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Le 3 avril 1837, naissance de Paul ROBIN à Toulon (Var). Pédagogue anarchiste injustement oublié. Il participe à la première internationale en Belgique, avant d’être expulsé de ce pays en 1869. Il se réfugie alors en Suisse où il se lie avec Michel Bakounine. Après 10 années passées à Londres, il prend, en 1880, la direction de l’Orphelinat Prévost à Cempuis (Oise). Il y insuffle toute son énergie et met en pratique une pédagogie libertaire tout à fait originale. A Cempuis, Paul Robin va mettre en œuvre un certain nombre de principes qui sont pour lui fondamentaux, notamment celui de l’éducation intégrale ; « Tout enfant a droit de devenir en même temps un travailleur des bras et un travailleur de la tête ». L’école communale a pour objectif de donner une formation générale ; la formation à un métier particulier ne doit intervenir qu’après cette initiation globale. L’apprentissage doit reposer en priorité sur l’observation :« Laissez l’enfant faire lui-même ses découvertes, attendez ses questions, répondez-y sobrement, avec réserve, pour que son esprit continue ses propres efforts, gardez-vous par-dessus tout de lui imposer des idées toutes faites, banales, transmises par la routine irréfléchie et abrutissante ».

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L’HOMME DU JOUR.

Le 3 avril 1837, naissance de Paul ROBIN à Toulon (Var). Pédagogue anarchiste injustement oublié. Il participe à la première internationale en Belgique, avant d’être expulsé de ce pays en 1869. Il se réfugie alors en Suisse où il se lie avec Michel Bakounine. Après 10 années passées à Londres, il prend, en 1880, la direction de l’Orphelinat Prévost à Cempuis (Oise). Il y insuffle toute son énergie et met en pratique une pédagogie libertaire tout à fait originale. A Cempuis, Paul Robin va mettre en œuvre un certain nombre de principes qui sont pour lui fondamentaux, notamment celui de l’éducation intégrale ; « Tout enfant a droit de devenir en même temps un travailleur des bras et un travailleur de la tête ». L’école communale a pour objectif de donner une formation générale ; la formation à un métier particulier ne doit intervenir qu’après cette initiation globale. L’apprentissage doit reposer en priorité sur l’observation :« Laissez l’enfant faire lui-même ses découvertes, attendez ses questions, répondez-y sobrement, avec réserve, pour que son esprit continue ses propres efforts, gardez-vous par-dessus tout de lui imposer des idées toutes faites, banales, transmises par la routine irréfléchie et abrutissante ».

Fonctionnant comme un internat, plus de 600 enfants y séjournèrent entre 1880 et 1894. L’enseignement y était basé sur l’observation, le développement du sens artistique de l’enfant et la prise en compte de ses désirs. Education physique, manuelle et intellectuelle ; il existait 19 ateliers différents qui donnaient à chacun une formation complète d’un métier (de la boulangerie à l’imprimerie, en passant par la photographie ou la maçonnerie). Ces ateliers procuraient également à l’école une certaine autonomie financière. La mixité était de règle, les enfants étaient emmenés pour deux mois au bord de la mer, chaque été, etc. Mais les attaques répétées contre cette école libertaire finiront par avoir raison d’elle. Paul Robin est révoqué le 31 août 1894. Il prend alors une part très active au combat néo-malthusien, que rejoindra un temps Eugène Humbert.
Fatigué et usé par la vie, il se suicidera le 1er septembre 1912.
Cempuis aura une grande influence sur deux autres pédagogues libertaires : Francisco Ferrer et Sébastien Faure, on peut supposer que Célestin Freinet y a été sensible.

Sources:L’excellent bouquin de Nathalie BREMANT « Cempuis, une expérience d’éducation libertaire à l’époque de Jules Ferry » c’est aux éditions du Monde libertaire.Le blog « La feuille Charbinoise » et, l’éphéméride anarchiste.

Vive le Sauvignon.
Pour les amateurs, un blog à suivre:
Miss Glouglou. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Pinots, muscadelles et autres Merlots. Je l’ai rajouté à la liste des liens, colonne de droite, là où vous pouvez voter pour ce blog, si le coeur vous en dit…

Bravo Annie qui a reconnu le muscaris bleu sur la photo.

Puisque c’est bientôt la « Tro bro Léon« , fameuse course cycliste que les amateurs appellent le Paris-Roubaix Breton, un mot sur Lannilis. Découverte du restaurant « Les oliviers »: Lui il vient du Sud (Montpellier) et est aux fourneaux, elle, est pure léonarde et règne sur la salle. Cuisine simple et raffinée à base de produits frais. Par exemple une sole pêchée la veille par un marin de Portsall et accompagnée de légumes anciens dont le restaurant s’est fait une spécialité. On y trouve aussi bien de la vitelotte que du rutabaga, des purple haze (fameuse carottes violettes ici en photo) et des panais bien sûr. En entrée, un foie gras fumé maison ou des filets de cailles aux asperges sur un croustillant… A découvrir sur: lesoliviers-restaurant.over-blog.com Bien entendu, j’entends déja les commentaires: » D’accord mais, il faut déja une bonne raison pour aller à Lannilis… » Et bien justement, profitez du Tro bro Léon et découvrez les ribinous du côté de l’aber Benoist; après cela, vous n’êtes plus très loin de Keramoal.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


RECHARGEZ LES BATTERIES…

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Contrairement au Rock peut-être, on délaisse souvent les batteurs et les percussionnistes du Jazz au profit des joueurs de saxo et autres clarinettes. Chacun connait ou a entendu parler de Charlie Parker ou de Stan Getz mais peu peuvent citer le nom d’un batteur. Ecoutez et observez « Buddy » dans ses oeuvres…

Bernard « Buddy » Rich est né à Brooklin, USA, et est décédé un 2 avril en 1987. Cétait un batteur de jazz et, je prends le risque de dire que c’était le plus grand batteur qu’on ait jamais connu. Cet autodidacte était connu pour sa technique, sa puissance, sa vitesse et son habileté à improviser.

Il est né dans une famille juive de New York. Son père découvrit que Buddy était familier avec le rythme, car il était capable de battre de façon rythmée à l’âge d’un an. Sa plus grande qualité était son habileté et sa rapidité sur des doigtés frisés comme disent ceux qui connaissent la musique. (alternance : un coup main gauche, un coup main droite)

En 1937, il commence à jouer du jazz avec Joe Marsala, puis avec Bunny Berigan (1938), Artie Shaw, Tommy Dorsey, Benny Carter (1942), Harry James (1953-1956), Les Brown, Charlie Ventura, Jazz at the Philharmonic, tout comme dans son propre groupe, tout en accompagnant de célèbres groupes de musique.

Il assiste aux débuts de Frank Sinatra, avec qui il fait un temps partie du Tommy Dorsey Orchestra.

Il va aussi jouer avec Art Tatum, au début des années 1950.

À partir de 1966 jusqu’à sa mort, il menait un big band, alors que leur popularité était déclinante depuis les années 1930. Sa pièce la plus connue est l’arrangement de West Side Story.

En tant que meneur de groupe, il était réputé pour son caractère explosif.

Sur son lit de mort, une infirmière lui aurait demandé s’il était allergique à quoi que ce soit. Il aurait répondu : « Oui, à la musique country ! » Il est enterré au Westwood Village Memorial Park Cemetery à Los Angeles, Californie.

Avant sa mort Buddy Rich légua sa batterie à Armand Zildjian le directeur de la célébre marque de cymbales Zildjian. M.Zildjian vient rendre visite a Buddy sur son lit de mort et il lui dit : « j’ai ta batterie Buddy. » Buddy lui répondit : « Tu en prendras soins Zildj’. » Il mourut le lendemain.

POISSONS D’AVRIL.


J‘ai longtemps hésité à respecter la tradition et à vous faire le coup du poisson d’avril. Du temps où j’étais dans l’active, j’avais un collègue qui était passé maître dans cet art. Tous les ans nous attendions avec impatience ce que son esprit malicieux avait bien pu inventer. Je me suis donc mis en quête de quelques scoops susceptibles de faire la une de ce blog.

Sarkozy dissout l’assemblée nationale, cela tintait joliment mais, pas très plausible.

L’interdiction de fumer dans les bars est levée. Pas interdit de rêver !

Besson et Guillon sont sur un bateau…Imaginez la suite.

Un Mighty va remplacer Marianne sur les timbres poste. Pas mal.

Par décision ministérielle, les lapins de Keramoal sont décrétés espèce protégée.

Hulot et Allègre sont sur un bateau…C’est pas le même.

D’après l’INSEE, la majorité est minoritaire…

Le téléthon verse son surplus à Siné Hebdo. A la tienne Bob.

Je vous laisse le soin de poursuivre la liste, les plus beaux titres seront publiés évidemment.

Allez, je vous laisse sur ces considérations non sans vous souhaîter un joyeux week-end pascal. Portez vous bien et à demain peut-être.

Un drôle de paroissien.

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Un drôle de paroissien.

Le 1er avril 1856, naissance de Charles MAURIN au Puy (Auvergne).
Peintre graveur et anarchiste.
En 1875, il obtient le Prix Crozatier qui lui permet de venir à Paris étudier aux Beaux-Arts puis à l’Académie Julian (où il enseignera ensuite). Il expose au « Salon des Artistes Français » et devient membre de la Société en 1883. Ami de Toulouse-Lautrec, ce dernier fera sa première exposition particulière avec lui en 1893. Il puise son inspiration des artistes japonais, révolutionne la technique de l’eau-forte, et réalise également des bois-gravés. Il collabore à « La Revue Blanche » dirigée par Fénéon et initie Félix Vallotton à la gravure et à l’anarchisme.
Il meurt à Grasse, le 22 juillet 1914.


C‘est à lui que l’on doit le fameux bois gravé de Ravachol, le torse nu, entre les montants de la guillotine.

La première tonte.

Toute une journée ensoleillée, on croit rêver ! Résultat, j’ai fait ma première tonte. Non, je ne me suis pas raser, simplement je me suis occupé de la pelouse. Keramoal est en train de mettre son costume de printemps; camellia (je mets deux L pour faire plaisir à Fanch Moal) et jonquilles, primevères et autres petites pensées apportent de la couleur et c’est plutôt agréable après ce long et ténébreux hiver. Les 128 pieds d’hortensia ont l’air d’avoir bien supporté la taille, attendons l’été. Je vous promets une photo dès les premières fleurs.

C‘est pas tout mais j’ai du bricolage en retard, ma fiancée commence à « hucher »(c’est du Gallo). J’ai surtout une porte qui me fais sortir de mes gonds en refusant de rentrer dans les siens (une phrase comme celle là ça mérite l’académie Française). A cette allure là, je vais attendre une visite de Jean-Yves, maître es bricolage pour me donner la solution. Tiens, dans la catégorie question du jour, comment s’appellent ces petites fleurs bleues qui s’harmonisent si bien avec mes jonquilles ? Le ou la gagnant(e) aura le droit de voter deux fois pour ce blog – en haut à droite -

Allez, merci de votre fidélité et de votre indulgence à l’égard de l’auteur. Portez vous bien et à demain peut-être.

Le 31 mars 1888, mort de Jean-Marie GUYAU à Menton. Poète et philosophe libertaire français.Il naît le 29 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « Tour de la France par deux enfants » publié en 1877 sous le pseudonyme de G. Bruno en référence à Giordano Bruno.

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Le 31 mars 1888, mort de Jean-Marie GUYAU à Menton. Poète et philosophe libertaire français.
Il naît le 29 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « Tour de la France par deux enfants » publié en 1877 sous le pseudonyme de G. Bruno en référence à Giordano Bruno.

Il obtient une licence de philosophie à 17 ans. A dix-neuf ans, il est lauréat de l’Académie des Sciences morales et politiques, et à vingt ans, il donne à Paris ses premiers cours de philosophie au lycée Condorcet. A l’âge de trente ans, il a déjà écrit une dizaine d’ouvrages, fruits de son intense activité intellectuelle. Mais réfugié sur la Côte d’Azur, dans l’espoir de combattre par le soleil une maladie qui le minait, il succombe prématurément dans sa 34e année.
Il nous laisse sa poésie et ses ouvrages philosophiques : « Morale d’Epicure »,  et encore « Problèmes de l’esthétique contemporaine » et « l’Art au point de vue sociologique », mais c’est surtout à ses derniers ouvrages « Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction » (1884) et l’Irreligion de l’avenir » (1887) qu’il doit sa notoriété internationale et rejoint les préoccupations des anarchistes dans son approche d’une société libertaire et d’une morale au service de l’individu. Il sera abondamment cité par Nietzsche dans son « Ecce homo ».

Voici une citation qui mérite qu’on s’y arrête un instant et qu’on y réfléchisse à deux fois avant d’envoyer un homme à la chaise électrique.
« Aussi longtemps qu’un criminel reste vraiment tel, il se place par cela même au-dessus de toute sanction morale; il faudrait le convertir avant de le frapper, et, s’il est converti, pourquoi le frapper ? »

REQUIESCAT IN PACE.

Il semblerait donc que la rumeur soit avérée…SINE HEBDO va mettre la clé sous le paillasson. La cabane est sur le chien comme disait mon aïeule.

Adieu les beaux mercredis qui nous redonnaient la pêche pour une nouvelle semaine. L’impertinence ne paie plus. J’en connais un du côté de France-inter qui doit se régaler à voir Siné boire la tasse. C’est pourtant pas la mer à boire, deux euros par semaine, et c’est un espace de libre expression supplémentaire qui disparaît.

La liberté, c’est comme la santé, ça n’a pas de prix mais ça a un coût ! Dernier numéro, sauf miracle, le 28 avril. Un miracle pour des mécréants comme ceux de la bande à Siné…Cela serait trop drôle. Il est vrai qu’avec quatre hebdos satiriques en kiosque,  il y en a peut-être un de trop. Charlie, Le canard, Bakchich, Siné…Seul le Canard enchainé s’en tire avec 500 000 exemplaires mais, c’est une institution.
86 N° sont parus (je les ai tous), surtout, ne pas rater le dernier collector. Il fera l’objet d’une vente à la criée au cours de la grande manif du 1er mai par toute la bande qui a contribué à l’aventure.

Allez, merci de votre visite, n’hésitez pas à repasser c’est ouvert tous les jours. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

LA VIE DES SAINTS…

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La vie des saints.

Tiens, dans les années 480, un 29 mars, naissance de celui qui allait devenir Saint Malo ou Saint Maclou si vous préférez mais ça fait un peu moquette.

C‘est un des septs saints fondateurs de la Bretagne. Vous vous souvenez, c’était le trophée Jules Vernes de l’époque. Ils arrivaient d’Irlande ou du pays de Galles sur leurs multicoques en granite de Landéda pour évangéliser les armoricains.

Malo lui, il a débarqué à Cézembre. Vous connaissez Cézembre ? En face de Saint Servan, c’est la seule plage de la côte nord exposée au sud…Il grandit puis il devint grand, travailleur et intelligent, il fait le petit séminaire et il devient l’évèque d’Aleth. Plus tard, beaucoup plus tard, pour améliorer les recettes de la paroisse et face à la baisse inquiètante du denier du culte, il donnera son nom à une marque de yaourt.

Avec son copain Saint Aaron, plus cénobites qu’anachorètes, il partage une vie érémitique du coté de la cité d’Alet. C’est à dire qu’il vivait du RMI que lui versait les paroissiens sous forme de dons en nature.

Il serait décédé pieusement un 15 novembre vers 620 à moins que ce ne soit 640; on ne sait pas exactement mais, il est mort depuis longtemps. Aujourd’hui sa statue va rejoindre l’armée des saints de Bretagne dans la vallée éponyme de Carnoët.

Mobilisation générale.

C‘est bien ce que je craignais, il y avait plus de monde rassemblé à Rennes pour l’apéro géant que pour le « No Sarkozy Day »…Pourtant, il s’agissait dans les deux cas d’une tentative de mobilisation à travers les réseaux sociaux et particulièrement facebook. Alors, comme le disait mon aieule: »on est en droit de s’interroger ». Non seulement l’abstention se manifeste dans les urnes, mais aussi dans la rue. La politique ne fait pas recette en tous cas auprès des jeunes. Leur soif de démocratie semble bien moins inextinguible que leur soif tout court et on se bouscule davantage dans les estaminets Rennais de la rue de St Malo (tiens, le revoila) que dans les isoloirs. L’envie de faire la fête à t-elle définitivement supplanté l’envie de changer le monde ? Les anarchistes libertaires pensaient que l’on pouvait très bien joindre l’utile à l’agréable, faire la révolution ET la fête. Aujourd’hui, il semblerait qu’il faille choisir, et pourtant, cette foule là comme dans les paroles de « Louise attaque » elle est pas de gauche, elle est pas de droite, elle est pas maladroite, seulement voila…Elle n’en veut pas. Alors mesdames messieurs les politiques, révisez vos classiques, si vous voulez mobiliser cette jeunesse, il va falloir vous montrer un peu plus inventif.

Allez, ne désespérons pas, l’année prochaine il y a des élections cantonales (kescéksa). Merci encore d’avoir fait le détour par ici, portez vous bien et à demain peut-être.


LE SAR DINE A L’HUILE…

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JOSEPHIN PELADAN.

Il est né un 28 mars en 1859, aujourd’hui totalement oublié, ce dandy lettré ferait un malheur sur nos plateaux de télé.(tiens, ça me fait penser à quelqu’un…)

Issu d’une famille de cultivateurs et de commerçants, Joseph-Aimé Péladan, qui se donnera plus tard le prénom de Joséphin, est le fils de Louis-Adrien Péladan, et de Joséphine Vaquier. Il manifeste un esprit indépendant qui lui vaut d’être renvoyé du lycée pour avoir traité un professeur d’athée, puis du petit séminaire de Nîmes. Il voyage beaucoup et  rencontre Léon Bloy et Paul Bourget et enthousiasme Jules Barbey d’Aurevilly qui préface son roman Le Vice suprême (1884), livre pétri de romantisme et d’occultisme, qui met en scène la lutte de forces secrètes qui s’acharnent à détruire l’humanité et prend résolument le contre-pied du naturalisme de Zola. Son originalité plaît mais son exaltation fait sourire. Jean Lorrain le surnomme « le pélican blanc ». Plus tard on l’appellera « le Mage d’Épinal », « Platon du Terrail » ou « le Sâr pédalant ». Rodolphe Salis alla jusqu’à oser un très cruel « Artaxerfesse » qui lui valut des poursuites de l’intéressé.

En 1888, Péladan est le co-fondateur avec Stanislas de Guaita de l’ Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix. Parmi les membres de l’Ordre, on peut relever quelques noms passés à la posterité : Papus, F.-Ch. Barlet. Prétextant un refus de la magie opérative, il se sépare du groupe en 1891 pour fonder l’ Ordre de la Rose-Croix Catholique et esthétique du Temple et du Graal. L’année suivante, il organise le premier Salon de la Rose-Croix du 10 mars au 10 avril 1892 à la célèbre galerie parisienne Durand-Ruel. C’est un très grand succès. Soixante artistes y participent parmi lesquels nombre de peintres et sculpteurs de talent (Hodler, Khnopff, Delville, Schwabe, Bourdelle etc.) et vingt mille Parisiens dont le Tout-Paris mondain et artistique (Mallarmé, Zola, Verlaine, Gustave Moreau etc.), viennent le visiter, au son du prélude de Parsifal et des Sonneries composées par Erik Satie. Voici, à droite, copie d’une page de « Rose+Croix » organe trimestriel publié par J. Peladan en 1893.

Il ambitionnait d’extirper la laideur du monde moderne,s’opposant ainsi au matérialisme ambiant ; à ce titre, il est un porte parole du mouvement symboliste. Prônant une resacralisation de l’art et de la vie, Péladan opte délibérément pour un transfert du religieux vers l’art, dans la plus pure tradition baudelairienne. Son ton, les symboles choisis pour la Rose+Croix témoignent d’une volonté de s’opposer au trivial et inaugurent une pratique « publicitaire » que les avant-gardes exploiteront abondamment par la suite. Si Péladan utilise un ton souvent polémique ou lyrique, c’est au service de convictions sincères et d’une défense de la grandeur de l’art qu’il estime prostitué sous une IIIeme république souvent mercantile.

Il produit d’innombrables plaquettes de critique d’art, contribuant à faire connaître en France l’œuvre de Léonard de Vinci. Ses textes critiques, mêlent ouvrages parfois décevants et vraies fulgurances.

En définitive, le contexte de la fin de siècle s’éloignant, Joséphin Péladan renonce à ses outrances et vit dans la vénération de sa seconde femme; Christiane Taylor, En 1908, il reçoit le prix Charles Blanc de l’Académie française. Il meurt en 1918 presque oublié. Curieux personnage, non? Mais j’ai pensé qu’il avait sa place dans ma galerie de portraits.

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A ceux à qui cela aurait échappé, je rappelle qu’il est toujours possible de voter pour ce blog, colonne de droite, en haut. La pédagogie étant l’art de la répétition, je sais que vous me pardonnerez cette insistance qui, je vous l’accorde, devra bien cesser. Allez, en tous cas c’est sympa d’être passé et de vous être arrêté un instant. Vous êtes toujours les bienvenus sur « Les cénobites tranquilles » billet d’humeur et d’humour. A demain…Peut-être.

SARAH VAUGHAN…

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SARAH VAUGHAN

Comme beaucoup de chanteurs et musiciens de jazz, elle est née dans une famille aussi religieuse que musicienne et elle apprend le chant et l’harmonium au sein de l’Église baptiste. Comme quoi, la religion mène à tout…A condition d’en sortir.

Elle garde la double spécialité (chant et piano), jouant du piano dans l’orchestre de son école et chantant dans les chœurs à l’église ; elle se consacre au chant lorsqu’elle gagne le concours d’amateurs du Théâtre Apollo à Harlem, dix ans après Ella Fitzgerald qui vient la féliciter.

Elle rejoint l’orchestre d’Earl Hines puis l’orchestre moderniste, qui introduit le Be Bop dans la musique de Big Band, de Billy Eckstine. Elle est notamment influencée par Charlie Parker et Dizzy Gillespie, alors membres de l’orchestre.

En décembre 1944, elle enregistre sous son nom une splendide version de « A Night in Tunisia » sous le nom « d’Interlude » avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie en sidemen de luxe.

En 1949, elle signe chez le label Columbia et y enregistre abondamment. Dans les années cinquante, elle alterne des faces plutôt commerciales avec grand orchestre pour Mercury et des faces accompagnée par de petites formations souvent de grande qualité comme celle de l’album historique With Clifford Brown (1954).

En 1958, elle enregistre un album avec l’orchestre de Count Basie, No Count Sarah

Magnifique interprète de ballades, elle est aussi une chanteuse de scat accomplie. Je ne lui connaît guère de rivale dans ce domaine, hormis Ella Fitzgerald. Toutes ces qualités se retrouvent dans ses performances scéniques d’autant qu’elle sait les mettre en scène avec humour, comme dans sa version de « Tenderly », enregistrée au Tivoli en 1963. Personnellement je la considère, avec Ella Fitzgerald et Billie Holiday, comme l’une des trois plus grandes chanteuses de jazz.

FAUT PAS REVER.

« Rien à glander today au club des métaphores » disait Léo Ferré dans un texte célèbre. Et pourtant, que n’aurait-on à dire et à redire de cette société qui s’en va à vau l’eau. Le moral des français est en berne et chute au même rythme que leur pouvoir d’achat. L’enthousiasme est mis en bandoulière, plus rien pour nous faire espérer en des lendemains qui chantent, des grands soirs et des merles moqueurs…Le temps des cerises, c’est râpé mon vieux camarade. Va falloir se faire une raison, raison d’État évidemment, de cet État déraisonnable qui veut nous faire rendre raison.

Pourquoi on-ils tué Jaurès chantait Brel ? Les tribuns sont d’un siècle passé. Aujourd’hui la tribune appartient à Zemmour, à Besson, à Villepin et consorts, bientôt à Laurel et Hardy, à Zig et Puce et pourquoi pas, à Castor et Pollux, à Dupont et Dupond, qu’ils soient de Nemours ou d’Isigny. Nous avions 20 ans en 68 et on voulait laisser le vieux monde derrière nous mais il a du ressort le bougre. Et le voilà qui ressurgit avec son cortège d’infamie et ses vieilles recettes à faire pleurer Margot, à faire trembler dans les chaumières. L’ennemi c’est l’autre, l’étranger, l’immigré, le sans papier…Il faut revenir aux fondamentaux crie la droite à qui veut bien l’écouter. Mais les a t-elle jamais abandonnés ! Je rêve d’une droite qui passerait l’arme à gauche, d’une gauche qui retrouverait sa droite pour leur mettre sur la margoulette. Je rêve d’un séisme de magnétude encore jamais atteint, d’un tsunami dévastateur, d’un raz de marée en forme de ras l’bol, d’une déferlante innondatoire (!) qui les emporterait sur un impossible mont Ararat. Ah, qu’il est doux de rêver quand tout s’agite autour de vous.

Allez, fin de la récré, retour à la réalité, le samedi matin c’est le marché à St R’nan. Je rappelle aux abstentionnistes qu’ils ne prennent aucun risque en votant pour ce blog, en haut de la colonne de droite, c’est anonyme evel just. Portez vous bien et n’oubliez pas le « No Sarkozy day ». Ce serait tout de même rageant que Fesse bouc rassemble 5000 personnes pour un apéro géant (à Rennes jeudi soir) et que la mobilisation visant Nicolas 1er soit un échec. A demain peut-être.

Le 26 mars 1890, naissance de Raymond CALLEMIN dit Raymond la science, à Bruxelles.Anarchiste individualiste et illégaliste, membre de la bande à Bonnot.Fils d’un cordonnier socialiste, il devient ouvrier typographe, milite un temps très bref aux Jeunesses socialistes avant de rallier, à 16 ans, les anarchistes individualistes puis la communauté d’Emile Chapelier à Stockel-Bois et collabore au journal « Le Révolté » belge. En 1910, insoumis au service militaire, il se réfugie en France où il va retrouver ses amis de jeunesse belge : Jean De Boë, Edouard Carouy et Victor Kibatchiche qui vivent en communauté avec d’autres anarchistes individualistes à Romainville (banlieue de Paris) et éditent le journal « l’anarchie » pour lequel il se charge de la gestion, mais aussi de la typographie avec Valet. Scientiste et végétarien, Raymond est avide de connaissances et de lectures, il est rapidement surnommé « Raymond la science », par les membres de la bande qui commettent pour vivre diverses actions illégalistes. Mais après l’arrivée du chauffeur-mécanicien Jules Bonnot, les coups de mains vont passer à une vitesse supérieure et Raymond va prendre part au premier braquage en automobile, le 21 décembre 1911, à la Société Générale de la rue Ordener, à Paris, où un garçon de recette sera grièvement blessé. Lors des derniers braquages à Montgeron puis Chantilly, le 25 mars 1912, ils laissent plusieurs morts dans leur sillage. La presse se déchaîne contre les « bandits en auto », et la police les traque. Callemin qui est hébergé chez un camelot anarchiste insoumis du nom de Pierre Jourdan et sa compagne anarchiste néo-malthusienne Louise Hutteaux, rue de la tour d’Auvergne, à Paris, est finalement arrêté au matin du 7 avril 1912. »Vous faites une bonne affaire! Ma tête vaut cent mille francs, chacune des vôtres sept centimes et demi. Oui, c’est le prix exact d’une balle de browning! » déclare-t-il aux policiers qui l’arrêtent. Accusé de tous les délits liés aux actions de la bande, il est jugé par la cour d’assises de la Seine et est condamné le 27 février 1913 à la peine capitale, en compagnie d’André Soudy, d’Elie Monier et d’Eugène Dieudonné. « Je mourrai quand il me plaira! » Il sera guillotiné le 21 avril 1913, après avoir tenté de disculper Dieudonné.

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Admirez la coupe de cheveux de Joe DASSIN, c’est toute une époque non. Les soirées de Gilbert et Maritie Carpentier, Les patt’d'f,la simplicité minimale de la chorégraphie...

Le 26 mars 1890, naissance de Raymond CALLEMIN dit Raymond la science, à Bruxelles.
Anarchiste individualiste et illégaliste, membre de la bande à Bonnot.
Fils d’un cordonnier socialiste, il devient ouvrier typographe, milite un temps très bref aux Jeunesses socialistes avant de rallier, à 16 ans, les anarchistes individualistes puis la communauté d’Emile Chapelier à Stockel-Bois et collabore au journal « Le Révolté » belge. En 1910, insoumis au service militaire, il se réfugie en France où il va retrouver ses amis de jeunesse belge : Jean De Boë, Edouard Carouy et Victor Kibatchiche qui vivent en communauté avec d’autres anarchistes individualistes à Romainville (banlieue de Paris) et éditent le journal « l’anarchie » pour lequel il se charge de la gestion, mais aussi de la typographie avec Valet.
Scientiste et végétarien, Raymond est avide de connaissances et de lectures, il est rapidement surnommé « Raymond la science », par les membres de la bande qui commettent pour vivre diverses actions illégalistes. Mais après l’arrivée du chauffeur-mécanicien Jules Bonnot, les coups de mains vont passer à une vitesse supérieure et Raymond va prendre part au premier braquage en automobile, le 21 décembre 1911, à la Société Générale de la rue Ordener, à Paris, où un garçon de recette sera grièvement blessé. Lors des derniers braquages à Montgeron puis Chantilly, le 25 mars 1912, ils laissent plusieurs morts dans leur sillage. La presse se déchaîne contre les « bandits en auto », et la police les traque.
Callemin qui est hébergé chez un camelot anarchiste insoumis du nom de Pierre Jourdan et sa compagne anarchiste néo-malthusienne Louise Hutteaux, rue de la tour d’Auvergne, à Paris, est finalement arrêté au matin du 7 avril 1912.
« Vous faites une bonne affaire! Ma tête vaut cent mille francs, chacune des vôtres sept centimes et demi. Oui, c’est le prix exact d’une balle de browning! » déclare-t-il aux policiers qui l’arrêtent.
Accusé de tous les délits liés aux actions de la bande, il est jugé par la cour d’assises de la Seine et est condamné le 27 février 1913 à la peine capitale, en compagnie d’André Soudy, d’Elie Monier et d’Eugène Dieudonné.
« Je mourrai quand il me plaira! »
Il sera guillotiné le 21 avril 1913, après avoir tenté de disculper Dieudonné.

Bernard, ni Dieu ni chaussettes.

Enfin, du cinéma comme on en rêve ! Un documentaire de Pascal Boucher qui tourne autour de la figure d’un paysan anarchiste et poète, Bernard Gainier.

Ce Bernard là, emmitoufle ses pieds dans un failli bout de tissu (mon arrière grand-père appelait cela « des Russes », en pays de Loire on dit des »pénufles ») avant d’enfiler des godillots hors d’age et de s’en aller tailler son arpent de vigne. Mais notre Bernard a d’autres talents et notamment celui de perpétuer la mémoire de Gaston Couté (déja évoqué ici) poète patoisan, chansonnier libertaire qu’il fait connaitre dans les écoles du Val de Loire.

Allez, 1h30 de pur bonheur loin des cascades hollywoodiennes.

Et bien voila chers amis qui suivez assidument ce blog ou qui le découvrez, grace à vous nous venons de fêter le 3000ème visiteur à quelques jours du 200ème billet. Merci encore de votre indulgence envers l’auteur, portez vous bien et à demain peut-être.

P.S. Pour voter, c’est en haut de la colonne de droite.

Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND.Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse.Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Epinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B » (fichier des antimilitaristes), elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche » de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, (La photo présente l’équipe de La ruche)  jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc.En 1944, son logement à Noisy-le-sec (région parisienne), est détruit par les bombardements alliés. »Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. »Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympaties pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ». Cette femme là…C’était un sacré bonhomme !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND.
Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse.
Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Epinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B » (fichier des antimilitaristes), elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche » de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, (La photo présente l’équipe de La ruche)  jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc.
En 1944, son logement à Noisy-le-sec (région parisienne), est détruit par les bombardements alliés.
« Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. »
Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympaties pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ». Cette femme là…C’était un sacré bonhomme !

Coup de gueule.

Connaissez vous Madame la communauté internationale ? C’est une très grande dame, humaine, charitable et sensible. Dès qu’une catastrophe pointe le bout de son nez, elle se mobilise. Un tsunami par ci, un séisme par là, et la voilà dans tous ses états. Et que je mobilise des fonds et que je téléthonne, et que je gala-de-charitonne…La sécheresse au Sahel, j’arrive ! Tremblement de terre à Haïti, me voilà ! Innondation au Bengla Desh, en avant ! Bref, cette bonne dame patronesse n’en finit pas de se démener pour toutes les causes qui voient soufrir des pauvres gens.

Alors, qui veut bien m’expliquer l’assourdissant silence (oxymore, cher Capelo) de Madame la communauté internationale devant le sort réservé aux Palestiniens. Combien de temps encore va t-on rester muet face à la politique destuctrice d’Israël. La colonisation, les constructions de logements à Jérusalem Est, le mur de la honte, le blocus autour de Gaza, la politique de l’eau…Attend t-on la violence, la guerre, une nouvelle intifada, et une nouvelle répression, une nouvelle occupation. Qu’est-ce qu’on attend bordel de m…. pour dire NON, pour manifester, pour boycotter les produits Israëliens, pour exiger de nos dirigeants une condamnation ferme et sans appel de cette politique du pire. Madame la communauté internationale et son représentant de commerce -l’ONU- seraient bien inspirés d’intervenir avant la prochaine déflagration au Proche orient car, je crains fort que l’explosion en Palestine ait lieu avant que l’Iran ne maîtrise le nucléaire militaire;  après…Inch Allah !

Pour ceux qui se sentiraient frustés par les conséquences des régionales, ils peuvent encore voter pour ce blog, en haut de la colonne de droite.C’était hier la journée mondiale de la procrastination; j’avais donc remis à aujourd’hui le plaisir légitime de vous dire: Portez vous bien et, à demain, peut-être.

C’EST PAS FO…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 24 mars 1926, naissance de Dario FO à San Giano, village de Lombardie au bord du lac Majeur, dans une famille prolétaire de tradition démocratique et antifasciste. Il découvre très jeune le théâtre populaire et la tradition orale, par l’intermédiaire de son grand-père, « fabulatore » connu. Doué en dessin et en peinture ( talent qui lui permettra de dessiner lui-même les affiches de ses spectacles )il commence par étudier l’art et l’architecture à Milan.

En 1952, il écrit pour la radio ses premiers monologues comiques, intitulés Poer nano, « Pauvre nain ». Il découvre le Piccolo Teatro de Giorgio Strehler, fait ses débuts d’acteur et monte des revues de satire sociale et politique.

En 1954, il épouse Franca Rame, fille d’une grande famille de comédiens populaires, qui devient son inséparable partenaire. Ensemble ils reprennent à leur façon des farces traditionnelles et écrivent de grandes comédies où ils fustigent les institutions et les classes dirigeantes tout en déployant une fantaisie débridée. En 1968, ils fondent l’association « Nuova Scena » avec l’aide du PCI, « au services des forces révolutionnaires » et s’éloignent des circuits traditionnels du théâtre. 

En 1970, Dario Fo rompt avec le parti communiste et crée, avec ses camarades, un autre collectif théâtral : « La Comune ». Ces années sont celles des grands succès : Mystère Bouffe, en 1969, épopée des opprimés inspirée de la culture médiévale, apporte à Dario Fo une renommée mondiale. Inspiré d’un réel fait divers, en 1970, « mort accidentelle d’un anarchiste » (Morte accidentale di un anarchico) donne avec humour et brio, sa version abracadabrante du cas de l’anarchiste Giuseppe PINELLI, dont la garde à vue, à la questure de Milan, s’était soldée par une défenestration mal expliquée; ainsi que « Faut pas payer » en 1974. Elles  sont écrites en liaison, l’une avec la demande de révision du procès de l’anarchiste Guiseppe Pinelli défenestré à Milan, l’autre avec la campagne d’autoréduction des factures en période d’inflation.

L‘anti-conformisme de Dario Fo, ainsi que son engagement politique et social l’entraînent dans d’innombrables procès et controverses en Italie, avec l’Etat, la police, la télévision, le pape : son émission Canzonissima est censurée ; selon le pape, Mistero buffo offense  » les sentiments religieux des Italiens ». En collaboration avec Franca Rame, il écrit une série de monologues inspirés par la lutte des Italiennes pour le droit au divorce et la légalisation de l’avortement.

Il est souvent appelé à l’étranger pour donner des spectacles et faire des mises en scènes d’œuvres lyriques ou théâtrales, comme en 1991 Le Médecin volant et Le Médecin malgré lui de Molière à la Comédie Française.

Artiste hors normes, il reçoit en 1997 le Prix Nobel de Littérature pour avoir « dans la tradition des bateleurs médiévaux, fustigé le pouvoir et restauré la dignité des humiliés. » Il devient aussi un des premiers Satrapes étrangers du collège de pataphysique en 2001 avec notamment Umberto ECO . L’arrivée du deuxième gouvernement Berlusconi lui a inspiré L’Anomalo Bicefalo, écrit avec Franca Rame. Bref, un théatreux comme je les aime, dans la lignée de Brecht ou de Vilar ! Bon anniversaire donc…

Humour (2)

Aurais-je parlé trop vite ? A propos de la chronique de Stéphane Guillon, je supputais hier que son limogeage devrait être plus prompt que celui de l’infâme Eric Zemmour. On apprend aujourd’hui de source sûre(Le Monde.fr) que ce dernier serait convoqué par la direction du Figaro pour un entretien préalable à un licenciement. Enfin une bonne nouvelle. Lors de sa chronique dans l’émission « Salut les terriens » chez Ardisson, il avait déclaré:« Les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait ». Quand va t-on se décider à déclarer cet individu persona non grata sur les ondes et dans les colonnes des journaux ? Je rappelle qu’en République, le racisme n’est pas une opinion…C’est un crime.

Et bien voila, que le printemps vous soit propice et, pour répondre à Stéphanie, bien sûr que l’on peut voter tous les jours pour ce blog,(colonne de droite, en haut) en vérité, c’est un peu le but du jeu. Allez, merci d’être passés, portez vous bien et à demain peut-être.