui de lire de la poésie ». Je ne connais pas le poète officiel de la République Française, il doit se terrer quelque part à l’académie et écrire comme Jean Richepin, ou peut-être, Barbelivien. J’attend vos suggestions.

Rappelons qu’Achille était un héros légendaire de la guerre de Troie (rien à voir avec Brad Pitt). En le plongeant dans le Styx, l’un des fleuves des Enfers, sa mère l’avait rendu invulnérable, hormis au talon par lequel elle le tenait. Il mourra finalement, frappé en cet endroit par une flèche. Beckham, 34 ans, a été victime d’une rupture du tendon d’Achille gauche dimanche avec le club italien de l’AC Milan. Il a été opéré lundi dans une clinique en Finlande, et le chirurgien a estimé qu’il n’avait « aucune chance » de participer au Mondial 2010 en juin en Afrique du Sud.

Tout comme le nez de Cléopatre, le talon de Beckham  aurait bien pu changer la face (de la coupe) du Monde…

L’homme du jour est STEPHANE MALLARME.

Etienne MALLARME dit Stéphane MALLARME est à mon sens l’un de nos plus grands poètes. Il est né un 18 mars à Valvins en 1842. Avec Apollinaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud ou Desnos, il a marqué mes jeunes années. Auteur d’une œuvre poétique ambitieuse et difficile, Stéphane Mallarmé a été l’initiateur, dans la seconde moitié du 19è siècle, d’un renouveau de la poésie dont l’influence se mesure encore aujourd’hui. En médaillon, un portrait de Mallarmé signé Nadar.

Parmi ses oeuvres, J’ai choisi celle là qui est un peu ma Proustienne madeleine.

DON DU POEME.

Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée!
Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,
Par le verre brûlé d’aromates et d’or,
Par les carreaux glacés, hélas! mornes encor,
L’aurore se jeta sur la lampe angélique.
Palmes! et quand elle a montré cette relique
À ce père essayant un sourire ennemi,
La solitude bleue et stérile a frémi.
O la berceuse, avec ta fille et l’innocence
De vos pieds froids, accueille une horrible naissance:
Et ta voix rappelant viole et clavecin,
Avec le doigt fané presseras-tu le sein
Par qui coule en blancheur sibylline la femme
Pour les lèvres que l’air du vierge azur affame?

Voila pour aujourd’hui, passez une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.

NE PAS TOMBER DANS LE PANNEAU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Bonjour à tous.

Il faudra bien se rendre à l’évidence, les gens de la DDE ont de l’humour. Pour preuve, cette photo d’un panneau indicateur dans les rues parisiennes.

L‘histoire ne dit pas si l’occupant du palais en question en a pris ombrage ni, s’il finira par se faire bastonner par Guignol comme le gendarme des théatres de poches qui nous faisaient tant rire. Il n’est pas irrévérencieux de s’en amuser.

Tout à fait autre chose.

Hier j’évoquais le triste anniversaire du naufrage de l’Amoco et de ses conséquences funestes. Et bien notre gouvernement, sous la houlette du sieur évoqué plus haut, serait en train de nous concocter un décret qui tendrait à prouver que l’expérience n’est pas toujours bonne conseillère.

En effet, alors que l’Erika est encore dans toutes les mémoires, le projet de Jean-Louis Borloo peut surprendre. L’Etat n’assurerait plus le contrôle de sécurité des navires marchands français ; à la place, les armateurs sélectionneraient et rémunéreraient des entreprises privées, comme la française Bureau Veritas, contrôlée par Ernest-Antoine Seillière et la famille Wendel.

Le décret n’a pas encore été publié, mais le principe aurait été arrêté par la direction des Affaires maritimes et ses ministres de tutelle, Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau. Pourtant, selon des informations qui circulent sur le Net (le site Rue 89), les Affaires maritimes ont déjà soumis aux deux ministres des « éléments de langage » à destination de la presse, après des fuites dans Le Télégramme de Brest et Le Journal de la marine marchande. Affaire à suivre…

Tiens, un autre anniversaire.

Le 17 mars 1871, début de la Commune de Paris.
Alors que Paris est encerclé par l’armée prussienne, Thiers, chef du gouvernement de défense nationale, donne ordre à l’armée d’aller récupérer les canons en position sur les hauteurs de Montmartre. Mais la population, qui s’oppose à cette mesure, entoure la troupe. Le général Lecomte commande le feu, mais les soldats mettent crosse en l’air. Lecomte est arrêté ainsi que le général Thomas (un autre fusilleur!). Ils sont passés par les armes par une foule en colère. C’est le début de la révolution. Des groupes d’insurgés se répandent dans la ville. Les autorités, apeurées, se replient en catastrophe sur Versailles. Les révolutionnaires se concertent. Les Blanquistes proposent une marche sur Versailles pour se débarrasser du gouvernement, mais « malheureusement » leur avis n’est pas suivi. La Commune de Paris est en train de naître ; elle ne sera proclamée que le 28 mars.

Et voila pour aujourd’hui. Comme disait mon aieule: « Il faut de tout pour faire un blog !« . Portez vous bien et à demain peut-être.

SOUVIENS TOI DE L’AMOCO…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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AMOCO CADIX

 

Pour les plus jeunes, je rappelle que l’Amoco Cadiz est le nom d’un pétrolier « supertanker ». Son naufrage, au large des côtes bretonnes, en mars 1978, provoqua une marée noire considérée, aujourd’hui encore, comme l’une des pires catastrophes écologiques de l’histoire.

Le 16 mars 1978, l’Amoco Cadiz, un pétrolier de 234 000 tonnes de port en lourd construit en 1974, immatriculé au Libéria, long de 330 m et affrété par la compagnie américaine Amoco Transport, filiale de la Standard Oil, s’échouait au large des côtes bretonnes, en face du village de Portsall. Je me souviens m’être rendu sur place avec un groupe de jeunes armés de pelles et de seaux. Dérisoire !

Sur les rochers de Portsall, à environ 1,5 km des côtes. 220 000 tonnes de pétrole s’échappèrent de la carcasse du bateau et se répandirent en quelques jours, souillant 400 km du littoral breton (Finistère et Côtes d’Armor). Une panne de gouvernail a été à l’origine de cette catastrophe qui a déclenché la colère et l’indignation.

« De nombreux bénévoles ont participé au nettoyage du port, aidés de l’armée. Beaucoup d’oiseaux ont été mazoutés et parmi eux, rares sont ceux qui ont survécu. En effet, très souvent, ils plongent au milieu de la nappe de pétrole pour pêcher. Ils ne peuvent plus s’envoler et ils meurent d’épuisement. D’autres s’empoisonnent en avalant du pétrole lorsqu’il nettoient leurs plumes. D’autres, enfin, meurent de froid car le pétrole provoque une diminution de l’étanchéité de leur plumage. (récit d’une classe de Portsall) »


L‘Amoco Cadiz appartenait en effet à un gigantesque groupe américain la  » Standard Oil of Indiana  » dont le siège est à Chicago. Cette société a des activités réparties dans 40 pays et son chiffre d’affaires annuel s’élève à plusieurs milliards de dollars.
Pourtant, c’est pour quelques dollars de plus que la Standard Oil a pris le risque d’un accident de l’Amoco Cadiz : ses armateurs n’ont en effet pas jugé utile de l’immobiliser le temps d’effectuer les réparations qui auraient pu éviter la catastrophe.

Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait… Je crois que c’est à Marc TWAIN que l’on attribue cette maxime.

Une bande de Bretons pugnaces sous la conduite d’Alphonse ARZEL et de Charles JOSSELIN vont décider de défier le géant américain. 14 fois ils se rendront devant le juge Mac Garr à Chicago. Ce n’est que 15 ans plus tard qu’ils obtiendrons enfin les indemnités tant espérées. 40 millions de dollars (320 millions de francs) ont dû être versés par les Etats-Unis. On voit ci-contre une photo de la délégation bretonne au cours de l’un de ses nombreux voyages aux Etats Unis. Cet anniversaire méritait qu’on s’y arrête quelques instants.

Avec votre permission, je m’arrête là pour aujourd’hui. Merci d’être passé et surtout, portez vous bien. Ah oui, à demain peut-être.

« Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. »Elisée Reclus

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JEAN FERRAT.


Bien entendu, il est partout. A la une de tous les médias. Il était le meilleur, le plus grand…Rien ne m’énerve davantage que cet hommage du vice à la vertu.

Ceux qui l’encensent aujourd’hui, le vilipendaient hier. Les amateurs de ronds de jambes, les accrocs de la courbette, les admirateurs du bling bling, les afficionados du faux semblant, les empaffés du PAF, tous ceux là que Jean Ferrat fuyait en se réfugiant dans ses montagnes ardéchoises, tous ceux là qui pérorent aujourd’hui devant la mort de « quelqu’un de bien », juste quelqu’un de bien.

Ca pourrait faire sourire si ce n’était ce côté affligeant. Chacun y va de sa récupération. Vous allez voir que Drucker va y aller de sa spéciale.

L‘homme du jour c’est Elisée RECLUS.

Le 15 mars 1830, naissance d’Elisée RECLUS à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde).
Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste.
Issue d’une famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère Elie (également anarchiste et communard) en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami. Après la Suisse, c’est en Belgique, à Ixelles (près de Bruxelles) qu’Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Etudes (en 1894) dans lequel il enseignera.
Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : « Le Révolté », « L’Insurgé », « Le Cri du Peuple », etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire « Géographie Universelle » (19 volumes), et de « L’Homme et la Terre » (6 volumes), ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme et de son environnement, et aborde des sujets très variés (éducation, naturisme, etc.). Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de « L’Homme et la Terre » ne sortira qu’après sa mort (édité par son neveu Paul Reclus).

« Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. »
Elisée Reclus

ELECTIONS:

Les résultats sont tombés et c’est bien la bérézina pour le pouvoir en place. Aux pâquerettes que j’vous disais hier ! Seulement voila, le vainqueur c’est encore le parti des pècheurs (et pourtant y’en a de moins en moins) si les choses restent en l’état dimanche prochain, certaines coalitions vont diriger des régions avec des « élus » qui représenteront 10% de 40% de la population. Faites vos comptes ! C’est un exercice pour les citoyens qui croient encore que les petits garçons naissent dans les choux et les petites démocraties dans les urnes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

AUX URNES CITOYENS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Bonjour à tous, nous sommes le 14 mars et pour les républicains, le 24 ème jour de ventôse, qui était généralement le jour des pâquerettes. Etant donné que nous sommes jour d’élections, ce soir il y en a plus d’un qui vont s’y retrouver… aux pâquerettes.

D’ailleurs, si j’en juge par la tête qu’il fait sur cette photo, notre tsar Nicolas 1er, à déjà été informé des résultats des urnes…


Dans le système anglo-saxon, le 14 mars (3-14) est le jour de Pi approximatif. Dans les labos et les clubs de mathématiques, ce jour est fêté en grandes pompes. Peut-être aussi parce que c’est le jour anniversaire de Einstein, allez savoir. En france, le 10 novembre, c’est à dire le 314 ème jour de l’année semblerait plus approprié.


Le froid a semble t-il regagné ses pénates et j’en ai fait autant. Après ces quelques jours consacrés à baguenauder le long de la Loire, retour à Keramoal. La tête pleine de souvenirs radieux  quoique frigorifiants et le coffre d’appellations tintinabulantes.

Un dernier arrêt pour célébrer comme il se doit les 95 printemps de Maurice, le patriarche, et le temps est venu de rejoindre l’ermitage pour y fêter le premier anniversaire de l’allumage des feux.

Allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Je voulais avant de vous quitter vous signaler une étude comparative (d’un point de vue graphique, communication) des affiches consacrées aux régionales en Bretagne. C’est sur le site magikstudio (le créateur des mightys) et c’est super intéressant. Portez vous bien et à demain peut-être.

HORS SAISON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Nous voici donc à Sancerre, quasiment sous la neige et des bouteilles plein le coffre. Je ne suis pa sûr que ce soit un traitement approprié mais bon…

Ce matin, arrêt du coté de Montrichard chez Paul Buisse pour ses « Bourgueil » issus de vignes centenaires. Un excellent Chinon par ailleurs même si pour ma part, je trouve que le fait de les laisser vieillir en fûts neufs leur donne trop de tannin.

Comme dit le poète, on doit être hors saison. Le côté intéressant c’est qu’on ne se bouscule pas mais, beaucoup d’échoppes restent fermées. A noter, un très bon accueil chez Chainier, même si, de leur propre aveu, l’accueil des clients individuels c’est pas leur truc…Sauf à commander par palettes. Ils produisent quand même un Touraine excellent (Sauvignon) que l’on trouve sous deux appellations différentes (négoce oblige) le « Grand clos de Pocé » et le « Chateau de Pocé ». A propos de fermetures saisonnières, ce fut le cas de ce charmant petit bouchon repéré dans l’après midi et qui affichait fièrement son andouillette à la Chavignolaise pleine de promesse pour finir la soirée. Las, il fallut s’y résoudre, à notre arrivée à l’heure du diner…Pub close.

0n va à présent redescendre la Loire vers l’Ouest et donc vers le « Muscadet » en passant par le « quart de chaume » et le « savennières ». Je sais, ça vous fait saliver mais que voulez vous, nous sommes au pays de Rabelais. Le soleil a fait sa réapparition, le parcours devrait-être des plus agréables.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA TRUITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Tiens, mon calendrier républicain me rappelle que nous sommes le 21ème jour de Ventôse et c’est le jour de la mandragore.

La mandragore (Mandragora officinarum) est une espèce de plante herbacée vivace, des pays du pourtour méditerranéen, appartenant à la famille des solanacées, voisine de la belladone. Cette plante riche en alcaloïdes aux propriétés hallucinogènes, est entourée de nombreuses légendes, les Anciens lui attribuant des vertus magiques extraordinaires.

C‘est peut-être ce qu’il faudrait pour que sorte des urnes un nouvel espoir, car, comme disait un anarchiste Danois dont le nom m’échappe « ceux qui donnent leurs voix n’ont plus rien à dire ! ». Oui bon, c’est un peu radical et j’en connais qui professe le contraire. Ceux qui ne votent pas n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux mêmes. Et ceux qui votent « blanc » et qui sont considérés comme citoyens de seconde zone ? Et ceux qui votent avec leurs pieds ? Y’en a même qui vont voter pour Bernadette M., gouverneuse des marches de Bretagne pour satisfaire aux volontés de son altesse Nicolas 1er. Et puis, de toutes les façons, c’est l’ouverture de la truite.

En attendant, nous voici en Touraine par un froid glacial et pour attendre l’ouverture des restos, on fait les bistros de Tours…En fait, on fait le tour des bistros. « Les trois rois », sympa, style bar à cocktails. On aurait fréquenté n’importe quel rade à condition qu’il y ait du feu dans la cheminée. Le resto « le grill du roy », gentillet, avec des vins du pays. Calme et reposant jusqu’à l’arrivée de six cheminots en formation sur la table attenante…Ce jeudi, direction les caves de Pocé puis de Sancerre et bien sûr, Gien et non pas Giens (merci pour la correction. C’est là qu’on voit si la « Giennoise rit » …)

Allez, comme on l’apprenait à l’école primaire, la Loire est le plus long fleuve de France et il reste de la route.  A demain peut-être pour de nouvelles aventures. Ah oui, portez vous bien.