Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Benny Goodman

    Benny Goodman

  • Image de l'artiste Sunnyland Slim

    Sunnyland Slim

  • Image de l'artiste Léda Rafanelli

    Léda Rafanelli

  • Image de l'artiste Joséphin Peladan

    Joséphin Peladan

  • Image de l'artiste Pic de la Mirandole

    Pic de la Mirandole

Amis des droits de l’homme et de la pêche à pieds réunis, bonjour ! Puisque nous sommes le 11 juillet c’est à dire le 23 de messidor et que ce jour est consacré au haricot pourquoi ne pas envisager un cassoulet; j’ai lu quelque part que Stéphanie voulait se lancer… En règle générale je ne suis guère zélateur de ces agités du bocal qui sont porté sur la dynamite comme d’autres sur le Picon bière. Mais celui-ci est emblématique de ce que fut l’anarchisme à une certaine époque.Le 11 juillet 1892, mort de François KOENIGSTEIN, dit RAVACHOL (du nom de sa mère), guillotiné à Montbrison.Anarchiste expropriateur et vengeur dynamiteur.Il est né le 11 (14?) octobre 1859 à Saint Chamond (Loire). Son enfance est misérable et il est contraint de travailler dès l’âge de 8 ans. Il devient antireligieux à la lecture du « Juif errant », puis anarchiste par révolte contre l’injustice de la société. Refusant son sort, il décide de voler ce qui lui est nécessaire.Le 15 mai 1891, il pille une tombe, mais ne trouve pas les bijoux escomptées. Le 18 juin 1891, à Chambles, il vole un vieil ermite très riche ; ce dernier se rebiffe et Ravachol le tue. Il sera par la suite soupçonné d’autres meurtres dans la région. Arrêté par la police, il parvient néanmoins à lui échapper et se rend à Paris après avoir fait croire à son suicide. Révolté par le jugement qui frappe les anarchistes, Decamps et Dardare, il décide de les venger. Aidé par des compagnons, il vole de la dynamite sur un chantier et le 11 mars 1892, il fait sauter le domicile du juge Benoît. Le 27 mars, l’immeuble où habite le substitut Bulot est gravement endommagé par une explosion qui fait quelques blessés mais aucun mort. Dînant au restaurant Very, Ravachol se trahi par ses propos tenus au garçon Lhérot, qui le fera arrêter 3 jours plus tard.Jugé dès le 26 avril 1892, à Paris pour ses attentats, il est condamné au bagne à perpétuité. Il passe ensuite devant la Cour d’Assises de la Loire le 21 juin pour ses meurtres où il accueille sa condamnation à mort au cri de « Vive l’anarchie ». Ici à droite, une bois gravé de Maurin.Guillotiné, Ravachol devient un mythe de la révolte. »Messieurs, j’ai l’habitude, partout où je me trouve de faire de la propagnande. Savez-vous ce que c’est que l’anarchie? »Ravachol s’adressant à ses gardiens. Des chansons lui sont consacrées (La Ravachole, sur l’air de la Carmagnole).

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des droits de l’homme et de la pêche à pieds réunis, bonjour ! Puisque nous sommes le 11 juillet c’est à dire le 23 de messidor et que ce jour est consacré au haricot pourquoi ne pas envisager un cassoulet; j’ai lu quelque part que Stéphanie voulait se lancer…

En règle générale je ne suis guère zélateur de ces agités du bocal qui sont porté sur la dynamite comme d’autres sur le Picon bière. Mais celui-ci est emblématique de ce que fut l’anarchisme à une certaine époque.

Le 11 juillet 1892, mort de François KOENIGSTEIN, dit RAVACHOL (du nom de sa mère), guillotiné à Montbrison.
Anarchiste expropriateur et vengeur dynamiteur.
Il est né le 11 (14?) octobre 1859 à Saint Chamond (Loire). Son enfance est misérable et il est contraint de travailler dès l’âge de 8 ans. Il devient antireligieux à la lecture du « Juif errant », puis anarchiste par révolte contre l’injustice de la société. Refusant son sort, il décide de voler ce qui lui est nécessaire.
Le 15 mai 1891, il pille une tombe, mais ne trouve pas les bijoux escomptées. Le 18 juin 1891, à Chambles, il vole un vieil ermite très riche ; ce dernier se rebiffe et Ravachol le tue. Il sera par la suite soupçonné d’autres meurtres dans la région. Arrêté par la police, il parvient néanmoins à lui échapper et se rend à Paris après avoir fait croire à son suicide. Révolté par le jugement qui frappe les anarchistes, Decamps et Dardare, il décide de les venger. Aidé par des compagnons, il vole de la dynamite sur un chantier et le 11 mars 1892, il fait sauter le domicile du juge Benoît. Le 27 mars, l’immeuble où habite le substitut Bulot est gravement endommagé par une explosion qui fait quelques blessés mais aucun mort. Dînant au restaurant Very, Ravachol se trahi par ses propos tenus au garçon Lhérot, qui le fera arrêter 3 jours plus tard.
Jugé dès le 26 avril 1892, à Paris pour ses attentats, il est condamné au bagne à perpétuité. Il passe ensuite devant la Cour d’Assises de la Loire le 21 juin pour ses meurtres où il accueille sa condamnation à mort au cri de
« Vive l’anarchie ». Ici à droite, une bois gravé de Maurin.
Guillotiné, Ravachol devient un mythe de la révolte.
« Messieurs, j’ai l’habitude, partout où je me trouve de faire de la propagnande. Savez-vous ce que c’est que l’anarchie? »
Ravachol s’adressant à ses gardiens.
Des chansons lui sont consacrées (La Ravachole, sur l’air de la Carmagnole).

En vérité, un drôle de zig…Consacrons lui une petite place dans notre galerie de portraits.

Bon, vous l’avez remarqué, il fait chaud, très chaud, trop chaud ! Alors, vivement l’hiver et, en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

LA BUTTE ROUGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis de la chanson réaliste et du poireau vinaigrette réunis, bonjour !

Connaissez vous Gaston Mardochée Brunswick? Non ! Si je vous dis Montéhus, ça vous aide? Non plus ! Et si je vous dis « la butte rouge »…Ah, vous voyez.
Montéhus est un chansonnier de la belle époque (il n’aurait pas tenu longtemps à France-Inter), on lui doit notamment gloire au 17èmela butte rouge – Montéhus est né peu après la Commune un 9 juillet 1872, il est mort en 1952. Il publie sa première chanson en 1897 et choisit son pseudonyme plus facile à porter que son nom dans un contexte de fort antisémitisme.
A cette époque, la chanson a une place importante dans la culture populaire. Le temps des cerises, l’internationale, les anarchistes de Chicago, le chant du vote… On les doit à des auteurs comme Pottier, Gaston Couté ou Jean-Baptiste Clément dont je vous parle de temps à autre.
Dans ses chansons, Montéhus s’oppose à la guerre, à l’exploitation capitaliste, à l’hypocrisie religieuse: « au lieu d’imposer l’travailleur qui enrichit l’gouvernement imposez plutôt les noceurs qui gaspillent tant d’argent. »

C‘est d’une actualité déconcertante. Il a aussi défendu la cause des femmes de façon remarquable. La grève des mères fut interdite par décision de justice en octobre 1905.
Ce n’est qu’en 1923 qu’il composera la butte rouge qui fait référence à la butte de Bapaume (et non pas à la Commune), théatre de violents combats sur le front de la Somme. Il est mort en 1952, oublié de tous.

Et bien, il méritait bien une petite place dans notre galerie de portraits. Faudra publier cela un jour pour la culture de nos petits enfants. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

LES LAVANDIERES DU TEMPS PRESENT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé


Amis
de l’austérité et des shampoings l’Oréal réunis, bonjour !


En
effet, l’austérité n’ayant pas bonne presse du côté de Matignon,
nos politiciens se sont empressés de remplacer le terme par le mot
rigueur…

Maître
Capello ne me démentira pas si je dis qu’il s’agit là d’un abus de
langage. Austérité qui nous vient du Latin « austéritas »
veut dire âpreté, sévérité, dureté, gravité. L’austérité
signifie qu’on va se la serrer (la ceinture). La rigueur, du Latin
« rigorem », signifie raideur, rigidité, inflexibilité.
Ce qui  signifie en termes populaires qu’on va l’avoir profond et que
de surcroit, il faudra payer la vaseline… Bref, l’austérité est
désormais de rigueur !

Mais,
au nom de quelle loi naturelle la rigueur dans la gestion des
finances publiques a-t-elle besoin d’attendre les périodes de crise.
C’est la moindre des choses que doivent les politiques à ceux qui
les ont mis là où ils sont, les citoyens. Même en période de
vaches grasses, la rigueur devrait s’imposer à tous et
particulièrement aux donneurs de leçons porteurs de Rolex (par
mesure d’économie, je ne mets qu’un L) et fumeurs de Havane.

Le
programme s’annonce donc des plus réjouissant: Augmentation des taux
d’intérêt, augmentation de la pression fiscale, gel des salaires,
diminution de la dette publique… En règle générale le scénario
se présente en grandes pompes sous la forme d’une annonce solennelle
(autrefois il y avait un premier ministre qui était chargé de la
sale besogne) accompagnée d’un train de mesures ad’hoc. Aujourd’hui,
l’omniprésent Nicolas 1er va nous faire le coup du « deus ex
machina », celui par qui la solution arrive, le sauveur suprême
!

Mais
voilà que 2012 pointe déjà le bout de son isoloir et la rigueur
coco, c’est pas très vendable politiquement. Très vite donc, les
mauvaises habitudes reprendront force et vigueur. On va se remettre à
raser gratis, à promettre des châteaux en Espagne, la fin de la
fracture sociale, la justice pour tous, le p’tit rouge à trente
centimes, la retraite à…Euh, là je ne suis pas sûr.

En
attendant ces jours meilleurs, on assiste affligé au grand déballage
et, Marie-Chantal outragée s’écrie: Coaaaaa ! Les milliardaires
financent les partis de droite ? Alors c’est donc vrai,
on-ne-nous-dis-pas-tout… On doit à la vérité de
reconnaître que des milliardaires de gauche, y’en a pas beaucoup par
les temps qui courent.

Si
seulement ce petit monde se contentait de laver son linge sale en
famille. Mais voilà, aujourd’hui ce n’est guère facile, les
nouvelles technologies vont plus vite qu’eux. Le majordome enregistre
madame (y-a plus de domestique), les vestiaires de foot ont perdu
leur huis clos et tout cela se retrouve sur le Net. Internet est
devenu le lavoir de nos aïeux, les journaleux de vraies lavandières
et la rumeur court, vole et se répand. Mon aïeule, dont je vous
narre souvent les aventures, descendait au lavoir une fois par
semaine et là, entre commères s’échangeaient les derniers ragots.

Ah,
nous vivons une époque formidable ! Allez, portez vous bien et à
demain peut-être
.

LE TEMPS DES CERISES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,


Amis du temps des cerises et du clafoutis réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 7 juillet et certains vous ferons croire que nous sommes le 19 de messidor, journée consacrée à la cerise. Ah, le temps des cerises ! Et justement, voici l’histoire d’un gars qui nous a quitté un 7 juillet, c’était en 2006. Après avoir connu le succès, il s’est retiré et n’a jamais réussi à se refaire la cerise. Il s’appelait Syd Barrett.

Roger Keith Barrett est un des membres fondateurs du groupe « Pink Floyd » dont il sera exclu en 1968 à cause de son comportement dû à la drogue et sans doute aussi à sa schizophrénie.

Dans les années 60 il joue dans divers groupes et notamment les « T-SET » mais, en 65, ils sont contraints de changer de nom et c’est Barrett qui trouve le nouveau nom en juxtaposant les noms de deux joueurs de Blues: Pink Anderson et Floyd Council. Ils deviennent donc The Pink Floyd Sound puis simplement Pink Floyd.

En 1967, il est le principal auteur et compositeur du premier album, The piper at the gates of dawn. On le considère généralement comme l’un des guitaristes initiateurs de la musique psychédélique. Il faut dire que c’était l’époque où le LSD se répandait plus vite que la Gitane Maïs. Avec l’arrivée de David Gilmour dans le groupe, les choses tournent mal et Barrett en est exclu en avril 68. (…C’est pas comme en avril, en avril 68, Lochu tu t’en souviens. C’était dans la vidéo de hier quand Léo Ferré s’adresse à son copain René Lochu). Je me souviens avoir assisté à un concert des Pink Floyd, c’était en juin 1974 à Poitiers, c’était à proprement parler…Hallucinant !

Syd Barrett va enregistrer deux albums solo dans les années qui suivent. Alors que Pink Floyd enregistre Wish you where here, Syd rend visite à son ancien groupe. Il est décrit par ceux qui ont vécu la scène comme ayant grossi, rasé, y compris les sourcils, et ayant un comportement étrange (sautant partout et se brossant les dents). Les membres de Pink Floyd, dans un premier temps, ne le reconnaissent même pas. Roger Waters confie s’être effondré en larmes quand on lui dit qu’il s’agit de Syd.


Syd Barrett va ensuite se retirer dans la banlieue de Cambridge où il va finir sa vie en ermite. Sa soeur raconte qu’il avait perdu tout intérêt pour la musique Pop et qu’il n’écoutait plus que du Jazz.. Le mystère reste donc entier sur les causes de cette réclusion volontaire. Dans une interview accordée au Sunday Times , sa soeur le décrit comme « un homme ordinaire et aimable » qui « ne souffrait pas de maladie mentale  pendant les 25 dernières années de sa vie ». Un drôle de cénobite ce Syd Barrett…


Allez, voila pour ce jour, il faut en garder pour ceux qui viennent. Je vous remercie de votre visite et vous souhaite de vous porter le mieux du monde. Et, selon la formule consacrée, à demain peut-être.

RENE LOCHU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Amis de la revolucion et du chili con carne réunis, bonjour !


Ayons une pensée pour cet infatigable militant qui eut la mauvaise idée de disparaître un 6 juillet en 1989 alors qu’il était né le 26 août 1899, à Vannes, il s’appelait René LOCHU. Militant anarchiste, syndicaliste et pacifiste. Fils d’un maréchal-ferrant et d’une cantinière, il devient ouvrier tailleur dans la confection. En 1914-15 ses trois frères aînés sont mobilisés, puis c’est son tour en janvier 1918.
Affecté dans la Marine et envoyé en Mer Noire, il prend part en avril 1919 à l’évacuation d’Odessa, puis au convoyage des
troupes contre-révolutionnaires du général tsariste Dénikine. Démobisé en janvier 1921, il reprend son métier de tailleur qu’il exercera ensuite à l’Arsenal de Brest.
C‘est à la « Maison du Peuple » de Brest qu’il découvre l’anarchie et rencontre les compagnons Jules Le Gall, René Martin, Jean Tréguer, Paul Gourmelon, etc. et commence à militer en 1924 au syndicat CGT de l’habillement puis au groupe anarchiste de Brest. Il prend part aux activités du groupe artistique de la « Maison du Peuple » puis du « Théâtre du Peuple ». Trésorier du « Comité de défense sociale de Brest », il participe aux actions de soutien à Sacco et Vanzetti et aide les libertaires italiens fuyants le fascisme. En 1927, il rencontre Nestor Makhno venu se reposer en Bretagne.

Début août 1935, il prend part aux manifestations contre les « décrets de misère » du gouvernement, qui seront réprimées dans le sang par la troupe. En août 1936, il apporte son aide au « Comité pour l’Espagne libre » crée par Louis Lecoin pour soutenir la révolution espagnole puis aider les réfugiés. A la déclaration de guerre, il diffuse le tract de Lecoin  » Paix immédiate » ce qui lui vaudra de subir une perquisition (infructueuse). Il est ensuite contraint de fuir les bombardements intensifs sur Brest pour Lorient puis Vannes où il reprendra son militantisme à partir de 1944.
Il se liera d’amitié avec Léo Ferré pour lequel il organisera des galas en Bretagne, en avril 68. Léo lui dédiera une chanson « Les Etrangers » (en vidéo) et préfacera son livre de souvenirs : « Libertaires, mes compagnons de Brest et d’ailleurs »(1983).

Petit clin d’oeil donc aux anars Bretons, je crois qu’il y a un groupe dans le Morbihan qui porte le nom de Lochu. Dans l’actualité, le grand n’importe quoi de chez Pinder-sarko continue sa tournée estivale. Déjà deux ministres démissionnaires ! Bravo au Canard enchainé qui avait « levé » les deux affaires. Le Canard: 2, Gouvernement: 0 . Vivement la prochaine manche… En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Elle est née un 4 juillet en 1880 à Pistoia en Italie. Militante et propagandiste anarchiste individualiste, féministe, antimilitariste, et aussi écrivaine.Elle s’intéresse très jeune à la question sociale. En 1903, elle est à Alexandrie, en Egypte. Se passionnant pour l’islam, elle se convertie et apprend l’arabe. Elle y fait la connaissance d’un jeune anarchiste toscan Luigi Polli qu’elle épousera. De retour en Italie, elle créée à Florence, avec Luigi, une maison d’édition et collabore à : « La Blouse » (1906-1910); « La Donna Libertaria » (Parme, 1912-1913). En 1907, elle rencontre le typographe anarchiste individualiste Giuseppe Monanni avec qui elle va désormais vivre à Milan. En 1908, elle fait partie avec Ettore Molinari et Nella Giacomelli du comité de rédaction de « La Protesta umana » (1906-1909), et poursuit sa collaboration aux publications libertaires : « Il Pensiero » de Pietro Gori et Luigi Fabbri; « Il Libertario »; « Grido della folla »; « Volontà »; etc. Elle crée ensuite, avec son compagnon, une revue de littérature anarchiste individualiste « Vir » puis « La Sciarpa nera », et s’investit dans la création d’une nouvelle maison d’édition. En 1910, elle donne naissance à un fils, Marsilio.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis de la pensée libre et des tagliatelles carbonara réunies, bonjour !

Nous sommes au 16ème jour de messidor et c’est le jour consacré au tabac alors, avec votre permission, je vais m’en bourrer une petite.

Vous ai-je déjà parlé de Leda Rafanelli, je ne crois pas. Cette Toscane, on l’appelait « la gitane anarchiste », a marqué de son empreinte le mouvement libertaire. Elle fut même l’amie de Mussolini à l’époque où celui-ci se réclamait encore du socialisme révolutionnaire. Les gens l’ont oublié, mais notre cher Bénito n’a pas toujours été un dictateur fasciste mais bon, parlons de la belle Léda.

Elle est née un 4 juillet en 1880 à Pistoia en Italie. Militante et propagandiste anarchiste individualiste, féministe, antimilitariste, et aussi écrivaine.
Elle s’intéresse très jeune à la question sociale. En 1903, elle est à Alexandrie, en Egypte. Se passionnant pour l’islam, elle se convertie et apprend l’arabe. Elle y fait la connaissance d’un jeune anarchiste toscan Luigi Polli qu’elle épousera. De retour en Italie, elle créée à Florence, avec Luigi, une maison d’édition et collabore à : « La Blouse » (1906-1910); « La Donna Libertaria » (Parme, 1912-1913). En 1907, elle rencontre le typographe anarchiste individualiste Giuseppe Monanni avec qui elle va désormais vivre à Milan. En 1908, elle fait partie avec Ettore Molinari et Nella Giacomelli du comité de rédaction de « La Protesta umana » (1906-1909), et poursuit sa collaboration aux publications libertaires : « Il Pensiero » de Pietro Gori et Luigi Fabbri; « Il Libertario »; « Grido della folla »; « Volontà »; etc. Elle crée ensuite, avec son compagnon, une revue de littérature anarchiste individualiste « Vir » puis « La Sciarpa nera », et s’investit dans la création d’une nouvelle maison d’édition. En 1910, elle donne naissance à un fils, Marsilio.

Durant la guerre, fidèle à l’antimilitarisme, elle s’oppose aux interventionnistes. Parallèlement à son action de propagandiste, elle construit une oeuvre d’écrivaine et de poète. Mais avec l’arrivée de Mussolini, toute propagande anarchiste et travail éditorial devient très difficile. Le 7 février 1923, sa maison d’édition est perquisitionnée et la revue « Pagine Libertarie » est supprimée. Leda est arrêtée avec Monanni et d’autres compagnons comme Carlo Molaschi, Fioravante Meniconi, etc. La maison d’édition « Casa Editrice Monanni » s’arrêtera en 1933. Vers la fin de sa vie, Leda donne des cours d’arabe et collabore à « Umanità Nova ».


Elle est l’auteure, sous divers pseudonymes, de nombreux romans : « L’eroe della folla »(1910); « Seme nuvo » (fresque historique relatant les luttes sociales); « Donne e femmine » (24 nouvelles relatant des vies de femmes); « Verso la Siberia »; « L’Oasi » (qui cririque l’exploitation coloniale); etc.

Intéressante contradiction que cet amour de l’Islam et de l’Anarchie, on dit qu’à la fin de sa vie elle pratiquait beaucoup la cartomancie… Sources: Les travaux de Christiane Guidoni.
Elle est morte à Gênes, le 13 septembre 1971. Etrange parcours n’est-ce pas !

Voici donc une « lutteuse » de plus qui va rejoindre notre galerie de portraits que vous pouvez consulter en cliquant sur l’icône correspondante, colonne de droite. En attendant les prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

JIM MORRISON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis de la beat génération et de la fumette réunies, bonjour !


Profitons de ce 3 juillet pour avoir une pensée pour Jim Morrison, disparu un trois juillet en 1971.

Poète inspiré ou maudit c’est selon. Il fut autant sur les traces de Kerouac que de Rimbaud et surtout Michael Macclure. poète et chanteur de rock américain, leader du groupe The Doors de 1965 à 1971. Sex-symbol provocant au comportement volontairement excessif, véritable idole de la musique rock, mais aussi intellectuel engagé dans le mouvement de la protest song, en particulier contre la guerre du Viêtnam, attiré par le chamanisme, on lui attribue une réputation de « poète maudit » que sa mort prématurée, à Paris, dans des circonstances mal élucidées, transforme en légende. A droite, le mythe…

Sitôt sorti du lycée, Morrison s’installe chez ses grands-parents à Clearwater pour suivre des cours au Saint Petersburg Junior College. En particulier, il s’inscrit dans deux cursus qui le marqueront profondément : d’une part, un cours sur la « philosophie de la contestation », qui lui permet d’étudier Montaigne, Jean-Jacques Rousseau, David Hume, Jean-Paul Sartre et Friedrich Nietzsche ; d’autre part, un cours sur la « psychologie des foules » inspiré de l’ouvrage de Gustave Le Bon La Psychologie des foules

En janvier 1964, alors que son père est promu capitaine de vaisseau, Jim entre à l’UCLA. Dès le début de l’année, tout en continuant à « tester » les gens (en particulier ses colocataires auprès de qui il se rend rapidement insupportable), il s’encanaille, s’enivre de manière de plus en plus régulière, fréquente les quartiers « chauds » et les bas-fonds de Los Angeles, et touche sans doute dès cette époque aux drogues hallucinogènes, en particulier le LSD.

Il faut préciser que, en 1964, et en particulier à UCLA, il est extrêmement facile de se procurer du LSD. D’une part, cette drogue n’est réglementée que depuis 1962 aux États-Unis, et d’autre part, de nombreux programmes de recherche universitaires portent sur les propriétés du LSD ou d’autres substances psychoactives : il suffit donc aux étudiants aventureux de s’inscrire comme « volontaires » et ils peuvent obtenir des doses non seulement quotidiennes, mais gratuites. De plus, Morrison se trouvait doublement incité à « expérimenter » les drogues. Du point de vue poétique, cela le rattachait à des poètes comme Henri Michaux, Edgar Poe, Aldous Huxley, Thomas de Quincey ainsi que par les poètes de la beat generation, très admirés de Morrison. Du point de vue mystique, la consommation de psychotropes le rapprochait du chamanisme, lequel pratique la transe souvent provoquée par des hallucinogènes naturels comme la mescaline ou encore l’ayahuasca. A gauche, la réalité.

Puis c’est la création du groupe «Les DOORS» et l’épopée qui s’en suivra jusqu’à ce jour de juillet 71 à Paris. Jim Morrison repose au Père Lachaise où l’on dit que sa tombe est fleurie en permanence. Sa mort mystérieuse n’en finit pas d’alimenter la chronique et sans doute n’en saura t-on jamais davantage puisque le seul témoin direct, Pamela Courson est mort d’une overdose en 1974.

Allez, sortez la platine et écoutez Riders on the storm ou revoyez Val Kilmer dans le film d’Oliver Stone… parmi les nombreux ouvrages qui lui sont consacré, je vous conseille: The end, Jim Morrison de Romain Renard en bande dessinée.

Voila pour aujourd’hui, si vous allez à la plage essayez d’éviter les algues vertes et les méduses, autrement c’est sympa. Portez vous bien et à demain peut-être pour de nouvelles aventures sur ce magnifique blog pour lequel vous pouvez toujours voter (colonne de droite, en bas).

AH, LES BEAUX JEUDIS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis de la communale et de la nostalgie réunies, bonjour !

A la demande générale, l’auteur de ce blog a enfin accepté de lever le voile sur son identité. Voici en avant première, et spécialement pour vous chers lecteurs, une photo sur laquelle il est parfaitement reconnaissable.

C‘était l’époque des blouses grises, des marronniers dans la cour de récré, des bouteilles de lait distribuées à 16h, des sacs de billes et de la victoire en chantant.

Les écoliers portaient des culottes courtes et des godillots, les filles n’étaient pas encore admises sur les mêmes bancs et tous les vendredis, ont allaient à la crêperie chez madame Tudall, rue du pont. C’était bien avant qu’on invente « la complète », le choix se limitait à: Froment ou blé noir.Chacun apportait une assiette sur laquelle il y avait autant de morceaux de beurre que de crêpes désirées et tout cela bien sûr avec un grand bol de « gros lait ». Le jeudi, jour bénit, était un jour sans et, à nous les grands espaces.


L‘homme n’avait pas encore institué le principe de précaution et on pouvait grimper dans les arbres, construire des radeaux de fortune, faire le coup de poing avec la bande de « l’enfer » ou celle du « guet ». Les lance-pierres étaient « fait main » avec des élastiques achetées chez Cossec et, bon an mal an, on allait jusqu’au certif’ en sachant, lire, écrire et compter. Etions nous plus heureux pour autant ? La religion cathodique ne s’était pas encore imposée dans nos chaumières et, les jeudis pluvieux on se réunissait autour de la TSF pour écouter Jean Nohain dans son émission « Ah, les beaux jeudis !« . Dix années plus tard, une partie de ceux là allait faire « 68″ et, rien ne serait plus vraiment comme avant.

Pour vous faciliter la tache d’identification, voici un indice: Aujourd’hui encore, l’auteur ne supporte pas les culottes courtes ! Si vous avez la bonne réponse, tapez 1, sinon, revenez en deuxième semaine.

Et bien voila pour la séquence nostalgie. Merci encore de votre fidélité qui ne cesse de m’étonner. Les « cénobites tranquilles » ont fait mentir les oracles qui leurs prédisaient une fin rapide. Grâce à vous 300 billets ont déjà été postés sur la toile et visités par plus de 5000 internautes. En attendant la suite, portez vous bien à demain peut-être.

Le 1er juillet 1766,   à Abbeville (dép.de la Somme). Jean   François LEFEBVRE, Chevalier DE LA BARRE, est supplicié   (langue coupée, puis décapité) à   l’âge de 19 ans, pour avoir refusé de saluer une   procession religieuse. C’est le bourreau Sanson qui lui coupera la tête. Il deviendra un symbole de la « Libre   Pensée ». Enfin, il est condamné à être brulé avec « le dictionnaire philosophique » de Voltaire accroché à sa poitrine. Voltaire qui écrira à ce sujet « le cri d’un sang innocent ».

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la libre pensée et de la précocité réunies, bonjour !

La valeur n’attend pas le nombre des années…Celui ci a une belle carrière devant lui pourvu que les dieux du showbiz lui prêtent vie. Nous sommes le 1er juillet c’est à dire le 13 de Messidor jour habituellement consacré à la giroflée et non pas au clou de girofle comme voudrait nous le faire croire quelques arracheurs de dent.

Un autre qui lui n’a pas eu le temps de vivre sa vie c’est le chevalier De la Barre:

Le 1er juillet 1766,
  à Abbeville (dép.de la Somme). Jean
  François LEFEBVRE, Chevalier DE LA BARRE, est   Pensée". Enfin, il est condamné à être brulé avec "le dictionnaire philosophique" de Voltaire accroché à sa poitrine. Voltaire qui écrira à ce sujet "le cri d'un sang innocent"."> supplicié
  (langue coupée, puis décapité) à
  l’âge de 19 ans, pour avoir refusé de saluer une
  procession religieuse. C’est le bourreau Sanson qui lui coupera la tête. Il deviendra un symbole de la « Libre
  Pensée ». Enfin, il est condamné à être brulé avec « le dictionnaire philosophique » de Voltaire accroché à sa poitrine. Voltaire qui écrira à ce sujet « le cri d’un sang innocent« .

C’est en 1897 qu’un collectif de libres penseurs obtiendra l’érection d’une statue à Montmartre.


Un monument à Montmartre et à Abbeville rappelle son
  martyre.
A noter que la première statue parisienne ayant
  été fondue par les nazis durant la guerre 39-45, une
  nouvelle statue, différente de la première, a
  été inaugurée récemment. Si vous vous promenez à Paris vous découvrirez une petite rue Chevalier De La Barre qui jouxte le Sacré-Coeur à Montmartre. Amusant non !

Le chevalier De La Barre reste un symbole pour tous les libres penseurs, athées, anticléricaux et autres mécréants amoureux de la liberté de penser dont votre serviteur se réclame.

Allez, les barbus enturbannés ne sont pas encore aux portes de Paris…Raison de plus pour rester vigilants et, raison garder…En attendant portez vous bien et à demain peut-être.

Le 30 juin 1840, sortie du livre de PROUDHON « Qu’est-ce que la propriété? ou Recherche sur le principe du droit et du gouvernement ». Ce premier mémoire est dédié à l’Académie de Besançon. Cela provoque un scandale; cette dernière exige le retrait de la dédicace, et somme Proudhon de venir s’expliquer devant elle.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de l’Anarchisme méritant et du baba au rhum réunis, bonjour !


Le 30 juin 1840, sortie du livre de PROUDHON « Qu’est-ce que la propriété? ou Recherche sur le principe du droit et du gouvernement ». Ce premier mémoire est dédié à l’Académie de Besançon. Cela provoque un scandale; cette dernière exige le retrait de la dédicace, et somme Proudhon de venir s’expliquer devant elle.

Le bac est passé mais je ne résiste pas au plaisir de vous proposer ce petit devoir de vacances:

«Sachant qu’il existe une quantité finie d’objets appropriables. Un droit de propriété sur ces objets va développer un nombre fini de propriétaires possédants les objets.
Plus un propriétaire possède d’objet, plus il est puissant, plus il peut posséder d’objets. Nous avons donc ici une boucle de rétroaction positive. De plus, plus un propriétaire possède d’objets, moins les autres en possèdent, moins ils sont puissants, donc moins ils peuvent posséder. Nous avons ici une deuxième boucle de rétroaction positive.(Le terme de rétroaction positive est très souvent employé dans le domaine du changement climatique. Certains facteurs comme l’augmentation des températures vont provoquer des effets sur le climat qui à leur tour vont accentuer l’augmentation des températures. C’est alors un cercle vicieux qui s’enclenche et qui accentue le phénomène.)
Par conséquence, l’état stationnaire d’un système économique basé sur le principe de la propriété a pour conséquence directe l’établissement de monopoles, et d’accroître les inégalités.
Or l’homme doit pouvoir profiter des objets dont il a besoin, et ce de manière équitable. Le concept de propriété dépossède donc l’homme de ce droit. Donc, la propriété, c’est le vol. »

voilà, je ramasserai les copies en septembre mais, d’ici là vous pouvez déposer vos commentaires.


Et puis tiens, célébrons le jour anniversaire de la naissance de Fritz Brupbacher: Médecin, militant socialiste libertaire et antimilitariste suisse.
Il naît le 30 juin 1874 à Zurich, dans une famille aisée. Après des études de médecine à Genève puis une formation en psychiatrie à Paris, il ouvre en 1901 son cabinet dans un quartier ouvrier de Zurich. Militant socialiste révolutionnaire dès 1898, il fréquente le milieu libertaire et devient notamment l’ami de Kropotkine de Vera Figner et de Pierre Monatte. Membre du Parti socialiste, mais antimilitariste (il prendra part en 1905, à la création de la Ligue antimilitariste) et partisan d’un syndicalisme révolutionnaire, il est l’objet de vives critiques au sein du parti et est poussé à la démission en 1920. Il rallie alors (en 1921) le Parti Communiste Suisse et se rend à plusieurs reprises en Russie, mais n’ayant pas abandonné son esprit critique et ses idées libertaires, il se heurte aux dirigeants staliniens qui lui rendent la vie impossible. En 1932, il « 
s’évada de la cellule » selon sa propre expression. Il militait également depuis les années vingt avec sa compagne Paulette dans le mouvement néo-malthusien, pour le droit à l’avortement ou à une libre sexualité.
En 1932, il publie une introduction à « 
La confession » de Bakounine (traduite du russe, par Paulette). Il est également l’auteur de « Marx et Bakounine« , « Bakounine ou le démon de la révolte« , ainsi que de nombreuses brochures et d’une autobiographie « 60 ans d’hérésie« , etc.
« Bakounine redeviendra actuel le jour où l’homme commencera à trouver insupportables le despotisme bourgeois et le despotisme prolétarien ».

Allez, je ne veux pas vous ennuyer plus longtemps à la veille des vacances. Profitez de vos temps libres, méfiez vous du soleil, et n’oubliez pas qu’il faut brûler Carthage. Portez vous bien et à demain peut-être.