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26 AVRIL 1937, GUERNICA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous, hier on se souvenait avec émotion d’un certain 25 avril au Portugal. Aujourd’hui ayons une pensée pour ce 26 avril 1937 au pays Basque Espagnol, plus précisément à Guernica. Nous en parlions hier encore avec l’ami Benni, qui est aussi Asturien que je suis Breton, et qui séjourne quelques temps en Bretagne d’ailleurs, Benni, cela ne doit pas s’écrire de cette façon là; c’est plus le diminutif de Bénito que de Benjamin…Les Asturiens ont construit leur nation à peu de chose près en même temps que les Bretons armoricains. Quelques décennies avant que Nominoë ne rassemble la Bretagne, en Asturies c’est Pelayo qui devenait le premier roi. D’où la célèbre expression qui a depuis fait le tour du monde: « Ah, te voila toi, Pelayo ! »


Le bombardement de Guernica, le lundi 26 avril 1937, fut un événement majeur de la guerre d’Espagne, qui contribua à internationaliser la médiatisation du conflit, par l’intermédiaire notamment du célèbre tableau de Pablo Picasso représentant la scène.

En raison de l’apparente faible valeur stratégique militaire que représentait la ville et de l’énorme disproportion entre les capacités de riposte des défenseurs et la violence de l’attaque, ce bombardement a souvent été considéré comme un des premiers raids de l’histoire de l’aviation militaire moderne sur une population civile sans défense, et dénoncé pour cela comme un acte terroriste.

Cependant, d’après certains historiens, Guernica aurait été un objectif militaire de première importance. Pío Moa affirme que trois bataillons (7.000 hommes) des forces républicaines y stationnaient le jour du bombardement. Le lundi 26 avril 1937, jour de marché, quatre escadrilles de Junkers de la Légion Condor allemande ainsi que l’escadrille VB 88 de bombardement expérimental (composée de Heinkel et de Dornier ), escortées par des bombardiers italiens (Savoia-Marchetti SM.79) et des avions de chasse allemands (Messerschmitt), procèdent au bombardement de la ville afin de tester leurs nouvelles armes. L’attaque commence à 16h30, aux bombes explosives puis à la mitrailleuse et enfin aux bombes incendiaires. Après avoir lâché quelques 50 tonnes de bombes incendiaires, les derniers avions quittent le ciel de Guernica vers 19h45. Après le massacre, 20% de la ville était en flammes, et l’aide des pompiers s’avérant inefficace, le feu se propagea à 70% des habitations.

Depuis, les controverses ne se sont jamais vraiment éteintes. Responsabilité unique des nazis  de la légion Condor commandée par Von Richthofen de sinistre mémoire ou complicité de Franco. Les historiens estiment le nombre de victimes entre quelques centaines et quelques milliers… Macabre comptabilité qui n’enlève rien à la force du symbole.

Avec Benni, nous sommes tombé d’accord sur le fait que si Franco est bien mort, le franquisme lui, il bande encore. Les nostalgiques sont là, guettant les faiblesses de nos démocraties et prèts à ressortir les griffes.

Allez, haut les coeurs, portez vous bien et à demain peut-être.


25 AVRIL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Printemps 1974.

Les hasards de la vie et une amie lusitanophile m’ont permis de me trouver au Portugal à cette époque là. Il régnait dans les rues une ambiance comme je n’en ai jamais rencontré nulle part ailleurs. J’imagine que les berlinois ont connu la même chose lorsque le mur est tombé. Je possède encore sur une vieille cassette l’enregistrement de la célèbre chanson, Grandola vila morena, qui, diffusée à la radio, déclencha les évènements. Des noms résonnent encore en ma mémoire: Cunhal, Suarez, De Carvailho, Eanes,

L'oeillet est devenu un symbole de liberté au PortugalLe 25 avril 1974, le Portugal s’est libéré d’un demi-siècle de fascisme.

L‘espace d’une nuit, une révolution pacifique fut menée par les forces militaires et fit tomber la dictature en place. Le pouvoir se rendit presque sans résistance, s’apercevant bien vite qu’il n’avait aucune chance, et qu’il s’était laissé dépasser par les événements.

Le 25 avril au matin, le soleil sur le Portugal était particulièrement radieux.

Il n’avait plus la même couleur, car teinté de liberté, cette liberté qui coulait soudain à flots dans les larmes de joie, et jaillissait à nouveau comme l’eau d’une fontaine abreuvant d’espoir tout un peuple jusque là opprimé.

Les portugais, tous les portugais (enfin presque), se sont joints aux forces armées avec une ferveur indescriptible. On dansait, on jubilait, on criait autant que l’on pouvait le mot interdit jusqu’alors… le mot « Liberté », partout dans les rues.

Essayons d’imaginer un instant la vie de millions de portugais pendant une cinquantaine d’années, opprimés, sans aucune liberté d’expression, espionnés et enfermés à tour de bras par une police politique noire et pesante, dans une société sclérosée, fermée à tous égards sur elle même, et en complet déclin économique.

Le Portugal pourrissait peu à peu, ses infrastructures se sont dégradées pendant des dizaines d’années, la misère battait son plein dans un pays situé en pleine Europe, et les portugais devaient émigrer vers d’autres pays pour prétendre à un minimum de décence de vie.

Maintenant, tout allait changer…Cette révolution du 25 avril 1974 fut un modèle, tant par son organisation que par sa non violence.

Quelqu’un eut l’idée d’offrir à un soldat un œillet, qu’il s’empressa de mettre symboliquement au bout de son fusil. Tous les soldats l’imitèrent, et furent bientôt suivis par la population. Les œillets apparurent alors aux fenêtres, partout à travers le Portugal, en signe de joie, de victoire, de paix et de délivrance.

Le mythe était né. Cette révolution du 25 avril fut appelée « Révolution des œillets », depuis, les choses ont évoluées. On a oublié l’utopie, la terre redistribuée aux paysans, les coopératives ouvrières, les quartiers auto-gérés…Il a fallu géré les « retornados » (c’étaient leurs pieds noirs à eux), ceux qui rentraient des colonies portugaise libérées, Guinée-Bissau, Angola, Mozambique, Cap Vert.

Le 25 avril est depuis cette date un jour férié au Portugal.

Voila donc un anniversaire qu’il ne fallait pas manquer. Chaque fois qu’une nation se libère du joug d’une quelconque dictature, on devrait en faire un jour férié dans le monde entier. Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et à demain peut-être.


Aujourd’hui, une pensée émue, et néanmoins cinéphile, pour Jean VIGO disparu trop jeune pour avoir pu donner toute la mesure de son talent..

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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LE COURRIER DES LECTEURS.


Cest vrai, je vous parle souvent des lapins de Keramoal et des deux derniers que j’ai baptisé Sacco et Vanzetti. Je crois qu’une sérieuse idylle s’est nouée entre eux, ils passent le plus clair de leur temps à faire des cochoncetés au fond du jardin. Dans quelques semaines, nous devrions avoir une flopée de lapinous dans le coin. C’est donc avec plaisir que j’accède au désir d’un lecteur concernant les têtes à claques et le sketch sur les lapins, voici un voeu rapidement exaucé.


Mercredi 21, une litho de STEINLEN illustrait le billet sur le « guillotinage » des membres de la bande à Bonnot. Une lectrice me demande s’il s’agit du même Steinlen que celui à qui l’on doit les affiches « du Chat noir » célèbre cabaret Montmartrois. Et bien oui c’est le même. Ce dessinateur, peintre, graveur d’origine Suisse, ami de Toulouse-Lautrec et d’Aristide Bruant, vouait une véritable passion à ce noble animal et l’a dessiné sous toutes les coutures, si j’ose écrire.

Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités, qui alors ne manquaient pas à Montmartre, il décrivit des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. Mais ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés. Par ailleurs il fut aussi le spécialiste des chats qu’il décrivit sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère. Comme tous les autres artistes picturaux, il ne dédaigna pas non plus la représentation des femmes nues, à la différence de Léautaud qui aimait bien les chats mais pas trop les femmes… Il faudrait interroger Geluck sur cette relation au chat.

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Aujourd’hui, une pensée émue, et néanmoins cinéphile, pour Jean VIGO disparu trop jeune pour avoir pu donner toute la mesure de son talent..

Le 24 avril 1905, naissance de Jean VIGO à Paris. Cinéaste libertaire, (fils de l’anarchiste Eugène VIGO dit Miguel ALMEREYDA). Son enfance, misérable, est durement marquée par les activités de son père et ses fréquents séjours en prison. A la mort « mystérieuse » de celui-ci dans sa cellule, en 1917, (et le scandale politique qui s’en suit), Jean n’a que 12 ans, et est déjà atteint de tuberculose. C’est grâce à sa rencontre avec Lydou, fille d’un industriel polonais, qu’il peut entamer sa courte vie de cinéaste engagé.


E
n 1930 son premier film voit le jour : « A propos de Nice ». Il s’agit d’une virulente satyre sociale. En 1933, il tourne « Zéro de conduite ». Ce film est immédiatement interdit par la censure pour « Eloge de l’indiscipline et atteinte au prestige du corps enseignant ». Un autre film « Evadé du bagne », censé retracé la vie d’Eugène Dieudonné, restera en projet, et ne pourra être tourné, et c’est « L’Atalante », tournée début 1934, qui voit le jour. Jean VIGO est déjà très malade. Mais, sous des prétextes commerciaux et par peur de la censure, le film ne sortira pas dans sa version intégrale. Ah, le géantissime Michel SIMON ! La Gaumont ira même jusqu’à remplacer la musique du film que l’on devait à Maurice Jaubert par une chanson à succès de Lys Gauty « le chaland qui passe ». C’est Henri Langlois de la Cinémathèque Française qui, dans les années 50 tentera de restaurer ce qu’il restait du film.

Jean VIGO est membre de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires à partir de 1932, il continua à fréquenter les libertaires (et notamment Jeanne Humbert qui était sa « marraine laïque »).
Sa carrière de cinéaste sera stoppée par la maladie, il meurt le 5 octobre 1934, âgé seulement de 29 ans.

Et voila, aujourd’hui c’est samedi ce qui, il faut bien l’avouer, pour un retraité ne change pas grand chose…Je vous remercie de cette visite, toujours sympathique, portez vous bien et, une fois que vous aurez accompli votre devoir électoral, colonne de droite en haut, vous pourrez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Ah oui, j’oubliais…A demain peut-être.

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VIES CROISEES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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STOP OU ENCORE…

Connaissez vous la commune de MILIZAC ? Charmant petit bourg du Nord Finistère qui s’enorgueillit de posséder sur son territoire un parc d’attractions qui répond au joli nom de « La récré des trois curés ». A l’heure où la polémique secoue l’église catholique apostolique et romaine…Il faudra peut-être revoir l’appellation (j’ai failli écrire l’afellation !). Mais ceci est une autre histoire. En effet, la commune offre une autre particularité qui ne manque pas de sel et qui devrait vous convaincre définitivement que la DDE a de l’humour.

Or donc, il existe au coeur du bourg un croisement; jusque là rien que de très normal. Les quatre rues qui débouchent sur ce carrefour sont toutes affublées d’un panneau de signalisation routière, rien d’original non plus. Là où cela devient franchement ubuesque, c’est que chacun de ces panneaux est un stop.

Imaginez la perplexité du conducteur qui se trouve en compagnie de trois pélerins qui se posent tous la même question: «Gast ! Cékikipass ». C’était la question du mois, le concours est ouvert jusqu’à sa fermeture.

VIES CROISEES.

William Shakespeare et Miguel de Cervantès sont morts le 23 avril 1616 (ou peut-être le 22, les chroniques étant imprécises à ce propos). Ne croyons pas pour autant qu’ils sont morts le même jour ! L’Angleterre, réticente aux innovations du continent, vivait encore avec le calendrier julien tandis que l’Espagne avait de longue date adopté le Grégorien. De sorte que Cervantès a devancé Shakespeare de onze jours au paradis des grands auteurs. Ces deux géants de la littérature lèguent à l’humanité des personnages plus vrais que nature. Ils ont nom Don Quichotte et Hamlet, Sancho Pança et Othello, Rossinante et Falstaff, Dulcinée et Juliette

William Shakespeare naît à Stratford-upon-Avon dans la famille d’un riche commerçant. D’après la tradition, il est baptisé le 26 avril 1564 dans l’Église de la Sainte Trinité. C’est dans la même ville qu’il finit sa vie entouré d’honneurs avant d’y être inhumé à l’âge de 52 ans (Cervantès fera éditer « Don quichotte » à l’age de 57 ans)). C’est encore à Stratford qu’il se marie à 18 ans avec une jeune femme illettrée de 8 ans son aînée, Ann Hathaway. Le couple aura trois enfants. Cinq ans plus tard, William part à Londres où il peut écrire sous la protection du comte de Southampton auquel il dédie son premier recueil de poèmes, Vénus et Adonis.

Le poète et dramaturge anglais se montre excellent connaisseur de la nature aussi bien que des hommes (il cite pas moins de 108 plantes dans Roméo et Juliette). Il fréquente les tavernes avec la même aisance que les châteaux. Ses succès théâtraux et ses qualités d’investisseur lui permettent de jouir à Stratford-upon-Avon d’un coquet patrimoine.

Shakespeare est le plus fécond de tous les artistes qui s’épanouirent à Londres, à la fin du XVIe siècle, sous le règne brillant et agité d’Elisabeth 1ère. Christopher Marlowe, qui aurait pu rivaliser avec lui, fut prématurément tué dans une taverne.

Shakespeare n’en demeure pas moins très mystérieux. On ne connaît qu’un mot écrit de sa main. C’est son nom. Cette précieuse relique est conservée au British Museum. On a longtemps aussi imaginé ses traits d’après le portrait dit de Chandos, hélas réalisé après sa mort. Ici à droite.

En mars 2009, le professeur Stanley Wells a authentifié le portrait dit Cobbe comme étant celui du poète, ici à gauche. Ce tableau réalisé en 1609, de son vivant, serait donc plus près de la réalité que le précédent.



Miguel de Cervantès

Né en 1547 à Alcalá de Henares, en Castille, Miguel de Cervantès est aussi représentatif de l’Espagne de Philippe II que Shakespeare de l’Angleterre élizabéthaine… Mais il est vraisemblable qu’il ignorait tout de son contemporain.

Fils d’un chirurgien couvert de dettes et d’une juive convertie, il se révèle un aventurier à l’image de son héros et des conquistadors qui conquirent (comme leur nom l’indique) l’Amérique et firent la gloire de l’Espagne. Après des études en Castille et en Andalousie, il est engagé à 22 ans par le cardinal Acquaviva, légat pontifical. Il l’

accompagne à Rome puis rejoint la Sainte Ligue pour participer à la bataille de Lépante contre les Ottomans. Il perd dans la bataille la main gauche («pour la gloire de la droite», dira-t-il plus tard), ce qui lui vaudra d’être parfois qualifié : «Manchot de Lépante» !

Mais ses ennuis ne font que commencer. Il est plus tard capturé par les Barbaresques et emmené comme esclave à Alger. Il y reste pendant 5 ans. Le 19 septembre 1580, son maître Hassan Pacha s’apprête à prendre la mer pour Constantinople lorsque son captif est racheté in extremis par les pères Trinitaires pour 500 écus.

Cervantès se marie et s’établit à Séville où il est nommé commissaire aux approvisionnements des galères du roi Philippe II qui prépare la Granda Armada en vue d’envahir l’Angleterre. Ses aventures nourrissent ses premiers ouvrages. Il fait jouer plusieurs pièces aujourd’hui perdues et publie Galatée (1585). Mais il n’est pas au bout de ses peines. Jalousies et affaires douteuses lui valent plusieurs emprisonnements.

Cervantès attend l’âge canonique de 57 ans pour publier la première partie de Don Quichotte ! C’est seulement alors que s’affirme sa maîtrise de l’écriture.

Mis en vente à 1200 exemplaires dans les boutiques de Madrid le 16 janvier 1605, le roman recueille immédiatement un immense succès. Son succès à l’étranger bénéficie du très grand prestige dont jouit alors la langue castillane dans toutes les cours européennes peu ou prou liées à la dynastie des Habsbourg.

Notons que Cervantès, l’écrivain blasé et moqueur, est contemporain du peintre d’origine crétoise Domenikos Theokopoulos (1541-1614). Surnommé El Greco (Le Grec) dans son pays d’adoption, celui-ci exprime mieux qu’aucun autre l’âme mystique religieuse de l’Espagne, au temps de la Reconquista (la croisade contre les Maures d’Espagne qui s’achève avec leur expulsion de Grenade) et de la Contre-Réforme catholique.

Voila, je trouvais cela amusant de juxtaposer ces vies de deux auteurs qui ont, chacun à leur façon, apporter tant de choses à la littérature et qui s’en sont allés, quasiment de concert, rejoindre les plaines de chasses du grand Manitou.

Et puis tiens, en parlant de Milizac.

Notre ami Paul , toujours vigilant sur les questions liées à l’environnement, à tel point que je l’ai gentiment surnommé « vigiepaul », attire notre attention sur la sortie d’un film de Coline SERREAU: »Solutions locales pour un désordre global« ,je prends la liberté de relayer son appel.

« voilà un film documentaire qui vaut le coup d’être vu … avant qu’il disparaisse des écrans car il est fort à parier qu’il n’y restera pas longtemps !!! … Trop dérangeant !…

Coline Serreau réalise là une synthèse d’un problème qui sera sans doute celui qui dominera le siècle actuel … et dont on évite de parler. Car la faillite du système productiviste ne sera pas seulement financière (la crise en cours est loin d’être terminée et d’autres se profilent à l’horizon puisque financiers et banquiers ne veulent rien changer aux règles du jeu !), ni même économique. Les équilibres biologiques, la biodiversité et surtout l’équilibre et la vie des sols, cette mince couche d’humus qui nous permet de vivre, sont menacés et détruits par les méthodes culturales qui ont cours et sont toujours prônés par les organismes et institutions dominants. »

Et bien dites donc, c’est copieux pour un vendredi. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

NICOLA SACCO.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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NICOLA SACCO.

Militant anarchiste italo-américain victime du terrorisme étatique né un 22 avril 1891.
En 1908, âgé de 17 ans, il émigre à Boston, aux USA, où il trouve un emploi d’ouvrier dans la métallurgie, puis dans l’industrie de la chaussure. D’abord socialiste, il rejoint ensuite, en 1913, le cercle anarchiste d’Etudes Sociales où il participe avec sa compagne aux activités politiques ou culturelles du groupe (jouant des pièces de théâtre). En 1916, lors d’une manifestation de soutien à la grève de Mesabi Range, dans le Minnesota, il est arrêté avec les compagnons du Cercle social. Condamné pour trouble à l’ordre public, il sera finalement gracié en appel.
En 1917, les Etats-Unis entrent dans le conflit mondial. Pour échapper à la mobilisation, Sacco se réfugie au Mexique avec une trentaine d’insoumis, dont Bartolomeo Vanzetti (c’est celui qui a une grosse moustache), dont il fait la connaissance. Sacco rentre trois mois plus tard aux Etats-Unis sous un faux nom. En 1918-1919, les nouvelles lois sur l’immigration suscitent la colère des anarchistes et des attentats visent les responsables du mouvement anti-étrangers. En 1920, la répression policière s’abat sur le mouvement anarchiste, provoquant la mort d’Andréa Salsedo.
Par ailleurs, deux braquages ont lieu, le 24 décembre 1919 à Bridgewater, et le 15 avril 1920 à South Braintree, où deux convoyeurs sont tués. Le 5 mai 1920 Sacco et Vanzetti sont arrêtés par la police.
Le 16 août, Vanzetti est condamné pour le premier braquage à 15 ans de prison. Le 11 septembre 1920, Sacco et Vanzetti sont accusés du meurtre des convoyeurs. C’est le début de l’affaire « Sacco et Vanzetti ». Le procès du 31 mai au 14 juillet 1921 les déclare coupables. Des comités de soutien se créent dans le monde entier pour clamer l’innocence des deux inculpés. Mais ni les immenses manifestations internationales, ni le manque de preuves formelles ne feront reculer la « logique » juridico-politique.
Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée. Dans la nuit du 22 au 23 août 1927, Sacco et Vanzetti sont exécutés sur la chaise électrique, suscitant une réprobation mondiale. En 1977, 50 ans après leur exécution, leurs noms sont réhabilités par le gouverneur du Massachusetts…La belle affaire !

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Qui a dit qu’une hirondelle ne faisait pas le printemps? En tous cas, elles sont arrivées jusqu’à Keramoal et, en tout état de cause, elles n’ont pas rencontré de problème avec notre fameux nuage islandais… A propos de la faune de Keramoal, depuis ma fenêtre, j’aperçois deux lapins qui gambadent autour d’un petir monticule de terre qui pourrait bien être le signe avant coureur du retour de mon « amie » la taupe. Ils sont trop rigolos, tiens, je vais les appeler Sacco et Vanzetti !

Allez, portez vous aussi bien que mes lapins et à demain peut-être.

Le 21 avril 1913, sur le boulevard Arago à Paris, devant la prison de la Santé, exécutions capitales par la guillotine d’André SOUDY, de Raymond CALLEMIN, et d’Elie MONIER , tous les trois membres de la bande à BONNOT.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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NINA SIMONE…

La chanteuse noire américaine est morte lundi 21 avril 2003, à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), à l’âge de 70 ans. Cette artiste fut l’interprète de standards comme « My Baby Just Cares For Me » ou « Ne me quitte pas ». J’ai retrouvé un article que lui avait consacré Véronique Mortaigne dans « Le Monde » à l’époque, je m’en inspire pour ce billet.

Large , grande, magnifique (j’aime bien cette photo avec sa coupe à la Angéla Davis), Nina Simone jouait du piano habillée en peau de panthère ou coiffée d’un turban. Femme noire longtemps exploitée par les hommes de son entourage, traitée par le milieu musical comme il se devait à l’époque de ses débuts – c’est-à-dire très mal -, Nina Simone avait changé les paroles du classique de Jacques Brel, Ne me quitte pas, car elle ne supportait pas que quiconque, et surtout pas une Noire, prononce des mots aussi dégradants que « Laisse-moi devenir l’ombre de ton chien ».

Derrière Nina la star, il y eut toujours Eunice Waynon, la jeune noire née d’un père barbier et prédicateur méthodiste. Son histoire est celle d’un sacrifice, celui de la jeunesse, passée dans l’étude du piano. Au début des années 1950, Eunice s’enfonce dans le destin obligatoire du musicien noir. Par admiration pour Signoret, elle adopte le nom de Simone. Trois ans plus tard, Nina Simone, avec ses dons hypnotiques, ses drôles d’arrangements au piano et sa voix poignante, enflamme les clubs. I Love’s You Porgy, My Baby Just Cares For Me : les tubes s’enchaînent, Nina a vingt-quatre ans. La jeune et gracieuse jeune fille qu’elle fut avant d’adopter des courbes de madone s’engage dans la bataille pour les droits civiques aux Etats-Unis, avec ses chansons rebelles : Young, Gifted and Black, Mississippi Goddam (pour les quatre enfants noirs morts dans un attentat raciste en Alabama en 1963), Why (pour l’assassinat de Martin Luther King). « Mes amis -Stokely Carmichael, Malcom X-, tous morts ou en exil.

Nina Simone précisait qu’elle se sentait totalement africaine:

 » Myriam Makeba -chanteuse sud-africaine, interprète de Pata Pata, exilée aux Etats-Unis et fer de lance de la lutte contre la ségrégation- était dans le secteur. Elle me demande : « Nina, es-tu prête à rentrer à la maison ? » Je lui dis oui. Après avoir réglé quelques affaires, nous sommes parties directement en Afrique. C’est elle qui a choisi le Liberia, car elle y connaissait du monde, de plus, le Liberia était symboliquement important dans l’histoire de l’esclavage », déclarait-elle au Monde en 1991 à la veille d’un des nombreux passages qu’elle fit à l’Olympia.

Nina, portée sur l’alcool et les paradis artificiels, fut lâchée et lâcha tout le monde, entama un chemin de croix solitaire, borné d’humeur et d’envies, de petits escrocs amoureux qui partaient avec la caisse. Des humeurs, des envies… Elle eut de brusques illuminations qui la faisaient abandonner les salles de concert au désespoir de tous. D’autres, belles et profondes, qui lui firent porter des stades et des salles vers le swing et la chaleur. Nina Simone était aussi une voix, spéciale, inimitable, grave, avec la quelle elle pouvait chanter aussi bien My Way, I Love’s You Porgy, ou un classique du blues.

Nina Simone avait chanté Brel, mais aussi Brassens – Il n’y a pas d’amour heureux, évidemment. Dans les années 1980, un ami lui avait offert une cassette de Jacques Brel. « J’étais à New York, je l’écoutais et à chaque fois que Brel disait : « Ne me quitte pas », je pleurais. Puis, je suis partie en Suisse et j’ai appris la chanson avec un professeur. Je l’ai répétée pendant trois ans avant d’oser la chanter. »

Tiens, petite pensée pour les « ceusses » de la bande à Bonnot…

« La Guillotine » lithographie de Steinlen (1900)


Il faudra attendre l’année 1981 pour voir disparaître ce « type d’humanisme français »

Le 21 avril 1913, sur le boulevard Arago à Paris, devant la prison de la Santé, exécutions capitales par la guillotine d’André SOUDY, de Raymond CALLEMIN, et d’Elie MONIER , tous les trois membres de la bande à BONNOT.


 » C’est fini. La société a fait justice. Justice? Cette opération odieuse, dans ce décor de deuil, sous ce ciel bas et impavide? Justice, ce triple meurtre, préparé dans tous ses détails, réglé, ordonné avec précision, parmi tous ces soldats, ces pelotons de gendarmes et de gardes? Justice, cette méthode sournoise de suppression? Mais à quoi bon philosopher ? Les hommes n’ont encore découvert d’autres moyens que de punir le meurtre par le meurtre. »
Victor Méric dans « Les bandits tragiques » (1926).

Allez, c’est tout pour aujourd’hui, je m’en vais surveiller le nuage et je vous dis portez vous bien et, à demain peut être.

JOLIE BOITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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UN PAQUET DE MADELEINES.

C‘est la rançon de l’age, il arrive un moment où vous avez toujours, surgissant du fond de la mémoire, une madeleine qui vous renvoie un tas d’années en arrière.

Alors que je préparais ce petit billet sur Francis Lemarque, je me suis revu, enfant, collectionnant les « bons points » dans les tablettes de chocolat. Lorsque le compte y était, on renvoyait tout cela à monsieur Poulain ou madame Suchard et, quelques semaines plus tard on recevait une jolie boite en fer blanc qui servait plus tard à ranger le sucre. Dans cette boite, outre le chocolat, il y avait toujours un album de chansons françaises qui permettait d’y coller les photos que l’on trouvait dans les fameuses tablettes. Et voilà ma madeleine, dans chaque album il y avait immanquablement une ou plusieurs chansons de Francis Lemarque. Marjolaine, le p’tit cordonnier, à Paris


S‘il est bien un chanteur français qui symbolise la ville de Paris, c’est certainement Francis Lemarque. Au cours d’une carrière longue et discrète, il a écrit près de quatre cents chansons, dont A Paris, devenue un standard international reprise par des dizaines d’interprètes à travers le monde entier. Et pour commencer, « le petit cordonnier » version japonaise…Amusant, non ?

Francis Lemarque, de son vrai nom Nathan Korb, naît le 25 novembre 1917 dans un petit deux pièces au second étage du 51 de la rue de Lappe à Paris au-dessus du bal des Trois colonnes. Sa mère, Rose, est originaire de Lituanie, tandis que son père, Joseph, tailleur pour dames, est polonais. L’enfant grandit avec son frère Maurice et sa sœur cadette Rachel, dans le quartier de la Bastille, bercé par les bals musettes de la rue de Lappe. Avec son frère il connaît une enfance délurée et joyeuse avant de quitter l’école dès l’âge de onze ans pour travailler en usine. Il gardera tout au long de sa vie un véritable amour pour ce quartier et il fêtera ses soixante-quinze ans au Balajo.

Fasciné par les bals musette depuis son enfance, Nathan et son frère Maurice intègrent après une rencontre en 1934 avec Sylvain Itkine en 1934 le groupe Mars que ce dernier a créé dans l’esprit du Groupe Octobre, affilié à la Fédération des Théâtres ouvriers de France. Il a alors dix-sept ans. Sur les conseils de Louis Aragon, les deux frères créent un duo, « Les frères Marc » qui profitera des événements du Front populaire pour se produire dans les usines et se faire connaître. Ils rencontrent Jacques Prévert, et Joseph Kosma qui est un temps leur pianiste.

En 1940 il passe en zone libre et s’installe à Marseille. C’est là qu’il rencontre Jacques Canetti, qui deviendra par la suite son agent artistique. Il fait quelques tournées en Afrique du Nord dont une semaine de récitals avec le guitariste gitan Django Reinhardt. Sa mère déportée en 1943 meurt à Auschwitz. Il rejoint le maquis puis s’engage dans le régiment du douzième Dragon.

Après la guerre, Lemarque chante dans des cabarets de Saint-Germain-des-Prés. L’année 1946 sera décisive : il rencontre Ginny Richès qui deviendra son épouse, et il voit pour la première fois Yves Montand sur une scène parisienne. Il fait sa connaissance par l’intermédiaire de Jacques Prévert. Montand, séduit par ses compositions, choisit immédiatement des titres : Je vais à pied, Ma douce vallée, Bal petit bal…Leur collaboration durera de longues années pendant lesquelles Francis Lemarque lui écrira près de trente chansons. Il compose la musique du film Playtime de Jacques Tati, sorti en 1967.

Lemarque a été censuré dans les années 1950 avec sa chanson Quand un soldat. Sa carrière sera celle d’un auteur et d’un chanteur profondément attaché au Paris populaire et à la chanson française. Il s’éteint brutalement le 20 avril 2002 (il est alors dans sa quatre-vingt cinquième année) dans sa maison de la Varenne Saint Hilaire et il repose à côté d’Yves Montand dans le cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Allez, c’est pas tout mais j’ai mon lait qu’est su’l'feu…Portez vous bien et à demain peut-être.


NIELS HENNING…

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NIELS-HENNING ORSTED PEDERSEN.

J‘ai souvent évoqué ici les bluesmen que j’aime, ils sont souvent noirs, issus du Mississipi, du Kentucky et ont fait leurs classes dans les clubs de jazz de Chicago. Celui-ci a un nom imprononçable et un talent immense. Il est né de ce coté ci de l’atlantique, tout là haut dans ce beau pays du Dannemark.

Niels-Henning Ørsted Pedersen, jazzman et contrebassiste danois est né le 27 mai 1946 à Osted, sur l’île de Zélande au Danemark. Il est décédé le 19 avril 2005 à Copenhague d’une crise cardiaque. Réputé pour sa technique impressionnante, son approche instrumentale peut être considérée comme une prolongation du travail innovateur de Scott LaFaro. Pedersen, le « grand Danois avec un nom interminable », était plus simplement connu sous l’acronyme de NHØP parmi les fans de jazz. Enfant, Pedersen commence par apprendre le piano. À l’adolescence, il se tourne vers la contrebasse. Dès l’âge de 14 ans, tout en poursuivant ses études, il entame une carrière professionnelle de musicien de jazz et fonde son premier groupe, Jazzkvintet 60. À 17 ans, il se produit au sein l’orchestre de Count Basie, excusez du peu.

Pendant les années soixante, Pedersen se produit aux côtés de jazzmen américains importants en tournées au Danemark: Chet Baker, Bill Evans, Brew Moore, Bud Powell, Count Basie, Dexter Gordon, Dizzy Gillespie, Oscar Peterson, Sonny Rollins, Miles Davis et la chanteuse Ella Fitzgerald, que du beau monde. La vidéo le montre en compagnie de Dizzie et Oscar Peterson…

Dans les années 1970, il joue en duo avec le pianiste Kenny Drew, puis fait une tournée avec le trio de Oscar Peterson dans toute l’Europe ainsi qu’en Amérique du Nord. Ensemble, ils ont enregistré plus de 50 albums. Il a également travaillé avec le violoniste français Stéphane Grappelli et le pianiste catalan Tete Montoliu.

« My little Anna », « Jaywalkin » et « The Puzzle » figurent parmi ses compositions les plus connues. Il était également interprète de poésies et de chansons folkloriques danoises. Son travail fut plusieurs fois récompensé, il obtint ainsi en 1991 le Prix de Musique du Conseil nordique.

Pedersen est resté un musicien très actif jusqu’à sa mort soudaine à Copenhague en 2005 à l’âge de 58 ans.

Et bien voilà, c’est la fin de Germinal et nous allons entrer dans Floréal qui devrait permettre à Keramoal de se parer de toutes ses couleurs. Déjà, le cerisier du Japon en rosit de bonheur, les camellias avaient pris de l’avance et les « roz-kaouled » (hortensias en bas breton) s’apprêtent à ceinturer le parc de leur bleu iroise. Le forsythia apporte son flamboyant jaune d’or au milieu d’une pelouse fraichement tondue et toutes les petites primevères, pensées, jonquilles et autres dont j’ignore le nom offre au regard du visiteur une vision enchanteresse comme ces tapisseries « millefleurs » qui firent le renom des ateliers d’Aubusson. Ici, la licorne captive symbole de la pureté prisonnière du temps…

Allez, je ne le répèterais jamais assez, vos visites sur le site « les cénobites tranquilles » est à chaque fois un réel plaisir. Portez vous bien, revenez quand bon vous semble et, en sortant, vous pouvez voter pour ce blog (en haut à droite) à demain si le coeur vous en dit.

DESPROGES…

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PIERRE DESPROGES.

Quand on est né à Pantin, on a forcément un destin de clown… Pierre Desproges, issu d’une famille de commerçants de Châlus, était un mauvais élève à l’école. Il passe une partie de son enfance à Luang Prabang (Laos) où son père enseigne le français. En 1959, il part pour vingt-huit mois en Algérie où il doit accomplir un service militaire dont il garde un souvenir exécrable. Ne sachant trop que faire pour gagner sa vie, il entreprend des études de kinésithérapie qu’il abandonne assez vite, il écrit des photo-romans qu’il confectionne avec ses amis ( et qui paraissent ), il vend des assurances-vie (qu’il rebaptise assurances-mort).

Il devient ensuite journaliste à L’Aurore où il entre grâce à son amie d’enfance, la journaliste Annette Kahn. Son chef de service aux informations générales, Jacques Perrier, qui ne le supporte pas, le fait renvoyer. Il travaille alors dans le journal hippique du même groupe de presse Paris-Turf. Lorsque Perrier est à son tour licencié, Bernard Morrot qui est nommé pour le remplacer, le fait revenir à L’Aurore et lui confie une rubrique de brèves insolites à l’humour acide que Pierre Desproges appelle la « rubrique des chats écrasés ». Jugé un peu trop caustique, il évite son licenciement grâce à Françoise Sagan qui écrit une lettre au journal en affirmant qu’elle n’achète l’Aurore que pour la rubrique de Desproges. Remarqué par ses confrères de la télévision, il devient chroniqueur dans l’émission télévisée le Petit Rapporteur, sur TF1. Sa prestation dans cette émission dominicale de Jacques Martin, au côté de son complice Daniel Prévost, demeure gravée dans l’esprit des amateurs d’humour noir et de cynisme. Il participe ensuite à plusieurs émissions de radio, notamment à France-Inter.

  • En 1978 et 1979, il anime en compagnie de Thierry Le Luron l’émission hebdomadaire les Parasites sur l’antenne.

  • En 1980 et 1981, il participe à Charlie Hebdo avec une petite chronique intitulée Les étrangers sont nuls.

  • Entre 1980 et 1983, il est le procureur du Tribunal des flagrants délires en compagnie de Claude Villers et de Luis Rego. Ses féroces réquisitoires commencent invariablement par son célèbre : « Françaises, Français, Belges, Belges, public chéri, mon amour… » pour se terminer par une sentence sans appel: « Donc, l’accusé est coupable, mais son avocat vous en convaincra mieux que moi. »

  • Il anime en 1986 une chronique quotidienne intitulée Chronique de la haine ordinaire, où il s’en prend aux sujets le faisant bouillir, à travers des coups de gueule de deux ou trois minutes environ.

Il assure également entre 1982 et 1984 (cent émissions), une chronique intitulée La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède qui, selon lui, divise la France en deux: « Les imbéciles qui aiment et les imbéciles qui n’aiment pas. »

Sur les conseils de Guy Bedos, il est également monté sur scène en 1984 et 1986.

Il est mort d’un cancer le 18 avril 1988 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris, juste en face de Michel Petrucciani et non loin de Frédéric Chopin. Contrairement à ce que prétend la légende, ce n’est pas lui qui a rédigé la dépêche annonçant sa mort (« Pierre Desproges est mort d’un cancer. Étonnant, non ? » en référence à la phrase de conclusion rituelle sur FR3 de La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède), mais Jean-Louis Fournier, réalisateur de la Minute nécessaire et proche de Desproges.

Voila pour ce dimanche ensoleillé, c’est bien vrai que l’on peut rire de tout, pas forcément avec n’importe qui mais bon…C’est pas n’importe qui qui visite ce blog n’est-ce pas ? Allez portez vous bien et à demain peut-être.


UN HOMME EST MORT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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UN HOMME EST MORT…

Nous sommes le 17 avril 1950, les ouvriers dockers et ceux de la reconstruction de Brest ont décidé de manifester pour une augmentation de salaire.

Soudain, des coups de feu éclatent, les forces de l’ordre viennent de faire usage de leurs armes. Il y aura une quarantaine de blessés et un homme ne se relèvera pas, il est mort d’une balle en pleine tête. Il s’appelait Édouard MAZE.

A la demande de la CGT, le cinéaste René Vautier qui venait de terminer « Afrique 5O » un brûlot dénonçant la politique coloniale, est appelé pour réaliser un documentaire sur l’évènement. Le film sera projeté 88 fois dans les rues de Brest, la 89è lui est fatale. Il ne reste pas trace du film.

Des auteurs de BD aux éditions Futuropolis (Kris et Davodeau. « Lulu femme nue ») ont repris l’histoire sous le titre « Un homme est mort » qui est tiré d’un poème de Eluard en hommage à Gabriel Péri:

Un homme est mort qui n’avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que celle où l’on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l’oubli.

Les Goristes, groupe de chanteurs brestois en on fait une chanson. Aujourd’hui, 60 ans après les faits qui avaient entrainé la démission de l’abbé Pierre de son mandat de député du MRP, les archives s’ouvrent enfin et la responsabilité des forces de l’ordre ne fait plus aucun doute. Pierre Cauzien, figure du militantisme ouvrier local, s’est éteint dernièrement à l’age de 86 ans, blessé lors de la manifestation, il avait perdu une jambe.Son souhait le plus cher était de « tenir » jusqu’à l’ouverture au public des archives nationales…Aujourd’hui, bourgeoisie et patronat n’ont plus besoin de faire tirer sur la foule pour expédier le prolo ad patrès, on va le faire bosser jusqu’à ses 62, 65, 70 balais.


SONNEZ LA RETRAITE !

Et voilà, c’est reparti comme en 14 ou plutôt, devrais-je dire, comme en 2005. A l’époque, les experts, les docteurs de la loi et de la foi, les spécialistes de la généralité, les hérauts du catastrophisme, inoculaient via les médias interposés la grande peur style « fin du monde » si par malheur le NON l’emportait lors du référendum sur le traité portant sur la constitution européenne.

Aujourd’hui, ils ont repris leur bâton de pèlerin à propos de la réforme du système des retraites. La meute s’est reformée et la voici en route pour distribuer la pensée unique. Il n’y a pas d’alternative, entend t-on par ici…C’est la seule solution, nous bassine t-on par là…Comment faire autrement, gémis un troisième…Et comme de bien entendu, il s’agit de faire entrer dans la caboche décervelée du cotisant moyen qu’il ne sera pas possible d’échapper à:

  • Retour aux 39h

  • Allongement de la durée de cotisation

  • Augmentation du taux de cotisation

  • Diminution du montant des pensions

  • Retardement de l’age légal de départ à la retraite

  • Glissement de la répartition vers la capitalisation

Jamais, à moins d’être insomniaque et de regarder Arte à 3h du matin vous ne voyez posée la question fondamentale de la répartition des richesses produites. D’ici à quelques décennies, il s’agit de trouver, d’après les données du rapport du COR (conseil d’orientation des retraites), 3% de cette richesse produite ce qui, reconnaissez le, n’est pas grand chose au regard des 10% qui ont été transféré des mains du travail aux poches du capital au cours des trente dernières années. Et je ne parle pas des 75 milliards de niches fiscales (bouclier fiscal…) et les 40 milliards de niches sociales et exonérations en tous genres qui couvriraient sans aucun doute les déficit cumulés de la retraite et de la sécu.

Mon gars va encore me dire que je fais une fixette sur cette histoire de retraite mais, sans jouer les Nostradamus, je vous prédis un vrai bras de fer social dans les mois qui viennent car, même chez les moins conscientisés de ceux que l’on appelait autrefois « la classe ouvrière »…Trop, c’est trop ! Travaillez, prenez de la peine, disait le laboureur à ses enfants, c’est le fond de pension qui manque le moins ajouterait-il aujourd’hui.

Allez, passez une bonne fin de semaine, pour ma part, je vais taquiner le goujon en surveillant du coin de l’oeil l’évolution du nuage Islandais qui, au contraire de celui de Tchernobyl, n’a pas l’air décidé à s’arrêter aux frontrières. Portez vous bien et à demain peut-être.