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GROLLEAU & MUSCADELLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bien sûr, je pourrai vous souhaiter un joyeux Noël mais avouez que c’est un peu convenu. Pour la bonne année, ce serait un peu prématuré, quand aux joyeuses Pâques, ça ferait carrément déplacé. La liste est longue d’autant qu’elle se termine toujours par: « …Et surtout, la bonne santé, hein ! « . Notez que le « hein » est très important, sans lui la phrase perd de sa force de conviction, on y croit moins, ça donne l’impression désagréable de voeux à la petite semaine, des voeux en solde en quelque sorte. Or, loin de moi la volonté de brader la tradition, à l’heure où l’identité nationale est en péril, il convient de respecter les us et coutumes sous peine de finir étouffé sous une burqa, écrasé par la chute d’un minaret, enlevé par les Raëliens, examiné par les scientologues, safranisé par les Hare-krishna ou nanisé par les mighty.

Pour ceux qui n’ont pas suivi depuis le début, je rappelle que vous avez toutes les explications sur ilovemighty  . Voyez ce père Noël, je ne sais pas comment ça fonctionne cette histoire de droits d’auteur mais, je connais le créateur (pas de « C » majuscule), je veux dire celui qui a conçu les mightys, je vais lui poser la question avant d’avoir un procès. A la vérité, et pour paraphraser le poête, adresser ses bon voeux c’est un peu promettre quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas…

Bon, ce n’est pas que je m’ennuie en votre compagnie, bien au contraire, mais, j’ai un chapon à plumer, un cent d’huitres à ouvrir (et un sang d’encre à me faire) sans compter le travail à la cave. Tiens à ce propos, nous avons découvert, ma fiancée et moi lors d’un diner au « Ruffé » à Brest même, un vin qui mérite largement le détour. Il accompagnait dignement un dos de lieu roti, piqué au chorizo. Un Sainte Foy Bordeaux, chateau des chapelains de chez Charlot propriétaire, c’est un cépage 100% muscadelle, une vraie merveille à découvrir absolument. Petit message personnel pour Jean-Yves, c’est un resto où il y a du Grolleau à la carte !

Allez, portez vous bien, vous en « fêtes » pas, ça va passer et, à demain peut-être.

POUR LES YEUX D’ELSA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Écrire c’est une façon de parler sans être interrompu disait Jules Renard. Je poursuis donc ma galerie de portraits à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Louis Aragon. Au delà de ses engagements politiques, de sa trop longue cécité vis à vis du stalinisme, il nous lègue des textes d’une telle beauté, surtout quand ils sont porté par des interprètes comme Ferré ou Ogeret qu’il mérite bien ce petit hommage.

Fils illégitime d’une liaison entre Marguerite Toucas et un homme politique célèbre, Louis Aragon naît le 3 octobre 1897, à Paris. Son enfance toute entière se trouve du coup marquée par le mensonge et la dissimulation: pour sauver les apparences, sa mère se fait en effet passer pour sa sœur et sa grand-mère, pour sa mère adoptive, tandis que ses tantes deviennent ses sœurs et que son père devient un vague parrain, qui ne lui apprendra la vérité de sa naissance qu’avant son départ pour le front. Il est incorporé en 1917 et part pour le front où il rencontrera par hasard André Breton. Trois fois enseveli sous les bombes, Aragon survit cependant au conflit et se consacre avec une énergie décuplée à l’écriture, sous toutes ses formes.
Il rencontre en 1928 un jeune écrivain russe, Elsa Triolet, dont il ne se séparera plus. Il devient simple journaliste à
L’Humanité et entame une nouvelle carrière de romancier avec Les Cloches de Bâle (1934). Après la mort d’Elsa Triolet (1970), il poursuit comme il le peut ses activités politiques auprès de l’union de la gauche (il sera décoré par F. Mitterrand) et survit en changeant radicalement de style de vie et en affichant dans les médias ses relations homosexuelles, notamment avec Jean Ristat, lui-même écrivain et poète qui lui fermera les yeux le 24 décembre 1982. Sa mort sera suivie d’un concert étonnant de louanges et de cris de haine qui ne s’est guère estompé depuis.

Voila, je vous souhaite de passer d’excellentes fêtes de fin d’année, n’hésitez pas à abuser des bonnes choses, on ne sais jamais de quoi demain est fait. Portez vous bien et, à demain peut-être. 

MY FUNNY VALENTINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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MY FUNNY VALENTINE.

Chesney Henry, « Chet » Baker Jr, le jazzman blanc le plus dépressif de l’histoire est né le 23 décembre 1929 à Yale, Oklahoma. A 10 ans, Chet et sa famille déménagèrent vers la Californie du Sud, pendant l’âge d’or du bebop. Pour les 12 ans de Chet, son père lui offrit un trombone . Le garçon trouvant l’instrument trop difficile , l’échange pour une trompette. Il en jouera tout le long de sa scolarité. En 1946, il part à l’Armée, mais n’abandonne pas son instrument pour autant, il jouera d’ailleurs avec l’Army Band dans le Berlin conquis. Il passe avec succès une audition pour Charlie Parker et trouve le succès en 1952 au sein du Gerry Mulligan’s pianoless quartet, qui joue régulièrement à Hollywood. Chet s’illustre par la force de son solo sur le morceau « My Funny Valentine« , un morceau qu’il gardera comme fétiche tout au long de sa vie. Après un séjour en Europe,Il retourne aux Etats-Unis en 1956 et devient accro à l’héroïne et à la cocaïne. Après un concert à San Francisco en 1966, il se fait agresser par des dealers. Sa mâchoire est fracturée et beaucoup de ses dents (très fragilisées par des années de drogue) sont cassées. En 1973 Il recommence aussi à enregistrer, redevient toxicomane et repart en Europe, où il tourne et enregistre de plus en plus régulièrement, principalement à cause de ses besoins d’argent pour acheter sa drogue. Le vendredi 13 mai (pas d’bol) 1988 à Amsterdam, Chet Baker tombe de la fenêtre ouverte de sa chambre d’hôtel. Sa carrière prend fin brutalement, alors que ses qualités musicales sont au plus haut. Une autopsie révèle qu’il n’était ni saoul ni drogué au moment des faits. Son corps sera enterré au Cimetière du Parc d’Inglewood, en Californie.

TABAC CENT BALLES ?

Vous connaissez la dernière ? Ils vont mettre des photos gores sur les paquets de cigarettes…Les bureaux de tabac vont prendre un petit air de « la nuit des morts vivants ». Je propose pour ma part de mettre des visuels sur les écrans plasma: « TF1 peut vous rendre débiles » ou encore, à l’entrée des sous-préfectures: « Les propositions d’ Éric Besson peuvent nuire gravement à la santé républicaine ». A l’entrée des églises et des mosquées: « Attention, la religion c’est l’opium du peuple ». On n’est jamais trop prudent. Non, décidément, considérant comme Magritte que « ceci n’est pas une pipe », c’est pas demain que j’arrête de me la bourrer !

Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et, à demain peut-être.

ENFIN DU SEXE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Vous voyez comme vous êtes ! Dès que le mot sexe apparaît dans le titre, le nombre de visiteurs augmente très sensiblement…Alors, supercherie, ou marketing ? Le débat est ouvert mais force est de constater que beaucoup s’intéressent davantage aux fesses qu’aux faits, à la température de Carla qu’à celle du globe. Mais, je persiste et je signe.

APRES COPENHAGUE.

Pour rester dans la métaphore cinématographique initiée par certains de vos commentaires et reprendre une phrase fameuse de Lino Ventura, je vous avoue que les atermoiements de nos dirigeants commencent très sérieusement à me les briser menu.

Après le fiasco de « Copenblague », rendez-vous à Mexico. Vous avez aimé Kyoto, vous allez adorer Mexico. Et pendant que le pôle fond, l’écolo se morfond. Pendant que le roi Arthus Bertrand poursuit sa quête du Graal, Boorlo se désespère de trouver encore des glaçons pour sa solution hydro-alcoolique. Obama ne dit mot et Hulot le pense tout bas. Les Indiens n’en veulent point, les Chinois, pas plus qu’ça, le Brésil est sur le grill et Sarko rêve d’une gouvernance mondiale pour remplacer l’ONU. Le temps est venu dit-il de remplacer le « machin » comme disait le Général par un « bidule » comme le croit Gudule. Et pendant ce temps là, le gulf stream a mauvaise mine, el Nino a un coup de chaud et la terre Adélie aura bientôt des airs de Ténéré. Je vous échange deux paquets d’Arielle Dombasle contre un paquet de mer à la pointe du Raz que les conclusions de Mexico seront étrangement ressemblantes à celles de Copenhague. Tant que nous n’aurons pas intégré l’idée que ce n’est pas l’humanité mais son avatar, le capitalisme, qui est l’ennemi public n° 1, toutes ces conférences seront cautères sur jambes de bois et pipi dans le violon. L’écologie est au capitalisme ce que le doryphore est à la pomme de terre, il y a incompatibilité génétique; et Monsanto n’y changera rien. La révolution environnementale que le XXIème siècle attend, exige que l’on se débarrasse de ces goinfres affamés de profit qui se fichent de la planète comme de leur première Rollex. Avis aux amateurs.

Et voila pour aujourd’hui, rien de tel qu’un petit coup de gueule pour vous redonner le moral. Allez, ne désesperez pas, portez vous bien et, à demain peut-être.

C’ETAIT LA BANDE A BONNOT.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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C’ETAIT LA BANDE A BONNOT.

Le 21 décembre 1911, rue Ordener à Paris (18e), a lieu le premier braquage en automobile de l’histoire criminelle, celui de la « bande à Bonnot« . A huit heures du matin, le garçon de recettes Caby qui vient livrer la banque « Société Générale » est braqué par quatre hommes : Bonnot, qui reste au volant de l’automobile, Callemin, Garnier et un quatrième homme (qui serait Dieudonné, selon la version de la police).
C’est Garnier qui tire à deux reprises sur Caby, le blessant grièvement, tandis que Callemin s’empare de la sacoche dont le contenu se révélera fort décevant (il n’y a que 5 000 francs de monnaie, le reste en titres
difficilement négociables). La voiture démarre en trombe. Certains témoins qui tentent de les arrêter dans leur fuite deviennent à leur tour des cibles, mais aucun d’eux ne sera atteint par les balles.
La voiture, une magnifique Delaunay-Belleville, a été volée dans la nuit du 13 au 14 décembre chez un riche particulier à Boulogne-sur-Seine; elle restera jusqu’au jour du braquage garée à Bobigny, chez un garagiste anarchiste du nom de Dettwiller. Après le hold-up, elle sera abandonnée (sans sa plaque d’immatriculation) au bord de la mer à Dieppe, près de l’embarcadère pour l’Angleterre, laissant ainsi croire que les bandits ont traversé la Manche.
Cette action audacieuse d’un nouveau genre va susciter une énorme émotion dans l’opinion publique et lancer toutes les polices de France sur la trace des anarchistes qu’ils soient ou non liés aux activités de la bande.

CACHEZ CE SAINT…

Il fallait s’y attendre ! Alors qu’en octobre 2008, Benoît XVI n’avait pas souhaité signer le décret des Vertus héroïques du pape Pie XII, « jugeant opportun un temps de réflexion ». Il semble qu’aujourd’hui le processus de béatification d’Eugenio Pacelli soit bel et bien lancé malgré les apparences. Le 19 décembre, le pape Benoît le seizième vient d’autoriser la publication du décret sur les Vertus héroïque de son prédécesseur Pie XII, ce qui donne à ce dernier le titre de « Vénérable », étape incontournable pour la poursuite de sa procédure en béatification. Le pontificat d’Eugenio Pacelli, qui dirigea l’Eglise catholique de 1939 à 1958, après avoir été nonce apostolique à Berlin au moment de l’arrivée d’Hitler au pouvoir, est très contesté. Le pape Pie XII est accusé d’avoir gardé le silence sur la Shoah durant la Seconde guerre mondiale. C’est pour cette raison que sa béatification de était restée au point mort depuis des années dans l’attente de la signature par Benoît XVI de ce décret. C’est les Juifs qui vont être contents.

Pour un peu, je vous faisais un remake du  » Le bon, la brute et le truand ». Nous sommes donc en hiver, pour les puristes, c’est le premier jour de Nivôse et apparemment, il est au rendez-vous; non, pas le puriste, l’hiver ! Voici passée la barre des 100 numéros, bientôt je pourrai vous faire un « Brest off » (jeux de mots Capelo). Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

UN DROLE D’OISEAU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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LE TUEUR ET L’OISEAU.

Quel bonheur hier matin de voir que le froid et la neige avaient aussi amené dans leurs bagages une magnifique bécasse qui en profitait pour faire le tour du propriétaire. Malheureusement, la bécasse me fait immanquablement penser à un triste individu que les vicissitudes professionnelles m’ont obligé à fréquenter et qui a consacré une grande partie de son temps à essayer de pourrir celui des autres. Un chasseur de bécasse… J’imagine que vous l’aviez deviné, je n’aime pas les chasseurs, sauf de jupons, et celui-là représente pour moi tout ce qui est détestable chez cette engeance. Je balançais donc entre le plaisir d’admirer cette merveille de la nature et le souvenir désagréable de ce triste sire. La vie est ainsi faite qu’elle équilibre toujours les choses et nous laisse la responsabilité de faire pencher la balance d’un coté ou de l’autre. Entre le tueur et l’oiseau, je n’ai guère hésité.

GRAND CONCOURS: QUI A DIT ?

« …Si le climat avait été une grande banque, ils l’auraient déjà sauvé. »

  • Mme de Fontenay

  • Domenech

  • Hugo Chavez

Bien sûr il s’agit de Hugo Chavez lors de son intervention à la conférence de Copenhague.

LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE.

Pour ceux qui s’interrogent sur le mystère qui entoure l’ermitage de Keramoal, levons une partie du voile. Voici une vue enneigée de ma paisible retraite. Modeste demeure campagnarde en plein pays d’Iroise, battue par les vents de sud -ouest et à quelques encablures de la cité du Ponant et d’où je vous envoie chaque jour ce billet sans prétention.

La neige s’est maintenant arrêtée de tomber et, devinez quoi…Il pleut ! Néanmoins, comme le dit un refrain d’actualité: Noubliez pas de bien vous couvrir. Portez vous bien et à demain peut-être.

JUSTE UN PETIT MOT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Pour ce 100ème billet posté depuis le début de ce blog, j’avais imaginé un feu d’artifice de jeux de mots, une explosion de calembours, une ventrée de contrepèteries, une orgie d’humeur et d’humour mais… Le blanc manteau qui recouvre Keramoal a refroidi mes ardeurs. Au dehors, un rouge-gorge ventru et une élégante mésange se disputent l’accès à un petit peu de graisse déposée là pour leur permettre d’affronter les rigueurs hivernales. Maître Jeannot, lapin autochtone, reste à couvert sous les feuillages de la haie, le merle à bec jaune sautille dans la neige, laissant derrière lui l’empreinte de son passage. Une vraie carte postale quoi !

A l’extérieur de l’ermitage, dans le reste du monde quoi, la grande comédie continue. A Copenhague bien sûr où on a fini par se mettre d’accord sur le fait qu’on n’était pas d’accord. Je ne résiste pas au plaisir de faire appel, une fois encore à ce cher vieux Victor Hugo: « Un jour, espérons-le, le globe sera civilisé. Tous les points de la demeure humaine seront éclairés, et alors sera accompli le magnifique rêve de l’intelligence : avoir pour patrie le Monde et pour nation l’Humanité. » C’est tiré des Burgraves et ça date de 1843… Près de 170 ans plus tard, on a guère avancé de ce point de vue.

Mais à part ça, Madame la banquise, tout va très bien, tout va très bien…Je suis surpris qu’il ne se soit pas trouvé un humoriste pour nous la faire, celle là. Il est vrai que n’est pas Ventura qui veut ! Allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Pour ma part, c’est ce que je vais faire. Portez vous bien et à demain, peut-être.

NELLY ROUSSEL.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Autant vous le dire tout de suite, on s’est régalé avec le « baeckoffe » d’autant qu’il était précédé d’un Gewurztraminer vendange tardive et accompagné d’un Pinot noir, tous deux de chez Ziegler à Orschwihr. Tiens, à propos de Ziegler, avec l’ami Paul on a évoqué la figure de Jean ZIEGLER, membre du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Jean Ziegler, dans son livre « La haine de l’Occident », un saisissant réquisitoire contre « l’ordre meurtrier de l’Occident », contre son arrogance et son déni de justice à l’égard des pays du Sud, c’est à dire des trois quarts de la population mondiale. Il montre que la mémoire collective des peuples affamés, pillés, assassinés, est une force historique qui peut changer le monde. « Après un enfouissement des traumatismes par les sociétés qui ont subi un choc…nous vivons le temps du retour à la mémoire. Les peuples, brusquement, se souviennent des humiliations, des horreurs subies dans le passé. Ils ont décidé de demander des comptes à l’Occident ». Et c’est une bonne chose, explique Jean Ziegler. C’est paru chez Albin Michel, il y a déjà quelques mois mais, au moment où on va prendre acte de l’échec de Copenhague, il n’est pas trop tard.

 

NELLY ROUSSEL.

Allez tiens, histoire de respecter la parité, en mémoire d’une militante pour l’égalité des sexes avant l’heure.

Le 18 décembre 1922, mort de Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878.
Qui se souvient de cette femme, Libre penseuse, anarchiste, féministe.
Elle fut la compagne du sculpteur Henri Godet. Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l’idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l’indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes.
Parmi ses écrits: « Paroles de combat et d’espoir » (1919)
« Quelques lances rompues pour vos libertés »
« Trois conférences », etc
.

Depuis ce matin, les averses de pluie et de neige se succèdent. Il va bien pourtant falloir se décider à mettre le nez dehors. Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

L’AUVERGNAT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Je m’étais pourtant juré de ne pas y revenir mais…Pas un jour ne passe sans son lot de dérapages plus ou moins nauséabonds. Vous l’avez compris, je parle du grand débat sur l’identité nationale. Le gouvernement et le chef de l’Etat ont ouvert la boite de pandore et rencontrent aujourd’hui toutes les difficultés à controler les diables qui en sortent. Un maire par ici, un conseiller par là bas, une ministre en déplacement, chacun y va de sa petite phrase, vous savez celle que l’on retrouve deux heures plus tard sur Dailymotion et sur Youtube. Ces déclarations populistes aux relents nauséeux nous rappellent les pires moments de notre histoire. Mais bien sur, dès que les « gros » médias sont là, on se rétracte, on se justifie, on dédouane le collègue, on se « plus-républicain-que-moi-y-a-pas ». Des charters pour l’Afghanistan (pays en guerre)? Allons-y ! Une loi pour interdire la burqa? Allons-y ! Interdiction des drapeaux étrangers lors des mariages ? Allon-y ! Alors, on amalgame, on stigmatise, on veut se faire plus royaliste que le roi, plus nationaliste que le FN, plus con que le roi des cons. Souvenez vous de cette histoire: « Quand ils ont arrèté les communistes, je n’ai rien dit, quand ils ont arrèté les Franc-maçons, je n’ai rien dit, quand ils ont arrèté les juifs, je n’ai rien dit… Quand ils sont venus m’arrèter, il n’y avait plus personne pour dire quelque chose. »

Pour Nicolas 1er, pour Hortefeux, pour Besson-le-traitre, pour Morano, être Français cela signifie être blanc, de préférence chrétien, si possible catholique et en option, adhérer à l’UMP. Non, pour ce qui me concerne, je ne suis pas fier de cette France là. Je préfère celle de l’accueil, de l’hospitalité, de l’asile, du respect de l’autre, en d’autres mots, celle que chantait Brassens dans « L’Auvergnat ». Du coup, je lui mets une majuscule à l’auvergnat; Capelo va me rappeler à l’ordre…

Allez, faites très attention, ça glisse. Portez vous bien et, à demain peut-être.

SUIVEZ CE LAPIN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Aujourd’hui c’est la Sainte Alice et puisque vous avez été relativement sages en suivant le lapin de Keramoal, je vous offre son Mighty… Ceci pour vous inviter, une fois encore, à rendre une petite visite à son site:ilovemighty.com Vous y retrouverez ses petits camarades et même un choix de cartes postales pour vos voeux de fin d’année. Attention, il convient de ne pas se méprendre, ceci n’est pas une pub, simplement une amicale incitation, comme qui dirait, un conseil d’ami…

UN MILITAIRE COMME JE LES AIME.

Quelques mots sur un général qui fait honneur à l’uniforme qu’il a longtemps porté. J’ai eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises et j’en ai gardé un souvenir très fort, il se trouve que sa fille et moi étions amis, elle m’a d’ailleurs fait le plaisir d’être présente lors de mon pot de départ en retraite et, nous avons évoqué une fois encore la figure de ce grand bonhomme qu’était son père.

Jacques Pâris de Bollardière, né le 16 décembre 1907 à Châteaubriant en Loire-Atlantique et mort le 22 février 1986 au Vieux-Talhouët, dans le Morbihan, était un officier général de l’armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie. C’est également une des figures de la non-violence en France.

Jacques de Bollardière est le seul officier supérieur à avoir condamné ouvertement l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie : il dénonce « certains procédés » pratiqués par une partie de l’armée française dans la recherche du renseignement lors de la guerre d’Algérie . Sa prise de position publique lui vaut une sanction de soixante jours d’arrêt de forteresse.

Le 30 janvier 2009, le Conseil municipal de Rezé ( j’en profite pour saluer Sylvain et sa petite famille) a adopté une délibération baptisant une rue au nom du Général Jacques Pâris de Bollardière. Cette décision faisait suite à une démarche pédagogique engagée par une classe de BEP électrotechnique du lycée professionnel Louis-Jacques Goussier de Rezé, dont les élèves s’étaient émus du fait qu’aucune commune de l’agglomération nantaise n’avait immortalisé le nom de ce grand humaniste pourtant natif du département. L’inauguration eut lieu le 30 mai 2009. Décédé dans sa résidence du Vieux-Talhouët le 22 février 1986, il est inhumé à Vannes.

Et voila pour ce jour d’hui qui s’est éveillé sous son blanc manteau comme on disait autrefois dans les dictées. Je dois quitter le clavier pour vaquer à des tâches domestiques car demain au menu c’est baeckoffe et ça, ça se prépare longtemps à l’avance. Alors surtout, portez vous bien et, à demain peut-être.