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LA FET’NAT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des illusions perdues et de la mémoire retrouvée réunies, bonjour !

Bien sûr, nous sommes le 14 Juillet, fête Nationale et patali et patala comme disait mon aïeule qui, sur la fin se mélangeait un peu les pinceaux…
Par nature j’émets des réserves envers tout ce qui se réclame du National: Le drapeau national, l’équipe nationale, la gendarmerie nationale… Si j’avais   « le choix dans la date » pour commémorer quelque chose, ce serait le 14 juillet 1896, naissance de Buenaventura Durruti, anarchiste Espagnol qui donna son nom à une fameuse colonne de combattants anti-franquistes ou bien 14 Juillet 1934 la naissance de Gotlieb pour son « Fluide glacial » mais encore le 14 juillet 1993, la mort de Léo Ferré pour « la mémoire et la mer » et pourquoi pas le 14 juillet 2003, le dernier chant de Compay Segundo et ses Montecristo N°5.

Mais, j’ai une tendresse particulière pour le 14 juillet 1912 parce que c’est la naissance de Woody GUTHRIE. Sa mère le baptisa Woodrow Wilson Guthrie en hommage au président Wilson, elle est morte de la maladie d’Huntington non sans l’avoir transmise à son fils. Son père était un authentique cow boy qui s’installa en Oklahoma (à l’époque territoire indien) à la fin du XIXè siècle.

Figure de proue du mouvement folk des années 1960, Woody Guthrie est avant tout un musicien de country. Il s’engage très tôt dans l’action publique et part pour la Californie comme de nombreux Okies chassés par la misère (c’est le thème du livre, et du film « les raisins de la colère »). Il s’installe au coeur des luttes sociales, s’opposant aux milices des entreprises fruitières et à la complaisance de la police et de la justice.

L‘une de ses plus célèbres chansons de l’époque est « Deportee » inspirée par le crash d’un avion transportant des émigrés mexicains. On lui doit aussi une magnifique ballade sur Tom Joad, le héros de Steinbeck. Puis ce sont les années New-Yorkaise et Greenwich Village, la protest song en compagnie de Pete Seeger avec qui il fonde le groupe Almanac Singers. Woody Guthrie est mort en 1967, sa musique a eu une influence considérable sur la culture contemporaine des Etats Unis. Fier des ses convictions politiques, il inscrivait sur toutes ses guitares: This Machine Kills Fascists.

On peut lire « en route pour la gloire » chez Albin Michel qui donna lieu à un film en 1976, présenté à Cannes et réalisé par Hal Ashby.

Sa petite fille (ici à gauche) Sarah Lee Guthrie a repris le flambeau et chante en compagnie de Jhonny Irion dont l’oncle n’est autre que Thomas Steinbeck le propre fils de John Steinbeck.

Seulement voilà, ce n’est pas à moi que l’on demande de choisir une date pour la fête nationale et c’est très bien comme cela. Le petit peuple peut donc continuer à chanter « la marseillaise » cet affreux chant de guerre sous le gonfanon aux trois couleurs alors que moi, le noir me va très bien… Allez, rendez vous au bal des pompiers, portez vous bien et à demain peut-être.

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Posté par erwandekeramoal dans Non classé



Amis
de l’anarchie illustrée et de la peinture à l’huile réunies,
bonjour !


Le
13 juillet
1949,
naissance de
Clifford
HARPER

à Chiswick (Ouest de Londres). Artiste illustrateur et militant
anarchiste.
Expulsé
de l’école à 13 ans, il est placé à 14 ans et effectue divers
travaux qu’il qualifie lui-même de serviles. Activiste dans les
squatts de Londres durant les années soixante, il devient
progressivement un artiste illustrateur autodidacte engagé qui va
s’imposer par la qualité et la quantité de ses réalisations, qui
vont illustrer la presse radicale alternative et en particulier la
presse anarchiste anglaise et internationale. Il est alors fortement
influencé par les dessinateurs et illustrateurs comme Eric Gill et
Frans Masereel. En 1974, il publie l’anthologie d’affiches et dessins
« Radical Technologie » puis en 1978, le livre « Class
War Comix ». En 1984 est publié « The Education Of Desire »
puis en 1987 « Anarchy, A Grafic Guide », ce qui ne l’empêche
par de poursuivre son militantisme en travaillant à l’organisation
du « Anarchist Bookfair » salon annuel du livre
anarchiste.
Remarqué
pour la qualité de son oeuvre, il va alors travailler pour la presse
nationale et en particulier « The Guardian » et éditera en
2003 une anthologie des dessins parus « Country Diary ». A
citer également « Visions of Poesy – an Anthology of Anarchist
Poetry » édité par Dennis Gould et Freedom Press en 1990.

Une
exposition de ses dessins « Graphic Anarchy » a eu lieu au
Newsroom Gallery de Londres en avril mai 2003. En avril 2006, il est
victime d’une attaque cardiaque et depuis, il se ménage et apparaît
moins souvent en public.

Bon
et bien voilà, ça y est, il pleut…C’est trop tard pour les
tomates de Jean-Yves au sud de la Loire mais ici ça se présente
bien. Le « carré zen » de Keramoal (très apprécié de
nos amis lapins) fournit persil, thym, coriandre, menthe, origan, oseille, ciboulette, romarin… Plus
loin la lavande apporte son petit côté garrigue, les hortensias
nous rappelle qu’on est en Bretagne et je vous fait grâce des
marguerites et autres fougères qui peuplent les talus. Côté Ouest
se sont les dahlias, ancolies et les arums qui cohabitent avec les pivoines
bref, comme dirait Ricet Barrier c’est « toucouleur ».

Allez,
portez vous bien et à demain peut-être.

BENNY CARTER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’Utopie et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour !

Allez, retour au Jazz et au saxo. 12 juillet: Anniversaire de la mort de Benny Carter. Dans les vieux 33t, on trouve encore l’orthographe Bennie Carter.
Ce natif de New-York était un génial touche à tout: trompettiste, saxophoniste, chanteur, arrangeur, compositeur et chef d’orchestre. Il a été un des grands du Jazz des années trente jusqu’à 1990. Il est mort en 2003 à Los Angelès.

Benny  Carter a passé son enfance à Harlem en compagnie de Duke Ellington et de Bubber Miley auprès de qui il a appris la trompette. Quand il comprit qu’il ne jouerait jamais aussi bien que lui, il troqua sa trompette pour un saxophone.

A 15 ans, il enregistre son premier disque (1927), un an plus tard il crée son propre big band. En 1935 il part pour l’Europe et devient l’arrangeur de l’orchestre de danse de la BBC. Entre Europe et Etats Unis, il va jouer, chanter et composer jusqu’à ses 90 ans. Il travaille pour les plus grands, Ray Charles, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Louis Armstrong. Son plus grand succès a sans doute été: Cow Cow Boogie.

Il reste un des premiers noirs à avoir écrit de la musique de film. Il a beaucoup inspiré Quincy Jones quand celui-ci a commencé à écrire pour le cinéma et la télévision.

Voila, vous vous mettez à l’ombre, vous vous servez un Planteur, vous déposez délicatement une vieille galette vinyle sur la platine (c’est pas très MP3 tout ça…) et vous regardez le tour de France attaquer les premières pentes des Alpes. En attendant les résultats, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis des droits de l’homme et de la pêche à pieds réunis, bonjour ! Puisque nous sommes le 11 juillet c’est à dire le 23 de messidor et que ce jour est consacré au haricot pourquoi ne pas envisager un cassoulet; j’ai lu quelque part que Stéphanie voulait se lancer… En règle générale je ne suis guère zélateur de ces agités du bocal qui sont porté sur la dynamite comme d’autres sur le Picon bière. Mais celui-ci est emblématique de ce que fut l’anarchisme à une certaine époque.Le 11 juillet 1892, mort de François KOENIGSTEIN, dit RAVACHOL (du nom de sa mère), guillotiné à Montbrison.Anarchiste expropriateur et vengeur dynamiteur.Il est né le 11 (14?) octobre 1859 à Saint Chamond (Loire). Son enfance est misérable et il est contraint de travailler dès l’âge de 8 ans. Il devient antireligieux à la lecture du « Juif errant », puis anarchiste par révolte contre l’injustice de la société. Refusant son sort, il décide de voler ce qui lui est nécessaire.Le 15 mai 1891, il pille une tombe, mais ne trouve pas les bijoux escomptées. Le 18 juin 1891, à Chambles, il vole un vieil ermite très riche ; ce dernier se rebiffe et Ravachol le tue. Il sera par la suite soupçonné d’autres meurtres dans la région. Arrêté par la police, il parvient néanmoins à lui échapper et se rend à Paris après avoir fait croire à son suicide. Révolté par le jugement qui frappe les anarchistes, Decamps et Dardare, il décide de les venger. Aidé par des compagnons, il vole de la dynamite sur un chantier et le 11 mars 1892, il fait sauter le domicile du juge Benoît. Le 27 mars, l’immeuble où habite le substitut Bulot est gravement endommagé par une explosion qui fait quelques blessés mais aucun mort. Dînant au restaurant Very, Ravachol se trahi par ses propos tenus au garçon Lhérot, qui le fera arrêter 3 jours plus tard.Jugé dès le 26 avril 1892, à Paris pour ses attentats, il est condamné au bagne à perpétuité. Il passe ensuite devant la Cour d’Assises de la Loire le 21 juin pour ses meurtres où il accueille sa condamnation à mort au cri de « Vive l’anarchie ». Ici à droite, une bois gravé de Maurin.Guillotiné, Ravachol devient un mythe de la révolte. »Messieurs, j’ai l’habitude, partout où je me trouve de faire de la propagnande. Savez-vous ce que c’est que l’anarchie? »Ravachol s’adressant à ses gardiens. Des chansons lui sont consacrées (La Ravachole, sur l’air de la Carmagnole).

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des droits de l’homme et de la pêche à pieds réunis, bonjour ! Puisque nous sommes le 11 juillet c’est à dire le 23 de messidor et que ce jour est consacré au haricot pourquoi ne pas envisager un cassoulet; j’ai lu quelque part que Stéphanie voulait se lancer…

En règle générale je ne suis guère zélateur de ces agités du bocal qui sont porté sur la dynamite comme d’autres sur le Picon bière. Mais celui-ci est emblématique de ce que fut l’anarchisme à une certaine époque.

Le 11 juillet 1892, mort de François KOENIGSTEIN, dit RAVACHOL (du nom de sa mère), guillotiné à Montbrison.
Anarchiste expropriateur et vengeur dynamiteur.
Il est né le 11 (14?) octobre 1859 à Saint Chamond (Loire). Son enfance est misérable et il est contraint de travailler dès l’âge de 8 ans. Il devient antireligieux à la lecture du « Juif errant », puis anarchiste par révolte contre l’injustice de la société. Refusant son sort, il décide de voler ce qui lui est nécessaire.
Le 15 mai 1891, il pille une tombe, mais ne trouve pas les bijoux escomptées. Le 18 juin 1891, à Chambles, il vole un vieil ermite très riche ; ce dernier se rebiffe et Ravachol le tue. Il sera par la suite soupçonné d’autres meurtres dans la région. Arrêté par la police, il parvient néanmoins à lui échapper et se rend à Paris après avoir fait croire à son suicide. Révolté par le jugement qui frappe les anarchistes, Decamps et Dardare, il décide de les venger. Aidé par des compagnons, il vole de la dynamite sur un chantier et le 11 mars 1892, il fait sauter le domicile du juge Benoît. Le 27 mars, l’immeuble où habite le substitut Bulot est gravement endommagé par une explosion qui fait quelques blessés mais aucun mort. Dînant au restaurant Very, Ravachol se trahi par ses propos tenus au garçon Lhérot, qui le fera arrêter 3 jours plus tard.
Jugé dès le 26 avril 1892, à Paris pour ses attentats, il est condamné au bagne à perpétuité. Il passe ensuite devant la Cour d’Assises de la Loire le 21 juin pour ses meurtres où il accueille sa condamnation à mort au cri de
« Vive l’anarchie ». Ici à droite, une bois gravé de Maurin.
Guillotiné, Ravachol devient un mythe de la révolte.
« Messieurs, j’ai l’habitude, partout où je me trouve de faire de la propagnande. Savez-vous ce que c’est que l’anarchie? »
Ravachol s’adressant à ses gardiens.
Des chansons lui sont consacrées (La Ravachole, sur l’air de la Carmagnole).

En vérité, un drôle de zig…Consacrons lui une petite place dans notre galerie de portraits.

Bon, vous l’avez remarqué, il fait chaud, très chaud, trop chaud ! Alors, vivement l’hiver et, en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

LA BUTTE ROUGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson réaliste et du poireau vinaigrette réunis, bonjour !

Connaissez vous Gaston Mardochée Brunswick? Non ! Si je vous dis Montéhus, ça vous aide? Non plus ! Et si je vous dis « la butte rouge »…Ah, vous voyez.
Montéhus est un chansonnier de la belle époque (il n’aurait pas tenu longtemps à France-Inter), on lui doit notamment gloire au 17èmela butte rouge – Montéhus est né peu après la Commune un 9 juillet 1872, il est mort en 1952. Il publie sa première chanson en 1897 et choisit son pseudonyme plus facile à porter que son nom dans un contexte de fort antisémitisme.
A cette époque, la chanson a une place importante dans la culture populaire. Le temps des cerises, l’internationale, les anarchistes de Chicago, le chant du vote… On les doit à des auteurs comme Pottier, Gaston Couté ou Jean-Baptiste Clément dont je vous parle de temps à autre.
Dans ses chansons, Montéhus s’oppose à la guerre, à l’exploitation capitaliste, à l’hypocrisie religieuse: « au lieu d’imposer l’travailleur qui enrichit l’gouvernement imposez plutôt les noceurs qui gaspillent tant d’argent. »

C‘est d’une actualité déconcertante. Il a aussi défendu la cause des femmes de façon remarquable. La grève des mères fut interdite par décision de justice en octobre 1905.
Ce n’est qu’en 1923 qu’il composera la butte rouge qui fait référence à la butte de Bapaume (et non pas à la Commune), théatre de violents combats sur le front de la Somme. Il est mort en 1952, oublié de tous.

Et bien, il méritait bien une petite place dans notre galerie de portraits. Faudra publier cela un jour pour la culture de nos petits enfants. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

LES LAVANDIERES DU TEMPS PRESENT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé


Amis
de l’austérité et des shampoings l’Oréal réunis, bonjour !


En
effet, l’austérité n’ayant pas bonne presse du côté de Matignon,
nos politiciens se sont empressés de remplacer le terme par le mot
rigueur…

Maître
Capello ne me démentira pas si je dis qu’il s’agit là d’un abus de
langage. Austérité qui nous vient du Latin « austéritas »
veut dire âpreté, sévérité, dureté, gravité. L’austérité
signifie qu’on va se la serrer (la ceinture). La rigueur, du Latin
« rigorem », signifie raideur, rigidité, inflexibilité.
Ce qui  signifie en termes populaires qu’on va l’avoir profond et que
de surcroit, il faudra payer la vaseline… Bref, l’austérité est
désormais de rigueur !

Mais,
au nom de quelle loi naturelle la rigueur dans la gestion des
finances publiques a-t-elle besoin d’attendre les périodes de crise.
C’est la moindre des choses que doivent les politiques à ceux qui
les ont mis là où ils sont, les citoyens. Même en période de
vaches grasses, la rigueur devrait s’imposer à tous et
particulièrement aux donneurs de leçons porteurs de Rolex (par
mesure d’économie, je ne mets qu’un L) et fumeurs de Havane.

Le
programme s’annonce donc des plus réjouissant: Augmentation des taux
d’intérêt, augmentation de la pression fiscale, gel des salaires,
diminution de la dette publique… En règle générale le scénario
se présente en grandes pompes sous la forme d’une annonce solennelle
(autrefois il y avait un premier ministre qui était chargé de la
sale besogne) accompagnée d’un train de mesures ad’hoc. Aujourd’hui,
l’omniprésent Nicolas 1er va nous faire le coup du « deus ex
machina », celui par qui la solution arrive, le sauveur suprême
!

Mais
voilà que 2012 pointe déjà le bout de son isoloir et la rigueur
coco, c’est pas très vendable politiquement. Très vite donc, les
mauvaises habitudes reprendront force et vigueur. On va se remettre à
raser gratis, à promettre des châteaux en Espagne, la fin de la
fracture sociale, la justice pour tous, le p’tit rouge à trente
centimes, la retraite à…Euh, là je ne suis pas sûr.

En
attendant ces jours meilleurs, on assiste affligé au grand déballage
et, Marie-Chantal outragée s’écrie: Coaaaaa ! Les milliardaires
financent les partis de droite ? Alors c’est donc vrai,
on-ne-nous-dis-pas-tout… On doit à la vérité de
reconnaître que des milliardaires de gauche, y’en a pas beaucoup par
les temps qui courent.

Si
seulement ce petit monde se contentait de laver son linge sale en
famille. Mais voilà, aujourd’hui ce n’est guère facile, les
nouvelles technologies vont plus vite qu’eux. Le majordome enregistre
madame (y-a plus de domestique), les vestiaires de foot ont perdu
leur huis clos et tout cela se retrouve sur le Net. Internet est
devenu le lavoir de nos aïeux, les journaleux de vraies lavandières
et la rumeur court, vole et se répand. Mon aïeule, dont je vous
narre souvent les aventures, descendait au lavoir une fois par
semaine et là, entre commères s’échangeaient les derniers ragots.

Ah,
nous vivons une époque formidable ! Allez, portez vous bien et à
demain peut-être
.

LE TEMPS DES CERISES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du temps des cerises et du clafoutis réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 7 juillet et certains vous ferons croire que nous sommes le 19 de messidor, journée consacrée à la cerise. Ah, le temps des cerises ! Et justement, voici l’histoire d’un gars qui nous a quitté un 7 juillet, c’était en 2006. Après avoir connu le succès, il s’est retiré et n’a jamais réussi à se refaire la cerise. Il s’appelait Syd Barrett.

Roger Keith Barrett est un des membres fondateurs du groupe « Pink Floyd » dont il sera exclu en 1968 à cause de son comportement dû à la drogue et sans doute aussi à sa schizophrénie.

Dans les années 60 il joue dans divers groupes et notamment les « T-SET » mais, en 65, ils sont contraints de changer de nom et c’est Barrett qui trouve le nouveau nom en juxtaposant les noms de deux joueurs de Blues: Pink Anderson et Floyd Council. Ils deviennent donc The Pink Floyd Sound puis simplement Pink Floyd.

En 1967, il est le principal auteur et compositeur du premier album, The piper at the gates of dawn. On le considère généralement comme l’un des guitaristes initiateurs de la musique psychédélique. Il faut dire que c’était l’époque où le LSD se répandait plus vite que la Gitane Maïs. Avec l’arrivée de David Gilmour dans le groupe, les choses tournent mal et Barrett en est exclu en avril 68. (…C’est pas comme en avril, en avril 68, Lochu tu t’en souviens. C’était dans la vidéo de hier quand Léo Ferré s’adresse à son copain René Lochu). Je me souviens avoir assisté à un concert des Pink Floyd, c’était en juin 1974 à Poitiers, c’était à proprement parler…Hallucinant !

Syd Barrett va enregistrer deux albums solo dans les années qui suivent. Alors que Pink Floyd enregistre Wish you where here, Syd rend visite à son ancien groupe. Il est décrit par ceux qui ont vécu la scène comme ayant grossi, rasé, y compris les sourcils, et ayant un comportement étrange (sautant partout et se brossant les dents). Les membres de Pink Floyd, dans un premier temps, ne le reconnaissent même pas. Roger Waters confie s’être effondré en larmes quand on lui dit qu’il s’agit de Syd.


Syd Barrett va ensuite se retirer dans la banlieue de Cambridge où il va finir sa vie en ermite. Sa soeur raconte qu’il avait perdu tout intérêt pour la musique Pop et qu’il n’écoutait plus que du Jazz.. Le mystère reste donc entier sur les causes de cette réclusion volontaire. Dans une interview accordée au Sunday Times , sa soeur le décrit comme « un homme ordinaire et aimable » qui « ne souffrait pas de maladie mentale  pendant les 25 dernières années de sa vie ». Un drôle de cénobite ce Syd Barrett…


Allez, voila pour ce jour, il faut en garder pour ceux qui viennent. Je vous remercie de votre visite et vous souhaite de vous porter le mieux du monde. Et, selon la formule consacrée, à demain peut-être.

RENE LOCHU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la revolucion et du chili con carne réunis, bonjour !


Ayons une pensée pour cet infatigable militant qui eut la mauvaise idée de disparaître un 6 juillet en 1989 alors qu’il était né le 26 août 1899, à Vannes, il s’appelait René LOCHU. Militant anarchiste, syndicaliste et pacifiste. Fils d’un maréchal-ferrant et d’une cantinière, il devient ouvrier tailleur dans la confection. En 1914-15 ses trois frères aînés sont mobilisés, puis c’est son tour en janvier 1918.
Affecté dans la Marine et envoyé en Mer Noire, il prend part en avril 1919 à l’évacuation d’Odessa, puis au convoyage des
troupes contre-révolutionnaires du général tsariste Dénikine. Démobisé en janvier 1921, il reprend son métier de tailleur qu’il exercera ensuite à l’Arsenal de Brest.
C‘est à la « Maison du Peuple » de Brest qu’il découvre l’anarchie et rencontre les compagnons Jules Le Gall, René Martin, Jean Tréguer, Paul Gourmelon, etc. et commence à militer en 1924 au syndicat CGT de l’habillement puis au groupe anarchiste de Brest. Il prend part aux activités du groupe artistique de la « Maison du Peuple » puis du « Théâtre du Peuple ». Trésorier du « Comité de défense sociale de Brest », il participe aux actions de soutien à Sacco et Vanzetti et aide les libertaires italiens fuyants le fascisme. En 1927, il rencontre Nestor Makhno venu se reposer en Bretagne.

Début août 1935, il prend part aux manifestations contre les « décrets de misère » du gouvernement, qui seront réprimées dans le sang par la troupe. En août 1936, il apporte son aide au « Comité pour l’Espagne libre » crée par Louis Lecoin pour soutenir la révolution espagnole puis aider les réfugiés. A la déclaration de guerre, il diffuse le tract de Lecoin  » Paix immédiate » ce qui lui vaudra de subir une perquisition (infructueuse). Il est ensuite contraint de fuir les bombardements intensifs sur Brest pour Lorient puis Vannes où il reprendra son militantisme à partir de 1944.
Il se liera d’amitié avec Léo Ferré pour lequel il organisera des galas en Bretagne, en avril 68. Léo lui dédiera une chanson « Les Etrangers » (en vidéo) et préfacera son livre de souvenirs : « Libertaires, mes compagnons de Brest et d’ailleurs »(1983).

Petit clin d’oeil donc aux anars Bretons, je crois qu’il y a un groupe dans le Morbihan qui porte le nom de Lochu. Dans l’actualité, le grand n’importe quoi de chez Pinder-sarko continue sa tournée estivale. Déjà deux ministres démissionnaires ! Bravo au Canard enchainé qui avait « levé » les deux affaires. Le Canard: 2, Gouvernement: 0 . Vivement la prochaine manche… En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Elle est née un 4 juillet en 1880 à Pistoia en Italie. Militante et propagandiste anarchiste individualiste, féministe, antimilitariste, et aussi écrivaine.Elle s’intéresse très jeune à la question sociale. En 1903, elle est à Alexandrie, en Egypte. Se passionnant pour l’islam, elle se convertie et apprend l’arabe. Elle y fait la connaissance d’un jeune anarchiste toscan Luigi Polli qu’elle épousera. De retour en Italie, elle créée à Florence, avec Luigi, une maison d’édition et collabore à : « La Blouse » (1906-1910); « La Donna Libertaria » (Parme, 1912-1913). En 1907, elle rencontre le typographe anarchiste individualiste Giuseppe Monanni avec qui elle va désormais vivre à Milan. En 1908, elle fait partie avec Ettore Molinari et Nella Giacomelli du comité de rédaction de « La Protesta umana » (1906-1909), et poursuit sa collaboration aux publications libertaires : « Il Pensiero » de Pietro Gori et Luigi Fabbri; « Il Libertario »; « Grido della folla »; « Volontà »; etc. Elle crée ensuite, avec son compagnon, une revue de littérature anarchiste individualiste « Vir » puis « La Sciarpa nera », et s’investit dans la création d’une nouvelle maison d’édition. En 1910, elle donne naissance à un fils, Marsilio.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pensée libre et des tagliatelles carbonara réunies, bonjour !

Nous sommes au 16ème jour de messidor et c’est le jour consacré au tabac alors, avec votre permission, je vais m’en bourrer une petite.

Vous ai-je déjà parlé de Leda Rafanelli, je ne crois pas. Cette Toscane, on l’appelait « la gitane anarchiste », a marqué de son empreinte le mouvement libertaire. Elle fut même l’amie de Mussolini à l’époque où celui-ci se réclamait encore du socialisme révolutionnaire. Les gens l’ont oublié, mais notre cher Bénito n’a pas toujours été un dictateur fasciste mais bon, parlons de la belle Léda.

Elle est née un 4 juillet en 1880 à Pistoia en Italie. Militante et propagandiste anarchiste individualiste, féministe, antimilitariste, et aussi écrivaine.
Elle s’intéresse très jeune à la question sociale. En 1903, elle est à Alexandrie, en Egypte. Se passionnant pour l’islam, elle se convertie et apprend l’arabe. Elle y fait la connaissance d’un jeune anarchiste toscan Luigi Polli qu’elle épousera. De retour en Italie, elle créée à Florence, avec Luigi, une maison d’édition et collabore à : « La Blouse » (1906-1910); « La Donna Libertaria » (Parme, 1912-1913). En 1907, elle rencontre le typographe anarchiste individualiste Giuseppe Monanni avec qui elle va désormais vivre à Milan. En 1908, elle fait partie avec Ettore Molinari et Nella Giacomelli du comité de rédaction de « La Protesta umana » (1906-1909), et poursuit sa collaboration aux publications libertaires : « Il Pensiero » de Pietro Gori et Luigi Fabbri; « Il Libertario »; « Grido della folla »; « Volontà »; etc. Elle crée ensuite, avec son compagnon, une revue de littérature anarchiste individualiste « Vir » puis « La Sciarpa nera », et s’investit dans la création d’une nouvelle maison d’édition. En 1910, elle donne naissance à un fils, Marsilio.

Durant la guerre, fidèle à l’antimilitarisme, elle s’oppose aux interventionnistes. Parallèlement à son action de propagandiste, elle construit une oeuvre d’écrivaine et de poète. Mais avec l’arrivée de Mussolini, toute propagande anarchiste et travail éditorial devient très difficile. Le 7 février 1923, sa maison d’édition est perquisitionnée et la revue « Pagine Libertarie » est supprimée. Leda est arrêtée avec Monanni et d’autres compagnons comme Carlo Molaschi, Fioravante Meniconi, etc. La maison d’édition « Casa Editrice Monanni » s’arrêtera en 1933. Vers la fin de sa vie, Leda donne des cours d’arabe et collabore à « Umanità Nova ».


Elle est l’auteure, sous divers pseudonymes, de nombreux romans : « L’eroe della folla »(1910); « Seme nuvo » (fresque historique relatant les luttes sociales); « Donne e femmine » (24 nouvelles relatant des vies de femmes); « Verso la Siberia »; « L’Oasi » (qui cririque l’exploitation coloniale); etc.

Intéressante contradiction que cet amour de l’Islam et de l’Anarchie, on dit qu’à la fin de sa vie elle pratiquait beaucoup la cartomancie… Sources: Les travaux de Christiane Guidoni.
Elle est morte à Gênes, le 13 septembre 1971. Etrange parcours n’est-ce pas !

Voici donc une « lutteuse » de plus qui va rejoindre notre galerie de portraits que vous pouvez consulter en cliquant sur l’icône correspondante, colonne de droite. En attendant les prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

JIM MORRISON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la beat génération et de la fumette réunies, bonjour !


Profitons de ce 3 juillet pour avoir une pensée pour Jim Morrison, disparu un trois juillet en 1971.

Poète inspiré ou maudit c’est selon. Il fut autant sur les traces de Kerouac que de Rimbaud et surtout Michael Macclure. poète et chanteur de rock américain, leader du groupe The Doors de 1965 à 1971. Sex-symbol provocant au comportement volontairement excessif, véritable idole de la musique rock, mais aussi intellectuel engagé dans le mouvement de la protest song, en particulier contre la guerre du Viêtnam, attiré par le chamanisme, on lui attribue une réputation de « poète maudit » que sa mort prématurée, à Paris, dans des circonstances mal élucidées, transforme en légende. A droite, le mythe…

Sitôt sorti du lycée, Morrison s’installe chez ses grands-parents à Clearwater pour suivre des cours au Saint Petersburg Junior College. En particulier, il s’inscrit dans deux cursus qui le marqueront profondément : d’une part, un cours sur la « philosophie de la contestation », qui lui permet d’étudier Montaigne, Jean-Jacques Rousseau, David Hume, Jean-Paul Sartre et Friedrich Nietzsche ; d’autre part, un cours sur la « psychologie des foules » inspiré de l’ouvrage de Gustave Le Bon La Psychologie des foules

En janvier 1964, alors que son père est promu capitaine de vaisseau, Jim entre à l’UCLA. Dès le début de l’année, tout en continuant à « tester » les gens (en particulier ses colocataires auprès de qui il se rend rapidement insupportable), il s’encanaille, s’enivre de manière de plus en plus régulière, fréquente les quartiers « chauds » et les bas-fonds de Los Angeles, et touche sans doute dès cette époque aux drogues hallucinogènes, en particulier le LSD.

Il faut préciser que, en 1964, et en particulier à UCLA, il est extrêmement facile de se procurer du LSD. D’une part, cette drogue n’est réglementée que depuis 1962 aux États-Unis, et d’autre part, de nombreux programmes de recherche universitaires portent sur les propriétés du LSD ou d’autres substances psychoactives : il suffit donc aux étudiants aventureux de s’inscrire comme « volontaires » et ils peuvent obtenir des doses non seulement quotidiennes, mais gratuites. De plus, Morrison se trouvait doublement incité à « expérimenter » les drogues. Du point de vue poétique, cela le rattachait à des poètes comme Henri Michaux, Edgar Poe, Aldous Huxley, Thomas de Quincey ainsi que par les poètes de la beat generation, très admirés de Morrison. Du point de vue mystique, la consommation de psychotropes le rapprochait du chamanisme, lequel pratique la transe souvent provoquée par des hallucinogènes naturels comme la mescaline ou encore l’ayahuasca. A gauche, la réalité.

Puis c’est la création du groupe «Les DOORS» et l’épopée qui s’en suivra jusqu’à ce jour de juillet 71 à Paris. Jim Morrison repose au Père Lachaise où l’on dit que sa tombe est fleurie en permanence. Sa mort mystérieuse n’en finit pas d’alimenter la chronique et sans doute n’en saura t-on jamais davantage puisque le seul témoin direct, Pamela Courson est mort d’une overdose en 1974.

Allez, sortez la platine et écoutez Riders on the storm ou revoyez Val Kilmer dans le film d’Oliver Stone… parmi les nombreux ouvrages qui lui sont consacré, je vous conseille: The end, Jim Morrison de Romain Renard en bande dessinée.

Voila pour aujourd’hui, si vous allez à la plage essayez d’éviter les algues vertes et les méduses, autrement c’est sympa. Portez vous bien et à demain peut-être pour de nouvelles aventures sur ce magnifique blog pour lequel vous pouvez toujours voter (colonne de droite, en bas).