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MAMIE SMITH…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Mamie Robinson, plus connue sous le pseudonyme de Mamie Smith, était une artiste américaine, née le 26 mai 1883 à Cincinnati (Ohio), morte le 16 septembre 1946 à Harlem. Elle s’illustra successivement ou simultanément comme danseuse de revue, chanteuse de jazz et de blues, pianiste et actrice.

C‘était une vraie enfant de la balle, elle se produisit dans des troupes de danse dès l’âge de 10 ans. Elle chanta dans de nombreux clubs et, en 1918, fit partie de la revue Made in Harlem de Percy Bradford. Son premier disque (Crazy Blues) fut enregistré le 14 février 1920 pour la marque Okeh encore dirigée par Bradford. Ceci est le premier disque blues enregistré et qui se vend à 75 000 exemplaires en une semaine. Elle remplaça ce jour là la chanteuse Sophie Tucker qui était souffrante. En fait, Crazy Blues était le second enregistrement de Mamie Smith, le premier ayant été un disque de deux chansons : You can’t keep a good man down et That thing called love . Sans être foudroyant, son succès avait été suffisant pour qu’on fasse de nouveau appel à elle, et cette fois ce fut une date dans l’histoire. Des artistes qui l’accompagnent font partie : Buster Bailey, Coleman Hawkins, Joe Smith, Johnny Dunn, Bubber Miley, le Harlem Trio et des orchestres tels, Fats Pichon et Andy Kirk.

En 1936, elle forme les Beale Street Boys. La maladie et la pauvreté viennent à bout de la première grande chanteuse de blues américaine, elle meurt dans le dénuement.

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Ah, le beau temps…Quelle horreur ! Comme disait mon aïeule, vivement l’hiver ! Chez moi, c’est tout comme chez Brassens, le beau temps me dégoute et m’fait grincer les dents. Le bel azur me met en rage… Passé le seuil des 25 degrés, je cherche un trou pour me cacher, m’enfouir, me soustraire à l’astre solaire. La nuit, mes rêves sont enneigés, je suis Jean Louis Etienne, Paul Emile Victor, Admunsen, je visite la terre Adélie, je prends la nationalité Inuit. Le seul soleil que je supporte est celui de minuit.
Je veux pouvoir faire glou-glou dans les igloos et caca dans la toundra. Je ne veux pas bronzer, je ne veux pas dorer, je ne veux pas m’enduire d’huile de palme ni porter un bob « Ricard » ni regarder passer le tour de france. Je veux une loi qui limite l’été au 15 août (et encore, par dérogation), qui instaure les grandes vacances du 15 décembre au 30 mars, et qui stipule que les festival deviennent hivernaux.
Je suis définitivement contre le réchauffement climatique, contre le réchauffement des relations bi-latérales, contre tous types de réchauffement, je suis pour le gel de la situation aux alentours des 15 degrés Celsius. Je tiens pour objets d’art, la canadienne à brandebourgs, les chaussettes moletonnées, et l’édredon en plume d’eider. L’idée même de la canicule me fait froid dans le dos.
Et enfin, pour plagier Boris Vian, quand je serais mort, j’veux un suaire de chez Damart.

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Ah
ils sont forts ces socialistes. Surtout Martine, la première d’entre
eux. Depuis quelques jours on est en pleine bibliothèque rose:
« Martine en Angleterre » et, dans ses cartons, elle a
rapporté le concept du « Care ».

Il
faut bien comprendre que pour les socialistes, solidarité,
fraternité, c’est devenu des gros mots. Alors il y a un stagiaire de
la boite de com. qui a eu une idéee lumineuse. Génial coco ! On va
dire qu’on fait du Care. Et voilà notre Martine sur les plateaux de
télévision qui sert du Care à tous les repas. Y’en a un peu
plus…Je vous mets tout ?

Le
décérébré communicant n’a pas réalisé que ce mot « étranger »
représentait le contre exemple type d’une communication simple et
efficace. D’abord, personne ne le connait et puis, pour le traduire
dans la langue de Molière il faut pour le moins une thèse de trente
pages.

Mais
bon, le stagiaire a expliqué à Martine qu’il fallait se renouveler,
inventer des mots nouveaux, si possible anglo-saxons… Ca fait
d’jeune !

Si
la Gauche espère convaincre en 2012, il est plus que temps qu’elle
change d’agence de com. La France s’honore depuis la révolution
d’avoir porté aux frontons de ses édifices publics des mots
simples: Liberté, égalité, fraternité, et, on pourrait rajouter
laïcité. Des mots qui à eux seuls sont tout un programme, commun
ou pas. Des mots qui disent une volonté commune, partagée et
acceptée. Des mots qui ont guidé l’esprit des lumières mais aussi
le Conseil National de la Résistance. Des mots qui ont permis
l’émergence de réalités comme la sécurité sociale, les
mutuelles, la répartition… Des mots qui ont permis tout simplement
de vivre ensemble et d’entretenir l’espoir qu’il n’y a pas de
fatalité, que l’éducation favorise l’émancipation et qu’un autre
monde est possible.

Chère
Martine, les Français ne sont pas en manque de vocabulaire mais de
justice sociale. Ils veulent que les immenses richesses (mais oui)
que produit leur pays soient redistribuées différemment. Que
l’effort participatif soit plus équitable et que les revenus du
capital soient taxés davantage pour laisser souffler ceux qui
proviennent du travail.

Un
temps fut où l’on appelait cela une politique de Gauche.

Allez, sortez couvert, portez vous bien et à demain peut-être.

EN MAI 843…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Nous sommes au mois de mai 843.

La Bataille de Blain et la victoire bretonne qui en résulta, fait suite immédiatement à la défaite bretonne de la Bataille de Messac.

Le Duc de Bretagne Nominoé désirant agrandir le territoire breton, passa la Vilaine à la tête d’une forte armée qu’il commandait avec son fils Erispoë. Les forces franques nantaises s’avancèrent vers la Vilaine sous la conduite du Renaud d’Herbauges. Ils se rencontrèrent à Messac et c’est le comte Renaud qui remporta la victoire.

Plusieurs sources  mentionnent également la possibilité que Nominoé était alors atteint par une maladie assez grave et que le commandement des troupes dirigées contre la région nantaise, fut confié à son fils uniquement. Cela expliquerait d’autant mieux le caractère hasardeux de la rencontre dite de Blain.

La Bataille de Blain

Renaud croyant l’ennemi complètement hors de combat, réunit une troupe assez nombreuse et reprit la direction de Nantes. Arrivé à Blain, il s’arrêta pour faire reposer ses soldats. Chef et soldats étaient là, nous dit la Chronique de Nantes, étendus sur l’herbe près des bords de l’Isac, dans le plus complet abandon, lorsque soudain une troupe nombreuse se jeta sur eux : c’était le fameux Lambert II de Nantes que Charles-le-Chauve avait chassé de Nantes. Il avait fait alliance avec les Bretons, et à la tête de soldats rassemblés sur les frontières de l’Anjou, il s’était avancé sur la Vilaine, afin de réunir ses forces à celles de Nominoé. Ennemi juré de Renaud qui avait pris sa place comme chef du comté nantais, il se mit à sa poursuite, voulant satisfaire sa vengeance et réparer le désastre. Il surprit les Nantais désarmés, et en fit un grand carnage ; lui-même, de sa propre main tua le comte Renaud : c’était le 25 mai 843. Cette victoire bretonne, suivie d’autres, conduisit en 851, au Traité d’Angers, par lequel les pays Nantais et Rennais devenaient possession de la Bretagne.

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Le
25 mai 1996 voit le décès de Barney WILEN. C’est un des grands
saxophonistes Français et, c’est assez rare pour le noter.

Il
a débuté sa carrière en se produisant dans les boites du coté de
Nice sous l’incitation de Blaise Cendrars (il faudra que je consacre
un billet à cet immense poète). On lui doit d’avoir travaillé avec
Miles Davis sur la bande originale du film « ascenseur pour
l’échafaud ». Miles Davis qui lui est né un 25 mai en 1926,
étonnant non !

Plus
tard il a enregistré avec le fameux quintette de Thélonious Monk et
on lui doit aussi la musique du film « Les liaisons
dangereuses » de Roger Vadim.

La
bande dessinée de Loustal, « Barney et la note bleue »
est largement inspirée de sa vie. Plus tard il en a d’ailleurs tiré
un disque intitulé « La note bleue ».

Je
vous conseille particulièrement « Cookin’ at st germain »
avec Bud Powell.

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Bon et bien voila, c’est suffisant pour un Lundi de Pentecôte. C’est vraiment sympa à vous d’être passé un jour férié (si,si.) et si cela vous a plu, vous connaissez la procédure pour le faire savoir: Votez pour ce blog en haut à droite. Je vous fais confiance pour que le fait de voter à drroite ne devienne pas une habitude…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

ZO D’AXA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Allez savoir pourquoi, ce matin je me suis réveillé avec en tête cette magnifique chanson de Félix Leclerc. Je m’en serai voulu de ne pas la partager avec vous. Et puisque un bonheur n’arrive jamais seul, voici quelques considérations sur un sacré bonhomme à qui l’on doit le concept « d’endehors ».

Le 24 mai 1864, naissance de ZO D’AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD) à Paris. Pamphlétaire et propagandiste de l’anarchisme individualiste, fondateur de journaux, et écrivain. Pour échapper au joug d’une famille bourgeoise, il s’engage à 18 ans dans l’armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte… en compagnie de la jeune femme de son capitaine! Ce qui, de mon point de vue, méritait déjà une médaille. Il se réfugie à Bruxelles, où il débute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l’amnistie de 1889. En mai 1891, il publie le premier numéro de l’hebdomadaire « L’Endehors » (titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l’arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d’Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s’exiler à Londres. Il voyage ensuite en Europe. Expulsé d’Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople. Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français qui le ramène à Paris, où il purgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre « De Mazas à Jérusalem », qui obtient un vif succès. En 1898, c’est l’affaire Dreyfus. Zo d’Axa publie  » la feuille » pamphlet illustré par Steinlen (dont je reproduis ci contre, un bois gravé), Luce, Willette, Hermann Paul, etc.

Il y pourfend les institutions mais aussi les foules moutonnières. « L’honnête ouvrier n’a que ce qu’il mérite ». Son grand succès sera la présentation de l’âne nommé « Nul » aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par « La Feuille », après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre « partisans de l’âne et partisans de l’ordre » ; dernier baroud d’honneur pour Zo d’Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l’Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930. Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: « Le mousquetaire Zo d’Axa 1864-1930″.

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Un peu de tout en vrac.

Un Blanc pour les Bleus ! Oui je sais elle est facile mais…On parle de foot. Voici donc le nouveau sélectionneur de l’équipe de France. Ca sera difficile de faire pire que son prédécesseur et puis, avec 100 000 euros mensuel (sans les primes) on doit se sentir à l’aise. Ah, la crise, la crise…

Et le G 20 ?

Ca va bien merci. Il se réunira à nouveau le mois prochain à Toronto. Ordre du jour: Il faut sauver…

La GrèceLes sans abrisLes sans emplois - Les crève la faim - Les crève la soifLe soldat Ryan - Le marché -

Faites comme moi, Rayez les mentions inutiles.

Travaux de maintenance.

Quelques améliorations sur le blog: Une nouvelle rubrique « rechercher », en bas à gauche, qui vous permettra de consulter les archives à partir d’un mot clé. Un album photo qui s’étoffera au fil des jours, colonne de droite. Et en cliquant sur le Mighty (c’est une création Magik studio, vous pouvez toujours visiter le site, il y a un lien), à droite en bas, l’accès au profil de l’auteur.

SINE sème sa zone sur la toile.

Pour les inconditionnels qui, comme moi, regrettent la disparition de « Siné-hebdo », j’ai glissé le lien vers le site où notre Bob national continue à semer sa zone chaque semaine.


Allez, on va s’arrêter là, il y aurait tant à dire qu’une vie de blogueur n’y suffirait pas. Fort heureusement, il nous restent les plaisirs simples.

Tiens, jeudi soir je nous avait mitonné un filet de Saint pierre sur un lit de petits légumes le tout délicatement enveloppé dans une papillote du plus bel effet. J’avais choisi de l’accompagner d’un Petit Chablis à l’arôme d’ananas si caractéristique…Un vrai bonheur !

Mais je vois que vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur; vous pouvez l’éteindre et reprendre une activité normale. Portez vous bien et à demain peut-être.


HORS LA LOI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Vous le savez (peut-être) j’aime la Scandinavie en général et la Norvège en particulier. J’ai du être viking dans une vie antérieure…Cette introduction pour vous parler de Henrik IBSEN. Décédé un 23 mai en 1906.

Apothicaire, Henrik Ibsen ne tarde pas à quitter le laboratoire où il s’ennuie et à écrire deux drames historiques, ‘Catilina’ et ‘Le Tertre du guerrier’. Ses pièces seront longtemps refusées à Christiana (Oslo). En 1864, il quitte la Norvège et voyage en Europe.

Après avoir été instructeur au théâtre de Bergen, il part à Copenhague où des rencontres philosophiques et artistiques alimentent son oeuvre : ‘Dame Inger d’Ostraat’, ‘La Fête à Solhaug’… Le théâtre d’Oslo dont il devient directeur à son retour en Norvège fait faillite, il part alors en Europe et développe de nouveaux grands thèmes comme celui de la défense de l’individualisme. Après ses pièces traditionnelles, il n’écrira plus que des drames contemporains où il décrit les tares de la société bourgeoise et l’affrontement entre l’individu et la ‘majorité compacte’ : ‘L’ Union des jeunes’, ‘Une maison de poupée’, le rôle de Nora, la joyeuse épouse, a été récemment confié à Audrey TAUTOU (malheureusement on dit certains critiques) ‘Le Canard sauvage’, ‘Hedda Gabler’… Ces pièces, aux personnages denses, expriment, grâce à une profondeur psychologique et symbolique, la position ambiguë de l’auteur : s’il critique la morale traditionnelle et défend l’idée que tout homme détient une passion, la clef du tragique ‘ibsénien’ réside dans le doute, lié à la condition humaine, qui reste infranchissable. Individualiste forcené, il se plaisait à répéter: L’Etat est la malédiction de l’individu… A droite, une lithographie de Frank Weddekind.

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Sur la croisette.


« Hors
la loi » le film de Bouchareb – c’est à lui que l’on doit
« Indigènes » – ravive les plaies du passé.

A
cannes, deux manifestations sont prévues pour (contre) la présentation de
son film qui raconte le parcours de trois frères qui ont survécu au
massacre de SETIF. Elles sont dues à l’initiative de la mairie de
Cannes et du Front National…

Il
faut croire qu’en France, en 2010, certains n’ont toujours pas
accepté l’idée de décolonisation. Les événements de SETIF se
sont produits en 1945 et ont donné lieu à une sanglante répression
de la part des autorités Françaises. On parle d’une centaine de
morts côté Français et entre 8000 et 15 000 côté Algérien.
C’est à la suite de l’arrestation De Messali HADJ, qui était un
grand leader Algérien qu’ont eu lieu les manifestations. Les
historiens considèrent que c’est l’acte fondateur du mouvement
d’indépendance et de la lutte armée en Algérie.

A voir les pancartes qu’arboraient les manifestants (photo de droite et même d’extrème droite) on se rend compte que les nostalgiques ont la dent dure et la mémoire longue.

Fort heureusement, voici venir Rolland Garros et la coupe du Monde de fouteballe et puis le tour de France de la seringue et enfin les congés payés du mois d’août…Et tout ça va faire, d’excellent Français, comme le chantait Maurice Chevalier. A la rentrée, les cerveaux seront disponibles pour recevoir les bonnes nouvelles.

Allez, continuez à rendre visite aux « Cénobites tranquilles », ilot de résistance au milieu d’un océan où, comme le disait Boris Vian, le cerceau humain ressemble de plus en plus à de la sauce blanche. Portez vous bien et à demain peut-être.


 


SUN RA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Depuis sa naissance, le jazz a toujours produit des personnalités dont la richesse, l’originalité, l’excentricité, le génie parfois, ne cessent d’étonner.

SUN RA fait partie de celles là tant sa production (plus de 200 albums enregistrés) nous laisse quelquefois sans voix.

De la naissance de Sun Ra, on ne sait pas grand chose : on ne connaît d’ailleurs pas son vrai nom, Sonny Blount ? Hermann Sonny Blount ? Nul n’en est sûr… Hormis qu’il vit le jour dans le sud profond en Alabama, durant l’année 1914, un 22 mai. Il déclare cependant n’être sur terre que par accident, sa planète d’origine étant Saturne ! Il fera pourtant ses premiers pas dans une carrière de musicien de jazz des plus classiques dans les années 50, où il joue dans divers big bands. Il y pratiquera tous les styles de musiques noires à la mode de l’époque (blues, boogie-woogie, swing, rhythm and blues, doowop). . Parallèlement, il crée son propre label : Saturn, créant le concept de musicien indépendant avant l’heure.
L’ Arkestra connaîtra de nombreux avatars (le « Solar Arkestra », le « Myth Science Arkestra », le « 21st Century Echoes Arkestra », l’Intergalactic Reasearch Arkestra, l’Astro Infinity Arkestra…) mais les membres sont quasiment indéboulonnables ; surtout le saxophoniste John Gilmore. L’œuvre de Sun Ra est protéiforme. Il aimait à mélanger science-fiction, reprises (remixes ?) d’œuvres populaires du jazz noir américain, ambiances exotiques étranges, séances de vaudou sonores. La présentation scénique était déjà très importante. J’ai eu la chance d’assister à un de ses concerts, c’était à Nantes, en 1970 je crois. Je dois dire que dans la salle flottait une étrange odeur qui n’avait rien à voir avec le tabac gris que je fumais à l’époque…
Sun Ra considérait son utilisation de l’électronique comme « accidentelle » (comme beaucoup de choses dans son existence). Il pensait sa musique comme naturelle, utilisant les outils de son temps. C’est ainsi qu’il fut l’un des tout premiers musiciens de jazz à user d’instruments électroniques. Pianiste de formation, il aura tendance à essayer tous les appareils se rapprochant de près ou de loin à un piano. C’est donc en toute logique qu’il tentera l’expérience des premiers synthétiseurs.
Son exemple d’indépendance fut largement suivi par la suite dans le monde de la musique électronique. Sun Ra croyait beaucoup à l’existence de fantômes vivant parmi nous comme les autres êtres humains (il avait entendu dire que la mort aurait été bannie de notre planète il y a 3000 ans, les humains vivant autour de nous seraient donc des réincarnations, voire des fantômes). Au vu du nombre de musiciens actuels se disant fortement marqués, voir hantés par son œuvre, il avait sûrement raison

Là, j’ai essayé de photographier la pochette  de son 33t « Space is the place » de 1972 (bof). Ce disque fait partie d’une caisse de vinyls que je dois encore numériser grâce à un outil spécialement conçu à cet usage et que m’a offert mon fiston.

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Bon allez, et si on s’arrêtait là pour ce samedi matin. Il fait beau, le soleil est revenu, les lauriers sont fleuris, tous les oiseaux du monde viennent y faire leur nid… Je devrait peut-être arrêter d’écouter Sun Ra moi ! Portez vous bien et à demain peut-être.



PRODUIT EN BRETAGNE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Produit en Bretagne.

A la suite de ma réflexion sur la Gouel Erwan, Festyves, et autres fariboles, un lecteur a bien voulu attirer mon attention sur un dossier concernant le label « produit en Bretagne ». Je vous glisse le lien à la fin de mon billet.

Depuis la Révolution, la question de l’identité bretonne a toujours servi de ferment aux nobliaux et aux curés soucieux de retrouver leurs privilèges. Aujourd’hui ce sont les marchands( grande distribution, agroalimentaire), qui utilisent la fibre régionaliste pour attirer le chaland. Derrière ce joli logo d’un phare éclairant la péninsule Armoricaine,  se  rassemblent en fait, sous la houlette (tiens) du discret institut de Locarn ,ce think tank du centre Bretagne, les tenants d’une Europe des régions forcément libérale.

En matière de récup’ on a rarement fait mieux: L’affiche « génération solidaire » est un modèle du genre. Tout y est: La manif, le drapeau Breton, la solidarité, la référence à la génération Mitterrand, les jeunes, l’emploi, l’achat solidaire, le développement durable et…Le logo « produit en bretagne ». Inutile de rappeler qu’ici, on parle « naturellement » de la Bretagne historique à cinq départements. Ben voyons.

Voici un extrait du « télégramme.com » du 06 février: « Après avoir enfoncé ses racines profondément dans la terre bretonne et séduit la capitale (ndlr;On dirait du Jakez Helias), l’association Produit en Bretagne se donne les moyens d’attaquer l’export.

En 16 années d’existence, l’association, qui fédère 230 entreprises bretonnes et 2.700 produits portant le logo jaune avec le phare éclairant la Bretagne, poursuit son combat citoyen en dehors du territoire national. Créée initialement pour inciter les consommateurs bretons à acheter des produits de la région et défendre ainsi son économie, Produit en Bretagne vise aujourd’hui des destinations plus lointaines. »

Et, le produit atteint sa cible, la preuve, cet article sur le site de « Jeune Bretagne »: « Depuis hier une affiche à forte identité régionale apparait dans plusieurs villes bretonnes. Elle revendique «l’achat solidaire pour l’emploi» à l’appel de l’association « Produit en Bretagne » qui regroupe 210 entreprises des cinq départements de la Bretagne historique.
On y voit une jeune bretonne, fer de lance de la «génération solidaire», tendant un drap blanc frappé du logo de l’association, devant un groupe de personnes brandissant le gwen ha du.
Jeune Bretagne
, qui se revendique depuis le début la génération identitaire, écologiste et solidaire ne peut que soutenir cette initiative.
En effet, pour les militants écologistes identitaires que nous sommes il est évident qu’acheter des produits bretons, produit en Bretagne par des bretons, est un engagement fort en faveur de notre patrie et de nos emplois. »

Voilà comment de jeunes romantiques, égarés sur le chemin du nationalisme (à une autre époque, on appelait ça des fachos) à vrai dire des jeunes décérébrés qui ont autant de réflexion qu’un buffet de cuisine, se laissent emberlificoter par un marketing bien ficelé. Réfléchit, petit scarabée, avant d’acheter tes P’tits LU…

Pour lire le dossier: anars56.overblog.org


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Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages.


Je reviens un moment sur le cas de Clotilde Reiss. D’abord pour me réjouir de sa libération, encore que ses conditions de « captivité » à l’ambassade de France ont sans doute été moins douloureuses que celles des journalistes retenus par les Talibans en Afghanistan, et puis,  avec votre permission, pour poursuivre ma réflexion car enfin…que la fille d’un responsable du Commissariat à l’Energie Atomique se retrouve lectrice de français à l’université «technologique» d’Ispahan, après un stage à la Direction des Applications Militaires du CEA, stage au cours duquel elle a rédigé «un rapport sur le nucléaire iranien», ce n’est tout de même pas si anodin.

Ce n’est pas pour autant qu’il faut y voir une James Bond girl ni une Mata-hari (photo de droite), non, disons simplement, une aimable collaboratrice ne refusant pas de rendre quelques estimés services à sa patrie. En d’autres termes, comme le prétend ce retraité de la DGSE: « elle fournissait des éléments d’ambiance… ». De la même façon, nous avons sur le territoire français un tas de stagiaires Chinois, Russes ou Etatsuniens qui s’empressent de remplir des petites fiches pour leur gouvernement. Je veux simplement que tous les Enarquosaurus du Pouvoir cessent de considérer que ma matière grise est constituée différement de la leur. En d’autres termes et, comme le disait Audiard, qu’ils arrêtent de prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages… Mais, bon, moi ce que j’en dis hein !

Si je ne m’abuse, demain c’est samedi et cela en réjouit plus d’un; d’autant plus qu’il doit encore y avoir du férié qui traine par là. Peut-être l’ai-je déja dit mais, dès que je suis élu je fais supprimer tous les jours fériés liés à un évènement religieux. Petits veinards, vous allez pouvoir travailler plus pour…

Allez, passez une bonne fin de semaine, revenez demain si le coeur vous en dit, en cas d’absence la clé est sur la porte, « Les cénobites tranquilles », c’est quotidien et c’est ouvert toute l’année.

Bon, et bien ça m’apprendra à jouer avec le calendrier. Le billet du 19 est paru le 18…Mais, aujourd’hui, nous sommes bien le 20.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bon, et bien ça m’apprendra à jouer avec le calendrier. Le billet du 19 est paru le 18…Mais, aujourd’hui, nous sommes bien le 20.

Pour nos amis Républicains, nous sommes le 1er de Prairial. Fabre d’Eglantine avait proposé ce nom dans son rapport à la Convention Nationale du 3 Brumaire de l’an II, à cause « de la fécondité riante & de la récolte des prairies de mai en juin ». Quel poète ce Fabre…

Et c’est donc le jour de la luzerne, appelée aussi le sainfoin (celui là n’aura pas sa statue à Carnoët) très appréciée par nos amis les bêtes, il parait que c’est plein de protéine et de carotène. Par ailleurs, un ami écolo me demande de préciser que la luzerne déshydratée remplace avantageusement les tourteaux de soja importés et aux origines douteuses (OGM), voila, j’ai fait ma b.a.

Le 20 mai 1968, en France, Le général de Gaulle fustige la « chienlit« , mais la chienlit compte, en ce jour, plus de six millions de grévistes! Les étudiants des Beaux arts en firent une affiche célèbre.

 Après les usines ce sont les transports publics comme la SNCF et RATP qui ne fonctionnent plus, les magasins sont contraint de fermer leur portes, les poubelles s’amoncellent de façon impressionnante dans les rues, l’essence se fait rare et les gens tentent de retirer leur argent dans les guichets des banques qui ne sont pas encore en grève.
La veille, sur la Croisette, le Festival de Cannes s’est lui-même sabordé, après les interventions des cinéastes Truffaut, Godard et Lelouch qui proposaient d’occuper le Palais du festival pour y instaurer un forum permanent.

 En 2010, Godard est toujours là mais n’a pas fait le déplacement à Cannes pour accompagner la présentation de son dernier opus « Film socialisme ».

Il a fait parvenir un billet aux organisateurs:« Avec le festival, j’irai jusqu’à la mort, mais je ne ferai pas un pas de plus. Chers Thierry Frémaux, Wild Bunch, Vega Film, Alain Sarde : suite à des problèmes de type grec, je ne pourrai être votre obligé à Cannes. Amicalement, Jean-Luc Godard ».

C‘est du Godard craché, non ? Cinquante ans après Fellini pour « la dolce vita », à qui ira la palme ?

Tout à fait autre chose.
Comme de coutume les médias ont déjà oublié la terrible catastrophe qui a touché Haïti. Et bien rendons hommage à une grande figure de la révolution Haïtienne. C’est un 20 mai en 1746 que naît Toussaint Louverture.

En août 1791, les esclaves de la plaine du Nord se révoltent suite à la cérémonie de Bois-Caïman (voir les dernières BD de Bourgeon). Toussaint Bréda devient aide-de-camp de Georges Biassou, commandant des esclaves qui, réfugiés dans la partie orientale de l’île, s’allient aux Espagnols qui l’occupent pour renverser les Français esclavagistes. Toussaint est initié à l’art de la guerre par les militaires espagnols. À la tête d’une troupe de plus de trois mille hommes, il remporte en quelques mois plusieurs victoires. On le surnomme dès lors « louverture ».

Le 29 août 1793, Toussaint lance sa proclamation où il se présente comme le leader noir :

« Frères et amis. Je suis Toussaint Louverture ; mon nom s’est peut-être fait connaître jusqu’à vous. J’ai entrepris la vengeance de ma race. je veux que la liberté et l’égalité règnent à Saint-Domingue. Je travaille à les faire exister. Unissez-vous, frères, et combattez avec moi pour la même cause. Déracinez avec moi l’arbre de l’esclavage. »

Toussaint Louverture est souvent présenté comme le créateur de la première République noire au monde. C’était néanmoins un furieux opportuniste qui s’allia dans un premier temps avec les Espagnols puis avec les Français, dénonçant l’esclavage puis, en 1800, reconduisant le travail forcé des noirs sur les plantations. Deux années plus tard, Bonaparte organise l’expédition de Saint Domingue, 20 000 hommes sont envoyés dans les iles, l’ordre est rétabli et…L’esclavage aussi !

Toussaint Louverture est emprisonné au fort de Joux dans le Doubs ou il mourra en avril 1803.

Allez, que la force soit avec vous, je vous salue et vous remercie de votre visite. Portez vous bien et, à demain peut-être.

ZANT ERWAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Nous sommes donc le 19 mai, Zant Erwan evel just, mais c’est aussi, je sais que vous l’attendez, le 30 de Floréal, jour habituellement consacré à la houlette.(Le premier qui dit houlette russe est à l’amende).

La houlette donc est ce fameux baton de berger (pas le saucisson) appelé aussi crosse. D’ailleurs il est symbolisé par la crosse que porte les évêques pour rappeler qu’ils sont pâtres au milieu de leur troupeau. « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ta houlette et ton bâton me rassurent. » (Livre 19. Psaume 23:4). Etonnant non !

C‘est encore, et depuis plus longtemps, le Heq que porte Osiris accompagné du fouet. Expliquez moi pourquoi les républicains ont jugé bon de le mettre dans leur calendrier… Toujours est-il que l’expression est restée dans le langage populaire: Telle activité se déroule sous la houlette de…Par exemple, la sélection de l’équipe de France de fouteballe s’est déroulée sous la houlette de qui vous savez. Tant pis…


C’est donc aujourd’hui la Saint Yves.

Yves Heloury de Kermartin est décédé le 19 mai 1303, il était né au Minihy Tréguier sous le règne de Saint Louis et le bon pape Clément VI en a fait un saint dans la foulée. C’est d’ailleurs par les actes du procès en canonisation que l’on connait sa vie car il n’a rien écrit et l’on ne connaît pas de contemporain ayant écrit sur sa vie. Sa statue ne devrait pas tarder à décorer la vallée des saints à Carnoët, avouez qu’il y a longtemps que je n’en avais pas parlé. C’est l’évêque de Tréguier qui le nommât « official » c’est à dire juge d’église pour les paroisses de Trédrez et Louannec.

Le saint recteur était réputé pour rendre une justice exemplaire sans tenir compte  de l’appartenance sociale des plaideurs, aussi, ipso facto, il est devenu, par la grâce de Dieu et du barreau réunis, le saint patron des avocats et, tous les ans, à Tréguier, il y a une foultitude de magistrats en robe qui suivent la procession au cours du pardon qui porte son nom – En Bretagne on appelle « Pardon » la cérémonie, mi-religieuse mi païenne, qui est dédiée au St patron – On le voit ici dans sa configuration habituelle de la statuaire bretonne entre un riche et un pauvre

Aujourd’hui, d’habiles commerçants se sont mis en tête de faire de la Saint Yves en Bretagne l’équivalent de la Saint Patrick en Irlande. « Gouel sant erwan » qu’ils appellent ça ! Ma doué beniged, protègez nous des marchands du temple.

Bon et bien c’est pas tout, moi pour la Saint Yves je me prépare un bon gros dormeur. Pas celui du Val, non, un tourteau comme disent les parisiens. Avec une petite mayonnaise au paprika… Je connais rien de meilleur. Avec ça vous servez un Mercurey blanc, un « Meix closeau » par exemple et le tour est joué. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

COCHON QUI S’EN DEDIT…

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Amis Républicains, bonjour ! Nous sommes le mardi (dimeurzh e brezonheg) 18 mai, le 29 de Floréal et c’est le jour du sénevé c’est à dire la moutarde blanche. On devrait la cultiver bien davantage en Bretagne car on dit que c’est un excellent piège à nitrates.

A trébrivan, petite commune rurale des Côtes d’armor, la population lutte pour empêcher la mise en activité d’une « maternité porcine » de 1000 truies; ce qui fait dire à un habitant: « bientôt à Trébrivan, 30 000 cochonnets…On a les boules. »

La région est surnommée « le château d’eau de la Bretagne » d’où l’exaspération de ceux qui luttent pour une agriculture raisonnée. L’association « sous le vent, les pieds sur terre » vient d’organiser un opéra-apéro géant en présence du truculent Jean Kergrist « le clown atomique » qui ne rate jamais une occasion du faire son « reuz », Je me souviens de sa dégaine quand il tirait sa carriole qu’il avait baptisé, TNP, Théâtre National Portatif, notamment à Plogoff en 1980. Tiens, à ce propos, TEBEO, jeune chaine de télévision locale sur le Finistère, a eu la bonne idée de diffuser « Des pierres contre des fusils » le film des Le Garrec relatant la lutte des habitants du cap Sizun contre l’implantation d’une centrale nucléaire; mais ceci est une autre histoire. A trébrivan, les frères Morvan (un peu essoufflés) nous ont gratifié d’une gavotte des montagnes et d’une « dans fisel » dont ils ont le secret; à déguster sans modération.

Le retour de Clotilde Reiss.

Bien entendu, chacun y va de son message de fermeté, Kouchner en tête: « Aucune contrepartie, aucun marchandage ». C’est étrange cette propension qu’ont les hommes de pouvoir à nous prendre pour des demeurés. Bien sur qu’il y a eu des négociations. Majid Kakavand a regagné l’Iran la semaine dernière malgré la demande d’extradition en provenance des Etats Unis et Vakili Rad, assassin de Chapour Bakhtiar, s’apprête à en faire autant. La question n’est pas de porter un jugement moral sur ce genre d’acrobaties diplomatiques mais de considérer le citoyen comme un adulte responsable à même de comprendre. C’est rendre un sérieux service à ceux qui doute de la démocratie que de continuer à infantiliser le peuple. Fin de l’envoi.

La réforme des retraites: Enième épisode.

Travailleurs, travailleuses, comme le disait Arlette, y va falloir s’accrocher ! Le document d’étape remis par le gouvernement aux partenaires sociaux ne laisse place à aucune ambigüité: « Le gouvernement fera de l’augmentation de la durée d’activité le socle de la réforme« . Bon, ça c’est fait, c’était le plat de résistance. Pour les amuse-gueules, on va faire semblant de taxer (un peu) les nantis; que les gros salaires lèvent la main…Allez, courage petit homme, toi qui vient d’entrer dans la vie active la fleur au fusil, tu n’en as plus que pour cinquante ans…

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Je crois que je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, le soleil est de retour et le parc de l’ermitage réclame mon attention. En attendant, je vous remercie de la vôtre, portez vous bien et à demain peut-être.



JUSTICE AVEUGLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Cela
n’a l’air de rien mais, on avance, on avance…Avez vous noté que
nous sommes déjà le 28 de Floréal et, je ne vous le cacherai pas
davantage, c’est le jour de la Buglosse…

Plante herbacée de la
famille des Boraginaceae ce qui, vous l’avouerez n’est pas commun. Cela fait partie des mystères du calendrier Républicain qui reste pour moi source d’émerveillement. Et, à propos des Républicains, voici la dernière félonie des juges Espagnols.


Déni de
mémoire.

Elle
était très attendue, la décision du Conseil général du pouvoir
judiciaire est tombée vendredi: le juge espagnol Baltasar Garzon a
été suspendu de son poste.

Il est
accusé d’avoir dépassé ses compétences en enquêtant sur la
disparition et l’exécution de plusieurs dizaines de milliers de
personnes durant la guerre civile (1936-39) et les premières années
de la dictature franquiste, malgré une loi d’amnistie générale
datant de 1977. Le juge Garzon est donc poursuivi pour
«prévarication», c’est-à-dire, en gros, d’abus de pouvoir.

Les
membres du Conseil général du pouvoir judiciaire ont voté sa
suspension à l’unanimité. Mercredi, le juge Luciano Varela du
Tribunal suprême a ordonné la tenue du procès du juge, à une date
non encore fixée. La suspension décidée vendredi restera en
vigueur au moins jusqu’à ce que le Tribunal suprême décide de la
culpabilité ou de l’innocence du juge au cours de ce procès.

Est-ce
à dire que les crimes Franquistes sont destiné à rester impunis ?
De nombreux Espagnols espèrent que non et au delà des Pyrénées, de
nombreux Républicains (il en reste) espèrent avec eux.



Ne
trouvez vous pas ce discours de Mirabeau d’une extraordinaire
actualité ?


« Il
faut le combler, ce gouffre effroyable. Eh bien ! Voici la liste
des propriétaires français. Choisissez parmi les plus riches, afin
de sacrifier moins de citoyens ; mais choisissez ; car ne
faut-il pas qu’un petit nombre périsse pour sauver la masse du
peuple ? Allons, ces deux mille notables possèdent de quoi
combler le déficit. Ramenez l’ordre dans vos finances, la paix et
la prospérité dans le royaume (…). Vous reculez d’horreur…
Hommes inconséquents ! Hommes pusillanimes ! Et ne
voyez-vous pas qu’en décrétant la banqueroute, vous vous souillez
d’un acte mille fois plus criminel ? (…) Croyez-vous que les
milliers, les millions d’hommes qui perdront en un instant, par
l’explosion terrible ou par ses contrecoups, tout ce qui faisait la
consolation de leur vie, et peut-être leur unique moyen de la
sustenter, vous laisseront paisiblement jouir de votre crime ?
Contemplateurs
stoïques des maux incalculables que cette catastrophe vomira sur la
France, impassibles égoïstes, êtes-vous bien sûrs que tant
d’hommes sans pain vous laisseront tranquillement savourer les mets
dont vous n’avez voulu diminuer ni le nombre ni la délicatesse ?

Non : vous périrez
. »

Discours
par lequel Mirabeau exhorta l’Assemblée constituante, face à la
crise, à décider la confiscation d’un quart des plus grandes
fortunes (1789). Mais, cornes de bouc…Qu’est-ce qu’on attend !

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Allez, ce fut un plaisir que de vous recevoir sur « les cénobites tranquilles », si la visite vous a plu, vous pouvez le dire en votant pour ce blog (colonne de droite en haut) surtout, n’hésitez pas à revenir, la clé est toujours sur la porte. Portez vous bien et à demain peut-être.