Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Lissagaray

    Lissagaray

  • Image de l'artiste Jacques DOUAI

    Jacques DOUAI

  • Image de l'artiste Benny Goodman

    Benny Goodman

  • Image de l'artiste Sunnyland Slim

    Sunnyland Slim

  • Image de l'artiste Léda Rafanelli

    Léda Rafanelli

JE T’AURAIS, FANTÔMAS, JE T’AURAIS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

Amis de la poésie et du Kig ha farz réunis, bonjour. Nous sommes le mardi 8 juin c’est à dire le 20 de Prairial et, l’auriez vous deviné, c’est le jour de la fourche ! La fourche, comme chacun le sait, est un outil qui a les dents longues et qui est surtout utilisé pour empaler les zombies dans les films de genre.

Ceci étant, quelque part entre Nîmes et le Mont Aigoual, dominant la vallée de la Vidourle, il existe un magnifique village Cévenol qui a fait de la fourche son fond de commerce. En effet, c’est à SAUVE que l’on trouve le conservatoire de la fourche, attention, la vraie fourche à trois becs en bois de micocoulier.

Ici point question de fourche fantaisie made in Taïwan. La recette est tenue secrète depuis près de dix siècles. Mais si vous tenez absolument à faire l’acquisition de la véritable fourche de Sauvé, assurez vous qu’elle porte bien la fameuse « cravate » en écorce; c’est un label aussi solide que l’abeille de Laguiole.

Maintenant, j’entends bien vos réticences:

- Mais, Erwandekeramoal, que faire aujourd’hui d’une fourche à trois becs en bois de micocoulier?

- Et bien, si vous êtes patients, je vous donnerais bientôt une liste de banquiers, spéculateurs, ministres, escrocs, dont la tête pourrait bien fournir à vos fourches à trois becs en bois de micocoulier, l’occasion de reprendre du service…

……………………………………………….

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir…Quoique.


L‘homme du jour pour illustrer notre galerie de portraits est Robert DESNOS décédé un 8 juin  en 1945 dans un camp de concentration en Tchécoslovaquie quelques jours après sa libération par l’armée Rouge.

Il avait adhéré très tôt aux mouvements d’intellectuel santifascistes. Après la défaite de 40, il devient journaliste et rejoint rapidement la résistance.(Ici, une photo de Desnos en 1924.)

Avant la guerre il s’était rendu célèbre grâce à sa « complainte de Fantômas » pour le feuilleton du même nom, diffusé sur Radio Paris. Il est arrêté en 44 et déporté à Buchenwald.

C’est sans doute au cours de son service militaire au début des années 20 qu’il rencontre le monde surréaliste. Probablement est-ce au cours d’une permission que le troufion Desnos établit enfin le contact avec « ces compteurs d’étoiles », selon le mot de Victor Hugo. Tout se passe alors au Certa, un bar du passage de l’Opéra aujourd’hui disparu. S’y retrouvent Aragon, Breton, Radiguet (qui mourra en 1923), Tzara, Soupault, Cendrars, et quelques autres. Desnos monte dans la nacelle sans se faire prier, car il a déjà expérimenté à sa façon l’écriture automatique, forme d’expression aussi peu contrôlée que possible. En 1922, c’est certain, il a rejoint l’aventure Surréaliste.

Desnos s’installe alors dans l’atelier du peintre André Masson au 45 de la rue Blomet, à Montparnasse, près du Bal Nègre qu’il fréquente assidûment. Il s’initie à l’opium. C’est alors le temps des trois forteresses surréalistes : Breton, rue Fontaine, Aragon, Prévert, Queneau et André Thirion, rue du Château et cette rue Blomet où Desnos compte Joan Miró et le dramaturge Georges Neveux pour voisins.

Desnos s’éprend à la folie d’une chanteuse de music-hall qui le hantera toute sa vie, Yvonne George, elle est « la mystérieuse » qui règne sur ses poèmes. Elle va mourir de tuberculose en 1929, elle n’a que trente-trois ans.

Au début des années trente, Aragon et Breton vont se charger « d’exécuter » Desnos qui va rompre avec le mouvement surréaliste. Pour Desnos, il est temps de constater que Breton est dépassé, vieux, abêti et sent, effectivement, le cadavre. Avec Corps et Biens, qui parait en 1930, Desnos dresse le bilan d’une belle aventure qui s’achève. La rupture est douloureuse, Desnos se retrouve solitaire mais son chemin continue.

Il va entamer dès lors une carrière qui le conduira à faire beaucoup de radio mais aussi de la publicité. Mais surtout, il est un résistant actif qui a abandonné ses principes pacifistes.

Il est arrêté le 22 février 1944 et, bien qu’averti, il n’a pas fui pour protéger sa compagne Youri Foujita, malade et droguée.

Laissons à Paul Eluard le soin de l’oraison:

« Jusqu’à la mort, Desnos a lutté. Tout au long de ses poèmes l’idée de liberté court comme un feu terrible, le mot de liberté claque comme un drapeau parmi les images les plus neuves, les plus violentes aussi. La poésie de Desnos, c’est la poésie du courage. Il a toutes les audaces possibles de pensée et d’expression. Il va vers l’amour, vers la vie, vers la mort sans jamais douter. Il parle, il chante très haut, sans embarras. Il est le fils prodigue d’un peuple soumis à la prudence, à l’économie, à la patience, mais qui a quand même toujours étonné le monde par ses colères brusques, sa volonté d’affranchissement et ses envolées imprévues. »

Bon, c’est pas gai mais,j’aime à me souvenir que ces gens là ont existé avant nous et nous ont légué un héritage dont nous sommes responsable au yeux de nos enfants et des enfants de nos enfants…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


ARCHI TROP BIEN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,


Amis
de la Libre pensée et du kouign amann réunis, bonjour ! Rejouissez
vous il ne r
este plus que 207 jours avant le réveillon…Nous somme
le 19 de Prairial et c’est le jour du tilleul alors si vos nuits sont
moins belles que vos jours, n’hésitez pas à abuser de la tisane.



Je
voulais profiter de ce 7 juin pour évoquer rapidement la mort
accidentelle (renversé par un tramway le 7 juin 1926) d’un des plus
grands architectes que le monde ait connu: Antoni Gaudi I Cornet plus
communément appe
lé GAUDI. Pour démontrer, s’il le fallait, que les colonnes des « cénobites tranquilles » ne s’ouvrent pas exclusivement aux mécréants, athées, libres penseurs et autres graines d’ananar…

Ce
Catalan, car il était Catalan avant d’être Espagnol, a laissé une
oeuvre monumentale qui a transformé à jamais l’art majeur de
l’architecture. Controversée peut-être mais géniale surement. Il
suffit de se promener dans les rues de Barcelone pour s’en
convaincre.

Depuis le dragon du parc Güell (ici à gauche), emblématique de son
oeuvre, jusqu’à la Sagrada Familia, on ne cesse d’être étonné,
surpris, bouleversé, par une telle générosité de l’artiste.

Après
s’être inspiré des plus grands comme Viollet-Le-duc, finalement, la
trajectoire de Gaudí aboutit à son étape la plus personnelle, avec
un style naturaliste, individuel, organique, qui trouve son
inspiration dans la nature; c’est dans ce style qu’il réalisa ses
œuvres majeures. On lui doit le « Modernissmo », l’art
nouveau Catalan. Il puise son inspiration dans les montagnes, les
grottes, à la recherche de formes « anarchiquement
géométriques ». La voute de la Sagrada familia en est un
parfait exemple (photo de droite).

L‘artiste est plus ou moins tombé dans l’oubli au
début du siècle dernier car il n’a jamais créé d’école, ne s’est
pas consacré à l’enseignement et n’a pratiquement laissé aucun
écrit.

Bon, je n’ai pas la compétence nécessaire pour faire un cours d’architecture alors, si vos pas vous mènent un jour vers Barcelone, prenez le temps de flâner dans les rues, les parcs, vous découvrirez avec ravissement l’oeuvre de ce grand bonhomme, aujourd’hui salué par tous. Et, merci pour la carte postale.

En attendant que la tisane fasse son effet, acceptez mes remerciements pour avoir consacré un peu de votre temps à ce blog d’humeur et d’humour. Portez vous bien et à demain peut-être.


ANARCHIST MOUNTAIN.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

ANARCHIST MOUNTAIN.

Qui a dit que l’anarchisme ne laissait derrière lui que poudres et cendres… Voici une anecdote des plus amusantes.

Le 6 juin 1922, la montagne qui domine la ville d’Osoyoos en Colombie-Britannique (Canada), prend officiellement le nom « d’Anarchist Mountain« .

Cette appellation est due à un colon d’origine irlandaise du nom de Richard G. Sidley qui est venu s’installer dans la région vers 1889. Receveur du premier bureau de Poste en 1895, il deviendra ensuite juge de paix puis douanier. Mais les opinions politiques qu’il exprime lui vaudront d’être qualifié d’anarchiste et d’être relevé de ses fonctions.
Le plateau (qui culmine à 1491 mètres – Photo -) où il résidait sera alors désigné comme « La montagne de l’anarchiste » appellation qui deviendra ensuite officielle.

Et pour que cela soit complet, voici le logo officiel des pompiers du comté.

C‘est pas beautiful ça mes body boys, c’est pas fantastique ? On croit rêver… Mais bon, on va pas en faire une montagne non plus.



Et puisque nous sommes aux Amériques, restons-y. L’homme du jour s’appelle STAN GETZ, décédé un 6 juin en 1991 à Malibu en Californie.

Sans doute le plus grand saxophoniste blanc ayant jamais existé. A tel point qu’on le surnommait « the sound ».


Il a débuté comme saxo ténor dans les orchestres de Philadelphie dès l’age de 15 ans avant de jouer avec Benny Goodman et Herbie Fields.

Dans les années cinquante il se produit beaucoup en Europe à la tête d’un petit groupe. C’est au cours de la décennie suivante qu’il va intégrer la Bossa dans son jeu et collaborer avec de nombreux artistes Brésiliens comme Joao Gilberto et Vinicius de Moraès. C’est à eux que l’on doit notamment cette célèbre interprétation de « A garota de Ipanema » mais, je vous en ai déjà parlé (billet du 02 février). En fin de billet, une petite vidéo pour vous faire goûter le velouté de ce saxophoniste hors du commun.


Le 6 juin c’est bien sûr la commémoration du jour « J » et le début de l’opération « Overlord » et c’est donc, le débarquement de milliers d’américains sur le sol de la vieille Europe avec dans leurs besaces le business, le chewing-gum et surtout…Le Jazz ! Beaucoup ont gardé le chewing-gum, d’autres ont choisi le business, moi, j’ai opté pour le Jazz.

Allez, voilà pour ce dimanche quasi ensoleillé; la semaine qui vient sera marquée par le début du Mondial de fouteballe et, les pronostics sont ouverts. Je dois vous avouer que cet événement me mobilise tout autant que le tour de France, Rolland Garros ou le Mondial de Boulou Pok à Guerlesquin; comme disait un ancien Président à nous qu’on avait: « Ca m’en touche une sans faire bouger l’autre. » Portez vous bien et à demain peut-être.

QUAND IL EST NE LE POETE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

Amis de la poésie et du Télégramme de Brest réunis, bonjour ! J’avoue avoir depuis fort longtemps, une tendresse particulière pour Garcia Lorca et je saisis l’occasion de l’anniversaire de sa naissance pour en dire un mot.



Célèbre poète et écrivain de théâtre, Federico Garcia Lorca est né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros, près de Grenade.  Jeune homme, il fit ses études en philosophie,  en littérature et en droit à l’Université de Grenade.   Surtout reconnu pour son talent d’écrivain, Lorca était aussi un peintre et musicien accompli.  Ses oeuvres musicales puisent de la musique et du folklore gitans, plus particulièrement du flamenco, musique populaire de son Andalousie natale.

Il y a un petit texte intitulé « Memento » et que j’ai retrouvé dans « Poème du chant profond » (paru en 1946) qui attendait sur une étagère de ma bibliothèque que l’on veuille bien le dépoussièrer; je soupçonne Xavier Grall de s’en être inspiré…

D’abord Garcia Lorca:

Quand je mourrai,

enterrez moi avec ma guitare

sous le sable

Quand je mourrai parmi les orangers

et la menthe…


Et maintenant Xavier Grall:

Quand je mourrai enterrez moi à Ouessant

avec mes épagneuls et mes goélands

Quand je mourrai

mettez moi en ce jardin de gravier…

De toutes les façons…Deux grands poètes.


La relation tumultueuse et passionnée qu’il avait avec le peintre DALI s’acheva quand ce dernier rencontra sa future femme. Garcia Lorca en ressenti une immense douleur et plongea dans la dépression. Il s’était persuadé que le film « Le chien Andalou » réalisé par Bunuel et Dali était une flèche qui lui était destinée. Il s’éloigna un temps de sa chère Espagne et ne revint qu’à la chute du dictateur Primo de Rivera pour l’avènement de la République.

Les madrilènes lui ont réservé un bel endroit sous les frondaisons de la place Santa ana.

L‘influence du folklore Gitan transparaît dans ses pièces de théâtre Bodas de Sangre (les noces de sang), Yerma, Las Casa de Bernarda Alba où Lorca réussit subtilement à capter l’essence de l’âme divisée du peuple espagnol de l’époque.  Ses livres sont lus dans tous les pays de langue espagnole et ont connu un immense succès en Argentine, Uruguay et à Cuba.  Les principaux thèmes traités dans ses oeuvres sont l’amour, la fierté, la passion ainsi que la mort violente, qui ont beaucoup marqué la vie de Lorca.

À la veille de la guerre civile espagnole en 1936, Lorca fut arrêté par des membres de la Falange du parti fasciste, partisans du général Franco. Deux jours plus tard, le 19 août, il fut fusillé par un peloton d’exécution.   Par une nuit sans lune, son corps fut jeté dans une tombe sans nom. Le poète est pareil au prince des nuées, ses ailes de géants l’empêchent de marcher… Baudelaire avait compris que le souffle de la poésie était incompatible avec l’odeur de sang de tous les totalitarismes.

 

Hopala, Chapalain ! Attention à ne pas te prendre au sérieux…Ici c’est un blog, juste un petit blog, histoire de se faire plaisir et de se souvenir que dans la vie il n’y a pas que le CAC 40, et les amours de Carla…

Allez,merci de votre visite, si vous repassez par « les cénobites tranquilles », venez avec un ami, portez vous bien et à demain peut-être.

SAVEZ VOUS TURLUTER ?…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis du potimarron et de la liberté réunis, bonjour ! C’est bien pour vous remercier de votre fidélité, jamais prise en défaut, que je vous fait ce petit cadeau. Une chanson pour la crise, à déguster sans modération aucune d’autant qu’elle est interprétée par « La Bolduc ». Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de cette chanteuse Québecoise, voici quelques éléments de référence.

La Bolduc (née Mary Rose Anna Travers le 4 juin 1894 à Newport (Gaspésie), Québec et morte à Montréal le 20 février 1941) est un auteur-compositeur-interprète québécois. Musicienne autodidacte, considérée comme la première « chansonnière » du Québec, elle connaît un succès phénoménal auprès du public québécois et la consécration par le biais du disque.

Madame Bolduc a donné à la chanson québécoise des années 1920-1930 un vent de fraîcheur: trouver les mots justes et l’humour nécessaire en plein cœur de la crise économique des années 1930, en racontant le quotidien des petites gens de la ville et des campagnes et ce, dans la langue du peuple.

Née à Newport, petit village de pêche et d’exploitation forestière sur la côte sud de la péninsule gaspésienne, Mary Travers vient d’une grande famille à ascendance Irlandaise. Même si sa famille avait peu ou pas de tradition musicale, elle apprend à jouer du violon, de l’harmonica, de l’accordéon et de la guimbarde et aussi, à turluter (oui, oui,). À 13 ans, elle quitte son village pour Montréal, où elle travaille comme domestique. En 1914, elle se marie avec un commerçant, Édouard Bolduc, et ils ont de nombreux enfants. Avec le début de la Dépression, elle se produit en public afin d’accroître le revenu modeste de la famille.

Elle est d’abord engagée comme violoniste dans un spectacle musical, les «Veillées du bon vieux temps» en 1927. C’est à cette époque qu’elle commence à enregistrer, accompagnant le chanteur Ovila Légaré. Elle est invitée à chanter pour la première fois dans la revue musicale, et son premier succès l’inspire pour composer La Cuisinière. Même si elle est à peine connue, ses disques 78 tours La Cuisinière et La Servante sous étiquette Starr atteignent le chiffre sans précédent de 12 000 disques vendus au Québec. Du jour au lendemain, elle devient très connue au Québec, et tout le monde l’appelle «La Bolduc».

Durant les années 1930, elle enregistre 85 de ses chansons sous étiquette Starr. Celles-ci sont écrites en français familier et portent sur des événements banals, exprimant les joies et les peines des gens ordinaires durant cette période difficile. Surtout, elles font rire les gens au sujet des choses qui les accablent le plus.

J‘aurais aimé vous faire écouter « Johnny Monfarleau » que j’avais entendu dans les années 70 interprétée par mon ami François Budet (loguivy de la mer) lors d’une soirée, disons, festive, mais je n’ai pas trouvé l’enregistrement que je voulais de ce titre. Afin que nul ne se méprenne, je précise que « la turlute » est un art musical Québecois qui consiste à chanter sans paroles en répétant un motif sonore sur un rythme rapide et comme si les sons roulaient dans la gorge, à la façon d’une rengaine. Dans les années 30, en Gaspésie ou à Montréal, on disait « La Bolduc » comme ailleurs, plus tard, on dira « La Callas », c’est vous dire !

Voila pour aujourd’hui, et puisque le soleil semble décidé à se montrer, je m’en vais de ce pas ‘turluter » la truite vagabonde du côté de…Chuuut, secret défense. Allez, n’hésitez pas à faire le détour par « les cénobites tranquilles », revenez quand vous voulez c’est toujours un plaisir de vous recevoir. Portez vous bien et à demain peut-être.

VIVE LE SPORT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

VIVE LE SPORT.

Nul besoin de connaître l’italien ou le néerlandais pour comprendre ce spot. La question est de savoir si certains coureurs, comme ici Cancellara, ont eut recours à ce stratagème pour améliorer leurs performances. De prime abord cela semble un peu gros mais, après le dopage physique voici peut-être le dopage mécanique. Cest Davide Cassinni, ancien coureur lui même et aujourd’hui consultant pour la RAI qui est à l’origine de la rumeur. Fallait oser !

Amis Républicains, bonjour ! Nous sommes le 3 juin, c’est à dire le 15è jour de Prairial, habituellement consacré à la Caille, allez savoir pourquoi…  Voici pour compléter notre galerie de portraits, un bref aperçu de la vie d’un « P’tit zef » (un Brestois) qui s’illustra au cours de la Commune notamment. Il est né le 3 juin 1840 dans la cité du ponant. Faut-il rappeler qu’une tentative d’instauration d’une Commune à Brest eut lieu dès le 2 octobre 187O; elle était l’oeuvre d’un certain Constant Le Doré qui tenta de s’emparer de l’hôtel de ville. La décision avait été prise lors d’une réunion publique réunissant plus de 3000 personnes. Un détail, il y avait parmi ces personnes des volontaires américains débarqués le matin même et qui venaient combattre les Prussiens.

Jean-Louis PINDY est communard et anarchiste, il est menuisier de son état, en 1867, il est membre de la section brestoise de l’Internationale.
Résidant ensuite à Paris, il sera condamné en avril 1870 à un an de prison (lors du 3e procès contre l’Internationale). Libéré le 4 septembre à la proclamation de la république, il est, en janvier 1871, l’un des signataires de l’affiche rouge (ne pas confondre avec celle de Manoukian) qui revendique
« Place au peuple! Place à la commune! ».

Le 18 mars 1871, il prend part à l’occupation de l’Hôtel de Ville dont il deviendra gouverneur, puis est élu, le 26 mars, membre de la Commune. Il s’opposera au Comité de Salut Public.

Le 24 mai 1871, pendant la Semaine Sanglante, c’est lui qui donne l’ordre d’incendier l’Hôtel de Ville. Condamné à mort par contumace, il se cache à Paris, avant de rejoindre Lausanne, en Suisse, puis la Chaux-de-Fonds où, en contact avec James Guillaume, il devient un militant actif de la Fédération Jurassienne.

Le 16 septembre 1872, il assiste au Congrès de l’A.I.T anti-autoritaire à Saint-Imier, puis participera aux Congrès qui suivront. En 1877, il crée, avec Paul Brousse et François Dumartheray, une section française de l’A.I.T (association internationale des travailleurs), avec son journal « L’Avant-Garde ». Il participera, par la suite, à la fondation de la Libre Pensée, à la Chaux-de-Fonds, où il mourra le 24 juin 1917. L’illustration de droite est parue dans « l’idée libre » en 1926 et s’intitule: La libre pensée contre le Fascisme.

Et bien voila, c’était le 267ème billet des « cénobites tranquilles » un blog d’humeur et d’humour, ouvert 7 jours sur 7…Vous êtes de plus en plus nombreux à le consulter et, ne serait-ce ma modestie légendaire, j’en serais très fier. En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.


JULIE LA ROUSSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

L‘homme du jour fait partie de ces artistes inclassables dont on continue à fredonner les rengaines en ayant oublié leurs auteurs. Souvenez vous la chanson de Charles Trénet: » Longtemps, longtemps après que les poètes aient disparus, leurs chansons courent encore dans les rues. » Je me souviens du personnage et de son côté Pierrot lunaire. Un peu de Boby Lapointe, un peu de Boris Vian.

René-Louis Lafforgue, chanteur, compositeur, interprète et libertaire. Avec ses parents anarchistes du Pays Basque Sud, il subit la guerre d’Espagne, puis l’exil en France, où son frère trouve la mort en participant à la résistance. Après avoir exercé plusieurs métiers, il devient comédien puis chanteur compositeur. Les années cinquante voient son talent reconnu, après les premières parties des spectacles de Georges Brassens, il passe à l’Olympia. Au théatre, il a joué notamment « l’équarissage pour tous » de Boris Vian. Au cinéma, il a collaboré avec Jean-pierre Mocky sur le film « La cité de l’indicible peur« . Il est le 467ème « je me souviens » de Georges Perec. Ici à droite, on le voit en compagnie de Jacques Dufilho.

Ses chansons comme: « Julie la Rousse » lui assurent la popularité. Avec sa compagne Claudie, il ouvre un cabaret rue Mouffetard « L’Ecole Buissonnière », lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes pour qui il anima de nombreuses fêtes. Il est mort le 3 juin 1967 dans le sud de la France (Albi) lors d’un accident de voiture. René-Louis LAFFORGUE qui, selon les souvenirs de témoins oculaires, chantait « Le Grand Manitou » en se tenant ostensiblement à l’ordre d’Apprenti, était membre de la Loge parisienne L’Etoile Polaire. L’une de ses chansons rappelle son appartenance maçonnique:

Quand je passerai l’arme à gauche
S’il faut me faire pendre ailleurs,
Pour le pire et pour le meilleur,
Je ne raterai pas le coche.
Par la route la plus directe,
Si Dieu n’est pas un chicanier,
J’irai jusqu’au Grand Architecte,
Le jour du jugement dernier,
Le jour du jugement dernier.

…………………………………………………

Une gentille petite valse, après tout, c’est peut-être cela la solution pour échapper à cette actualité crasseuse où les mots de justice et d’équité semblent totalement incongrus.

Vivement la coupe du Monde, vivement que les jeux du cirque reprennent force et vigueur et que l’on puisse assassiner tranquillement sans courir le risque de se retrouver à la Une. Le terrorisme d’Etat est chose trop sérieuse pour laisser le petit peuple s’en approcher. Donnez lui son match de foot quotidien et il ne vous demandera plus combien de Palestiniens ou de Tchetchènes vous avez occis depuis hier. Le citoyen lamda se fout de connaître le nombre de kilomètres de côtes souillés par le pétrole de BP tant qu’il peut jouer au loto. Le pékin de base se soucie des OGM comme de sa première chemise pourvu qu’on le laisse faire son tiercé dominical, gratter son Millionnaire, taquiner le bandit manchot… 

Dans son « Discours de la servitude volontaire », Etienne de la Boëtie nous prévenait dès le XVIè siècle:« Les hommes nés sous le joug, puis nourris et élevés dans la servitude, sans regarder plus avant, se contentent de vivre comme ils sont nés et ne pensent point avoir d’autres biens ni d’autres droits que ceux qu’ils ont trouvés ; ils prennent pour leur état de nature l’état de leur naissance ». Voila pourquoi, lorsque nos « dirigeants » nous annoncerons, le sourire en berne, qu’il faut désormais bosser jusqu’à 80 balais, il n’y aura ni grève générale ni révolution. Le troupeau est résigné, c’est inéluctable dit l’un, on n’y coupera pas reprend l’autre… Alors, hein, voulez vous valser ?

Bon, je vais peut-être m’arrêter là pour aujourd’hui, je voudrais éviter le coup de sang, c’est très mauvais pour la zénitude qui sied à un cénobite tranquille. Portez vous bien et à demain peut-être.




GAZA, ENCORE ET ENCORE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l’aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi de Chypre pour le territoire palestinien. Dans la soirée, peu après 21 heures, heure locale (20 heures, heure française), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port de Haïfa pour aller intercepter la flottille, selon des journalistes à bord d’un bâtiment.

La marine israélienne avait annoncé son intention d’empêcher la flottille, de force si nécessaire, de s’approcher des côtes de la bande de Gaza, soumise par Israël à un blocus strict – sauf pour les produits de première nécessité – depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007.

Et, ce qui devait arriver, arriva…Une fois de plus dans le silence assourdissant de la communauté internationale, Israël à poursuivi sa politique de mort et de sang en ouvrant le feu sur le convoi humanitaire. La marine israélienne a attaqué lundi matin au moins un des six bateaux transportant des militants pro-palestiniens et de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, soumise à un blocus.Les pêcheurs Gazaouis avaient pavoisé leurs embarcations pour accueillir la flottille…C’est raté !

Le bilan est incertain. Au moins dix personnes ont été tuées dans l’opération, rapporte une chaîne de télévision israélienne, affirmant que le bilan définitif pourrait être bien plus élevé. Deux personnes ont été tuées et environ 30 blessées, indique un représentant d’une ONG turque impliquée dans l’opération. La flottille internationale, qui transportait 700 militants et sympathisants de la cause palestinienne, dont des parlementaires européens et de l’aide pour Gaza a appareillé dimanche pour le territoire palestinien. « Des centaines de soldats israéliens attaquent la flottille, et le capitaine de notre bateau est grièvement blessé »: c’est ce qu’a raconté le correspondant d’al-Jazira à bord d’un des bateaux en route pour Gaza avant l’interruption de la communication. L’armée israélienne a confirmé au moins dix morts parmi les passagers après l’intervention de commandos israéliens contre la flottille pro-palestinienne transportant de l’aide à Gaza, qui avait appareillé de Chypre. Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’industrie et du commerce israélien, a exprimé, lundi, à la radio militaire ses « regrets pour tous les morts », reconnaissant officiellement des victimes dans l’intervention.

Résultats: La Turquie va piquer une grosse colère, la France va protester, les USA vont toussoter, l’ONU va « exiger » une enquête et pendant ce temps là, la colonisation va se poursuivre, l’occupation perdurer, le blocus se renforcer, Philippe Val et BHL vont dénoncer les participants de la flottille comme de dangereux antisémites financés par Dieudonné.

Si vous suivez ce blog un tant soit peu, vous savez que je  suis inconditionnel de rien. Bien sûr que dans cette flottille il y avait de la provocation, bien sûr qu’il y avait forcément une part d’instrumentalisation, bien sûr que parmi les passagers il n’y avait pas que de doux pacifistes mais, c’est l’honneur et la responsabilité d’un Etat démocratique de faire la part des choses. Cette fois ci, je crois que je vais vomir mon « 4 heures » !

Fort heureusement, Madame Michu, la vie continue. Bon d’accord, on n’a pas gagné le concours de l’Eurovision, bon d’accord, on ne va pas gagner la coupe du Monde de fouteballe, bon d’accord, on n’est rayé des cadres à Roland Garros, bon d’accord, le « nul » contre la Tunisie n’inquiète pas Raymond la science mais, force est de constater que la pluie est nettement moins froide. Allez c’est sympa à vous d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

FONTENAY AUX ROSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Aujourd’hui c’est le jour de la Visitation. Il y a longtemps de cela, j’ai résidé à Rennes, rue de la visitation. Sous ma fenêtre, de l’autre côté de la rue il y avait une institution pour jeunes filles de la bourgeoisie locale, style couvent des oiseaux. A l’instar de Maxime Le Forestier je crois que certains jours j’étais amoureux de tout un pensionnat.



Allez, histoire de vous donner un peu de courage en ce début de semaine, j’ai glané ça sur le Net, je ne sais plus où exactement…



Avouez que ça vaut son pesant de cacahuètes…



Des nouvelles du Monde.

Dennis Hopper vient de nous quitter et c’est un grand qui s’en va. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer en restant sur l’idée de « Easy rider » (1969), c’était un fieffé conservateur qui avait apporté son soutien aux Bush père et fils. Hélas, cela n’enlève rien à son immense talent. Il était capable de jouer les méchants déjantés comme dans « waterworld » face à Kevin Costner mais aussi d’être présent dans « Apocalypse now » ou « Out of the blue ». Après plus de 150 films, il tire sa révérence lui qui a cotoyé James Dean, Hattaway, Peter Fonda et taté de la peinture et de la photographie. Et, personne n’oubliera son interprétation du rôle de sadique dans « Blue velvet » de David Lynch. Il avait aussi tété pas mal la bouteille ce qui lui a valu plusieurs cures de désintoxication mais…Cela ne nous regarde pas.

Salut l’artiste !

………………………………………..

Et bien voila, à peine rosies à coeur, mes côtes de boeuf ont failli subir les foudres du ciel et mon expérience de barbecue tomber à l’eau. Mais tout s’est bien terminé et le Saint Emilion 1998 a trouvé sa place fort honorablement. J’en profite pour répondre au commentaire de « La Giennoise »; Keramoal fait aussi chambre d’hôte et la sienne est prète quand elle veut.

Allez, le bonjour vous va, comme on dit dans les Maures, portez vous bien et à demain peut-être.

Comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de BAKOUNINE ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de BAKOUNINE ?

Révolutionnaire russe, véritable fondateur du mouvement anarchiste international, théoricien et homme d’action, incarnation même de l’esprit de révolte.
Il est né le 20 ou 30 mai 1814 (8 ou 18 mai dans le calendrier Julien) à Premoukhino (Russie). Issue de l’aristocratie, il fait ses études à l’école militaire de St-Petersbourg, d’où il sort officier d’artillerie à 17 ans. Mais, passionné par la philosophie de Hegel, il renonce à la carrière militaire et part étudier à l’Université de Berlin puis à Dresde. En 1844, il est à Paris, il y rencontre Proudhon et fréquente les milieux socialistes. Il est expulsé de France, en 1847, mais retourne à Paris pour participer à
« l’ivresse révolutionnaire » de février 1848.
Arrêté et emprisonné, il est condamné à mort le 14 janvier 1850, par le tribunal de Saxe, puis extradé en Autriche, il est finalement livré à la police Tsariste le 17 mai 1851. Enfermé à la forteresse Pierre et Paul, il se résout à faire une confession qui lui vaut d’être déporté en Sibérie, d’où il s’évade et rejoint Londres en décembre 1861.
Il reprend son activité révolutionnaire, parcourt l’Europe de la Suède à l’Italie où il crée une société secrète « La Fraternité Internationale ».  En 1873, Il écrit « L’Etat et l’Anarchie » un des textes les plus significatif de sa pensée théorique.
En juillet 1874, il est à Bologne (Italie), pour prendre part à un mouvement insurrectionnel mais celui-ci échoue et il regagne Locarno (Suisse) où Carlo Cafiero l’héberge. Malade et fatigué, il meurt deux ans plus-tard.
L’anarchiste Arthur Lehning, s’est consacré à la conservation et à l’édition de ses oeuvres. D’autres comme Fritz Brupbacher, où Madeleine Grawitz, lui ont consacrés des biographies.
« Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres… »

……………………………………………………
Bon et bien voila, c’est déjà dimanche et j’ai de la visite ce qui explique que je ne m’attarde pas. Aujourd’hui, si le temps le permet, nous irons canoter sur le lac (mais non, je plaisante) inauguration du barbecue…Enormes côtes de boeuf au festin. Allez, à demain peut-être.