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SOUVIENS TOI DE L’AMOCO…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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AMOCO CADIX

 

Pour les plus jeunes, je rappelle que l’Amoco Cadiz est le nom d’un pétrolier « supertanker ». Son naufrage, au large des côtes bretonnes, en mars 1978, provoqua une marée noire considérée, aujourd’hui encore, comme l’une des pires catastrophes écologiques de l’histoire.

Le 16 mars 1978, l’Amoco Cadiz, un pétrolier de 234 000 tonnes de port en lourd construit en 1974, immatriculé au Libéria, long de 330 m et affrété par la compagnie américaine Amoco Transport, filiale de la Standard Oil, s’échouait au large des côtes bretonnes, en face du village de Portsall. Je me souviens m’être rendu sur place avec un groupe de jeunes armés de pelles et de seaux. Dérisoire !

Sur les rochers de Portsall, à environ 1,5 km des côtes. 220 000 tonnes de pétrole s’échappèrent de la carcasse du bateau et se répandirent en quelques jours, souillant 400 km du littoral breton (Finistère et Côtes d’Armor). Une panne de gouvernail a été à l’origine de cette catastrophe qui a déclenché la colère et l’indignation.

« De nombreux bénévoles ont participé au nettoyage du port, aidés de l’armée. Beaucoup d’oiseaux ont été mazoutés et parmi eux, rares sont ceux qui ont survécu. En effet, très souvent, ils plongent au milieu de la nappe de pétrole pour pêcher. Ils ne peuvent plus s’envoler et ils meurent d’épuisement. D’autres s’empoisonnent en avalant du pétrole lorsqu’il nettoient leurs plumes. D’autres, enfin, meurent de froid car le pétrole provoque une diminution de l’étanchéité de leur plumage. (récit d’une classe de Portsall) »


L‘Amoco Cadiz appartenait en effet à un gigantesque groupe américain la  » Standard Oil of Indiana  » dont le siège est à Chicago. Cette société a des activités réparties dans 40 pays et son chiffre d’affaires annuel s’élève à plusieurs milliards de dollars.
Pourtant, c’est pour quelques dollars de plus que la Standard Oil a pris le risque d’un accident de l’Amoco Cadiz : ses armateurs n’ont en effet pas jugé utile de l’immobiliser le temps d’effectuer les réparations qui auraient pu éviter la catastrophe.

Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait… Je crois que c’est à Marc TWAIN que l’on attribue cette maxime.

Une bande de Bretons pugnaces sous la conduite d’Alphonse ARZEL et de Charles JOSSELIN vont décider de défier le géant américain. 14 fois ils se rendront devant le juge Mac Garr à Chicago. Ce n’est que 15 ans plus tard qu’ils obtiendrons enfin les indemnités tant espérées. 40 millions de dollars (320 millions de francs) ont dû être versés par les Etats-Unis. On voit ci-contre une photo de la délégation bretonne au cours de l’un de ses nombreux voyages aux Etats Unis. Cet anniversaire méritait qu’on s’y arrête quelques instants.

Avec votre permission, je m’arrête là pour aujourd’hui. Merci d’être passé et surtout, portez vous bien. Ah oui, à demain peut-être.

« Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. »Elisée Reclus

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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JEAN FERRAT.


Bien entendu, il est partout. A la une de tous les médias. Il était le meilleur, le plus grand…Rien ne m’énerve davantage que cet hommage du vice à la vertu.

Ceux qui l’encensent aujourd’hui, le vilipendaient hier. Les amateurs de ronds de jambes, les accrocs de la courbette, les admirateurs du bling bling, les afficionados du faux semblant, les empaffés du PAF, tous ceux là que Jean Ferrat fuyait en se réfugiant dans ses montagnes ardéchoises, tous ceux là qui pérorent aujourd’hui devant la mort de « quelqu’un de bien », juste quelqu’un de bien.

Ca pourrait faire sourire si ce n’était ce côté affligeant. Chacun y va de sa récupération. Vous allez voir que Drucker va y aller de sa spéciale.

L‘homme du jour c’est Elisée RECLUS.

Le 15 mars 1830, naissance d’Elisée RECLUS à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde).
Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste.
Issue d’une famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère Elie (également anarchiste et communard) en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami. Après la Suisse, c’est en Belgique, à Ixelles (près de Bruxelles) qu’Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Etudes (en 1894) dans lequel il enseignera.
Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : « Le Révolté », « L’Insurgé », « Le Cri du Peuple », etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire « Géographie Universelle » (19 volumes), et de « L’Homme et la Terre » (6 volumes), ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme et de son environnement, et aborde des sujets très variés (éducation, naturisme, etc.). Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de « L’Homme et la Terre » ne sortira qu’après sa mort (édité par son neveu Paul Reclus).

« Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. »
Elisée Reclus

ELECTIONS:

Les résultats sont tombés et c’est bien la bérézina pour le pouvoir en place. Aux pâquerettes que j’vous disais hier ! Seulement voila, le vainqueur c’est encore le parti des pècheurs (et pourtant y’en a de moins en moins) si les choses restent en l’état dimanche prochain, certaines coalitions vont diriger des régions avec des « élus » qui représenteront 10% de 40% de la population. Faites vos comptes ! C’est un exercice pour les citoyens qui croient encore que les petits garçons naissent dans les choux et les petites démocraties dans les urnes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

AUX URNES CITOYENS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Bonjour à tous, nous sommes le 14 mars et pour les républicains, le 24 ème jour de ventôse, qui était généralement le jour des pâquerettes. Etant donné que nous sommes jour d’élections, ce soir il y en a plus d’un qui vont s’y retrouver… aux pâquerettes.

D’ailleurs, si j’en juge par la tête qu’il fait sur cette photo, notre tsar Nicolas 1er, à déjà été informé des résultats des urnes…


Dans le système anglo-saxon, le 14 mars (3-14) est le jour de Pi approximatif. Dans les labos et les clubs de mathématiques, ce jour est fêté en grandes pompes. Peut-être aussi parce que c’est le jour anniversaire de Einstein, allez savoir. En france, le 10 novembre, c’est à dire le 314 ème jour de l’année semblerait plus approprié.


Le froid a semble t-il regagné ses pénates et j’en ai fait autant. Après ces quelques jours consacrés à baguenauder le long de la Loire, retour à Keramoal. La tête pleine de souvenirs radieux  quoique frigorifiants et le coffre d’appellations tintinabulantes.

Un dernier arrêt pour célébrer comme il se doit les 95 printemps de Maurice, le patriarche, et le temps est venu de rejoindre l’ermitage pour y fêter le premier anniversaire de l’allumage des feux.

Allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Je voulais avant de vous quitter vous signaler une étude comparative (d’un point de vue graphique, communication) des affiches consacrées aux régionales en Bretagne. C’est sur le site magikstudio (le créateur des mightys) et c’est super intéressant. Portez vous bien et à demain peut-être.

HORS SAISON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Nous voici donc à Sancerre, quasiment sous la neige et des bouteilles plein le coffre. Je ne suis pa sûr que ce soit un traitement approprié mais bon…

Ce matin, arrêt du coté de Montrichard chez Paul Buisse pour ses « Bourgueil » issus de vignes centenaires. Un excellent Chinon par ailleurs même si pour ma part, je trouve que le fait de les laisser vieillir en fûts neufs leur donne trop de tannin.

Comme dit le poète, on doit être hors saison. Le côté intéressant c’est qu’on ne se bouscule pas mais, beaucoup d’échoppes restent fermées. A noter, un très bon accueil chez Chainier, même si, de leur propre aveu, l’accueil des clients individuels c’est pas leur truc…Sauf à commander par palettes. Ils produisent quand même un Touraine excellent (Sauvignon) que l’on trouve sous deux appellations différentes (négoce oblige) le « Grand clos de Pocé » et le « Chateau de Pocé ». A propos de fermetures saisonnières, ce fut le cas de ce charmant petit bouchon repéré dans l’après midi et qui affichait fièrement son andouillette à la Chavignolaise pleine de promesse pour finir la soirée. Las, il fallut s’y résoudre, à notre arrivée à l’heure du diner…Pub close.

0n va à présent redescendre la Loire vers l’Ouest et donc vers le « Muscadet » en passant par le « quart de chaume » et le « savennières ». Je sais, ça vous fait saliver mais que voulez vous, nous sommes au pays de Rabelais. Le soleil a fait sa réapparition, le parcours devrait-être des plus agréables.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA TRUITE…

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Tiens, mon calendrier républicain me rappelle que nous sommes le 21ème jour de Ventôse et c’est le jour de la mandragore.

La mandragore (Mandragora officinarum) est une espèce de plante herbacée vivace, des pays du pourtour méditerranéen, appartenant à la famille des solanacées, voisine de la belladone. Cette plante riche en alcaloïdes aux propriétés hallucinogènes, est entourée de nombreuses légendes, les Anciens lui attribuant des vertus magiques extraordinaires.

C‘est peut-être ce qu’il faudrait pour que sorte des urnes un nouvel espoir, car, comme disait un anarchiste Danois dont le nom m’échappe « ceux qui donnent leurs voix n’ont plus rien à dire ! ». Oui bon, c’est un peu radical et j’en connais qui professe le contraire. Ceux qui ne votent pas n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux mêmes. Et ceux qui votent « blanc » et qui sont considérés comme citoyens de seconde zone ? Et ceux qui votent avec leurs pieds ? Y’en a même qui vont voter pour Bernadette M., gouverneuse des marches de Bretagne pour satisfaire aux volontés de son altesse Nicolas 1er. Et puis, de toutes les façons, c’est l’ouverture de la truite.

En attendant, nous voici en Touraine par un froid glacial et pour attendre l’ouverture des restos, on fait les bistros de Tours…En fait, on fait le tour des bistros. « Les trois rois », sympa, style bar à cocktails. On aurait fréquenté n’importe quel rade à condition qu’il y ait du feu dans la cheminée. Le resto « le grill du roy », gentillet, avec des vins du pays. Calme et reposant jusqu’à l’arrivée de six cheminots en formation sur la table attenante…Ce jeudi, direction les caves de Pocé puis de Sancerre et bien sûr, Gien et non pas Giens (merci pour la correction. C’est là qu’on voit si la « Giennoise rit » …)

Allez, comme on l’apprenait à l’école primaire, la Loire est le plus long fleuve de France et il reste de la route.  A demain peut-être pour de nouvelles aventures. Ah oui, portez vous bien.

Bonjour à tous et à chacun, en ce petit matin frisquounet, rendons hommage à un pédagogue injustement oublié. Mais, l’oubli est-il quelquefois juste …Le 10 mars 1972, mort de Stephen MAC SAY (de son vrai nom Stanislas Alcide MASSET).Militant anarchiste, professeur puis apiculteur. Il est né le 15 octobre 1884 dans le nord de la France. Il s’oppose très vite à l’enseignement « officiel ». En 1906 il rejoint, avec sa compagne Marie-Adèle ANCIAUX (dite Mary Smiles), l’école libertaire de Sébastien Faure « La Ruche »(voir plus bas) où ils enseigneront tous les deux jusqu’en 1910. Mac Say quittera alors définitivement l’enseignement et deviendra forain, puis apiculteur. Pendant la guerre de 14-18, bien que réformé, il se réfugie dans la Creuse avec sa compagne, craignant quelques ennuis à cause de son engagement antimilitariste. Après la guerre, Mac Say reprend ses activités militantes, et particulièrement sa collaboration régulière aux journaux anarchistes « l’en dehors », « Le libertaire » « Les Temps nouveaux » etc., ainsi qu’à l’Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure.

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onjour à tous et à chacun, en ce petit matin frisquounet, rendons hommage à un pédagogue injustement oublié. Mais, l’oubli est-il quelquefois juste …Le 10 mars
1972, mort de Stephen MAC SAY (de son vrai nom Stanislas Alcide MASSET).
Militant anarchiste, professeur puis apiculteur. Il est né le 15 octobre 1884 dans le nord de la France. Il s’oppose très vite à l’enseignement « officiel ». En 1906 il rejoint, avec sa compagne Marie-Adèle ANCIAUX (dite Mary Smiles), l’école libertaire de Sébastien Faure « La Ruche »(voir plus bas) où ils enseigneront tous les deux jusqu’en 1910. Mac Say quittera alors définitivement l’enseignement et deviendra forain, puis apiculteur. Pendant la guerre de 14-18, bien que réformé, il se réfugie dans la Creuse avec sa compagne, craignant quelques ennuis à cause de son engagement antimilitariste. Après la guerre, Mac Say reprend ses activités militantes, et particulièrement sa collaboration régulière aux journaux anarchistes « l’en dehors », « Le libertaire » « Les Temps nouveaux » etc., ainsi qu’à l’Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure.

Dénoncé comme juif pendant la 2e guerre mondiale (ce qui, soit-dit en passant, était faux) il est à nouveau contraint de quitter sa maison avec Mary.


Humaniste et amoureux de la nature, Mac Say écrira de nombreux livres et brochures contre la vivisection, ainsi que sur l’éducation des enfants et la santé : « L’école laïque contre l’enfant », « De Fourier à Godin », »Les bêtes proches de l’homme », « Propos sans égards », etc.

bulletin de la ruche


Voici à quoi ressemblait le « bulletin de la Ruche » auquel participa Stephen Mac Say du temps de sa collaboration avec Sébastien Faure.

Le 10 mars 1914, sortie par l’imprimerie de « La Ruche » à Rambouillet du premier numéro du « Bulletin de la Ruche« . Après avoir édité, entre 1906-08, un bulletin mensuel de son oeuvre de solidarité et d’éducation libertaire « La Ruche », Sébastien Faure publiera de mars à juillet 1914 (déclaration de guerre) ce bulletin bimensuel, mais, je vous en ai déjà parlé. Il saura s’entourer de collaborateurs intéressés à son action éducative comme C-A Laisant, Jean Marestan, le Dr F.Elosu, André Girard, etc.

Allez, je boucle les valises et c’est parti pour de nouvelles aventures. Direction les bords de Loire, objectif: Redonner un peu d’embonpoint à ma cave qui a tendance à s’étioler. De Nantes à Montaigu, la digue la digue… Du Muscadet au Sancerre, en passant Savennières et les Côtes de Giens. Et puis Chinon et puis Vouvray et puis Saumur et puis et puis, épuisant. Je vous raconterai cela. En attendant, portez vous bien et à demain…Peut-être.

SPLEEN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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SPLEEN TOI MEME !

Il y a des jours comme ça…Des jours où cela ne sourie pas, des jours tristes comme un discours de Bernadette Malgorn, des jours où le pont de Recouvrance vous tend les bras…

Il y a des jours comme ça où l’inspiration vous fait défaut. La muse ne s’amuse pas. L’angoisse de la page blanche…Le trou, le vide absolu, le néant abyssal, le rien ultime, l’apocalypse du blogueur, le stress de l’écrivaillon, le spleen du rimailleur…

Il reste encore à jouer avec les mots, folâtrer avec les maux, faire rimer les syllabes, s’entrechoquer les terminaisons, se rire du dérisoire, pour, en définitive, écrire pour ne rien dire.

Il reste encore cette merveilleuse langue française, écornée, diminuée, internetalisée, smsisée, Iphonée, en un mot, malmenée.

Il reste encore la chanson des mots qui s’entrecroisent, tout chauds sortis du four de l’imagination comme du bon pain croustillant. Et cet indicible plaisir à les voir danser sur l’écran dans une sarabande virtuelle, cette gavotte de l’improbable scandée par des sonneurs aveugles. Matilin an Dal, grand biniouer devant l’éternel faisait se trémousser les noces bigoudènes sans jamais avoir voyagé plus loin que pont-l’abbé; il a sa statue à Plozévet. Aujourd’hui, les DJ (dead GI !) s’acoustiquent à coup de décibels dans les boites branchées de Croatie ou de d’Ibiza. Leurs statues sont disques d’or et leurs postérités toutes relatives. Leurs victoire de la musique sont dorées à la poudre de Perlinpinpin.

Serions nous de cette espèce de dinosaures littéraires, appelée à disparaître dans les poubelles de l’histoire, cataclysmée par le « progrès », météorisée par la révolution des nouvelles technologies ?

Que nenni, pas question de se laisser aller, on va se battre. Je dis cela au moment où mes pensées vont toutes vers une amie qui m’est très chère et à qui les aléas de la vie ont décidé de demander des comptes. Gast ! Erwan de keramoal, tu fais dans l’morose.

Allez, petit cadeau à propos de spleen.


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris…


Vous l’aviez reconnu bien sur, sacré Charles, il donne pas vraiment envie de danser la gigue. Tiens, je vais me repasser Patrick Topaloff…

Allez, c’est promis, je recommencerais plus. Merci encore de vos visites, portez vous bien et, ah, j’oubliais, votre blog préféré se prend quelques jours de vacance, alors pendant quelques jours peut-être…Carnet de voyage.

LA COMMUNE N’EST PA MORTE…

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BREVES…

MOURON.

Nous sommes le 8 mars et, c’est le jour du « Mouron »… Allez, vous faites pas de bile, c’est seulement dans le calendrier Républicain. En fait, il s’agit du 18ème jour de Ventôse. Il existe tout un tas de variétés de Mouron; Le rouge, le bleu, le mouron des oiseaux, le mouron délicat et même, la véronique faux mouron d’eau… Pour Capelo je précise que le mot « Mouron » vient du vieux français signifiant « chevelure ». D’où l’expresssion se faire des cheveux blancs, se faire du souci quoi (on revient aux fleurs) et en définitive: Se faire du mouron.


BLASON.

C‘est encore un 8 mars, en 1990 que nos bonnes vieilles Côtes du Nord sont devenues Côtes d’Armor…20 ans déjà, que cela passe vite 20 ans ! Et toujours le même slogan: En haut à gauche…


ELECTIONS.

En 1977, un 8 mars, l’ONU officialise la journée internationale de la femme. C’est aussi la date qui sera retenue en France à partir de 1982. Une journée pour la femme et toutes les autres pour… C’est vous qui voyez.


LE BON.

En 1826, toujours un 8 mars, evel just, c’est la naissance de celui qui deviendra Duc de Bretagne sous le nom de Jean III dit Le Bon. Il est le fils d’Arthur II et de Marie de Limoges et règnera pendant une trentaine d’années. Vous vous imaginez en 2010 vivant dans le grand Duché de Bretagne comme il existe un grand Duché du Luxembourg ? Avec paradis fiscal et Clearstream installés à Kergrist Moëlou…Allez, rien qu’une fois, pour voir.

Samedi soir, un téléfilm: Louise Michel.

Mais qu’ont-ils fait de Louise ? Louise, ma louise, mon institutrice préférée, Louise, ma communarde, ma combattante, ma graine d’ananar… J’aime cette image taguée qui la remet au goût du jour.

A la télé,la voici en quadrichromie, l’image est lêchée, le décor naturel, c’est: Alice au pays des Kanaks. C’est la ferme célébrités version Nouméa. Les indigènes sont plus « nature » que Jean-Marie Tjibaou mais, les méchants sont très méchants et les gentils…Très gentils. L’âme n’y est point, à vrai dire, on s’ennuie ferme. Allez tiens, poussons la chansonnette pour nous redonner du coeur à l’ouvrage sur des paroles d’Eugène POTTIER en 1886:

Comme faucheurs rasant un pré,
Comme on abat des pommes,
Les Versaillais ont massacré
Pour le moins cent mille hommes.
Et les cent mille assassinats,
Voyez ce que ça rapporte.

Tout ça n’empêche pas Nicolas
Qu’ la Commune n’est pas morte.
Tout ça n’empêche pas Nicolas
Qu’ la Commune n’est pas morte !

Je vous souhaite de passer une excellente journée, couvrez vous bien, le froid est de retour, et à demain si vous le voulez bien…

DE L’ART DE RAMPER…

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PETIT CONSEIL DE LECTURE.

Voici que vient d’être rééditée une perle de la littérature qui, me semble t-il, trouve aujourd’hui tout son sel. Il s’agit de: «  Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans » que l’on doit au baron d’Holbach, ami de Diderot. Aux ed. Allia pour la modique somme de 3 euros.

Philosophe français d’origine allemande, érudit et fortuné, Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach est, grâce au salon qu’il anime, l’une des grandes personnalités de la vie parisienne. Sa formation aux sciences naturelles lui permet de collaborer à l’Encyclopédie pour des articles de chimie et de minéralogie.

Matérialiste et fataliste athée, Holbach s’oppose à toutes les doctrines religieuses, instruments du despotisme. Sans être vraiment novateur par les concepts qu’il développe, il emprunte ses idées aux sources les plus variées. Il les combine et les développe avec une grande hardiesse qui l’oblige à publier ses ouvrages sous un pseudonyme. Sa philosophie est exposée dans « Le christianisme dévoilé » et « Système de la nature », véritable code de l’athéisme. Il y décrit un univers entièrement déterminé par le principe de la causalité qui s’applique à toute la matière, excluant donc toute intervention divine. Ce sont la peur et l’ignorance qui conduisent les hommes à croire en Dieu et les poussent vers les religions.« L’homme n’est superstitieux que parce qu’il est craintif, il ne craint que parce qu’il est ignorant. »
(Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach / 1723-1789 / Contagion sacrée / 1767). Un petit livre donc, à méditer en ces temps où il est à nouveau de bon ton de se montrer à la cour.

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Le 7 mars 1917 enregistrement du premier disque de jazz…

L‘Original Dixieland Jazz Band est un quintette de blancs américains formé par le cornettiste Nick la Rocca, les premiers a avoir enregistré un disque de Jazz en 1917. Il sont pour la plupart originaires de la Nouvelle Orléans mais ils se sont installés à Chicago puis à New York. Autoproclamés « créateurs du jazz » (The Creators of Jazz), les musiciens de l’Original Dixieland Jazz Band n’étaient pas de grands jazzmen. L’ODJB n’a d’ailleurs pas survécu quand, au début des années 1920, de vrais jazzmen ont commencé à être enregistrés. À l’ODJB revient le mérite d’avoir fait connaître le jazz, d’avoir ouvert la porte des studios à des musiciens plus intéressants et d’avoir éveillé des vocations chez de jeunes instrumentistes des années 1920. Bix Beiderbecke, par exemple, a toujours reconnu avoir été initialement inspiré par Nick La Rocca.

Note : le personnel de l’ODJB à l’époque de l’enregistrement « historique » de 1917 est : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie). A vos cassettes.

Et bien voila la fournée du dimanche, merci d’être passé et surtout, portez vous bien et, à demain peut-être.

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme « Le petit Campion illustré », « Libres Pensées », ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : »Le drapeau noir, l’équerre et le compas », etc.

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Bonjour à tous et à chacun. Nous sommes le 6 mars 2010 et vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog, ce dont je vous remercie, mais ce qui  est très mauvais pour mon égo. Aujourd’hui au menu, d’abord un petit hommage à un grand comique injustement oublié. Peut-être parcequ’il n’était pas « que » comique. Il a par exemple écrit un livre superbe sur la place des anarchistes et libertaires dans la Franc-maçonnerie. Et, en seconde partie, un clin d’oeil pour ne pas oublier que le lobby des semenciers et autres industriels de l’agroalimentaire, quand vous le mettez à la porte, il rentre par la fenêtre. Bonne lecture.

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.
Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.

Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.
Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).
Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.
Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme « Le petit Campion illustré », « Libres Pensées », ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : »Le drapeau noir, l’équerre et le compas », etc.

On lui doit, entre autres, la fameuse définition:  « Enfant: Fruit qu’on fit. » et puis, celle-ci que j’aime beaucoup:  « Dès qu’on dit feu Untel, c’est qu’ Untel s’est éteint. » Il était aussi régent de pygologie du collège de pataphysique, grand maitre de la confrérie des chevaliers du taste fesses (c’est lui qui intronisa le Mannekenpiss en 1983) et on se souvient de sa participation au fameux feuilleton radiophonique de Pierre Dac: Signé Furax. Parallèlement, son ascension en maçonnerie continue, il gravira successivement tous les degrés jusqu’au 33e et siégera au Consistoire d’Ile-de-France. Un fameux bonhomme qui portait haut et fort la devise de ce blog: Humeur et humour. En ouverture de ce billet, un court extrait d’une vidéo où on le voit en compagnie de Pierre Dac.

100 PATATES…

Ça y est !

Finissant par céder aux surpuissants lobbies des semenciers OGM, l’ultra-libéral Barroso, réélu à la tête de la Commission Européenne, vient, sur proposition de John Dalli, commissaire chargé de « la Santé et de la protection des consommateurs » (sic), et contre l’avis de la plupart des citoyens européens, d’autoriser, pour la première fois depuis 1998, la culture en plein champ, d’un certain nombre de produits, dont 3 sortes de maïs (fabriqués par Monsanto), et d’une pomme de terre « Amflora », fabriquée par BASF.

On ne se doutait pas que BASF était spécialisé dans l’alimentaire ; mais il parait que cette patate Amflora, a la faculté de produire beaucoup plus d’amidon que ses cousines naturelles. Le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier.(sic et resic) ! 

Je vous dis pas la gueule de la purée que mangerons nos petits enfants à la cantine…Mais bon, faut pas que ça vous coupe l’appétit !

Allez, c’est tout pour aujourd’hui, c’est sympa d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.