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ALLO, LA POLICE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pharmacopée et du baeckeoffe réunis, bonjour. Nous sommes le jeudi 10 juin, c’est à dire le 22 de prairial qui est considéré comme le jour de la Camomille. Ce jour là, Fabre d’Eglantine devait être souffrant car, on ne dira jamais assez tous les bienfaits que nous sommes en droit d’attendre de cette plante de la famille des Astéracées.
Vous avez tous vu la fleur de Camomille même si souvent on prend cela pour des marguerites…Il s’agit en règle générale de la camomille romaine (Anthémis). Concernant l’usage cosmétique, l’hydrolat de camomille est adapté à tous types de peau,  il régénère, apaise, purifie et rééquilibre l’épiderme, et son usage est recommandé par exemple après une longue exposition au soleil ou au vent pour calmer la peau. L’hydrolat de camomille est également anti-inflammatoire. Très doux, il est préconisé pour apaiser des problèmes inflammatoires oculaires dues à une conjonctivite. Il prévient les allergies cutanées, c’est pourquoi il est utilisé pour le soin des peaux fragiles. Il convient particulièrement à celles des enfants grâce à sa douceur. L’hydrolat de camomille est encore indiqué pour traiter les lésions acnéiques, les plaques d’eczéma et le psoriasis et il possède des vertus cicatrisantes. L’hydrolat de camomille a enfin un effet digestif, car son pouvoir calmant est aussi efficace par voie orale. En d’autres termes, c’est bon pour tout ce qui est mauvais !

Allo la police…

Un qui aurait du user de camomille plus que de marlboro c’est Elie KAKOU qui nous a quitté prématurément un 10 juin de l’an de grâce 1999, et à qui l’on doit le personnage de Madame Sarfati. Oui je sais, l’humour juif Tunisien, on aime ou pas. Mais, y’a rien à faire, je préfère les juifs qui ont de l’humour à ceux qui arraisonnent les flottilles humanitaires. Je post tout de même une petite vidéo…Ca fait rire ma fiancée !

Tiens, à propos de police…

Une bonne et une mauvaise nouvelle: La bonne:Le premier flic de France, l’ami de trente ans du tsar Nicolas 1er, vient d’être condamné pour propos racistes. Un ministre condamné, ça fait chaud au coeur. La mauvaise: Il est toujours ministre.

Après la police, la justice…

Vous vous souvenez de l’affaire BOULIN ? Encore un ministre (de Giscard) mais lui on l’avait retrouvé dans une mare, prétendument suicidé…La famille était désireuse de faire ré-ouvrir l’enquête pour charges nouvelles. Oui mais voila, les scellés ont « disparus » et de ce fait, pas de réouverture de l’enquête. C’est fou le désordre qui règne dans les ministères.

Après le Boulin, la Boutin…

La petite dame s’est fait « embaucher » par le gouvernement pour une mission spéciale sur l’état du monde… Elle doit bien sûr, remettre un rapport à l’issue de sa mission ! En attendant, 9500 euros net mensuels et la voiture et le chauffeur et le secrétariat et les frais annexes et la retraite de députée et l’indemnité de conseillère Générale, soit à peu près 18 000 euros mensuels… Quand je vous disais que mes fourches en bois de micocoulier allaient bientôt reprendre du service.

Et la sécu…

Ah, la sécu. Après l’annonce d’un nouveau trou abyssal, notre Roselyne nationale a eu ce bon mot: » Nous allons prendre des mesures qui ne touchent à aucun moment au pouvoir d’achat des assurés ».Si ce n’est pas de la langue de bois ça, je veux bien me mettre à l’eau minérale.

Bon allez, en attendant je vais me faire couler un pur malt pendant que je laisse mijoter ma soupe de poisson. Il faut que je pense à transmettre la recette à Stéphanie. Depuis qu’elle a eu les honneurs de la presse féminine (un article dans ELLE) elle a relooké entièrement son blog culinaire, allez-y j’ter un oeil…ICI

Vous avez sans doute remarqué que le système de votation, comme disent nos amis Helvètes, a changé. Désormais le fameux « votez pour moi » se trouve au bas de la colonne de droite. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.



IL PLEUT SUR NANTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson Française et du pâté Hénaff réunis, bonjour.
Aujourd’hui, ayons une pensée émue et néanmoins joyeuse pour cette grande dame de la chanson. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à considérer qu’il s’agit de LA grande dame. Monique Andrée SERF est née un 9 juin de l’année 1930 et nous a laissé orphelin de son talent en novembre 1997.
Enfance difficile, appartenant à une famille juive, elle dût fuir et déménager sans cesse pendant l’occupation nazie pour échapper à l’attention toute particulière que leur prètait l’administration de Vichy. Ajoutez à cela un père abusif (incestueux) ce qui allait nous donner plus tard la chanson « Nantes » en vidéo ci dessus.
Il y a quelque temps de cela, ma fiancée et moi même visitions la belle ville de Gottingen, occasion de se remettre en mémoire cette autre magnifique chanson. Barbara a chanté et joué la comédie avec les plus grands, de Brel ) Brassens en passant par Depardieu et Béjart. Chaque fois, l’émotion était au rendez-vous. Les Nantais, toujours reconnaissants (si,si) ont donné son nom à une jolie allée dans le quartier St Joseph de porterie. Mais plutôt que de longues phrases, écoutons la chanter.


Bon, et à part ça…

L‘actualité est réjouissante non ? Notre secrétaire « des tas » aux sports se demande s’il est bien raisonnable de loger nos footeux dans un palace grand luxe. Attendons les résultats ! La belle Rama Yade prend une assurance sur l’avenir, si l’équipe de France va loin, tout cela deviendra billevesées; si elle est éliminée rapidement, elle aura beau jeu de rappeler son coup de gueule.

Tiens, ça c’est amusant: Au cours du recencement de la population, les Indonésiens ont découvert une citoyenne de 157 ans dans un petit village de l’ile de Sumatra. Pour statuer ils se sont fondé sur l’age de sa fille adoptive, 108 ans ! Etonnant non ? je ne sais pas comment ils vont résoudre la question de l’age de départ à la retraite.

Allez, voila pour aujourd’hui, à chaque jour suffit sa peine. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

JE T’AURAIS, FANTÔMAS, JE T’AURAIS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la poésie et du Kig ha farz réunis, bonjour. Nous sommes le mardi 8 juin c’est à dire le 20 de Prairial et, l’auriez vous deviné, c’est le jour de la fourche ! La fourche, comme chacun le sait, est un outil qui a les dents longues et qui est surtout utilisé pour empaler les zombies dans les films de genre.

Ceci étant, quelque part entre Nîmes et le Mont Aigoual, dominant la vallée de la Vidourle, il existe un magnifique village Cévenol qui a fait de la fourche son fond de commerce. En effet, c’est à SAUVE que l’on trouve le conservatoire de la fourche, attention, la vraie fourche à trois becs en bois de micocoulier.

Ici point question de fourche fantaisie made in Taïwan. La recette est tenue secrète depuis près de dix siècles. Mais si vous tenez absolument à faire l’acquisition de la véritable fourche de Sauvé, assurez vous qu’elle porte bien la fameuse « cravate » en écorce; c’est un label aussi solide que l’abeille de Laguiole.

Maintenant, j’entends bien vos réticences:

- Mais, Erwandekeramoal, que faire aujourd’hui d’une fourche à trois becs en bois de micocoulier?

- Et bien, si vous êtes patients, je vous donnerais bientôt une liste de banquiers, spéculateurs, ministres, escrocs, dont la tête pourrait bien fournir à vos fourches à trois becs en bois de micocoulier, l’occasion de reprendre du service…

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Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir…Quoique.


L‘homme du jour pour illustrer notre galerie de portraits est Robert DESNOS décédé un 8 juin  en 1945 dans un camp de concentration en Tchécoslovaquie quelques jours après sa libération par l’armée Rouge.

Il avait adhéré très tôt aux mouvements d’intellectuel santifascistes. Après la défaite de 40, il devient journaliste et rejoint rapidement la résistance.(Ici, une photo de Desnos en 1924.)

Avant la guerre il s’était rendu célèbre grâce à sa « complainte de Fantômas » pour le feuilleton du même nom, diffusé sur Radio Paris. Il est arrêté en 44 et déporté à Buchenwald.

C’est sans doute au cours de son service militaire au début des années 20 qu’il rencontre le monde surréaliste. Probablement est-ce au cours d’une permission que le troufion Desnos établit enfin le contact avec « ces compteurs d’étoiles », selon le mot de Victor Hugo. Tout se passe alors au Certa, un bar du passage de l’Opéra aujourd’hui disparu. S’y retrouvent Aragon, Breton, Radiguet (qui mourra en 1923), Tzara, Soupault, Cendrars, et quelques autres. Desnos monte dans la nacelle sans se faire prier, car il a déjà expérimenté à sa façon l’écriture automatique, forme d’expression aussi peu contrôlée que possible. En 1922, c’est certain, il a rejoint l’aventure Surréaliste.

Desnos s’installe alors dans l’atelier du peintre André Masson au 45 de la rue Blomet, à Montparnasse, près du Bal Nègre qu’il fréquente assidûment. Il s’initie à l’opium. C’est alors le temps des trois forteresses surréalistes : Breton, rue Fontaine, Aragon, Prévert, Queneau et André Thirion, rue du Château et cette rue Blomet où Desnos compte Joan Miró et le dramaturge Georges Neveux pour voisins.

Desnos s’éprend à la folie d’une chanteuse de music-hall qui le hantera toute sa vie, Yvonne George, elle est « la mystérieuse » qui règne sur ses poèmes. Elle va mourir de tuberculose en 1929, elle n’a que trente-trois ans.

Au début des années trente, Aragon et Breton vont se charger « d’exécuter » Desnos qui va rompre avec le mouvement surréaliste. Pour Desnos, il est temps de constater que Breton est dépassé, vieux, abêti et sent, effectivement, le cadavre. Avec Corps et Biens, qui parait en 1930, Desnos dresse le bilan d’une belle aventure qui s’achève. La rupture est douloureuse, Desnos se retrouve solitaire mais son chemin continue.

Il va entamer dès lors une carrière qui le conduira à faire beaucoup de radio mais aussi de la publicité. Mais surtout, il est un résistant actif qui a abandonné ses principes pacifistes.

Il est arrêté le 22 février 1944 et, bien qu’averti, il n’a pas fui pour protéger sa compagne Youri Foujita, malade et droguée.

Laissons à Paul Eluard le soin de l’oraison:

« Jusqu’à la mort, Desnos a lutté. Tout au long de ses poèmes l’idée de liberté court comme un feu terrible, le mot de liberté claque comme un drapeau parmi les images les plus neuves, les plus violentes aussi. La poésie de Desnos, c’est la poésie du courage. Il a toutes les audaces possibles de pensée et d’expression. Il va vers l’amour, vers la vie, vers la mort sans jamais douter. Il parle, il chante très haut, sans embarras. Il est le fils prodigue d’un peuple soumis à la prudence, à l’économie, à la patience, mais qui a quand même toujours étonné le monde par ses colères brusques, sa volonté d’affranchissement et ses envolées imprévues. »

Bon, c’est pas gai mais,j’aime à me souvenir que ces gens là ont existé avant nous et nous ont légué un héritage dont nous sommes responsable au yeux de nos enfants et des enfants de nos enfants…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


ARCHI TROP BIEN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la Libre pensée et du kouign amann réunis, bonjour ! Rejouissez
vous il ne r
este plus que 207 jours avant le réveillon…Nous somme
le 19 de Prairial et c’est le jour du tilleul alors si vos nuits sont
moins belles que vos jours, n’hésitez pas à abuser de la tisane.



Je
voulais profiter de ce 7 juin pour évoquer rapidement la mort
accidentelle (renversé par un tramway le 7 juin 1926) d’un des plus
grands architectes que le monde ait connu: Antoni Gaudi I Cornet plus
communément appe
lé GAUDI. Pour démontrer, s’il le fallait, que les colonnes des « cénobites tranquilles » ne s’ouvrent pas exclusivement aux mécréants, athées, libres penseurs et autres graines d’ananar…

Ce
Catalan, car il était Catalan avant d’être Espagnol, a laissé une
oeuvre monumentale qui a transformé à jamais l’art majeur de
l’architecture. Controversée peut-être mais géniale surement. Il
suffit de se promener dans les rues de Barcelone pour s’en
convaincre.

Depuis le dragon du parc Güell (ici à gauche), emblématique de son
oeuvre, jusqu’à la Sagrada Familia, on ne cesse d’être étonné,
surpris, bouleversé, par une telle générosité de l’artiste.

Après
s’être inspiré des plus grands comme Viollet-Le-duc, finalement, la
trajectoire de Gaudí aboutit à son étape la plus personnelle, avec
un style naturaliste, individuel, organique, qui trouve son
inspiration dans la nature; c’est dans ce style qu’il réalisa ses
œuvres majeures. On lui doit le « Modernissmo », l’art
nouveau Catalan. Il puise son inspiration dans les montagnes, les
grottes, à la recherche de formes « anarchiquement
géométriques ». La voute de la Sagrada familia en est un
parfait exemple (photo de droite).

L‘artiste est plus ou moins tombé dans l’oubli au
début du siècle dernier car il n’a jamais créé d’école, ne s’est
pas consacré à l’enseignement et n’a pratiquement laissé aucun
écrit.

Bon, je n’ai pas la compétence nécessaire pour faire un cours d’architecture alors, si vos pas vous mènent un jour vers Barcelone, prenez le temps de flâner dans les rues, les parcs, vous découvrirez avec ravissement l’oeuvre de ce grand bonhomme, aujourd’hui salué par tous. Et, merci pour la carte postale.

En attendant que la tisane fasse son effet, acceptez mes remerciements pour avoir consacré un peu de votre temps à ce blog d’humeur et d’humour. Portez vous bien et à demain peut-être.


ANARCHIST MOUNTAIN.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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ANARCHIST MOUNTAIN.

Qui a dit que l’anarchisme ne laissait derrière lui que poudres et cendres… Voici une anecdote des plus amusantes.

Le 6 juin 1922, la montagne qui domine la ville d’Osoyoos en Colombie-Britannique (Canada), prend officiellement le nom « d’Anarchist Mountain« .

Cette appellation est due à un colon d’origine irlandaise du nom de Richard G. Sidley qui est venu s’installer dans la région vers 1889. Receveur du premier bureau de Poste en 1895, il deviendra ensuite juge de paix puis douanier. Mais les opinions politiques qu’il exprime lui vaudront d’être qualifié d’anarchiste et d’être relevé de ses fonctions.
Le plateau (qui culmine à 1491 mètres – Photo -) où il résidait sera alors désigné comme « La montagne de l’anarchiste » appellation qui deviendra ensuite officielle.

Et pour que cela soit complet, voici le logo officiel des pompiers du comté.

C‘est pas beautiful ça mes body boys, c’est pas fantastique ? On croit rêver… Mais bon, on va pas en faire une montagne non plus.



Et puisque nous sommes aux Amériques, restons-y. L’homme du jour s’appelle STAN GETZ, décédé un 6 juin en 1991 à Malibu en Californie.

Sans doute le plus grand saxophoniste blanc ayant jamais existé. A tel point qu’on le surnommait « the sound ».


Il a débuté comme saxo ténor dans les orchestres de Philadelphie dès l’age de 15 ans avant de jouer avec Benny Goodman et Herbie Fields.

Dans les années cinquante il se produit beaucoup en Europe à la tête d’un petit groupe. C’est au cours de la décennie suivante qu’il va intégrer la Bossa dans son jeu et collaborer avec de nombreux artistes Brésiliens comme Joao Gilberto et Vinicius de Moraès. C’est à eux que l’on doit notamment cette célèbre interprétation de « A garota de Ipanema » mais, je vous en ai déjà parlé (billet du 02 février). En fin de billet, une petite vidéo pour vous faire goûter le velouté de ce saxophoniste hors du commun.


Le 6 juin c’est bien sûr la commémoration du jour « J » et le début de l’opération « Overlord » et c’est donc, le débarquement de milliers d’américains sur le sol de la vieille Europe avec dans leurs besaces le business, le chewing-gum et surtout…Le Jazz ! Beaucoup ont gardé le chewing-gum, d’autres ont choisi le business, moi, j’ai opté pour le Jazz.

Allez, voilà pour ce dimanche quasi ensoleillé; la semaine qui vient sera marquée par le début du Mondial de fouteballe et, les pronostics sont ouverts. Je dois vous avouer que cet événement me mobilise tout autant que le tour de France, Rolland Garros ou le Mondial de Boulou Pok à Guerlesquin; comme disait un ancien Président à nous qu’on avait: « Ca m’en touche une sans faire bouger l’autre. » Portez vous bien et à demain peut-être.

QUAND IL EST NE LE POETE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la poésie et du Télégramme de Brest réunis, bonjour ! J’avoue avoir depuis fort longtemps, une tendresse particulière pour Garcia Lorca et je saisis l’occasion de l’anniversaire de sa naissance pour en dire un mot.



Célèbre poète et écrivain de théâtre, Federico Garcia Lorca est né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros, près de Grenade.  Jeune homme, il fit ses études en philosophie,  en littérature et en droit à l’Université de Grenade.   Surtout reconnu pour son talent d’écrivain, Lorca était aussi un peintre et musicien accompli.  Ses oeuvres musicales puisent de la musique et du folklore gitans, plus particulièrement du flamenco, musique populaire de son Andalousie natale.

Il y a un petit texte intitulé « Memento » et que j’ai retrouvé dans « Poème du chant profond » (paru en 1946) qui attendait sur une étagère de ma bibliothèque que l’on veuille bien le dépoussièrer; je soupçonne Xavier Grall de s’en être inspiré…

D’abord Garcia Lorca:

Quand je mourrai,

enterrez moi avec ma guitare

sous le sable

Quand je mourrai parmi les orangers

et la menthe…


Et maintenant Xavier Grall:

Quand je mourrai enterrez moi à Ouessant

avec mes épagneuls et mes goélands

Quand je mourrai

mettez moi en ce jardin de gravier…

De toutes les façons…Deux grands poètes.


La relation tumultueuse et passionnée qu’il avait avec le peintre DALI s’acheva quand ce dernier rencontra sa future femme. Garcia Lorca en ressenti une immense douleur et plongea dans la dépression. Il s’était persuadé que le film « Le chien Andalou » réalisé par Bunuel et Dali était une flèche qui lui était destinée. Il s’éloigna un temps de sa chère Espagne et ne revint qu’à la chute du dictateur Primo de Rivera pour l’avènement de la République.

Les madrilènes lui ont réservé un bel endroit sous les frondaisons de la place Santa ana.

L‘influence du folklore Gitan transparaît dans ses pièces de théâtre Bodas de Sangre (les noces de sang), Yerma, Las Casa de Bernarda Alba où Lorca réussit subtilement à capter l’essence de l’âme divisée du peuple espagnol de l’époque.  Ses livres sont lus dans tous les pays de langue espagnole et ont connu un immense succès en Argentine, Uruguay et à Cuba.  Les principaux thèmes traités dans ses oeuvres sont l’amour, la fierté, la passion ainsi que la mort violente, qui ont beaucoup marqué la vie de Lorca.

À la veille de la guerre civile espagnole en 1936, Lorca fut arrêté par des membres de la Falange du parti fasciste, partisans du général Franco. Deux jours plus tard, le 19 août, il fut fusillé par un peloton d’exécution.   Par une nuit sans lune, son corps fut jeté dans une tombe sans nom. Le poète est pareil au prince des nuées, ses ailes de géants l’empêchent de marcher… Baudelaire avait compris que le souffle de la poésie était incompatible avec l’odeur de sang de tous les totalitarismes.

 

Hopala, Chapalain ! Attention à ne pas te prendre au sérieux…Ici c’est un blog, juste un petit blog, histoire de se faire plaisir et de se souvenir que dans la vie il n’y a pas que le CAC 40, et les amours de Carla…

Allez,merci de votre visite, si vous repassez par « les cénobites tranquilles », venez avec un ami, portez vous bien et à demain peut-être.

SAVEZ VOUS TURLUTER ?…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du potimarron et de la liberté réunis, bonjour ! C’est bien pour vous remercier de votre fidélité, jamais prise en défaut, que je vous fait ce petit cadeau. Une chanson pour la crise, à déguster sans modération aucune d’autant qu’elle est interprétée par « La Bolduc ». Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de cette chanteuse Québecoise, voici quelques éléments de référence.

La Bolduc (née Mary Rose Anna Travers le 4 juin 1894 à Newport (Gaspésie), Québec et morte à Montréal le 20 février 1941) est un auteur-compositeur-interprète québécois. Musicienne autodidacte, considérée comme la première « chansonnière » du Québec, elle connaît un succès phénoménal auprès du public québécois et la consécration par le biais du disque.

Madame Bolduc a donné à la chanson québécoise des années 1920-1930 un vent de fraîcheur: trouver les mots justes et l’humour nécessaire en plein cœur de la crise économique des années 1930, en racontant le quotidien des petites gens de la ville et des campagnes et ce, dans la langue du peuple.

Née à Newport, petit village de pêche et d’exploitation forestière sur la côte sud de la péninsule gaspésienne, Mary Travers vient d’une grande famille à ascendance Irlandaise. Même si sa famille avait peu ou pas de tradition musicale, elle apprend à jouer du violon, de l’harmonica, de l’accordéon et de la guimbarde et aussi, à turluter (oui, oui,). À 13 ans, elle quitte son village pour Montréal, où elle travaille comme domestique. En 1914, elle se marie avec un commerçant, Édouard Bolduc, et ils ont de nombreux enfants. Avec le début de la Dépression, elle se produit en public afin d’accroître le revenu modeste de la famille.

Elle est d’abord engagée comme violoniste dans un spectacle musical, les «Veillées du bon vieux temps» en 1927. C’est à cette époque qu’elle commence à enregistrer, accompagnant le chanteur Ovila Légaré. Elle est invitée à chanter pour la première fois dans la revue musicale, et son premier succès l’inspire pour composer La Cuisinière. Même si elle est à peine connue, ses disques 78 tours La Cuisinière et La Servante sous étiquette Starr atteignent le chiffre sans précédent de 12 000 disques vendus au Québec. Du jour au lendemain, elle devient très connue au Québec, et tout le monde l’appelle «La Bolduc».

Durant les années 1930, elle enregistre 85 de ses chansons sous étiquette Starr. Celles-ci sont écrites en français familier et portent sur des événements banals, exprimant les joies et les peines des gens ordinaires durant cette période difficile. Surtout, elles font rire les gens au sujet des choses qui les accablent le plus.

J‘aurais aimé vous faire écouter « Johnny Monfarleau » que j’avais entendu dans les années 70 interprétée par mon ami François Budet (loguivy de la mer) lors d’une soirée, disons, festive, mais je n’ai pas trouvé l’enregistrement que je voulais de ce titre. Afin que nul ne se méprenne, je précise que « la turlute » est un art musical Québecois qui consiste à chanter sans paroles en répétant un motif sonore sur un rythme rapide et comme si les sons roulaient dans la gorge, à la façon d’une rengaine. Dans les années 30, en Gaspésie ou à Montréal, on disait « La Bolduc » comme ailleurs, plus tard, on dira « La Callas », c’est vous dire !

Voila pour aujourd’hui, et puisque le soleil semble décidé à se montrer, je m’en vais de ce pas ‘turluter » la truite vagabonde du côté de…Chuuut, secret défense. Allez, n’hésitez pas à faire le détour par « les cénobites tranquilles », revenez quand vous voulez c’est toujours un plaisir de vous recevoir. Portez vous bien et à demain peut-être.

VIVE LE SPORT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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VIVE LE SPORT.

Nul besoin de connaître l’italien ou le néerlandais pour comprendre ce spot. La question est de savoir si certains coureurs, comme ici Cancellara, ont eut recours à ce stratagème pour améliorer leurs performances. De prime abord cela semble un peu gros mais, après le dopage physique voici peut-être le dopage mécanique. Cest Davide Cassinni, ancien coureur lui même et aujourd’hui consultant pour la RAI qui est à l’origine de la rumeur. Fallait oser !

Amis Républicains, bonjour ! Nous sommes le 3 juin, c’est à dire le 15è jour de Prairial, habituellement consacré à la Caille, allez savoir pourquoi…  Voici pour compléter notre galerie de portraits, un bref aperçu de la vie d’un « P’tit zef » (un Brestois) qui s’illustra au cours de la Commune notamment. Il est né le 3 juin 1840 dans la cité du ponant. Faut-il rappeler qu’une tentative d’instauration d’une Commune à Brest eut lieu dès le 2 octobre 187O; elle était l’oeuvre d’un certain Constant Le Doré qui tenta de s’emparer de l’hôtel de ville. La décision avait été prise lors d’une réunion publique réunissant plus de 3000 personnes. Un détail, il y avait parmi ces personnes des volontaires américains débarqués le matin même et qui venaient combattre les Prussiens.

Jean-Louis PINDY est communard et anarchiste, il est menuisier de son état, en 1867, il est membre de la section brestoise de l’Internationale.
Résidant ensuite à Paris, il sera condamné en avril 1870 à un an de prison (lors du 3e procès contre l’Internationale). Libéré le 4 septembre à la proclamation de la république, il est, en janvier 1871, l’un des signataires de l’affiche rouge (ne pas confondre avec celle de Manoukian) qui revendique
« Place au peuple! Place à la commune! ».

Le 18 mars 1871, il prend part à l’occupation de l’Hôtel de Ville dont il deviendra gouverneur, puis est élu, le 26 mars, membre de la Commune. Il s’opposera au Comité de Salut Public.

Le 24 mai 1871, pendant la Semaine Sanglante, c’est lui qui donne l’ordre d’incendier l’Hôtel de Ville. Condamné à mort par contumace, il se cache à Paris, avant de rejoindre Lausanne, en Suisse, puis la Chaux-de-Fonds où, en contact avec James Guillaume, il devient un militant actif de la Fédération Jurassienne.

Le 16 septembre 1872, il assiste au Congrès de l’A.I.T anti-autoritaire à Saint-Imier, puis participera aux Congrès qui suivront. En 1877, il crée, avec Paul Brousse et François Dumartheray, une section française de l’A.I.T (association internationale des travailleurs), avec son journal « L’Avant-Garde ». Il participera, par la suite, à la fondation de la Libre Pensée, à la Chaux-de-Fonds, où il mourra le 24 juin 1917. L’illustration de droite est parue dans « l’idée libre » en 1926 et s’intitule: La libre pensée contre le Fascisme.

Et bien voila, c’était le 267ème billet des « cénobites tranquilles » un blog d’humeur et d’humour, ouvert 7 jours sur 7…Vous êtes de plus en plus nombreux à le consulter et, ne serait-ce ma modestie légendaire, j’en serais très fier. En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.


JULIE LA ROUSSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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L‘homme du jour fait partie de ces artistes inclassables dont on continue à fredonner les rengaines en ayant oublié leurs auteurs. Souvenez vous la chanson de Charles Trénet: » Longtemps, longtemps après que les poètes aient disparus, leurs chansons courent encore dans les rues. » Je me souviens du personnage et de son côté Pierrot lunaire. Un peu de Boby Lapointe, un peu de Boris Vian.

René-Louis Lafforgue, chanteur, compositeur, interprète et libertaire. Avec ses parents anarchistes du Pays Basque Sud, il subit la guerre d’Espagne, puis l’exil en France, où son frère trouve la mort en participant à la résistance. Après avoir exercé plusieurs métiers, il devient comédien puis chanteur compositeur. Les années cinquante voient son talent reconnu, après les premières parties des spectacles de Georges Brassens, il passe à l’Olympia. Au théatre, il a joué notamment « l’équarissage pour tous » de Boris Vian. Au cinéma, il a collaboré avec Jean-pierre Mocky sur le film « La cité de l’indicible peur« . Il est le 467ème « je me souviens » de Georges Perec. Ici à droite, on le voit en compagnie de Jacques Dufilho.

Ses chansons comme: « Julie la Rousse » lui assurent la popularité. Avec sa compagne Claudie, il ouvre un cabaret rue Mouffetard « L’Ecole Buissonnière », lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes pour qui il anima de nombreuses fêtes. Il est mort le 3 juin 1967 dans le sud de la France (Albi) lors d’un accident de voiture. René-Louis LAFFORGUE qui, selon les souvenirs de témoins oculaires, chantait « Le Grand Manitou » en se tenant ostensiblement à l’ordre d’Apprenti, était membre de la Loge parisienne L’Etoile Polaire. L’une de ses chansons rappelle son appartenance maçonnique:

Quand je passerai l’arme à gauche
S’il faut me faire pendre ailleurs,
Pour le pire et pour le meilleur,
Je ne raterai pas le coche.
Par la route la plus directe,
Si Dieu n’est pas un chicanier,
J’irai jusqu’au Grand Architecte,
Le jour du jugement dernier,
Le jour du jugement dernier.

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Une gentille petite valse, après tout, c’est peut-être cela la solution pour échapper à cette actualité crasseuse où les mots de justice et d’équité semblent totalement incongrus.

Vivement la coupe du Monde, vivement que les jeux du cirque reprennent force et vigueur et que l’on puisse assassiner tranquillement sans courir le risque de se retrouver à la Une. Le terrorisme d’Etat est chose trop sérieuse pour laisser le petit peuple s’en approcher. Donnez lui son match de foot quotidien et il ne vous demandera plus combien de Palestiniens ou de Tchetchènes vous avez occis depuis hier. Le citoyen lamda se fout de connaître le nombre de kilomètres de côtes souillés par le pétrole de BP tant qu’il peut jouer au loto. Le pékin de base se soucie des OGM comme de sa première chemise pourvu qu’on le laisse faire son tiercé dominical, gratter son Millionnaire, taquiner le bandit manchot… 

Dans son « Discours de la servitude volontaire », Etienne de la Boëtie nous prévenait dès le XVIè siècle:« Les hommes nés sous le joug, puis nourris et élevés dans la servitude, sans regarder plus avant, se contentent de vivre comme ils sont nés et ne pensent point avoir d’autres biens ni d’autres droits que ceux qu’ils ont trouvés ; ils prennent pour leur état de nature l’état de leur naissance ». Voila pourquoi, lorsque nos « dirigeants » nous annoncerons, le sourire en berne, qu’il faut désormais bosser jusqu’à 80 balais, il n’y aura ni grève générale ni révolution. Le troupeau est résigné, c’est inéluctable dit l’un, on n’y coupera pas reprend l’autre… Alors, hein, voulez vous valser ?

Bon, je vais peut-être m’arrêter là pour aujourd’hui, je voudrais éviter le coup de sang, c’est très mauvais pour la zénitude qui sied à un cénobite tranquille. Portez vous bien et à demain peut-être.




GAZA, ENCORE ET ENCORE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l’aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi de Chypre pour le territoire palestinien. Dans la soirée, peu après 21 heures, heure locale (20 heures, heure française), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port de Haïfa pour aller intercepter la flottille, selon des journalistes à bord d’un bâtiment.

La marine israélienne avait annoncé son intention d’empêcher la flottille, de force si nécessaire, de s’approcher des côtes de la bande de Gaza, soumise par Israël à un blocus strict – sauf pour les produits de première nécessité – depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007.

Et, ce qui devait arriver, arriva…Une fois de plus dans le silence assourdissant de la communauté internationale, Israël à poursuivi sa politique de mort et de sang en ouvrant le feu sur le convoi humanitaire. La marine israélienne a attaqué lundi matin au moins un des six bateaux transportant des militants pro-palestiniens et de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, soumise à un blocus.Les pêcheurs Gazaouis avaient pavoisé leurs embarcations pour accueillir la flottille…C’est raté !

Le bilan est incertain. Au moins dix personnes ont été tuées dans l’opération, rapporte une chaîne de télévision israélienne, affirmant que le bilan définitif pourrait être bien plus élevé. Deux personnes ont été tuées et environ 30 blessées, indique un représentant d’une ONG turque impliquée dans l’opération. La flottille internationale, qui transportait 700 militants et sympathisants de la cause palestinienne, dont des parlementaires européens et de l’aide pour Gaza a appareillé dimanche pour le territoire palestinien. « Des centaines de soldats israéliens attaquent la flottille, et le capitaine de notre bateau est grièvement blessé »: c’est ce qu’a raconté le correspondant d’al-Jazira à bord d’un des bateaux en route pour Gaza avant l’interruption de la communication. L’armée israélienne a confirmé au moins dix morts parmi les passagers après l’intervention de commandos israéliens contre la flottille pro-palestinienne transportant de l’aide à Gaza, qui avait appareillé de Chypre. Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’industrie et du commerce israélien, a exprimé, lundi, à la radio militaire ses « regrets pour tous les morts », reconnaissant officiellement des victimes dans l’intervention.

Résultats: La Turquie va piquer une grosse colère, la France va protester, les USA vont toussoter, l’ONU va « exiger » une enquête et pendant ce temps là, la colonisation va se poursuivre, l’occupation perdurer, le blocus se renforcer, Philippe Val et BHL vont dénoncer les participants de la flottille comme de dangereux antisémites financés par Dieudonné.

Si vous suivez ce blog un tant soit peu, vous savez que je  suis inconditionnel de rien. Bien sûr que dans cette flottille il y avait de la provocation, bien sûr qu’il y avait forcément une part d’instrumentalisation, bien sûr que parmi les passagers il n’y avait pas que de doux pacifistes mais, c’est l’honneur et la responsabilité d’un Etat démocratique de faire la part des choses. Cette fois ci, je crois que je vais vomir mon « 4 heures » !

Fort heureusement, Madame Michu, la vie continue. Bon d’accord, on n’a pas gagné le concours de l’Eurovision, bon d’accord, on ne va pas gagner la coupe du Monde de fouteballe, bon d’accord, on n’est rayé des cadres à Roland Garros, bon d’accord, le « nul » contre la Tunisie n’inquiète pas Raymond la science mais, force est de constater que la pluie est nettement moins froide. Allez c’est sympa à vous d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.