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Le 14 mai 2001, mort d’un Gascon, Roger BOUSSINOT, à Bassanne (Gironde).Humaniste libertaire, écrivain, scénariste, et historien du cinéma.Fils de l’instituteur anarchiste Charles Boussinot, il était né le 2 mai 1921, à Tunis (où son père s’était réfugié durant la guerre de 1914-18). Après des études à Bordeaux et Paris, le passionné du grand écran devient journaliste, spécialiste du cinéma et le fondateur en 1946 de la revue « L’Ecran français ». Ecrivain de talent, il est l’auteur d’une vingtaine de romans dont certains seront adaptés au cinéma où à la télévision, pour n’en citer que quelques-uns: « Les Guichets du Louvre » (qui relate la rafle des juifs au « Vel d’hiv ») sera en son temps censuré, « Le Treizième Caprice » (1962), « Les Violons du bal » (1973), « Vie et mort de Jean Chalosse, moutonnier des Landes »(1976), « Marie-Jeanne des Bernis »(1978), « Les enfants dans les arbres »(porté à l’écran en 1994) etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 14 mai 2001, mort d’un Gascon, Roger BOUSSINOT, à Bassanne (Gironde).
Humaniste libertaire, écrivain, scénariste, et historien du cinéma.
Fils de l’instituteur anarchiste Charles Boussinot, il était né le 2 mai 1921, à Tunis (où son père s’était réfugié durant la guerre de 1914-18). Après des études à Bordeaux et Paris, le passionné du grand écran devient journaliste, spécialiste du cinéma et le fondateur en 1946 de la revue « L’Ecran français ». Ecrivain de talent, il est l’auteur d’une vingtaine de romans dont certains seront adaptés au cinéma où à la télévision, pour n’en citer que quelques-uns: « Les Guichets du Louvre » (qui relate la rafle des juifs au « Vel d’hiv ») sera en son temps censuré, « Le Treizième Caprice » (1962), « Les Violons du bal » (1973), « Vie et mort de Jean Chalosse, moutonnier des Landes »(1976), « Marie-Jeanne des Bernis »(1978), « Les enfants dans les arbres »(porté à l’écran en 1994) etc.


Admirateur de Diderot et historien érudit, il publie en 1967 une »Encyclopédie du cinéma » suivie par un « Dictionnaire des synonymes, analogies et antonymes » et d’un petit abécédaire : « Les Mots de l’Anarchie »(1982).

Libertaire de coeur, mais aussi proche de certains communistes, il exerce la fonction de Maire de la commune de Pondaurat (en Gironde), de 1977 à 1995, où il tentera de faire partager sa passion du culturel au monde rural. En 1992, il sera également candidat aux éléctions régionales, sur une liste écologiste.


VIVE L’INFLATION…

J’avoue avoir été fortement impressionné par un article de Dean Baker (photo de gauche) paru récemment et qui veut tordre le cou au sens commun souvent (trop) mis en avant par nos politiques; L’inflation n’a jamais rien réglé ! Allez, tant pis pour vous, petite leçon d’économie.

Comment sortir du piège de la dette qui étrangle les ménages et les Etats ? Par une austérité renforcée, répond l’orthodoxie. Mais la contraction d’activité malthusienne que l’Europe s’apprête à infliger à ses membres les plus faibles ne fera qu’accélérer une faillite qui ne laissera pas le centre – l’Allemagne – indemne, avertit l’économiste Dean Baker, qui plaide ici pour une politique volontariste d’inflation modérée, à la suite d’Olivier Blanchard. Un taux d’inflation de 3% permet de réduire en 10 ans de 26% le poids de la dette, indique-t-il. En allégeant plus rapidement ce fardeau et la ponction des remboursements sur le budget des ménages, des entreprises et des Etats, l’inflation contribuerait au redressement, tout en facilitant le processus d’ajustement entre les économies européennes. Encore faudrait-il se départir du dogme anti-inflationniste, qui règne toujours en maître de Frankfort à Berlin, comme si Keynes n’avait jamais existé.

Dans son ouvrage la Théorie Générale, Keynes écrit que le monde est régi par les idées d’économistes morts depuis longtemps. Alors, pourquoi se refuser la solution de l’inflation ? Cette idée a été avancée par Olivier Blanchard (photo de droite), un économiste de premier plan. Plus encore, il a fait cette proposition en tant qu’économiste en chef du Fonds Monétaire International.  DSK doit lui faire les gros yeux…

Blanchard et ceux qui plaident pour une inflation plus forte avancent en fait de très bons arguments, expliquant en quoi cela pourrait être très utile pour résoudre la crise économique mondiale. Tout d’abord, un taux d’inflation plus élevé diminuerait la valeur réelle de la dette. Ce qui serait bénéfique pour tous les débiteurs, ménages, entreprises et Etats. Au bout de 10 ans, un taux d’inflation de 3% réduit de 26% la valeur réelle d’une dette souscrite à taux d’intérêt fixe. Avec un taux d’inflation de 4%, la diminution atteint 34%. Le taux d’inflation modéré des années 1940, 50, et 60, a été un facteur important pour réduire à un niveau gérable de l’énorme dette publique américaine née de la Seconde Guerre mondiale.

Et Dean Baker de conclure: les idées de Keynes sont connues et largement diffusées depuis longtemps. C’est une tragédie doublée d’un scandale lorsque ceux qui ont en charge de décider de la politique économique en sont à répéter stupidement des clichés usés, plutôt que d’essayer sérieusement de concevoir des politiques qui répondent à la crise à laquelle nous faisons face.

Allez, faut pas que ça vous gâche votre fin de semaine,gracias pov su visita, portez vous bien et à demain peut-être.

 

L’HERBE AUX CHATS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous, nous sommes le Jeudi 13 mai et vous êtes encore devant votre ordinateur. Et d’abord, une vidéo « My funny Valentine » pour se souvenir que c’est un 13 mai que Chet Baker nous à quitté.

Dans notre désormais célèbre calendrier Républicain, nous sommes le 24 de Floréal et c’est le jour de la Valériane. Plante médicinale utilisée depuis la haute antiquité, elle était censée atténuer les effets de la danse de saint-guy (Chorée aigüe). Au moyen age, cette maladie vous conduisait irrémédiablement vers le bûcher, au motif que vous étiez possédé. Aujourd’hui en France, cinq à six mille personnes sont encore atteintes de ce mal héréditaire. Dans les officines, on l’appelle aussi « l’herbe aux chats ». Son effet sur ces félins est dit-on inverse à ce qu’il produit chez l’homme. Chez nous, associée à l’aubépine, la valériane est utilisée dans les cas d’insomnie et de nervosité. Chez nos amis les bêtes, il semblerait que cela déclenche une intense nervosité proche de l’agressivité. Allez, à votre santé.

L’homme du jour c’est donc CHET BAKER.

Chesney Henry, « Chet » Baker Jr, le jazzman blanc le plus dépressif de l’histoire est décédé un 13 MAI en 1988 à Amsterdam. A 10 ans, Chet et sa famille déménagèrent vers la Californie du Sud, pendant l’âge d’or du bebop. Pour les 12 ans de Chet, son père lui offrit un trombone . Le garçon trouvant l’instrument trop difficile , l’échange pour une trompette. Il en jouera tout le long de sa scolarité.

En 1946, il part à l’Armée, mais n’abandonne pas son instrument pour autant, il jouera d’ailleurs avec l’Army Band dans le Berlin conquis. Il passe avec succès une audition pour Charlie Parker et trouve le succès en 1952 au sein du Gerry Mulligan’s pianoless quartet, qui joue régulièrement à Hollywood. Chet s’illustre par la force de son solo sur le morceau « My Funny Valentine » (c’est la vidéo), un morceau qu’il gardera comme fétiche tout au long de sa vie.

Après un séjour en Europe,Il retourne aux Etats-Unis en 1956 et devient accro à l’héroïne et à la cocaïne. Après un concert à San Francisco en 1966, il se fait agresser par des dealers. Sa mâchoire est fracturée et beaucoup de ses dents (très fragilisées par des années de drogue) sont cassées. En 1973 Il recommence aussi à enregistrer, redevient toxicomane et repart en Europe, où il tourne et enregistre de plus en plus régulièrement, principalement à cause de ses besoins d’argent pour acheter sa drogue. Le vendredi 13 mai (pas d’bol) 1988 à Amsterdam, Chet Baker tombe de la fenêtre ouverte de sa chambre d’hôtel. Sa carrière prend fin brutalement, alors que ses qualités musicales sont au plus haut. Une autopsie révèle qu’il n’était ni saoul ni drogué au moment des faits. Son corps sera enterré au Cimetière du Parc d’Inglewood, en Californie.

Voila pour aujourd’hui, et, pour ne pas changer une formule qui a fait ses preuves, portez vous bien et à demain peut-être.

A VOUS COUPER LE SIFFLET…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Un fidèle parmi les fidèle de ce blog m’a fait parvenir cette petite merveille signée Roger Whittaker. Je ne résiste pas au plaisir de vous la faire découvrir pour fêter le printemps. Merci Jean-Yves.

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir.

Exposition universelle de Shangai.

Je ne sais pas combien cela va couter au contribuable Français et, très franchement, je m’en bats l’oeil, mais quand on entend ce que l’on entend et quand on lit ce que l’on lit sur le site officiel; il y a de quoi se poser des questions sur la santé mentale des (irr) responsables d’un tel projet…

Le pavillon Français mettra en scène l’équilibre entre « technicité » et « sensualité », entre « création » et « permanence », entre « innovation » et « qualité », entre « action » et « pensée » entre « ville » et « territoire ». Cet équilibre est à la base du « message simple et dense » qui va donner une identité remarquable et mémorable à la France dans le cadre de l’Exposition universelle de 2010. Cette idée d’équilibre créatif et dynamique efface l’opposition entre « la France traditionnelle et moderne » qui pourrait être évoquée. On croit rêver non ?

Et ça continue: Le goût, la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe, l’équilibre, le mouvement : à travers l’idée simple et mémorable de la ville sensuelle, nous traiterons les approches de l’identité française de façon fusionnelle. Le thème de l’exposition « Meilleure ville, meilleure vie » est décliné au sein du Pavillon de la ville sensuelle. Acadabrantesque !

Mais le top du top, c’est la mascotte. Elle s’appelle Léon le chaton. Comble de ringardise elle porte un béret Basque…Il ne manque que la baguette. Quand je pense qu’il y a des jeunes boites de com. qui ne demandent qu’à exprimer leur talent et leur créativité (suivez mon regard) c’est à désespérer ! Je vais demander à Magik studio d’en faire un Mighty…

Et, cerise sur le gateau,selon les informations du site du Pavillon de la France pour l’Expo 2010, Alain Delon sera le Parrain du Pavillon de la France à l’Exposition Universelle de Shanghai du 1er mai au 31 octobre 2010. La star Française a été choisie, avec la bénédiction du Président français Nicolas Sarkozy, par José Frèches, qui préside la COFRES, la Compagnie Française pour l’Exposition de Shanghai.

Mieux qu’une marque, le mot « Delon » est devenu un nom commun en Chine, un sigle «synonyme de beauté masculine chez les jeunes Chinois qui l’utilisent entre eux, ignorant même qu’il s’agit là du nom d’un acteur Français », confie ainsi l’un des proches de ce dernier. Il n’y a que le pouvoir Chinois qui fait la gueule quand il entend la délégation française entonner Lama Delon…

Voila, vous pouvez recommencer à respirer normalement.

Allez, merci d’être passé et de vous être arrêté un moment à la station « Les cénobites tranquilles », le bureau de vote est toujours ouvert (colonne de droite, en haut), portez vous bien, respirez à fond, un long week-end s’annonce néanmoins, à demain peut-être.

L’ESSAIM DE GLACE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Lena HORNE nous a quitté.

La chanteuse de jazz et actrice Lena Horne est morte. Elle avait 92 ans. Dans les années 1940-1950, elle faisait salle comble à New York et Hollywood, mais n’avait pas le droit de s’asseoir à la même table qu’un client blanc. Elle avait commencé comme danseuse au Cotton Club en 1934, avant de devenir la première actice noire à signer avec la Metro-Goldwyn-Mayer. Elle est devenue célèbre en 1943 dans le rôle de Selina Rogers dans Stormy Weather et l’interprétation de la chanson-titre. Elle s’était rapprochée du mouvement des droits civiques à la fin de la seconde guerre mondiale, ce qui lui avait valu d’être prise pour cible par le maccarthysme. En 1963, elle s’était jointe à la marche de Martin Luther King à Washington. Elle était mariée avec Lennie Hayton, un arrangeur de la MGM. Cette union inter-raciale mettra un frein à sa carrière.

Et après ceux de Léna Horne, voici…



LES SAINTS DE GLACE…

Les saints de glace sont traditionnellement fêtés les 11, 12 et 13 mai de chaque année. D’après les croyances populaires d’Europe du nord et de la mer Méditerranée, saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais sont ainsi implorés par les agriculteurs et mis à contribution pour éviter l’effet sur les cultures d’une baisse de la température qui s’observe à cette période et qui peut amener une période de gel (phénomène de la lune rousse). On observe également des zones de gelées (région Alsace) jusqu’au 25 mai. Une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre.

La plupart des calendriers mentionnent actuellement d’autres saints à souhaiter ces jours-là : Estelle, Achille et Rolande. Le changement date de 1960. L’Église catholique romaine a décidé alors, de « remplacer » les saints associés aux inquiétudes agricoles (réminiscence de paganisme au regard du Vatican) par d’autres saints et saintes qui n’auraient aucun lien avec ces croyances populaires. Mais à quels saints se vouer…J’vous jure !

Cela n’a rien à voir mais, ça me rappelle une dictée qu’adorait nous infliger un instituteur quelque peu sadique: « Cinq pères, sains de corps et d’esprit, et ceints de leur écharpe blanche; portaient sur leur sein le seing du saint père. » J’ai jamais compris pourquoi cela l’amusait…

En attendant le redoux, les boursicoteurs ont retrouvé le sourire, vous allez voir que nos experts vont nous chanter: « tout va très bien Madame la Marquise… », le CAC 40 en rougit de plaisir, nos amis Belges ont retrouvé leur sang froid, les Grecs n’en font pas un drachme, et Nicolas 1er remonte dans les sondages; et comme disait Maïa l’abeille à son cousin qui avait le bourdon: »tout cela laisse l’essaim de glace« , allez, portez vous bien, soyez indulgent envers les humoristes à quatre sous, et à demain peut-être. 


La nuit des barricades.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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La
nuit des barricades.

Durant
la nuit du 10 au 11 mai
1968,
au quartier latin à Paris, de nouveaux affrontements vont se
dérouler, c’est la « 
Nuit
des barricades
« .

Dès le début de la soirée, 20 000 manifestants occupent le
quartier latin, qui prend un aspect insurrectionnel. Les rues se
couvrent de barricades, certaines hautes de 3 mètres. Ici à droite, c’est la rue Gay-Lussac.

La
population sympathise avec les émeutiers. Après l’échec des
négociations, à 2 heures 15, les CRS se lancent à l’assaut des
premières barricades de la rue Gay-Lussac. La police ne prendra la
dernière que trois heures plus tard, après de très violents
affrontements qui feront plus de 350 blessés (dont 251 chez les
policiers). 469 manifestants seront interpellés et 188 véhicules
seront incendiés ou endommagés.


La
contestation va alors gagner le monde du travail, les syndicats et
les partis politiques, la grève générale sera effective à partir
du 13 mai. A la fin du mois de mai, les accords de Grenelle aboutissaient à une augmentation du SMIG de 25%, une hausse des salaires, une diminution du temps de travail… Sur les murs, les graffitis chantaient l’avènement d’un nouveau monde: « Il est interdit d’interdire » – « Sous les pavés, la plage » – « L’imagination au pouvoir« … Plus de quarante années se sont écoulées, l’heure est peut-être venue d’en remettre une couche !


Et oui
parce que, aujourd’ui, les grands méchants loups relèvent la tête,
montrent leurs crocs acérés,  dévoilent leur appétit féroce et
veulent à toutes forces revenir sur les malheureux acquis conquis au
cours d’un siècle de lutte par les masses laborieuses… (on dirait
du Georges Marchais dans le texte). Au motif que « tout va
mal », il faut, enfin il faudra, repousser l’age de départ à
la retraite, allonger le temps de cotisation, diminuer les salaires,
abandonner les 35 heures, bref, travailler plus pour gagner moins,
c’est à dire, en arrière toute comme on dit dans la marine. Les
caisses sont vides ! Telle est l’antienne qui nous est servie matin
et soir par tous les commentateurs de tous les médias appuyés par
les experts de l’expertise et les professionnels de la profession. Et
pourtant, les responsables (pas encore coupables) Européens viennent
de trouver 750 milliards d’euros pour sauver la Grèce, la zone euro,
et surtout, pour sauver les apparences. 750 OOO OOO OOO d’euros,
ahurissant non ?

Pas
pour réduire la fracture sociale, pas non plus pour un gigantesque
plan contre les maladies génétiques, le cancer ou Alzheimer, ni
encore moins contre la faim dans le monde, et surtout pas pour
relancer une économie durable et verte non, simplement « pour
ne pas décevoir le marché
» comme le déclare le ministre
Suédois des finances… Pour renflouer les caisses vidées par des
incompétents, des corrompus, quand ce ne sont pas des politiciens
véreux et/ou des financiers abjects…Jean Ziegler, revient, ils
sont devenus fous !

En vérité, je vous le dis, il y aura d’autres barricades et oui, ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront comme le chantaient les communards…En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le 9 mai 1990, mort de Robert JOSPIN.Militant socialiste, mais aussi pacifiste et libertaire.Il est né le 9 juin 1899 à St Quentin, Aisne. Issue d’une famille protestante, il est tenté dans sa jeunesse par la religion. Il adhère en 1924 au parti socialiste S.F.I.O. Profondément marqué par la guerre de 14-18 il devient pacifiste intégral. Orateur de talent, il tentera de faire partager son idéal lors de tournées de conférences en tant que secrétaire de la ligue Internationale des combattants de la paix, et ce jusqu’en 1939. En 1942 il subit une courte arrestation pour avoir aidé des résistants, mais il a en même temps une position ambiguë envers le régime de Vichy, qui le nomme conseiller municipal de Meudon début 1944. Il devient ensuite responsable d’un établissement au service de l’enfance délinquante. Exclu du Parti Socialiste à la Libération, il le réintégrera en 1955, mais le quittera 10 ans plus tard, pour rejoindre « l’Union Pacifiste ».Sa rencontre avec Victor Méric et Roger Monclin dans les années 20, l’amènera à collaborer à la presse libertaire: « La patrie humaine », « Le libertaire », etc.Bernard Baissat, cinéaste libertaire, lui a consacré un film, réalisé peu de temps avant sa mort.Robert Jospin et sa compagne Mireille étaient par ailleurs les parents d’un certain Lionel…Aaaah, c’est ballot, j’arrive pas à me souvenir de ce qu’il a fait !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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DICK ANNEGARN est né à La Haye le 9 mai 1952, J’avais envie de lui souhaiter un joyeux anniversaire en compagnie de « Mireille ». c’est un auteur-compositeur-interprète néerlandais, auteur de chansons en français, mais aussi en anglais, et parfois en néerlandais.

Dick Annegarn est né aux Pays-Bas, mais sa jeunesse s’est déroulée pour l’essentiel à Bruxelles, ville dont il est citoyen d’honneur.

Après avoir appris la guitare en autodidacte, en écoutant des disques folks et blues américains, il s’installa à Paris en 1972, où il enregistra en décembre 1973 son premier disque, lequel rencontra un succès public immédiat avec des chansons comme Ubu, Bruxelles, Sacré géranium… Deux autres suivront, avec un autre grand succès, Mireille, et de nombreuses tournées.

Mais le chanteur se lasse vite de ce rôle et choisit assez rapidement la voie « underground », vivant sur une péniche, participant à la vie associative de la banlieue parisienne, mais n’en continuant pas moins à enregistrer, par exemple cet album en public Ferraillages en 1979 (dont il partage l’affiche avec le bluesman légendaire Robert Pete Williams), ou Frères en 1985, l’un des quatre joyaux de sa collaboration avec le saxophoniste Jean Avocat et l’accordéoniste Richard Galliano.

En 2006, le disque Le Grand Dîner, sous-titré Tribute à Dick Annegarn, réunit des artistes comme Alain Souchon, Alain Bashung, Arno Hintjens, Louis Chedid, -M-, Mathieu Boogaerts, Bertrand Belin ou encore Bénabar, chacun reprenant des chansons de Dick en hommage à sa carrière de plus de 30 ans.

En 2010, il apparaît dans Mammuth, film de Benoît Delépine et Gustave de Kervern, aux côtés de Gérard Depardieu et d’Isabelle Adjani.

Et maintenant, tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir.


Le 9 mai 1990, mort de Robert JOSPIN.
Militant socialiste, mais aussi pacifiste et libertaire.
Il est né le 9 juin 1899 à St Quentin, Aisne. Issue d’une famille protestante, il est tenté dans sa jeunesse par la religion. Il adhère en 1924 au parti socialiste S.F.I.O. Profondément marqué par la guerre de 14-18 il devient pacifiste intégral. Orateur de talent, il tentera de faire partager son idéal lors de tournées de conférences en tant que secrétaire de la ligue Internationale des combattants de la paix, et ce jusqu’en 1939. En 1942 il subit une courte arrestation pour avoir aidé des résistants, mais il a en même temps une position ambiguë envers le régime de Vichy, qui le nomme conseiller municipal de Meudon début 1944. Il devient ensuite responsable d’un établissement au service de l’enfance délinquante. Exclu du Parti Socialiste à la Libération, il le réintégrera en 1955, mais le quittera 10 ans plus tard, pour rejoindre « l’Union Pacifiste ».
Sa rencontre avec Victor Méric et Roger Monclin dans les années 20, l’amènera à collaborer à la presse libertaire: « La patrie humaine », « Le libertaire », etc.
Bernard Baissat, cinéaste libertaire, lui a consacré un film, réalisé peu de temps avant sa mort.
Robert Jospin et sa compagne Mireille étaient par ailleurs les parents d’un certain Lionel…Aaaah, c’est ballot, j’arrive pas à me souvenir de ce qu’il a fait !

Et voila pour ce billet dominical, en attendant le retour du nuage et son cortège d’oies cendrées…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Bonjour, je pourrais vous parler de l’armistice mais, cela ne m’inspire guère. J’ai donc choisi de vous entretenir d’une Brestoise comme je les aime.

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Bonjour, je pourrais vous parler de l’armistice mais, cela ne m’inspire guère. J’ai donc choisi de vous entretenir d’une Brestoise comme je les aime.

Le 8 mai 1921, mort de Nathalie LEMEL à l’hospice d’Ivry, elle était née à Brest où ses parents, les époux Duval, tenaient un bistro..
Révolutionnaire, internationaliste, communarde et féministe; voilà ce que l’on pourrait écrire sur sa carte de visite. Étonnante histoire que celle de ce petit bout de femme, elle mesurait moins de un mètre cinquante, qui fut une des meneuses de la Commune de Paris. (elle a pas l’air commode, la bougresse…)
Elle est née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un atelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et Bakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du coeur de l’époque, on appelait cela:coopérative alimentaire. Pendant la Commune de Paris, des centaines de repas seront ainsi servis aux plus démunis.
En compagnie d’Élisabeth DMITRIEFF, une russe noble devenue socialiste, elle organise « L’union des femmes pour la Défense de Paris et les soins aux blessés ». On la retrouve également, un drapeau rouge à la main, sur la barricade de la place Pigalle qu’elle a elle-même érigée, exhortant les gardes nationaux à plus de courage.
Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe!), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos.
Graciée en 1879, elle revient à Paris et trouve un travail à « L’intransigeant ». Devenue aveugle, elle mourra dans la misère. Brest, Quimper et Paris ont rendu hommage à cette combattante en donnant son nom à une rue, mais je doute que quelques passants se souviennent de Nathalie Lemel née Duval.

Eugène Kerbaul lui a consacré une étude sous le titre « Une Bretonne, révolutionnaire et féministe » aux éditions Le temps des cerises. La chanson qui illustre ce billet s’intitule « la semaine sanglante » et nous la devons à J.B. Clément.

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Et puis, souvenons nous que c’est un 8 mai en 1999 que disparaissait une figure des plus pittoresques du pavé parisien et qui se définissait lui même comme: Anarcho-ploum-ploum-tralala…

C‘est en effet un 8 mai en 1999 que décède Aguigui MOUNA, de son vrai nom André Dupont.

Cavanna disait de lui : « Mouna c’est une manif à lui tout seul. C’est l’indignation. Sa philosophie ? Un amour universel, boulimique. »  Mouna hantait depuis plus de 40 ans

Sa philosophie est un mélange d’antimilitarisme, d’anarchisme et d’écologisme. Il a mené campagne contre le travail des enfants dans le tiers monde et pour l’aide aux réfugiés du Chili, et il a été l’un des premiers à s’opposer au programme nucléaire de la France.

Il fut nommé chevalier des arts et des lettres par le ministre de la culture Jack Lang qui médaillait beaucoup, il faut bien le reconnaître.

Pour certains, son prédécesseur se nommait Diogène, tandis que pour d’autres il s’appelait Ferdinand Lop, qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer afin que les étudiants puissent se baigner plus souvent. Pour beaucoup, Mouna était tout simplement un apôtre de la bonne humeur.

Quelques unes des citations qu’il aimait à faire:

  • C’est en parlant haut qu’on devient haut-parleur.

  • Du gazon, pas de béton, des moutons, pas de canons.

  • Aimez-vous les uns sur les autres.

  • La grossesse à 6 mois ! La retraite à 15 ans !

  • On vit peu mais on meurt longtemps. 

  • Riez et vous serez sauvé.

  • Aguigui, le cri de la vie !

  • Les valeurs morales ne sont pas cotées en bourse.

  • Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain.

Allez, puisse cela vous apporter le sourire, portez vous bien et à demain peut-être.

HOLD YOUR HORSES…

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Hold Your Horses! est un orchestre fichtrement atypique de par chez nous. Entraînés par une fougue orchestrale luxuriante (le violoncelle, le tuba, la clarinette ou la trompette font partie de leurs joujoux préférés), ces Français évoquent plus une nouvelle étoile sise en pleine constellation montréalaise qu’un énième avatar de musette franchouillarde.

Bon d’accord, on aime ou pas mais moi, j’aime ce coté « néo-baroque », cette douce folie, ce mélange détonant entre les Beattles et Ray Ventura, ce groupe composé de 7 membres d’origines diverses est basé à Paris. Dans le clip j’ai essayé d’identifier les sources, voici ce que j’ai cru découvrir:

La dernière cène de Léonard de Vinci – La naissance de Vénus de Botticelli -La leçon d’anatomie de Rembrandt – La jeune fille à la perle de Vermeer – Le radeau de la Méduse de Géricault – La mort de Marat de David – La création d’Adam de Michel-Ange- Le fils de l’homme de Magritte – Un autoportrait de Frida Kahlo, je crois – Le cri de Munch – Autoportrait à l’oreille coupée de Van Gogh – Marilyn de Warhol – Salomé et la tête de Saint Jean Baptiste par le Caravage -La liberté guidant le peuple de Delacroix – Les tournesols de Van Gogh.

A vous pour la suite…

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir.

La rosette arrosée.

Les moins jeunes d’entre vous se souviennent sans doute de l’affaire Markovic. On retrouva son corps enveloppé dans une toile à matelas en octobre 68. Cela aurait pu rester un fait divers si ce n’était la personnalité du macchabée… En effet, celui-ci n’était autre que le garde du corps des époux Delon. L’affaire pris une tournure politique lorsque l’on découvrit des photos prises lors de « soirées fines » organisée par Markovic où se mélangeaient allègrement représentants de la jet-set, du milieu politique et du milieu tout court. L’une de ces photos mettait directement en scène Mme Pompidou, la femme de l’ancien 1er ministre et futur président…Une lettre adressée à la PJ mettait en cause les époux Delon et un certain Marcantoni. Or, la rumeur voudrait que ce sympathique pèlerin fut incessamment décoré de la légion d’honneur par Nicolas 1er en personne. Le personnage est haut en couleur et à longtemps fait figure du grand banditisme et, même s’il est avéré qu’il ait participé à la résistance, il n’est pas prouvé qu’il n’ait pas fricoté aussi avec la gestapo. « Monsieur François » a aujourd’hui 90 printemps et coule une paisible retraite en région parisienne. Mais, comme le dit François Moréas dans son blog:  « 15 mois de résistance peuvent-ils effacer une vie de truand ? » Décidément, les mœurs de la République ressemblent de plus en plus à ceux d’une fille publique.


Le Wolpertinger…

Depuis quelques semaines, les talus de Keramoal se creusaient de trous pour le moins peu ordinaires eu égard à la taille des lapins qui peuplent nos contrées.

Après de longues heures à l’affut, dissimulé sous les branchages et en tenue de camouflage tel un documentariste animalier, j’ai enfin pu réaliser une photo du responsable.

Je vous laisse juge de la stupéfaction des éminents chercheurs du muséum d’histoire naturelle à qui j’ai confié cette photographie. Les spécialistes Allemands qui l’ont observé pour la première fois, appellent cette chimère: Le Wolpertinger !

Les pesticides et autres éléments chimiques utilisés sans vergogne dans l’agriculture moderne ne sont surement pas étrangers à cette mutation. Il faudra que j’en parle à l’ami Paul…

C‘était le patchwork du vendredi, jour des crèpes, un peu de tout pour pas grand chose. L’important bien sûr est de ne pas se prendre au sérieux. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

CA C’EST JAZZY…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Barney Kessel est un guitariste de jazz américain, né le 17 octobre 1923 à Muskogee (Oklahoma) et mort le 6 mai 2004 à San Diego (Californie).

Né dans une famille modeste, Barney Kessel s’achète sa première guitare à 12 ans et apprend l’instrument en autodidacte. Dès l’âge de 14 ans, il se produit dans des formations locales. La principale source d’inspiration du jeune musicien est le guitariste Charlie Christian. Il semble d’ailleurs que ce dernier soit allé écouter son « jeune disciple », lors d’un passage à Oklahoma City en 1939. Barney Kessel va s’installer à Hollywood où il exerce des petits métiers alimentaires.

En 1943, Il est membre de l’orchestre, dirigé par Ben Pollack, qui accompagne le show de Chico Marx. Kessel se produit avec de nombreux musiciens de jazz et commence à se faire une solide réputation. En 1944, on peut le voir dans le court métrage « Jammin’ the blues » de Gjon Mili, aux côtés de Lester Young et Illinois Jacquet. Il fait partie des big bands de Charlie Barnet (1944-1945) et Artie Shaw (1945) tout en continuant une abondante carrière en studio.

En 1947, Kessell rejoint la troupe de Norman Granz et accompagne Charlie Parker lors de l’enregistrement du fameux « Relaxin’ at Camarillo ». En 1952-1953, il accomplit une longue tournée comme guitariste du trio du pianiste Oscar Peterson. Sous le nom des « Poll Winners », il enregistre quatre albums entre 1957 et 1960 qui connaissent un franc succès.

Catalogué un peu hâtivement comme étant un guitariste bebop, Barney Kessel est capable de s’adapter à tous les styles. On peut l’entendre avec des musiciens aussi différents que Louis Armstrong, Nat King Cole, Lionel Hampton, Ben Webster, George Benson et même Ornette Coleman. Il est aussi un exceptionnel accompagnateur de chanteuses et on a pu l’entendre aux côtés de Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, et Julie London (c’est lui qui tient la guitare sur le tube de cette dernière « Cry me a river » dans la vidéo).

Dans les années 1960, il se livre à des activité plus commerciales (séances « pop », musiques de films…). En 1973, il revient au jazz. On l’entend, entre autres, dans le quintette « Great guitars » (avec ses confrères Charlie Byrd et Herb Ellis). En 1992, il est victime d’une grave attaque cérébrale et doit restreindre son activité ce qui l’amène à connaître de sérieux problèmes financiers. Pour l’anecdote, Sacha Distel organise en novembre 2002 au Petit Journal Montparnasse à Paris, un gala exceptionnel de soutien. Barney Kessel s’éteint en juin 2004.

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Errata: Une erreur de photographie s’est glissée dans le post d’hier. A propos du prix Jean Vigo, c’est Pénélope Lévèque qui apparait, jeune actrice dans le court métrage de Katell Quillévéré « Imprudence » en 2007. Voici la bonne photo et,la réalisatrice est, ma foi, toute aussi séduisante. Gageons que son film saura séduire le jury Cannois.

Allez, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. Demain je vous présente un groupe musical qui vaut le détour mais…A chaque jour suffit sa peine et, peut-être êtes vous comme Bernard Shaw qui préférait un quart d’heure de mauvaise musique à une demie heure de bonne ! En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.


AU HASARD DES 05 MAI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Quelques
05 mai au hasard.


05-05-1789
: Ouverture des États généraux dans la salle des Menus Plaisirs à
Versailles, ce sont les premiers depuis ceux réunis en 1614 par
Marie de Médicis, régente du royaume. Vous connaissez la suite
jusqu’au fameux 14  juillet…On en parle encore !


05-05-1818
: Naissance de Karl Marx. Le bébé joufflu allait devenir un vieux
barbu dont les analyses allaient transformer la façon de voir le
monde.


05-05-1821
: Mort de Napoléon Ier, âgé de cinquante et un ans. A 5 heures 49,
au moment précis où tonne le canon de la garnison anglaise de
Sainte-Hélène, Napoléon Ier rend  »
à
Dieu le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l’argile
humaine
« , selon
Chateaubriand. Il fallait toujours qu’il en rajoute…C’est ça en
fait, le romantisme.

05-05-1926
: Première projection en Allemagne du film « 
Le
Cuirassé Potemkine
« 
d’Eisenstein. Et la poussette qui dévale l’escalier…Mille fois
imité, jamais égalé. C’est le seul point commun avec la Suze
!


05-05-1936
: Victoire du Front populaire aux élections. Ah, les congés payés,
les bains de mer, le départ en tandem, la semaine de quarante
heures. Et « ils » voudraient nous reprendre tout ça
!


05-05-1949
: Création du Conseil de l’Europe. Voici ce que déclarait Robert
Schuman le 5 mai à Londres: «
Aujourd’hui,
nous jetons les fondations d’une coopération spirituelle et
politique, de laquelle naîtra l’esprit européen, principe d’une
vaste et durable union supranationale. »
Pas
mal, hein !

05-05-1955
: La RFA devient un État souverain. Le monde acceptait le mur de la
honte comme aujourd’hui il accepte celui de Gaza…L’histoire bégaie.


05-05-1981
: Mort en prison du militant indépendantiste irlandais Bobby Sands, après 66
jours de grève de la faim. Voir mon billet du 1er mars.


05-05-1988
: Les otages français du Liban sont libérés. Marcel Carton, Marcel
Fontaine et Jean-Paul Kaufmann arrivent à l’aéroport de
Villacoublay. Après trois ans de captivité, ils rentrent à la
maison accueillis par un corse: Charles Pasqua (tiens !)

05-05-1992
: Furiani, Bastia. Une tribune s’écroule lors d’un match de
football. Un premier bilan fait état de 8 morts et de 100 blessés
graves. Pour une fois ce ne sont pas les encagoulés qui sont
responsables.


05-05-2010
:

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Et puis, le 5 mai c’est aussi la St Judith. On dit que la sainte Judith voit pinson au nid ! Alors bonne fête, elle se reconnaîtra.

Il y a quelques jours, je vous parlais de Jean Vigo. Et bien, le prix qui porte son nom vient d’être décerné à la jeune réalisatrice finistérienne Katell Quillévéré pour « Un poison violent » avec Lio et Michel Galabru. Le film sera présent en compétition à Cannes dans la quinzaine des réalisateurs. De prestigieux ainés ont inscrits leur nom au palmarès de ce prix: Pialat, Godard…C’est en règle générale un gage de qualité et d’indépendance d’esprit. Sortie prévue au mois d’aout.

Pour ma part, je ne vais pas attendre le mois d’aout pour sortir car, comme disait mon aïeule: « il faut qu’je fait les commissions ». Allez, c’est vraiment gentil à vous de consacrer quelques minutes de votre précieux temps à ce détour par « les cénobites tranquilles ». Cette semaine et grâce à vous nous allons franchir la barre des 4000 visiteurs; merci encore de votre fidélité et de votre indulgence à l’égard de l’auteur. Portez vous bien et à demain peut-être.