Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Lissagaray

    Lissagaray

  • Image de l'artiste Jacques DOUAI

    Jacques DOUAI

  • Image de l'artiste Benny Goodman

    Benny Goodman

  • Image de l'artiste Sunnyland Slim

    Sunnyland Slim

  • Image de l'artiste Léda Rafanelli

    Léda Rafanelli

En février 1805, naissance d’Auguste BLANQUI, à Puget-Théniers (Alpes Maritimes).L’auteur du fameux « Ni Dieu, Ni maître » n’était pas anarchiste (bien qu’il fut pour la révolution sociale), et encore moins marxiste (bien qu’il ne dédaigna pas un certain autoritarisme).Cet extraordinaire révolutionnaire occupe une place unique dans l’histoire du 19e siècle. J’avoue que sur cette représentation, il a pas l’air commode.Désirant ardemment l’instauration d’une république égalitaire et sociale, il devint un stratège de la prise de pouvoir et de l’insurrection. Organisateur de sociétés secrètes conspirant pour la chute des gouvernements, il sera de toutes les luttes, et de tous les combats : 1832, 1839 etc. Et s’il n’était pas là lors de la Commune de 1871, c’est bien contre son gré : il était une fois de plus incarcéré… « L’enfermé » passa 33 ans de sa vie (sur 76 ans) dans près de 30 prisons. Il vécut trois révolutions et cinq systèmes politiques différents.Orateur de talent, il faisait trembler les possédants, mettant à nu toutes leurs ignominies. Il sera à l’origine d’une école de pensée le « blanquisme », sorte de communisme social hérité de celui de Babeuf, qui se fondra après sa mort le 1er janvier 1881, dans les différentes écoles du socialisme.Ses funérailles le 5 janvier 1881 seront suivies par une foule immense.Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont : « L’éternité par les astres » (1872), « Instructions pour une prise d’armes », « Critique sociale », etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

L’IF, SYMBOLE DE LONGEVITE.

Le 6 février correspond au 18ème jour de Pluviôse qui était le jour associé à l’If. Le mot if remonte à un mot gaulois ivos ou , d’un étymon celtique qui donne aussi ivin en breton, ywen en gallois, éo en irlandais. Une racine semblable existe en germanique, iwaz, qui a donné iw en vieil anglais (yew en anglais moderne) et Iwa en vieil haut allemand (Eibe en allemand moderne), dont semble dériver le prénom Yves et donc, Ivan, Ewan, Erwan, (tout ce détour pour parler de lui…Quel égo !). Voici une photo de l’if multi centenaire de Pommerit le vicomte, petite commune proche de Guingamp.

Lif est le symbole de vie et de mort. Les anciens Celtes et une partie des Germains l’associaient plus particulièrement à la mort. Jules CESAR rapporte dans « La guerre des Gaules »]que le chef Eburon Catuvolcos se donna la mort en ingérant de l’if. Sa longévité (il peut dépasser 2000 ans) et son caractère sempervirens (imputrescible) dans des régions tempérées où les conifères étaient rares, peuvent expliquer pourquoi cet arbre est lié à l’immortalité. Mais comme disait le poète: « l’éternité c’est long…Surtout vers la fin ! »



L’HOMME DU MOIS EST AUGUSTE BLANQUI.

En février 1805, naissance d’Auguste BLANQUI, à Puget-Théniers (Alpes Maritimes).
L’auteur du fameux « 
Ni Dieu, Ni maître » n’était pas anarchiste (bien qu’il fut pour la révolution sociale), et encore moins marxiste (bien qu’il ne dédaigna pas un certain autoritarisme).
Cet extraordinaire révolutionnaire occupe une place unique dans l’histoire du 19e siècle. J’avoue que sur cette représentation, il a pas l’air commode.
Désirant ardemment l’instauration d’une république égalitaire et sociale, il devint un stratège de la prise de pouvoir et de l’insurrection. Organisateur de sociétés secrètes conspirant pour la chute des gouvernements, il sera de toutes les luttes, et de tous les combats : 1832, 1839 etc. Et s’il n’était pas là lors de la Commune de 1871, c’est bien contre son gré : il était une fois de plus incarcéré… « L’enfermé » passa 33 ans de sa vie (sur 76 ans) dans près de 30 prisons. Il vécut trois révolutions et cinq systèmes politiques différents.
Orateur de talent, il faisait trembler les possédants, mettant à nu toutes leurs ignominies. Il sera à l’origine d’une école de pensée le « blanquisme », sorte de communisme social hérité de celui de Babeuf, qui se fondra après sa mort le 1er janvier 1881, dans les différentes écoles du socialisme.
Ses funérailles le 5 janvier 1881 seront suivies par une foule immense.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont : « L’éternité par les astres » (1872), « Instructions pour une prise d’armes », « Critique sociale », etc.

Bon, c’est pas tout, il faut que j’aille faire le tour de l’ermitage car cette nuit on a eu un coup de tabac à décorner les boeufs. En tous cas, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

N° 148

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

WILLIAM BURROUGHS.

Si je vous dis; Kerouac, Ginsberg, beat génération, vous pensez bien sur à William Seward Burroughs.

Préférant les aléas de l’errance à la vie bourgeoise qui lui est destinée, il choisit de partager la destinée des drogués et des marginaux. Des années 1940 aux années 1960, il vit le plus souvent dans les bas-fonds de New York, de Mexico, de Tanger, de Londres et de Paris, exerçant pour survivre tous les métiers possibles: employé d’une agence de publicité, détective privé spécialisé dans les affaires de divorce, destructeur de parasites à Chicago.

Refusé par tous les éditeurs américains, son second roman, Le Festin Nu, sera publié à Paris en 1959 (grâce à l’entregent de J. Kerouac), traduit par Éric Kahane à qui l’on doit la traduction du « Lolita » de Nabokov.. Le procès pour « obscénité » qui accompagne sa publication quatre ans plus tard aux États-Unis contribuera paradoxalement à parfaire sa notoriété d’écrivain et à l’imposer comme l’une des figures majeures de la littérature contemporaine. La cour suprême finira par reconnaître sa valeur littéraire et le caractère non obscène du texte. (Cette décision va ouvrir la voie à de nombreuses autres publications, notamment celles de Henry Miller). On lui doit notamment la technique du cut-up qui consiste à créer un texte à partir de fragments déjà existants.

En 1944 le poète Allen GINSBERG lui présente l’écrivain Jack KEROUAC Ils resteront intimement liés, créant ensemble un mouvement artistique basé sur le refus de l’American Way of Life des sixties, la fameuse BEAT GENERATION, contre-culture qui influencera le mouvement hippies des sixties et jusqu’aux punks des années 70. 

Il épouse Joan Vollmer ADAMS en 1946. En 1953, un soir de beuverie à Mexico, [où il a émigré pour fuir ses ennuis avec la police New-new-yorkaise] tel Guillaume TELL, il vise le verre que sa femme tient sur la tête, le rate mais pas elle et la tue accidentellement. (sur la photo ici, avec Kerouac)

« Le Festin nu » a été adapté au cinéma par David CRONENBERG en 1992. Bon d’accord, c’est pas la bibliothèque rose, tout ce petit monde sent un peu le soufre, mais Burroughs reste à mes yeux un auteur « majuscule » du XXe siècle. Il apparaît également dans le film « Drugstore cowboys » de Gus Van Sant dont j’insère un petit bout de vidéo.

Bon, voila, ça c’est fait et à classer dans la catégorie littérature. A ce propos, je n’ai toujours pas résolu cette histoire de classement et de catégorisation. Cela me semble pourtant à portée du blogueur moyen. Aujourd’hui je fais court car je dois profiter des rares éclaircies pour avancer dans mon jardinage.

Allez, encore merci de consacrer un peu de votre temps à visiter « les Cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.


 

JACQUES PREVERT.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

 

JACQUES PREVERT.

Ni dieu ni maître. Mieux d’être.

Rêve + évolution = Révolution.


Le grand, l’hénaurme, le gigantissime, Jacques PREVERT est né le 4 février 1900 à Neuilly. Poète, surréaliste, scénariste et dialoguiste de talent. Il fut avant tout un libertaire qui s’en prit à toutes les valeurs de la société bourgeoise, pourfendant, dans ses textes, le militarisme, le cléricalisme, et la morale hypocrite, mais glorifiant l’esprit de révolte et le culte de la liberté. En 1916, employé dans un grand magasin, il en sera « remercié » pour indiscipline. Il participe ensuite au mouvement surréaliste mais refuse d’adhérer au Parti Communiste et se moquera d’André Breton dans le texte « Mort d’un monsieur ». En 1931, il publie le poème corrosif « Tentative de description d’un dîner de tête à Paris-France ». Membre du groupe Octobre (théâtre ouvrier) il écrit « la bataille de Fontenay », qui sera joué à Moscou. Il est l’auteur de nombreux scénarios pour le cinéma : « L’affaire est dans le sac », « Les enfants du Paradis », (considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du cinéma), etc. En 1946, « Paroles » recueil de poèmes est publié, et rencontre un énorme succès, puis « Histoires », consacrent le poète anticonformiste, qui touche les gens par sa simplicité, et la tragi-comédie de ses textes tendres et virulents.

Voici ce qu’en disait Maurice JOYEUX (billet du 29 janvier) à sa mort:

« Prévert qui fut la tendresse, mais une tendresse lucide, nous a quittés !
La critique, y compris celle qui faisait la moue devant son œuvre a beaucoup parlé de lui.
Prévert était un poète libertaire au sens large du mot, son influence sur la génération de l’immédiat après-guerre fut considérable. C’est son souffle qui en partie poussa la jeunesse universitaire sur les barricades du Boulevard St Michel.
L’histoire, cette vieille catin qui une fois qu’ils sont morts aime les poètes qui refusent de marcher dans les clous , poussera Jacques Prévert vers ces sentiers verdoyants que cet ancêtre des écologistes aimait tant.
»

Pour ma part, j’ai fait partie de ces ados qui se baladaient avec « Paroles » en collection poche dans la besace, souvent accompagné d’un opus de Mallarmé ou d’Appolinaire. Un de ces courts textes préfèrés est celui-ci:

« Notre père qui êtes aux cieux, restez y ! Et nous, nous resterons sur terre qui est parfois si jolie. »

Derniere minute qui n’a rien à voir.

Vous vous souvenez du sieur Proglio, EDF-VEOLIA. Et bien c’était promis juré, il ne toucherait pas de double salaire. Seulement voilà, puisqu’il n’est plus désormais salarié mais retraité de Véolia…Il va percevoir une « pension » de 1 million d’euros par an ! Ça vous la coupe hein ! Résultat des courses, il aura donc bien un revenu de 2 millions d’euros par an. Soit, à la louche, 150 fois le Salaire minimum. Ça vous la recoupe non ?

Exercice de style.

Oh, je sais bien ce que vous pensez, lecteurs assidus et néanmoins sans complaisance. La critique est aisée mais l’art est difficile ! A force de vilipender sans vergogne les curés, les patrons, les flics, le CAC 40, les militaires, la critique risque fort de se transformer en criticature. Il faut savoir jusqu’où ne pas aller trop loin. Comme le disait LAO TSEU dans son infinie sagesse: « Si tu marches trop loin à l’Est…C’est l’Ouest ! ». Rien que sur cette dernière citation, le philosophe du dimanche pourrait en faire dix pages. A l’instar des Bouvard et Pécuchet se targuant de savoir un peu de tout sur pas grand chose, je suis de ceux qui ne savent rien sur le grand tout… Aussi, chaque petit billet que je me plais à vous poster, réclame une longue et douloureuse préparation, d’infinies recherches dans les méandres d’internet au risque de se perdre tel Icare sans son fil d’Ariane dans le labyrinthe que ce psychopathe de Dédale avait si brillamment conçu. Vous me voyez ci, errer de page en page, de site en site, à la recherche du diamant vert qui viendra le lendemain orner les colonnes des « Cénobites tranquilles ». Pour votre bon plaisir, oui monsieur, oui madame, je poursuis inlassablement ma quête du Graal. Lancelot de l’entrelacs, Perceval sans retour, Gauvin nouveau, chaque jour me voit à la tache pour alimenter la chronique. Las, la retraite n’est plus ce qu’elle était, levé à matines, couché à complies, l’ermitage de Keramoal ressemble de plus en plus à celui des trappistes, sans la bière éponyme (j’avais envie de le placer celui la).

Allez, poursuivez en paix votre visite de ce blog quotidien et néanmoins journalier, ite, missa est ! Portez vous bien et à demain peut-être.

«La voix la plus vigoureuse d’Amérique Latine»

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Mercedes Sosa,
la voix de l’Argentine

Oui, bon, d’accord, il fait un temps à donner raison à Jacques Brel, « avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu« ; alors, Si le doute vous assaille, si la mélancolie vous titille, si le spleen vous étreint, et si l’envie de faire votre trou dans l’eau se manifeste, écoutez Mercédes SOSA avant de vous décider. La chanson porte le nom de Balderrama qui est un cours d’eau du Nord Ouest de l’Argentine dans la province de Tucuman d’ou elle est issue.

La chanteuse argentine Mercedes Sosa, l’une des voix les plus célèbres et engagées de l’Amérique latine, est décédée à l’âge de 74 ans au mois d’octobre de l’année dernière, à Buenos Aires au terme d’une longue maladie. «C’était la voix de ceux qui n’avaient pas de voix à l’époque de la dictature (1976-1983)», a déclaré le musicien Victor Heredia, l’un de ses amis et le compositeur de plusieurs de ses chansons. «Elle a porté sa préoccupation pour les droits de l’Homme dans le monde entier», a-t-il estimé.

«La voix la plus vigoureuse d’Amérique Latine»

Mercedes Sosa était le symbole d’un mouvement de renouveau de la musique folklorique, socialement engagé, qui comptait entre autres figures de proue le chanteur argentin Altahualpa Yupanqui, mort à Paris en 1992. Récemment, l’ex- présidente chilienne Michelle Bachelet avait déclaré à propos de la chanteuse : «c’est la voix la plus vigoureuse d’Amérique Latine».

Surnommée «La Negra» en raison de son épaisse chevelure noire, elle a partagé la scène avec des artistes internationaux tels que Luciano Pavarotti, Sting, Joan Baez, Andrea Bocelli, Chico Buarque, Gal Costa ou encore Shakira.

Elle s’est produite dans des lieux prestigieux tels que la Chapelle sixtine au Vatican (1994), le Carnegie Hall de New York (2002) ou encore au Colisée de Rome (2002), lors d’un concert pour la paix, auquel participa notamment Ray Charles. Elle est née le 9 juillet 1935 à Tucuman, dans une famille d’origine indienne vivant dans un quartier modeste et bercée par la culture populaire.

Mais vient bientôt le temps de l’exil pour cette militante. En 1979, elle est arrêtée lors d’un concert à La Plata. Mercedes Sosa n’a plus le droit de chanter et préfère s’installer à Paris puis à Madrid. Elle ne retournera en Argentine qu’en 1982, pour une série de concerts à Buenos Aires.

 

LA GOINFRERIE…

Didier Lombard, vous savez le monsieur qui n’était pas plus ému que ça par le nombre impressionnant de suicides de salariés dans sa boite et qui doit céder sa place de directeur général de France Télécom le 1er mars à Stéphane Richard tout en restant président de l’entreprise, pourrait continuer à toucher malgré tout le même salaire, selon des informations rapportées mardi 2 février par Rue89. Comme l’explique le site, le passage de relais doit encore être officiellement approuvé par le conseil d’administration du 24 février. Didier Lombard devrait donc continuer à toucher le même salaire qu’en 2008, soit un peu plus de 1,65 million d’euros.

Dans une interview accordée lundi 1er février au Figaro, Didier Lombard expliquait qu’« en tant que président de France Télécom jusqu’à juin 2011 (…) je m’attacherai à faire fonctionner le conseil d’administration et me focaliserai sur les grandes orientations » . Un ambassadeur du groupe, rémunéré 1,65 million d’euros par an. Le site rappelle que M. Lombard est également administrateur de Thomson (pour lequel il touche 33 000 euros par an), administrateur de Thales (29 000 euros par an), membre du conseil de surveillance de STMicroelectronics (98 000 euros par an) et membre du conseil de surveillance de Radiall (7 000 euros par an). Soit un total de 1,7 million d’euros par an !!! Au fait, vous allez voter bientôt ?

Allez, vous laissez pas abattre, continuez à rendre visite au « Cénobites tranquilles », déja près de 150 billets postés, portez vous bien et à demain peut-être.

AR GWIR ENEP AR BED…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

1er FEVRIER -IMBOLC.

Imbolc est une fête religieuse celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles.

Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité.

« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis »

Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de la tradition Celtique et plus particulièrement druidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu’est la Sainte Brigitte (elle même se substituant à la Brigit pré chrétienne) suivie de la chandeleur. L’église Catholique, apostolique et Romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. Photo de G. Le SCOUEZEC, 5é grand druide du Gorsedd de Bretagne. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.


AU FIL DES ONDES.

Hier j’évoquais la chronique de Zemmour sur RTL. Il y a plus d’un demi siècle, le 1er février 1954, sur ces mêmes ondes, l’abbé pierre lançait un appel pathétique. Ça avait quand même une autre gueule non ?

Henri Grouès, plus connu sous le nom de l’abbé Pierre lance un cri d’alarme contre la misère, sur radio Luxembourg. Cet appel à l’insurrection de bonté » intervient juste après le décès d’une femme morte de froid dans la rue. Cette année-là, l’hiver est particulièrement rigoureux et s’apprête à faire d’autres victimes. Le fondateur d’Emmaüs incite tous les Français à recueillir les sans-logis chez eux, à donner des couvertures, de la nourriture et du temps afin de sauver la vie de dizaine de milliers de personnes. L’appel est entendu et la France assiste à l’un des plus grands élans de générosité de son histoire. Le mouvement aboutira au vote d’une loi interdisant l’expulsion des locataires en hiver. Quant à Emmaüs, l’association prendra de plus en plus d’ampleur et s’étendra sur le monde entier.

Allez, couvrez vous, ne sortez pas trop tôt, ça gèle à pierre fendre. Merci encore de votre visite, surtout portez vous bien et à demain peut-être.

A VOS ZEMMOUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé


Z comme Zemmour sur RTL (26/01/10)

Éric ZEMMOUR: du Pétainisme réchauffé.

Cela faisait déjà un moment que ça me démangeait, je voulais rajouter ce type à mon tableau de chasse. Lundi dernier, sa chronique sur RTL, fut, comme le disait Pierre DAC, la goutte d’eau qui a mis le feu aux poudres ou, si vous préférez, l’étincelle qui fait déborder le vase. Il déversait déjà sa bile nauséabonde au cours de l’émission de RUQUIER et là, c’est sur RTL qu’il vient de vomir une chronique à l’encontre des juges qui ont décidé de remettre en liberté les réfugiés Kurdes qui ont abordés nos côtes via la Corse. D’ailleurs, Éric Zemmour n’emploie jamais le terme de réfugiés, il lui préfère celui de clandestins. Les juges « rouges » qui commettent ces actes antipatriotiques, suivez son regard et vous trouverez le syndicat de la magistrature, ne méritent à ses yeux que mépris. Les magistrats en question et notamment, l’Union des Syndicats de Magistrats, plus gros syndicat de la profession, ont écrit au garde des sceaux pour lui demander de réagir à de tels propos. En attendant la réponse de MAM, ce sont les ténors de l’extrême droite, de Martine Le Pen à Soral, qui ont accourus pour sauver le soldat Zemmour. Ici se pose l’ éternelle question de la liberté d’expression. Zemmour éructe tous les matins sur RTL ses prises de positions réactionnaires contre les juges, les enseignants, les fonctionnaires, en se faisant passer pour le monsieur propre du PAF; d’ailleurs, non sans malice, sa chronique s’intitule: « Z comme Zemmour ». Ce triste sire va jusqu’à accuser les juges d’être les complices objectifs des maffieux qui organisent le trafic d’êtres humains. Au nom de la liberté d’expression, doit-on continuer à autoriser ce monsieur à déverser sa bile ? Apparemment oui puisque le seul juge en l’occurrence s’appelle audimat. Tout cela pourrait paraître anodin si cette diarrhée médiatique ne venait pas en rajouter à l’atmosphère putride qui gagne chaque jour un peu plus de terrain. Après les bavures de Hortefeux, les impasses de Besson, les dérapages de Frêche, il émane de ce pays une odeur de latrine des plus désagréables. Fin de l’envoi !

Bon, ben ça va mieux. Allez savoir pourquoi, je n’aime pas garder par devers moi mes envies de gueuler. Ca développe l’acrimonie, c’est mauvais pour le foie, et en plus, ça mange pas de pain comme on dit.

Ce matin, c’est frisquet et Cie, moins zéro sous abri ! Je crains un peu pour mes coupes récentes car, ça gèle dur d’autant qu’il a neigé cette nuit. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

L’HOMME DU JOUR.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

JE N’INVENTE RIEN…

C‘est dans « Le télégramme de Brest » du 27 janvier. Plus de 200 Russes orthodoxes ont été grièvement intoxiqués par de l’eau bénite lors de la fête de l’épiphanie, à Irkoutsk (Sibérie). Beaucoup de croyants font, à cette occasion, de larges provisions d’eau bénite, lui attribuant des vertus thérapeutiques. L’enquête a permis d’établir que l’infection avait été propagée par de l’eau prise par les habitants dans une source souterraine située sous une église. Pour ma part, celle que je préfère est Belge et à un bon goût de malt. Les voies du seigneur sont impénétrables…

L’HOMME DU JOUR.

Comment ne pas évoquer ce 29 janvier 1910 et la naissance de Maurice JOYEUX, à Paris. 100 ans déjà, on a l’impression que cela fait un siècle ! (hilarant non ?)
Figure marquante de l’anarchisme français, on le voyait rarement sans qu’il ait à la bouche, une remarque cinglante et/ou une de ses célèbres pipes.
Il milite très jeune et s’engage au Comité des Chômeurs dont il deviendra le secrétaire. Il raconte leurs premières actions dans le livre « Consulat Polonais ». L’attaque de ce Consulat lui vaut 1 an de prison. En 1936, il participe aux occupations d’usines et anime le Front Révolutionnaire. 1938 : encore six mois de prison pour violences. Réfractaire à la guerre, il est arrêté en 1940 et condamné à 5 ans de prison. Incarcéré à Montluc, il s’évade après avoir fomenté une mutinerie (sujet du livre « Mutinerie à Montluc, édité en 1971), mais il sera repris et finalement libéré en 1944.
Dès la libération, il s’emploie à la reconstruction de la Fédération Anarchiste et à l’édition du « Libertaire ». Il milite aussi activement dans le syndicat (CGT-FO) et ouvre une librairie à Paris « Le Château des brouillards » (dans une petite rue du vieux Montmartre). En décembre1953, c’est la scission. Mais Maurice joyeux reconstruit la F.A autour du nouveau journal « Le Monde Libertaire » et de sa librairie qui verront le regain des idées libertaires, suscité par mai 68. Le nom du journal avait changé pour des nécessités administratives mais chacun avait reconnu le vieux journal de Sébastien FAURE et Louise MICHEL dont je vous ai déjà entretenu.
Avec sa compagne, Suzy CHEVET, et le « Groupe Louise Michel », il crée « La Rue », revue d’expression culturelle libertaire.
En 1981, il est le premier invité de Radio Libertaire (radio libre de la F.A, à Paris).
Il meurt le 9 décembre 1991. Il nous laisse, outre divers ouvrages théoriques, deux livres de souvenirs « Sous les plis du drapeau noir », et « Souvenirs d’un anarchiste ».

Ce matin le baromêtre a fait une chute vertigineuse: Pluie, vent, on est repassé sous un flux de nord ouest comme ils disent à la télé. C’est rapé pour le jardinage. Ma fiancée s’est éclipsé pour aller écouter CHOPIN aux folles journées de Nantes. Moi ça serait plutôt une chopine aux folles soirées de Brest ! Chacun son truc. Allez merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Militant et propagandiste anarchiste français.Il est né le 29 mai 1869 à Palaiseau (région parisienne) et mort un 28 janvier. Animateur, en 1886, avec Joseph Tortelier (billet du 1er décembre 09) et d’autres, de la « Ligue des Antipatriotes », qui avait pour but de lutter contre le militarisme, la guerre qui en découle et son corollaire, le patriotisme. D’abord mécanicien, il sera ensuite gérant de magasin à Yvetot. Lorsque la guerre éclate, fidèle à ses convictions antimilitaristes et pacifistes, il soutient la position de Sébastien Faure (billet du 06 janvier). En 1916, en sursis de mobilisation il travaille à la fabrication de moteurs d’aéroplanes à Billancourt. Après la guerre il tente, en 1919, de créer une bibliothèque mobile et gratuite. Il prend part à l’administration du « Libertaire » et de la « Librairie sociale » qui en dépendait. En 1922, il est trésorier du « Comité de Défenses Sociale ». Il va dès lors faire oeuvre de propagandiste et de vulgarisateur des idées libertaire avec la publication de la « Brochure Mensuelle ». Il sera ensuite, en 1934 et 1935, le gérant du journal « La Conquête du pain ».Il meurt ce 28 janvier 1938 et sera incinéré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. (la photo est celle de sa revue « la brochure mensuelle)

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

Mieux vaut prévenir que guérir… Vous le savez, le SIDA continue son oeuvre de mort sur la planète et l’Afrique est particulièrement touchée. L’association AIDES qui fait un travail de prévention tout à fait remarquable, a commandé un spot que, pour ma part, je trouve géniallissime. Le voici livré à votre jugement.

L’homme du jour s’appelle Emile BIDAULT.

Militant et propagandiste anarchiste français.
Il est né le 29 mai 1869 à Palaiseau (région parisienne) et mort un 28 janvier. Animateur, en 1886, avec Joseph Tortelier (billet du 1er décembre 09) et d’autres, de la « Ligue des Antipatriotes », qui avait pour but de lutter contre le militarisme, la guerre qui en découle et son corollaire, le patriotisme. D’abord mécanicien, il sera ensuite gérant de magasin à Yvetot. Lorsque la guerre éclate, fidèle à ses convictions antimilitaristes et pacifistes, il soutient la position de
Sébastien Faure (billet du 06 janvier). En 1916, en sursis de mobilisation il travaille à la fabrication de moteurs d’aéroplanes à Billancourt. Après la guerre il tente, en 1919, de créer une bibliothèque mobile et gratuite. Il prend part à l’administration du « Libertaire » et de la « Librairie sociale » qui en dépendait. En 1922, il est trésorier du « Comité de Défenses Sociale ». Il va dès lors faire oeuvre de propagandiste et de vulgarisateur des idées libertaire avec la publication de la « Brochure Mensuelle ». Il sera ensuite, en 1934 et 1935, le gérant du journal « La Conquête du pain ».
Il meurt ce 28 janvier 1938 et sera incinéré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. (la photo est celle de sa revue « la brochure mensuelle)

Au cours de mes modestes recherches pour alimenter ma galerie de portraits, je suis tombé sur cette définition et je ne résiste pas au plaisir de vous la soumettre quelques semaines avant des élections régionales: « Parlement: Mot étrange constitué à partir de deux verbes, parler et mentir… » A bon entendeur…

Allez, merci encore de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

REMEMBER MAHALIA JACKSON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Petite page en souvenir d’une des plus grandes sinon la plus grande de toutes les chanteuses de Gospel disparue un 27 janvier de l’année 1972. Ca fera plaisir à Paul et Daniele qui adorent ce style de musique (je crois). J’ai choisi de vous faire écouter « Trouble off the world », c’est d’actualité. La vidéo est tirée d’un film où Mahalia Jackson apparaît à la fin; il s’agit de « Mirage de la vie » de Dougla Sirk en 1959.

En 1946 et 1947, celle que l’on surnomme couramment la « reine du Gospel » enregistre une série de titres (dont I’m Going to Tell God et Move On Up a Little Higher, disque vendu à plus d’un million d’exemplaires, et le fameux hymne baptiste Amazing Grace) qui la révèle au public américain. Elle chante par ailleurs Precious Lord, Take My Hand dans l’un des immenses stades de football de Washington devant un public enthousiaste.

Entre 1949 et 1952, elle interprète des grands succès comme Silent Night, Walking to Jerusalem et le plus populaire d’entre eux, In the Upper Room. Mahalia Jackson se produit par la suite au Carnegie Hall, célèbre salle de concert de New York. Grande vedette, gérant parfaitement sa carrière mais cédant parfois aux exigences commerciales des producteurs pour élargir son audience, Mahalia Jackson participe, malgré des problèmes cardiaques, aux rendez-vous européens tels que le festival d’Antibes-Juan-les-Pins en 1968 où elle se produit pendant plus de trois heures, habitée par une sensibilité et une ferveur inoubliables. Amie fidèle du pasteur Martin Luther King, elle se trouve à ses côtés pour la défense des droits civiques des Noirs et chante devant des milliers de personnes lors du service funèbre du leader assassiné.

Voila pour l’hommage du jour. Je ne traine pas trop sur la toile car j’ai encore plus de 80 mêtres linéaires d’hortensias à tailler. Les bourgeons sont déja au rendez vous, faut pas attendre. Avec prudence tout de même car, ce matin il y avait une jolie petite gelée. D’un autre côté, si j’attend qu’il arrête de pleuvoir, je risque fort de me retrouver au 15 août (en Bretagne il n’y a que deux saisons: Le 15 août et le reste de l’année) et là, pour le compte, il sera nettement trop tard. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Oui, bon, d’accord, je l’avoue, j’ai beaucoup hésité…Entre Star War et Starko. Finalement j’ai assisté à la grand’messe incantatoire d’un Président attentif aux difficultés d’un panel somme toute assez bien ficelé. Ca m’a rappelé une affiche de mai 68. Je reconnais que les gens de la com. avaient bien fait leur boulot. Pas de militants enthousiastes, pas de bling-bling ostentatoire, pas de partisans inconditionnels. Non, simplement des Français comme vous et moi, c’est à dire un jeune sans boulot, un retraité dans la mouise, une prodructrice de lait en plein marasme, un syndicaliste dépité, un contractuel désespéré, une caissière sous-payée, à vrai dire, il ne manquait que le raton laveur. Et en face, notre guide suprême qui continue selon la méthode Coué à psalmodier: « Chaque jour et dans tous les domaines, ça va de mieux en mieux. » Allez tiens, sans transition comme dit l’autre.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Oui, bon, d’accord, je l’avoue, j’ai beaucoup hésité…Entre Star War et Starko. Finalement j’ai assisté à la grand’messe incantatoire d’un Président attentif aux difficultés d’un panel somme toute assez bien ficelé. Ca m’a rappelé une affiche de mai 68. Je reconnais que les gens de la com. avaient bien fait leur boulot. Pas de militants enthousiastes, pas de bling-bling ostentatoire, pas de partisans inconditionnels. Non, simplement des Français comme vous et moi, c’est à dire un jeune sans boulot, un retraité dans la mouise, une prodructrice de lait en plein marasme, un syndicaliste dépité, un contractuel désespéré, une caissière sous-payée, à vrai dire, il ne manquait que le raton laveur. Et en face, notre guide suprême qui continue selon la méthode Coué à psalmodier: « Chaque jour et dans tous les domaines, ça va de mieux en mieux. » Allez tiens, sans transition comme dit l’autre.

7ème jour de pluviose.

D‘après Wikipédia, ce jour (26 janvier) était consacré à l’amadouvier… Si vous êtes comme moi, vous n’aviez jamais entendu parler de l’amadouvier et, bon an mal an, cela ne vous a pas franchement manqué. C’est pourtant un très joli champignon qui semble t-il, s’enflamme comme de l’amadou, ou bien comme un coeur, d’où son nom. Et bien on aura appris quelque chose aujourd’hui. Et maintenant, l’homme du jour.

Le 26 janvier 1817, naissance de Jean-Baptiste GODIN. Chacun connaît les fameux poêles du même nom mais peu l’histoire de cet inventeur social et humaniste.
Penseur socialiste utopique, Fourieriste, fondateur du Familistère de Guise. En 1840, il se lance dans la fabrication de poêles et fourneaux en fonte, remplaçant la tôle jusque-là utilisée. Le succès est au rendez-vous, il emploie alors quelques ouvriers.
Militant républicain, socialiste et anticlérical, influencé par les idées de phalanstères chères à Charles Fourier , il n’aura de cesse, le succès aidant, d’adapter et de mettre en pratique ces théories. En 1843 il adhère à « L’École Sociétaire » (phalanstérienne) et correspond avec Victor Considérant (voir mon billet du 26 décembre) . Ses idées étant suspectes aux autorités après le coup d’État de Bonaparte, il ouvre en 1854 une succursale à Laeken-les-Bruxelles (Belgique) pour se prémunir d’un possible exil. Après avoir acheté un terrain à Guise (dép. de l’Aisne) en 1846, il va, à partir de 1859, concrétiser son rêve de construction du « Palais social ». Vaste ensemble architectural qui prendra le nom de « Familistère » (Palais des Familles) voir la photo plus bas .
 

Il comptera jusqu’à 500 logements, et regroupera progressivement autour de l’usine: « nourricerie et pouponnat », économat, théâtre et écoles , buanderie . L’entreprise compte 900 employés en 1867.
En 1871, devenu Maire de la ville de Guise, il est élu député à l’Assemblée Nationale et expose ses idées dans l’ouvrage « Solutions Sociales » qui sera publié pendant la Commune de Paris. Après avoir créée la revue « Le Devoir » (en 1878), la Société du Familistère de Guise « Association coopérative du Capital et du Travail » voit le jour le 13 août 1880, elle durera jusqu’en 1968. En 1882, le Familistère ne suffisant plus pour loger les ouvriers de l’usine, des bâtiments annexes sont construits.
Jean-Baptiste Godin s’éteint le 15 janvier 1888. L’entreprise poursuivra l’aventure symbolisée par le succès des poêles Godin (avec 2500 employés en 1926) et maintiendra son statut coopératif jusqu’en 1968.
Aujourd’hui le Familistère (qui est classé monument historique) se visite, et un « Banquet de l’Utopie » y est organisé chaque 1er mai.

Voila, c’était la livraison du mardi. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.