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Bonjour, je pourrais vous parler de l’armistice mais, cela ne m’inspire guère. J’ai donc choisi de vous entretenir d’une Brestoise comme je les aime.

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Bonjour, je pourrais vous parler de l’armistice mais, cela ne m’inspire guère. J’ai donc choisi de vous entretenir d’une Brestoise comme je les aime.

Le 8 mai 1921, mort de Nathalie LEMEL à l’hospice d’Ivry, elle était née à Brest où ses parents, les époux Duval, tenaient un bistro..
Révolutionnaire, internationaliste, communarde et féministe; voilà ce que l’on pourrait écrire sur sa carte de visite. Étonnante histoire que celle de ce petit bout de femme, elle mesurait moins de un mètre cinquante, qui fut une des meneuses de la Commune de Paris. (elle a pas l’air commode, la bougresse…)
Elle est née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un atelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et Bakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du coeur de l’époque, on appelait cela:coopérative alimentaire. Pendant la Commune de Paris, des centaines de repas seront ainsi servis aux plus démunis.
En compagnie d’Élisabeth DMITRIEFF, une russe noble devenue socialiste, elle organise « L’union des femmes pour la Défense de Paris et les soins aux blessés ». On la retrouve également, un drapeau rouge à la main, sur la barricade de la place Pigalle qu’elle a elle-même érigée, exhortant les gardes nationaux à plus de courage.
Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe!), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos.
Graciée en 1879, elle revient à Paris et trouve un travail à « L’intransigeant ». Devenue aveugle, elle mourra dans la misère. Brest, Quimper et Paris ont rendu hommage à cette combattante en donnant son nom à une rue, mais je doute que quelques passants se souviennent de Nathalie Lemel née Duval.

Eugène Kerbaul lui a consacré une étude sous le titre « Une Bretonne, révolutionnaire et féministe » aux éditions Le temps des cerises. La chanson qui illustre ce billet s’intitule « la semaine sanglante » et nous la devons à J.B. Clément.

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Et puis, souvenons nous que c’est un 8 mai en 1999 que disparaissait une figure des plus pittoresques du pavé parisien et qui se définissait lui même comme: Anarcho-ploum-ploum-tralala…

C‘est en effet un 8 mai en 1999 que décède Aguigui MOUNA, de son vrai nom André Dupont.

Cavanna disait de lui : « Mouna c’est une manif à lui tout seul. C’est l’indignation. Sa philosophie ? Un amour universel, boulimique. »  Mouna hantait depuis plus de 40 ans

Sa philosophie est un mélange d’antimilitarisme, d’anarchisme et d’écologisme. Il a mené campagne contre le travail des enfants dans le tiers monde et pour l’aide aux réfugiés du Chili, et il a été l’un des premiers à s’opposer au programme nucléaire de la France.

Il fut nommé chevalier des arts et des lettres par le ministre de la culture Jack Lang qui médaillait beaucoup, il faut bien le reconnaître.

Pour certains, son prédécesseur se nommait Diogène, tandis que pour d’autres il s’appelait Ferdinand Lop, qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer afin que les étudiants puissent se baigner plus souvent. Pour beaucoup, Mouna était tout simplement un apôtre de la bonne humeur.

Quelques unes des citations qu’il aimait à faire:

  • C’est en parlant haut qu’on devient haut-parleur.

  • Du gazon, pas de béton, des moutons, pas de canons.

  • Aimez-vous les uns sur les autres.

  • La grossesse à 6 mois ! La retraite à 15 ans !

  • On vit peu mais on meurt longtemps. 

  • Riez et vous serez sauvé.

  • Aguigui, le cri de la vie !

  • Les valeurs morales ne sont pas cotées en bourse.

  • Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain.

Allez, puisse cela vous apporter le sourire, portez vous bien et à demain peut-être.

HOLD YOUR HORSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Hold Your Horses! est un orchestre fichtrement atypique de par chez nous. Entraînés par une fougue orchestrale luxuriante (le violoncelle, le tuba, la clarinette ou la trompette font partie de leurs joujoux préférés), ces Français évoquent plus une nouvelle étoile sise en pleine constellation montréalaise qu’un énième avatar de musette franchouillarde.

Bon d’accord, on aime ou pas mais moi, j’aime ce coté « néo-baroque », cette douce folie, ce mélange détonant entre les Beattles et Ray Ventura, ce groupe composé de 7 membres d’origines diverses est basé à Paris. Dans le clip j’ai essayé d’identifier les sources, voici ce que j’ai cru découvrir:

La dernière cène de Léonard de Vinci – La naissance de Vénus de Botticelli -La leçon d’anatomie de Rembrandt – La jeune fille à la perle de Vermeer – Le radeau de la Méduse de Géricault – La mort de Marat de David – La création d’Adam de Michel-Ange- Le fils de l’homme de Magritte – Un autoportrait de Frida Kahlo, je crois – Le cri de Munch – Autoportrait à l’oreille coupée de Van Gogh – Marilyn de Warhol – Salomé et la tête de Saint Jean Baptiste par le Caravage -La liberté guidant le peuple de Delacroix – Les tournesols de Van Gogh.

A vous pour la suite…

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir.

La rosette arrosée.

Les moins jeunes d’entre vous se souviennent sans doute de l’affaire Markovic. On retrouva son corps enveloppé dans une toile à matelas en octobre 68. Cela aurait pu rester un fait divers si ce n’était la personnalité du macchabée… En effet, celui-ci n’était autre que le garde du corps des époux Delon. L’affaire pris une tournure politique lorsque l’on découvrit des photos prises lors de « soirées fines » organisée par Markovic où se mélangeaient allègrement représentants de la jet-set, du milieu politique et du milieu tout court. L’une de ces photos mettait directement en scène Mme Pompidou, la femme de l’ancien 1er ministre et futur président…Une lettre adressée à la PJ mettait en cause les époux Delon et un certain Marcantoni. Or, la rumeur voudrait que ce sympathique pèlerin fut incessamment décoré de la légion d’honneur par Nicolas 1er en personne. Le personnage est haut en couleur et à longtemps fait figure du grand banditisme et, même s’il est avéré qu’il ait participé à la résistance, il n’est pas prouvé qu’il n’ait pas fricoté aussi avec la gestapo. « Monsieur François » a aujourd’hui 90 printemps et coule une paisible retraite en région parisienne. Mais, comme le dit François Moréas dans son blog:  « 15 mois de résistance peuvent-ils effacer une vie de truand ? » Décidément, les mœurs de la République ressemblent de plus en plus à ceux d’une fille publique.


Le Wolpertinger…

Depuis quelques semaines, les talus de Keramoal se creusaient de trous pour le moins peu ordinaires eu égard à la taille des lapins qui peuplent nos contrées.

Après de longues heures à l’affut, dissimulé sous les branchages et en tenue de camouflage tel un documentariste animalier, j’ai enfin pu réaliser une photo du responsable.

Je vous laisse juge de la stupéfaction des éminents chercheurs du muséum d’histoire naturelle à qui j’ai confié cette photographie. Les spécialistes Allemands qui l’ont observé pour la première fois, appellent cette chimère: Le Wolpertinger !

Les pesticides et autres éléments chimiques utilisés sans vergogne dans l’agriculture moderne ne sont surement pas étrangers à cette mutation. Il faudra que j’en parle à l’ami Paul…

C‘était le patchwork du vendredi, jour des crèpes, un peu de tout pour pas grand chose. L’important bien sûr est de ne pas se prendre au sérieux. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

CA C’EST JAZZY…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Barney Kessel est un guitariste de jazz américain, né le 17 octobre 1923 à Muskogee (Oklahoma) et mort le 6 mai 2004 à San Diego (Californie).

Né dans une famille modeste, Barney Kessel s’achète sa première guitare à 12 ans et apprend l’instrument en autodidacte. Dès l’âge de 14 ans, il se produit dans des formations locales. La principale source d’inspiration du jeune musicien est le guitariste Charlie Christian. Il semble d’ailleurs que ce dernier soit allé écouter son « jeune disciple », lors d’un passage à Oklahoma City en 1939. Barney Kessel va s’installer à Hollywood où il exerce des petits métiers alimentaires.

En 1943, Il est membre de l’orchestre, dirigé par Ben Pollack, qui accompagne le show de Chico Marx. Kessel se produit avec de nombreux musiciens de jazz et commence à se faire une solide réputation. En 1944, on peut le voir dans le court métrage « Jammin’ the blues » de Gjon Mili, aux côtés de Lester Young et Illinois Jacquet. Il fait partie des big bands de Charlie Barnet (1944-1945) et Artie Shaw (1945) tout en continuant une abondante carrière en studio.

En 1947, Kessell rejoint la troupe de Norman Granz et accompagne Charlie Parker lors de l’enregistrement du fameux « Relaxin’ at Camarillo ». En 1952-1953, il accomplit une longue tournée comme guitariste du trio du pianiste Oscar Peterson. Sous le nom des « Poll Winners », il enregistre quatre albums entre 1957 et 1960 qui connaissent un franc succès.

Catalogué un peu hâtivement comme étant un guitariste bebop, Barney Kessel est capable de s’adapter à tous les styles. On peut l’entendre avec des musiciens aussi différents que Louis Armstrong, Nat King Cole, Lionel Hampton, Ben Webster, George Benson et même Ornette Coleman. Il est aussi un exceptionnel accompagnateur de chanteuses et on a pu l’entendre aux côtés de Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, et Julie London (c’est lui qui tient la guitare sur le tube de cette dernière « Cry me a river » dans la vidéo).

Dans les années 1960, il se livre à des activité plus commerciales (séances « pop », musiques de films…). En 1973, il revient au jazz. On l’entend, entre autres, dans le quintette « Great guitars » (avec ses confrères Charlie Byrd et Herb Ellis). En 1992, il est victime d’une grave attaque cérébrale et doit restreindre son activité ce qui l’amène à connaître de sérieux problèmes financiers. Pour l’anecdote, Sacha Distel organise en novembre 2002 au Petit Journal Montparnasse à Paris, un gala exceptionnel de soutien. Barney Kessel s’éteint en juin 2004.

………………………………………………….

Errata: Une erreur de photographie s’est glissée dans le post d’hier. A propos du prix Jean Vigo, c’est Pénélope Lévèque qui apparait, jeune actrice dans le court métrage de Katell Quillévéré « Imprudence » en 2007. Voici la bonne photo et,la réalisatrice est, ma foi, toute aussi séduisante. Gageons que son film saura séduire le jury Cannois.

Allez, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. Demain je vous présente un groupe musical qui vaut le détour mais…A chaque jour suffit sa peine et, peut-être êtes vous comme Bernard Shaw qui préférait un quart d’heure de mauvaise musique à une demie heure de bonne ! En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.


AU HASARD DES 05 MAI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Quelques
05 mai au hasard.


05-05-1789
: Ouverture des États généraux dans la salle des Menus Plaisirs à
Versailles, ce sont les premiers depuis ceux réunis en 1614 par
Marie de Médicis, régente du royaume. Vous connaissez la suite
jusqu’au fameux 14  juillet…On en parle encore !


05-05-1818
: Naissance de Karl Marx. Le bébé joufflu allait devenir un vieux
barbu dont les analyses allaient transformer la façon de voir le
monde.


05-05-1821
: Mort de Napoléon Ier, âgé de cinquante et un ans. A 5 heures 49,
au moment précis où tonne le canon de la garnison anglaise de
Sainte-Hélène, Napoléon Ier rend  »
à
Dieu le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l’argile
humaine
« , selon
Chateaubriand. Il fallait toujours qu’il en rajoute…C’est ça en
fait, le romantisme.

05-05-1926
: Première projection en Allemagne du film « 
Le
Cuirassé Potemkine
« 
d’Eisenstein. Et la poussette qui dévale l’escalier…Mille fois
imité, jamais égalé. C’est le seul point commun avec la Suze
!


05-05-1936
: Victoire du Front populaire aux élections. Ah, les congés payés,
les bains de mer, le départ en tandem, la semaine de quarante
heures. Et « ils » voudraient nous reprendre tout ça
!


05-05-1949
: Création du Conseil de l’Europe. Voici ce que déclarait Robert
Schuman le 5 mai à Londres: «
Aujourd’hui,
nous jetons les fondations d’une coopération spirituelle et
politique, de laquelle naîtra l’esprit européen, principe d’une
vaste et durable union supranationale. »
Pas
mal, hein !

05-05-1955
: La RFA devient un État souverain. Le monde acceptait le mur de la
honte comme aujourd’hui il accepte celui de Gaza…L’histoire bégaie.


05-05-1981
: Mort en prison du militant indépendantiste irlandais Bobby Sands, après 66
jours de grève de la faim. Voir mon billet du 1er mars.


05-05-1988
: Les otages français du Liban sont libérés. Marcel Carton, Marcel
Fontaine et Jean-Paul Kaufmann arrivent à l’aéroport de
Villacoublay. Après trois ans de captivité, ils rentrent à la
maison accueillis par un corse: Charles Pasqua (tiens !)

05-05-1992
: Furiani, Bastia. Une tribune s’écroule lors d’un match de
football. Un premier bilan fait état de 8 morts et de 100 blessés
graves. Pour une fois ce ne sont pas les encagoulés qui sont
responsables.


05-05-2010
:

…………………………….

Et puis, le 5 mai c’est aussi la St Judith. On dit que la sainte Judith voit pinson au nid ! Alors bonne fête, elle se reconnaîtra.

Il y a quelques jours, je vous parlais de Jean Vigo. Et bien, le prix qui porte son nom vient d’être décerné à la jeune réalisatrice finistérienne Katell Quillévéré pour « Un poison violent » avec Lio et Michel Galabru. Le film sera présent en compétition à Cannes dans la quinzaine des réalisateurs. De prestigieux ainés ont inscrits leur nom au palmarès de ce prix: Pialat, Godard…C’est en règle générale un gage de qualité et d’indépendance d’esprit. Sortie prévue au mois d’aout.

Pour ma part, je ne vais pas attendre le mois d’aout pour sortir car, comme disait mon aïeule: « il faut qu’je fait les commissions ». Allez, c’est vraiment gentil à vous de consacrer quelques minutes de votre précieux temps à ce détour par « les cénobites tranquilles ». Cette semaine et grâce à vous nous allons franchir la barre des 4000 visiteurs; merci encore de votre fidélité et de votre indulgence à l’égard de l’auteur. Portez vous bien et à demain peut-être.

QUAND LA CHINE S’EVEILLERA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Mouvement
du 4 mai.

A l’heure où notre président
visite la Chine, il est intéressant de noter comment la date du 4
mai a été importante pour ce pays. Je m’inspire ici d’un document
posté par Alban Dignat sur Herodote.

Le 4 mai 1919, peu après la
naissance de la République Chinoise, 3000 étudiants manifestent à
Pékin, sur la place Tien An Men. Oui, vous avez bien lu,en 1919.

Ils dénoncent les «21
conditions»
présentées
par le Japon à leur gouvernement, car elles tendent à une
colonisation de la Chine. Ils protestent aussi contre le traité de
Versailles qui livre au Japon les concessions allemandes du
Chang-toung, une province du nord du pays.

Guidés par de jeunes
intellectuels progressistes, les étudiants dénoncent également le
poids des traditions, le pouvoir des mandarins et l’oppression des
femmes. Ils se montrent favorables à la modernité et aux sciences
nouvelles.L’agitation gagne les citadins et
les commerçants, dans tout le pays. Elle se double d’un mouvement de
boycott des produits japonais. Mais elle reste dans l’immédiat sans
effet sur les Occidentaux comme sur les Japonais.

Le «Mouvement
du 4-mai»
, ainsi
baptisé par les historiens, n’en est pas moins capital car il
traduit l’émergence en Chine d’une conscience patriotique opposée
aux Occidentaux comme aux Japonais, et l’abolition de l’empire
Mandchou. En 1935, c’est l’épopée de « la longue marche »
menée par Mao à travers 12 000 kilomètres et parsemée de milliers
de morts. La Longue Marche reste un des symboles les plus importants
de l’histoire de la lutte communiste chinoise. De nombreux
responsables politiques du PCC ont participé à la Longue Marche.
Ces derniers ont transformé une défaite en une victoire et en un
symbole de la résistance contre les troupes du Kuomintang.

Plusieurs des leaders du
mouvement du 4 mai rejoignent le Parti communiste chinois dans
l’espoir de régénérer la Chine. Trente ans plus tard, ils
célèbreront sur la place Tien An Men le triomphe de l’insurrection
communiste.


70 ans plus tard, se rappelant du
«Mouvement du 4-mai»
,
d’autres étudiants  réclameront la démocratie sur la même place
Tien An Men. Nous sommes en 1989, année de la chute du mur de Berlin. Leur révolte finira dans un bain de sang (sans doute des milliers de morts) mais
débouchera paradoxalement sur une ouverture de leur pays au monde
extérieur.

Aujourd’hui,
l’exposition de Shanghai se déploie comme une formidable vitrine aux
yeux du monde qui s’empresse de les refermer sur les atteintes aux
droits de l’homme. L’argent n’a pas d’odeur ! Pendant la répression, les affaires continuent.

Voila pour ce mardi 04 mai, quinzième jour de Floréal et consacré aux vers à soie, allez savoir pourquoi… Et puisque l’on parle de verre à soi (jeux de mots Capelo) j’ai repéré pour vous chez notre ami Edouard L. deux petits vins à déguster sans plus attendre. D’abord un bourgogne blanc, « les tours de Pierreux » un Brouilly à moins de 6 euros. Puis un Bordeaux rouge avec un tannin a faire reculer un abbé, c’est un Côtes de bourg  » chateau Labadie ». Allez yec’hed mat, portez vous bien et à demain peut-être.

SELON QUE VOUS SEREZ…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Sacrés maillots.

Selon
que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous
rendront blanc ou noir… C’est dans « les animaux malades de
la peste » de Jean de la Fontaine, crois-je.

L‘actualité
nous offre à nouveau l’occasion de vérifier l’adage. Selon que vous
serez Pasqua ou Juppé ou Ribéry, vous ne serez point traité de la
même manière. C’est Roselyne qui ouvre le bal en déclarant, je
devrais dire en déclamant, que le maillot de l’équipe de France ne
saurait être porté par un individu « mis en examen ».
Et sa secrétaire d’État, la belle Rama Yade d’enfourcher le dada:
Le maillot des bleus, c’est sacré !

Passons
sur le fait que les histoires de fesses des footballeurs français
n’intéressent personne; et rappelons qu’une personne mise en examen
est présumée innocente. Il n’en va pas de même pour Juppé ou
Pasqua qui eux ont été condamnés. Le premier laisse entendre que,
le cas échéant, il pourrait bien briguer la plus haute marche du
podium. Le second, continue de balancer sa silhouette de créateur du
S.A.C. Dans les couloirs du sénat.

Le
maillot de sénateur ou le costume de Président semblent donc bien
moins sacrés aux beaux yeux de Rama Yade que la défroque d’un
joueur de baballe habillé en stroumph. Par ailleurs, je ne me souviens pas avoir
entendu leurs réprobations alors qu’elles participaient au même
gouvernement qu’André Santini mis en examen pour détournement de
fonds publics… 

On
serait tenté de ne voir là que quelques « footaises »
si il ne s’agissait pas, une fois encore, d’un glissement de nos
valeurs républicaines vers on ne sait quelle pipolerie. On est en
droit en effet de voir dans le statut de représentant de la nation
quelque chose de sacré au sens Républicain du terme. Roselyne et
Rama se soucient-elles d’éthique, de morale, voilà qui serait fort
réjouissant dans un sport qui voit la tricherie quasiment
institutionnalisée. A moins que…Il faille sauver le soldat
Domenech qui va devoir affronter l’épreuve de la coupe du monde avec
une équipe dont les bagages seront plus chargés de casseroles que
de teinture d’arnica.

Les
discours sécuritaires de Nicolas 1er sur les valeurs, l’autorité,
auront autant d’effet que cautère sur jambe de bois tant que le
voleur de mobylette sera traité différemment que celui qui salit le
mandat que lui a remis « le peuple souverain ». Dans
notre beau pays aujourd’hui, vous ne pouvez pas conduire une
automobile vêtue d’une burqa, mais, vous pouvez vous conduire en
gougnafier sans attirer les foudres de la justice.

Allez, ne nous prenons pas au sérieux… C’est trop grave ! Merci de votre visite, c’était le 237è billet de ce blog qui sans vous ne serait pas ce qu’il est (poil au nez). Portez vous bien et à demain peut-être.

LES BEAUX DIMANCHES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

Ah, les beaux dimanches.

Sans doute vous l’ai-je déjà dit mais, la pédagogie étant l’art de la répétition, je le redis, je n’aime pas les dimanches; même au mois de mai.

Celui-ci n’a pourtant rien d’inhabituel, quand bien même il est placé au lendemain du 1er mai, reconnaissons lui cette qualité, il n’a rien fait pour ça. Non, il est là comme 51 de ses congénères, attendant le lundi qui le délivrera de ses obligations dominicales. La visite à tantine, le rôti de veau petits pois, pour les plus aventureux, l’apéro au bar PMU « le Longchamp », et puis la longue soirée interminable devant Koh lanta quand la finale footballistique n’est pas retransmise.

Pendant ce temps, notre bonne vieille terre continue de tourner sur elle même comme une toupie de quelques milliard d’années lancée dans sa course par les doigts magiques du grand architecte de l’univers. Et il s’en passe des choses sur notre planète:

Même pour se faire cuire un œuf, les grecs vont devoir se serrer la ceinture alors qu’en Louisianne les étatsuniens vont avoir le pétrole gratis. Les Belges continuent à être numéro 1 de la franche rigolade et même les flamingands de nature plutôt austère sont pétés de rire à l’idée d’un divorce à l’italienne d’avec les wallons. Les anglais battent la campagne électorale dans le but de remplacer un bonnet blanc par un blanc bonnet. Notre couple impérial visite Shangaï en compagnie de notre Delon national. Du coté du ministère, la réforme bat en retraite, Brest est quasiment en ligue 1 et Guingamp va sans doute quitter la ligue 2. Dans la catégorie « la vie des grands hommes », l’historien Jad Adams publie un bouquin qui dépoussière la vision que l’on avait du Mahatma Gandhi, suggérant que celui-ci était moins chaste que ses préceptes et qu’il adorait prendre ses bains nu en compagnie de jeunes filles pubères. On ne sait plus vraiment à quel saint se vouer ! Ribéry ne connait pas ses problèmes de conscience réservés aux « grandes âmes », les jeunes filles, lui, il les paye. Quand à nos courageux parlementaires, déchirés face à la misère du peuple, de la précarité, du chômage, de la baisse du pouvoir d’achat, ils vont s’étriper pour ou contre l’interdiction du voile intégral…

Ah, les beaux dimanches sans télés, sans journaux, sans internet, sans les blogs (euh, non !) loin des bruits du monde et de ses vicissitudes. Juste regarder les petits qui jouent au rugby à Kerampuil avant que le champ voisin ne s’emplisse des bruissements des « vieilles charrues » (c’est du vécu sauf que c’était samedi).

Celui de droite là c’est de la graine de champion, il s’appelle Rudy, retenez son nom, il est promis à un bel avenir au royaume d’ovalie.

Allez, je vous abandonne à votre sort. Le PSG a gagné la coupe…Tant pis ! Il pleut (un peu) sur la pointe bretonne (tant mieux), merci de votre visite et, à demain peut-être.

CA C’EST EM BELTAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais c’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan.

Beltaine est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique, fêtée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu’il soit protégé des épidémies pour l’année à venir.

Beltaine marque une rupture dans l’année, on passe de la saison sombre à la saison claire, lumineuse, c’est aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samain. Beltaine est la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la renaissance spirituelle. De manière générale, Beltaine est la fête du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement.

Les récits insistent sur les feux allumés par les druides, prononçant des incantations magiques pendant que l’on fait passer le bétail entre les buchers. Le « feu de Bel » (Belemos) est un feu de purification bénéfique que les druides étaient censés créer par leur magie et leurs incantations. Le Feu de Beltaine est puissant, sacré et fort, celui qui l’allume doit être une personne de pouvoir. Beltaine est l’exaltation du feu, élément druidique par excellence. On suppose que l’assemblée des druides dans la forêt des Carnutes, attestée par César dans La guerre des Gaules, se tenait à l’époque de Beltaine. Lors du rituel de printemps chez les druides, le Hérault annonce: « Dame Korridwen désire présenter la plante symbolique » et elle présente une touffe de trèfle. Le grand druide (Pendragon) répond: « Nous remercions pour ce présent qui signifie le vivant pouvoir des trois rais de lumière…Que le feu du printemps encercle toute la terre » ( Michel RAOULT dans sa thèse sur les rites druidiques a parfaitement décrit le rituel). Dans les siècles passés, cette frénésie de la célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le dit la sagesse populaire: « y-a pas d’mal à faire le mai !« . Il y avait également des rites de passages à l’âge adulte pour les adolescents. L’église chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres (et lycée de Versailles) jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la Vie par une célébration de la virginité et de la chasteté…C’est-y pas malheureux !  

Lors de la nuit du premier mai, le peuple évitait les lieux « fréquentés » par les fées et autres créatures du Petit Peuple parce que le voile entre leur monde et le nôtre est plus fin lors de la nuit de Beltaine, c’est d’ailleurs la même chose pour la Samain à qui l’on doit sans doute halloween.

Allez voila, maintenant, tous à la manif et au grand mitingue comme disait l’autre. C’est sympa d’être passé un jour férié, portez vous bien et à demain peut-être.

Tiens, puisque Isabelle Alonso n’est plus là dans Siné-Hebdo pour jouer les chiennes de garde, je vais vous parler d’une femme injustement oubliée qui a beaucoup fait dans le milieu de la presse et de l’édition.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Tiens, puisque Isabelle Alonso n’est plus là dans Siné-Hebdo pour jouer les chiennes de garde, je vais vous parler d’une femme injustement oubliée qui a beaucoup fait dans le milieu de la presse et de l’édition.

Le 30 avril 1903, naissance de Simone LARCHER, d’origine Polonaise (de son vrai nom Rachel Willissek) dans l’Oise. Correctrice et militante anarchiste.
Elle n’a que 22 ans lorsqu’elle est condamnée à six mois de prison pour avoir distribué, dans la caserne de Reuilly, une brochure antimilitariste « Crosse en l’air ». Quelques mois après sa libération, elle entreprend avec son compagnon Louis Louvet, la publication du journal « L’anarchie » (reprenant le titre d’un journal crée par Libertad), qui paraîtra jusqu’en 1929. Ils animeront également, de 1927 à 1937, les débats des « Causeries Populaires » (s’y exprimeront Sébastien Faure, Han Ryner, Jeanne et Eugène Humbert, entre autres), qui donneront naissance à la revue trimestrielle « Controverse ».
Simone Larcher devient correctrice (bastion machiste de la Presse!) dès 1928, et sera la première femme à faire partie du comité syndical des correcteurs en 1941. Après la guerre, elle collabore au journal « Ce qu’il faut dire » (CQFD), entreprend une série de conférences, et écrit une brochure « La renaissance libertaire ». Séparée de Louis Louvet en 1947, elle s’éloignera quelque peu de l’idéal anarchiste et du militantisme, mais conservera ses amitiés libertaires pour May Picqueray, Maurice Laisant, etc., et ce jusqu’à sa mort, survenue le 10 avril 1969, en Lozère.

BLAGUE A BLOGUE.
C’est pas trop le genre de la maison mais celle là, elle me plait bien:


Dieu décide de créer les Français. Il leur propose trois qualités en option, mais ne leur permet de n’en utiliser que deux à la fois.

Nos compatriotes peuvent être intelligents, honnêtes ou sarkoziens. Ce qui donne les cas de figure suivants :

S’ils sont intelligents et sarkoziens, ils ne sont pas honnêtes.

S’ils sont honnêtes et sarkoziens, ils ne sont pas intelligents.

S’ils sont intelligents et honnêtes, ils ne sont pas sarkoziens

A bon entendeur…

Allez, c’est la fin du mois, et non pas, comme le disait Lacan, la fin du moi… L’individualisme a encore de beaux jours ! A partir de demain nous sommes en mai et donc, fais ce qu’il te plait. Quel beau programme. Portez vous bien, n’oubliez pas le brin de muguet et à demain peut-être.

THE SOUL OF A MAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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J.B. Lenoir, né à Tilton (Mississippi) le 5 mars 1929 et mort à Champaign (Illinois) le 29 avril 1967, est un bluesman américain comme je les aime et comme j’aime à vous les faire découvrir, guitariste, chanteur et compositeur. Nommé J.B. par ses parents (ces initiales ne signifient rien en particulier. Pour les non-initiés encore moins, pour les autres elles ont une signification particulière et désignent des colonnes du temple mais je doute que ce soit cela qui ait guidé les parents), Lenoir commence à jouer très tôt. Il laboure dans la journée puis joue de la guitare le soir, en apprenant un peu de tout. Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à la Nouvelle Orléans. En 1949, il déménage à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et Muddy Waters. Dans les années 1950, Lenoir enregistre plusieurs chansons sur différents labels. À cette époque, on le connaît surtout pour ses costumes rayés, sa voix féminisée et pour son jeu à la guitare électrique.

Lenoir avait la réputation d’être exceptionnellement amical et doux. Il se prit d’amitié et encouragea de nombreux jeunes artistes de blues, noirs et blancs. Certains disaient même qu’il ressemblait à Martin Luther King car ils avaient beaucoup de points communs, dont le fait d’être père et d’avoir eu une fin tragique. Il n’aura pas vécu assez longtemps pour nous dévoiler toute l’étendue de son talent. En effet, Lenoir, à 38 ans, s’éteint le 29 avril 1967 chez lui à Champaign, à la suite d’une hémorragie interne. Cette dernière fait suite à un accident de voiture dans lequel il était impliqué trois semaines plus tôt, l’hôpital n’ayant pas pris au sérieux ses blessures. On lui doit entre-autres: I feel so good que j’ai posté en vidéo, et qui fut repris par James Brown, Alabama, My name is JB LENOIR…

Le documentaire The Soul of a Man (2003) de Wim Wenders, qui fait partie de la série The Blues, a Musical Journey de Martin Scorsese, est consacré en partie à ce bluesman.

En fait, la chanson de John Mayall marqua tellement Wim Wenders, étudiant en cinéma à l’époque, qu’il se demanda qui était J.B. Lenoir. Puis Wim Wenders devient réalisateur et rencontre plusieurs fans de Lenoir. Cependant, ils ne trouvent aucun document filmé sur lui.

Mais un jour, on découvre des images inédites de Lenoir tournées au début des années 1960 par deux étudiants (allemand et suédois) en art à Chicago. En 2002, Wim Wenders rend visite à ces deux anciens étudiants, le couple Seaberg, désormais marié. Ces derniers croient rêver : leurs images étaient restées sur une étagère sans que personne ne les ait jamais vues pendant 35 ans. Ils avaient perdu espoir que le monde (et particulièrement la Suède où ils avaient proposé leur film) s’intéresse à leur musicien préféré, qui était aussi leur ami proche.

Et puis tiens, histoire de vous mettre le blues…


Pour la première fois depuis de nombreuses années le nombre de personnes pauvres de plus de soixante ans augmente (j’ai les boules), et de façon non-négligeable : +100 000 personnes entre 2005 et 2007, selon les données de l’Insee en utilisant le seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian . Une progression de 25 %. Le phénomène est plus connu, mais encore plus marqué, chez les jeunes : + 300 000 entre 2001 et 2007, soit une hausse de 27 %.

La pauvreté touche 1,5 millions de moins de 20 ans en France selon l’Insee, si on utilise le seuil de 50 % du revenu médian. Cette pauvreté est la conséquence du bas niveau de revenus de leurs parents dû en particulier au chômage ou à la précarité de leur emploi : un tiers des enfants pauvres vivent dans un couple où aucun parent ne dispose d’un emploi.

La pauvreté touche par ailleurs de plus en plus les jeunes adultes : 800 000 personnes âgées de 20 à 29 ans sont concernées. Le taux de pauvreté est à cet âge à son niveau le plus élevé, avec 11 %. Une partie des jeune adultes qui ne disposent pas d’un soutien familial, se trouvent en grande difficulté car écartés des minima sociaux (il faut avoir 25 ans ou au moins deux ans d’activité pour toucher le RSA).

Chez les plus âgés, le taux de pauvreté est nettement inférieur, entre 3 et 4 %. Ce qui représente tout de même 500 000 personnes, en forte hausse entre 2005 et 2007.

Sources: Louis Morin de l’observatoire des inégalités.

Si cela ne vous redonne pas le moral…C’est à désespérer !

Magie du printemps, notre « Pic-épeiche » a fait sa réapparition. Il trimballe sa livrée chatoyante de souche en souche et choisit celle qui deviendra sa table de travail et sa salle à manger. Je ne sais pas où il passe l’hiver car, à ma connaissance, ce n’est pas un migrateur; où alors..Il hiberne. Allez, en tous cas, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.