Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Jacques DOUAI

    Jacques DOUAI

  • Image de l'artiste Benny Goodman

    Benny Goodman

  • Image de l'artiste Sunnyland Slim

    Sunnyland Slim

  • Image de l'artiste Léda Rafanelli

    Léda Rafanelli

  • Image de l'artiste Joséphin Peladan

    Joséphin Peladan

BOBBY SANDS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

BOBBY SANDS.

Bobby Sands est né à Rathcoole, un quartier de Newtownabbey en Irlande du Nord, il rejoint les forces de l’IRA en 1972, avant la fin de l’année, il est arrêté et emprisonné. À sa libération, Sands devient rapidement un des principaux activistes de sa communauté. Il ne reste en liberté qu’une année. Il est arrêté avec quatre de ses compagnons et est condamné et envoyé en prison pour une durée de 14 années.Il est emprisonné à la prison de Maze (On le voit ici en fresque sur un mur de Belfast avec son coté Mike Brant). Les détenus de l’IRA réclament que leur soit accordé un statut spécial de prisonnier politique. Ils demandent que les règles de droit commun ne s’appliquent pas à eux et qu’ils bénéficient de plusieurs prérogatives comme le droit de garder des habits civils. Une première grève de la faim a lieu fin 1980, qui se termine par un accord ambigu. Ainsi les prisonniers obtiennent-ils le droit de porter des habits civils mais pas leurs propres habits. L’accord est dénoncé le 4 février 1981 par les prisonniers. Bobby Sands refuse de s’alimenter le 1er mars 1981 et entame ainsi sa grève de la faim. Peu de temps après le début de la grève, un député républicain du Fermanagh et du sud Tyrone meurt et des élections anticipées sont provoquées. Les supporters de Sands et de son combat le proposent donc comme candidat à l’élection législative. Après une campagne électorale fortement médiatisée, Sands remporte le siège le 9 avril 1981. Le gouvernement conserve cependant une attitude de fermeté. Le premier ministre, Margaret Thatcher, déclare : « Nous ne sommes pas prêts à accorder un statut spécial catégoriel pour certains groupes de gens accomplissant des peines à raison de leurs crimes. Un crime est un crime et seulement un crime, ce n’est pas politique. ». Le gouvernement change la loi électorale en introduisant le Representation of the People Act pour prévenir l’élection d’autres prisonniers de l’IRA. Cette loi interdit aux prisonniers condamné à plus d’un an de prison de se présenter à des élections.

Bobby Sands meurt à l’hôpital de la prison après 66 jours de grève de la faim. L’annonce de sa mort provoqua de nombreuses émeutes dans les quartiers nationalistes en Irlande du Nord. Deux personnes trouveront la mort à cette occasion (un laitier et son fils). Plus de 100 000 personnes suivirent le cortège lors de ses funérailles (photo de droite). En réponse à une question parlementaire relative à la mort de Bobby Sands, Margaret Thatcher déclara à la Chambre des communes: « Monsieur Sands était un criminel condamné. Il a fait le choix de s’ôter la vie. C’est un choix que l’organisation à laquelle il appartenait ne laisse pas à beaucoup de ses victimes ». En plus de Bobby Sands, neuf autres personnes moururent des suites d’une grève de la faim. L’image de Sands auprès de la plupart des républicains irlandais et des sympathisants du groupe terroriste est celle d’un martyr. Dans les mois qui ont suivi la mort de Sands et de ses compagnons, de par sa couverture médiatique, l’IRA a vu les dons et le nombre de ses membres augmenter sensiblement, et une nouvelle vague de violence remarquable par le durcissement des positions tant des nationalistes que des unionistes.

Et bien oui, nous sommes le 1er mars et la tempête vient de nous rappeler que l’hiver n’était pas fini. C’est pas très charitable mais pendant qu’Eole se fachait, ma fiancée et moi même, nous passions une fort agréable soirée chez nos voisins Paul et Daniele devant une tartiflette à vous faire baver. Malgré ou peut-être à cause d’une étrange manie qui consiste à mélanger du Malibu à son pastis, Paul est un redoutable rhétoricien et nous avons eu un échange d’idées fort instructif sur « les dangers de l’islam(isme) pour les civilisations occidentales…Il m’a semblé que mon interlocuteur épousait les thèses de Samuel Huntington et de son livre « le choc des civilisations » qui dépeint un occident assiègé par des hordes vociférantes dont la religion ne serait pas soluble dans la République; opinion que je ne partage pas. Tant pis pour vous, je développerais ma propre pensée sur ce thème dans un de mes prochains billets.

En attendant ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

Attention, ceci n’est pas de l’anticommunisme primaire mais bon, ça va pas faire plaisir à Besancenot, en général les Trotskistes n’aiment pas beaucoup qu’on leur rappelle l’épisode de KRONSTADT, commune située au large de Saint Pétersbourg en face de la Finlande.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

LES MARINS DE KRONSTADT.

Attention, ceci n’est pas de l’anticommunisme primaire mais bon, ça va pas faire plaisir à Besancenot, en général les Trotskistes n’aiment pas beaucoup qu’on leur rappelle l’épisode de KRONSTADT, commune située au large de Saint Pétersbourg en face de la Finlande.

Le 28 février 1921, début de la révolte des marins de Kronstadt qui s’insurgent contre le pouvoir des commissaires bolchéviques et contre la pénurie de nourriture et de denrées diverses. Les marins, fers de lance de la révolution russe, se prononcent pour des « Soviets libres », dégagés de la tutelle politique des commissaires. Dès janvier 1921, 5000 marins avaient démissionné du parti communiste. Au mouvement pour de meilleures conditions de vie, se mêleront de fortes aspirations libertaires.

Le 7 mars 1921: A 18 heures 45. L’armée rouge (commandée par le feld-maréchal Trotski) ouvre le feu sur les forts de Kronstadt ; ceux-ci ripostent et réduisent les batteries au silence. On voit sur cette photo, l’armée rouge franchissant la glace pour atteindre Kronstadt.

Le 8 mars 1921: Les communistes commencent un bombardement aérien sur la population pacifique de Kronstadt.
Le Comité Révolutionnaire Provisoire de Kronstadt, via radiotélégramme :
« Kronstadt libérée parle aux ouvrières du monde entier : Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. »

Le 11 mars 1921: Izvestia n°9 du comité révolutionnaire provisoire des Matelots, Soldats rouges et Ouvriers de la ville de Kronstadt:
« Nous avons lancé un appel à tous les travailleurs de Russie afin qu’ils luttent pour des soviets librement élus. Notre cri a été entendu. Déjà, les matelots, soldats rouges et ouvriers révolutionnaires de Petrograd viennent nous prêter main-forte. » La résolution du Petropavlosk (c’est le nom d’un cuirassé) est adoptée à Cronstadt au cours d’un meeting qui réunit 12.000 personnes (photo ci contre). Un comité révolutionnaire présidé par Petritchenko prend le commandement de la ville. Cette «Commune» va durer seize jours.

Le 17 et 18 mars 1921: La commune de Kronstadt succombe sous les coups de l’armée rouge bolchévique qui s’empare de la ville et des forts après de sanglants combats. Les communistes, maîtres de la ville, continueront à exécuter des centaines de prisonniers ou de blessés. Les autres survivants qui n’ont pas fuit en Finlande seront internés dans des camps, où beaucoup mourront de malnutrition ou bien fusillés par la Tchéka.

La droite conservatrice et réactionnaire avait écrasé dans le sang la Commune de Paris en 1871, la gauche révolutionnaire et communiste fait la même chose cinquante ans plus tard avec celle de Kronstadt. Mes très chers frères, méditons cette phrase de Michel JOBERT (c’est lui qui avait fait arrêter les magnétoscopes japonais à poitiers. Pour les jeunes générations, je précise que les Sarrazins c’était Charles Martel, pas Jobert.): « Ni à droite, ni à gauche…Je suis ailleurs. »

Voila, merci d’être passé par ici, vous pouvez reprendre vos activités dominicales. La tempête annoncée n’est pas venue jusqu’à Keramoal, j’espère que c’est la même chose près de chez vous. Portez vous bien et à demain peut-être.

VOUS CONNAISSEZ LA SUITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Le 27 février correspond au 9ème jour de ventôse et c’est le jour de Sophie, heu non, de Marsault (jeu de mot Capelo)

Le saule marsault (Salix caprea) est une espèce de saule commune en Europe et en Afrique du Nord.

Le nom scientifique Salix caprea (saule des chèvres) vient sans doute de la première illustration connue de l’espèce dans le livre de Hiéronymus Bock (bien connu dans son immeuble) où on voit la plante broutée par une chèvre. L’espèce a été historiquement aussi largement utilisée comme fourrage pour les chèvres. On dit qu’elle est excellente pour le miel car elle fleurit très tôt.

Décidément, le 27 février a un caractère fatidique.

En Russie, en 1917, depuis le début de l’année, des troubles éclatent. La situation dans la capitale Petrograd devient explosive, le 27 février, les Bochévicks appellent à la grève générale. L’armée refuse de tirer sur la foule et se rallie aux insurgés. Les soviets sont instaurés, les exilés dont Lénine peuvent rentrer au pays. L’avocat Kerenski (en blanc au centre de la photo) est à la tête de la Douma. Le Tsar abdique quelques jours plus tard. Les libertés individuelles sont rétablies. Tous les espoirs sont permis, malheureusement, vous connaissez la suite…

En 1933, en Allemagne le 27 février, incendie du Reichstag par un jeune Hollandais. Staliniens et fascistes se renvoient la balle. Le prétexte va servir d’alibi aux nazis pour leurs funestes desseins, ils prennent tous les pouvoirs. Vous connaissez la suite.

Le 27 février 1939, la France, qui n’était plus à une ignominie près, reconnaît le régime du sinistre Général Franco dit « Caudillo de Espagna por la gracia de Dios ». Malheureusement, vous connaissez la suite…

En Chine, en 1957, le 27 février marque le début du mouvement des « cent fleurs » sous la conduite du « Grand timonier, grand pilote, grand guide, grand commandant en chef, grand phare de la pensée, le plus rouge des soleils rouges qui illuminent mon coeur » (j’ai lu ça dans le petit livre rouge) Mao tsé toung. Malheureusement, vous connaissez la suite…

En 2008, le 27 février, sortie de « Bienvenue chez les… », vous connaissez la suite !

Bon, et bien voila, maintenant vous êtes prévenus. Vous n’avez plus aucune excuse si malgré tout vous démarrez quelque chose un 27 février. Mais n’en profitez pas pour ne rien faire, quoique…Le droit à la paresse, comme disait Paul Lafargue, devrait être inscrit dans la constitution.

Allez, portez vous bien, passez une excellente fin de semaine, merci encore d’avoir visité « Les cénobites tranquilles » et, à demain peut-être.

LA NOIRE MAREE BRISE L’ENVOL DU GOËLAND…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

  MAREE NOIRE…

Et bien voila, « ils » l’ont fait… Terrorisme environnemental ? Maffia ? Les deux à la fois…On parle beaucoup de spéculation immobilière sur un gigantesque espace. Toujours est-il que la catrastophe est avérée et que la faune et la flore de la vallée du Pô vont payer un lourd tribut à la folie des hommes. Il me revient en mémoire ce texte sublime de Glenmor: « La noire marée brise l’envol du goëland, car il chantaient, nos oiseaux. »

Bon, allez, parlons d’autres choses. L’homme du jour c’est:

Pierre MAC ORLAN.

De son vrai nom Pierre Dumarchey, il est né à Péronne dans la Somme un 26 février en 1882.

A l’heure où la ville de Brest rase le cinéma qui porte son nom (on me dit que c’est pour en faire une scène culturelle !!!) et qui était cher au coeur de tous les « p’tits zefs », il était normal de lui rendre ce petit hommage.

Après une enfance assez délicate, il fait l’école normale d’instituteurs à Rouen puis il s’installe à Paris où il vit chichement au « bateau lavoir » haut lieu de résidence des artistes en tous genres.

Il fréquentait assidument le cabaret « le lapin agile » dont il épousa la fille du patron.  Proche de Max Jacob, de Picasso et d’Apollinaire, il voit son roman « quai des brumes » adapté au cinéma par Marcel Carné qui le fait entrer dans la légende. Le fameux « Quai des brumes » doit d’ailleurs son nom à cet établissement qui était surnommé « le quai ».   

Journaliste, poète, bourlingueur, il siégea vingt ans à l’académie Goncourt au coté de Dorgelès et Carco.

De Montmartre aux ports du nord peuplés de filles à matelots, il était passé maitre dans l’art du roman d’aventures à l’image d’un Stevenson ou d’un Kipling.

Mobilisé pendant la grande guerre, il est blessé en 1916 devant Péronne sa ville natale. On lui doit entre autres, l’ange de miséricorde, les clients du bon chien jaune, la bandera…Et de nombreuses chansons dont ma préférée « Fanny de Laninon », souvenez vous: « Allons sur le quai Gueydon, devant l’pitit pont, chanter la chanson, le branle bas de la croisière et dans la blanche baleinière…« . Nombre d’entre elles furent interprétées par de grands noms comme Catherine Sauvage, Juliette Gréco, et plus récemment Renaud.

Il est décédé à St Cyr sur morin en juin 1970.

………………………………………………………..

Voila pour aujourd’hui et, aussi étonnant que cela puisse paraître, le soleil daigne enfin se montrer. Profitez en, un coup de tabac est prévu pour dimanche. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

MARECHAL, NOUS VOILA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

VOUS REPRENDREZ BIEN UN PEU DE VICHY.

A l’heure ou l’on met en garde à vue des gamines pour une dispute à la sortie du collège, la délation semble en passe de re-devenir un sport national.

La médaille ci-contre n’est pas un montage. C’est la breloque officielle du citoyen volontaire, un service mis en place progressivement, au sein de la police nationale, légalisé définitivement avec la loi de prévention de la délinquance (LDP) de mars 2007. Des bénévoles de la délation, acteurs à plein temps du concept de « coproduction de la sécurité » très en vogue dans nos démocraties.

Pas étonnant que ce soit la même LPD qui incite les travailleurs sociaux – ceux dont c’est le métier de porter assistance à des personnes démunies – qui institue le concept de secret professionnel partagé. En d’autres termes, de dénoncer leurs clients en situation « irrégulière ».

En matière de délation institutionnelle, il y avait déja l’idée du commissaire Divisionnaire Maréchal (ça ne s’invente pas) de citoyens relais.

Dans quelques préfectures, en Isère, dans le Var et dans l’essonne plus récemment, on a testé la délation par e-mail, une adresse destinée à recueillir des plaintes à distance, pas forcément identifiées, donc anonymes. La république de Venise avait inventé les « bouches de lion »  (bocca di leone), destinées, en théorie, à dénoncer les corruptions de notables qui menaçaient l’intégrité et la probité des agents de la Cité.

Aujourd’hui, l’acte de dénonciation n’a même plus besoin de se parer d’une doctrine éthique pour être acceptable et acceptée. Les « bons citoyens » sont conviés à être vigilants mais pas contre l’arbitraire, contre leurs propres voisins.

Ça a donc donné une nouvelle secte, les «voisins vigilants», concept nord-américain traduit du terme «neighbourhood watch». Dans les villes et villages de France, le logo de l’opération ressemble à la version  des « villes fleuries » ou des « villes internet » ou des « petite cité de caractère ». Le pire, c’est que ça marche



TEMPS COUVERT A VANCOUVER…

Et les J.O., vous suivez un peu les J.O. ? Moi je me régale des commentaires et des interviews de nos représentants d’après épreuves. Exemple.

Le journaliste après le patinage: Halalalala, c’est la chute… Mais que s’est-il passé ?

Le sportif: Ben, j’sais pas, j’étais bien, j’m'étais préparé pourtant, c’est le sport koa !

Après le ski alpin: Quelle déception, mais que s’est-il passé ?

Le sportif: Ben, j’comprend pas, j’m'étais préparé, j’avais de bonnes sensations, c’est le sport koa !

Après le saut: Aie, aie, aie, la France quatrième ! Mais que s’est-il passé ?

Le sauteur: Ben, c’est dur à encaisser, j’étais bien avant l’épreuve, c’est le sport koa…

Après le ski de fond: Ho la la, encore quatrième, mais, que s’est-il passé…

Le skieur: Ben, j’ai été surpris par la neige, m’enfin, c’est les jeux koa…

Après l’apéro: Enfin une bonne nouvelle mon cher Nelson, la France est médaille d’or.

…………………………………..

Allez, trève de mauvais esprit, il faut soutenir l’équipe de france, sortez les drapeaux car c’est bientôt le Mondial et, tous en choeur: « Maréchal, nous voila… ». En attendant les médailles et les buts « Bleu-blanc-rouge » portez vous bien et à demain peut-être.

MAILLETS SONNANTS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

« Everyday I have the blues » Une des interprétations qui a rendu célèbre ce pianiste de génie.

C‘était la fin des années 60 (les sixties), alors que je me préparais au beau métier de capilliculteur dans la capitale (je vous assure que tout ceci est rigoureusement exact) un ami me proposa de l’accompagner au concert. C’était une cave à St Michel qui s’appelait « les trois mailletz » (sans doute en référence à une ancienne loge maçonnique) à travers l’écran de fumée des cigarettes (quelle belle époque) on distinguait une scène minuscule sur laquelle officiait un pianiste de génie. Il s’appelait Menphis SLIM. Dans ce cabaret se produisaient Coleman (sur la photo), Armstrong, Count Basie et j’en passe. Haut lieu du jazz de l’après guerre jusqu’à ce que De Gaulle demande aux américains de rentrer chez eux.

Magicien des claviers, Memphis Slim aura perpétué la tradition boogie-woogie, ce style piano-blues forgé dans les barrelhouses du Deep South. Fortement influencé par Roosevelt SYKES, le maître du style, Memphis Slim s’affirmera comme les des plus grands représentant du Chicago blues.

Après avoir accompagné des bluesmen tels que Big Bill Broonzy ou Ruby TAVERN, c’est avec l’arrivée du blues electrique, sous l’impulsion de Muddy  Waters, que Memphis Slim crée la formation des House Rockers. Nous sommes alors en 1947, et débute pour Memphis Slim sa période la plus intense.

Début des années soixante, après avoir participé à la première tournée de l’american folk blues festival, Memphis Slim décide de s’installer en France. Son style, très apprécié en Europe, influencera le folk-blues de cette époque.

Egalement trés grand chef d’orcheste, Memphis Slim aura joué tout au long de sa carrière avec les plus grands noms du blues, laissant derrière lui quelques enregistrements incontournables dans l’histoire du blues. De son vrai nom John len Chatman, il est né à Menphis dans le Tennessee. Il est mort à Paris un 24 février en 1988 après avoir enregistré plus de trois cent disques…

…………………………………………..

QUI VA A LA CHARASSE…

Dans mon billet du 09 février à propos des chasses présidentielles, je vous annonçait que le sieur Charasse (une sorte de clone de Marc Blondel, cigare, bretelles et grande gueule) pourrait bien faire l’objet d’une nomination au Conseil Constitutionnel, et bien c’est fait ! Un socialiste (ex) de plus dans les rets de ce brillant oiseleur qu’est Nicolas 1er, ajoutez la nomination de Didier MIGAUD,un autre homme « de gôche » pour remplacer Philippe Seguin à la cour des comptes et, le tour est joué. Pour l’UMP ça commence à faire beaucoup et l’ouverture…Ça agace ! Au parti Socialiste, entre ceux qui passent à l’ennemi, ceux qui sont exclus (Languedoc-Roussillon) et ceux qui n’y croient plus on se demande qui va poser les affiches pour les prochaines régionales.

Allez, je vous abandonne car mon clavier n’en fait qu’à sa tête et ça aussi, c’est agaçant. Pendant les réparations, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). En vidéo, « la semaine sanglante » chantée par Marc Ogeret et que l’on doit aussi à JB Clément. Semaine durant laquelle la répression s’abattit sur les « insurgés » de la Commune (1871) et se termina au mur des fédérés… Communard, il le fut, et auteur de la célèbre chanson « Le Temps des Cerises ». Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc.Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise (il se trouve que la filleule de ma fiancée se prénomme Louise et habite…Rezé. Etonnant non !) ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris. Ici, une magnifique photographie que l’on doit à NADAR.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

En 1971, alors que mes pérégrinations professionnelles m’avaient conduit du coté de Rezé (44), nous avions organisé une semaine d’animation pour marquer le centenaire de « La Commune ». Ce fut un grand succès autant qu’il m’en souvienne. Il faut dire que sur le bassin industriel Nantais régnait encore à cette époque là une tradition anarcho syndicaliste très sensible.Il faut se rappeler par ailleurs, qu’en 1870, les « Communards » Nantais avaient précédé ceux de Paris de quelques mois. C’est ainsi que nous avons fait découvrir à beaucoup que « le temps des cerises » n’était pas une bluette pour noces et banquets mais un vrai chant révolutionnaire… L’homme du jour en est l’auteur: J.B. CLEMENT.

Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). En vidéo, « la semaine sanglante » chantée par Marc Ogeret et que l’on doit aussi à JB Clément. Semaine durant laquelle la répression s’abattit sur les « insurgés » de la Commune (1871) et se termina au mur des fédérés…
Communard, il le fut, et auteur de la célèbre chanson « 
Le Temps des Cerises
« . Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc.
Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise (il se trouve que la filleule de ma fiancée se prénomme Louise et habite…Rezé. Etonnant non !) ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris. Ici, une magnifique photographie que l’on doit à NADAR.

En 1885, il fonde le cercle d’études socialiste, l’Étincelle de Charleville et la Fédération socialiste des Ardennes. Il est initié comme franc-maçon en 1898 à la Loge « Les Rénovateurs » à Clichy, près de Paris.

Lorsqu’il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 26 février 1903, entre quatre et cinq mille personnes assistèrent à la cérémonie. Ce fut certes un grand parolier mais pas un grand visionnaire… Un siècle et demi plus tard, les pauvres ne me semble pas sur le point de prendre leur revanche et le manche tient encore la cognée…

…………………………………………..

Allez, il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer (un kilo de cerises à qui me retrouve la citation exacte) on finira bien par les avoir. En attendant ce jour, comme ce vieux général dans le désert attendait l’ennemi (mais il ne viendra pas) portez vous bien et à demain peut-être.

LUIS BUNUEL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , , ,

Luis Buñuel est né dans une petite ville en Aragon, réputée pour son « obscurantisme » religieux. Il grandit au sein d’une famille nombreuse et riche. À 19 ans, il part à Madrid pour commencer des études supérieures, il rencontre Salvador Dali et Federico Garcia Lorca, apporte son soutien au mouvement dadaïste. En 1923, il fonde avec Federico Garcia Lorca entre autres, l’Ordre de Tolède. En 1925, il vient à Paris. Il arrive à se faire embaucher comme assistant réalisateur de Jean Epstein, sur le tournage, en 1926, de « Mauprat », puis, en 1928, de « La Chute de la maison Usher».En 1928, avec l’aide matérielle de sa mère, Luis Buñuel tourne son premier film Un chien Andalou dont le scénario est écrit en collaboration avec Salvador Dalí. Dans un premier temps, ce film est projeté en privé pour Man Ray et Louis Aragon…Le 30 novembre 1930, après la première projection du film L’Âge d’or, co-réalisé avec Salvador Dalí, la censure exige des coupes. Quelques jours après, la Ligue des patriotes et la Ligue anti-juive saccagent le Studio 28 à Montmartre, qui projette le film et propose dans son hall une exposition d’œuvres surréalistes. Ce saccage est le déclenchement d’une virulente campagne de presse contre les surréalistes, et le préfet de police Chiappe fait saisir le film. En fait, seule la copie de projection sera confisquée et détruite, le négatif étant resté en la possession de Charles Vicomte de Noailles et son épouse Marie-Laure Vicomtesse de Noailles , les mécènes du film. L’interdiction de projection ne sera levée qu’en 1980.

Du Chien andalou jusqu’à Cet obscur objet du désir, Luis Buñuel a construit une œuvre profondément marquée par le surréalisme.Ses films portent pratiquement tous, à des degrés divers, la marque du surréalisme, que ce soit dans la forme ou le discours. Le cinéaste surréaliste est celui qui « aura détruit la représentation conventionnelle de la nature [...], ébranlé l’optimisme bourgeois et obligé le spectateur à douter de la pérennité de l’ordre existant » (Luis Buñuel).Entre 1933 et 1935, Buñuel travaille pour des compagnies américaines. La guerre civile qui éclate en Espagne le bouleverse. Il participe à un documentaire pro-républicain « Madrid 36 », puis il se rend aux États-Unis. Il travaille à démontrer l’efficacité et le danger des films de propagande nazis (il utilise en particulier un film de Leni Riefenstahl).Mais il ne cache pas son anticatholicisme et son marxisme et subit des pressions, notamment après la parution en 1942 du livre de Salvador Dali La Vie secrête de Salvador Dali, qui signe son portrait ici à gauche, où il est décrit comme seul responsable des aspects les plus controversés de L’Âge d’or. Il doit abandonner son poste au Museum of Modern Art de New York et s’exiler au Mexique. Dancigers lui suggère de s’intéresser à la vie des enfants de Mexico : Los Olvidados, présenté au Festival de Cannes 1951, y remporte le prix de la mise en scène et remet Buñuel au premier plan. El et La Vie criminelle d’Archibald de la Cruz, ses meilleurs films mexicains sont plein de référence au Marquis de Sade, à la religion, à la bourgeoisie. Buñuel se voit proposer un tournage en Europe : il s’agit de Viridiana, qui obtient la Palme d’or au Festival de Cannes 1961 mais surtout provoque de gros remous politiques, diplomatiques et religieux. Le régime de Franco, après avoir permis le tournage et accepté que le film représente l’Espagne au Festival finit par l’interdire complètement.  Le film est distribué en Espagne en 1977, deux ans après la mort du Caudillo. Suivent L’Ange exterminateur, Le Journal d’une femme de chambre,(voir mon billet du 16 février) adaptation du célèbre roman d’Octave Mirbeau. En choisissant de repousser de trente ans l’action du roman d’Octave Mirbeau, Luis Buñuel s’offre une belle vengeance sur ceux qui bâillonnèrent ses débuts dans les années 1930: dans la dernière séquence du film, des manifestants « antimétèques » scandent effectivement « Vive Chiappe! ». Après cette adaptation, Buñuel signe son dernier film mexicain, le surprenant Simon du désert. Il vient alors régulièrement tourner en France, en particulier pour des projets impliquant Jean-Claude Carrière. Ses films sont toujours aussi puissants et en lutte contre la bourgeoisie dominatrice : La Voie lactée, Belle de jour,(voir la photo avec Catherine Deneuve plus haut à droite). Il tourne Tristana en Espagne, à Tolède, malgré l’incident provoqué par Viridiana. Il reçoit l’Oscar du meilleur film étranger pour Le Charme discret de la bourgeoisie et choisit d’arrêter sa carrière de réalisateur en 1976 avec Cet obscur objet du désir. Il était Satrape du Collège de Pataphysique.

…………………………….

Et bien voila pour débuter la semaine avec un grand, très grand monsieur du cinéma. Je me souviens être retourné trois fois de suite à la projection du film « Un chien Andalou », abscon, hermétique, surréaliste et subjugant tout à la fois. Allez, à vos cassettes…Portez vous bien et à demain peut-être.

MANOUKIAN, 21 FEVRIER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Missak Manouchian est né dans une famille de paysans Arméniens en Turquie. Enfant, il perd son père, probablement tué par des militaires turcs lors du génocide Arménien.  Missak écrit des poèmes et, avec son ami arménien Semma, il fonde deux revues littéraires, Tchank (l’Effort) et Machagouyt (Culture), où ils publient des articles concernant la littérature Française et Arménienne ; ils traduisent Baudelaire Verlaine et Rimbaud en arménien. À la même époque, Missak et Semma s’inscrivent à la Sorbonne comme auditeurs libres.

En1934, Missak adhère au parti communiste. En 1935, il est élu secrétaire du comité de secours pour l’Arménie  qui relève en fait de la MOI (main d’œuvre immigrée). Il devient alors un militant permanent. C’est là qu’il rencontre Mélinée qui deviendra sa compagne.

Au moment de la guerre, il semble qu’en tant qu’étranger, il ait été affecté dans une usine de la région de Rouen en qualité de tourneur. Mais rentré à Paris, après la défaite de juin 1940, il reprend ses activités militantes, devenues illégales puisque le parti communiste est interdit depuis septembre 1939. Il est arrêté au cours d’une rafle anticommuniste avant le 21 juin, date de l’invasion de l’URSS par les Allemands. Interné au camp de Compiègne, il est libéré au bout de quelques semaines, aucune charge n’étant retenue contre lui.

Il devient alors responsable politique de la section arménienne clandestine de la MOI dont on ne connaît guère l’activité jusqu’en 1943. En février 43, Manouchian est versé dans les FTP-MOI, groupe des francs-tireurs et partisans main d’oeuvre immigrée de Paris : il s’agit de groupes armés constitués en avril 42. Le premier détachement où il est affecté comporte essentiellement des Juifs roumains et hongrois et quelques Arméniens.

En juillet 43, il devient commissaire technique des FTP-MOI parisiens puis en août, il est nommé commissaire militaire, à la place de Boris Holban. On doit mettre l’actif de son groupe l’exécution, le 28 septembre 43, du général Julius RITTER, adjoint pour la France de Fritz SAUKEL, responsable de la mobilisation de la main-d’œuvre (STO). Les groupes de Manouchian accomplissent près de trente opérations en plein Paris d’août à la mi novembre 43.

Les Renseignements Généraux, après avoir  réussi deux coups de filet en mars et juillet 1943, purent mener à bien une vaste filature qui aboutit au démantèlement complet des FTP-MOI parisiens à la mi-novembre avec 68 arrestations dont celles de Manouchian et Joseph Epstein. Au matin du 16 novembre, Manouchian est arrêté. Sa compagne Mélinée parvient à échapper à la police. Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands.

Missak ­Manouchian meurt fusillé à 38 ans. Après avoir refusé qu’on leur bande les yeux, les vingt-deux hommes sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 44. Seule Olga Bancic, vingt-troisième membre du groupe, fut décapitée à la prison de Stuttgard le 10 mai 44.

Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo ­de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés. ».

Mais l’affaire de l’Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l’ennemi, produit l’effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l’emblème du martyre. Chacun se souvient du magnifique texte d’Aragon mis en musique par Léo Ferré non moins magnifiquement.

………………………….

Bon, ben c’est pas gai tout ça. Il est vrai que le temps ne pousse pas à la franche rigolade. Ici on a coutume de dire: « Quand tu vois Ouessant, c’est qu’il va pleuvoir, quand tu la vois plus, c’est qu’il pleut ! ». En tous cas, depuis plusieurs mois, il pleut le matin, le soir, la nuit…Les jours où cela s’améliore, c’est qu’il neige ! Allez, merci de votre visite, n’hésitez pas à repasser, c’est ouvert tous les jours, portez vous bien et à demain peut-être.

Jules Durand.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Jules Durand.

C‘est comme cela, il y a des gens qui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, des noms qui sentent bon le terroir, la baguette et le bérèt, des noms capables de procurer une érection à Eric Besson. Mais, ainsi que j’essaie de le montrer dans cette galerie de portraits, derrière ces noms, des hommes et des femmes, méconnus, oubliés… Ils pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, ils ont depuis longtemps aboli les frontières, ils appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».

Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre.
Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.
Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On
essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile.
La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.

…………………………..

C‘est aussi un 20 février, en 1156 que le fils d’Alain Le Noir, seigneur de Guingamp, devint Duc de Bretagne sous le nom de CONAN IV, ce qui, vous en conviendrez, n’a rien à voir avec ce qui précède.

Et c’est un 19 février de l’an de grâce 2010 que mon petit fils Malone a fait ses premiers pas. Je m’en souviens, c’était les jeux olympiques de Vancouver…Allez, c’est pas le moment de retirer son thermolactyl, portez vous bien et à demain peut-être.