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Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme « Le petit Campion illustré », « Libres Pensées », ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : »Le drapeau noir, l’équerre et le compas », etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous et à chacun. Nous sommes le 6 mars 2010 et vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog, ce dont je vous remercie, mais ce qui  est très mauvais pour mon égo. Aujourd’hui au menu, d’abord un petit hommage à un grand comique injustement oublié. Peut-être parcequ’il n’était pas « que » comique. Il a par exemple écrit un livre superbe sur la place des anarchistes et libertaires dans la Franc-maçonnerie. Et, en seconde partie, un clin d’oeil pour ne pas oublier que le lobby des semenciers et autres industriels de l’agroalimentaire, quand vous le mettez à la porte, il rentre par la fenêtre. Bonne lecture.

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.
Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.

Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.
Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).
Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.
Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme « Le petit Campion illustré », « Libres Pensées », ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : »Le drapeau noir, l’équerre et le compas », etc.

On lui doit, entre autres, la fameuse définition:  « Enfant: Fruit qu’on fit. » et puis, celle-ci que j’aime beaucoup:  « Dès qu’on dit feu Untel, c’est qu’ Untel s’est éteint. » Il était aussi régent de pygologie du collège de pataphysique, grand maitre de la confrérie des chevaliers du taste fesses (c’est lui qui intronisa le Mannekenpiss en 1983) et on se souvient de sa participation au fameux feuilleton radiophonique de Pierre Dac: Signé Furax. Parallèlement, son ascension en maçonnerie continue, il gravira successivement tous les degrés jusqu’au 33e et siégera au Consistoire d’Ile-de-France. Un fameux bonhomme qui portait haut et fort la devise de ce blog: Humeur et humour. En ouverture de ce billet, un court extrait d’une vidéo où on le voit en compagnie de Pierre Dac.

100 PATATES…

Ça y est !

Finissant par céder aux surpuissants lobbies des semenciers OGM, l’ultra-libéral Barroso, réélu à la tête de la Commission Européenne, vient, sur proposition de John Dalli, commissaire chargé de « la Santé et de la protection des consommateurs » (sic), et contre l’avis de la plupart des citoyens européens, d’autoriser, pour la première fois depuis 1998, la culture en plein champ, d’un certain nombre de produits, dont 3 sortes de maïs (fabriqués par Monsanto), et d’une pomme de terre « Amflora », fabriquée par BASF.

On ne se doutait pas que BASF était spécialisé dans l’alimentaire ; mais il parait que cette patate Amflora, a la faculté de produire beaucoup plus d’amidon que ses cousines naturelles. Le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier.(sic et resic) ! 

Je vous dis pas la gueule de la purée que mangerons nos petits enfants à la cantine…Mais bon, faut pas que ça vous coupe l’appétit !

Allez, c’est tout pour aujourd’hui, c’est sympa d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

ELISABETH BADINTER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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La femme du jour, c’est Elisabeth Badinter. Née un 5 mars en 1944 à Boulogne-Billancourt, ça m’arrange pour mon billet. Ma fiancée est fan de cette écrivaine et je m’étais promis d’en dire quelques mots. A chaque fois que Elisabeth Badinter fait paraître un nouvel opus, elle jouit d’une très bonne presse et le grand public lui réserve en général un accueil chaleureux. C’est une femme respectée, une philosophe appréciée et pourtant. « Le conflit – La femme la mère » (Flammarion), dernière production d’Elisabeth Badinter, mérite qu’on s’y arrête.

Très en vogue, une certaine idélogie serait en train, l’air de rien, de réduire les jeunes mamans en esclavage. Comment ? En les culpabilisant. En prônant le retour à l’allaitement sain (sein ?) contre le lait en poudre artificiel, la bonne bouffe bio contre les petits pots, la couche lavable contre la Pampers qui pollue la planèteC’est qu’elle est pas d’accord la Lisa ! Voyons voir cela.

Élisabeth Badinter est une femme de lettres et une philosophe féministe française, née Bleustein-Blanchet, le 5 mars 1944 à Boulogne-Billancourt. Elle est actionnaire de référence et membre du conseil de surveillance du groupe Publicis dont elle possède 10,16 % des actions.

Que Publicis compte parmi ses meilleurs clients de grands producteurs de petits pots (Nestlé) ou de Pampers (Procter & Gamble), qui rendent la femme libre, donc, si l’on suit le raisonnement d’Elisabeth Badinter. Et que le même groupe, dans ses spots, montre rarement papa se cognant la lessive à la maison; comme dit ma concierge: « On est en droit de s’interroger. ».

Qui mieux que la pub a contribué, ces dernières années, à fabriquer l’image de la femme qui s’occupe de la cuisine, qui torche les gosses, leur prépare la purée, n’a pas le droit aux bourrelets et doit se tartiner le visage de mixture au polyglute de molygraillon pour ne surtout pas vieillir ? On attend avec impatience l’essai de notre Babeth sur le sujet…

Un jour, Elisa devra s’expliquer sur l’image dégradante de la femme que donnent les publicités réalisées par l’entreprise de Badinter.

Un jour, Lisbeth devra s’expliquer sur l’image de la femme-objet qui apparaît dans les publicités réalisées par l’entreprise Publicis/Badinter. A l’exemple de celle-ci. (photo à droite)

Je laisse à Daniel Schneiderman (arrêt sur image), le soin de conclure (provisoirement) la réflexion: « …Mais une petite chose est gênante, à chaque retour d’Elisabeth Badinter sur la scène publique. Un détail. Trois fois rien. Mais tout de même. Une de ses « casquettes », comme on dit, n’est jamais rappelée par les intervieweurs fascinés : outre son estimable activité de philosophe et d’écrivain, Elisabeth Badinter, fille et héritière de Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis, est aujourd’hui la deuxième actionnaire, et la présidente du conseil de surveillance de la multinationale publicitaire.

Cela ne la prive évidemment pas du droit de penser, et d’écrire. On peut régner sur les pages en quadrichromie des magazines, sur les affiches porno soft des abribus, et faire profession de philosopher sur l’émancipation féminine. On peut, et la constance de Badinter témoigne de la sincérité de ses convictions. Mais ce double statut a toujours généré, dans la production philosophique badinterienne, un point aveugle : la violence de l’injonction publicitaire faite aux femmes. Crème-toi matin et soir, épile-toi pour ressembler aux actrices porno, sois aussi mince que les squelettes que tu vois défiler dans les pages mode, et consomme, consomme, consomme, achète, fais chauffer le chéquier, pour être enfin parfaitement, totalement libérée. Vu de ma fenêtre, cette injonction-là, qui se déploie à chaque dos de kiosque, à chaque coin de rue, semble au moins aussi terroriste que l’injonction à rentrer à la maison, et à revenir aux couches lavables. Mais Elisabeth Badinter, philosophe publicitaire, ne la voit pas. »

voilà, à vos commentaires, je ramasse les copies bientôt.

TOUT A FAIT AUTRE CHOSE.

Cette fois, c’est sûr, je mourrai un peu moins idiot ! Je viens de faire un tour sur le site Chatroulette.com

Il s’agit d’un navigateur qui vous met en correspondance aléatoire avec un autre internaute quelquepart, n’importe où sur la planète. Dès que votre webcam est branchée, c’est parti pour le tour du monde des vicissitudes de l’humanité en 80 secondes. Toutes les dix images un malade qui se paluche, un ado ébouriffé, un facho en mal de croix gammée, des islamistes enturbannés qui se prennent pour Ben Laden, un psychopate ventripotent dissimulé derrière le masque de Mickey, trois jeunes filles (très jeunes) exhibant leurs tatouages et surtout, surtout, des tronches de cakes, de mecs complètement stones avachis devant leur cam comme autrefois dans les fumeries d’opium. Ces types ont l’air complètement accrocs, addict à la cam et non plus à la came.Sans vouloir jouer les pères la pudeur (c’est pas le genre de la maison) il y’a des jours où le contrôle parental…Je serai assez d’accord. Je prends le pari qu’avant pas longtemps on va en reparler de ce site.

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Allez, merci de votre visite, portez vous bien; c’est pas le moment d’enlever sa p’tite laine, et, à demain peut-être.

MIRIAM MAKEBA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Vous vous souvenez de MIRIAM MAKEBA ? Moi, oui. J’ai encore dans les oreilles le rythme de « pata,pata » (vidéo) cette grande, très grande dame de la lutte anti apartheid en a fait danser plus d’un. Bon, d’accord, nous autres les petits blancs, sommes un peu raides dans le déhanché mais quand même. Aujourd’hui je rêve d’un chanteur ou d’une chanteuse Palestinien (ne) capable de dénoncer avec le même talent l’apartheid que leur inflige le voisin qu’il ne faut pas nommer…

Miriam Makeba est née le 4 mars 1932 à Johannesburg. Prénommée Zenzi, diminutif d’Uzenzile qui signifie « Tu ne dois t’en prendre qu’à toi-même », elle n’a que quelques jours lorsque sa mère est inculpée durant six mois pour avoir fabriqué de la bière afin de subvenir aux besoins de sa famille. Son père meurt lorsqu’elle a cinq ans. En 1947, les nationalistes afrikaners gagnent les élections. C’est le début de l’apartheid.

À 20 ans, Zenzi Makeba, bonne d’enfants puis laveuse de taxis, vit seule avec sa petite fille Bongi et sa mère. C’est là qu’elle commence à chanter, presque par hasard, avec les Cuban Brothers, puis devient choriste du groupe Manhattan Brothers, en 1952, qui lui donne son nom de scène, Miriam. Si elle devient très rapidement une vedette, elle se sert de son nouveau métier pour dénoncer le régime de l’apartheid. En 1956, elle écrit son plus grand succès, la chanson Pata, Pata, avec laquelle elle fait le tour du monde. En 1959, elle est contrainte à un exil qui durera 31 ans, en raison de son apparition dans le film anti-apartheid Come Back, Africa du cinéaste américain Lionel Rogosin. Lorsque sa mère meurt en 1960, elle ne peut assister à ses obsèques, du fait de son interdiction de séjour en Afrique du Sud. C’est avec un passeport français qu’elle reviendra en Afrique du Sud à la libération de Nelson Mandela, emprisonné avec la plupart des dirigeants du Congrès National Africain (ANC) au pénitencier de Robben Island. Elle ne cessera de prononcer des discours anti-apartheid et d’appeler au boycott de l’Afrique du Sud devant les Nations Unies. Elle chante en zoulou, en xhosa, en tswana. Ses mélodies chantent la tolérance et la paix. Elle est devenue le symbole de la lutte anti-apartheid. Dans ses chansons, pas d’amertume mais une dignité à toute épreuve. En 1966, Makeba reçoit un Grammy Award pour son disque An evening with Harry Belafonte and Miriam Makeba et devient la première Sud-Africaine à obtenir cette récompense. En 1987 Miriam Makeba rencontre à nouveau le succès grâce à sa collaboration avec Paul Simon dans l’album Graceland. Peu après, elle publie son autobiographie Makeba: My Story. Son mariage en 1969 avec le militant des droits civils afro-américain Stokely Carmichael, chef des Black Panthers, lui cause des ennuis aux États-Unis. Elle s’exile à nouveau et s’installe en Guinée.

Miriam Makeba a toujours rêvé d’une grande Afrique unie. Pour son pays, elle exhortait ses frères noirs au pardon.  » Il faut nous laisser grandir. Les Noirs et les Blancs doivent apprendre à se connaître, à vivre ensemble. « 

Elle avait annoncé en 2005 qu’elle mettait fin à sa carrière, mais elle continuait à défendre les causes auxquelles elle croyait. Elle est décédée le dimanche 9 novembre 2008, à l’âge de 76 ans, à Naples des suites d’un malaise, à l’issue d’un concert de soutien à l’auteur de « Gomorra », Roberto Saviano, traqué par la la Mafia napolitaine.

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Et voila, chez vous je ne sais pas mais ici, le coup de vent a dégagé un peu l’horizon. Non, pas l’horizon politique, celui là me semble toujours aussi bouché; l’horizon tout court. Cela fait deux jours qu’on a pas eu de pluie. Vous savez comment sont les gens, encore deux jours et on parle de sécheresse. En tous cas, le printemps montre le bout de son nez, les primevères et les jonquilles sont de sorties, les lapins trainent un peu plus le soir venu et le jardin de l’ermitage reprend des couleurs. Quand à moi, je vais reprendre un café en vous souhaitant de bien vous porter (et vous supporter). A propos de supporteurs, France-Espagne, ça fait 0 à 2 mais cela n’ébranle pas le moral de notre sélectionneur… Allez, à demain peut-être.

Le 3 mars 1756, naissance de William GODWIN à Wisbeach, comté de Cambridge. Penseur et théoricien anglais, précurseur de l’anarchisme.D’abord pasteur dissident, il abandonne la religion et publie, en 1793, « Enquête sur la justice politique », oeuvre philosophique qui contient les principales bases politiques et économiques de l’idéal libertaire.Considérant que « Tout gouvernement est un mal » car il est une « abdication de notre propre jugement et de notre conscience », un frein dans la recherche de l’harmonie entre les hommes, celle-ci devant se réaliser par l’éducation libre ; seul moyen de se débarrasser des superstitions de la religion et de la tentation totalitaire.Sa première femme, Mary WOLLSTONECRAFT publie quant à elle, en 1792, « Revendication des droits des femmes », mais meurt en donnant naissance à sa fille, Mary, qui deviendra la compagne du poète Percy Bysshe SHELLEY, à son tour conquis par les idées de Godwin.(Mary SHELLEY est en outre l’auteur du célèbre « Frankenstein »).La seconde femme de Godwin donnera naissance à une autre fille, Claire Clermont, maîtresse de Byron. Godwin sera victime de la presse conservatrice et, réduit à la misère, il mourra à Londres le 7 avril 1836.Sa pensée lui survivra et aura une influence considérable sur le mouvement socialiste et anarchiste, tant en Angleterre que sur le continent.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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TEMPETE SUR LE MARCHE DE L’HOSTIE…

J’ai trouvé cet article sur le site du journal « La Croix », avouez que j’ai de bonnes lectures. Je le dédie à l’ami Michel qui visite le site de temps à autre.

Si même Lourdes renonce aux hosties des moniales… L’hypothèse, évoquée en fin d’année dernière par les responsables du sanctuaire, d’acheter leurs stocks d’hosties à une entreprise proposant des prix bien inférieurs aux tarifs habituels a provoqué un vent de stupeur dans les 36 monastères français producteurs d’hosties
C’est que les moniales contemplatives, qui traditionnellement fabriquent en France les hosties, sont soumises, depuis quelques années, à rude concurrence. « Autrefois, il y avait un centre de production par diocèse. Maintenant, 35 monastères se partagent la production de 140 millions d’hosties par an, et 30 autres vivent aussi de leur commercialisation »

En cause, certes, la désaffection des Français pour la pratique religieuse, et notamment la messe du dimanche. Mais pas seulement. « Des producteurs étrangers, notamment polonais, ont cassé le marché », avance Sœur Marcelline, du Carmel de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).
Les moniales se sont donc mobilisées, et ont lancé une campagne de communication en direction des acheteurs. Mais là encore, la tâche est peu aisée : « Autrefois, c’était plus simple, il suffisait de toucher le curé, témoigne Sœur Marcelline, mais aujourd’hui, avec les regroupements de paroisses, ce sont bien souvent des laïcs qui s’occupent des aspects matériels, et nous ne savons pas toujours comment les joindre. »

Ah, la crise, la crise !

ET L’HOMME DU JOUR EST: WILLIAM GODWIN.


Le 3 mars 1756, naissance de William GODWIN à Wisbeach, comté de Cambridge.
Penseur et théoricien anglais, précurseur de l’anarchisme.
D’abord pasteur dissident, il abandonne la religion et publie, en 1793, « Enquête sur la justice politique », oeuvre philosophique qui contient les principales bases politiques et économiques de l’idéal libertaire.
Considérant que
« Tout gouvernement est un mal » car il est une « abdication de notre propre jugement et de notre conscience », un frein dans la recherche de l’harmonie entre les hommes, celle-ci devant se réaliser par l’éducation libre ; seul moyen de se débarrasser des superstitions de la religion et de la tentation totalitaire.
Sa première femme, Mary WOLLSTONECRAFT publie quant à elle, en 1792, « Revendication des droits des femmes », mais meurt en donnant naissance à sa fille, Mary, qui deviendra la compagne du poète Percy Bysshe SHELLEY, à son tour conquis par les idées de Godwin.(Mary SHELLEY est en outre l’auteur du célèbre « Frankenstein »).
La seconde femme de Godwin donnera naissance à une autre fille, Claire Clermont, maîtresse de Byron. Godwin sera victime de la presse conservatrice et, réduit à la misère, il mourra à Londres le 7 avril 1836.
Sa pensée lui survivra et aura une influence considérable sur le mouvement socialiste et anarchiste, tant en Angleterre que sur le continent.

Maintenant, libre à vous de vous apitoyer sur le déclin du marché de l’hostie ou sur celui de l’anarchisme…C’est vous qui voyez…Quoi qu’il en soit, c’est sympa à vous d’être passé; portez vous bien et à demain peut-être.

NO SARKOZY DAY…Ah, c’est vrai, je ne vous ai pas encore parlé du NO SARKOZY DAY… Et pourtant cela risque fort d’être le buzz du printemps à venir. A l’instar de ce qui s’est passé en Italie pour exprimer le ras le bol des Berlusconneries, la journée d’action pour marquer son opposition au président de la République se structure et gagne des soutiens : Des organisations, des personnalités d’horizons divers, des journaux appellent à manifester ce jour là. Lasserpe ; Decressac ; Berth ; Jiho ; Vuillemin ; Chimulus ; Olive ; SaT ; Large; Siné-hebdo… Gilles Perrault. Ecrivain – Henri Montant : Journaliste -Susan Georges : présidente d’honneur d’Attac – San Severino: Chanteur , auteur compositeur -Miguel Benasayag: Psychanalyste et Philosophe – Jean-Jacques Reboux, écrivain – Noël Gaudin: entarteur – Pierre Concialdi : économiste – Didier Porte: Humoriste – Guy Bedos: humoriste, acteur, scénariste – Dominique Tricaud: avocat – André Langaney: scientifique – Marie et Marcel Lapierre : vignerons – Christophe Alévèque: humoriste … Avec des soutiens comme ceux là, ça ne devrait pas être triste. En Italie, ce sont les réseaux sociaux qui ont réussi là où les mobilisations traditionnelles avaient échoué à faire descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue. Alors, à bientôt. Et aujourd’hui, le nominé est…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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NO SARKOZY DAY…

Ah, c’est vrai, je ne vous ai pas encore parlé du NO SARKOZY DAY… Et pourtant cela risque fort d’être le buzz du printemps à venir. A l’instar de ce qui s’est passé en Italie pour exprimer le ras le bol des Berlusconneries, la journée d’action pour marquer son opposition au président de la République se structure et gagne des soutiens :

Des organisations, des personnalités d’horizons divers, des journaux appellent à manifester ce jour là.

Lasserpe ; Decressac ; Berth ; Jiho ; Vuillemin ; Chimulus ; Olive ; SaT ; Large; Siné-hebdo…

Gilles Perrault. Ecrivain – Henri Montant : Journaliste -Susan Georges : présidente d’honneur d’Attac – San Severino: Chanteur , auteur compositeur -Miguel Benasayag: Psychanalyste et Philosophe – Jean-Jacques Reboux, écrivain – Noël Gaudin: entarteur – Pierre Concialdi : économiste – Didier Porte: Humoriste – Guy Bedos: humoriste, acteur, scénariste – Dominique Tricaud: avocat – André Langaney: scientifique – Marie et Marcel Lapierre : vignerons – Christophe Alévèque: humoriste …

Avec des soutiens comme ceux là, ça ne devrait pas être triste.

En Italie, ce sont les réseaux sociaux qui ont réussi là où les mobilisations traditionnelles avaient échoué à faire descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue. Alors, à bientôt.

Et aujourd’hui, le nominé est…

MULTATULI OU MAX HAVELAAR ?

Le 2 mars 1820, naissance d’Edouard DOUWES DEKKER, dit MULTATULI, à Amsterdam où il a sa statue (voir photo). Je ne prends pas beaucoup de risques en affirmant que vous n’avez jamais entendu parler de lui et pourtant…
Écrivain anarchiste néerlandais, il a donné naissance à un personnage que beaucoup côtoient sans le savoir. Il s’agit de Max Havelaar !
D‘abord fonctionnaire en Indonésie (Colonie Hollandaise), il démissionne, écœuré par le traitement réservé aux indigènes. Il se consacre à la littérature et publie avec succès en 1859 « Max Havelaar », œuvre anticolonialiste et antiesclavagiste. Le roman qui se déroule à Java est très autobiographique et décrit notamment la difficulté de garantir des prix « raisonnables » aux petits producteurs locaux de café. C’est ainsi que depuis est née l’association Max Havelaar et le label garantissant les produits issus du commerce équitable.
Multatuli, pourfendeur du conformisme bourgeois, mettra en pratique son idéal libertaire et scandalisera ses contemporains, vivant en harmonie avec ses deux compagnes et ses deux enfants. Ses écrits anti-étatiques et antiparlementaires, et ses combats contre la religion, la famille, les préjugés de toutes sortes, racistes, sexistes ou sexuels auront une grande influence dans le milieu socialiste et libertaire.
Il mourra en Allemagne le 19 février 1887.
En 1942, Henry Poulaille préfacera une version française de « Max Havelaar » :
« Iconoclaste, Multatuli n’avait aucun respect des usages acrés, (…) il avait la haine de l’hypocrisie et le mépris de toute abdication de l’individu. Loi, religion, morale, propriété, étaient autant de masques à arracher. ». On boit du p’tit lait.

Et voila, amis lecteurs, pour cette livraison du mardi. J’espère qu’elle vous trouvera en pleine forme, continuez à bien vous portez et, à demain peut-être.

BOBBY SANDS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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BOBBY SANDS.

Bobby Sands est né à Rathcoole, un quartier de Newtownabbey en Irlande du Nord, il rejoint les forces de l’IRA en 1972, avant la fin de l’année, il est arrêté et emprisonné. À sa libération, Sands devient rapidement un des principaux activistes de sa communauté. Il ne reste en liberté qu’une année. Il est arrêté avec quatre de ses compagnons et est condamné et envoyé en prison pour une durée de 14 années.Il est emprisonné à la prison de Maze (On le voit ici en fresque sur un mur de Belfast avec son coté Mike Brant). Les détenus de l’IRA réclament que leur soit accordé un statut spécial de prisonnier politique. Ils demandent que les règles de droit commun ne s’appliquent pas à eux et qu’ils bénéficient de plusieurs prérogatives comme le droit de garder des habits civils. Une première grève de la faim a lieu fin 1980, qui se termine par un accord ambigu. Ainsi les prisonniers obtiennent-ils le droit de porter des habits civils mais pas leurs propres habits. L’accord est dénoncé le 4 février 1981 par les prisonniers. Bobby Sands refuse de s’alimenter le 1er mars 1981 et entame ainsi sa grève de la faim. Peu de temps après le début de la grève, un député républicain du Fermanagh et du sud Tyrone meurt et des élections anticipées sont provoquées. Les supporters de Sands et de son combat le proposent donc comme candidat à l’élection législative. Après une campagne électorale fortement médiatisée, Sands remporte le siège le 9 avril 1981. Le gouvernement conserve cependant une attitude de fermeté. Le premier ministre, Margaret Thatcher, déclare : « Nous ne sommes pas prêts à accorder un statut spécial catégoriel pour certains groupes de gens accomplissant des peines à raison de leurs crimes. Un crime est un crime et seulement un crime, ce n’est pas politique. ». Le gouvernement change la loi électorale en introduisant le Representation of the People Act pour prévenir l’élection d’autres prisonniers de l’IRA. Cette loi interdit aux prisonniers condamné à plus d’un an de prison de se présenter à des élections.

Bobby Sands meurt à l’hôpital de la prison après 66 jours de grève de la faim. L’annonce de sa mort provoqua de nombreuses émeutes dans les quartiers nationalistes en Irlande du Nord. Deux personnes trouveront la mort à cette occasion (un laitier et son fils). Plus de 100 000 personnes suivirent le cortège lors de ses funérailles (photo de droite). En réponse à une question parlementaire relative à la mort de Bobby Sands, Margaret Thatcher déclara à la Chambre des communes: « Monsieur Sands était un criminel condamné. Il a fait le choix de s’ôter la vie. C’est un choix que l’organisation à laquelle il appartenait ne laisse pas à beaucoup de ses victimes ». En plus de Bobby Sands, neuf autres personnes moururent des suites d’une grève de la faim. L’image de Sands auprès de la plupart des républicains irlandais et des sympathisants du groupe terroriste est celle d’un martyr. Dans les mois qui ont suivi la mort de Sands et de ses compagnons, de par sa couverture médiatique, l’IRA a vu les dons et le nombre de ses membres augmenter sensiblement, et une nouvelle vague de violence remarquable par le durcissement des positions tant des nationalistes que des unionistes.

Et bien oui, nous sommes le 1er mars et la tempête vient de nous rappeler que l’hiver n’était pas fini. C’est pas très charitable mais pendant qu’Eole se fachait, ma fiancée et moi même, nous passions une fort agréable soirée chez nos voisins Paul et Daniele devant une tartiflette à vous faire baver. Malgré ou peut-être à cause d’une étrange manie qui consiste à mélanger du Malibu à son pastis, Paul est un redoutable rhétoricien et nous avons eu un échange d’idées fort instructif sur « les dangers de l’islam(isme) pour les civilisations occidentales…Il m’a semblé que mon interlocuteur épousait les thèses de Samuel Huntington et de son livre « le choc des civilisations » qui dépeint un occident assiègé par des hordes vociférantes dont la religion ne serait pas soluble dans la République; opinion que je ne partage pas. Tant pis pour vous, je développerais ma propre pensée sur ce thème dans un de mes prochains billets.

En attendant ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

Attention, ceci n’est pas de l’anticommunisme primaire mais bon, ça va pas faire plaisir à Besancenot, en général les Trotskistes n’aiment pas beaucoup qu’on leur rappelle l’épisode de KRONSTADT, commune située au large de Saint Pétersbourg en face de la Finlande.

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LES MARINS DE KRONSTADT.

Attention, ceci n’est pas de l’anticommunisme primaire mais bon, ça va pas faire plaisir à Besancenot, en général les Trotskistes n’aiment pas beaucoup qu’on leur rappelle l’épisode de KRONSTADT, commune située au large de Saint Pétersbourg en face de la Finlande.

Le 28 février 1921, début de la révolte des marins de Kronstadt qui s’insurgent contre le pouvoir des commissaires bolchéviques et contre la pénurie de nourriture et de denrées diverses. Les marins, fers de lance de la révolution russe, se prononcent pour des « Soviets libres », dégagés de la tutelle politique des commissaires. Dès janvier 1921, 5000 marins avaient démissionné du parti communiste. Au mouvement pour de meilleures conditions de vie, se mêleront de fortes aspirations libertaires.

Le 7 mars 1921: A 18 heures 45. L’armée rouge (commandée par le feld-maréchal Trotski) ouvre le feu sur les forts de Kronstadt ; ceux-ci ripostent et réduisent les batteries au silence. On voit sur cette photo, l’armée rouge franchissant la glace pour atteindre Kronstadt.

Le 8 mars 1921: Les communistes commencent un bombardement aérien sur la population pacifique de Kronstadt.
Le Comité Révolutionnaire Provisoire de Kronstadt, via radiotélégramme :
« Kronstadt libérée parle aux ouvrières du monde entier : Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. »

Le 11 mars 1921: Izvestia n°9 du comité révolutionnaire provisoire des Matelots, Soldats rouges et Ouvriers de la ville de Kronstadt:
« Nous avons lancé un appel à tous les travailleurs de Russie afin qu’ils luttent pour des soviets librement élus. Notre cri a été entendu. Déjà, les matelots, soldats rouges et ouvriers révolutionnaires de Petrograd viennent nous prêter main-forte. » La résolution du Petropavlosk (c’est le nom d’un cuirassé) est adoptée à Cronstadt au cours d’un meeting qui réunit 12.000 personnes (photo ci contre). Un comité révolutionnaire présidé par Petritchenko prend le commandement de la ville. Cette «Commune» va durer seize jours.

Le 17 et 18 mars 1921: La commune de Kronstadt succombe sous les coups de l’armée rouge bolchévique qui s’empare de la ville et des forts après de sanglants combats. Les communistes, maîtres de la ville, continueront à exécuter des centaines de prisonniers ou de blessés. Les autres survivants qui n’ont pas fuit en Finlande seront internés dans des camps, où beaucoup mourront de malnutrition ou bien fusillés par la Tchéka.

La droite conservatrice et réactionnaire avait écrasé dans le sang la Commune de Paris en 1871, la gauche révolutionnaire et communiste fait la même chose cinquante ans plus tard avec celle de Kronstadt. Mes très chers frères, méditons cette phrase de Michel JOBERT (c’est lui qui avait fait arrêter les magnétoscopes japonais à poitiers. Pour les jeunes générations, je précise que les Sarrazins c’était Charles Martel, pas Jobert.): « Ni à droite, ni à gauche…Je suis ailleurs. »

Voila, merci d’être passé par ici, vous pouvez reprendre vos activités dominicales. La tempête annoncée n’est pas venue jusqu’à Keramoal, j’espère que c’est la même chose près de chez vous. Portez vous bien et à demain peut-être.

VOUS CONNAISSEZ LA SUITE…

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Le 27 février correspond au 9ème jour de ventôse et c’est le jour de Sophie, heu non, de Marsault (jeu de mot Capelo)

Le saule marsault (Salix caprea) est une espèce de saule commune en Europe et en Afrique du Nord.

Le nom scientifique Salix caprea (saule des chèvres) vient sans doute de la première illustration connue de l’espèce dans le livre de Hiéronymus Bock (bien connu dans son immeuble) où on voit la plante broutée par une chèvre. L’espèce a été historiquement aussi largement utilisée comme fourrage pour les chèvres. On dit qu’elle est excellente pour le miel car elle fleurit très tôt.

Décidément, le 27 février a un caractère fatidique.

En Russie, en 1917, depuis le début de l’année, des troubles éclatent. La situation dans la capitale Petrograd devient explosive, le 27 février, les Bochévicks appellent à la grève générale. L’armée refuse de tirer sur la foule et se rallie aux insurgés. Les soviets sont instaurés, les exilés dont Lénine peuvent rentrer au pays. L’avocat Kerenski (en blanc au centre de la photo) est à la tête de la Douma. Le Tsar abdique quelques jours plus tard. Les libertés individuelles sont rétablies. Tous les espoirs sont permis, malheureusement, vous connaissez la suite…

En 1933, en Allemagne le 27 février, incendie du Reichstag par un jeune Hollandais. Staliniens et fascistes se renvoient la balle. Le prétexte va servir d’alibi aux nazis pour leurs funestes desseins, ils prennent tous les pouvoirs. Vous connaissez la suite.

Le 27 février 1939, la France, qui n’était plus à une ignominie près, reconnaît le régime du sinistre Général Franco dit « Caudillo de Espagna por la gracia de Dios ». Malheureusement, vous connaissez la suite…

En Chine, en 1957, le 27 février marque le début du mouvement des « cent fleurs » sous la conduite du « Grand timonier, grand pilote, grand guide, grand commandant en chef, grand phare de la pensée, le plus rouge des soleils rouges qui illuminent mon coeur » (j’ai lu ça dans le petit livre rouge) Mao tsé toung. Malheureusement, vous connaissez la suite…

En 2008, le 27 février, sortie de « Bienvenue chez les… », vous connaissez la suite !

Bon, et bien voila, maintenant vous êtes prévenus. Vous n’avez plus aucune excuse si malgré tout vous démarrez quelque chose un 27 février. Mais n’en profitez pas pour ne rien faire, quoique…Le droit à la paresse, comme disait Paul Lafargue, devrait être inscrit dans la constitution.

Allez, portez vous bien, passez une excellente fin de semaine, merci encore d’avoir visité « Les cénobites tranquilles » et, à demain peut-être.

LA NOIRE MAREE BRISE L’ENVOL DU GOËLAND…

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  MAREE NOIRE…

Et bien voila, « ils » l’ont fait… Terrorisme environnemental ? Maffia ? Les deux à la fois…On parle beaucoup de spéculation immobilière sur un gigantesque espace. Toujours est-il que la catrastophe est avérée et que la faune et la flore de la vallée du Pô vont payer un lourd tribut à la folie des hommes. Il me revient en mémoire ce texte sublime de Glenmor: « La noire marée brise l’envol du goëland, car il chantaient, nos oiseaux. »

Bon, allez, parlons d’autres choses. L’homme du jour c’est:

Pierre MAC ORLAN.

De son vrai nom Pierre Dumarchey, il est né à Péronne dans la Somme un 26 février en 1882.

A l’heure où la ville de Brest rase le cinéma qui porte son nom (on me dit que c’est pour en faire une scène culturelle !!!) et qui était cher au coeur de tous les « p’tits zefs », il était normal de lui rendre ce petit hommage.

Après une enfance assez délicate, il fait l’école normale d’instituteurs à Rouen puis il s’installe à Paris où il vit chichement au « bateau lavoir » haut lieu de résidence des artistes en tous genres.

Il fréquentait assidument le cabaret « le lapin agile » dont il épousa la fille du patron.  Proche de Max Jacob, de Picasso et d’Apollinaire, il voit son roman « quai des brumes » adapté au cinéma par Marcel Carné qui le fait entrer dans la légende. Le fameux « Quai des brumes » doit d’ailleurs son nom à cet établissement qui était surnommé « le quai ».   

Journaliste, poète, bourlingueur, il siégea vingt ans à l’académie Goncourt au coté de Dorgelès et Carco.

De Montmartre aux ports du nord peuplés de filles à matelots, il était passé maitre dans l’art du roman d’aventures à l’image d’un Stevenson ou d’un Kipling.

Mobilisé pendant la grande guerre, il est blessé en 1916 devant Péronne sa ville natale. On lui doit entre autres, l’ange de miséricorde, les clients du bon chien jaune, la bandera…Et de nombreuses chansons dont ma préférée « Fanny de Laninon », souvenez vous: « Allons sur le quai Gueydon, devant l’pitit pont, chanter la chanson, le branle bas de la croisière et dans la blanche baleinière…« . Nombre d’entre elles furent interprétées par de grands noms comme Catherine Sauvage, Juliette Gréco, et plus récemment Renaud.

Il est décédé à St Cyr sur morin en juin 1970.

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Voila pour aujourd’hui et, aussi étonnant que cela puisse paraître, le soleil daigne enfin se montrer. Profitez en, un coup de tabac est prévu pour dimanche. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

MARECHAL, NOUS VOILA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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VOUS REPRENDREZ BIEN UN PEU DE VICHY.

A l’heure ou l’on met en garde à vue des gamines pour une dispute à la sortie du collège, la délation semble en passe de re-devenir un sport national.

La médaille ci-contre n’est pas un montage. C’est la breloque officielle du citoyen volontaire, un service mis en place progressivement, au sein de la police nationale, légalisé définitivement avec la loi de prévention de la délinquance (LDP) de mars 2007. Des bénévoles de la délation, acteurs à plein temps du concept de « coproduction de la sécurité » très en vogue dans nos démocraties.

Pas étonnant que ce soit la même LPD qui incite les travailleurs sociaux – ceux dont c’est le métier de porter assistance à des personnes démunies – qui institue le concept de secret professionnel partagé. En d’autres termes, de dénoncer leurs clients en situation « irrégulière ».

En matière de délation institutionnelle, il y avait déja l’idée du commissaire Divisionnaire Maréchal (ça ne s’invente pas) de citoyens relais.

Dans quelques préfectures, en Isère, dans le Var et dans l’essonne plus récemment, on a testé la délation par e-mail, une adresse destinée à recueillir des plaintes à distance, pas forcément identifiées, donc anonymes. La république de Venise avait inventé les « bouches de lion »  (bocca di leone), destinées, en théorie, à dénoncer les corruptions de notables qui menaçaient l’intégrité et la probité des agents de la Cité.

Aujourd’hui, l’acte de dénonciation n’a même plus besoin de se parer d’une doctrine éthique pour être acceptable et acceptée. Les « bons citoyens » sont conviés à être vigilants mais pas contre l’arbitraire, contre leurs propres voisins.

Ça a donc donné une nouvelle secte, les «voisins vigilants», concept nord-américain traduit du terme «neighbourhood watch». Dans les villes et villages de France, le logo de l’opération ressemble à la version  des « villes fleuries » ou des « villes internet » ou des « petite cité de caractère ». Le pire, c’est que ça marche



TEMPS COUVERT A VANCOUVER…

Et les J.O., vous suivez un peu les J.O. ? Moi je me régale des commentaires et des interviews de nos représentants d’après épreuves. Exemple.

Le journaliste après le patinage: Halalalala, c’est la chute… Mais que s’est-il passé ?

Le sportif: Ben, j’sais pas, j’étais bien, j’m'étais préparé pourtant, c’est le sport koa !

Après le ski alpin: Quelle déception, mais que s’est-il passé ?

Le sportif: Ben, j’comprend pas, j’m'étais préparé, j’avais de bonnes sensations, c’est le sport koa !

Après le saut: Aie, aie, aie, la France quatrième ! Mais que s’est-il passé ?

Le sauteur: Ben, c’est dur à encaisser, j’étais bien avant l’épreuve, c’est le sport koa…

Après le ski de fond: Ho la la, encore quatrième, mais, que s’est-il passé…

Le skieur: Ben, j’ai été surpris par la neige, m’enfin, c’est les jeux koa…

Après l’apéro: Enfin une bonne nouvelle mon cher Nelson, la France est médaille d’or.

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Allez, trève de mauvais esprit, il faut soutenir l’équipe de france, sortez les drapeaux car c’est bientôt le Mondial et, tous en choeur: « Maréchal, nous voila… ». En attendant les médailles et les buts « Bleu-blanc-rouge » portez vous bien et à demain peut-être.