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VIVE LA GREVE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le capitalisme selon Jacques Prévert (1933)

Amis de la grève générale, illimitée et insurrectionnelle et du boudin blanc réunis, bonjour !

12 septembre c’est à dire le 26 de fructidor, jour de la bigarade, encore nommée, orange amère. Ce qui est amer ces jours ci c’est la façon dont nos élus en chambre traitent les millions de manifestants qui sont descendu dans les rues.
Je vous post une vidéo que j’ai découvert sur le site lespetitspoissontrouges 
A cette époque là, il se trouvait des intellectuels pour appeler un chat un chat. Il est vrai que Jacques Prévert, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’avait pas sa langue dans sa poche révolver. Je trouve très touchant d’entendre sa voix et sa vision du capitalisme il y a 80 ans déjà…

Si vous pensez que les choses ont changées radicalement, vous êtes dispensé du prochain jour de protestation qui aura lieu le 23 je crois.

Ce blogue du jour sera plus court que d’habitude car mon outil informatique a lui aussi décidé de protester. Résultat, je vide, j’écope, je nettoie, je défragmente, j’éparpille façon puzzle comme disait Blier…

En attendant que tout cela rentre dans l’ordre, portez vous bien et à demain peut-être.

ALLENDE, REMEMBER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tolérance et des maisons éponymes réunies, bonjour !

Oui je sais, le 11 septembre, les twin towers, Manhattan, ground zéro,etc…Pour moi, le 11 septembre restera à jamais ce jour funeste où les sbires de Pinochet épaulés par les mens in black de la CIA et sous la houlette de Augustin Edwards Eastman, l’homme le plus riche du chili, ont mis un terme à l’expérience démocratique menée par Salvador Allende au Chili. C’était en 1973. Socialiste et franc-maçon il ne fut président que durant trois ans.
Dans le palais de la Moneda ce jour là il semblerait que Allende se soit suicidé sous les tirs de l’artillerie putchiste qui allait instaurer une féroce dictature militaire.
Après 3 ans de gouvernement socialiste, les clivages politiques se
radicalisent. Une violente campagne de déstabilisation du gouvernement
menée par l’opposition appelle la petite, mais cependant influente,
classe moyenne à «vaincre le communisme destructeur de la civilisation
chrétienne en terre chilienne
».
L’inflation
est très importante (500% en septembre 1973). Les rétorsions
économiques des États-Unis aggravent l’effondrement économique du Chili.
Les commerces sont désapprovisionnés et face à la pénurie et aux
contraintes réglementaires, le marché noir fleurit.

Une partie de la population, notamment des jeunes et des ouvriers,
descend dans la rue et réaffirme son soutien à l’Unité populaire. Les
élections de mars 1973 sont une victoire pour l’opposition qui recueille
55% des voix mais c’est insuffisant pour permettre de voter la
destitution de Salvador Allende dont le parti obtient 43,4% des voix,
son meilleur score historique.

Le 11 septembre 1973,
à 9 heures du matin, le palais présidentiel est assiégé par l’armée
sous le commandement du général Augusto Pinochet. Le palais présidentiel
est bombardé par l’aviation. Pendant le coup d’État, Allende s’adresse
une dernière fois aux chiliens à la radio où il remercie ses partisans
et annonce son intention de se battre jusqu’à la mort.

C‘est dans le palais que Salvador Allende meurt finalement se suicidant avec un AK47, se tirant dans le menton. Une anecdote précise que l’arme lui avait été offerte par Fidel Castro,
et portait une plaque dorée sur laquelle on pouvait lire : « À mon bon
ami Salvador, de la part de Fidel, qui essaye par des moyens différents
d’atteindre les mêmes buts
« .
Une dictature militaire s’installe alors, dirigée par Pinochet. La répression commence pour les partisans d’Allende ou suspectés tels : le stade national
sert de prison à ciel ouvert pour 40 000 personnes, 27 500 personnes
seront torturées et au moins 2 279 assassinées ou portées disparues ou exécutées sommairement
(Selon le rapport Rettig de 1991, le nombre de victimes de la junte
militaire est de 2 279 victimes dont 641 morts « dans des conditions non
élucidées » et 957 disparus.
La Commission chilienne sur la prison politique et la torture dans le
rapport Valech de 2004 comptabilise 33 221 arrestations arbitraires et
cas de tortures entre 1973 et 1990,
dont 27 255 pour des raisons politiques. Enfin, environ 800 000
personnes se sont exilées, sur une population de moins de 12 000 000 de
Chilien).
En 2006, l’élection de Michelle Bachelet permet enfin de tourner cette sinistre page de l’histoire Chilienne.
Voila l’histoire pour les petits nenfants qui croient encore que les garçons naissent dans les choux, les filles dans les roses et les démocraties dans les urnes.
A part cela, Eric Woerth est toujours ministre, la fin de la retraite à 60 ans a été votée par l’assemblée et tout va très bien madame la marquise…
Allez courage, portez vous bien en attendant qu’ils votent la fin de la sécu et à demain peut-être.

ENTREE DES ARLTISTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des rentrées chaudes et des sorties tardives réunies, bonjour !

Pour ce vendredi qui sent la fin de semaine, je vous ai dégotté une perle de culture. Le duo se fait appeler ARTL et le disque; La langue. Dans la vidéo, la chanson s’appelle « La rouille ». Je ne peux m’empêcher de penser à Fontaine et Areski, c’était en…Ah oui, quand même !

« 
Voix d’eau, voix de terre, Eloïse Decazes et Sing Sing forment un duo mariant folk sombre et blues psychédélique, litanies sans liturgie et berceuses pour enfants définitifs. La Langue est leur premier album disponible – en novembre dans les bacs. Un titre polysémique qui annonce un goût certain pour le maniement des mots et des lèvres. D’où la tentation d’en savoir plus sur les rapports d’Arlt à la langue et particulièrement à la littérature. Car voici un album qui sonde dans le meilleur de l’art mineur (Serge Gainsbourg période Confidentiel, Brigitte Fontaine au temps qu’elle était vraiment … folle !, Philippe Clay quand il chantait Vian et nous faisait visiter la rue Watt en compagnie de Raymond Queneau) et fait vibrer des échos où l’on entend Robert Wyatt et Moondog, Karen Dalton et The Holy Modal Rounders. La Langue est un album qui fond lentement en bouche en dégageant un érugineux parfum de mélancolie. Il fallait prendre le temps de découvrir ses Arltistes. » (j’ai piqué cet article sur « la revue des ressources« ).
En novembre dans les kiosques…Précipitez vous.
En vente par correspondance sur

http://www.myspace.com/arltmusic

En ces temps d’expulsions tous azymuts je soumets à votre sagacité légendaire ce petit texte extrait des correspondances de Gustave Flaubert, une lettre adressée à son amie George Sand: « je me suis pamé il y a huit jours devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen…L’admirable c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols…Cette haine là tient à quelque chose de très profond et de complexe.  On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine que l’on porte au bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. »

Sans commentaires ! Sur cette réflexion, portez vous bien et à demain peut-être.

DESPENTES AUX ENFERS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des nuits froides et agitées et du goulash au citron réunis, bonjour !

La météo portant davantage au cocooning qu’aux bains de mer, je me suis plongé dans la lecture du dernier livre de Virginie DESPENTES; autant le dire tout de suite, comme Despentes c’est abrupte ! Mais tout de même moins que « Baise moi ». Ca s’appelle Apocalypse bébé (chez Grasset) et j’y ai retrouvé (un peu) l’atmosphère  de la trilogie de Stieg Larsson, Millénium. Il y a chez un des personnages qui répond au doux sobriquet de La Hyène, plus ou moins détective privé, du Lisbeth Salander. Aussi déjantée, un peu hackeuse, beaucoup lesbienne et tout aussi motivée. Du genre à pas lâcher son os lorsqu’elle le tient.
Pourquoi une adolescente, Valentine, a t-elle disparu ? L’enquête est menée de Paris à Barcelone par La Hyène et Lucie pour le compte d’un cabinet de recherches. C’est l’occasion pour Virginie Despentes de passer au crible de son style percutant, les petits mensonges familiaux, les saletés de l’intimité, et les ressorts cachés de la séduction. Elle y va fort la Virginie et tout le monde en prend pour son grade. C’est du Beethoven revu et corrigé par les ramoneurs de menhirs…Un road movies en forme de polar où le lecteur ne sait plus si il a vraiment envie qu’on la retrouve cette Valentine.N’hésitez pas, vous ne serez pas déçu.
C’était ça ou le Houellebecq de la rentrée mais à force d’en entendre parlé j’avais l’impression de l’avoir déjà lu.

AGAIN…

Le cinéaste Walter Salles vient de s’attaquer à un sacré gros morceau. Il débute la mise en scène d’une adaptation de « On the road » de Kerouac, écrite par Barry Gifford, le romancier de Sailor et Lula. Début 2010, tout ce qui coinçait jusqu’ici s’est débloqué. Un producteur
français, MK2, a conclu un accord avec American Zoetrope, la société de
Francis Ford Coppola qui détenait les droits d’adaptation
cinématographique du roman de Jack Kerouac.C’est Sam Riley qui tiendra le rôle de Kerouac.

Pour la petite histoire on peut noter les ascendances bretonnes de Jack Kerouac: Jack Kerouac était en vain venu en
          Bretagne en 1965 pour tenter de retrouver ses origines : trente cinq
          ans plus tard, l’ancêtre breton de l’écrivain américain est enfin identifié,
          révèlent les auteurs d’un livre intitulé « Jack Kerouac, Au bout de la
          route, la Bretagne ».’Patricia Dagier et Hervé Quéméner)       

Chassé par un scandale, Urbain-François Le Bihan de Kervoac, fils
          d’un notaire du Huelgoat, dans le département du Finistère, émigre vers
          1725 pour la Nouvelle-France où il se marie en 1732 à Cap-Saint-Ignace.
          C’est lui qui lègue son nom à l’auteur de « Sur la route ».

Maintenant, si vous voulez vraiment coller à l’actualité, précipitez vous sur « les expulsables » de BERTH, avec une préface de Siné qui à elle seule vaut le détour.



Voila pour la rentrée littéraire, on se croirait sur France culture ! Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.
       

UNE PARISIENNE A LHASSA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des contrées exotiques et du lama Delon réunis, bonjour !


Pour
fêter dignement le premier anniversaire des « cénobites
tranquilles », je vous propose d’accrocher à notre galerie de
portraits une grande dame disparue un 8 septembre en 1969 à l’âge
canonique de 101 ans.


Louise
Eugénie Alexandrine Marie David
, plus connue sous son nom de plume:
Alexandra David-Néel.

De
nationalité Française et Belge, c’est une orientaliste,
tibétologue, chanteuse d’opéra, journaliste, écrivaine,
exploratrice et j’en passe sûrement. Elle fut en 1924, la première
européenne à séjourner à Lhassa au Tibet.

(Ici, en 1886 lors de sa présentation au roi des Belges.)

L’orthodoxie
voudrait que l’on prononçât Né-el et non Nil mais la
mode anglo-saxonne à produit son effet.

Son
père était instituteur, militant républicain lors de la révolution
de 1848 et grand ami du géographe anarchiste Elisée Reclus. C’est
celui-ci qui l’amène à s’intéresser aux idées anarchistes de
l’époque (Stirner, Bakounine) et aux féministes qui lui inspirèrent
la publication de « Pour la vie ». Adolescente, elle
s’enfuit de Ostende pour gagner l’Angleterre. Elle devint première
chanteuse à l’opéra de Hanoï. Elle abandonne sa carrière de
chanteuse en 1902. C’est en 1904, à Tunis, qu’elle épouse Philippe
Néel. Vie de couple qui se termina définitivement en 1911 lors de
son départ pour son troisième voyage en Inde. C’est en 1914 qu’elle
rencontre Aphur Yongden, agé de 15 ans et dont elle fera plus tard
son fils adoptif. A Lachen, elle va vivre auprès d’un des plus
grands Gomchens (ermite) de l’époque et recevoir son enseignement.

C‘est
un long périple à travers la Corée, Pékin, le Gobi, la Mongolie
qui va l’emmener elle et Aphur déguisés en mendiante et moine
jusqu’à Lhassa, nous sommes en 1924.(Photo de droite.)

Puis,
Alexandra va rentrer en France où elle s’installe sur les hauteurs
de Toulon. Elle va y écrire plusieurs livres relatant ses voyages.
En 1937, âgée de 69 ans elle décide de repartir pour la Chine avec
Aphur Yongden via Bruxelles, Moscou et le transsibérien. Elle se
retrouve en pleine guerre sino-japonaise et assiste aux horreurs de
ce conflit. Fuyant les combats elle erre en Chine et finit par se
retrouver en 1946 en Inde. Elle perdra son compagnon de voyage en
1955 et, à cent ans et demi, elle demande le renouvellement de son
passeport au Préfet des Basses-Alpes. Elle s’éteindra quelques mois
plus tard. Ses cendres ont été transportées à Vârânasî en 1973
pour être dispersées avec celles de son fils adoptif dans le Gange.

A lire: Pour la vie. 1898 aux éd. Les nuits rouges

Le féminisme rationnel. 1909 même éditeur

Les enseignements secrets des bouddhistes tibétains. 1951 ed. Pygmalion

Et bien d’autres choses encore. Une sacrée grande bonne femme qui méritait bien de rejoindre nos héros dans cette galerie de portraits.

Voila pour ce mercredi, je vais chercher le « canard enchainé », ma baguette de pain, mon tabac et je repars pour 365 nouveaux billets. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

GRAINES D’ANANAR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’Anarchisme individualiste et du jarret de porc réunis, bonjour !

Mine de rien nous voici le 7 septembre c’est à dire le 21 de fructidor qui est, comme chacun le sait, le jour de l’églantier appelé aussi rosier des chiens; sans doute parce que ses racines étaient censé guérir de la rage. C’est la sainte Reine,  écoutons mon aieule:à la sainte Reine, plante tes graines ! Et comme disait l’ami Philippe (il se reconnaîtra) à propos du plan du métro: « Bourg la reine mais Choisy le roi« .

Pour ma part, je ne vois que la graine d’ananar qui puisse avoir un effet sur l’outrecuidance des malfaisants qui nous gouvernent. Encore en faudrait-il plus d’un pour en venir à bout. Aujourd’hui on va se compter, et même si il y avait un ou deux millions de manifestants, cela signifierait que 20 millions de salariés ne sont pas descendus dans la rue.

 

Bon, l’avenir nous dira rapidement à quelle sauce nous allons être mangé. Le gouvernement semble prêt à quelques concessions sur la pénibilité mais, ce qu’il y a de plus pénible, c’est d’avoir à les supporter à chaque JT que fait TF1.

Pour ce qui nous concerne, amis des « cénobites tranquilles », demain nous fêterons notre 365ème billet, Champomy pour tout le monde. A raison d’un par jour, cela signifie que nous cheminons de conserve depuis un an. Le petit blogue se porte bien, il reçoit des visites nombreuses et régulières de tous les horizons et se dirige vers sa maturité en assurant son pas chaque jour. Mon coach perso travaille sans relâche à la création d’un support publicitaire qui devrait booster la fréquentation. Quand on sait les millions de blogues qui existent sur le Net, on mesure la difficulté à « faire son trou » mais, perseverare is not diablolicum… E tous cas, j’ai encore beaucoup de progrès à faire, notamment sur l’insertion des vidéos, c’est vraiment pas un truc que je maîtrise.

En attendant la suite des évènements, dont je ne manquerais pas de vous tenir informé, portez vous bien et à demain peut-être.


Léo Ferré – Graine d’ananar
envoyé par Leboc. – Clip, interview et concert.

UN NAVARRO PEUT EN CACHER UN AUTRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la zénitude affichée et du crabe mayo réunis, bonjour !

Cette fois ci on y est, Lundi 6 septembre, autant dire le 20 de fructidor et c’est le jour de la hotte; ne me demandez pas pourquoi. Aujourd’hui, si le coeur vous en dit, vous pouvez fêter les Onésiphore. C’était un pote à Saint Paul qui lui même était grossiste en artichauts du côté d’Ephèse avant de s’installer définitivement en Bretagne d’où la cité légumière qui lui doit son nom: Saint pol de Léon…A la saint Onésiphore, la sève s’endort répétait mon aieule qui en connaissait un rayon. L’heure est venue de ranger les tongs et le bob Ricard et de se présenter au rapport.A propos de rentrée, une qu’il ne faudra pas rater c’est celle de « La Mèche » nouveau journal satirique qui recycle une bonne partie de l’équipe de Siné Hebdo. Rendez-vous le 10 septembre.


A la télé, la grille de rentrée est aussi débile que la grille de sortie était médiocre, il vont même jusqu’à nous reprogrammer des vieux numéros de Navarro…J’aurais préféré un documentaire sur Benito MILLA NAVARRO.
Militant anarchiste né un 6 septembre à Villena -Alicante). Dès juillet 1936 il intègre la colonne Durruti et collabore à son organe de presse « El Frente » puis il retourne à Barcelome comme responsable du journal des jeunesses libertaires. Réfugié en France il passe par différents camps de concentration (vous savez, France terre d’asile…).
En 1949 il émigre en Uruguay à Montévidéo où il fonde plusieurs revues et une importante maison d’éditions. En 68 il se fixe au Vénézuela où là encore il édite de nombreux ouvrages. Il rentrera à Barcelone où il décèdera le 22 décembre 1987.

Figure importante du monde libertaire espagnol, c’est quand même autre chose que son homonyme des séries à la française. Avec Pflimlin comme nouveau patron de la télé publique, c’est pas demain la veille qu’on aura ce genre de documentaire…
Allez, tous à la manif, portez vous bien et à demain peut-être.

DES DROITS DE LA FEMME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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 Amis de l’égalité des sexes et des soeurs Tatin réunies, bonjour !
Jeudi soir 2 septembre, à Vichy, le grand maître du Grand Orient
de France (GODF) a été élu par ses pairs, lors du convent annuel  (assemblée générale) de cette
obédience maçonnique, la plus importante de  France, qui s’est aussi
prononcée en faveur de « la liberté pour les loges d’initier et d’accepter des femmes », un sujet controversé en son sein depuis plusieurs années.
Comment une obédience qui se veut progressiste a-t-elle pu pendant plus de deux siècles rester attacher à une règle aussi réactionnaire, cela reste pour moi un grand mystère.
Le 5 septembre 1791, Olympe de Gouges présentait la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Ce texte devait être présenté à l’assemblée Nationale le 28 octobre de la même année. Ainsi se voyait dénoncé le fait que la révolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité.  La phrase la plus célèbre de sa Déclaration est : « La Femme a le droit
de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à
la Tribune ».
Cette Déclaration est sans valeur légale car ce projet fut refusé par la Convention à laquelle elle avait été proposée et resta à l’état de projet. D’une
part, elle n’a paru qu’en cinq exemplaires et a été politiquement
complètement ignorée tandis que, de l’autre, il a été dit que « la
Déclaration a fait sensation dans toute la France, et même à
l’étranger. » Il faut attendre 1840 pour que quelques extraits de cette Déclaration soit publiée, et l’intégralité du texte ne l’a été qu’en 1986, par Benoîte Groult.


On peut-être révolutionnaire et néanmoins macho…
Et Olympe est resté sur son petit nuage en attendant que ces messieurs daignent se rendre compte que les femmes sont des hommes comme les autres. Le terme anglo-saxon de Human Right semble plus approprié en parlant de droits humains.
Les hommes (et les femmes) naissent et demeurent libres et égaux en droits… Quelle belle et magnifique phrase
. Je propose qu’elle soit affichée dans tous les commissariats de France et de Navarre et qu’elle soit éditée sous forme de carte postale afin que chaque « expulsé » puisse nous donner de ses nouvelles.

Allez, c’est la rentrée et, je vous l’avais dit, le soleil est à nouveau au dessus de nos têtes…Vivement l’hiver !
En attendant, soyez remercié de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

MAILLETZ SONNANTS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la trompette à cornet et du cornet de frites réunis, bonjour !

Reprenons notre tour d’horizon des grands musiciens de jazz et aujourd’hui, coup de chapeau à Memphis SLIM.
De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de l’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus grands, une vraie cave comme on n’en fait plus.
Il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire.
Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris.
On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues.

L‘auteur-illustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a consacrés au blues, Little Lou (1990) et La route du sud
(2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petit pianiste.
Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant
d’avoir pu voir le livre terminé.

On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres.

Ici, c’est une photo de Coleman « aux trois mailletz », belle époque où l’on pouvait écouter de la bonne musique en buvant un coup et en fumant un clope…

Allez, voila pour ce vendredi de rentrée, portez vous bien et à demain peut-être.

ANGELA DAVIS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’idéologie Black panther et de la raboteuse Black & Decker réunies, bonjour !

Maintenant que nous sommes intimes, je peux bien vous faire une confidence, ma fiancée est fan de Yannick Noah. Résultat, Keramoal résonne de son dernier opus et même les lapins ont l’air d’apprécier. Pour ma part, je vous avoue que c’est pas trop mon trip mais bon…

Or donc, notre chouchou de la France qui se lève tôt s’est mis en tête de nous rappeler la figure, oh combien emblématique, de Angela DAVIS. Ah Angela, et sa coiffure afro ! A cette époque là on passait beaucoup de temps dans les rues, contre la guerre au Viet-Nam, contre la ségrégation, contre l’apartheid, pour l’émancipation féminine…Les murs de nos chambres étaient davantage tapissés de posters du Ché, d’Angela, ou de Sacco et Vanzetti que du p’tit dernier de la star’ac. Je me souviens encore de ce petit macaron que l’on accrochait à notre besace « Free Angela ».


Angela
Yvonne Davis
est né le 26 janvier 1944 à Birmingham, Alabama, dans
une famille afro-américaine alors que la ségrégation raciale était
toujours de mise dans cette partie des Etats-Unis (loi Jim Crow).


En
1962, elle obtient une bourse pour étudier à l’université de 
Brandeis.
Elle est l’une des trois étudiantes noires de première année.

Lors
de sa deuxième année à Brandeis, elle étudie la littérature et
la philosophie française contemporaine ; Sartre en particulier
continue de susciter son intérêt. Elle voit Malcolm X haranguer un
amphithéâtre composé quasi exclusivement d’étudiants blancs, en
leur annonçant la prochaine punition divine de leurs pêchés envers
les Noirs.


 

Pendant
son séjour en Allemagne, le mouvement de libération des Noirs
connaît de profondes évolutions et tend à se radicaliser dans le
sillage du slogan Black power.


Frustrée
de ne pouvoir participer à l’effervescence militante qui semble
régner dans son pays, elle décide de rentrer aux États-Unis à
l’issue de sa deuxième année en Allemagne. Marcuse, désormais en
poste à l’université de San Diego, accepte de reprendre la
direction de sa thèse.

Elle
finit par adhérer en 1968 au Che-Lumumba Club, une section du parti
communiste américain réservée aux Noirs. Elle rejoindra aussi le
Black Panthers Party dont la position révolutionnaire se caractérise
par un égal refus de l’intégrationnisme et du séparatisme. Une
autre composante de son identité militante est son féminisme,
nourri par son parcours militant au cours duquel elle se heurte au
sexisme d’une partie du mouvement nationaliste noir voire d’une
partie des organisations auxquelles elle appartient.


Elle
enseigne en 1969 à l’UCLA mais en est renvoyée à cause de son
activisme politique. Elle s’investit dans le comité de soutien aux
Frères de Soledad, trois prisonniers noirs américains accusés
d’avoir assassiné un gardien en représailles de l’assassinat d’un
de leur codétenu. Elle est accusée d’avoir organisé une prise
d’otages dans un tribunal dont l’issue a été meurtrière : Jonathan
Jackson, le juge et deux autres prisonniers sont tués après que la
police a ouvert le feu sur leur véhicule. Commence alors une cavale
à travers les États-Unis. Après deux semaines de cavale, elle est
arrêtée dans un hôtel, puis emprisonnée pendant seize mois avant
d’être jugée et acquittée. Cette affaire connaît un
retentissement international, des milliers de manifestants la
soutiennent avec la campagne « Free Angela Davis » !


Son
dernier ouvrage en date est un pamphlet sur le système
carcéral
et
militaire :
Les
Goulags de la démocratie.
(2006)

Sacré Yannick, il faut reconnaître que c’est un joli coup de revers. Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et à demain peut-être.