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JAZZ MANOUCHE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Deux minute de plaisir en écoutant « Les yeux noirs » un des morceaux les plus célèbres interprétés par Django.

De son vrai nom Jean-Baptiste Reinhardt, il vit le jour un 23 janvier, en 1910, dans une roulotte en Belgique. Il appartient à une famille de Roms (gadjkénés) qui voyage en Europe depuis des lustres. Autodidacte, ce banjoïste découvre la guitare après de graves brûlures à la main à la suite d’un incendie survenu dans sa caravane. Il va inventer ce que l’on appellera plus tard, le jazz manouche. Ses fils, Babik, et petit fils, David, perpétuent aujourd’hui encore la tradition. Il a beaucoup joué et enregistré avec Stéphane Grappelli avec qui il va créer le quintette du Hot Club de France, mais il a aussi fait une tournée au Etats Unis dans le Big Band de Duke Ellington. Tournée dont il gardait d’ailleurs, un assez mauvais souvenir. Son extraordinaire dextérité, malgré ses blessures à la main gauche, lui a valu de rencontrer les plus grands. Il a très largement contribué à faire connaître le Be-Bop en France et reste à mes yeux plus qu’un guitariste tsigane mais un vrai et grand musicien de jazz. Il enregistre son dernier disque en 1953 avec un jeune pianiste devenu célèbre: Martial Solal. Il mourra un mois plus tard. J’adore cette caricature de lui.

Et voila, petit billet « passe partout » pour un samedi matin. A vrai dire, je l’avais enregistré à l’avance, anticipant un lever difficile. Allez, portez vous bien, écoutez sans modération tous les jazzeux du monde et, à demain peut-être.

LE PLEIN D’INDECENCE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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L’ENTERREMENT DE LOUISE MICHEL.

J‘ai déjà eu l’occasion d’en parler ici même je ne vais donc pas recommencer. Juste un petit rappel puisque c’est un 22 janvier en 1905 qu’un foule de plus de 100 000 personnes accompagne Louise MICHEL pour son dernier voyage. Un journaliste de l’époque nous décrit la scène: « Il est 8h du matin lorsque arrive le corps en gare de Lyon. Il faudra attendre 17h pour que le cortège funèbre atteigne le cimetière de Levallois. » Le préfet LEPINE (vous savez, le concours…) qui voulait suivre l’enterrement en est chassé par les anarchistes. On voit bien sur cette carte postale ancienne, le moment où le cercueil est descendu du char au milieu de cette foule impressionnante.

UNE BREVE QUI EN DIT LONG.

Les députés UMP ont décidé d’exclure explicitement l’Élysée du champ d’investigation de la commission d’enquête parlementaire sur les sondages de l’exécutif, voulue par le PS, et qui doit voir le jour le 27 janvier. Qu’on se le dise, on n’enquête pas sur les pratiques du Chateau et encore moins sur celles de son locataire. Des pratiques qui se rapprochent de plus en plus de celles des Républiques bananières. C’est sans commentaires, il faut rester révérencieux…

DERNIERE MINUTE.

Il semblerait que sous l’amicale pression de Nicolas 1er, le sieur Proglio ait renoncé à sa double rémunération. Pôv garçon, il va rencontrer des difficultés pour ses fins de mois. Pourrions nous demander à TF1 d’organiser un « PédégéTon » pour venir en aide aux patrons nécessiteux ? Entre son salaire à EDF et ses cachetons d’administrateur à droite et à gauche, il va lui rester à peine deux millions. La caissière de chez Leclerc devra bosser pendant 160 ans pour atteindre la même somme, elle.

POUR SOURIRE.

Savez vous quel est ce concours lancé en 1925 et qui regroupe encore chaque année plus de 45 000 candidats ? Gagné ! C’est le concours du « bébé Cadum ». Allez, fait risette à tata.

Je ne suis pas sûr que Mme de Fontenay ne soit pas un peu jalouse d’une telle réussite.

C‘est tout pour aujourd’hui. Ce soir, j’ai des invités de marque dont une spécialiste des blogs cullinaires, il faut que je me mette aux fourneaux (je mets ça au pluriel, j’en aurais pas trop de deux). Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


Tiens, encore un Brestois de l’arsenal.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Tiens, encore un Brestois de l’arsenal.

Le 21 janvier 1883, naissance de Victor PENGAM à Brest.
Militant anarchiste, syndicaliste révolutionnaire et coopérateur.
Orphelin très jeune, il est placé aux pupilles de la Marine, puis à 14 ans entre comme apprenti à l’arsenal. Le 5 octobre 1905, il organise une fête des conscrits, interdite par le préfet maritime. Le 21 janvier 1906, il est traduit devant la Cour d’assises du Finistère. Il est acquitté, mais exclu de l’arsenal pendant cinq mois. Durant son service militaire (qui dure alors 3 ans) il donne des cours d’alphabétisation et lutte contre l’alcoolisme. En 1909, de retour à la vie civile, il milite au sein de l’Union départementale des syndicats, et est aussi actif au sein de « l’Université populaire » et dans un « Groupe d’études sociales ». Il intègrera également le secrétariat général de la « Bourse du travail ».
En 1912, son action en tant que syndicaliste révolutionnaire en particulier sa participation aux luttes contre la vie chère, lui vaudront un nouveau procès, il y sera de nouveau acquitté. Il fonde la même année le « Groupe des Pupilles de la Maison du Peuple ».
En 1913, il abandonne, ses activités à la Bourse du travail pour se consacrer à l’éducation d’une centaine de ces pupilles, organisant pour eux de nombreuses activités culturelles, sportives ou musicales.
Mobilisé en 1914 dans l’infanterie coloniale, il est blessé à deux reprises et y contracte la tuberculose. A partir de 1917, réformé suite à ses blessures, il assurera dès lors l’administration du « Restaurant coopératif de l’arsenal ».
Il succombe de la tuberculose en ce début mars 1920, âgé de seulement 37 ans. Ses obsèques, le 5 mars 1920, donneront lieu à une importante manifestation.

Son militantisme et ses convictions révolutionnaires lui vaudront d’être inscrit au Carnet B (fichage des antimilitaristes). Voici un extrait de sa fiche: « propagandiste anarchiste et antimilitariste des plus militants. L’un des chefs du mouvement révolutionnaire (secrétaire général de l’Union régionale des syndicats et de la Bourse du travail de Brest). Poursuivi en janvier 1906 devant la cour d’Assises du Finistère pour excitation de militaires à la désobéissance (acquitté). Secrétaire général du nouveau syndicat anarchiste des ouvriers du port. Ouvrier à l’arsenal. Serait susceptible de faire du sabotage en cas de mobilisation. (…) Mesure à prendre en cas de mobilisation: à arrêter.« 
(extrait du libre de J.J Becker « Le Carnet B », éditions Kuncksieck, 1973).

IMBROGLIO POUR PROGLIO.

Henri Proglio, patron d’EDF et de VEOLIA, va toucher deux millions d’euros par an, cumulant ainsi deux rémunérations grassouillettes. 1,6 million pour EDF et « seulement » 450 000 euros pour VEOLIA. Le gouvernement lors de sa nomination s’était engagé à ce qu’il n’en fut rien. Quand on vous dit que c’est pas la crise pour tout le monde ! Ces gens là n’ont véritablement aucune conscience, c’est à gerber. Je ne sais pas pour vous, mais de ces deux portraits, j’ai une préférence pour le premier. C’est aussi pour cela qu’ils veulent supprimer l’histoire des programmes scolaires. Ils craignent que les ouvriers d’aujourd’hui s’inspirent de ceux d’hier. J’entends déja monter un chant sourd des ateliers de l’arsenal: Ah ça ira, ça ira, ça ira, tous les Proglio à la lanterne…

Voila pour ce 133ème billet. Merci d’être passé par « les cénobites tranquilles », c’est toujours un plaisir de vous recevoir entre ces colonnes. Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

OH, MY GOD !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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NapakatbraJe copie sans vergogne cet article paru sur Dazibaoueb, (l’auteur se fait appeler Napakatbra) tellement cela me semble incroyable, je vous laisse juger.

Des références codées à des passages du Nouveau Testament sont tatouées sur les lunettes de tir fournies à l’armée US par une entreprise du Michigan, selon une enquête de ABCNews.com.

Le fabricant, Trijicon, a signé un contrat de 660 millions de dollars pour fournir 800 000 lunettes de visée à l’armée américaine. Le tatouage est offert. Ces joujous divins sont utilisés par les troupes américaines en Irak, en Afghanistan et pour la formation des soldats locaux. Les codes sculptés sur les armes renvoient à des passages de la bible : « 2COR4:6″, par exemple, pour désigner le deuxième épître aux Corinthiens (4:6) du Nouveau Testament. D’autres citations sont issues des livres de Matthieu et de Jean, comme celle-ci : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » [Jean 8, 12]. Et tant pis pour celui qui précède… la lumière du canon.

Aime ton prochain comme toi-même…

Trijicon a confirmé à ABC que ses artistes sculptaient ces codes bibliques exclusivement sur le matériel vendu à l’armée américaine. Histoire de ne pas favoriser l’ennemi, sans doute. Tom Munson, directeur marketing de la société, a déclaré que les inscriptions « ont toujours été là » et qu’il ne voyait rien de mal ou d’illégal à cela. La philosophie humaniste de l’entreprise est d’ailleurs écrite en toute lettre sur son site Internet : « Guidés par nos valeurs, nous nous efforçons de refourguer nos produits partout où ils sont nécessaires pour protéger la liberté individuelle« … d’être chrétien ? « Nous pensons que l’Amérique est bonne, dit encore le site ouèbe, cette bonté s’est basée sur les normes bibliques tout au long de notre histoire et nous nous efforcerons de suivre cette voie« . Ainsi soit-il…

Une « croisade » ?

Un porte-parole de l’armée a déclaré tomber des nues. Pourtant, de nombreux soldats se sont plaints, affirme Michael Weinstein, un ancien officier devenu responsable de la Military Religious Freedom Foundation, un groupe qui se bat pour préserver la séparation de l’Église et l’État dans l’armée. « Cela viole la Constitution, cela viole un certain nombre de lois fédérales [...] Cela permet aux talibans, à Al-Qaida aux insurgés et aux djihadistes d’affirmer qu’ils sont fusillés par des fusils Jésus« , a-t-il déclaré. Les règles militaires américaines interdisent explicitement le prosélytisme religieux en Irak et en Afghanistan, afin de prévenir les critiques selon lesquelles les États-Unis mènent une « croisade » dans leur guerre contre Al Qaïda et les insurgés irakiens.

Autre chose et qui n’a rien à voir.

Ce qu’il y a de rassurant avec le climat de la région Brestoise, c’est qu’il est sans surprise. Mis à part l’épisode neigeux, il pleut depuis l’été dernier. Il pleut, il pleut, il pleut. Moi qui voulait faire de Keramoal un sanctuaire pour la faune locale, je me retrouve avec l’arche de Noë à la recherche du mont Ararat (Menez Hom en Breton)

Allez, je ne sais pas bien ce qui se passe aujourd’hui, mais j’ai quelques problèmes de connexion. Il paraît que Internet Explorer à du plomb dans l’aile. C’est en tout cas ce que dit la très officielle agence CERTA (confirmé par Microsoft). Il faut se tourner vers des navigateurs autres en attendant le plombier. Bon, et bien, affaire à suivre. Portez vous bien et à demain si les dieux de la connexion le veulent bien.

Allez, saluons un gars d’chez nous:Le 19 janvier 1912, naissance d’Armand ROBIN à Plouguernével ( e kichen Rostren).Traducteur, écrivain et poète libertaire.Passionné par l’étude des langues, il en parlera un nombre impressionnant. Après un séjour en URSS en 1933, il fera une critique acerbe du régime soviétique et de sa dictature. Il traduit de la poésie et fait découvrir des auteurs russes tel que Essenine, Blok, Maïakovski, Pasternak, etc. Il se passionne également pour l’écoute radio en ondes courtes, réalisant des rapports d’écoute d’émissions étrangères. Dès 1945, il adhère à la Fédération Anarchiste (qui publiera ses « Poèmes indésirables », dédiés aux peuples martyrisés), et il y côtoiera Georges Brassens. A la libération, Elsa Triolet, qui lui vouait une haine farouche, fit pression sur Aragon pour que Armand Robin figure sur la liste noire des intellectuels.Dans « La fausse parole », parue en 1953, il dissèque les mécanismes de propagande dans les pays totalitaires. Il continuera de traduire et d’écrire d’innombrables poèmes, jusqu’à sa mort, inexpliquée, le 29 mars 1961, à l’infirmerie du Dépôt de la police, à Paris.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Allez, saluons un gars d’chez nous:Le 19 janvier 1912, naissance d’Armand ROBIN à Plouguernével ( e kichen Rostren).
Traducteur, écrivain et poète libertaire.
Passionné par l’étude des langues, il en parlera un nombre impressionnant. Après un séjour en URSS en 1933, il fera une critique acerbe du régime soviétique et de sa dictature. Il traduit de la poésie et fait découvrir des auteurs russes tel que Essenine, Blok, Maïakovski, Pasternak, etc. Il se passionne également pour l’écoute radio en ondes courtes, réalisant des rapports d’écoute d’émissions étrangères. Dès 1945, il adhère à la Fédération Anarchiste (qui publiera ses « Poèmes indésirables », dédiés aux peuples martyrisés), et il y côtoiera Georges Brassens. A la libération, Elsa Triolet, qui lui vouait une haine farouche, fit pression sur Aragon pour que Armand Robin figure sur la liste noire des intellectuels.
Dans « La fausse parole », parue en 1953, il dissèque les mécanismes de propagande dans les pays totalitaires. Il continuera de traduire et d’écrire d’innombrables poèmes, jusqu’à sa mort, inexpliquée, le 29 mars 1961, à l’infirmerie du Dépôt de la police, à Paris.

« Que m’importe qu’on m’abatte au coin de la rue, j’écrirai des poèmes jusqu’à ce qu’on me tue ». Armand Robin.

Bon, et à part cela, quoi de neuf docteur ?

Au secours, la droite revient ! Oui mais c’est au Chili. Sebastian Pinera reprend La Monéda à Michelle Bachelet. Pourtant, depuis l’élection de Lula au Brésil, les « bonnes » nouvelles s’étaient succédées: Vasquez en Uruguay, Morales en Bolivie, Corréa en Equateur, Lugo au Paraguay, Chavez au Vénézuela…Aye, aye, arriba, arriba ! Faut pas relacher vos efforts.

Au secours, Jospin revient ! Oui bon, c’est juste pour son bouquin « Lionel raconte Jospin ». Du coup, on le voit et on l’entend sur toutes les chaînes radios et télés. Il doit quand même se marrer en regardant son successeur (F.Hollande) à la tête du PS déclarer: »je ne suis plus dans les petits rôles… » et se préparer pour les présidentielles. Euuuhhh, comme disent les guignols.

Bon et bien voila pour ce jour d’hui. Vous pouvez à présent vaquer à vos occupations habituelles (encore que reste persuadé que cette expression est un contre sens – vaquer signifiant à l’origine: Cesser ses occupations. Il faudra que j’interroge Capelo. ) Portez vous bien et à demain peut-être.

MARECHAL, NOUS VOILA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Pierre Sylvain Maréchal est mort un 18 janvier ce qui me donne le prétexte pour vous en toucher un mot. C’est un écrivain, poète, pamphlétaire français, précurseur de l’anarchisme. Admirateur de Rousseau, Voltaire, Helvétius, Diderot, il fréquente un cercle d’auteurs incroyants et développe une philosophie basée sur un socialisme agraire où les biens seraient mis en commun. Belle utopie non ?

Très vite, ses critiques du pouvoir absolu et son athéisme lui font perdre son emploi. Sylvain Maréchal est alors obligé de vivre modestement de ses œuvres littéraires. Il est condamné à quatre mois de prison pour son Almanach des Honnêtes Gens (1788) où il substitue aux saints des personnages célèbres, annonçant ainsi le futur calendrier révolutionnaire.

Sylvain Maréchal s’enthousiasme pour la Révolution française et défend les pauvres, tout en se montrant un adversaire de l’autoritarisme. Il ne prend pas parti dans le conflit entre les Girondins et les Jacobins et s’inquiète du tour pris par la Révolution. Sa rencontre avec Babeuf et sa conjuration des Égaux, va en faire l’un des précurseurs du mouvement libertaire et l’un des premiers anarchistes. Publiant de manière anonyme après son emprisonnement de 1788, Sylvain Maréchal échappe ainsi aux poursuites judiciaires et peut écrire jusqu’à sa mort. Sylvain Maréchal, « l’homme sans Dieu », est sans doute l’un des plus fervents partisans de l’athéisme durant la Révolution. Bon, il faut bien le reconnaître, c’était aussi un sérieux misogyne et on lui doit un projet de loi pour interdire d’apprendre à lire aux femmes !!! Dans Fragments d’un poème moral sur Dieu (1780), il remplace le culte de Dieu par celui de la vertu et la foi par la raison. Il parodie la Bible dans Livre échappé au déluge (1784) et s’attaque à la religion qu’il considère comme un instrument des gouvernements oppressifs et un moyen d’exploitation sociale et économique. Dans le journal « Révolutions de Paris » dont il est rédacteur en chef, Sylvain Maréchal conduit une virulente campagne anticléricale. Athée tolérant, il consacre la fin de sa vie au développement de l’athéisme en lui donnant ses lettres de noblesse avec le Dictionnaire des Athées anciens et modernes (1800).

Voila pour ce lundi 18, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale; je ne sais pas moi…Bosser un peu par exemple ! Ah, ils sont vraiment pas drôles ces retraités. Allez, portez vous bien et à demain peut-être pour de nouvelles aventures.

IL PLEUT SUR BREST…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Aussi étrange que cela puisse paraître, il pleut sur Brest ! Alors pourquoi ne pas en profiter pour écouter une fois encore cette magnifique interprétation de Reggiani du texte de Prévert et pour se redire: « Quelle connerie la guerre ! »

Une autre connerie, c’est la mort. Mano SOLO vient de tirer sa révérence à 46 ans. Il avait la colère de sa mère, Isabelle Monin, fondatrice du magazine « La gueule ouverte » et l’impertinence de son père, le dessinateur Cabu. A propos de sa maladie, il disait dans son dernier album: « J’ai pitié de tous ceux qui ont pitié de moi ». Sur son site www.manosolo.net, sa disparition était ainsi annoncée: « Il ne viendra plus nous invectiver. Il ne viendra plus nous donner tout ce qu’il avait: Son talent, sa force, son élan, sa générosité. »

Bon ben c’est pas gai tout cela dites moi ! Pourtant la journée avait bien commencée, avec l’ami Thierry nous avons sorti deux superbes brochets de leur élément, pour immédiatement les y remettre… Petite virée pêche histoire de s’oxygéner et aussi parceque le soleil nous invitait à sortir. C’est au retour sur Brest que les choses se sont gatées, le soleil tombait en morceau et, ça j’tait l’eau !

Allez, tout cela va s’arranger, portez vous bien et à demain peut-être.

TELE…SCOPAGE.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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DEBAT « DEMOCRATIQUE »

Hier soir sur la 2 et sous la houlette de madame Arlette se tenait un débat entre la droite et la droite de la droite…

Besson face à Le Pen, Blanc bonnet et bonnet blanc disait Duclos, quelle farce ! D’autant plus que Vincent Peillon avait semble t-il décliné l’invitation de façon assez inélégante. Je l’ai entendu hier sur Canal tenté de se justifier, cela m’a semblé assez tarabiscoté… C’est pas ça qui va rendre lisibles les arcanes de notre politique hexagonale.

Décidément notre pauvre télé va de plus en plus mal. Mais, rassurez vous, le 25 janvier, cette fois ci, Nicolas 1er s’invite sur TF1 pour une grande soirée face aux Français. Sa majesté va s’adresser au petit peuple pour lui dire ce qu’il convient de penser. Et pendant ce temps là, les banques s’apprêtent à distribuer 140 milliards de bonus à leurs traders. Vous savez, ces pauvres banques que les États ont du renflouer avec l’argent du contribuable. Ne serait-ce que 10%, ça filerait un bon coup de main à Haïti, non ? Même Obama s’en est offusqué, c’est vous dire !

Voilà pourquoi je continue à présenter ma galerie de portraits des Proudhon, Louise Michel, Kropotkine, Bakounine et tant d’autres. Ils n’avaient pas Free mais ils avaient tout compris. Combien de temps encore les damnés de la terre supporteront-ils ce système qui, non content d’engraisser quelques uns avec la sueur des autres, s’ingénie à détruire notre planète ? Ce sont les mêmes qui font monter la menace du terrorisme pour justifier la guerre. Ce sont les mêmes qui exagèrent les risques de pandémie pour vendre leurs vaccins. Ce sont les mêmes qui louent les mérites des OGM pour forcer le commerce de leurs semences. Ce sont les mêmes qui polluent, qui déforestent, qui délocalisent, qui font travailler les mômes en Inde et au Pakistan pour un salaire de misère. Ce sont les mêmes qui laissent crever les habitants de Gaza et qui s’apprêtent à foutre sur la gueule de l’Iran parce que là bas il y a du pétrole qu’on ne peut tout de même pas laisser entre les mains de ces enturbannés.

Résultat des courses, je m’emporte, je vitupère, et ça, c’est pas bon pour mes artères.

Bon, et bien c’est pas tout ça, il faut que je prépare mon attelage car ce soir, on dine en ville. Puisque madame météo à calmé ses ardeurs, on prend la route pour aller souhaiter un bon Noël à ma filleule, tout là bas à l’Est des Côtes d’Armor, pour un peu ce serait déja Pâques ! Allez portez vous bien et à demain peut-être.

Je ne pouvais pas ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de Proudhon.

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Je ne pouvais pas ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de Proudhon.

Le 15 janvier 1809, naissance de Pierre-Joseph PROUDHON, à Besançon.
Penseur, économiste, sociologue et révolutionnaire, considéré par
certains comme le « Père de l’anarchisme », même si son oeuvre novatrice et variée n’est pas exempte de contradictions (en particulier sur la place des femmes dans la société, qui sera l’un des principaux griefs retenus contre lui).
Après avoir travaillé dans l’imprimerie, un de ses premiers ouvrages voit le jour en 1840 : « Qu’est-ce que la propriété? » (vous connaissez la réponse: La propriété c’est le vol !). Ce livre fait immédiatement scandale.Le dernier « Avertissement aux propriétaires » est saisi. Proudhon, poursuivi, sera finalement acquitté.
Pendant l’hiver 1844, il rencontre, à Paris, Bakounine, Marx, etc. Le 15 octobre 1846, est publié : « Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère ». Il y a rupture avec Marx qui fait paraître, le 15 juin 1847 « La misère de la philosophie »; Proudhon y est traité de petit bourgeois. J’aime bien cette photo, je trouve une ressemblance avec Pierre Dubois notre elfologue breton dont j’insère le portrait plus bas.
Après la révolution de février 1848, Proudhon est élu, le 4 juin, aux élections complémentaire de l’Assemblée nationale. Le 31 juillet 1848, il y prononce un violent réquisitoire contre la bourgeoisie. Début 1849, il tente la création d’une « Banque du Peuple », mais à la suite d’articles parus dans « Le Peuple », il est condamné à trois ans de prison. Il y
restera jusqu’en juin 1852. « La révolution sociale démontrée par le coup d’Etat du 2 décembre » sort en juillet 1852. « De la justice dans la révolution et dans l’église », paru en 1858, lui vaut à nouveau 3 ans de prison, mais il se réfugie en Belgique, où il continue à écrire.
Il rentre à Paris fin 1862. « Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution » paraît le 14 février 1863 alors que Proudhon est malade. « De la capacité politique des classes ouvrières » ne sortira qu’après sa mort, survenue à Passy le 19 janvier 1865.
Théoricien du fédéralisme et du mutualisme, sa pensée aura une profonde influence sur toute l’histoire sociale des 19ème et 20ème siècles.

Voila pour le salut à ce grand bonhomme et comme le disait un de mes amis anarchistes et néanmoins amateur de calembours à la p’tite semaine: « On n’est jamais assez proudhon ! »

Allez, portez vous bien, ça sent la fin de la semaine et, à demain peut-être.

MRS ROBINSON…

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Si comme moi vous avez déja quelques heures de vol au compteur, vous vous souvenez forcément de cette admirable chanson de Simon & Garfunkel. Elle est de retour sur le devant de la scène grace ou à cause des frasques de Mme Robinson, 1ére dame d’Irlande. Celle ci, non contente d’avoir choisi pour amant de coeur un freluquet de 40 ans son cadet, lui aurait dispensé quelques gâteries et autres prodigalités qui ont emmené son ministre de mari à la démission. C’est un enregistrement qui date de 1969 ! Ah oui, quand même…

 

REVUE DE PRESSE.


HAITI n’en finit pas d’être abandonné des dieux. Après avoir longtemps vécu la terreur sous la botte des Duvalier, père et fils, d’avoir tremblé au nom sinistre des tontons Macoutes, ce pays, l’un des plus pauvres du monde, est aujourd’hui victime d’un séisme catastrophique. Chahutée de misère en pauvreté, de corruption en mysticisme, celle qui fut la première république noire en est réduit à l’état de nation de seconde zone plus ou moins sous tutelle des Nations Unies. Alors, la presse charognarde est au abois, on parle de milliers, de centaines de milliers de victimes… On va pouvoir mettre du sang à la Une, ça tombe bien, les médias n’avaient plus rien à se mettre sous la dent après la fonte des neiges et la pandémie qui n’était pas au rendez-vous.

 

Daniel BENSAÏD.

Militant révolutionnaire et théoricien de l’émancipation, figure de Mai-68 et cofondateur de la Ligue communiste révolutionnaire, Daniel Bensaïd est mort à Paris, le 12 janvier, des suites d’une longue maladie. Il avait soixante-trois ans. (putain, 63…) Avec Alain Krivine et Henri Weber, il fait partie du noyau qui fonde alors la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR). Trois ans plus tard, en 1969, celle-ci devient la Ligue communiste, section française de la IVe Internationale. C’est à cette époque que je l’ai rencontré et, comme beaucoup j’avais été frappé par son charisme. Les trotskistes se jettent à corps perdu dans le combat sans frontières, en solidarité avec la révolution cubaine et contre la guerre du Vietnam. (Ho,Ho, Ho-Chi-Min…) Ayant gagné Paris et intégré l’École normale supérieure de Saint-Cloud, Daniel Bensaïd devient l’un des dirigeants les plus influents de son organisation. Au lendemain de Mai-68, dont il est l’une des figures, et alors que les groupes d’extrême gauche sont interdits, il se réfugie chez Marguerite Duras pour écrire, avec Henri Weber, un livre qui qualifie le mouvement de « répétition générale ». Tout le monde peut se tromper !

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, portez vous bien et, à demain peut-être.