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COUP DE COEUR & COUP DE GUEULE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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COMMENT PEUT-ON S’APPELER: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St Pol de léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn…Point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent.

Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw.En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents . Sa popularité atteint alors son apogée et il est devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz.

A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

COME LITTLE RABBIT.

Nos amis Chinois font de plus en plus fort. Cette fois ci, il vienne de condamner à mort et d’exécuter un britannique qui de toute évidence n’avait pas toute ses facultés mentales. Il voulait changer le monde et invitait à suivre son petit lapin…Cela fait soixante ans qu’un ressortissant étranger n’avait pas subi ce sort en Chine. Pour ma part, à écouter Akmal SHAIKH, c’est son nom, interpréter sa chanson « Come little rabbit » j’étais assez d’accord pour qu’on le fasse taire. Mais je constate une fois de plus que le gouvernement chinois n’a aucun humour et prend les choses au pied de la lettre. Notre premier sinistre qui revient de là bas avec de gros contrats sous le bras n’a pas manqué, j’en suis certain, de s’insurger au nom de la France, pays des droits de l’homme, de la femme et de l’orpheline. Nicolas 1er doit, à son tour, s’y rendre bientôt. En attendant, il apprend à compter sur un boulier: 1 opposant emprisonné = 1 centrale nucléaire, 1 malade exécuté = 1 ligne TGV, une manifestation réprimée = un transfert de technologie. Face à ce qui est en train de devenir « LA » grande puissance du XX1ème siècle, les droits de l’homme se mesurent à l’aune du baril de pétrole. Il ne semblait pas pourtant très dangereux ce Akmal. Je voulais vous faire écouter sa chanson que l’on trouve sur you tube mais ça ne fonctionne pas comme je veux.

Bon ben, c’est pas tout de trainer sur la toile, vous devriez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale… C’est bientôt 2010, vous avez pas un réveillon à préparer ? Dans les années 70, pour faire moderne on disait: « Pressing 2000″ ou « Ambulances 2000″, aujourd’hui, l’an 2000 et son bug, on ne s’en rappelle déja plus. Allez, c’est rien, c’est nous qui passons dans le temps…Portez vous bien et, à demain peut-être.

REMEMBER WOUNDED KNEE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous, aujourd’hui c’est mardi, et le mardi matin, je vous le rappelle, et c’est noté dans votre cahier de textes, c’est Histoire ! Vous savez cette matière secondaire que Nicolas le petit veut supprimer de nos programmes. Vous devez cliquer ci-dessus pour écouter la musique pendant votre lecture.

Le massacre de Wounded Knee a eu lieu aux États-Unis d’Amérique (Dakota du Sud le 29 décembre 1890. Environ 200 amérindiens de la tribu Lakota Miniconjou (dont plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l’armée des États-Unis. Le terme « massacre » a été employé par le Général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes. Cet épisode douloureux de l’histoire Américaine est contée dans un livre exceptionnel que l’on doit à Dee BROWN, lui même indien, j’avoue avoir été assez bouleversé à l’époque à la lecture de:

ENTERRE MON COEUR A WOUNDED KNEE.

Largement fondé sur des documents inédits – archives militaires et gouvernementales, procès-verbaux des traités, récits de première main…, ce document exceptionnel, publié chez Albin Michel en 1971, retrace, de 1860 à 1890, les étapes qui ont déterminé « La Conquête de l’Ouest ». De la Longue Marche des Navajos au massacre de Wounded Knee, il se fait ici la chronique de la dépossession des Indiens de leurs terres, leur liberté, au nom de l’expansion américaine. Si l’Histoire a souvent été écrite du point de vue des vainqueurs, Enterre mon coeur donne la parole aux vaincus, de Cochise à Crazy Horse, de Sitting Bull à Geronimo, et compose un chant tragique et inoubliable. Publié pour la première fois en 1970 aux États-Unis, traduit dans le monde entier, où il s’est vendu à plus de six millions d’exemplaires, Enterre mon cœur à Wounded Knee est devenu un classique. Vous pouvez également, pendant la lecture de ce court billet, écouter l’histoire chantée par Buffy Sainte-Marie, elle même née dans une réserve CREE au Canada.

Bon, voila pour nos « grands » amis de cette « grande » démocratie Etatsunienne qui ont parfois tendance à oublier sur quel terreau s’est construite leur nation. Malheur aux vaincus, disait l’autre et bien, c’est fait. Aujourd’hui les Nations indiennes, alcoolisées, reléguées dans des réserves, assistées par un Etat fédéral qui les autorise à gérer des casinos et des musées, se meurent lentement. Il se passe à peu près la même chose pour les Inuits, un peu plus au nord et pourtant, les espèces protégées s’appellent Panda, Baleine à bosse ou Datura. Décidemment, l’homme est un drole d’animal !

Allez, que cela ne vous empêche pas de préparer la Saint Sylvestre dans la joie et la bonne humeur (amen). Portez vous mieux qu’hier et moins bien que demain et à ce propos, à mercredi, peut-être.

LA SOCIETE DU SPECTACLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 28 décembre c’est le 8ème jour de Nivôse et c’est le jour du fumier… Je vous laisse la responsabilité de choisir  à quoi ou à qui vous l’associez…

Emmanuel TODD.

J‘avais grandement apprécié son analyse sur le déclin de l’Amérique parue dans « Après l’empire » aux éditions Gallimard, aujourd’hui dans une interview au Monde, il livre sa pensée sur le débat à propos de l’identité nationale. Extraits:

« Si vous êtes au pouvoir et que vous n’arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature », estime-t-il. « Je m’en suis tenu à l’écart autant que possible, car ce débat est, à mes yeux, vraiment pervers. Le gouvernement, à l’approche d’une échéance électorale, propose, je dirais même impose, une thématique de la nation contre l’islam. Je suis révulsé comme citoyen. En tant qu’historien, j’observe comment cette thématique de l’identité nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique. L’habileté du sarkozysme est de fonctionner sur deux pôles : d’un côté la haine, le ressentiment ; de l’autre la mise en scène d’actes en faveur du culte musulman ou les nominations de Rachida Dati ou de Rama Yade au gouvernement. La réalité, c’est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe. » C’est moi qui souligne, mais je trouve cela tellement juste…

Guy DEBORD, né un 28 décembre.

Ce chantre de l’internationale situationniste nous avait passionnés en 1967 en faisant paraître « la société du spectacle ». L’histoire s’acharne à lui donner raison. Il était de ces gens courageux qui s’étaient insurgés contre la guerre d’Algérie en signant, en 1960, le fameux manifeste des 121. En 68, avec Raoul Vaneigem, ils faisaient figures de véritable références pour tous ceux qui voulaient changer le monde. Il a choisi de mettre fin à ces jours en novembre 1994. Aujourd’hui, ses analyses nous seraient des plus profitables pour décortiquer la société « bling-bling » que Nicolas 1er nous propose. Alors, en sa mémoire, juste une citation extraite de « Panégyrique » 1989.

« J’ai d’abord aimé, comme tout le monde, l’effet de la lègère ivresse, puis très bientôt j’ai aimé ce qui est au-delà de la violente ivresse, quand on a franchi ce stade : une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps. »

Voila, c’est un peu intello pour un lundi mais bon, hier j’avais évoqué les petits zoizeaux ! Allez, en tous cas, c’est vraiment gentil à vous d’être passé et de vous être arrêté une minute sur ce blog. Portez vous bien et à demain peut-être.

Le 27 décembre 1893, mort de Victor CONSIDERANT, né le 12 octobre à Salins (Jura). Penseur socialiste français,il s’attache à développer les thèses de Fourier, notamment sur l’idée du phalanstère. Il s’installe à Paris, où il publie divers journaux: « Phalanstère », « La réforme industrielle », « La phalange » (1836), « La démocratie pacifique » (1843). Il fut, après 1848, élu à la législative, mais dut s’exiler en 1849 en Belgique, puis aux Texas (1852), où il tenta de fonder une colonie. Amnistié, il rentre en France et, en mars 1871, se range aux côtés de la Commune de Paris. Outre ces journaux, il a écrit: « Destinée Sociale (1838), « Manifeste de l’école sociétaire » (1845), « Théorie du droit à la propriété et du droit au travail » (1848), etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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NE PAS OUBLIER GAZA.

Le 27 décembre 2008, cela fait un an jour pour jour, l’armée Israélienne lançait son offensive contre la bande de Gaza. Un déluge de feu s’abattait sur la population.

Après vingt-deux jours de bombardements par air, terre et mer, le sinistre bilan se chiffrait à plus de 1350 morts et 5450 blessés. Pourtant, les plans des stratèges de « Tel-Aviv » n’ont pas affaiblit l’esprit de résistance des habitants de cette prison à ciel ouvert. Hélicoptères Apache et avions F-16, armes fournies par « l’ami américain » étaient sensés mettre un terme à toutes formes de résistance… Tout au contraire, les habitants de Gaza, malgré le blocus terrible qui leur est imposé depuis juin 2007 tentent de survivre alors que la communauté internationale semble les avoir oubliés.

Depuis, l’État hébreu impose aux Palestiniens, des conditions d’existence infernales et contraires à toutes les lois internationales, afin qu’ils quittent leur terre et renoncent à leur projet d’un Etat libre et indépendant. A tous ceux qui célèbrent la Nativité j’adresse ce simple message: N’oubliez pas que Bethléem est en Palestine.

Victor CONSIDERANT.

Le 27 décembre 1893, mort de Victor CONSIDERANT, né le 12 octobre à Salins (Jura).
Penseur socialiste français,il s’attache à développer les thèses de Fourier, notamment sur l’idée du phalanstère. Il s’installe à Paris, où il publie divers journaux: « Phalanstère », « La réforme industrielle », « La phalange » (1836), « La démocratie pacifique » (1843). Il fut, après 1848, élu à la législative, mais dut s’exiler en 1849 en Belgique, puis aux Texas (1852), où il tenta de fonder une colonie. Amnistié, il rentre en France et, en mars 1871, se range aux côtés de la Commune de Paris. Outre ces journaux, il a écrit: « Destinée Sociale (1838), « Manifeste de l’école sociétaire » (1845), « Théorie du droit à la propriété et du droit au travail » (1848), etc.

« Si donc on veut la liberté…, il faut rechercher les conditions du bien-être général et de l’aisance universelle, premières bases du développement des droits, des libertés, première conditions de la véritable émancipation de tous ».

LES MESANGES DE KERAMOAL.

J’aime bien les mésanges et, apparemment elles apprécient les petites attentions que j’ai à leur égard. Depuis l’installation d’un nichoir et de boules de graisse pour affronter les rigueurs du climat, elles ont pour ainsi dire élu domicile sous le hangar. Pas une, pas deux, mais toute une colonie et, c’est à celle qui tiendra le perchoir le plus longtemps pendant que ses congénères en décousent avec les rouge-gorges et autres merles moqueurs. Les bleues et les charbonnières ont l’air de faire bon ménage; je les soupçonne d’être cousines à la mode de Bretagne. Ah, le spectacle de la nature ! Même si ici, il faut bien l’avouer, on l’aide un peu.

Bon allez, on cause, on cause, on voit pas l’heure passer, faut que j’pousse jusqu’au bourg moi. Portez vous bien et à demain peut-être.

CELUI QUI A L’HEURE EST UN HEUREUX…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Chaque année, à pareille époque, je mets à profit ces turbulences festives pour effectuer une retraite spirituelle dans la solitude et la méditation. Je ressors de ma bibliothèque les ouvrages de mes deux auteurs favoris, Lao-Tseu et Saint Augustin, sans délaisser pour autant Saint Emilion, qui conserve toute ma vénération.

Je vous livre quelques uns des sujets qui ont mobilisés ma réflexion au cours des heures passées:

  • Le prix du homard a été multiplié par quatre. A qui profite le crime ?

  • Berlusconi se prend pour le Duce. A qui profite la frime ?

  • Édouard Leclerc (père) a été décoré par le président. On en parle dans le Landerneau de l’épicerie; et vice versa.

  • Lucie de Lammermoor est vivante. Lucien, de l’Aber vrac’h est mort.

  • L’an 01 est en retard. Je répète, l’an 01 est en retard.

Comme vous pouvez le constater, il s’agit là de thèmes dont la teneur philosophique atteint des hauteurs rarement égalées et qui nécessitent une mobilisation totale et permanente de mes capacités neuronales. Seuls, le calme serein et la tranquille atmosphère de mon modeste ermitage sont propices à ce genre d’exercice.

Je dois, entre autres choses, à mon vieux maître Paul Le Bohec, l’apprentissage de cette technique qu’il avait baptisée « écriture automatique » et qui permet de se purger l’esprit des miasmes qui l’encombrent.

Tout a fait autre chose.

Condidérant que vous avez été relativement modérés dans votre consommation au cours des agapes passées, voici quelques réflexions de comptoir en guise de bonus de fin d’année et histoire d’en remettre une couche. Quelques minutes de pur bonheur interprétées par l’inoubliable Jean Carmet.

Voila qui devrait vous redonner la pêche pour retourner au boulot en attendant de remettre ça la semaine prochaine.

Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

GROLLEAU & MUSCADELLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bien sûr, je pourrai vous souhaiter un joyeux Noël mais avouez que c’est un peu convenu. Pour la bonne année, ce serait un peu prématuré, quand aux joyeuses Pâques, ça ferait carrément déplacé. La liste est longue d’autant qu’elle se termine toujours par: « …Et surtout, la bonne santé, hein ! « . Notez que le « hein » est très important, sans lui la phrase perd de sa force de conviction, on y croit moins, ça donne l’impression désagréable de voeux à la petite semaine, des voeux en solde en quelque sorte. Or, loin de moi la volonté de brader la tradition, à l’heure où l’identité nationale est en péril, il convient de respecter les us et coutumes sous peine de finir étouffé sous une burqa, écrasé par la chute d’un minaret, enlevé par les Raëliens, examiné par les scientologues, safranisé par les Hare-krishna ou nanisé par les mighty.

Pour ceux qui n’ont pas suivi depuis le début, je rappelle que vous avez toutes les explications sur ilovemighty  . Voyez ce père Noël, je ne sais pas comment ça fonctionne cette histoire de droits d’auteur mais, je connais le créateur (pas de « C » majuscule), je veux dire celui qui a conçu les mightys, je vais lui poser la question avant d’avoir un procès. A la vérité, et pour paraphraser le poête, adresser ses bon voeux c’est un peu promettre quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas…

Bon, ce n’est pas que je m’ennuie en votre compagnie, bien au contraire, mais, j’ai un chapon à plumer, un cent d’huitres à ouvrir (et un sang d’encre à me faire) sans compter le travail à la cave. Tiens à ce propos, nous avons découvert, ma fiancée et moi lors d’un diner au « Ruffé » à Brest même, un vin qui mérite largement le détour. Il accompagnait dignement un dos de lieu roti, piqué au chorizo. Un Sainte Foy Bordeaux, chateau des chapelains de chez Charlot propriétaire, c’est un cépage 100% muscadelle, une vraie merveille à découvrir absolument. Petit message personnel pour Jean-Yves, c’est un resto où il y a du Grolleau à la carte !

Allez, portez vous bien, vous en « fêtes » pas, ça va passer et, à demain peut-être.

POUR LES YEUX D’ELSA…

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Écrire c’est une façon de parler sans être interrompu disait Jules Renard. Je poursuis donc ma galerie de portraits à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Louis Aragon. Au delà de ses engagements politiques, de sa trop longue cécité vis à vis du stalinisme, il nous lègue des textes d’une telle beauté, surtout quand ils sont porté par des interprètes comme Ferré ou Ogeret qu’il mérite bien ce petit hommage.

Fils illégitime d’une liaison entre Marguerite Toucas et un homme politique célèbre, Louis Aragon naît le 3 octobre 1897, à Paris. Son enfance toute entière se trouve du coup marquée par le mensonge et la dissimulation: pour sauver les apparences, sa mère se fait en effet passer pour sa sœur et sa grand-mère, pour sa mère adoptive, tandis que ses tantes deviennent ses sœurs et que son père devient un vague parrain, qui ne lui apprendra la vérité de sa naissance qu’avant son départ pour le front. Il est incorporé en 1917 et part pour le front où il rencontrera par hasard André Breton. Trois fois enseveli sous les bombes, Aragon survit cependant au conflit et se consacre avec une énergie décuplée à l’écriture, sous toutes ses formes.
Il rencontre en 1928 un jeune écrivain russe, Elsa Triolet, dont il ne se séparera plus. Il devient simple journaliste à
L’Humanité et entame une nouvelle carrière de romancier avec Les Cloches de Bâle (1934). Après la mort d’Elsa Triolet (1970), il poursuit comme il le peut ses activités politiques auprès de l’union de la gauche (il sera décoré par F. Mitterrand) et survit en changeant radicalement de style de vie et en affichant dans les médias ses relations homosexuelles, notamment avec Jean Ristat, lui-même écrivain et poète qui lui fermera les yeux le 24 décembre 1982. Sa mort sera suivie d’un concert étonnant de louanges et de cris de haine qui ne s’est guère estompé depuis.

Voila, je vous souhaite de passer d’excellentes fêtes de fin d’année, n’hésitez pas à abuser des bonnes choses, on ne sais jamais de quoi demain est fait. Portez vous bien et, à demain peut-être. 

MY FUNNY VALENTINE…

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MY FUNNY VALENTINE.

Chesney Henry, « Chet » Baker Jr, le jazzman blanc le plus dépressif de l’histoire est né le 23 décembre 1929 à Yale, Oklahoma. A 10 ans, Chet et sa famille déménagèrent vers la Californie du Sud, pendant l’âge d’or du bebop. Pour les 12 ans de Chet, son père lui offrit un trombone . Le garçon trouvant l’instrument trop difficile , l’échange pour une trompette. Il en jouera tout le long de sa scolarité. En 1946, il part à l’Armée, mais n’abandonne pas son instrument pour autant, il jouera d’ailleurs avec l’Army Band dans le Berlin conquis. Il passe avec succès une audition pour Charlie Parker et trouve le succès en 1952 au sein du Gerry Mulligan’s pianoless quartet, qui joue régulièrement à Hollywood. Chet s’illustre par la force de son solo sur le morceau « My Funny Valentine« , un morceau qu’il gardera comme fétiche tout au long de sa vie. Après un séjour en Europe,Il retourne aux Etats-Unis en 1956 et devient accro à l’héroïne et à la cocaïne. Après un concert à San Francisco en 1966, il se fait agresser par des dealers. Sa mâchoire est fracturée et beaucoup de ses dents (très fragilisées par des années de drogue) sont cassées. En 1973 Il recommence aussi à enregistrer, redevient toxicomane et repart en Europe, où il tourne et enregistre de plus en plus régulièrement, principalement à cause de ses besoins d’argent pour acheter sa drogue. Le vendredi 13 mai (pas d’bol) 1988 à Amsterdam, Chet Baker tombe de la fenêtre ouverte de sa chambre d’hôtel. Sa carrière prend fin brutalement, alors que ses qualités musicales sont au plus haut. Une autopsie révèle qu’il n’était ni saoul ni drogué au moment des faits. Son corps sera enterré au Cimetière du Parc d’Inglewood, en Californie.

TABAC CENT BALLES ?

Vous connaissez la dernière ? Ils vont mettre des photos gores sur les paquets de cigarettes…Les bureaux de tabac vont prendre un petit air de « la nuit des morts vivants ». Je propose pour ma part de mettre des visuels sur les écrans plasma: « TF1 peut vous rendre débiles » ou encore, à l’entrée des sous-préfectures: « Les propositions d’ Éric Besson peuvent nuire gravement à la santé républicaine ». A l’entrée des églises et des mosquées: « Attention, la religion c’est l’opium du peuple ». On n’est jamais trop prudent. Non, décidément, considérant comme Magritte que « ceci n’est pas une pipe », c’est pas demain que j’arrête de me la bourrer !

Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et, à demain peut-être.

ENFIN DU SEXE…

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Vous voyez comme vous êtes ! Dès que le mot sexe apparaît dans le titre, le nombre de visiteurs augmente très sensiblement…Alors, supercherie, ou marketing ? Le débat est ouvert mais force est de constater que beaucoup s’intéressent davantage aux fesses qu’aux faits, à la température de Carla qu’à celle du globe. Mais, je persiste et je signe.

APRES COPENHAGUE.

Pour rester dans la métaphore cinématographique initiée par certains de vos commentaires et reprendre une phrase fameuse de Lino Ventura, je vous avoue que les atermoiements de nos dirigeants commencent très sérieusement à me les briser menu.

Après le fiasco de « Copenblague », rendez-vous à Mexico. Vous avez aimé Kyoto, vous allez adorer Mexico. Et pendant que le pôle fond, l’écolo se morfond. Pendant que le roi Arthus Bertrand poursuit sa quête du Graal, Boorlo se désespère de trouver encore des glaçons pour sa solution hydro-alcoolique. Obama ne dit mot et Hulot le pense tout bas. Les Indiens n’en veulent point, les Chinois, pas plus qu’ça, le Brésil est sur le grill et Sarko rêve d’une gouvernance mondiale pour remplacer l’ONU. Le temps est venu dit-il de remplacer le « machin » comme disait le Général par un « bidule » comme le croit Gudule. Et pendant ce temps là, le gulf stream a mauvaise mine, el Nino a un coup de chaud et la terre Adélie aura bientôt des airs de Ténéré. Je vous échange deux paquets d’Arielle Dombasle contre un paquet de mer à la pointe du Raz que les conclusions de Mexico seront étrangement ressemblantes à celles de Copenhague. Tant que nous n’aurons pas intégré l’idée que ce n’est pas l’humanité mais son avatar, le capitalisme, qui est l’ennemi public n° 1, toutes ces conférences seront cautères sur jambes de bois et pipi dans le violon. L’écologie est au capitalisme ce que le doryphore est à la pomme de terre, il y a incompatibilité génétique; et Monsanto n’y changera rien. La révolution environnementale que le XXIème siècle attend, exige que l’on se débarrasse de ces goinfres affamés de profit qui se fichent de la planète comme de leur première Rollex. Avis aux amateurs.

Et voila pour aujourd’hui, rien de tel qu’un petit coup de gueule pour vous redonner le moral. Allez, ne désesperez pas, portez vous bien et, à demain peut-être.

C’ETAIT LA BANDE A BONNOT.

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C’ETAIT LA BANDE A BONNOT.

Le 21 décembre 1911, rue Ordener à Paris (18e), a lieu le premier braquage en automobile de l’histoire criminelle, celui de la « bande à Bonnot« . A huit heures du matin, le garçon de recettes Caby qui vient livrer la banque « Société Générale » est braqué par quatre hommes : Bonnot, qui reste au volant de l’automobile, Callemin, Garnier et un quatrième homme (qui serait Dieudonné, selon la version de la police).
C’est Garnier qui tire à deux reprises sur Caby, le blessant grièvement, tandis que Callemin s’empare de la sacoche dont le contenu se révélera fort décevant (il n’y a que 5 000 francs de monnaie, le reste en titres
difficilement négociables). La voiture démarre en trombe. Certains témoins qui tentent de les arrêter dans leur fuite deviennent à leur tour des cibles, mais aucun d’eux ne sera atteint par les balles.
La voiture, une magnifique Delaunay-Belleville, a été volée dans la nuit du 13 au 14 décembre chez un riche particulier à Boulogne-sur-Seine; elle restera jusqu’au jour du braquage garée à Bobigny, chez un garagiste anarchiste du nom de Dettwiller. Après le hold-up, elle sera abandonnée (sans sa plaque d’immatriculation) au bord de la mer à Dieppe, près de l’embarcadère pour l’Angleterre, laissant ainsi croire que les bandits ont traversé la Manche.
Cette action audacieuse d’un nouveau genre va susciter une énorme émotion dans l’opinion publique et lancer toutes les polices de France sur la trace des anarchistes qu’ils soient ou non liés aux activités de la bande.

CACHEZ CE SAINT…

Il fallait s’y attendre ! Alors qu’en octobre 2008, Benoît XVI n’avait pas souhaité signer le décret des Vertus héroïques du pape Pie XII, « jugeant opportun un temps de réflexion ». Il semble qu’aujourd’hui le processus de béatification d’Eugenio Pacelli soit bel et bien lancé malgré les apparences. Le 19 décembre, le pape Benoît le seizième vient d’autoriser la publication du décret sur les Vertus héroïque de son prédécesseur Pie XII, ce qui donne à ce dernier le titre de « Vénérable », étape incontournable pour la poursuite de sa procédure en béatification. Le pontificat d’Eugenio Pacelli, qui dirigea l’Eglise catholique de 1939 à 1958, après avoir été nonce apostolique à Berlin au moment de l’arrivée d’Hitler au pouvoir, est très contesté. Le pape Pie XII est accusé d’avoir gardé le silence sur la Shoah durant la Seconde guerre mondiale. C’est pour cette raison que sa béatification de était restée au point mort depuis des années dans l’attente de la signature par Benoît XVI de ce décret. C’est les Juifs qui vont être contents.

Pour un peu, je vous faisais un remake du  » Le bon, la brute et le truand ». Nous sommes donc en hiver, pour les puristes, c’est le premier jour de Nivôse et apparemment, il est au rendez-vous; non, pas le puriste, l’hiver ! Voici passée la barre des 100 numéros, bientôt je pourrai vous faire un « Brest off » (jeux de mots Capelo). Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.