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REVERIES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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REVERIES.

Ça devait bien finir par arriver, j’ai autant d’inspiration aujourd’hui qu’une poule devant une clé à molette…Peut-être vais-je me contenter de vous adresser un salut amical en attendant que ma muse sorte de la torpeur dans laquelle l’a poussé ce froid sibérien.

Même l’actualité semble attendre des jours meilleurs. Pas un dérapage à se mettre sous la dent, pas une bavure ministérielle, tout se passe comme si les princes qui nous gouvernent s’étaient mis aux abonnés absents.

Je pourrai bien sur vous parler de mon lumbago, qui lui a décidé de refaire parler de lui, mais j’ai comme dans l’idée que vous n’en auriez cure.

J‘ai néanmoins tenté une sortie qui m’a permis d’admirer une magnifique trace toute fraîche dans la neige immaculée, traces de chevreuil si j’en juge par les empreintes. Le trappeur qui sommeille en moi se rêvait déjà en Jack London, raquettes aux pieds…Mais la bête est discrète et ses visites restent nocturnes. Je ne désespère pas de vous poster un jour une véritable photo de l’animal.

LE PARISIANISME A LA VIE DURE.

C‘est pourtant d’une oreille distraite que je suivais hier soir le journal de Antenne 2( mon attention étant en fait mobilisée par la dégustation d’un single malt de 16 ans qui porte le doux nom de « the Orcadian » en provenance de l’ile de Orkney) journal au cours duquel le journaliste décrivait avec moultes détails les avatars climatologiques de la France profonde. S’agissant des difficultés rencontrées dans le centre Bretagne et le Poher en particulier, il déclarait: » A Carhaix, près de Rennes… » Décidémment pour ces gens là, la Bretagne ça commence après la porte de Saint Cloud. En représailles et après consultation,  ce saint là ne sera pas représenté dans la vallée de Carnoët, et pour protester contre le tapis blanc qui recouvre nos routes, le même sort sera réservé à Saint Maclou. Qu’on se le dise !

Et puisque l’on parle de la pluie et du beau temps, je peux vous dire que ce matin il y a un petit Suroît qui se rappelle à notre bon souvenir et que les prévisionnistes nous annoncent le retour de la neige pour ce midi. Juste pour moi le temps de rentrer un peu de bois et de vous remercier d’avoir fait le détour par « Les cénobites tranquilles ». Allez, portez vous bien, et à demain peut-être.

 

NI DIEU NI MAITRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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HISTOIRE D’UN LOGO.

Grâce à un petit livre très illustré paru il y a quelques semaines, on connaît enfin l’origine de ce symbole, sceau de l’insoumission, de la rébellion, de l’anarchisme : le A cerclé, ou A dans l’O.

A force de le voir graffité sur des murs à la craie, à la bombe (de peinture), sur des T-shirts et des drapeaux, on pensait qu’il était là depuis toujours.

Certains pensaient que ce A dans l’O était des lettres d’évangile ou encore le A et l’O extraits du nom de Ravachol, le militant anarchiste. D’autres ont cru qu’il synthétisait, au XIXe siècle, l’idée de l’anarchie dans l’ordre prônée par Pierre-Joseph Proudhon. La plupart (espagnols…) ont semblé le voir, pendant la guerre d’Espagne, arboré quelque part dans la colonne Durruti.

En fait, ce signe est une création iconographique plus récente. Etudes et preuves à l’appui -certifiées par le Centre d’études libertaires Pinelli de Milan et le Centre international de recherches sur l’anarchisme de Lausanne, on sait désormais que le premier A cerclé remonterait à 1964.En avril précisément, il apparaît dans le Bulletin des Jeunes Libertaires comme projet de signe de ralliement proposé « à l’ensemble du mouvement anarchiste ». On connaît les noms des concepteurs : Tomas Ibanez et René Darras.

En 1968, il reste encore discret. Redessiné élégamment (A avec empattement, en négatif sur fond circulaire noir) en 1971 par le frère d’Amedeo Bertolo, Gianni, pour être le titre d’un officiel mensuel anarchiste, il retrouve sa place dans son camp, après avoir été utilisé par l’extrème droite, notamment en Italie.

Pour Amedeo Bertolo, le « père adoptif » du A cerclé, à qui on demande si après 40 ans, le A dans l’O a bien vieilli, sa réponse est claire : « Il me semble encore très efficace, tant comme symbole de révolte anti-autoritaire que comme “ signature ” des multiples anarchismes contemporains.  (Sources:Article de Mesplé paru sur Rue 89. « A cerclé, histoire véridique d’un symbole » ed. Alternatives)

Après avoir ironisé sur les footeux Rennais qui chauffent leur pelouse comme d’autres leur piscine, je suis bien obligé de saluer la victoire de mes voisins de Plabennec face à un club de ligue 1. Je veux bien croire que ces derniers, arrivant du sud de la France, étaient davantage paralysés par la météo que par l’enjeu de la rencontre mais, les histoires de petits Poucet de la coupe c’est bon pour le nationalisme local. Vous savez « ces imbéciles heureux qui sont nés quelque part ». Comment s’appelait ce film extraordinaire avec Patrick Dewaere…J’ai la mémoire qui flanche.

Allez, merci encore d’être passé, portez vous bien et, à demain peut-être.

Le 9 janvier 1905, mort de Louise MICHEL. Je ne pouvais pas ne pas évoquer cette grande figure emblématique des anarchistes français, enseignante, communarde, écrivaine, poète, militante et propagandiste infatigable. Elle deviendra institutrice. Mais, déjà rebelle, elle refuse de prêter serment à l’Empire et préfère ouvrir une école libre à Audeloncourt puis à Millières. Elle arrive ensuite à Paris où elle y rencontrera Jules Vallès, Eugène Varlin et surtout Théophile Ferré avec qui elle se lie. Elle collabore aux journaux d’opposition et écrit de la poésie. Le 12 janvier 1870, habillée en homme et armée d’un poignard, elle est parmi la foule qui assiste aux funérailles du journaliste Victor Noir, assassiné. Le 22 janvier 1871, en habit de garde national, elle participe à la fusillade de l’Hôtel de Ville contre le gouvernement accusé de lâcheté. Dès le 18 mars, elle prend une part active à la Commune de Paris où elle collabore au journal « Le Cri du Peuple » de Jules Vallès. Durant la Semaine sanglante, elle tire ses dernières cartouches sur la barricade de la Chaussée Clignancourt.Le 16 décembre 1871, elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Le 29 aout 1873 après 20 mois de prison elle est embarquée sur « La Virginie » en direction de La Nouvelle Calédonie où elle accoste quatre mois plus tard. Elle s’intéresse alors aux Canaques à qui elle va dispenser des cours, et prendra ensuite la défense des tribus lors de leurs révoltes contre le colonialisme.Amnistiée en juillet 1880 avec les autres communards, elle arrive le 9 novembre 1880 à Paris où elle est accueillie triomphalement par les ouvriers parisiens. Le 8 janvier 1882, elle est inculpée d’outrage à agent et condamnée à quinze jours de prison, suite à la manifestation marquant le 1er anniversaire de la mort de Blanqui. Libérée en janvier 1886 elle devient rapidement la figure de proue des anarchistes. Exilée en Angleterre, elle y retrouve les communards Rochefort et Kropotkine. En 1895, elle se rend à Paris puis accompagne Sébastien Faure dont j’ai déjà parlé ici, et fonde avec lui « Le libertaire ». De retour, très affaiblie, elle meurt dans un hôtel de Marseille le 9 janvier 1905, à l’issue d’un meeting.Le 22 janvier 1905, ses funérailles entre Paris et le cimetière de Levallois-Perret seront suivies par une foule immense.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 9 janvier 1905, mort de Louise MICHEL. Je ne pouvais pas ne pas évoquer cette grande figure emblématique des anarchistes français, enseignante, communarde, écrivaine, poète, militante et propagandiste infatigable. Elle deviendra institutrice. Mais, déjà rebelle, elle refuse de prêter serment à l’Empire et préfère ouvrir une école libre à Audeloncourt puis à Millières. Elle arrive ensuite à Paris où elle y rencontrera Jules Vallès, Eugène Varlin et surtout Théophile Ferré avec qui elle se lie. Elle collabore aux journaux d’opposition et écrit de la poésie. Le 12 janvier 1870, habillée en homme et armée d’un poignard, elle est parmi la foule qui assiste aux funérailles du journaliste Victor Noir, assassiné. Le 22 janvier 1871, en habit de garde national, elle participe à la fusillade de l’Hôtel de Ville contre le gouvernement accusé de lâcheté. Dès le 18 mars, elle prend une part active à la Commune de Paris où elle collabore au journal « Le Cri du Peuple » de Jules Vallès. Durant la Semaine sanglante, elle tire ses dernières cartouches sur la barricade de la Chaussée Clignancourt.
Le 16 décembre 1871, elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Le 29 aout 1873 après 20 mois de prison elle est embarquée sur « La Virginie » en direction de La Nouvelle Calédonie où elle accoste quatre mois plus tard. Elle s’intéresse alors aux Canaques à qui elle va dispenser des cours, et prendra ensuite la défense des tribus lors de leurs révoltes contre le colonialisme.
Amnistiée en juillet 1880 avec les autres communards, elle arrive le 9 novembre 1880 à Paris où elle est accueillie triomphalement par les ouvriers parisiens. Le 8 janvier 1882, elle est inculpée d’outrage à agent et condamnée à quinze jours de prison, suite à la manifestation marquant le 1er anniversaire de la mort de Blanqui. Libérée en janvier 1886 elle devient rapidement la figure de proue des anarchistes. Exilée en Angleterre, elle y retrouve les communards Rochefort et Kropotkine. En 1895, elle se rend à Paris puis accompagne Sébastien Faure dont j’ai déjà parlé ici, et fonde avec lui « Le libertaire ». De retour, très affaiblie, elle meurt dans un hôtel de Marseille le 9 janvier 1905, à l’issue d’un meeting.
Le 22 janvier 1905, ses funérailles entre Paris et le cimetière de Levallois-Perret seront suivies par une foule immense.

Allez, en prime je vous mets un texte de Francesca Solleville écrit en mémoire de Louise Lichel.

Louise Michel d’un dernier espoir
Louise Michel de la contre-Histoire
Il pleut ce matin sur un Paris mort
Des femmes refont un coin du décor
Une autre parure

Louise Michel d’un autre regard
Louise venue d’une autre mémoire
Il me reste encore tes mots en allés
Ces bribes de vie que je chanterai
Comme une blessure
Comme une blessure.

Et ben dis donc, quelle envolée pour un samedi ! A nouveau ce matin tout est blanc et pourtant il va falloir se décider à y aller. Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.

ANNE, MA SOEUR ANNE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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ANNE, MA SOEUR ANNE NAS TU RIEN VU VENIR ?

Le 8 janvier 1499 la Duchesse Anne de Bretagne, notre Duchesse à nous qu’on avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, Reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État Breton et qui ne le sera jamais. A la mort de la Duchesse, un anonyme rédigea un poème que, cinq siècles plus tard, les « Tri Yann » mirent en musique: « SI MORT A MORS », en voici un extrait.

Si les matins de grisaille se teintent
S’ils ont couleur en la nuit qui s’éteint
Viendront d’opales lendemains
Reviendront des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Si mort a mors Duchesse Noble Dame
S’il n’en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d’or
Reviendront les siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Si moribonds sont les rois en ripaille
Si leurs prisons sont des cages sans fond
Vienne l’heure des évasions
Reviennent des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

 

HUMOUR.

C’est l’histoire d’une photographie qui a déjà fait le tour du monde sur internet. Il s’agit d’une photo de vacances prise par Melissa Brandts, au bord du lac Minnewanka, au Canada.Le couple souhaitait s’immortaliser sur fond de paysage lacustre et sur pellicule, pour ce faire, ils ont posé leur appareil sur un rocher et se sont assis sur un autre. Puis, ils ont mis en marche le retardateur, laissant la technique faire le reste.C’était sans compter sur le hasard et dame nature qui se sont invités sur la photo au moment du clic. Sous la forme de ce sciuridé frondeur légèrement interdit et interrogatif devant l’objectif.

Allez, portez vous bien, n’oubliez pas les vitamines (ça ne se réchauffe pas) et, à demain peut-être.

NON MAIS SANS BLOGUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

TO BLOG OR NOT TO BLOG ?

Bloguer, ne pas bloguer, dé-bloguer à tout vat ? Telle est la question ! Bien sur, il est possible de bloguer comme on prêche dans le désert mais, les oasiens se faisant rares dans nos contrées, peu de chance d’être élu et donc d’être lu…

Reste la solution qui consiste à bloguer pour soi même. L’auto blog en quelque sorte. Le soliloque du virtuel, l’autisme du Net, la ratiocination Ubuesque, l’élucubration webistique, bref, le « parler-pour-ne-rien-dire », le « causes-toujours-tu-m’intéresses » mais ne vous plaignez pas si le monologue du vague geint (amusant).

Ce dilemme Shakespearien hante les jours et les nuits du blogueur solitaire. Alors, il se fait une raison, contre mauvaise fortune, bon cœur et, bon pied bon œil il poursuit son bonhomme de chemin. Une pincée d’histoire par ci, un zeste d’humour par là, un soupçon d’impertinence sur le tout et vous avez chaque jour « les cénobites tranquilles » à domicile. Déjà plus d’une centaine de billets (bientôt en librairie) et, le cap des 1300 visites dépassé.

Ah, que serais-je sans toi, lecteur anonyme, qui vins à ma rencontre…Que serais-je sans toi, que ce balbutiement !

A PIERRE FENDRE.

Oui c’est vrai, il gèle à pierre fendre et nous voici à nouveau dans un décor de carte postale. Au loin j’aperçois les feux d’une file ininterrompue de véhicules roulant au pas. Ce sont les braves pioupious qui tentent désespéremment de regagner leur lieu de travail, bravant la neige et le verglas. Ma douce compagne fait partie du lot et je crains fort que le chemin soit des plus périlleux avant d’atteindre les faubourgs Brestois. Ah qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous !

A ce propos, va falloir songer à se remuer car c’est reparti pour les arts ménagers et les travaux d’intérieur. Il faut ressortir spatules et pinceaux, poncer, reboucher, peindre, décorer… Bref, de quoi occuper les longues heures à venir car, comme disait l’autre: L’hiver sera rude. Allez, merci de votre visite, portez vous bien, et à demain peut-être.

LE GRAND DIZZY…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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John Birks « Dizzy » Gillespie, né à Cheraw en Caroline du Sud le 21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz.

Avec Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants trompettistes de l’histoire du jazz, ayant participé à la création du style Bebop et contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz.

Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans sa popularité auprès du public. En tant que musicien, il avait une technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante. Après avoir joué avec Cab Calloway il fonde son propre groupe dans lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk. Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker. N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette à…Miles Davis ! Gillespie se déclare candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House », que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney General... Etonnant, non ?

VIDE GRENIER.

Nom d’un petit Bachelot, voila qu’il va falloir organiser un vide grenier pour se débarrasser des vaccins en stock. Personnellement, je préconise de les renvoyer à l’expéditeur avec obligation de se faire piquer jusqu’à épuisement du dit stock. Le gouvernement dit qu’il a résilié les commandes non livrées !!! Il aurait mieux fait de décommander la grippe, on l’aurait davantage pris au sérieux. A moins qu’avec le début des soldes, le Tamiflu devienne accessible aux pays émergents.

RECHAUFFEMENT.

Je ne sais pas comment ça se présente par chez vous mais ici, ce matin, tout est blanc et le thermomêtre extérieur indique -2°. Le resto du coeur ouvert pour mésanges, moineaux et autres rouge-gorges commence à attirer le reste de la faune locale. Tout cela semble se dérouler avec une certaine hiérarchie dans la distribution et, ce ne sont pas forcément les plus gros qui sont servis les premiers. Ah, décidément, nous avons beaucoup à apprendre de la nature.

LA RUCHE.

Je voulais aussi vous parler de Sébastien FAURE.Figure importante de l’anarchisme français.
Il fut séminariste avant d’être libre-penseur, et socialiste du parti ouvrier avant de devenir anarchiste en 1888. En 1895, il fonde avec Louise Michel : « Le Libertaire ». Lors de l’affaire Dreyfus, il soutient activement celui-ci et créera « Le journal du Peuple ».
En 1904 il crée, près de Rambouillet, une école libertaire « 
La Ruche
« . Elle ne cessera de se développer (jusqu’à la guerre qui la contraindra à fermer en 1917). En 1916, Sébastien Faure lance le périodique « Ce Qu’il Faut Dire », qui sera de nombreuses fois censuré. En 1918, il est emprisonné pour avoir organisé un meeting interdit. Il meurt à Royan, le 14 juillet 1942. Mourir un 14 juillet pour un révolutionnaire, avouez que c’est ce qu’on fait de mieux dans le genre.
Outre ses qualités de pédagogue et d’orateur, il est aussi l’auteur de nombreux livres. « La douleur universelle » (1895), « L’imposture religieuse » (1923), « Propos subversifs », etc.

Bon allez, on va s’arrêter là pour aujourd’hui, c’est assez copieux pour un mercredi et, les affaires domestiques n’attendent pas. Surtout, portez vous bien et, à demain peut-être.


Un fidèle parmi les fidèles s’étonnait l’autre jour que je n’évoque pas la figure de CAMUS. Force est de constater que ce dernier n’a pas besoin des colonnes de ce modeste blog pour que sa mémoire soit vivace. Il est partout et certains songent même à le panthéoniser. Non, la ligne éditoriale ici, consiste à sortir des oubliettes où l’histoire les a rejetés, des hommes et des femmes, obscurs combattants de la liberté mais tout autant dignes de notre souvenir, à l’instar de Francisco SABATE.

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Un fidèle parmi les fidèles s’étonnait l’autre jour que je n’évoque pas la figure de CAMUS. Force est de constater que ce dernier n’a pas besoin des colonnes de ce modeste blog pour que sa mémoire soit vivace. Il est partout et certains songent même à le panthéoniser. Non, la ligne éditoriale ici, consiste à sortir des oubliettes où l’histoire les a rejetés, des hommes et des femmes, obscurs combattants de la liberté mais tout autant dignes de notre souvenir, à l’instar de Francisco SABATE.

C’est en pensant à l’ami Benny, tout là haut, dans ses montagnes Asturiennes, que je rédige ce petit billet.

Le 5 janvier 1960, mort de Francisco SABATE LLOPART (dit El Quico) à San Celoni (Catalogne).
Combattant puis guérillero anarchiste catalan. En 1932, suite aux événements de Fijols, il crée le groupe d’action « Los Novatos » et adhère à la F.A.I. En 1935, il s’insoumet au service militaire et effectue sa première expropriation pour le comité d’aide aux prisonniers. En août 1936, Sabaté s’engage avec son frère José dans la colonne de la C.N.T- F.A.I qui va combattre sur le front d’Aragon. A la fin de la guerre, il est interné en France au camp du Vernet. Une fois libre, il va poursuivre la lutte clandestine en Espagne. Le 20 août 1945, il réussit à faire libérer deux camarades. Dès lors, avec son groupe, il ne cessera plus les coups de mains contre le régime franquiste ou bien contre les entreprises et les banques pour financer le mouvement. Le 2 mars 1949, ils abattent deux chefs de la phalange. Sabaté réussit de nombreuses fois à passer à travers les mailles du filet de la police, mais beaucoup de compagnons seront arrêtés ou tués.
Fin décembre 1959, il franchit la frontière espagnole avec quatre compagnons. Mais repérés début janvier, ils sont assiégés par l’armée et la garde civile à Sarriá de Ter et abattus. Seul Francisco Sabaté (grièvement blessé) réussit à leur échapper quelques heures, avant de succomber sous leurs balles à San Celoni.
Ainsi s’achève l’une des pages les plus tragiques de la lutte anti-franquiste et aussi une des plus méconnues. Je pense qu’il n’y aura ni articles de presse ni émissions de télé pour commémorer sa disparition.

J‘aurais pu vous parler itou de Saint CONWOÏON qui fut, chacun le sait, le premier higoumène (abbé) du monastère de St Sauveur près de Redon et que l’on célèbre ce jour, même si il a fricoté autant avec Nominoé qu’avec le roi de France pour obtenir sa charge. Car, je suis bien obligé de reconnaître que l’histoire Bretonne contient moins d’anarcho-libertaires que de Poujado-populistes et qu’il y a plus de saints en Bretagne que de fromages en France.

Allez, les vacances sont terminées, il faut songer à reprendre le collier… Vous avez entendu Nicolas 1er: L’avenir est devant nous. J’ajoute, comme disait Pierre DAC que si on se retourne, on l’aura dans le dos ! Je crains fort qu’effectivement on l’ait dans le dos mais, bien plus profondément qu’espéré… Bon, portez vous bien (-3 ce matin) et à demain peut-être.

LE METINGUE DU METROPOLITAIN.

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LE METINGUE DU METROPOLITAIN.

Le 4 janvier 1856, naissance de Maurice MAC-NAB à Vierzon.
Poète, chanteur, interprète, il fait ses débuts au cabaret des « Hydropathes » puis au « Chat noir ». Il meurt subitement à l’âge de 33 ans (tuberculose).
Il est l’auteur du fameux « 
Métingue du Métropolitain« , œuvre parodique qui deviendra pourtant un des classiques de la contestation. On trouve encore quelques vieux militants qui sont capables de l’entonner dans les noces et banquets.
Peuple français , la Bastille est détruite,
Et y a z’encor des cachots pour tes fils!
Souviens-toi des géants de quarante-huite
Qu’étaient plus grands qu’ceuss’ d’au jour d’aujourd’hui.
Car c’est toujours l’pauvre ouverrier qui trinque,
Mêm’ qu’on le fourre au violon pour un rien…
C’était tout d’même
un bien chouette métingue,
Que le métingu’du métropolitain!

On lui doit aussi la « thèse pour le doctorat du mal aux cheveux et de la gueule de bois », très utile en ces lendemains de ripaille. Bref, le genre de gars avec qui on ne devait pas s’ennuyer.

JOUR DU LAPIN.

C‘est aujourd’hui le 4 janvier, 15ème jour de Nivôse, et c’est le jour du lapin. Pour ma part, j’avais rendez vous  avec la fortune, et bien elle n’est pas venue ! Pour me venger, je pense à un civet longuement mijoté… Allez, dites vous que dans un an…C’est le réveillon ! Portez vous bien et, à demain peut-être.

ATTENTION, DANGER…

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ATTENTION, DANGER.

La fatwa est un plat qui se mange froid. Plus de quatre ans après la première parution des caricatures de Mahomet au Danemark, qui avaient suscité une vague de protestations dans le monde musulman, un des auteurs des dessins a été victime d’une tentative d’assassinat. Son agresseur, un Somalien de 28 ans, est, semble t-il, lié à un groupe islamiste somalien qui vient d’annoncer son ralliement à la mouvance Al Qaeda. La tentative d’assassinat de Kurt Westergaard, quatre ans après les faits, rappelle le sort de Salman Rushdie, l’auteur des Versets sataniques, frappé par une fatwa de l’ayatollah Khomeini lui-même, et qui vit depuis entouré de mesures de sécurité permanentes.

Elle rappelle aussi le destin tragique de Theo Van Gogh, le réalisateur néerlandais assassiné en 2004 par un islamiste d’origine marocaine, pour avoir fait un film jugé blasphématoire par les intégristes.

LE TEMPS QUI PASSE.

Déja le 3 janvier, à cette allure là, on va se retrouver en train de fêter les gras avant d’avoir dégrisé du réveillon. Tiens, histoire de faire bisquer un peu Stéphanie et comme il me restait du foie gras, sous la pression amicale mais ferme de ma fiancée, je me suis lancé dans la réalisation d’un tournedos Rossini…Aye, mamma mia, qu’est-ce que c’est bon ce truc ! D’autant plus qu’il s’est présenté à nous en compagnie d’un Saint Julien 2004, un chateau Talbot, divin… Par tous les saints de la vallée du même nom, c’est le bon côté de ces fêtes de  fin d’année, pour le reste, il faut se farcir pour la 78ème fois « la grande vadrouille », « la tulipe noire » et autres « Astérix ». Encore que cette année, nous avons pu apprécier quelques Chaplin du meilleur cru.

Allez, avant que les barbus ne nous dégoutent à jamais de toutes ces bonnes choses, portez vous bien et, à demain peut-être. 

CONCERT BY THE SEA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Donc, nous voici en 2010 et, c’est pas pour me vanter mais, il fait beau comme disait Sacha Guitry. Enfin beau, il gèle à pierre fendre ! Pao caol sornett disait-on autrefois pour désigner quelqu’un de pas très affable. Ca voulait dire à quelque chose près: « Pied de chou gelé ». Les lapins de Keramoal n’ont pas osé mettre le nez hors du terrier, seul le rouge gorge s’est présenté au petit déjeuner… Aujourd’hui le Damard force 4 s’impose, sous le gros pull. Tiens, histoire de se réchauffer, hommage à un type qui swingue un maximum.

ERROLL GARNER.

Né à Pittsburgh, Pennsylvanie, le 15 juin 1921, Erroll commença à jouer du piano à l’âge de trois ans, il est mort un 2 janvier (ce qui explique ce petit billet). Autodidacte, il joua tout d’abord dans l’ombre de son frère lui aussi pianiste (Linton Garner) puis il débarqua à New York en 1944. Il travailla un temps avec le bassiste Slam Stewart (il se servit du morceau Play Fiddle Play pour composer son fameux Play Piano Play), ainsi qu’avec son trio habituel (Eddie Calhoun, son ami d’enfance contrebassiste, et le batteur Fats Heard).

Son oreille et sa technique impressionnantes lui ont permis de faire une carrière internationale. Son style était réputé pour son incroyable swing, même si certains de ses meilleurs enregistrements demeurent des ballades, telles que Misty, la plus connue d’entre elles. Son disque le plus célèbre est Concert By The Sea. Erroll Garner jouait avec un fameux décalage d’un quart de temps entre les deux mains, si bien que son style est extrêmement difficile à imiter bien que tout pianiste ait essayé (2 ou 3 notes suffisent à reconnaître son jeu). On le voit ici en compagnie de Clint Eastwood, grand amateur de jazz.

Et bien voila, c’est pas tout de faire la fête, il faut penser à recharger ses batteries et son frigo. Donc, direction la ville, ses néons, ses magasins, temples de la consommation. Je vous souhaite un bon week end, portez vous bien et, à demain peut-être.