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KARRIG AN ANKOU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’écologie et du point de croix réunis, bonjour !


Nous voici le 18 juin, mais rassurez vous, je ne vais pas en remettre une couche sur l’appel du grand Charles. En vérité, c’est le dernier jour de Prairial consacré au chariot (avec un seul « r ») cela fait partie des mystères de la langue française… D’ailleurs, le Conseil Supérieur de la langue française, recommande l’orthographe charriot avec deux « r ». En effet, pourquoi en mettre deux à carrosse, charrue, charrette, carriole et un seul à chariot ?  D’ailleurs en Breton, on en met deux à Karrig.

Mon aïeule, dont je vous ai si souvent parlé, avait le don inné de la pédagogie active. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la faible lueur de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les Bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir.

Il est vrai qu’à cette époque là, on craignait davantage les manifestations surnaturelles que celles de la nature. L’urbanisation outrancière n’avait pas encore jeté les rivières hors de leurs lits et le bétonnage excessif et les constructions en zone inondables n’avaient pas encore produit les catastrophes que nous connaissons aujourd’hui. Après la Vendée et le drame de l’Aiguillon sur mer, c’est au tour du Sud-Est de payer son écot à la cupidité des promoteurs et à leurs alliés objectifs, ceux qui signent les permis de construire.

Mais voilà, nos contemporains ont les esgourdes ensablées et surtout, rebattues par le vrombissement des Vuvuzelas et ils n’ont pas entendu assez tôt le crissement alarmant de la charrette de l’Ankou.

Aujourd’hui, c’est le jour anniversaire de la disparition de René Dumont (18 juin 2001), lui qui fut parmi les premiers à prêcher dans le désert et qui fut aussi le premier candidat écologiste à une élection présidentielle (1974) dénonçait déjà à cette époque là, les dangers de l’urbanisation à outrance et de l’agriculture productiviste. Cet altermondialiste avant l’heure publiait dès 1973 « L’utopie ou la mort«   au Seuil, livre dans lequel il nous mettait en garde… Selon Dumont, les hommes ont trop voulu dominer la nature au lieu de chercher à s’associer à elle! Son livre, énonce les principaux travers du capitalisme « triomphant »:
Les firmes multinationales ( en diversifiant leurs activités ) et les conglomérats qui détiennent une part croissante des pouvoirs économiques…Tous ceux qui « font la pluie et le beau temps » (au propre comme au figuré) sur la planète, sans se soucier des personnes et de l’éthique! Dumont dénonce ces minorités de privilégiés qui détiennent le pouvoir tant dans les pays riches que dans les pays pauvres; ceux là dont le premier souci n’est pas le sous-emploi et la pauvreté mais leur maintien au pouvoir par tous les moyens!

Et bien voilà pour cette petite réflexion sur l’état du monde. Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à demain peut-être.

LES VUVUZELAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du ballon rond et du biniou coz réunis, bonjour !

Si comme moi vous avez jetez un oeil distrait sur cet étrange coutume qui consiste à se mettre à 22 à courir derrière un ballon, alors qu’il serait tellement simple de distribuer 22 ballons, vous n’avez pas été sans remarquer cet étrange bourdonnement qui s’élève des stades d’Afrique du Sud.

Comme moi, vous voilà surpris, étonné, agacé, énervé à la recherche de cet essaim géant qui semble peupler tous les stades… Mais, vous me connaissez, curieux comme une fouine, il y a longtemps que j’ai décidé de ne pas mourir idiot (enfin, un peu moins); je suis donc parti à la recherche d’une explication de cet étrange phénomène. Et, j’ai découvert le VUVUZELA.

Ah, ces Africains et leur folkore, les danses cadencées de Mandela et de Desmond Tutu, les rythmes de Johnny Clegg (asimbonenga…). Et bien, que nenni, l’invention du vuvuzela de stade à proprement parler est revendiquée par un supporter sud-africain de 53 ans, Freddie “Saddam” Maake, que le journal néo-zélandais Mail and Guardian a retrouvé. L’homme prétend avoir conçu l’instrument au milieu des années 60, à partir d’un vieux cadre de bicyclette en aluminium. Il possède plusieurs photos de lui, soufflant dans le tuyau à l’intérieur des stades, dans les années 70 et 80. Il est alors -époque bénie- le seul à utiliser l’appareil.

L’objet est tellement peu commun que les autorités sud-africaines le bannissent des tribunes. Il faut dire que Saddam a parfois la mauvaise habitude de l’utiliser pour frapper les supporters adverses. En 1989, après l’interdiction, il rencontre un industriel, qui l’aide à fabriquer un vuvuzela en plastique. Flairant le bon coup, Saddam essaie de marketer son invention et sort une compil de 10 chansons, Vuvuzela Cellular, bâties autour de l’affreuse trompette. L’instrument se popularise. Et attise les envies. Saddam accuse Neil van Schalkwyk, dirigeant de la société Masincedane Sport, basée au Cap, d’avoir piqué l’idée et récupéré le business en 2001 et déposé la marque vuvuzela en 2004. Ce dont se défend ce dernier, arguant qu’aucun accord assurant des royalties à Saddam n’a été signé. En tout cas, la boîte prospère. Elle prévoit un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros pendant la seule Coupe du Monde. Et a promis de commercialiser un modèle moins bruyant dans les prochains jours. (Billet inspiré d’un article paru sur Slate.fr)

Et voilà pourquoi le fouteballe, à l’instar d’une autre activité quelquefois aussi sportive, ça peut rendre sourd.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, n’hésitez pas à revenir sur le site des » cénobites tranquilles ». C’est toujours un plaisir de vous recevoir vous et vos commentaires avisés. En plus de cela, petits veinards démocrates, vous avez la possibilité de voter pour ce blog (colonne de droite, en bas). Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LES YEUX D’ELSA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du pain perdu et de la liberté retrouvée réunis, bonjour !

Nous sommes le 16 juin soit le 28è jour de prairial et c’est le jour du thymus que des paresseux ont pris l’habitude de nommer le THYM.
Cette plante de la famille des lamiacées est aussi appelée, serpolet et, dans le sud, les occitans  disent farigoule. Le thym est utilisé depuis fort longtemps et pas seulement pour arômatiser les côtes de boeuf je dis cela pour « La Giennoise » à qui je fais de gros bisous).
Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé aux onguents pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l’autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures, pensant que cette plante était source de courage; ils en mettaient aussi dans leurs plats; le thym était aussi utilisé à profusion comme parfum stimulant qu’ils versaient dans leur bain.
La légende veut que Pâris enleva la belle Hélène et que la princesse était fort triste: à chaque larme qui tombait de ses yeux sur le sol, naissait une touffe de thym. C’est beau, non !

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir…

Il y a quarante ans, le 16 juin 1970, disparaissait ELSA TRIOLET. De son vrai nom Elsa Kagan, elle était née à Moscou, Triolet était le nom de son premier mari. Elsa à une soeur, Lili Brik, qui participe très tôt au mouvement révolutionnaire russe. C’est à travers elle que, plus tard, Elsa Triolet et Louis Aragon seront en contact avec les communistes.
Elsa apprend le français et se lie avec le poète Maïakowski qui deviendra plus tard le compagnon de Lili Brik. En 1919 elle épouse un officier français, André Triolet, qui l’emmène à Tahiti. Elle s’en sépare deux ans plus tard. Commence pour Elsa une décennie d’errance à travers l’Europe.
Installée à Montparnasse, elle fréquente les surréalistes comme Fernand Léger et Marcel Duchamp. C’est en 1928 qu’elle rencontre Aragon au café « La coupole », elle devient sa muse et ne se quitteront plus. Ils se marient en 1939, et ensemble entrent dans la résistance.

Elsa continue à écrire nouvelles et romans et sera récompensée par le prix Goncourt 1945 au titre de l’année 44. Elsa Triolet attendra 1957 pour rendre publique sa critique du Stalinisme, notamment dans « le monument » et, en 1963, elle va oeuvrer pour faciliter la  traduction et la publication du livre de Soljénytsine « une journée d’Ivan Denissovitch ».
Je vous livre une de ses citations qui, me semble t-il, colle tout à fait à la situation actuelle: « J’ai appris que pour être prophète, il suffisait d’être pessimiste. » (c’est tiré de: Mille regrets)
Bon, c’est pas une raison pour se laisser aller. Allez, haut les coeurs !  Vous allez voir que l’été va finir par arriver, si,si, c’est la semaine prochaine. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

ELLA, ELLE A…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du Jazz et de la purée andouille, bonjour !

Ce n’est pas parce que l’on aime le scat que l’on est scatophile. La preuve.

Décédée un 15 juin en 1996, elle était née au mois d’avril 1917.Elle s’appelait ELLA FITZGERALD. Un timbre de voix remarquable, une grande capacité d’improvisation, particulièrement en scat, voila ce qui a fait son succès. Personne n’a oublié cette interprétation de « Mack the knife » d’après « l’opéra de quat’sous » (vidéo). Au cours d’un concert à Berlin en 1960, elle est victime d’un trou de mémoire…Elle poursuit en improvisant alternativement, scat et paroles inventées.

Elle commence à chanter dès l’age de seize ans au théatre Apollo de Harlem à New York. Elle commence véritablement sa carrière solo en 1941. Au début, chanteuse de swing, elle aborde aussi le bebop, elle est la reine du scat, et elle a joué du blues, de la samba, du gospel etc., et même des chants de Noël. Ses concerts sont souvent enrichis par des imitations d’autres chanteurs; elle imite en particulier à la perfection les voix et les gestes aussi bien de Rose Murphy que de Louis Armstrong.

ELLA FITZGERALD a interprété les plus grands compositeurs comme Cole Porter, Gershwin, Duke Ellington, avec qui elle fera une tournée fantastique en Europe. Elle a accompagné aussi bien Dizzy Gillespie que Count Basie ou Franck Sinatra. S’il fallait citer un ou deux disques de sa production, je garderai, « Porgy and Bess » et « Ella and Louis ». Mais toute son oeuvre est à consommer sans modération.

A la fin de sa vie, victime d’un terrible diabète, elle était devenue pratiquement aveugle et du être amputée des jambes.

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui mais hier, j’en ai poster deux, ça compense. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

L’ANTI VOL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé


Amis de la traction avant et du poulet fermier réunis, rebonjour !

Allez, tiens, c’est pas tous les jours lundi…Aujourd’hui, deux billets pour le prix d’un.
Les Italiens, c’est bien connu, ont le sens de la débrouille, en voici un qui a trouvé un truc infaillible pour ne pas se faire piquer sa voiture…

RESTEZ STOIQUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la philosophie et de la soupe à l’oignon réunies, bonjour !

Voici pour notre galerie de portraits, un rajout qui peut surprendre tant on a pris l’habitude de situer la naissance de l’anarchisme au XIXè siècle du côté de Proudhon et de Bakounine. Mais, puisque nous sommes à la veille de l’épreuve de philo du bac, petit exercice d’école. Je fais partie de ceux qui pensent que les véritables racines sont peut-être à chercher du côté du stoïcisme c’est à dire chez ZENON DE CITIUM.

Fils d’un riche marchand phénicien installé à Chypre, Zénon montre dès sa jeunesse un goût pour la philosophie. Son père lui achète, au cours de ses voyages, des traités socratiques. Il vient à Athènes en -312, et devient l’élève de Cratès de Thèbes qui comme chacun le sait, animait l’école dite des cyniques, de Stilpon, de Xénocrate et de Diodore Cronos. (après ça, Michel Onfray peut aller se rhabiller).

Après avoir étudié différents systèmes philosophiques, il décide de fonder sa propre école et il choisit le portique appelé Pœcile (le portique peint), qu’on nommait aussi Pisianactée ; le premier de ces noms fut donné au portique, à cause des diverses peintures dont Polygnote l’avait enrichi. Sous les trente tyrans, mille quatre cents citoyens y avaient été mis à mort. Zénon, voulant effacer l’odieux de cet endroit, le choisit pour y tenir ses discours. Ses disciples y vinrent l’écouter, et furent pour cette raison appelés stoïciens (de stoa : portique), aussi bien que ceux qui suivirent leurs opinions. Après ça, vous pouvez vous présenter à « questions pour un champion ».

Il devient rapidement très populaire au point que les Athéniens lui élèvent une statue de bronze, lui remettent les clefs de la citadelle et lui offrent une couronne d’or.

Zénon est à mes yeux le premier anarchiste utopique de l’ancienne Grèce et aussi un précurseur important de l’anarchisme que nous connaissons aujourd’hui. Dans « Le bois de construction tordu de l’humanité« , Isaiah Berlin décrit les propos de Zénon comme suit :

« Les hommes sont raisonnables, ils n’ont pas besoin d’être commandés; les êtres raisonnables n’ont aucun besoin d’un État, ou d’argent, ou de lois, ou de n’importe quelle vie organisée et institutionnelle. Dans la société parfaite, les hommes et les femmes porteront des vêtements et l’alimentation par un pâturage commun sera identique. »

À 71 ans (dans certains écrits, il est question de 98), victime d’un accident, il décide de mettre fin à ses jours. Aucun de ses ouvrages ne nous est parvenu, nous n’avons que leurs titres, rapportés par Diogène Laërce, et quelques fragments dans des compilations. Le Stoïcisme doit beaucoup aussi à Sénèque (le style est le vêtement de la pensée. Dans lettre à Lucilius) ou encore à Epitecte et même à l’empereur Marc-Aurèle qui fut l’un de ses ardents propagandistes.

Bon, je ne suis pas sûr d’avoir mon bac avec ça mais, après tout, pour un lundi matin, c’est pas mal. Dois-je vous rappeler chers visiteurs, que vos commentaires sont les bienvenus; ils m’aident à faire un peu le tri dans ce bric à brac qu’est ce blogue. Allez, portez vous bien, restez stoïque et à demain peut-être.

ROCK AROUND THE CLOCK…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du Rythm and Blues et du maquereau vin blanc réunis, bonjour !

Vous connaissez dorénavant ma tendresse particulière pour le saxo et ceux qui en jouent. Voici un salut tout particulier à l’un d’entre eux qui fût sans doute le premier à enregistrer un disque de Rock et dont le titre est resté dans l’histoire: « We’re gonna rock, We’re gonna roll ».

Il s’agit de WILD BILL MOORE, né à Houston au Texas en 1918, c’était un 13 juin. Il est décédé en 1983 à Los angeles.

Son tout premier disque, il l’a enregistré avec Christine Chapman qui n’était autre que la femme de Memphis Slim. On lui doit aussi d’avoir collaboré au désormais mythique « What’s Going on » de Marvin GAYE.

Chacun se souvient du fameux « Rock around the clock » et de la reprise tout aussi fameuse que l’on doit à Bill Haley et qui fit sa réputation après la sortie du film « graine de violence » en 1955. Ce morceau, emblématique de la série « Happys days » a été enregistré en 1952 et marque sans doute le début du succès que va connaître le Rock. Et bien, « We’re gonna rock » date lui de 1949… Sur 33t.

En France à la même époque, Boris Vian et son ami Henri Cording (qui deviendra célèbre sous le nom de Henri Salvador) tente d’implanter le rock face à la variété.

Je me souviens que dans les années 60, sur le jukebox de «chez Marie-rose», sur le port, à Douarn’, il y avait surtout de la chanson française: Brel, Brassens, Aznavour… Mais on y trouvait quelques perles made in USA, Bill Haley, Little Richard, Elvis Presley. C’était avant que la pop music débarque. Ah, le jukebox de Marie rose… Nous on écoutait « dans le port d’Amsterdam » en buvant un rouge lim’ tout en refaisant le monde. Parfois passait Georges Perros à peine débarqué de son invraisemblable moto et on se rapprochait de lui comme dans le cercle des poètes disparus. En règle générale ça se terminait à cinq mètres de là, chez « Micheline ».

Voila pour la séquence nostalgie alors que l’actualité mobilise toute notre attention. L’équipe de France de fouteballe vient de s’enorgueillir d’un score nul (O-O) face à l’Uruguay réduit à 10 joueurs. Commentaire de Raymond la science: » dans le collectif, on a été très performant  » . C’est à désespérer !

Bon allez, c’est suffisant pour un dimanche. Je le redis encore une fois, c’est sympa à vous de visiter les « cénobites tranquilles ». Portez vous bien et à demain peut-être.

LECON DE CHOSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la liberté d’opinion et du caille-lait réunis, bonjour !


oui, car nous sommes le 12 juin et donc, le 24 de prairial, journée
du caille-lait, drôle de plante de la famille des rubiacées
(appelée aussi gaillet) qui doit son nom au fait qu’elle possède
une enzyme qui fait cailler le lait. Voici une très belle
photographie d’un papillon encore appelé Sphynx du caille-lait. On
dirait une leçon de choses.

Enfant,
je fréquentais l’école communale de garçons, rue Victor Hugo à
Douarnenez. C’est d’ailleurs la seule école que j’ai réussi à
fréquenter vraiment. Le maître d’école faisait tous les mercredis
après-midi « leçon de choses ». Car à cette époque
là, le mercredi c’était le jeudi, vous suivez…

Donc,
lorsque le temps le permettait, la leçon de choses se déroulait en
extérieur et, avec trois bouts de ficelle le maître nous faisait
découvrir les lois de la nature. c’était une double leçon tendant
à faire apprendre à la fois une chose et un mot, un fait et son
expression, un phénomène et le terme qui le désigne, et par
extension toute une classe de phénomènes et toute une classe de
mots qui les expriment.

Petits veinards que vous êtes, je vous glisse un dessin de Flavien, intitulé « leçon de choses », paru dans Siné Hebdo du 19 Août 2009 (Etienne, encore en train de rêver ?). A  ce propos, petite digression, notre ami Bob (SINE) y va pas très bien et a du se faire hospitaliser à nouveau. Ses rubriques hebdomadaires, Siné sème sa zone sur le Net, sont toujours accessibles depuis le lien colonne de droite. Dépêchez vous d’en profiter, je crains fort pour les prochaines…

Revenons à nos leçons, tout
cela c’était longtemps, longtemps, avant la télé, l’internet,
l’Ipod, l’Ipad, l’aïoli…Mais, tous ceux qui ont connu dans leur
vie d’écolier l’expérimentation des vases communicants, l’examen
attentif des nervures d’une feuille de chêne ou l’observation de la
flamme qui s’éteint lorsqu’elle est privée d’oxygène s’en
souviennent sans doute avec une certaine nostalgie. Ce sont ces
« leçons de choses », emblématiques de l’école
primaire républicaine, qui manquent peut-être aujourd’hui aux
programmes de  l’éducation nationale.


Tiens, voila du Boutin.

Madame Christine vient de s’apercevoir, un peu tardivement, que l’indécence de ses salaires par temps de crise, cela faisait un peu désordre pour la bonne chrétienne qu’elle veut être. Elle renonce donc aux 9500 euros mensuels que lui octroyait le contribuable français pour mener à bien une mission consistant à mesurer les conséquences sociales de la mondialisation (?!).

Il y a une conséquence qu’elle mesure déjà c’est qu’il faut arrêter de prendre les enfants du bon dieu pour des connards sauvages (Audiard me pardonne ce mauvais jeu de mots). Les bonnes âmes pourraient croire que la moralisation des moeurs politico-financières est en cours et que: « Plus jamais ça !« . Certains vous diront que l’histoire est en marche, qu’il y aura dorénavant un avant et un après « le cas Boutin » et que le syndrome du chargé de mission va faire jurisprudence. Je n’en crois bien sûr pas un mot et, votre blog préféré vous tiendra informé du prochain missionnaire à se faire harponner. En tous cas, un grand merci au Canard enchainé sans qui cette affaire abracadabrantesque ne serait jamais sorti du tiroir des « combinaziones » et autres arrangements entre petits ennemis.

C‘était, mes très chers frères, la leçon de choses de ce samedi. En attendant la prochaine et après avoir accompli votre devoir électoral (colonne de droite, en bas) vous pourrez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Portez vous bien et, à demain peut-être.

Amis de l’illusion et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Je connais votre passion pour les jeux de l’esprits, en voici un fort amusant. Mais, passons à notre portrait du jour.

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Amis de l’illusion et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Je connais votre passion pour les jeux de l’esprits, en voici un fort amusant. Mais, passons à notre portrait du jour.

Après avoir évoqué mercredi les rapports de Barbara avec la ville de Nantes, voici quelques mots sur un célèbre Communard qui a longtemps fréquenté Nantes.

Le 11 juin 1832, naissance de Jules VALLES au Puy-en-Velay (Haute Loire).
Journaliste, membre de la Commune, propagandiste libertaire et écrivain.
Très tôt révolté, il prend part à l’agitation révolutionnaire de 1848 à Nantes (où il est renvoyé du lycée). En décembre 1851, il essaie de s’opposer au coup d’Etat en tentant de soulever le peuple. De retour à Nantes, son père (qui ne partage pas ses idées) le fait interner dans un asile. Il n’en sera libéré que trois mois plus tard. A Paris, il se passionne pour les idées de Proudhon, mais à la suite d’une conspiration contre l’Empereur, il subit une peine de prison durant l’été 1853. (à droite: son portrait réalisé par Nadar)

Il devient journaliste, et publie ses premiers textes. Le 1er juin 1867, il lance l’hebdomadaire « La Rue » qui s’entoure de plumes et d’artistes célèbres, de Zola à Courbet. Mais après 6 mois de parution, le journal est interdit. Vallès subit, fin 1868, un nouvel emprisonnement à cause d’un article. De 1869 à 1871, il lancera successivement plusieurs titres de presse « Le Peuple », « Le réfractaire » (dont je reproduis ci-contre à gauche un fac-similé), « La Rue » et à partir du 22 février 1871 « Le Cri du peuple » qui devient le journal de la Commune.
Cosignataire, en janvier 1871, de « L’affiche rouge » (appel à l’insurrection), c’est tout naturellement qu’il devient, le 26 mars 1871, membre de la Commune. Partisan de la minorité, il s’opposera au Comité de Salut Public. Il combat sur les barricades durant la  » Semaine sanglante »puis parvient à se réfugier en Angleterre. Condamné à mort, il ne rentre à Paris qu’à l’amnistie de 1880, il y publie à nouveau, en 1883, « Le Cri du peuple », où s’y s’expriment blanquistes, et libertaires. Entre temps, ses romans autobiographiques « L’enfant », « Le bachelier » et « L’insurgé », ont été édité sous pseudonyme. Un dernier roman « Les blouses », sortira avant sa mort qui survient, après une maladie, le 14 février 1885.

Et oui, illusion, tout est illusion, enfin, presque…Prenez ce blog par exemple: Le voici à présent ancré dans la réalité quotidienne d’un nombre impressionnant de lecteurs (j’exagère). Réalité virtuelle pourrait-on dire car, un orage, un tremblement de terre, un court circuit chez l’hébergeur, un jaloux, un doigt qui ripe sur la touche « supprimer ce blog » et tout disparaît. Etre ou ne pas être, telle est bien la question. Et les billes dans la vidéo est-ce qu’elles montent réellement ? Et vous amis visiteurs, serez vous au rendez vous du lendemain . En attendant, portez vous bien.

ALLO, LA POLICE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pharmacopée et du baeckeoffe réunis, bonjour. Nous sommes le jeudi 10 juin, c’est à dire le 22 de prairial qui est considéré comme le jour de la Camomille. Ce jour là, Fabre d’Eglantine devait être souffrant car, on ne dira jamais assez tous les bienfaits que nous sommes en droit d’attendre de cette plante de la famille des Astéracées.
Vous avez tous vu la fleur de Camomille même si souvent on prend cela pour des marguerites…Il s’agit en règle générale de la camomille romaine (Anthémis). Concernant l’usage cosmétique, l’hydrolat de camomille est adapté à tous types de peau,  il régénère, apaise, purifie et rééquilibre l’épiderme, et son usage est recommandé par exemple après une longue exposition au soleil ou au vent pour calmer la peau. L’hydrolat de camomille est également anti-inflammatoire. Très doux, il est préconisé pour apaiser des problèmes inflammatoires oculaires dues à une conjonctivite. Il prévient les allergies cutanées, c’est pourquoi il est utilisé pour le soin des peaux fragiles. Il convient particulièrement à celles des enfants grâce à sa douceur. L’hydrolat de camomille est encore indiqué pour traiter les lésions acnéiques, les plaques d’eczéma et le psoriasis et il possède des vertus cicatrisantes. L’hydrolat de camomille a enfin un effet digestif, car son pouvoir calmant est aussi efficace par voie orale. En d’autres termes, c’est bon pour tout ce qui est mauvais !

Allo la police…

Un qui aurait du user de camomille plus que de marlboro c’est Elie KAKOU qui nous a quitté prématurément un 10 juin de l’an de grâce 1999, et à qui l’on doit le personnage de Madame Sarfati. Oui je sais, l’humour juif Tunisien, on aime ou pas. Mais, y’a rien à faire, je préfère les juifs qui ont de l’humour à ceux qui arraisonnent les flottilles humanitaires. Je post tout de même une petite vidéo…Ca fait rire ma fiancée !

Tiens, à propos de police…

Une bonne et une mauvaise nouvelle: La bonne:Le premier flic de France, l’ami de trente ans du tsar Nicolas 1er, vient d’être condamné pour propos racistes. Un ministre condamné, ça fait chaud au coeur. La mauvaise: Il est toujours ministre.

Après la police, la justice…

Vous vous souvenez de l’affaire BOULIN ? Encore un ministre (de Giscard) mais lui on l’avait retrouvé dans une mare, prétendument suicidé…La famille était désireuse de faire ré-ouvrir l’enquête pour charges nouvelles. Oui mais voila, les scellés ont « disparus » et de ce fait, pas de réouverture de l’enquête. C’est fou le désordre qui règne dans les ministères.

Après le Boulin, la Boutin…

La petite dame s’est fait « embaucher » par le gouvernement pour une mission spéciale sur l’état du monde… Elle doit bien sûr, remettre un rapport à l’issue de sa mission ! En attendant, 9500 euros net mensuels et la voiture et le chauffeur et le secrétariat et les frais annexes et la retraite de députée et l’indemnité de conseillère Générale, soit à peu près 18 000 euros mensuels… Quand je vous disais que mes fourches en bois de micocoulier allaient bientôt reprendre du service.

Et la sécu…

Ah, la sécu. Après l’annonce d’un nouveau trou abyssal, notre Roselyne nationale a eu ce bon mot: » Nous allons prendre des mesures qui ne touchent à aucun moment au pouvoir d’achat des assurés ».Si ce n’est pas de la langue de bois ça, je veux bien me mettre à l’eau minérale.

Bon allez, en attendant je vais me faire couler un pur malt pendant que je laisse mijoter ma soupe de poisson. Il faut que je pense à transmettre la recette à Stéphanie. Depuis qu’elle a eu les honneurs de la presse féminine (un article dans ELLE) elle a relooké entièrement son blog culinaire, allez-y j’ter un oeil…ICI

Vous avez sans doute remarqué que le système de votation, comme disent nos amis Helvètes, a changé. Désormais le fameux « votez pour moi » se trouve au bas de la colonne de droite. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.