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SUR LA PLAGE ABANDONNEE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la lutte finale et du Graves de Vayre réunis, bonjour !

Nous voici donc le 25 novembre et, entre les Catherine, les Katell, les Cathy et autres Katharina…Elles devraient être nombreuses à porter le chapeau. Personnellement, je ne leur en veux pas d’autant plus que s’il est vrai qu’elles sont l’avenir de l’homme, mieux vaut s’en faire des alliées.

Allez tiens, petit retour en arrière et tant pis si de généreux commentaires viennent encore me traiter de soixantehuitard attardé. Mieux vaut soixantehuitard que jamais (bon d’accord, elle est pas terrible). Que celui qui n’a jamais dansé un slow sur cette musique lève le doigt. 


Alors, ça vous rappelle quelque chose hein ! Comment s’appelait-elle déjà ? Pas la fille, la chanson. Cette chanson à fait plusieurs fois le tour du monde et a été interprétée aussi bien par son créateur, Percy Sledge que par Marvin Gaye, Otis Redding ou Joe Cocker.
When a man loves a woman, tout un programme. Percy Sledge est né un 25 novembre à Leighton en Alabama et, il faut bien le reconnaitre, il est devenu chanteur par le plus grand des hasards. Occupé qu’il était à exercer mille petits boulots pour subvenir aux besoins de sa grande famille (5 enfants), il est repéré par un agent alors qu’il se livre à une improvisation de la chanson qui allait devenir N° 1 en 1966 et que les « cénobites tranquilles » ont retiré du scopitone de l’ermitage pour vous l’offrir.
Quand bien même il ne retrouvera jamais un tel succès quasi planétaire, il sera représenté de nombreuses fois encore dans le hit américain et sera même nommé aux Grammy awards en 96 pour son album Blue night. grand chanteur de Soul qui nous permet de nous offrir cette petite madeleine.

Personnellement, je me rappelle très bien de la fille mais par égard pour sa famille je tairais son nom. C’était une brunette aux yeux vert et, sur la plage abandonnée…Mais qu’est-ce que je raconte !
Allez, je le répète, c’est un plaisir chaque jour renouvelé que de vous savoir de l’autre côté de l’écran de plus en plus nombreux (méthode Coué), alors n’hésitez pas à revenir, invitez des amis, je sais que vous en avez une tonne sur Facebook. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

A LA St POURCAIN, LE CENOBITE VA BIEN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la
méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour !


Vous n’allez pas
me croire mais, dans certains calendriers, ce 4 du mois de frimaire,
qui est comme chacun le sait désormais, dédié à la nèfle, est
lui, consacré à Saint Pourçain. J’ai une tendresse particulière
pour ce vin de pays qui mériterait une meilleure réputation,
notamment le rouge.

On le trouve à des prix très raisonnables et
son assemblage de Gamay et de Pinot noir, alors que le blanc est
vinifié à partir du Tressalier, lui donne cette légèreté
agréable. Une vingtaine de communes de part et d’autre de St
Pourçain sur Sioule sur les bords de l’Allier, ont le droit à cette
appellation.

Saint Pourçain fut ermite bien entendu. C’est à partir du VIe siècle que l’on trouve des traces de la ville dans l’histoire lorsque Porcianus ou Purcianus ou encore Portien, un ancien porcher dit-on, devint abbé d’un monastère établi à une date inconnue sur cette petite hauteur dominant la rivière.

Affligeant !

Je vous en parlais encore pas plus
tard que y’a pas longtemps (billet du 18 novembre)…Et bien, cela
n’a pas trainé.

Appliquant le mot d’ordre lancé
par le CRIF, une trentaine de voyous dont certains (mais pas tous)
encagoulés et munis de casques de moto ont attaqué dimanche en
début d’après-midi le Musée d’Art Moderne de Paris , pour
tenter de détruire une exposition photographique consacrée aux
massacres d’Israël de décembre 2008 – janvier 2009 dans la
bande de Gaza.

Les voyous ont tenté d’atteindre la galerie d’exposition au
sous-sol du musée pour saccager le travail du photographe Kai
Wiedenhöfer. Sans succès : l’accès leur a été barré par
le service de sécurité du musée.

Ils ont alors perturbé l’entrée des visiteurs en scandant des
slogans hostiles à la direction du Musée d’Art Moderne et apposé
des autocollants sur lesquels on pouvait lire :
« Antisionisme=Antisémitisme politique //A bas l’antisémitisme
d’où qu’il vienne //Le palestinisme actif, c’est l’activisme
antijuif//Stop au palestinisme antijuif ». J’ai trouvé cette
information sur Dazibaoueb car, dans les médias…Néant.

Voici comment l’incident est présenté sur le site de « La
ligue de défense juive »: (Rien que le logo, ça fait froid dans le dos…) « Pour protester contre Le
Musée d’art moderne (MAM) de la Ville de Paris qui accueille
l’exposition scandaleuse proHamas du « photojournaliste »
allemande Kai Wiedenhöfer, premier Prix Carmignac Gestion du
photojournalisme 2009. Une vingtaine de militants d’ Europe Israel
et de la Ligue de Défense Juive sont allés distribuer des tracts
d’information auprès des visiteurs du musée.

Une altercation raciste a émaillé cette action pacifique :
un vacataire du musée a interpellé un membre de la LDJ en lui
disant « retourne dans ton pays, retourne en Israel ».

La police appelée par la LDJ est intervenue très rapidement
et a auditionné l’individu raciste qui sous la contrainte de la
responsable du musée a présenté des excuses par crainte d’un
procès contre cet établissement appartenant à la Ville de Paris.

La salle dédiée à la propagande anti-israélienne a été
fermée par le musée jusqu’à nouvel ordre, des incidents étant à
redouter dans les prochains jours contre cette exposition
antisémite.. »

Il y a des jours comme ça où l’on
aimerait mieux commenter des matches de foot. Allez, ne nous fâchons
pas, merci de continuer à visiter « les cénobites
tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.


UN CAFE VOUS AUREZ ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du Harm principle* et de la salade de pissenlits réunis, bonjour !

Oui, nous sommes le 23 novembre, c’est à dire le troisième jour de frimaire (mais non, pas fruits d’mer) dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) mais aussi cette jolie fleur bleu moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux.
Parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais…Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel attendait la cafetière.

*Le harm principle est un principe de philosophie politique et morale énoncé par John Stuart Mill dans son ouvrage De la liberté (1859).

Tout à fait autre chose.
Les amateurs et les amoureux du bebop ne manqueront pas de célébrer la disparition de Anita O’DAY survenue un 23 novembre en 2006, elle était âgée de 87 ans.


Anita est née à Chicago of course, pure autodidacte, elle devient chanteuse professionnelle en 1939. Elle va connaître le succès dès ses premiers enregistrements avec Gene Krupa, comme celui qui illustre ce billet: let me off uptown 1941. Elle va évolué avec d’autres big bands comme celui de Stan Kenton avant de prendre le virage du bebop dans les années 50. Son heure de gloire, elle va la connaître lors du festival de jazz de Newport en 1958 alors qu’elle fut filmée à son insu pour le film Jazz on a summer’s day qui la fit connaître à travers le monde.
A l’instar de tant de musiciens de jazz de l’époque, elle fut accro à l’héroïne ce qui a failli lui coûter la vie lors d’une overdose en 1968 comme elle le raconte dans ses mémoires.
Une anecdote l’a profondément marquée dans sa carrière: En octobre 1970, lors d’un passage à Paris en première partie du grand Charlie Mingus, elle fut huée et insultée par le public au motif qu’elle était blanche. C’est difficile d’être plus cons ! C’est Charlie Mingus lui même qui est venu sur scène pour calmer les choses et déclarer: « Ce que vous faites subir à Anita ce soir, c’est ce que nous vivons tous les jours, nous, les noirs américains !« . Néanmoins elle est revenue chanter à Paris, au new morning, en 1987 ou 88, je crois.
J’aime particulièrement Sings the most avec Oscar Peterson, ça date de 1957.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

JOLI COUCOU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la nouvelle Atlantide et du camembert au lait cru réunis, bonjour !

Le 22 novembre étant le jour de frimaire dédié au navet, restons dans les produits de bouche.

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, je suis encore sous le charme du repas d’hier soir au « Ruffé », rue Yves Collet à Brest-même. A défaut de s’empiffrer de charcutailles pour accompagner un Beaujolais dégoulinant d’arômes synthétiques de banane, ma tendre amie et moi avons opté pour une vraie cuisine autour de vrais produits.
Histoire de vous faire saliver quelque peu, je vous narre la soirée. D’abord un millefeuilles de truite Fario, beurre blanc aux algues et oeufs de truites fumés, suivi d’un suprême de « coucou » de Rennes (en direct de chez Paul Renaud, éleveur à Louvigné de bais) farci au foie gras et enfin, blinis au miel de Ouessant et fruits de saison flambés au lambig du manoir de kinkiz. A gauche, le coucou rennais.

Tous ces produits appartiennent au patrimoine breton et Thierry Beauvy ne se lasse pas de vous en conter l’histoire. Les fraises de pleine terre arrivent de chez nos voisins de Plougastel, le miel est celui des abeilles noires de l’île d’Ouessant, le « coucou » est cette race de poules sauvée de l’extinction par le conservatoire et qui n’existe que dans le pays rennais. Même le pain est fabriqué à partir d’un blé dont il ne subsiste qu’une parcelle du côté de Daoulas et qui répond au joli nom de « le barbu du Finistère« . Enfin, un vin rouge rarissime, issu du cépage César, apporté par les légions romaines et dont il reste quelques hectares cultivés dans l’Auxerrois. Vous remarquerez que je n’ai encore usé ni abusé d’aucun adjectif du genre, bon, sublime, savoureux, succulent, mais j’aurais pu…

Inutile de vous dire que pour les papilles il s’agit d’une promenade de santé des plus revigorantes. Si par bonheur vos pas vous conduisent dans la cité du Ponant, n’hésitez pas une seconde.


Et bien entendu, l’illustration sonore ne pouvait être que celle là: « Joli coucou » interprètée par les frères Morvan accompagnés par « Red Cardell ».

C‘est le moment choisit par l’alimentation de mon PC pour faire des siennes. Résultat, je vais être dans l’obligation d’écourter ce billet; à peine le temps de vous remercier pour votre visite et de vous dire, portez vous bien et à demain peut-être.



C’EST NOUS LES CANUTS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du mutualisme social et des pieds paquets réunis, bonjour !

Le 21 novembre correspond au 1er jour de frimaire habituellement dédié à la Raiponce, jolie petite fleur bleue. L’allégorie qui représente frimaire est toute symbolique. La scène de chasse ne fait pas qu’allusion à la saison, mais aussi au
signe du Sagittaire (symbolisé en filigrane, en haut à droite),
correspondant à cette période.

En hiver, le ciel est aussi dominé par la constellation du Grand
Chasseur (Orion ). A l’inverse, le ciel d’été est dominé par le Scorpion
(à l’opposé dans le ciel ). Dans la mythologie, ce scorpion fut envoyé
par la déesse Gaïa (la Terre ) pour tuer Orion. La constellation d’Orion
est suivie par celles du Petit Chien et du Grand Chien.
Les bretons vont célébrer (ou pas) St Koulman. En fait il s’agit sans doute de St Colomban qui débarqua de son curragh du côté de St Malo après avoir traversé le Channel. Grand voyageur, il évangélisa l’Europe et du coup, le Vatican a accepté d’en faire le Saint patron des motocyclistes !  Nous sommes au milieu du VIè siècle, Clovis réunifie la Gaule et en Bretagne Armoricaine règne Judicaël.

Mille ans plus tard…
Le 21 novembre 1831, éclate sur la colline de la Croix-Rousse, au nord de Lyon, la révolte des canuts. Elle va se propager dans tous les quartiers ouvriers de la métropole. Les insurgés prennent pour emblème le drapeau noir et la devise: « Vivre en travaillant ou mourir en combattant ».


Cinquante ans plus tard, Aristide Bruant en fera cette chanson magnifique. Ce mouvement social est exemplaire à plus d’un titre ainsi que nous l’allons voir. Les canuts dont le nom vient de du mot canette ou bobine, sont des artisans qui tissent la soie à domicile sur leur propre métier à bras. Ils travaillent pour le compte des soyeux (les patrons) qui leur fournissent la matière première et récupèrent le produit fini. Il sont environ 6000 artisans qui emploient 30 000 compagnons. Tout cela pour 18 sous par jour et 15 heures de travail.

Après un accord arraché au préfet du département sur un tarif minimum que les soyeux refusent d’appliquer prétextant de la concurrence internationale et des contraintes du marché (cela ne vous rappelle rien ?), la colère éclate. Les canuts descendent de leur colline, drapeau noir en tête, et occupent le centre de Lyon. Après de nombreux combats, on compte une centaine de morts. Le maréchal Soult débarque à Lyon à la tête de 20 000 soldats, la ville est reprise, la garde nationale qui avait pactisée avec les ouvriers est dissoute, le tarif minimum abrogé et le préfet révoqué. En 1834, les canuts vont remettre le couvert et cette fois ci, c’est Thiers, celui là même qui quelques années plus tard écrasera la Commune dans le sang, qui va se charger de la sale besogne. 600 morts et 10 000 arrestations. A la chambre des députés, Casimir Perier, président du Conseil, s’exclame: « Il faut que les ouvriers sachent qu’il n’y a de remède pour eux que la patience et la résignation.« . Et alors, 180 ans plus tard…A vous de juger ! A lire, le livre de Jacques Perdu aux éditions Spartacus.

Voila pour ce dimanche, portez vous bien et à demain peut-être.

Philosophe prônant un individualisme aristocratique et libertaire, adolescent, il découvre qu’il est atteint d’une maladie rare et invalidante, l’acromégalie (dérèglement hormonal, provoquant l’allongement des membres) qui l’incite à s’isoler. Après des études à Arras, Paris et Douai (licence en 1883), il obtient en 1885 un premier poste à Aurillac comme professeur de philosophie. Influencé par l’oeuvre de Schopenhauer, de Nietzsche et de Stirner, il développe une philosophie individualiste radicale et « une morale désespérée, mais élégante, de la résistance ».

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la raison pure et du miel d’acacia réunis, bonjour !

Je
cherchais une opportunité pour évoquer devant vous ce philosophe
cher à mon coeur et à mon esprit: Georges Palante. Profitons de ce
jour anniversaire de sa naissance, 20 novembre 1862, pour en dire
quelques mots.

Philosophe
prônant un individualisme aristocratique et libertaire, adolescent,
il mais élégante, de la résistance".">découvre qu’il est atteint d’une maladie rare et invalidante,
l’acromégalie (dérèglement hormonal, provoquant l’allongement des
membres) qui l’incite à s’isoler. Après des études à Arras, Paris
et Douai (licence en 1883), il obtient en 1885 un premier poste à
Aurillac comme professeur de philosophie. Influencé par l’oeuvre de
Schopenhauer, de Nietzsche et de Stirner, il développe une
philosophie individualiste radicale et « une morale désespérée,
mais élégante, de la résistance
« .

En
1911, il entame pour le « Mercure de France » une chronique
philosophique. En 1916, à St-Brieuc (où il exercera jusqu’à sa
retraite), il fait la connaissance de l’écrivain Louis Guilloux.
Celui-ci s’inspirera de la vie de Georges Palante dans son roman « Le
sang noir
« (1935). J’ai eu le bonheur de rencontrer Louis
Guilloux quelques années avant sa mort par l’intermédiaire d’un ami
historien de Saint Brieuc. Il avait encore pour Palante une immense
affection et un profond respect. Son personnage de Cripure, c’est
Georges Palante, son professeur de philosophie au lycée de St
Brieuc. Il était un fanatique de la mais élégante, de la résistance".">Critique de la raison pure de
Kant, d’où la contrepèterie :
Cripure
de la raison tique…

En
1925, le pessimisme prenant le pas sur la lutte, Palante met fin à ses
jours en se tirant une balle dans la tempe.

Palante
part du constat qu’il existe des antinomies entre l’individu et la
société, et que ces dernières ne peuvent en aucun cas être
résolues. Pour autant, Palante ne condamne pas l’idée même de
société, et il préfère opposer à cette dernière un combat que
mènera chaque individu, afin d’éviter pour ces derniers de tomber
dans les pièges que tend la société. Ainsi, sa vision de
l’individualisme se veut constructiviste : il faut construire
l’individu, afin de lui permettre de vivre au sein de la société,
tout en évitant que cette dernière ne le broie. Ainsi, Palante se
déclare « athée social », condamnant l’esprit grégaire
qu’il n’aura de cesse de pourfendre tout au long de sa vie…

Voila qui me plait bien et qui ne va pas déparer aux cimaises de notre galerie de portraits. Allez, vous revenez quand vous voulez, la clé est sur la porte ! En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

LA LEGENDE DE BRAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la Celte attitude et de la saint jacques « juste poëlée »
réunies, bonjour !

Pour
les Bretons, le 19 novembre marque la Saint BRAN.

Pas très loin de
Keramoal, face à la mer, du côté de Kerlouan, quelques vieux
connaissent encore la légende de Bran. Elle raconte le souvenir d’un
combat livré au 10ème siècle par Even le Grand aux hommes du Nord.
L’illustre chef breton les força à la retraite, mais ils ne
s’embarquèrent pas sans emmener des prisonniers, parmi lesquels le
petit-fils du Comte Even, celui qu’on appelle Bran le corbeau,
l’oiseau divin des celtes. Il ne reverra jamais les côtes de
Bretagne.

Le temps a passé ; à Kerlouan, sur le champ de bataille à
Neiz-Vran, un grand chêne domine le rivage. Chaque année, en
novembre, des oiseaux de mer se posent sur ses branches, des oiseaux
au plumage noir et blanc, avec une tâche de sang au front. Au cœur
de la nuit apparaît un jeune corbeau, bien fatigué, qui se repose
en haut du chêne et dit « chantez pour moi, oiseaux de mon pays,
vous qui n’êtes pas mort loin de la Bretagne
». Alors les oiseaux
entonnent un chant si beau que la grande mer salée s’arrête de
bouger et fait silence pour les écouter !

C’est beau comme un camion rouge…

 

Le
19 novembre c’est aussi la date anniversaire de la mort d’un grand
peintre et graveur Belge: James ENSOR.

Anarchiste,
symboliste et expressionniste, il est né à Ostende en 1860. Fils
d’un ingénieur Anglais ruiné, sa maman tenait une boutique de
souvenirs. En 1877, il s’inscrit à l’académie des beaux arts de
Bruxelles et commence à fréquenter les milieux artistiques de la
capitale. Il se lie avec Félicien Rops et le professeur Rousseau qui
vont l’introduire plus avant dans l’anarchisme. En 1881, il expose ses
premières oeuvres et va intégrer divers cercles artistiques
d’avant-garde mais, ses toiles ne suscitent qu’incompréhension et
refus de la part des salons d’Anvers et Bruxelles. C’est en 88 qu’il
peint le tableau qui le rendra célèbre par la suite: « Entrée
du Christ à Bruxelles
».Ici à droite.

Soutenu
par Emile Verhaeren (les villes tentaculaires), il expose au salon de
la « libre esthétique » puis à Paris en 1894 sans
pourtant soulever un grand enthousiasme. Pamphlétaire insolent et
savoureux, il ne rencontrera la reconnaissance officielle qu’à
partir de 1929, année où il devient citoyen belge et où la
bourgeoisie, pas rancunière, lui décerne le titre de Baron,
organisant une grande rétrospective de son oeuvre au palais des
beaux arts de Bruxelles.

 

Voilà
pour ce jour d’hui, 438è billet mis en ligne par « les
cénobites tranquilles ». Et comme il n’est jamais trop tard, voici un conseil de notre ami SINE pour le choix de votre beaujolpif mis en ligne sur sa zone. Merci de votre attention, de votre
indulgence à l’égard de l’auteur et surtout de votre fidélité.
Pour ceux qui, par le plus grand des hasards, auraient échappé à
cette recommandation, vous pouvez toujours voter pour ce blogue
(colonne de droite en bas). Portez vous bien et à demain peut-être.

REGARD EN COING…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la bio-diversité et de la perdrix aux lentilles réunies, bonjour !

Nous voici le 18 novembre c’est à dire le 28 de brumaire et c’est le jour du coing. J’ai découvert cet été qu’au milieu du jardin de Keramoal, dans un embrouillamini buissonneux, se cachait un cognassier qui ne demandait qu’à s’épanouir. Après une bonne taille, il conviendra d’en surveiller la croissance… du « coing » de l’oeil.
Tiens, petit coucou à Dany la Giennoise, je suis sûr que, pareille à la madeleine de Proust, le coing lui évoque les fameux Cotignac d’Orléans, cette sucrerie que l’on dit être l’ancêtre du Roudoudou et qui fait la fierté du Loiret dans leur non moins fameuse boite en bois. Chacun connait la pucelle d’Orléans, la porcelaine de Gien, mais les Cotignac, j’avoue que ça m’en bouche un…Coing.. Le coing est très parfumé d’où sa présence dans toutes sortes de préparations depuis les tartes jusqu’aux confitures et gelées. Je me souviens en avoir dégusté au Portugal, en accompagnement du fameux Leitao, le cochon de lait et où il porte le joli nom de Marmelo qui a donné en français marmelade qui signifiait à l’origine confiture de coings.
C’est pas beautiful ça, mes body boys ? On apprend tous les jours quelque chose sur « les cénobites tranquilles ».

Tout à fait autre chose.

Je vous ai dit ma déception relative à l’expo consacrée à Larry Clark au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris. Et bien voila qui va peut-être me réconcilier avec cette institution.




C‘est le photographe allemand Kai Wiedenhöfer qui accroche cette fois ci ses clichés aux murs du musée. Cela s’appelle GAZA 2010. 85 photographies en couleurs, l’exposition s’articule autour de deux thèmes majeurs les décombres et les portraits : 35 photographies de bâtiments détruits dont 10 panoramiques montrant les stigmates des bombardements. 50 portraits de Gazaouis blessés au cours de l’opération « Plomb durci ». Vous ne serez pas surpris si je vous dis que le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives en France) a tenté de faire interdire cette expo. Le CRIF qui avait manifesté son soutien à l’armée  israélienne  lors de
l’opération Plomb durci en 2008,  au cours de  laquelle Tsahal avait
bombardé des populations civiles au phosphore  blanc,  s’indigne dans un
communiqué de l’exposition photos  du Musée  d’art moderne consacrée à
Gaza. Dépèchez vous, c’est jusqu’au 5 décembre.

J‘ajoute, pour ceux que la lecture ne rebute pas que le prix Gondecourt 2010,du nom d’une petite ville
nordiste, a été décerné lundi au journaliste Charles Enderlin

Le correspondant de France 2 à
Jérusalem est récompensé pour son livre « Un enfant est mort »
(Don Quichotte), racontant la façon dont il a été harcelé après
la diffusion des images de la mort à Gaza d’un jeune Palestinien
en 2000.

Ce prix, qui récompense une
enquête journalistique, a une valeur symbolique de 7,62 euros, à
l’instar du Goncourt.

Enderlin, est persécuté depuis
dix ans pour avoir diffusé les images de la mort d’un enfant
palestinien. Dans son livre, il raconte comment, en Israël mais
surtout en France, des militants proches de la droite et
l’extrême-droite israélienne le harcèlent et le traînent en
justice depuis une décennie pour les images montrant la mort de
Mohammed al-Dura.


Allez, on s’arrête là pour aujourd’hui, à chaque jour suffit sa peine, comme disait mon aïeule, jamais en reste d’un proverbe. Merci d’avoir fait le détour par « les cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.

REMANIER N’EST PAS JOUER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la continuité sans le changement et de la daube de boeuf réunies, bonjour !

Remanier c’est, arranger, changer, corriger, modifier, refondre, renouveler, reprendre, retoucher, réviser, revoir, transformer… C’est vous dire si l’on était en droit d’attendre des bouleversements de cette nouvelle mouture du gouvernement. Et bien, comme le disait avec beaucoup d’à propos mon aïeule: « On change tout mais on touche à rien !« . (A gauche, dessin de Miassu, il date un peu mais est toujours d’actualité.)

On voit bien que Borloo n’est plus dans le coup, lui, aurait attendu jeudi pour que l’annonce du nouveau gouvernement coïncide avec la sortie du Beaujolais nouveau.

C‘est Machin à la place de Truc et Une telle qui remplace Duchmoll sous la conduite de Fillon qui remplace Fillon. Fadela Amara retourne dans sa HLM d’où elle n’aurait jamais dut sortir, ni pute ni soumise ni ministre. Alliot-Marie à réussi à faire de son compagnon un ministre, c’est plus facile pour la vie de famille. L’oscar du retournement de veste revient sans conteste à Maurice Leroy, il a entamé sa carrière politique au Parti communiste puis est devenu bras
droit du centriste François Bayrou, avant de rallier Nicolas Sarkozy
entre les deux tours de la présidentielle de 2007. Vice-président de l’Assemblée nationale, il avait tout
récemment estimé que Jean-Louis Borloo serait un « bon choix » pour
Matignon. Ca promet ! Et puis Juppé-faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais, il s’était engagé, juré craché, pas de cumul, tout pour Bordeaux.
La belle Rama Yade va pouvoir se remettre au tricot, Eric Woerth préparer sa défense, Kouchner reprendre ses livraisons de riz et Morin se mettre à rêver à 2012…Si Borloo ne le mange pas. Et bien voila, les pieds nickelés sont en ordre de marche.
Oui mais, Madame Michu, et le chômage, le pouvoir d’achat, la retraite, les salaires, la sécurité…Euh, ah oui mais non, ça c’est autre chose, faut pas tout mélanger, nous on fait un gouvernement pour les présidentielles de 2012 pas pour régler les petits problèmes de la vie quotidienne, ah non, c’est du sérieux un gouvernement. Il nous reste un an pour contrôler, maîtriser, planifier, placer nos hommes aux manettes de la presse écrite, la police, la justice, la radio, la télé, le foot, le tiercé, le loto. Verrouiller internet, bâillonner Médiapart, libérer Taponier et Ghesquière, faire monter Mélenchon dans les sondages…C’est du taf ça, à plein temps qu’ils vont bosser les nouveaux sinistres.

Bon allez, je m’arrête là, on va pas se faire du mal non plus. Fort heureusement il y a des nouvelles beaucoup plus réjouissantes. Tiens, par exemple, le rapport de Dominique Versini, mais si, vous savez c’est la défenseur(e) des enfants. Jusqu’à ce jour autorité indépendante mais plus pour très longtemps.

Et qu’est-ce qu’elle nous dit Dominique-nique-nique ?
Qu’il y aurait dans notre douce France, cher pays de mon enfance, deux millions d’enfants frappés par la situation de pauvreté dans laquelle vivent leurs parents et que cette « précarité massive » à des conséquences extrêmement graves. Alors, c’est qui le ministre des enfants dans le nouveau gouvernement ? (Désolé, je n’ai pas retrouvé l’auteur du dessin.)

Décidément, c’est plus fort que moi, faut que j’y revienne. Allez, merci encore de votre visite, portez vous bien malgré tout et à demain peut-être.

SAINT EMILION ETAIT BRETON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la liberté de conscience et de l’entrecôte marchand de vin réunies, bonjour !

Le 26 brumaire est le jour de la pistache ce qui, vous en conviendrez, nous fait une belle jambe. Mais c’est aussi le jour de la Saint Emilion et là, je voudrais en profiter pour rétablir une vérité trop longtemps ignorée…Saint Emilion était Breton !
Emilianus naquit à Vannes au début du VIII ème siècle. Laïc, il se signala dès sa jeunesse par sa charité et son attention envers les pauvres. Le Comte de Vannes l’engagea comme intendant de sa maison. Il fut très vite en butte aux lazzis comme dit Brassens et se décida à l’exil. Sur son chemin vers St Jacques de Compostelle il est accueilli par Martin, un abbé bénédictin du Saintonge qui l’engagea à devenir moine. A nouveau il fut la cible des envieux, c’est Don Mabillon, lui même Bénédictin et historien au 17è siècle qui le raconte. Emilianus décida dès lors de se retirer pour vivre une vie d’anachorète. Que n’a t-il choisit les cénobites ! Il s’arrêta dans la forêt de Combes et cet ermitage est aujourd’hui devenu la ville de Saint Emilion. L’ermite s’installa dans une des grottes et y fixa son oratoire. Mais, la sainteté attire et une fois de plus le saint se vit recherché. On venait le voir, lui poser des questions, l’entendre et se convertir. Enfin, il se résolut à fonder un monastère et il y mourut en 767. L’église de Saint Emilion, monolithe, creusée dans la pierre est peut-être ce qu’il en reste. Vous connaissez la suite, quand il y a des moines, il y a des vignes, fussent celles du seigneur, elles donnent aujourd’hui quelques grands crus à faire pâlir un saint homme.


En bonus voici une version de « Gwin ar Challaoued » par les Tri Yann. On dit que cette chanson était entonnée par les Bretons qui s’en allaient piller les caves françaises pour leurs vins réputés.
Allez, à la vôtre, portez vous bien et à demain peut-être.