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Le 17 août 1944, mort de Francisco PONZAN VIDAL, (fusillé par les nazis) à Buzet-sur-Tarn près de Toulouse.Militant anarcho-syndicaliste espagnol, guérillero antifranquiste et résistant.Né le 30 mars 1911, à Oviedo (salut Bennie), il passe son enfance à Huesca puis fait des études à l’école normale. Il s’affilie à la C.N.T. et collabore à la presse libertaire. Son militantisme lui vaut alors d’être à plusieurs reprises arrêté et détenu pendant plusieurs mois durant les années 1932 et 1933. En avril 1936, il entame une tournée de conférences, il est à Huesca lorsque survient le soulèvement fasciste. Il se démène alors pour organiser une contre offensive. Le 6 octobre 1936, à Bujaraloz, il prend une part très active à la création du « Conseil d’Aragon » où il s’occupe du ravitaillement puis de l’information. Puis il rejoint durant l’été 1937 la « Colonne Rouge et Noire » où il organise un groupe de contre-espionnage « Los Libertadores ».Début 1939, après la déroute du camp républicain, il se réfugie en France où il est interné dans le camp de concentration du Vernet. A cette époque là, la France ouvrait des camps, aujourd’hui elle les ferme!Il s’en échappe et commence à organiser des groupes antifranquistes qui participent à des actions de guérilla en Espagne dont la libération de Manuel Lozano Guillén et Bernabé Argüelles emprisonnés à Huesca. Blessé en mai 1940, à Boltaña, il retourne en France quelques mois plus tard, où en pleine occupation allemande, il organise le célèbre réseau de résistance composé exclusivement de libertaires espagnols qui en liaison avec le groupe « Pat O’Leary » se chargeront d’organiser l’évasion et la fuite de nombreux antifascistes. Arrêté en 1943 après de nombreuses péripéties, il est emprisonné à Toulouse jusqu’à la libération, où les nazis contraint à la fuite l’emmèneront avec un groupe d’une vingtaine de prisonniers avant de les fusiller et de brûler leurs corps à Buzet-sur-Tarn.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la lutte finale et de la tortilla réunies, bonjour !

Alimentons notre galerie de portrait en souvenir de ce grand résistant anti-franquiste l'information. Puis il rejoint durant l'été 1937 la "Colonne
Rouge et Noire"
où il organise un groupe de contre-espionnage "Los
Libertadores".Début 1939, après la déroute du camp
républicain, il se réfugie en France où il est interné dans le
camp de concentration du Vernet. A cette époque là, la France
ouvrait des camps, aujourd'hui elle les ferme!Il s'en échappe et
commence à organiser des groupes antifranquistes qui participent à
des actions de guérilla en Espagne dont la libération de Manuel
Lozano Guillén et Bernabé Argüelles emprisonnés à Huesca. Blessé
en mai 1940, à Boltaña, il retourne en France quelques mois plus
tard, où en pleine occupation allemande, il organise le célèbre
réseau de résistance composé exclusivement de libertaires
espagnols qui en liaison avec le groupe "Pat O'Leary" se
chargeront d'organiser l'évasion et la fuite de nombreux
antifascistes. Arrêté en 1943 après de nombreuses péripéties, il
est emprisonné à Toulouse jusqu'à la libération, où les nazis
contraint à la fuite l'emmèneront avec un groupe d'une vingtaine de
prisonniers avant de les fusiller et de brûler leurs corps à
Buzet-sur-Tarn.">
qu’était Francisco Ponzan-Vidal.


Le
17 août
1944,
mort de Francisco PONZAN VIDAL, (fusillé par les nazis) à
Buzet-sur-Tarn près de Toulouse.
Militant anarcho-syndicaliste
espagnol, guérillero antifranquiste et résistant. l'information. Puis il rejoint durant l'été 1937 la "Colonne
Rouge et Noire"
où il organise un groupe de contre-espionnage "Los
Libertadores".Début 1939, après la déroute du camp
républicain, il se réfugie en France où il est interné dans le
camp de concentration du Vernet. A cette époque là, la France
ouvrait des camps, aujourd'hui elle les ferme!Il s'en échappe et
commence à organiser des groupes antifranquistes qui participent à
des actions de guérilla en Espagne dont la libération de Manuel
Lozano Guillén et Bernabé Argüelles emprisonnés à Huesca. Blessé
en mai 1940, à Boltaña, il retourne en France quelques mois plus
tard, où en pleine occupation allemande, il organise le célèbre
réseau de résistance composé exclusivement de libertaires
espagnols qui en liaison avec le groupe "Pat O'Leary" se
chargeront d'organiser l'évasion et la fuite de nombreux
antifascistes. Arrêté en 1943 après de nombreuses péripéties, il
est emprisonné à Toulouse jusqu'à la libération, où les nazis
contraint à la fuite l'emmèneront avec un groupe d'une vingtaine de
prisonniers avant de les fusiller et de brûler leurs corps à
Buzet-sur-Tarn.">

Né le 30
mars 1911, à Oviedo (salut Bennie), il passe son enfance à Huesca
puis fait des études à l’école normale. Il s’affilie à la C.N.T.
et collabore à la presse libertaire. Son militantisme lui vaut alors
d’être à plusieurs reprises arrêté et détenu pendant plusieurs
mois durant les années 1932 et 1933. En avril 1936, il entame une
tournée de conférences, il est à Huesca lorsque survient le
soulèvement fasciste. Il se démène alors pour organiser une contre
offensive. Le 6 octobre 1936, à Bujaraloz, il prend une part très
active à la création du « Conseil d’Aragon » où il s’occupe du ravitaillement puis de
l’information. Puis il rejoint durant l’été 1937 la « 
Colonne
Rouge et Noire
 »
où il organise un groupe de contre-espionnage « Los
Libertadores ».
Début 1939, après la dér l'information. Puis il rejoint durant l'été 1937 la "Colonne
Rouge et Noire"
où il organise un groupe de contre-espionnage "Los
Libertadores".Début 1939, après la déroute du camp
républicain, il se réfugie en France où il est interné dans le
camp de concentration du Vernet. A cette époque là, la France
ouvrait des camps, aujourd'hui elle les ferme!Il s'en échappe et
commence à organiser des groupes antifranquistes qui participent à
des actions de guérilla en Espagne dont la libération de Manuel
Lozano Guillén et Bernabé Argüelles emprisonnés à Huesca. Blessé
en mai 1940, à Boltaña, il retourne en France quelques mois plus
tard, où en pleine occupation allemande, il organise le célèbre
réseau de résistance composé exclusivement de libertaires
espagnols qui en liaison avec le groupe "Pat O'Leary" se
chargeront d'organiser l'évasion et la fuite de nombreux
antifascistes. Arrêté en 1943 après de nombreuses péripéties, il
est emprisonné à Toulouse jusqu'à la libération, où les nazis
contraint à la fuite l'emmèneront avec un groupe d'une vingtaine de
prisonniers avant de les fusiller et de brûler leurs corps à
Buzet-sur-Tarn.">
oute du camp
républicain, il se réfugie en France où il est interné dans le
camp de concentration du Vernet. A cette époque là, la France
ouvrait des camps, aujourd’hui elle les ferme!
Il s’en échappe et
commence à organiser des groupes antifranquistes qui participent à
des actions de guérilla en Espagne dont la libération de Manuel
Lozano Guillén et Bernabé Argüelles emprisonnés à Huesca. Blessé
en mai 1940, à Boltaña, il retourne en France quelques mois plus
tard, où en pleine occupation allemande, il organise le célèbre
réseau de résistance composé exclusivement de libertaires
espagnols qui en liaison avec le groupe « Pat O’Leary » se
chargeront d’organiser l’évasion et la fuite de nombreux
antifascistes. Arrêté en 1943 après de nombreuses péripéties, il
est emprisonné à Toulouse jusqu’à la libération, où les nazis
contraint à la fuite l’emmèneront avec un groupe d’une vingtaine de
prisonniers avant de les fusiller et de brûler leurs corps à
Buzet-sur-Tarn.

A
lire le merveilleux bouquin de Antonio Tellez Sola:
Un
anar dans la guerre secrète

– aux éditions Coquelicot. Autres sources: Ephéméride anarchiste.

Allez, no pasaran, portez vous bien et à demain peut-être.

CACHEZ CE SAINT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’analyse concrète d’une situation concrète et du Fernet-Branca réunis, bonjour !

Cela devait finir par arriver, nous sommes le 16 août, 29è jour du mois de thermidor habituellement consacré au coton. Pour ceux qui croient au ciel, c’est la Saint Armel dont les traces sont nombreuses par chez nous (Bretagne). Par exemple Ploermel, ou encore Plouarzel mais aussi, Ergué-Armel. En voila un qui va rapidement trouver sa place dans la vallée des saints à Carnoët (avouez qu’il y a longtemps que je n’en avais pas parlé.) Mais, ça y est, c’est officiel, la vallée est ouverte au public et, à mon avis, ça va se bousculer. Il est vrai que les Bretons sont assez doués en matière de granite mais, il faut le reconnaître, un peu moins en matière de marketing. Ouvrir le site après le 15 août quand il n’y a plus un touriste…
Or donc, Armel ou Arzel, comme vous voulez, fait partie de ces moines qui débarquèrent en Armorique en provenance du pays de Galles en voyage organisé entre le 4è et le 6è siècle à bord de la Brittany ferries, bien décidés à conquérir l’âme de ces pauvres indigènes que les Romains et les Vikings avaient laissé dans un état de dénuement spirituel catastrophique. Pour sa part, notre ami Armel décida de débarquer au fond de l’aber Ildut, pas très loin de Keramoal. A peine arrivé il créa sa petite entreprise qu’il dénomma modestement « abbaye de Plouarzel ». Le roi des Francs, Childebert 1er, ayant remarqué son zèle le fit appeler à ses côtés. Il s’empressa de guérir aveugles et boiteux et sa majesté le renvoya en Bretagne où il fonda la marque « produit en Bretagne ». Sur le chemin du retour, qui, faut-il le rappeler, était très long au temps, au bon temps, des rois fainéants, il s’arrêta près de Corps nuds en Ille et Vilaine, débarrassa le coin d’un vilain dragon qui faisait peur aux petites filles et en profita pour créer une succursale qu’il baptisa « monastère de Saint-Armel ». Bref, une réussite de tous les diables !

A part cela…
L‘actualité est toujours aussi réjouissante. La Chine est sous la boue, le Pakistan sous les eaux, la Russie sous les flammes et nous, sous la coupe d’un parti de plus en plus facho droitier.
Les ministres et sous-ministres se disputent pour être premier de la classe et signer un décret encore plus scélérat que le précédent. On expulse à tour de bras, on démantèle les camps, on stigmatise à tout vat (oui je mets un T) bref, c’est l’été de tous les dangers…Le dernier en date c’est Estrosi qui veut mettre à l’amende les communes qui ne se conforment pas à leurs obligations en matière de sécurité ! Je ne me souviens pas l’avoir entendu proposer des sanctions aux communes qui ne respectent pas la loi SRU en matière d’accueil des gens du voyage.

Saint Armel reviens, il y a un méchant dragon qui veut croquer notre République. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

PS: Un très bon anniversaire à Christianne qui se reconnaîtra.

IL JOUAIT DU PIANO DEBOUT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des pianos z-a-queue et du boudin blanc réunis, bonjour !

Nous sommes le 15 août, 28è jour de thermidor consacré au Lupin dans notre calendrier Républicain. Vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur et sur le site des « cénobites tranquilles », le blogue qu’il faut avoir parmi ses favoris.

Entre les expulsions des Rroms et les accointances des politiques avec les milieux financiers, la solution c’est de fermer son poste, de choisir un vieux 33 t, de se servir une boisson hors d’âge, de s’allumer une pipe et de se laisser bercer… Tiens, voici Oscar Peterson.

Il est né un 15 août en 1925 dans ce quartier de Montréal que l’on appelle la Petite Bourgogne. Il va y grandir baigné par la culture jazz et, très vite son père lui enseigne la trompette. Mais pour Oscar, le must c’est le piano. C’est sa soeur Daisy qui va se charger de l’apprentissage. A l’âge de 14 ans il gagne un prix national et quitte l’école pour devenir musicien professionnel. Il va se joindre à la formation du Johnny Holmes Orchestra et sera soliste jusqu’en 1947.

Oscar Peterson va rapidement se construire une réputation et il apparaîtra au Carnegie Hall pour la première fois en 1949. Influencé par Nat King Cole et surtout Art Tatum, il va accompagner Lester Young, Louis Armstrong et Ella Fitzgerald. Le tournant de sa carrière est son engagement par l’impressario Norman Granz qui va lui permettre de jouer avec les plus grands de son époque. De 1991 à 94, il est chancelier de l’université de York à Toronto, il faut noter par ailleurs qu’il est Franc-maçon.

Après avoir parcouru le monde, enregistré des centaines de titres, joué avec les meilleurs, reçu tous les prix possibles, il va s’éteindre dans sa maison de la banlieue de Toronto le 23 décembre 2007. Je fais partie de ceux qui le considère comme le plus grand pianiste de jazz de tous les temps.

Bon, et bien, on va s’arrêter là pour ce dimanche de la mi-août. C’est très sympa d’être passé. Portez vous bien et à demain peut-être.

QUOI ! DIX FEMMES A SION …

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la France Black-Blanc-Beur et du loukoum à la rose réunis, bonjour !

LES ACTUALITES…

 

Va falloir faire attention.

Le tribunal correctionnel de Pau a infligé jeudi 12 août des amendes de 1 000 euros avec sursis à cinq personnes pour outrage au préfet des Pyrénées-Atlantiques dans des commentaires envoyés par courriel comparant sa politique d’expulsions à celle du gouvernement de Vichy.

Les prévenus, militants du Réseau éducation sans frontières (RESF), étaient poursuivis pour des courriels adressés au préfet où ils dénonçaient la situation d’une famille albanaise placée en centre de rétention en juillet 2008 avec deux enfants de 5 et 7 ans. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques,  Philippe REY (ancien préfet des Côtes d’Armor), avait déposé plainte le 1er août 2008 pour outrage à représentant de l’Etat. Voici donc remis au goût du jour le délit d’opinion. Voltaire, reviens…Ils sont devenus fous !

Et pourtant, monsieur le Préfet,

La France était appelée, mercredi 11 et jeudi 12 août, à rendre des comptes devant le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU (CERD). Quinze jours après le discours du chef de l’Etat à Grenoble et quelques mois après le débat sur l’identité nationale, ses experts, qui passent périodiquement au crible les cent soixante-treize Etats qui ont ratifié la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, n’ont pas manqué de pointer une « recrudescence notable du racisme et de la xénophobie » dans le pays, épinglant notamment la politique du gouvernement envers les Rroms et les « Français d’origine étrangère ». Concernant les gens du voyage, certains ont dénoncé en particulier le système d’attribution de visa de circulation ainsi que le droit de vote conditionné à plusieurs mois de vie dans la même commune. « Le carnet de circulation nous effraie, nous rappelle l’époque de Pétain », a expliqué l’expert nigérien.

Et les sondages de se contredire…

Après celui de l’IFOP (Parisot), qui abondait dans le sens du gouvernement,le CSA nous dit ceci:

Autre information qui vient, en partie, contredire le lien établi de
plus en plus fréquemment par l’UMP entre immigration et insécurité : la
principale cause de celle-ci, aux yeux des Français, est sociale : pour
73 % des sondés et 68 % des sympathisants de droite, ce sont les
inégalités qui causent l’augmentation de la délinquance. Pour 68 %
d’entre eux et 64 % à droite, la suppression par Nicolas Sarkozy de la
police de proximité est également en cause. Deux autres hypothèses sont
validées : « l’incivilité des citoyens » (68 %) et la réduction du nombre de policiers (66 %).

L’immigration est citée comme cause de la hausse de l’insécurité par
une forte minorité (47 %), tandis que 49 % estiment qu’elle y contribue « peu ou pas du tout« . En revanche, les sympathisants de droite sont nettement plus nombreux, 61 % (contre 33 % à gauche), à partager ce constat.

Oui mais voilà,

Fort heureusement, l’actualité est aussi capable de nous offrir ceci: Cette rencontre fabuleuse entre Dave Holland et Pepe Habichuela…

Allez, que les dieux du jazz vous soient favorables, portez vous bien et à demain peut-être.

VENDREDI 13…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la française des jeux et de Freddy Krueger réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 13 août c’est à dire le 26ème jour de Thermidor généralement consacré à la Myrte. Jolie plante du bassin Méditerranéen et que, dans l’antiquité, portaient les prêtresses du temple de Démeter lors des mystères d’Eleusis.
La Myrte est surtout utilisée en Corse, en Sardaigne et en Sicile pour aromatiser le gibier et les viandes grasses. Le gout de ses baies rappelle celui du Genièvre et elles sont utilisées pour entrer dans la composition de liqueur.
On dit que les infusions de Myrte sont très efficaces contre la diarrhée enfantine. D’où une expression devenue célèbre: « …Et bien, on est pas dans la myrte ».

Et la Bretagne devint française…

C‘est le 13 août 1532 que fut signé le fameux traité qui mit fin définitivement à l’indépendance du Duché de Bretagne.

Anne de Bretagne refuse tout mariage avec les princes et demande que cela soit le roi lui même qui l’épousât. Ce
sera le 6 décembre 1491 à Langeais. Elle est successivement l’épouse de
deux rois de France Charles VIII et Louis XII .
Le Duc d’ Orléans, Louis XII, ami de longue date d’Anne, sera un mari
aimant. Anne maintiendra les impôts seulement à destination des états de
Bretagne, les octrois et jugements aux pays. Ici à droite, le blason des Ducs de Bretagne. »Kentoc’h mervel eget bezan saotred » plutôt la mort que la souillure ou quelque chose comme cela…D’où l’hermine symbolisant la pureté.

Les héritiers du Duché de Bretagne sont par contrat de mariage
les descendants masculins d’Anne de Bretagne ou par défaut ses
descendants de sexe féminin. L’administration du Duché est attribuée au
roi de France. Sans descendant mâle, c’est donc sa fille Claude épouse de François 1er
qui devient duchesse de Bretagne. Le mariage n’aura pas lieu durant le
vivant d’Anne qui y était opposée (préférant voir sa fille mariée à
l’héritier espagnol Charles) : une clause avait été prévue au cas où
Anne pourrait encore avoir un fils. Elle mourut à 37 ans et Claude fut
mariée 4 mois après sa mort. Le fils de celle-ci, dauphin de France, est
couronné sous le nom de François III duc de Bretagne (1518-1536), mais
il décède à l’âge de 18 ans. C’est alors son frère, le futur Henri II,
qui devient le duc de Bretagne. A gauche, le « drapeau Breton » inventé en 1925.

En 1532, un traité d’Union de la Bretagne à la France est voté par les Etats de Bretagne,
après plusieurs unions matrimoniales entre les duchesses de Bretagne et
les rois de France. Les héritiers de la famille de Brosse sont
gouverneurs de la Bretagne, et il a pu être considéré que le frère de
François III. Henri II est le dernier duc de Bretagne lorsqu’il monte sur le trône de France en 1547, la Bretagne se trouve alors réunie à la Couronne de France comme faisant partie du domaine royal.

Et voila pourquoi nous ne sommes pas aujourd’hui résidents du grand Duché de Bretagne comme nos cousins du Luxembourg ou du Liechtenstein. Je voyais bien le Trégor où le pays Bigouden transformés en paradis fiscaux.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.



JEHAN JONAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la libération sexuelle et du clafoutis aux cerises réunis, bonjour !

Que celui qui a connu Jehan Jonas lève le doigt. Mon premier souvenir « live » remonte à 1970, c’était au bateau-lavoir à Nantes.

Cet auteur-compositeur-interprète était né le 12 août 1944 et est décédé, beaucoup trop tôt, en 1980. Après son certif’, il entre à la SNCF et chante en terrasse puis fait les cabarets où il côtoie Brassens, Chelon, Jean-Marie Vivier qui reprendra ses textes, Gribouille et tant d’autres.

Un regard sans concession, une plûme acérée, des chansons qui veulent dire quelque chose bref, un chanteur qui n’aurait aucune chance à la « star’ac ». Je me souviens aussi d’un petit cabaret à Rennes, cela s’appelait « Chez Françoise » et Jean-Marie Vivier chantait alors des textes de Jonas. Voici ce qu’il disait à l’époque:

« Je suis un déclassé de la cinglomanie
Dernier pont sur la mer jeté vers les nuages
ça devient si courant que les radio se taisent
Et divergent en rêvant à des frics mélomanes
Je m’en irai bientôt sapé de moissons fortes
Un sillage indécent, ça m’ira comme un gant ».

Des comme ça, on n’en fait plus et c’est fort dommage… Je ne suis pas certain que l’on trouve encore ses disques, il faut essayer you tube ou les bouquinistes.

Allez, tenez moi au courant de vos recherches, je garde sous le coude quelques perles encore pour avoir le plaisir de vous les présenter. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.





HISTOIRE D’HERBE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la contrepèterie et des bêtes à cornes réunies, bonjour !

On approche de la fin de thermidor et ce 11 août est consacré à l’Aunée, cette Inule appelée aussi herbe aux mouches.

L‘herbe aux mouches, qui se fait appeler aussi inule squalleuse, herbe
aux punaises, œil de cheval, chasse puces… n’a rien d’extraordinaire,
malgré toutes ces appellations peu flatteuses. Autrefois, entre autres,
on lui prêtait des pouvoirs insecticides, d’où ces noms qui font
référence aux insectes. Du reste, son odeur n’est pas très agréable,
mais elle est  appréciée des abeilles.
On peut très bien passer près d’elle sans y faire attention.Elle affectionne particulièrement les terrains secs. Le sable du platier semble lui convenir. De ce fait on en trouve fréquemment sur nos dunes.
Autrefois, on lui attribuait des vertus curatives et elle a été
fréquemment utilisée en décoction pour soigner les
contusions, les hernies, les blessures internes, etc… Elle a été
appliquée en usage externe pour traiter les démangeaisons.

Ce 11 août est aussi le jour anniversaire de la naissance d’une sacrée bonne femme dont je voulais vous dire deux mots pour vous inciter à vous jeter sur ses livres. Grisélidis REAL est donc née à Lausanne en 1929 dans une famille qui lui donnera une éducation des plus rigides, ceci explique peut-être cela…Mariée à 20 ans, elle a un premier fils puis se sépare de son mari et a une fille avec un autre homme. Elle aura à nouveau un fils puis un divorce et en 59 un quatrième enfant. A ce moment là de sa vie elle part pour l’Allemagne et se retrouve sans papiers, sans argent…Elle décide de se prostituer dans un bordel clandestin. Emprisonnée pour avoir vendu de la marijuana à des soldats américains, elle commence à écrire en prison. Son premier livre, le noir est une couleur, est paru chez Balland en 74.

Au cours des années 70 Grisélidis Réal devient véritablement une activiste et conduit la « révolution des prostituées » à Paris, occupant la chapelle Saint-Bernard. Son recueil La passe imaginaire est l’ouvrage qui m’a permis de la découvrir. Il s’agit d’une collection de lettres qu’elle a adressées à son ami le journaliste Jean-Luc Hennig. Chaque lettre débute par la description du gueuleton qu’elle est en train de faire, la musique qu’elle écoute, le vin qu’elle boit… Elle témoigne de la misère sexuelle des ouvriers immigrés, mais aussi des ravages de la morale religieuse faux-cul qui lui envoie tant de maris frustrés: « …Ne jouissez pas! N’ayez pas d’orgasme! Ne sentez rien: Bloquez vous, crispez vous, serrez les dents et les fesses, détestez, haïssez, soyez froids, glacés, paralysés, honteux et frustrés!« . Et plus loin, à propos du Pape: « …Il faudrait pour lui faire rendre gorge, enfoncer tous les clochers d’église et les minarets en y ajoutant la tour Eiffel, la tour de Pise et l’Obélisque dans le cul du Pape pour réduire au silence ses préceptes meurtriers…Je vous embrasse très cher. »

Voila le style du personnage qui nous a quitté en Mai 2005. Certains de ses livres sont épuisés mais, en cherchant bien vous trouverez peut-être: Le noir est une couleur - La passe imaginaireCarnet de bal d’une courtisane et, le carnet de Grisélidis sur une musique de Bashung…Ne vous privez pas de ce bonheur.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


LE CERCLE DES POETES DISPARUS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du cercle des poètes disparus et de la « Guiness is good for you », bonjour !

Il y a un an disparaissait Yan Balinec à l’âge de 81 ans. Mais, disparaître n’est pas le terme approprié. Il faisait partie de ces gens qui restent présents longtemps, longtemps après que leurs chansons aient disparues. Qui se souvient de cette silhouette traversant les rues de Douarnenez juchée sur son vieux vélo ? L’oeil clair, la tignasse ébouriffée, d’une élégance un peu vieille France, il était né dans la Sarthe et exerçait le métier de prothésiste dentaire. Sa première oeuvre, le faux pli du drapeau. Journal d’un objecteur, en dit long sur le personnage.

Je me souviens de ces longues discussions sur une table du rosmeur? Etait-ce chez Marie-Rose ou chez Micheline ? Georges Perros n’était pas loin et René Quéré tout à côté. On refaisait le monde en s’interrogeant sur les choses de la vie. Yan Balinec n’était pas homme de concession. « Les mots peuvent changer l’avenir de l’humanité » se plaisait-il à dire. Il pensait que l’on pouvait relier l’esprit et la matière et son recueil « Chair, âme » résume bien cette posture. Solitaire et néanmoins fraternel il était un être complexe, à la fois véliplanchiste, cycliste et poète. « Mes certitudes d’aujourd’hui me donnent le vertige en débouchant partiellement sur le néant » disait-il.

En dehors des dogmes, en dehors des modes, Yan était un homme comme je les aime: Libre !

Son oeuvre est restée confidentielle à tel point qu’il créa sa propre maison d’édition « Remuage ». Humaniste, libertaire,écologiste, non-violent, il était tout cela et plus encore. Que les dieux de la poésie t’accompagnent en ta dernière demeure et, j’adresse une supplique pour que ce soit au cimetière marin de St Jean à Tréboul.


Bon et bien voila, Keramoal à retrouvé son calme, les lapins peuvent reprendre leurs activités sur leur pelouse. La mi-août s’approche et, on entame notre marche vers l’hiver au rythme des jours qui raccourcissent. Mais je vois que votre fidélité ne faiblit pas alors, un grand merci à vous, portez vous bien et à demain peut-être.

COUP DE GUEULE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la paix sociale et du veau marengo réunis, bonjour !



Voici donc le retour de la République des beaufs, des Bidochons et des Dupont-lajoie, la xénophobie tranquille de ceux qui disent sans sourciller: « je ne suis pas raciste mais… ».



De ceux qui dénonçaient le voisin sous le régime de Vichy.
De ceux qui ratonnaient le bougnoule pendant la guerre d’Algérie.
De ceux qui, képis bien droits sur la tête, raflaient les juifs sous l’occupation.

De ceux qui rasaient les cheveux longs dans les années 60.
De ceux qui crient aux voleurs de poules devant les caravanes des gens du voyage.
De ceux qui veulent une Europe blanche et chrétienne.
De ceux qui: « je paye mes impôts moi monsieur ».
La République du bob Ricard et d’Yvette Horner, la République de la haine ordinaire, du repli identitaire, du béret Basque et de la baguette.
La République franchouillarde de la cagoule et de l’affaire Dreyfus, celle de Pétain et de Laval, la République des auvergnats d’Hortefeux, du bruit et de l’odeur de Chirac…
La République de l’identité nationale de Besson et du tout sécuritaire de Sarko.
Aujourd’hui, et encore moins demain, personne ne pourra dire « on ne savait pas ».
L‘histoire nous a légué un enseignement qui fait de chacun de nous un dépositaire imprescriptible de ces quelques valeurs qui permettent le « vivre ensemble ». Hélas, comme le disait Frédérique Dard: « notre échelle des valeurs est en train de perdre ses barreaux« . Et les sondages semblent une fois de plus donner raison à de Gaulle: « les Français sont des veaux« . Ils plébiscitent la matraque, l’expulsion, la répression. Ils leur faut quelqu’un pour payer l’addition du chômage du tonton et cela ne sera pas la banque Machin ni le fond de pension Truc ni les stocks options ni les parachutes dorés non, on va casser de l’arabe, du tsigane, du musulman, du jeune (beur de préférence). On va enfin pouvoir se lâcher au café du commerce et faire du Le Pen de province après le troisième pastis.
Hier, mon petit fils de dix huit mois gambadait dans les jardins de Keramoal, je ne veux pas lui laisser cette République là. Je veux pour lui, une Europe ouverte, multiculturelle, fraternelle, et si je peux lui apprendre quelque chose, ce sera simplement à résister…

Bon, ben ça va mieux tiens ! Allez merci encore de passer par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

ENCORE DU BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du blues et du piment d’Espelette réunis, bonjour !

Il y a 70 ans disparaissait Johnny DODDS, immense saxophoniste de blues. Il était né dans le Mississippi, terre de blues, et il est mort à Chicago en 1940.

Il a fait ses débuts dans l’orchestre de Papa Celestin en 1918 après avoir joué avec King Oliver. En 1920 il arrive à Chicago et y restera jusqu’à la fin de ses jours. Le Créole Jazz Band de King Oliver utilisait Baby Dodds à la batterie et Bill Johnson à la basse pour ne citer qu’eux. Suite à une tournée en Californie en 1922, Louis Armstrong se joignit au groupe.

Entre 25 & 27, johnny Dodds participera aux célèbres enregistrements Hot five de Louis Armstrong et Red Hot Peppers de Jelly Roll Morton qui compte sans doute parmi les plus importants de l’histoire du jazz. Dodds est décédé d’une embolie cérébrale et Sydney Bechet lui dédia un morceau Blue for you, Johnny.

Philippe Sollers lui a consacré un portrait:ICI

Et puis tiens, histoire de rigoler un peu. J’ai déniché ça sur le site de: C’ POLITIQUE.










Voila pour un dimanche en musique. C’est un peu court mais la maisonnée est pleine et le temps de bloguer raccourci. Portez vous bien et à demain peut-être.