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RESTEZ STOIQUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la philosophie et de la soupe à l’oignon réunies, bonjour !

Voici pour notre galerie de portraits, un rajout qui peut surprendre tant on a pris l’habitude de situer la naissance de l’anarchisme au XIXè siècle du côté de Proudhon et de Bakounine. Mais, puisque nous sommes à la veille de l’épreuve de philo du bac, petit exercice d’école. Je fais partie de ceux qui pensent que les véritables racines sont peut-être à chercher du côté du stoïcisme c’est à dire chez ZENON DE CITIUM.

Fils d’un riche marchand phénicien installé à Chypre, Zénon montre dès sa jeunesse un goût pour la philosophie. Son père lui achète, au cours de ses voyages, des traités socratiques. Il vient à Athènes en -312, et devient l’élève de Cratès de Thèbes qui comme chacun le sait, animait l’école dite des cyniques, de Stilpon, de Xénocrate et de Diodore Cronos. (après ça, Michel Onfray peut aller se rhabiller).

Après avoir étudié différents systèmes philosophiques, il décide de fonder sa propre école et il choisit le portique appelé Pœcile (le portique peint), qu’on nommait aussi Pisianactée ; le premier de ces noms fut donné au portique, à cause des diverses peintures dont Polygnote l’avait enrichi. Sous les trente tyrans, mille quatre cents citoyens y avaient été mis à mort. Zénon, voulant effacer l’odieux de cet endroit, le choisit pour y tenir ses discours. Ses disciples y vinrent l’écouter, et furent pour cette raison appelés stoïciens (de stoa : portique), aussi bien que ceux qui suivirent leurs opinions. Après ça, vous pouvez vous présenter à « questions pour un champion ».

Il devient rapidement très populaire au point que les Athéniens lui élèvent une statue de bronze, lui remettent les clefs de la citadelle et lui offrent une couronne d’or.

Zénon est à mes yeux le premier anarchiste utopique de l’ancienne Grèce et aussi un précurseur important de l’anarchisme que nous connaissons aujourd’hui. Dans « Le bois de construction tordu de l’humanité« , Isaiah Berlin décrit les propos de Zénon comme suit :

« Les hommes sont raisonnables, ils n’ont pas besoin d’être commandés; les êtres raisonnables n’ont aucun besoin d’un État, ou d’argent, ou de lois, ou de n’importe quelle vie organisée et institutionnelle. Dans la société parfaite, les hommes et les femmes porteront des vêtements et l’alimentation par un pâturage commun sera identique. »

À 71 ans (dans certains écrits, il est question de 98), victime d’un accident, il décide de mettre fin à ses jours. Aucun de ses ouvrages ne nous est parvenu, nous n’avons que leurs titres, rapportés par Diogène Laërce, et quelques fragments dans des compilations. Le Stoïcisme doit beaucoup aussi à Sénèque (le style est le vêtement de la pensée. Dans lettre à Lucilius) ou encore à Epitecte et même à l’empereur Marc-Aurèle qui fut l’un de ses ardents propagandistes.

Bon, je ne suis pas sûr d’avoir mon bac avec ça mais, après tout, pour un lundi matin, c’est pas mal. Dois-je vous rappeler chers visiteurs, que vos commentaires sont les bienvenus; ils m’aident à faire un peu le tri dans ce bric à brac qu’est ce blogue. Allez, portez vous bien, restez stoïque et à demain peut-être.

ROCK AROUND THE CLOCK…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du Rythm and Blues et du maquereau vin blanc réunis, bonjour !

Vous connaissez dorénavant ma tendresse particulière pour le saxo et ceux qui en jouent. Voici un salut tout particulier à l’un d’entre eux qui fût sans doute le premier à enregistrer un disque de Rock et dont le titre est resté dans l’histoire: « We’re gonna rock, We’re gonna roll ».

Il s’agit de WILD BILL MOORE, né à Houston au Texas en 1918, c’était un 13 juin. Il est décédé en 1983 à Los angeles.

Son tout premier disque, il l’a enregistré avec Christine Chapman qui n’était autre que la femme de Memphis Slim. On lui doit aussi d’avoir collaboré au désormais mythique « What’s Going on » de Marvin GAYE.

Chacun se souvient du fameux « Rock around the clock » et de la reprise tout aussi fameuse que l’on doit à Bill Haley et qui fit sa réputation après la sortie du film « graine de violence » en 1955. Ce morceau, emblématique de la série « Happys days » a été enregistré en 1952 et marque sans doute le début du succès que va connaître le Rock. Et bien, « We’re gonna rock » date lui de 1949… Sur 33t.

En France à la même époque, Boris Vian et son ami Henri Cording (qui deviendra célèbre sous le nom de Henri Salvador) tente d’implanter le rock face à la variété.

Je me souviens que dans les années 60, sur le jukebox de «chez Marie-rose», sur le port, à Douarn’, il y avait surtout de la chanson française: Brel, Brassens, Aznavour… Mais on y trouvait quelques perles made in USA, Bill Haley, Little Richard, Elvis Presley. C’était avant que la pop music débarque. Ah, le jukebox de Marie rose… Nous on écoutait « dans le port d’Amsterdam » en buvant un rouge lim’ tout en refaisant le monde. Parfois passait Georges Perros à peine débarqué de son invraisemblable moto et on se rapprochait de lui comme dans le cercle des poètes disparus. En règle générale ça se terminait à cinq mètres de là, chez « Micheline ».

Voila pour la séquence nostalgie alors que l’actualité mobilise toute notre attention. L’équipe de France de fouteballe vient de s’enorgueillir d’un score nul (O-O) face à l’Uruguay réduit à 10 joueurs. Commentaire de Raymond la science: » dans le collectif, on a été très performant  » . C’est à désespérer !

Bon allez, c’est suffisant pour un dimanche. Je le redis encore une fois, c’est sympa à vous de visiter les « cénobites tranquilles ». Portez vous bien et à demain peut-être.

LECON DE CHOSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la liberté d’opinion et du caille-lait réunis, bonjour !


oui, car nous sommes le 12 juin et donc, le 24 de prairial, journée
du caille-lait, drôle de plante de la famille des rubiacées
(appelée aussi gaillet) qui doit son nom au fait qu’elle possède
une enzyme qui fait cailler le lait. Voici une très belle
photographie d’un papillon encore appelé Sphynx du caille-lait. On
dirait une leçon de choses.

Enfant,
je fréquentais l’école communale de garçons, rue Victor Hugo à
Douarnenez. C’est d’ailleurs la seule école que j’ai réussi à
fréquenter vraiment. Le maître d’école faisait tous les mercredis
après-midi « leçon de choses ». Car à cette époque
là, le mercredi c’était le jeudi, vous suivez…

Donc,
lorsque le temps le permettait, la leçon de choses se déroulait en
extérieur et, avec trois bouts de ficelle le maître nous faisait
découvrir les lois de la nature. c’était une double leçon tendant
à faire apprendre à la fois une chose et un mot, un fait et son
expression, un phénomène et le terme qui le désigne, et par
extension toute une classe de phénomènes et toute une classe de
mots qui les expriment.

Petits veinards que vous êtes, je vous glisse un dessin de Flavien, intitulé « leçon de choses », paru dans Siné Hebdo du 19 Août 2009 (Etienne, encore en train de rêver ?). A  ce propos, petite digression, notre ami Bob (SINE) y va pas très bien et a du se faire hospitaliser à nouveau. Ses rubriques hebdomadaires, Siné sème sa zone sur le Net, sont toujours accessibles depuis le lien colonne de droite. Dépêchez vous d’en profiter, je crains fort pour les prochaines…

Revenons à nos leçons, tout
cela c’était longtemps, longtemps, avant la télé, l’internet,
l’Ipod, l’Ipad, l’aïoli…Mais, tous ceux qui ont connu dans leur
vie d’écolier l’expérimentation des vases communicants, l’examen
attentif des nervures d’une feuille de chêne ou l’observation de la
flamme qui s’éteint lorsqu’elle est privée d’oxygène s’en
souviennent sans doute avec une certaine nostalgie. Ce sont ces
« leçons de choses », emblématiques de l’école
primaire républicaine, qui manquent peut-être aujourd’hui aux
programmes de  l’éducation nationale.


Tiens, voila du Boutin.

Madame Christine vient de s’apercevoir, un peu tardivement, que l’indécence de ses salaires par temps de crise, cela faisait un peu désordre pour la bonne chrétienne qu’elle veut être. Elle renonce donc aux 9500 euros mensuels que lui octroyait le contribuable français pour mener à bien une mission consistant à mesurer les conséquences sociales de la mondialisation (?!).

Il y a une conséquence qu’elle mesure déjà c’est qu’il faut arrêter de prendre les enfants du bon dieu pour des connards sauvages (Audiard me pardonne ce mauvais jeu de mots). Les bonnes âmes pourraient croire que la moralisation des moeurs politico-financières est en cours et que: « Plus jamais ça !« . Certains vous diront que l’histoire est en marche, qu’il y aura dorénavant un avant et un après « le cas Boutin » et que le syndrome du chargé de mission va faire jurisprudence. Je n’en crois bien sûr pas un mot et, votre blog préféré vous tiendra informé du prochain missionnaire à se faire harponner. En tous cas, un grand merci au Canard enchainé sans qui cette affaire abracadabrantesque ne serait jamais sorti du tiroir des « combinaziones » et autres arrangements entre petits ennemis.

C‘était, mes très chers frères, la leçon de choses de ce samedi. En attendant la prochaine et après avoir accompli votre devoir électoral (colonne de droite, en bas) vous pourrez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Portez vous bien et, à demain peut-être.

Amis de l’illusion et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Je connais votre passion pour les jeux de l’esprits, en voici un fort amusant. Mais, passons à notre portrait du jour.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’illusion et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Je connais votre passion pour les jeux de l’esprits, en voici un fort amusant. Mais, passons à notre portrait du jour.

Après avoir évoqué mercredi les rapports de Barbara avec la ville de Nantes, voici quelques mots sur un célèbre Communard qui a longtemps fréquenté Nantes.

Le 11 juin 1832, naissance de Jules VALLES au Puy-en-Velay (Haute Loire).
Journaliste, membre de la Commune, propagandiste libertaire et écrivain.
Très tôt révolté, il prend part à l’agitation révolutionnaire de 1848 à Nantes (où il est renvoyé du lycée). En décembre 1851, il essaie de s’opposer au coup d’Etat en tentant de soulever le peuple. De retour à Nantes, son père (qui ne partage pas ses idées) le fait interner dans un asile. Il n’en sera libéré que trois mois plus tard. A Paris, il se passionne pour les idées de Proudhon, mais à la suite d’une conspiration contre l’Empereur, il subit une peine de prison durant l’été 1853. (à droite: son portrait réalisé par Nadar)

Il devient journaliste, et publie ses premiers textes. Le 1er juin 1867, il lance l’hebdomadaire « La Rue » qui s’entoure de plumes et d’artistes célèbres, de Zola à Courbet. Mais après 6 mois de parution, le journal est interdit. Vallès subit, fin 1868, un nouvel emprisonnement à cause d’un article. De 1869 à 1871, il lancera successivement plusieurs titres de presse « Le Peuple », « Le réfractaire » (dont je reproduis ci-contre à gauche un fac-similé), « La Rue » et à partir du 22 février 1871 « Le Cri du peuple » qui devient le journal de la Commune.
Cosignataire, en janvier 1871, de « L’affiche rouge » (appel à l’insurrection), c’est tout naturellement qu’il devient, le 26 mars 1871, membre de la Commune. Partisan de la minorité, il s’opposera au Comité de Salut Public. Il combat sur les barricades durant la  » Semaine sanglante »puis parvient à se réfugier en Angleterre. Condamné à mort, il ne rentre à Paris qu’à l’amnistie de 1880, il y publie à nouveau, en 1883, « Le Cri du peuple », où s’y s’expriment blanquistes, et libertaires. Entre temps, ses romans autobiographiques « L’enfant », « Le bachelier » et « L’insurgé », ont été édité sous pseudonyme. Un dernier roman « Les blouses », sortira avant sa mort qui survient, après une maladie, le 14 février 1885.

Et oui, illusion, tout est illusion, enfin, presque…Prenez ce blog par exemple: Le voici à présent ancré dans la réalité quotidienne d’un nombre impressionnant de lecteurs (j’exagère). Réalité virtuelle pourrait-on dire car, un orage, un tremblement de terre, un court circuit chez l’hébergeur, un jaloux, un doigt qui ripe sur la touche « supprimer ce blog » et tout disparaît. Etre ou ne pas être, telle est bien la question. Et les billes dans la vidéo est-ce qu’elles montent réellement ? Et vous amis visiteurs, serez vous au rendez vous du lendemain . En attendant, portez vous bien.

ALLO, LA POLICE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pharmacopée et du baeckeoffe réunis, bonjour. Nous sommes le jeudi 10 juin, c’est à dire le 22 de prairial qui est considéré comme le jour de la Camomille. Ce jour là, Fabre d’Eglantine devait être souffrant car, on ne dira jamais assez tous les bienfaits que nous sommes en droit d’attendre de cette plante de la famille des Astéracées.
Vous avez tous vu la fleur de Camomille même si souvent on prend cela pour des marguerites…Il s’agit en règle générale de la camomille romaine (Anthémis). Concernant l’usage cosmétique, l’hydrolat de camomille est adapté à tous types de peau,  il régénère, apaise, purifie et rééquilibre l’épiderme, et son usage est recommandé par exemple après une longue exposition au soleil ou au vent pour calmer la peau. L’hydrolat de camomille est également anti-inflammatoire. Très doux, il est préconisé pour apaiser des problèmes inflammatoires oculaires dues à une conjonctivite. Il prévient les allergies cutanées, c’est pourquoi il est utilisé pour le soin des peaux fragiles. Il convient particulièrement à celles des enfants grâce à sa douceur. L’hydrolat de camomille est encore indiqué pour traiter les lésions acnéiques, les plaques d’eczéma et le psoriasis et il possède des vertus cicatrisantes. L’hydrolat de camomille a enfin un effet digestif, car son pouvoir calmant est aussi efficace par voie orale. En d’autres termes, c’est bon pour tout ce qui est mauvais !

Allo la police…

Un qui aurait du user de camomille plus que de marlboro c’est Elie KAKOU qui nous a quitté prématurément un 10 juin de l’an de grâce 1999, et à qui l’on doit le personnage de Madame Sarfati. Oui je sais, l’humour juif Tunisien, on aime ou pas. Mais, y’a rien à faire, je préfère les juifs qui ont de l’humour à ceux qui arraisonnent les flottilles humanitaires. Je post tout de même une petite vidéo…Ca fait rire ma fiancée !

Tiens, à propos de police…

Une bonne et une mauvaise nouvelle: La bonne:Le premier flic de France, l’ami de trente ans du tsar Nicolas 1er, vient d’être condamné pour propos racistes. Un ministre condamné, ça fait chaud au coeur. La mauvaise: Il est toujours ministre.

Après la police, la justice…

Vous vous souvenez de l’affaire BOULIN ? Encore un ministre (de Giscard) mais lui on l’avait retrouvé dans une mare, prétendument suicidé…La famille était désireuse de faire ré-ouvrir l’enquête pour charges nouvelles. Oui mais voila, les scellés ont « disparus » et de ce fait, pas de réouverture de l’enquête. C’est fou le désordre qui règne dans les ministères.

Après le Boulin, la Boutin…

La petite dame s’est fait « embaucher » par le gouvernement pour une mission spéciale sur l’état du monde… Elle doit bien sûr, remettre un rapport à l’issue de sa mission ! En attendant, 9500 euros net mensuels et la voiture et le chauffeur et le secrétariat et les frais annexes et la retraite de députée et l’indemnité de conseillère Générale, soit à peu près 18 000 euros mensuels… Quand je vous disais que mes fourches en bois de micocoulier allaient bientôt reprendre du service.

Et la sécu…

Ah, la sécu. Après l’annonce d’un nouveau trou abyssal, notre Roselyne nationale a eu ce bon mot: » Nous allons prendre des mesures qui ne touchent à aucun moment au pouvoir d’achat des assurés ».Si ce n’est pas de la langue de bois ça, je veux bien me mettre à l’eau minérale.

Bon allez, en attendant je vais me faire couler un pur malt pendant que je laisse mijoter ma soupe de poisson. Il faut que je pense à transmettre la recette à Stéphanie. Depuis qu’elle a eu les honneurs de la presse féminine (un article dans ELLE) elle a relooké entièrement son blog culinaire, allez-y j’ter un oeil…ICI

Vous avez sans doute remarqué que le système de votation, comme disent nos amis Helvètes, a changé. Désormais le fameux « votez pour moi » se trouve au bas de la colonne de droite. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.



IL PLEUT SUR NANTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson Française et du pâté Hénaff réunis, bonjour.
Aujourd’hui, ayons une pensée émue et néanmoins joyeuse pour cette grande dame de la chanson. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à considérer qu’il s’agit de LA grande dame. Monique Andrée SERF est née un 9 juin de l’année 1930 et nous a laissé orphelin de son talent en novembre 1997.
Enfance difficile, appartenant à une famille juive, elle dût fuir et déménager sans cesse pendant l’occupation nazie pour échapper à l’attention toute particulière que leur prètait l’administration de Vichy. Ajoutez à cela un père abusif (incestueux) ce qui allait nous donner plus tard la chanson « Nantes » en vidéo ci dessus.
Il y a quelque temps de cela, ma fiancée et moi même visitions la belle ville de Gottingen, occasion de se remettre en mémoire cette autre magnifique chanson. Barbara a chanté et joué la comédie avec les plus grands, de Brel ) Brassens en passant par Depardieu et Béjart. Chaque fois, l’émotion était au rendez-vous. Les Nantais, toujours reconnaissants (si,si) ont donné son nom à une jolie allée dans le quartier St Joseph de porterie. Mais plutôt que de longues phrases, écoutons la chanter.


Bon, et à part ça…

L‘actualité est réjouissante non ? Notre secrétaire « des tas » aux sports se demande s’il est bien raisonnable de loger nos footeux dans un palace grand luxe. Attendons les résultats ! La belle Rama Yade prend une assurance sur l’avenir, si l’équipe de France va loin, tout cela deviendra billevesées; si elle est éliminée rapidement, elle aura beau jeu de rappeler son coup de gueule.

Tiens, ça c’est amusant: Au cours du recencement de la population, les Indonésiens ont découvert une citoyenne de 157 ans dans un petit village de l’ile de Sumatra. Pour statuer ils se sont fondé sur l’age de sa fille adoptive, 108 ans ! Etonnant non ? je ne sais pas comment ils vont résoudre la question de l’age de départ à la retraite.

Allez, voila pour aujourd’hui, à chaque jour suffit sa peine. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

JE T’AURAIS, FANTÔMAS, JE T’AURAIS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la poésie et du Kig ha farz réunis, bonjour. Nous sommes le mardi 8 juin c’est à dire le 20 de Prairial et, l’auriez vous deviné, c’est le jour de la fourche ! La fourche, comme chacun le sait, est un outil qui a les dents longues et qui est surtout utilisé pour empaler les zombies dans les films de genre.

Ceci étant, quelque part entre Nîmes et le Mont Aigoual, dominant la vallée de la Vidourle, il existe un magnifique village Cévenol qui a fait de la fourche son fond de commerce. En effet, c’est à SAUVE que l’on trouve le conservatoire de la fourche, attention, la vraie fourche à trois becs en bois de micocoulier.

Ici point question de fourche fantaisie made in Taïwan. La recette est tenue secrète depuis près de dix siècles. Mais si vous tenez absolument à faire l’acquisition de la véritable fourche de Sauvé, assurez vous qu’elle porte bien la fameuse « cravate » en écorce; c’est un label aussi solide que l’abeille de Laguiole.

Maintenant, j’entends bien vos réticences:

- Mais, Erwandekeramoal, que faire aujourd’hui d’une fourche à trois becs en bois de micocoulier?

- Et bien, si vous êtes patients, je vous donnerais bientôt une liste de banquiers, spéculateurs, ministres, escrocs, dont la tête pourrait bien fournir à vos fourches à trois becs en bois de micocoulier, l’occasion de reprendre du service…

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Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir…Quoique.


L‘homme du jour pour illustrer notre galerie de portraits est Robert DESNOS décédé un 8 juin  en 1945 dans un camp de concentration en Tchécoslovaquie quelques jours après sa libération par l’armée Rouge.

Il avait adhéré très tôt aux mouvements d’intellectuel santifascistes. Après la défaite de 40, il devient journaliste et rejoint rapidement la résistance.(Ici, une photo de Desnos en 1924.)

Avant la guerre il s’était rendu célèbre grâce à sa « complainte de Fantômas » pour le feuilleton du même nom, diffusé sur Radio Paris. Il est arrêté en 44 et déporté à Buchenwald.

C’est sans doute au cours de son service militaire au début des années 20 qu’il rencontre le monde surréaliste. Probablement est-ce au cours d’une permission que le troufion Desnos établit enfin le contact avec « ces compteurs d’étoiles », selon le mot de Victor Hugo. Tout se passe alors au Certa, un bar du passage de l’Opéra aujourd’hui disparu. S’y retrouvent Aragon, Breton, Radiguet (qui mourra en 1923), Tzara, Soupault, Cendrars, et quelques autres. Desnos monte dans la nacelle sans se faire prier, car il a déjà expérimenté à sa façon l’écriture automatique, forme d’expression aussi peu contrôlée que possible. En 1922, c’est certain, il a rejoint l’aventure Surréaliste.

Desnos s’installe alors dans l’atelier du peintre André Masson au 45 de la rue Blomet, à Montparnasse, près du Bal Nègre qu’il fréquente assidûment. Il s’initie à l’opium. C’est alors le temps des trois forteresses surréalistes : Breton, rue Fontaine, Aragon, Prévert, Queneau et André Thirion, rue du Château et cette rue Blomet où Desnos compte Joan Miró et le dramaturge Georges Neveux pour voisins.

Desnos s’éprend à la folie d’une chanteuse de music-hall qui le hantera toute sa vie, Yvonne George, elle est « la mystérieuse » qui règne sur ses poèmes. Elle va mourir de tuberculose en 1929, elle n’a que trente-trois ans.

Au début des années trente, Aragon et Breton vont se charger « d’exécuter » Desnos qui va rompre avec le mouvement surréaliste. Pour Desnos, il est temps de constater que Breton est dépassé, vieux, abêti et sent, effectivement, le cadavre. Avec Corps et Biens, qui parait en 1930, Desnos dresse le bilan d’une belle aventure qui s’achève. La rupture est douloureuse, Desnos se retrouve solitaire mais son chemin continue.

Il va entamer dès lors une carrière qui le conduira à faire beaucoup de radio mais aussi de la publicité. Mais surtout, il est un résistant actif qui a abandonné ses principes pacifistes.

Il est arrêté le 22 février 1944 et, bien qu’averti, il n’a pas fui pour protéger sa compagne Youri Foujita, malade et droguée.

Laissons à Paul Eluard le soin de l’oraison:

« Jusqu’à la mort, Desnos a lutté. Tout au long de ses poèmes l’idée de liberté court comme un feu terrible, le mot de liberté claque comme un drapeau parmi les images les plus neuves, les plus violentes aussi. La poésie de Desnos, c’est la poésie du courage. Il a toutes les audaces possibles de pensée et d’expression. Il va vers l’amour, vers la vie, vers la mort sans jamais douter. Il parle, il chante très haut, sans embarras. Il est le fils prodigue d’un peuple soumis à la prudence, à l’économie, à la patience, mais qui a quand même toujours étonné le monde par ses colères brusques, sa volonté d’affranchissement et ses envolées imprévues. »

Bon, c’est pas gai mais,j’aime à me souvenir que ces gens là ont existé avant nous et nous ont légué un héritage dont nous sommes responsable au yeux de nos enfants et des enfants de nos enfants…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


ARCHI TROP BIEN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la Libre pensée et du kouign amann réunis, bonjour ! Rejouissez
vous il ne r
este plus que 207 jours avant le réveillon…Nous somme
le 19 de Prairial et c’est le jour du tilleul alors si vos nuits sont
moins belles que vos jours, n’hésitez pas à abuser de la tisane.



Je
voulais profiter de ce 7 juin pour évoquer rapidement la mort
accidentelle (renversé par un tramway le 7 juin 1926) d’un des plus
grands architectes que le monde ait connu: Antoni Gaudi I Cornet plus
communément appe
lé GAUDI. Pour démontrer, s’il le fallait, que les colonnes des « cénobites tranquilles » ne s’ouvrent pas exclusivement aux mécréants, athées, libres penseurs et autres graines d’ananar…

Ce
Catalan, car il était Catalan avant d’être Espagnol, a laissé une
oeuvre monumentale qui a transformé à jamais l’art majeur de
l’architecture. Controversée peut-être mais géniale surement. Il
suffit de se promener dans les rues de Barcelone pour s’en
convaincre.

Depuis le dragon du parc Güell (ici à gauche), emblématique de son
oeuvre, jusqu’à la Sagrada Familia, on ne cesse d’être étonné,
surpris, bouleversé, par une telle générosité de l’artiste.

Après
s’être inspiré des plus grands comme Viollet-Le-duc, finalement, la
trajectoire de Gaudí aboutit à son étape la plus personnelle, avec
un style naturaliste, individuel, organique, qui trouve son
inspiration dans la nature; c’est dans ce style qu’il réalisa ses
œuvres majeures. On lui doit le « Modernissmo », l’art
nouveau Catalan. Il puise son inspiration dans les montagnes, les
grottes, à la recherche de formes « anarchiquement
géométriques ». La voute de la Sagrada familia en est un
parfait exemple (photo de droite).

L‘artiste est plus ou moins tombé dans l’oubli au
début du siècle dernier car il n’a jamais créé d’école, ne s’est
pas consacré à l’enseignement et n’a pratiquement laissé aucun
écrit.

Bon, je n’ai pas la compétence nécessaire pour faire un cours d’architecture alors, si vos pas vous mènent un jour vers Barcelone, prenez le temps de flâner dans les rues, les parcs, vous découvrirez avec ravissement l’oeuvre de ce grand bonhomme, aujourd’hui salué par tous. Et, merci pour la carte postale.

En attendant que la tisane fasse son effet, acceptez mes remerciements pour avoir consacré un peu de votre temps à ce blog d’humeur et d’humour. Portez vous bien et à demain peut-être.


ANARCHIST MOUNTAIN.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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ANARCHIST MOUNTAIN.

Qui a dit que l’anarchisme ne laissait derrière lui que poudres et cendres… Voici une anecdote des plus amusantes.

Le 6 juin 1922, la montagne qui domine la ville d’Osoyoos en Colombie-Britannique (Canada), prend officiellement le nom « d’Anarchist Mountain« .

Cette appellation est due à un colon d’origine irlandaise du nom de Richard G. Sidley qui est venu s’installer dans la région vers 1889. Receveur du premier bureau de Poste en 1895, il deviendra ensuite juge de paix puis douanier. Mais les opinions politiques qu’il exprime lui vaudront d’être qualifié d’anarchiste et d’être relevé de ses fonctions.
Le plateau (qui culmine à 1491 mètres – Photo -) où il résidait sera alors désigné comme « La montagne de l’anarchiste » appellation qui deviendra ensuite officielle.

Et pour que cela soit complet, voici le logo officiel des pompiers du comté.

C‘est pas beautiful ça mes body boys, c’est pas fantastique ? On croit rêver… Mais bon, on va pas en faire une montagne non plus.



Et puisque nous sommes aux Amériques, restons-y. L’homme du jour s’appelle STAN GETZ, décédé un 6 juin en 1991 à Malibu en Californie.

Sans doute le plus grand saxophoniste blanc ayant jamais existé. A tel point qu’on le surnommait « the sound ».


Il a débuté comme saxo ténor dans les orchestres de Philadelphie dès l’age de 15 ans avant de jouer avec Benny Goodman et Herbie Fields.

Dans les années cinquante il se produit beaucoup en Europe à la tête d’un petit groupe. C’est au cours de la décennie suivante qu’il va intégrer la Bossa dans son jeu et collaborer avec de nombreux artistes Brésiliens comme Joao Gilberto et Vinicius de Moraès. C’est à eux que l’on doit notamment cette célèbre interprétation de « A garota de Ipanema » mais, je vous en ai déjà parlé (billet du 02 février). En fin de billet, une petite vidéo pour vous faire goûter le velouté de ce saxophoniste hors du commun.


Le 6 juin c’est bien sûr la commémoration du jour « J » et le début de l’opération « Overlord » et c’est donc, le débarquement de milliers d’américains sur le sol de la vieille Europe avec dans leurs besaces le business, le chewing-gum et surtout…Le Jazz ! Beaucoup ont gardé le chewing-gum, d’autres ont choisi le business, moi, j’ai opté pour le Jazz.

Allez, voilà pour ce dimanche quasi ensoleillé; la semaine qui vient sera marquée par le début du Mondial de fouteballe et, les pronostics sont ouverts. Je dois vous avouer que cet événement me mobilise tout autant que le tour de France, Rolland Garros ou le Mondial de Boulou Pok à Guerlesquin; comme disait un ancien Président à nous qu’on avait: « Ca m’en touche une sans faire bouger l’autre. » Portez vous bien et à demain peut-être.

QUAND IL EST NE LE POETE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la poésie et du Télégramme de Brest réunis, bonjour ! J’avoue avoir depuis fort longtemps, une tendresse particulière pour Garcia Lorca et je saisis l’occasion de l’anniversaire de sa naissance pour en dire un mot.



Célèbre poète et écrivain de théâtre, Federico Garcia Lorca est né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros, près de Grenade.  Jeune homme, il fit ses études en philosophie,  en littérature et en droit à l’Université de Grenade.   Surtout reconnu pour son talent d’écrivain, Lorca était aussi un peintre et musicien accompli.  Ses oeuvres musicales puisent de la musique et du folklore gitans, plus particulièrement du flamenco, musique populaire de son Andalousie natale.

Il y a un petit texte intitulé « Memento » et que j’ai retrouvé dans « Poème du chant profond » (paru en 1946) qui attendait sur une étagère de ma bibliothèque que l’on veuille bien le dépoussièrer; je soupçonne Xavier Grall de s’en être inspiré…

D’abord Garcia Lorca:

Quand je mourrai,

enterrez moi avec ma guitare

sous le sable

Quand je mourrai parmi les orangers

et la menthe…


Et maintenant Xavier Grall:

Quand je mourrai enterrez moi à Ouessant

avec mes épagneuls et mes goélands

Quand je mourrai

mettez moi en ce jardin de gravier…

De toutes les façons…Deux grands poètes.


La relation tumultueuse et passionnée qu’il avait avec le peintre DALI s’acheva quand ce dernier rencontra sa future femme. Garcia Lorca en ressenti une immense douleur et plongea dans la dépression. Il s’était persuadé que le film « Le chien Andalou » réalisé par Bunuel et Dali était une flèche qui lui était destinée. Il s’éloigna un temps de sa chère Espagne et ne revint qu’à la chute du dictateur Primo de Rivera pour l’avènement de la République.

Les madrilènes lui ont réservé un bel endroit sous les frondaisons de la place Santa ana.

L‘influence du folklore Gitan transparaît dans ses pièces de théâtre Bodas de Sangre (les noces de sang), Yerma, Las Casa de Bernarda Alba où Lorca réussit subtilement à capter l’essence de l’âme divisée du peuple espagnol de l’époque.  Ses livres sont lus dans tous les pays de langue espagnole et ont connu un immense succès en Argentine, Uruguay et à Cuba.  Les principaux thèmes traités dans ses oeuvres sont l’amour, la fierté, la passion ainsi que la mort violente, qui ont beaucoup marqué la vie de Lorca.

À la veille de la guerre civile espagnole en 1936, Lorca fut arrêté par des membres de la Falange du parti fasciste, partisans du général Franco. Deux jours plus tard, le 19 août, il fut fusillé par un peloton d’exécution.   Par une nuit sans lune, son corps fut jeté dans une tombe sans nom. Le poète est pareil au prince des nuées, ses ailes de géants l’empêchent de marcher… Baudelaire avait compris que le souffle de la poésie était incompatible avec l’odeur de sang de tous les totalitarismes.

 

Hopala, Chapalain ! Attention à ne pas te prendre au sérieux…Ici c’est un blog, juste un petit blog, histoire de se faire plaisir et de se souvenir que dans la vie il n’y a pas que le CAC 40, et les amours de Carla…

Allez,merci de votre visite, si vous repassez par « les cénobites tranquilles », venez avec un ami, portez vous bien et à demain peut-être.