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LA MECHE EST DITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des droits de l’homme et de la marine à voile réunis, bonjour !


Nous
voici le 29 juin c’est à dire le 11è jour du mois de Messidor,
généralement consacré à la coriandre. Les étymologistes se
disputent à propos de l’origine du mot: Grecs pour les uns, de
source Mycéenne pour les autres – Koriadnon, pour Ariane la fille
de Minos – En Arabe le mot se dit
Kuzbur,
même si dans l’Algérois on dit
hachiche
qui veut dire littéralement:
Herbe.
Mais, même bien  séchée, je vous déconseille de la fûmer. La
coriandre se marie très bien avec les carrottes sous toutes les
formes. Mais ça le fait aussi avec les patates.  Avec l’été venu,
imaginez une petite salade de pommes de terre au cumin, légèrement
citronnée et parsemée de coriandre; un vrai régal qui mériterait
un article chez Madame « dans ma cuizine ». La coriandre
c’est comme le cochon, tout est bon de la feuille à la racine en
passant par la fleur et la graine. On lui prête même des vertus
antiseptiques dans les bains de bouche destinés à calmer les
douleurs dentaires et ça…Ca m’intéresse.

Pour
ceux qui s’intéressent à la littérature gastronomique, je leur
conseille:
Bouquet de
coriandre
, publié en
2007 et écrit par Rachel SAMOUL, un recueil de treize  nouvelles, où
la coriandre joue un rôle essentiel.


Enfin
une bonne nouvelle.


« A
partir de septembre, parution d’un nouvel hebdo satirique: Le nouveau
journal s’appellera
La
Mèche
 (on
vous laisse imaginer les jeux de mots et les déclinaisons graphiques
que les dessinateurs ont commencé à nous proposer). Vous y
retrouverez une bonne partie des chroniqueurs et dessinateurs que
vous aimiez dans Siné Hebdo.
Déjà, Jiho, Guy Bedos, Marc Large,
Berth, Laure Noualhat, Noël Godin, Aranega, Flav’, Jean-Pierre
Bouyxou, Laurence Romance, Miguel Benasayag, Vuillemin, Martin, Caza,
André Langaney, Lindingre, Anne Steiger, Etienne Liebig, Avoine,
Carali, Faujour, Pierre Concialdi, Georges Yoram Federmann,
Decressac, Jeanne Folly, Charles Fontaine, Carlo Santulli, Goubelle,
Nathalie Gathié, Gudule, Thierry Pelletier, Miss. Tic, Mix &
Remix, Rémi ont répondu favorablement à notre appel !
Christophe
Alévêque, Frédéric Bonnaud, Loup, Patrick Raynal et bien d’autres
devraient nous rejoindre rapidement.
Sans compter de nouvelles
signatures que vous découvrirez très bientôt et… et… et…
SINE en personne, qui semble bien décidé à poursuivre sa Zone
(actuellement sur internet) dans La Mèche !! Si !! »


Voilà,
c ‘est pas réjouissant ça, c’est pas fantastique ça mes bodys
boys ?

Quand je vous dis qu’il ne faut désespérer de rien ! Une autre bonne nouvelle, c’est la démission du président de la fédération Française de fouteballe. Quand bien même il serait remplacé par un clone, c’est une bonne chose de voir ses barons de la baballe retourner sur les terres qu’ils n’auraient jamais dû quitter.

Allez voila pour ce mardi matin ensoleillé. Si le coeur vous en dit, vous pouvez voter pour ce blog qui est, à n’en pas douter, votre blog préféré. C’est au bas de la colonne de droite. C’est vrai que cela « booste » la fréquentation, le revers de la médaille c’est que cela génère aussi de la pub pas du tout désirée par l’auteur. On va faire avec et puis un jour viendra où les « cénobites tranquilles » pourront s’en passer. En attendant ces jours heureux, je vais arroser ma coriandre, portez vous bien et à demain peut-être.

L’ENDORMEUR DE VAL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la radio libre et de la cuisse de Jupiter réunies, bonjour !


L’endormeur de VAL…

Tiens, pour rire un peu, ce billet féroce paru sur le blog d’un nantais, retrouvez le ICI sous le titre :

Ne pas confondre Val, Valls et Laval

« Avant de finir fusillé à la Libération comme principal artisan de la Collaboration d’État avec l’occupant nazi, avant d’avoir été auparavant un politicien carriériste réactionnaire et très fortuné sous la IIIème République, le jeune Pierre Laval (1883-1945) avait d’abord été un socialiste encarté d’origine modeste, avocat courageux et audacieux défendant les syndicalistes révolutionnaires, lui même fiché par la police comme dangereux antimilitariste gauchiste. »

« Avant de devenir directeur de la principale radio publique sous la présidence de Nicolas Sarkozy, où il accepta d’y exercer les basses oeuvres de l’ordre moral du régime, Philippe Val (1952 – … ) a été un humoriste et chansonnier formant un duo talentueux, férocement soixanthuitard et contestataire avec Patrick Font, puis le rédacteur-en-chef de la deuxième période du journal satirique de gauche écologiste et libre-penseur Charlie-Hebdo. »

« Avant de devenir chef de file de l’aile la plus à droite du parti socialiste, passé spectaculairement du « Non » au « Oui » lors du référendum européen de 2005, obsédé par la sécurité et le refus de l’ « assistanat », favorable à des quotas d’émigrés et au recul de l’âge de la retraite, au point que Martine Aubry lui a demandé publiquement le 13 juillet 2009 de tirer les conséquences de ses choix en quittant le Parti socialiste, le député-maire d’Evry Manuel Valls (1962 —… ), né d’une famille catalane antifranquiste, avait opté pour la gauche rocardienne juste avant 1981, puis pour le jospinisme, puis ensuite pour le blairisme, avant de se vanter d’avoir été sollicité pour devenir ministre d’ouverture du gouvernement Sarkozy. »

« Conclusion : Il ne faut jamais confondre Val, Valls et Laval. Ce dernier a eu le temps d’évoluer de la gauche jusqu’à l’extrême-droite au pouvoir, les deux autres n’y sont pas encore parvenus. »

 Bon
d’accord, il n’y va pas avec le dos de la cuiller mais à l’heure où
l’impertinence devient une denrée en voie (et en voix) de disparition…Moi j’aime
bien.


En attendant, on n’a pas tout perdu, si on n’entendra plus Stéphane Guillon sur Inter, on pourra retrouver Didier Porte sur arretsurimages.net. de Schneidermann


Bon allez, c’est l’heure de ma cure d’Aspro, je vous abandonne. Portez vous bien et à demain peut-être.


LE BLUES DU DENTISTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’orthodontie et du clou de girofle réunis, bonjour !

Nous voici dimanche, sous le soleil de juin, et je suis cloué hors du lit par une rage de dents à vous cogner la tête contre les murs. Je n’envisage même pas de sortir, c’est une vraie rage dedans… Inutile de vous dire que je hais les dentistes et tous leurs instruments de torture.
A chaque fois que l’occasion m’a été donnée d’en rencontrer un, je croyais reconnaître en lui la réincarnation de Mengelé. Déjà tout jeune, je m’étais enfui d’un cabinet après avoir salement savaté le tortionnaire. De retour à la maison, je portais encore la bavette autour du cou. Depuis ce traumatisme primal, je les fuis comme la peste et le choléra réunis. Résultat des courses, mon système masticatoire crie grâce et une petite voix intérieure me rappelle qu’en la matière, la procrastination est forcément la mauvaise solution.
L‘overdose de paracétamol n’étant sûrement pas plus recommandable, je me tourne vers le pur malt, si possible 18 ans d’âge. Bon, évidemment c’est un peu hors de prix pour un petit retraité mais, il y a des choix douloureux qu’il faut assumer, n’est-il pas ? C’est donc dans la douleur que j’accouche de ce 292è billet alors que hier soir, dans l’indifférence générale, le 5 000è visiteur a franchi les portes des « cénobites tranquilles » me laissant gros-jean comme devant et groggy comme johnny. Pas même une petite boite de chocolat à lui offrir, un souvenir, un petit rien, une médaille, un certificat que sais-je…


Mes pensées vont vers toi, visiteur (teuse) inconnu(e) qui a bravé les multiples obstacles de la navigation sur internet pour échouer in fine sur cet ilot de résistance, d’humeur et d’humour qu’est votre blog favori.

Tout à fait autre chose.

Le mystère de la fleur exotique dont je vous parlais hier est désormais résolu. En vérité, il s’agit d’un Phormium, ça ne s’invente pas, et voici la bête telle qu’elle se présente à nos yeux ébahis.

Ah que la nature est belle, comment peut-on laisser une bande de pétroliers, semenciers et autres bachibouzouks la mettre en péril pour quelques dollars de plus… En tous cas, si je garde une dent, ce sera contre ces gens là.

Allez, avec votre permission, je vais m’arrêter là. Portez vous vous mieux que moi et à demain peut-être.



IN VINO VERITAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la littérature érotique et de la pizza trois fromages réunies, bonjour !

Bistro-resto…traLalalaléno…

je
vous avais promis d’en dire un mot, et bien voilà. Il s’appelle LA
MUSE VIN
, et se cache dans une petite rue tout près des
halles St Martin à Brest même.

Comme
dans la chanson de Pierre Perret, le patron s’appelle Bruno. Il
exerce dans une cuisine guère plus grande qu’une cambuse de
trimaran. Et pourtant il sort de cette cuisine liliputienne de vraies
trouvailles: Rillettes de maquereaux, rognons de veau servis entiers,
St Jacques poêlées, et pour accompagner tout cela dans la bonne
humeur qui sied à ce genre d’établissement, une foultitude de vins
de pays. D’ailleurs, des vins il y en a partout, dans des vieilles
caisses en bois, sur les étagères, pour la plupart, des vins
naturels, un peu costauds pour les ceusses qui se sont habitué aux
Bordeaux aseptisés des grandes surfaces. La viande y est préparée
devant vous, ce soir là, nous avons opté pour un onglet (300 gr) au
beurre balsamique, un vrai régal. Et pour l’apéro, je vous conseille l’assiette de saucisson(s) elle vaut vraiment le détour…

Cerise
sur le gateau (oui, il y avait aussi une tarte tatin…) le patron et
le serveur sont deux gr
os fumeurs devant l’éternel et n’ont pas
l’air décidé du tout à changer leurs habitudes. En résumé, une
ambiance « bonne franquette », des vins agréables, une
cuisine très correcte, un accueil des plus sympa bref, une adresse
qui méritait de figure
r sur le carnet des « cénobites
tranquilles ».
Rue Berthelot à Brest.

Autre promesse à laquelle je ne peux déroger, c’est de vous montrer les jardins de Keramoal ceinturés par une haie d’hortensias dont les couleurs s’échelonnent du bleu granite au violet.



Le mois de juin déploie véritablement une palette impressionnante. Voici que s’épanouit dans un coin une drôle de fleur pour le moins exotique qui devrait ressembler à cela.


Tout cela pour vous confirmer que l’été est bien là et que si je vous dis que ça commence à manquer d’eau, je vois déjà votre sourire en coin.

Justement tiens, faut que j’aille arroser mes tomates. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


POURQUOI LA GUERRE ?..

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des pousse-au-crime et des va-t-en-guerre réunis, bonjour !

Pourquoi la guerre ?

Oui, je reviens vers vous avec cette question lancinante qui ne cesse de me tarauder les neurones. Pourquoi Israël et son souteneur, les Etats unis d’Amérique, s’apprètent-ils à bombarder l’Iran? La question aujourd’hui n’étant plus de savoir si ils vont le faire mais, quand vont-ils le faire.

La première réponse qui vient à l’esprit c’est que un certain nombre de pays Arabes (mais Sunnites) ne verraient pas d’un mauvais oeil la mise au pas des Perses chiites. Ces derniers sont soupçonné d’être derrière le Hamas en Palestine, le Hezbollah au Liban, les rebelles du Yémen qui harcèlent les forces Saoudiennes, les Talibans en Afghanistan, les milices en Irak. D’où l’idée de l’Etat Hébreu de frapper à la tête une fois pour toutes… L’Arabie Saoudite est sans doute, en tous cas officieusement, l’allié le plus sûr des USA et donc, implicitement, d’Israël dans cette affaire. L’idée d’une nouvelle guerre qui enflammerait le Moyen Orient et ses puits de pétrole n’emballe guère les pétroliers du coin. La Jordanie, l’Egypte dans une moindre mesure, les Saoudiens bien entendu, le Koweit à coup sûr, sans compter les Sunnites Irakiens qui rêvent de retrouver leur prestance de l’époque Saddam, n’interviendront qu’au travers de « paroles verbales » à la tribune de l’ONU pendant que Tsahal et l’oncle Sam largueront leurs bombes anti bunkers sur les présumées installations nucléaires de l’Iran.

La seconde c’est que le gouvernement Israëlien a besoin du soutien de son opinion publique pour mettre une dernière main à sa politique d’occupation des sols jusqu’à atteindre un point de non-retour avant une éventuelle co-existence (inéluctable) de deux Etats en Palestine. Or, rien ne garanti davantage la cohésion d’un peuple qu’une menace extérieure. C’est donc l’Iran qui va tenir la place du méchant avec dans le rôle du docteur Folamour, le dangereux psychopathe, Ahmadinejad.

Soutien de son opinion d’une part et soutien, sinon compréhension bienveillante de la communauté internationale, d’autre part; voilà pourquoi Obama s’empresse de faire voter par le conseil de sécurité de l’ONU une résolution permettant d’accroître les sanctions contre l’Iran.

La Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU est basée sur un procès d’intention fondamental. Elle défend l’idée que l’Iran est une puissance nucléaire à venir et une menace à la sécurité mondiale. Elle fournit également le feu vert à l’alliance militaire États-Unis-OTAN-Israël pour menacer l’Iran d’une attaque nucléaire préemptive punitive, appuyée du sceau du Conseil de sécurité de l’ONU. Bis repetita placent, on se croirait à la veille de la guerre contre l’Irak. (à gauche un dessin paru dans le N° 42 de  « l’Assiette au beurre » en 1902. La légende: Je voulais qu’on déclarât la guerre pour expérimenter mon nouveau fusil…)

Il est bien possible que vos nuits d’été soient illuminées par les images fantômatiques des bombardements et au JT vous verrez BHL et/ou Finkielkraut vous expliquez qu’il ne pouvait en être autrement et que, fort heureusement, les Nations n’ont pas cédées à l’esprit de Munich.

Il y a des jours comme ça où l’envie vous prend de devenir, vraiment, un cénobite tranquille et pourquoi pas, un anachorète planqué sur son piton rocheux, attendant la fin de toute chose…

Tout à fait autre chose…

Connaissez vous Carlos GOHSN le Pédégé de Renault Nissan, payé une fois
en France et une fois au Japon, résultat: 10 millions d’euros annuel.
De son côté, Ronan Guernion, que vous ne connaissez pas non plus, producteur de lait à Tonquédec (22) considère qu’il gagne environ 1 000 euros par mois pour des semaines de 58h. (Télégramme de Brest. 23 juin). Mais dans quel monde de dingues vivons nous ?

Des petites histoires comme celle là il en sort deux ou trois par semaine: Les cigares de Blanc, la mission de Boutin, l’appartement de Fadela…Jusqu’où iront-ils dans le mépris de ceux dont les ancêtres ont fait voter la fin des privilèges ? Vous le saurez en restant fidèle à votre blog préféré. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.



De sa rencontre avec Henry Poulaille et peut être surtout avec Armand Robin et le mouvement libertaire naîtra sa vocation d’écrivain et son engagement anarchiste. Véritable autodidacte (il présentera néanmoins un doctorat d’Etat à plus de cinquante ans), il collabore à divers journaux comme « Les cahiers du peuple » dont il est rédacteur en chef. Sa soif de connaissance l’amène à découvrir et fréquenter le milieu des peintres. Il devient critique d’art, membre du groupe Cobra en 1949. Il publie ses premiers romans autobiographiques : « Drôles de métiers » « Drôles de voyages ». En 1954 son recueil de poésie « Cosmopolites » reçoit le « Prix des Poètes ». Il se passionne ensuite pour l’architecture et écrit plusieurs ouvrages qui font toujours référence en la matière. Il réalise également une nouvelle « Histoire de la littérature prolétarienne en France » (1974), puis des romans tel que « Les mouchoirs rouges de Cholet » (1983) qui rencontrent un vif succès.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du rite Ecossais et des petits pois extra-fin réunis, bonjour !

Le 24 juin 1924, naissance de Michel RAGON et je voulais profiter de cette date anniversaire pour vous en dire quelques mots.

Michel Ragon est né par hasard à Marseille le 24 juin 1924, mais il passe toute son enfance à Fontenay-le-Comte dans une famille paysanne vendéenne misérable. Orphelin de père à 8 ans, il arrive à 14 ans avec sa mère à Nantes où il exerce plusieurs petits métiers (garçon de courses, aide-comptable, mécanicien, emballeur…). Déjà passionné de lecture depuis son enfance, il découvre de nouveaux auteurs (Rousseau, Hugo, Verne, Gide…) grâce entre autres aux bibliothèques des appartements que sa mère est chargée de garder. Dans cette grande ville de Nantes, il découvre également la peinture au Musée des Beaux-Arts de Nantes, où il se rend souvent, ainsi que la musique classique au Théâtre Graslin. En 1943, à 19 ans, il rencontre les poètes de « l’école de Rochefort », Jean Bouhier et René-Guy Cadou et le peintre James Guitet qui restera son ami. Fin 1943, auteur de tracts contre l’occupant allemand, il est recherché par la Gestapo. Prévenu à temps, il s’échappe de justesse et retourne se cacher dans sa famille, dans le bocage vendéen. Il rentre à Nantes en 1944. Mais il n’y reste pas longtemps. Avide de connaissances, de rencontres et de nouveaux horizons, il monte à Paris en 1945.

De sa rencontre avec Henry Poulaille et peut être surtout avec Armand Robin et le mouvement libertaire naîtra sa vocation d’écrivain et son engagement anarchiste. Véritable autodidacte (il présentera néanmoins un doctorat d’Etat à plus de cinquante ans), il collabore à divers journaux comme « Les cahiers du peuple » dont il est rédacteur en chef. Sa soif de connaissance l’amène à découvrir et fréquenter le milieu des peintres. Il devient critique d’art, membre du groupe Cobra en 1949. Il publie ses premiers romans autobiographiques : « Drôles de métiers » « Drôles de voyages« . En 1954 son recueil de poésie « Cosmopolites » reçoit le « Prix des Poètes ». Il se passionne ensuite pour l’architecture et écrit plusieurs ouvrages qui font toujours référence en la matière. Il réalise également une nouvelle « Histoire de la littérature prolétarienne en France » (1974), puis des romans tel que « Les mouchoirs rouges de Cholet » (1983) qui rencontrent un vif succès.

Personnellement j’ai particulièrement apprécié « la mémoire des vaincus » paru chez Albin Michel en 199O. Une fresque passionnante de l’histoire prolétarienne, véritable traversée du XXè siècle où le héros croise tour à tour, Lénine, Durruti, Nestor Makhno, la bande à Bonnot… Un voyage parmi les oubliés de l’histoire, anarchistes, libertaires et utopistes.Mais il faut lire aussi « le roman de Rabelais » et son exceptionnel « dictionnaire de l’anarchie« .

Et puisque vous êtes dégouté de la télé, de son foot, de ses jeux débiles, de ses infos décérébrées, (re)mettez vous à la lecture et offrez vous quelques pages de Michel Ragon.

France inter: La messe est dite.

Et bien voila, c’est fait: Le duo de comiques Jean Luc Hees et Philippe Val vient de siffler la fin de la partie en décidant que l’on pouvait rire de tout mais pas n’importe comment. Résultat, exit Didier Porte, exit Stéphane Guillon. Le dessin du paysage audiovisuel Français va ressembler de plus en plus à celui d’un long fleuve tranquille. Une seule pensée: Ein Reich, ein volk, ein fuhrer (là je vais me faire des amis.) Pas une tête ne doit dépasser, 2012 va maintenant arriver très vite, le dérapage, même contrôlé, ne sera plus autorisé.

Allez, merci de votre visite et de votre fidélité, à la fin de la semaine nous fêterons le 5 000è visiteur de ce blog quotidien qui en est à son numéro 280. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.


JE VOUDRAI PAS CREVER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la trompette acoustique et de la chaussette à clous, bonjour !


Rendons hommage à un des grands bonhomme du début du XXè siècle: Boris Vian est un écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste), né le 10 mars 1920, à Ville-d’Avray (Seine-et-Oise, aujourd’hui Hauts-de-Seine), mort le 23 juin 1959 à Paris. Il fut aussi ingénieur de l’École centrale, inventeur, scénariste, traducteur (anglo-américain), conférencier, acteur d’occasion et peintre.
 

À douze ans, Boris est victime d’un rhumatisme articulaire aigu, qui lui occasionne une insuffisance aortique. Cette maladie du cœur, dont ses œuvres porteront la trace, en fera la cible de l’affection trop étouffante de sa mère. Il en parlera dans L’Herbe rouge, et plus encore dans L’Arrache-cœur. Il fait ses études primaires et de collège au lycée de Sèvres (1927-1932), puis entre au lycée Hoche de Versailles, de la troisième à la classe de Philosophie (1932-1936). S’il passe avec facilité la première partie du baccalauréat en 1935, il est contraint de suivre une seconde terminale au lycée Condorcet, à Paris, où il obtient le baccalauréat final A-philosophie, avec option mathématiques. Il suit les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques au lycée Condorcet et entre à l’École centrale Paris en 1939. À la fin de ses études, il travaille comme ingénieur à l’Association française de normalisation (AFNOR) de 1942 à 1946, où il profite de ses instants de liberté pour écrire et jouer de la musique jazz. Le 5 juillet 1941, il épouse Michelle Léglise à Paris. Il fréquente les cafés de Saint-Germain-des-Prés : café de Flore ou des Deux Magots, à l’époque où ceux-ci rassemblent intellectuels et artistes de la rive gauche : Jean-Paul Sartre (le Jean Sol Partre de L’Écume des jours), Raymond Queneau, Simone de Beauvoir, Juliette Gréco, Marcel Mouloudji ou Miles Davis. Son premier roman célèbre est J’irai cracher sur vos tombes, signé Vernon Sullivan l’un des nombreux pseudos qu’il utilisera, écrit en 1946. Le roman est très controversé, notamment parce qu’il est retrouvé sur les lieux d’un crime passionnel. Boris Vian est condamné en 1950 pour outrage aux bonnes mœurs. S’ensuivent des romans tout aussi noirs et sarcastiques : Les morts ont tous la même peau, Et on tuera tous les affreux et Elles se rendent pas compte.

Passionné de jazz, il joue de la trompette de poche (rebaptisée « trompinette-c’est une petite trompette ») au Tabou, club de Saint-Germain-des-Prés. Il est aussi directeur artistique chez Philips et chroniqueur dans Jazz Hot de décembre 1947 à juillet 1958, où il tient une « revue de la presse » explosive et extravagante. Henri Salvador disait de lui : « Il était un amoureux du jazz, ne vivait que pour le jazz, n’entendait, ne s’exprimait qu’en jazz ». 1951 et 1952 seront des années sombres pour Boris Vian. Il vient de quitter son épouse Michelle Léglise, dont il a eu deux enfants, Patrick en 1942 et Carole en 1948, et vit difficilement de traductions dans une chambre de bonne, au 8 boulevard de Clichy. Il n’a plus un sou mais le fisc s’acharne à lui soutirer des impôts anciens qu’il ne peut payer. Son esprit fécond l’amène cependant à collaborer au Collège de ‘Pataphysique (la science des solutions imaginaires), fondé en 1948. Il y retrouve Raymond Queneau et est nommé Équarrisseur de première classe en 1952, puis satrape en mai 1953. En 1954, il se remarie avec Ursula Kübler.

Le matin du 23 juin 1959, Boris Vian assiste à la première de J’irai cracher sur vos tombes, film inspiré de son roman, au cinéma Le Marbœuf. Il a déjà combattu les producteurs, sûrs de leur interprétation de son travail, et publiquement dénoncé le film, annonçant qu’il souhaitait faire enlever son nom du générique. Quelques minutes après le début du film, il s’effondre dans son siège et, avant d’arriver à l’hôpital, meurt d’une crise cardiaque. Le Collège de ‘Pataphysique annonce la mort apparente du « Transcendant Satrape ».

Chacun se souvient de « l’herbe rouge », de « l’arrache coeur », de « j’irai cracher sur vos tombes », de « l’écume des jours »; et ses célèbres chansons écrites pour Salvador, Gréco, Mouloudji, Reggiani…La plus fameuse est sans doute « le déserteur », longtemps interdite à cause du dernier couplet litigieux: « si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes que je possède une arme et que je sais tirer ». Couplet qui fut tardivement transformé par Vian à la demande de Mouloudji: « …Prévenez vos gendarmes que je n’aurai pas d’armes et qu’ils pourront tirer ».

Bon, des « comme ça » on n’en fait plus, le moule est cassé. C’est bien simple, de Boris Vian, j’aime tout, sans modération, sans condition…En hiver 1970, alors que j’avais la chance de réveillonner en compagnie de Bernard Lavilliers (pas encore célèbre) il nous avait interprété « je voudrai pas crever » (je voudrai pas crever avant d’avoir connu les singes à culs nus dévoreurs de tropiques…)  un des poèmes de Vian. J’en garde un souvenir impérissable et ému. Voici, à droite, une photo de l’époque.

Allez, surtout n’hésitez pas à repasser, les « cénobites tranquilles » c’est un peu comme le bistro (avec ou sans T, c’est comme on veut) du coin, c’est ouvert tous les jours. Tiens, à propos de bistro, il faut que je vous parle de « La muse vin », c’est à Brest même et ça vaut le détour mais, la place me manque. Portez vous bien et à demain peut-être.

Post-scriptum: Message perso pour Salomé » happy birthday ».

BRUITS DE BOTTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la concorde universelle et du chouchenn chaud réunis, bonjour !

Nous sommes 22 juin c’est à dire que les jours vont commencer à diminuer. C’est le 4ème de Messidor consacré à la Véronique; cette plante qui était sensée guérir de la lèpre (d’où son nom d’herbe aux ladres) et qu’utilisa la Sainte qui lui lègua son nom pour soigner l’empereur Tibère.

Bruits
de bottes.

Selon
des sources maritimes de la ville de Suez en Egypte, citées par le
quotidien al-Quds al-Arabi, 12 navires de guerre américains, y
compris un navire de guerre  israélien ont  franchi le
canal de Suez à l’aube de  vendredi, se dirigeant vers le
Golfe arabo-persique, soulignant que de nombreux militaires
américains ont été aperçu !

Ces
sources ont précisé que le trafic du Canal de Suez a été perturbé
pendant des heures à cause du passage de la flotte militaire
américaine, qui comprend un porte-avion, plusieurs navires de guerre
transportant des soldats, des blindés et des munitions, en
provenance de la mer Méditerranée se dirigeant vers  la mer
Rouge.

Les
sources ont révélé que de nombreux navires commerciaux ont dû
arrêter leur activité quotidienne et sont resté stationnés aux
côtés du canal,  le temps que la flotte américaine militaire
parachève sa route, soulignant qu’il s’agit de la plus longue
flotte militaire américaine jamais vu depuis des années ! Et pourtant, pas un mot dans la presse, pas un mot à la télé…Il est vrai que le psychodrame que nous offre chaque jour l’équipe de France de fouteballe est autrement plus mobilisateur.

Les
faucons Israëlo-américains ont la gâchette qui les démange. Ils
veulent en découdre avec « l’axe du mal » et, chemin
faisant récupérer quelques barils de pétrole pour compenser ceux
qui se déversent dans le golfe du Mexique. L’Iran a du souci à se
faire d’autant plus que l’Arabie Séoudite, autre allié dans la
région, vient d’autoriser l’aviation d’Israël à survoler son
territoire. On peut imaginer que les stratèges se voient obligés de
rebattre les cartes suite aux nouvelles positions Turques. Par
ailleurs, le gouvernement Israëlien a demander à l’Egypte de fermer
le canal aux flottilles humanitaires qui doivent se diriger vers Gaza
dans les semaines à venir. Ca fait froid dans le dos, je remets mon Damart…

Pour Saddam ils avaient utilisé le prétexte des armes de destruction massive, vous vous souvenez ? Pour l’Iran ils nous racontent qu’on a affaire à un tyran psychopathe qui veut rayer Israël de la surface de la terre. En Afghanistan, il s’agissait de se débarrasser des Talibans et de redonner leur liberté aux planteurs de pavots et autres seigneurs de guerre… Tous ceux qui avaient dansé la gigue après l’élection de Obama vont-ils devoir déchanter ? Vous le saurez en suivant les aventures de « G.I. Jo » au Moyen orient.

……………………………………………….

Dépannage…

Ce matin, retard à l’allumage. Il faut dire que je me suis trouvé dans l’obligation d’appeler le service d’assistance d’Orange suite à une défaillance du téléphone.

Après plus d’une heure et demi en ligne avec un « conseiller » et une multitude de manip, non seulement le téléphone ne marchait toujours pas mais, internet non plus. A la fin de l’entretien, le gars (j’imagine sur une plate forme téléphonique du côté de Bamako) a fini par me dire: « appelez un technicien pour votre PC – Orange vous remercie – au revoir monsieur… » et il a raccroché ! Je me suis résolu (de rage) à tout débrancher, remise à zéro totale, réinitialisation générale et, conséquence attendue, la perte d’un certain nombre de documents. Et voici pourquoi, cher amis et néanmoins lecteurs des « Cénobites tranquilles », votre journal est en retard ce matin.

Allez, que la paix soit avec vous, portez vous bien et à demain peut-être.




LES FEUX DE LA ST JEAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la tradition respectée et de la galette saucisse réunies,
bonjour !


Nous
voici donc au solstice d’été et, o
n
n’étonnera personne en déclarant que fêter la Saint Jean n’a
pas grand chose de catholique (!) ni même de très chrétien.
Une fois de plus, un vernis chrétien est venu s’ajouter à une
tradition particulièrement ancienne et qui fleure bon le paganisme.


Ce
solstice est fêté en allumant de grands feux. Le feu est de tous
temps le symbole purificateur du soleil. Le rite du feu de joie
a été christianisé au Ve siècle. L’église Catholique,
apostolique et romaine y a associé le cousin de Jésus, celui qui a
reconnu en lui le Messie: Saint Jean-Baptiste, né un 24 juin.


Je
me souviens qu’enfant, le feu de St Jean mobilisait tout le quartier.
Jeunes et moins jeunes se démenaient des jours et des jours avant
l’évènement pour réaliser le tas de bois le plus grand qui soit.
Et puis il fallait assurer sa surveillance car, une tradition tenace
voulait  que les bandes des autres quartiers tentent de s’emparer du
butin ainsi stocké. Il y avait une expression intraduisible, on
disait; « faire an hierez », c’est du Douarneniste dans le
texte mais je ne garanti pas l’orthographe.

Jusqu’au
jour où la chose s’est institutionnalisée, principe de précaution
aidant, plus question d’allumer des feux aux quatre coins de la
ville…Une fois de plus, les tenants de l’ordre avaient gagné.

Le
mois de Juin, vous le savez, c’est le mois de Junon, l’épouse de
Jupiter, elle symbolise le principe féminin, la fécondité. Pour
les Francs-maçons, la « tenue » (l’assemblée) du
solstice d’été clôt généralement l’année maçonnique.

Pour
les Celtes, c’est le jour où la lumière solaire atteint sa
plénitude, son rayonnement maximal. Dans certaines traditions, c’est
le moment où le jour est le plus long que les prophéties peuvent
s’accomplir, car elles ne sont plus voilées par le ténèbres,
mais révélées à l’éternité. Le cérémonial commence à
minuit la veille du solstice. Les participants sont en cercle autour
du feu allumé à cette occasion, feu symbolique composé des sept
essences sacrées: le chêne, le noisetier, le houx, le pommier, le
frêne, l’if et le pin. Il se prolonge jusqu’au matin; les
participants font alors face au Soleil levant. Le feu terrestre
rappelle au participant que le feu du mental doit être également
discipliné, sans quoi il peut faire des ravages autour de lui tout
en se réduisant lui-même en cendres. Il invite également à
l’élévation: tout comme la masse de bois brut accumulée devient
brasier ardent, la pensée, de lourde, doit devenir lumière et
légèreté.

Et puis tiens, histoire de vous mettre l’eau à la bouche voici une photo d’un petit plat que j’affectionne particulièrement: Le foie de veau aux cerises confites.

C’est un délice pour qui aime le sucré/salé.


Voila, à classer dans la catégorie, les belles histoire de papy Erwandekeramoal…En attendant d’allumer le feu, portez vous bien et à demain peut-être.


 

Le 20 juin 1848, naissance d’Albert Richard PARSONS à Montgomery (Alabama) USA.Militant anti-esclavagiste, socialiste révolutionnaire puis propagandiste anarchiste. Il est un des cinq « martyrs » d’Haymarket.Orphelin de sa mère à cinq ans, soldat à 16 ans dans la guerre civile coté sudiste. Il adhère par la suite aux idées des républicains radicaux anti-esclavagistes, et fonde un journal à Waco au Texas où il rencontre sa future compagne Lucy, mais les persécutions des négriers les poussent à quitter le Sud et à s’installer à Chicago (salut mon Jude) en 1874.Typographe au « Chicago times » il adhère à l’union des typographes puis au « Parti Ouvrier Socialiste » et à « l’Ordre des chevaliers du travail ». Militant et orateur il participe de 1875 à 1886 à plus de mille meetings à travers les USA, pour soutenir les grèves ouvrières, pour la journée de huit heures où encore pour condamner le chômage qui sévit. Les autorités tentent de l’intimider, la police matraque et tire sur les grévistes (18 morts pour l’année 1877). En 1880, en désaccord avec son parti, il rejoint les groupes de socialistes révolutionnaires opposés à l’électoralisme.En 1883, délégué au congrès de Pittsburgh, il adhère à l’A.I.T et, influencé par les anarchistes lyonnais, il fonde avec cinq autres compagnons « l’International Working People’s Association » (I.W.P.A) appelée aussi « Black International ». En 1884, il lance l’hebdomadaire anarchiste « The Alarm ». Le samedi 1er mai 1886 à Chicago, il participe à la grève générale et à la manifestation pour la journée de huit heures.Orateur le 4 mai du meeting tragique de Haymarket, il a déjà quitté le rassemblement lorsque ‘éclate la bombe. Recherché (alors que sept de ses compagnons sont arrêtés) il se livre à la police au moment du procès pensant être rapidement disculpé. Rendu responsable de la tragédie, le procès qui se termine le 20 août 1886 le condamne à mort. Victime de la répression anti-anarchistes, et symbole de la barbarie capitaliste, il est pendu avec ses compagnons le 11 novembre 1887. (Ces détails sont extraits de l’encyclopédie anarchiste).

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tragédie antique et de la porcelaine en toc, bonjour !


Voici un moment que je n’avais pas orné notre galerie d’un nouveau portrait; réparons cet oubli. Une pensée pour un de ceux que l’on nomma « les martyrs de Haymarket ». Fameux meeting dont je vous ai déjà parlé et qui est à l’origine de notre 1er mai. A cette époque là, des hommes et des femmes se battaient, quelquefois jusqu’à la mort pour améliorer la condition ouvrière. Aujourd’hui, comme le dit Annie dans son commentaire, sous le fallacieux prétexte de l’allongement de la durée de la vie, on veut nous faire travailler plus longtemps… Mais, bougres de boeufs, si on vit plus longtemps c’est justement parce que l’on travaille moins !

Aujourd’hui donc, hommage à Richard PARSONS.

Le 20 juin 1848, naissance d’Albert Richard PARSONS à Montgomery (Alabama) USA.
Militant anti-esclavagiste, socialiste révolutionnaire puis propagandiste anarchiste. Il est un des cinq « martyrs » d’Haymarket.
Orphelin de sa mère à cinq ans, soldat à 16 ans dans la guerre civile coté sudiste. Il adhère par la suite aux idées des républicains radicaux anti-esclavagistes, et fonde un journal à Waco au Texas où il rencontre sa future compagne Lucy, mais les persécutions des négriers les poussent à quitter le Sud et à s’installer à Chicago (salut mon Jude) en 1874.
Typographe au « Chicago times » il adhère à l’union des typographes puis au « Parti Ouvrier Socialiste » et à « l’Ordre des chevaliers du travail ». Militant et orateur il participe de 1875 à 1886 à plus de mille meetings à travers les USA, pour soutenir les grèves ouvrières, pour la journée de huit heures où encore pour condamner le chômage qui sévit. Les autorités tentent de l’intimider, la police matraque et tire sur les grévistes (18 morts pour l’année 1877). En 1880, en désaccord avec son parti, il rejoint les groupes de socialistes révolutionnaires opposés à l’électoralisme.
En 1883, délégué au congrès de Pittsburgh, il adhère à l’A.I.T et, influencé par les anarchistes lyonnais, il fonde avec cinq autres compagnons « l’International Working People’s Association » (I.W.P.A) appelée aussi « Black International ». En 1884, il lance l’hebdomadaire anarchiste « The Alarm ». Le samedi 1er mai 1886 à Chicago, il participe à la grève générale et à la manifestation pour la journée de huit heures.
Orateur le 4 mai du meeting tragique de Haymarket, il a déjà quitté le rassemblement lorsque ‘éclate la bombe. Recherché (alors que sept de ses compagnons sont arrêtés) il se livre à la police au moment du procès pensant être rapidement disculpé. Rendu responsable de la tragédie, le procès qui se termine le 20 août 1886 le condamne à mort. Victime de la répression anti-anarchistes, et symbole de la barbarie capitaliste, il est pendu avec ses compagnons le 11 novembre 1887. (Ces détails sont extraits de l’encyclopédie anarchiste).

Bon allez, on va pas se laisser abattre, l’équipe de France a encore un match…Avant de se taper dessus entre eux ils vont affronter les « Bofanas bofanas » qui jouent à domicile. Les Vuvuzelas seront de sortie. En attendant le résultat des courses, portez vous bien et à demain peut-être.