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LA GUERRE DES CLASSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la lutte finale et de la galette saucisse réunies, bonjour !


Je
n’avais pas lu le livre de François Ruffin « La guerre des
classes » dès sa sortie; c’est maintenant chose faite.

Il y a
des mots tellement horribles qu’il faut posséder la liberté
d’impertinence d’un milliardaire pour les prononcer. Il revenait donc
au premier d’entre eux, l’homme le plus riche du monde, Warren
Buffett, de révéler une vérité inconvenante : « Il y a une
guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe
des riches, qui la mène, et nous sommes en train de la gagner
» (le
New York Times du 26 novembre 2006). Cette observation lucide est le
point de départ du livre de François Ruffin.

François
Ruffin
, journaliste à « Là-bas si j’y suis » est allé
à la rencontre de ces ouvriers, ces caissières, ces chômeurs qui
semblent avoir disparu de la « France qui gagne ». Et le
constat est sans appel, la misère du travailleur demeure encore et
toujours une constante de notre société. François Ruffin, je le
connaissais surtout à travers ses reportages pour l’émission de
Daniel Mermet et son implication dans le magazine « Fakir »,
vous savez (ou pas) ce journal qui n’est lié à aucun parti,
aucun syndicat, aucune institution et qui  est fâché avec tout le
monde, ou presque
.

Ringard,
décalé, obsolète, désuet,attardé, soixantehuitard, voilà en
raccourci, les noms d’oiseaux auxquels vous vous exposez si, entre la
poire et le fromage, vous vous risquez à évoquer la lutte des
classes. François Ruffin nous rappelle qu’elle n’a jamais cessé
d’exister et que, quand bien même, elle a disparu de la terminologie
des hommes et des femmes politiques (y compris à gauche) elle est
toujours présente et génère cette société d’une injustice
insultante qui continue d’enrichir les plus riches et de paupériser
les travailleurs. Mais, force est de constater qu’en face des goinfreurs du CAC 40,les Peillon, Royal, Fabius, Strauss Khan et consorts, ont oublié leurs humanités; semblant donner raison à la droite qui ne cesse de marteler: Il n’y a pas d’alternative. Et pour ceux qui auraient encore quelques doutes, voici un extrait d’un rapport fort intéressant:




   

Selon le Rapport 2010 sur la richesse mondiale de l’Institut de recherche de Crédit Suisse,
la richesse par adulte en France a triplé entre 2000 et 2007, avant de
refluer de 15 % depuis. Ce bond a été permis par la forte appréciation
de l’euro par rapport au dollar et le faible taux d’endettement des
ménages. Si l’Europe fournit 35 % des plus riches, la France fournit un
quart de ce contingent.

 

Par ailleurs, la richesse détenue par les 4,4 milliards d’adultes sur
Terre a augmenté de 72 % depuis 2000, pour s’établir aujourd’hui à 195
000 milliards de dollars. Elle devrait encore progresser de 61 % d’ici
2015.

0,5% DE LA POPULATION POSSEDE 35.6% DES RICHESSES MONDIALES

Selon cette même enquête, 24,4 millions d’individus (0,5 % de la
population) détiennent plus d’un million de dollars de richesse, soit
35,6 % des richesses mondiales
.

Une vraie bouffée d’air pur à respirer entre deux manifs…

Pendant que le Sénat se dépêche d’expédier les affaires courantes, que les syndicats préparent les dernières banderoles, il souffle sur Keramoal un fort vent de Nord-est qui ne me dis rien qui vaille. Quand je vous aurais remercier pour cette sympathique visite et incité à voter pour ce blog (colonne de droite, en bas), vous pourrez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Portez vous bien et à demain peut-être.


V’LA LA JEUNE GARDE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’unité syndicale et de l’omelette norvégienne réunies, bonjour !

Ce n’est pas le genre de la maison mais, une fois n’est pas coutume, disait mon aïeule qui avait de la ressource…
Voici donc que « les cénobites tranquilles » relaie cet appel pour que la blogosphère ne se contente pas d’assister béatement aux mouvements sociaux qui, tel un cailloux dans la chaussure de Nicolas 1er, sont en train de l’empêcher de réformer en rond. Et puisque vous êtes gourmands du genre, retrouvez en fin de billet, une vidéo de « la jeune garde » de Montehus, 1920 quand même.

Erwandekeramoal relaie
Stef et son blog Une
autre vie
et soutient l’appel à la blogosphère
politique pour une mobilisation contre la fumeuse réforme des
retraites élaborée par le sinistre des affaires (si peu sociales)
Woerth…

« Pour soutenir les
journées de grèves, de manifestations du 12 et 16 Octobre et les
grèves reconductibles.

Les jeunes, lycéens
et étudiants manifestent partout en France. Pour les salariés, la
mobilisation s’élargit en grève reconductible aux secteurs des
transports, SNCF, RATP, Routiers, Dockers et personnels portuaires,
aux secteurs de l’énergie 140 entreprises dont EDF-GDF, aux
personnels des secteurs de la pétrochimie, des raffineries TOTAL,
secteurs de la métallurgie, de plus en plus de secteurs publics, de
l’industrie, de La Poste et France Telecom, d’Air France, des
magistrats et personnels de justice, la liste s’allonge de jours en
jours.

Messieurs, Dames de
la blogosphère, il est temps de sortir l’arsenal numérique, le
billet qui fait mouche, ceci est un appel au militant de l’internet
qui sommeille en vous.

Ne sentez vous pas
qu’il se passe quelques chose ? Ce gouvernement va se rendre compte
qu’il ne faut pas sous estimer l’indignation, qu’il provoque.

L‘arrogance de
Nicolas Sarkozy, le fait qu’il tourne le dos aux français, provoque
les organisations syndicales pourtant très responsables jusque là.

Et ce ne sont pas
les quelques amendements attendus de l’Élysée, du Sénat ou de M.Woerth qui changent la donne.

C‘est
la base qui impose à ses confédérations des grèves reconductibles
qu’aucun ne prévoyait se généraliser à ce point ; nous ne pouvons
rester à l’écart de ce mouvement.

Nous devons relayer
et soutenir toutes les initiatives qui vont permettre de sauvegarder
le droit à la retraite à 60 ans.

Pour y arriver, il
faut augmenter le rapport de force.

Les grèves
reconductibles vont provoquer des AG (assemblée générale)
quasiment tous les jours, et c’est pour cela qu’il faut que ces
salariés n’aient pas le sentiment d’être abandonnés après la
journée du 12. Il faut soutenir toutes les actions qui vont
permettre in fine le recul du gouvernement. »

Bon ben voila, j’ai fait ma b.a., il n’y a plus qu’à attendre le résultat des courses. En attendant la grève générale, illimitée et insurrectionnelle, portez vous bien et à demain peut-être.


TOURTE MAIS PAS TOURTEAU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la jam’s session et des moules marinières réunies, bonjour !


Le 19 de vendémiaire étant consacré au tournesol, c’est une bonne occasion pour vous parler d’un trompettiste !

Harry sweets Edison est né un 10 octobre en 1915 à Colombus. Trompettiste de talent, certains disent de génie, c’était le roi du swing. Il a joué avec les plus grands depuis Count Basie jusqu’à Oscar Peterson en passant par Lester Young et Nat King Cole. Dans la vidéo, on le voit en compagnie du fameux batteur Buddy Rich dont je vous ai parlé récemment.

Son jeu très économe s’appuie sur une précision rythmique exemplaire.
Il se soucie avant tout du placement le plus juste de ses notes et de
leur coloration avec ce son d’une extrême douceur, qui lui valut son
surnom de « Sweets » donné par Lester Young.

Ce gout de la précision est constant dans tous ses solos et fait de son style un certain idéal de swing. Il fait partie de ces rares jazzmen qui sont reconnaissables dès les premières notes. Il nous a quitté en juillet 1999.


Voici pour cette fois un billet très court car on m’attend à l’office. Ce soir tourte aux champignons directement issus de la forêt d’Ambroise, non loin de Huelgoat pour les non-initiés. Pieds de mouton, cèpes, chanterelles, délicatement mélangés à une farce maison aromatisée à la gnôle et enveloppés dans une pâte feuilletée. 15 mn au four et vous vous régalez.

Soyez pas jaloux, portez vous bien et à demain peut-être.

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la critique de la raison pure
et du pain aux raisins réunis, bonjour !


Le dix huitième jour de vendémiaire,
9 octobre donc, était généralement dédié au sarrasin, mais pas
aux maures !!! Chez nous on l’appelle le blé noir ce qui, de toute
évidence, est un abus de langage car le sarrasin n’est pas une
graminée et se particularise en étant dépourvu de gluten ce qui,
j’en suis convaincu, vous fait une belle jambe. J’ai souvenir
d’avoir, dans le Cantal dégusté des galettes de sarrasin qui
portaient le joli nom de « Bourriols »; rien à voir avec
« la complète » du finistère.


Le 9 octobre marque la date
anniversaire de la mort du « Che » en Bolivie. En 1951, Ernesto
Guevara
, que l’on ne surnomme pas encore Le Che, accompagné de son
ami Alberto Granado, vont entreprendre un long voyage en Amérique
latine. Ils chevauchent une vieille moto, Norton 500cm3 (mon père en
possédait une dans les années 5O) qu’ils ont nommé « la
vigoureuse », poderosa en espagnol.

 C‘est au Chili, dans les mines de
Chuquicamata qu’ils vont découvrir les conditions de vie des
mineurs. Leur périple va les amener à descendre l’Amazone en canoë
jusqu’en Colombie.

Cette expérience va renforcer chez lui
l’idée que les inégalités ne peuvent être abolies que par la
révolution. Après avoir voyagé au Guatemala pour s’inspirer des
réformes mises en oeuvre par Arbenz Guzman, président renversé par
un coup d’Etat soutenu par la CIA, il rejoint le mouvement du 26
juillet
, groupe révolutionnaire dirigé par un certain Fidel Castro.

Il va faire partie des 82 hommes partis
avec Castro en novembre 56 pour Cuba à bord d’un voilier, le Granna.
Ils sont attaqués dès leur débarquement par l’armée de Batista,
le dictateur Cubain. Une vingtaine d’hommes seulement survivront. Le
Che écrira plus tard que lors de cet affrontement, il choisit de se
débarrasser de son sac médical pour ramasser une caisse de
munitions, passant ainsi du statut de médecin à celui de
combattant.

Je vois à vos mines gourmandes que vous vous posez la question: Existe t-il un Mighty du Che ? Et bien oui, le voici.

Mais, reprenons le cours de notre histoire. Après plus de deux ans de guérilla,
ce groupe prend le pouvoir sur l’ile. Le Che (ici en photo avec Raul Castro)deviendra célèbre dans
le monde entier et surtout en Amérique latine où il développe,
avec Régis Debray, la théorie de la guérilla rurale. En 65, après
avoir dénoncé la théorie des deux blocs, il quitte Cuba pour la
Bolivie où il est arrêté et exécuté sommairement par l’armée
entraînée et guidée par la CIA.

La suite vous la connaissez, Fidel ne
quitte plus son survêtement et c’est son frère Raul qui tient la
barre, Le Che est devenu une icône et sa photo réalisée par
Alberto Corda est l’une des plus célèbres au monde.(ici à gauche,une autre, moins connue avec Jean-Paul Sartre et Simone)

Petite anecdote, « che »
en argentin ça veut dire l’homme, un peu comme « hombre »
ou comme disent les ricains « hey man » et notre ami
Ernesto en Bolivie ponctuait toutes ses phrases par « Che ».
De là lui est venu le surnom de « Che », l’argentin,
puis tout simplement « le Che ». Amusant, non!


Bien entendu, vous en conviendrez, tout
cela n’a strictement rien à voir avec le sarrasin, ni avec les
galettes, encore moins avec les crêpes dentelles, mais justement, ce
blog n’a pas pour réputation de faire dans la dentelle.

En attendant nos prochaines aventures,
portez vous bien et à demain peut-être.

TOUS LES CHEMINS MENENT A ROME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’école émancipée et du veau
jardinière réunis, bonjour !


Le 8 octobre 1966 voit la mort d’un
grand pédagogue, pacifiste, syndicaliste et libertaire, je veux
parler de Célestin FREINET.

Il était né 70 ans plus tôt dans les
Alpes-Maritimes et s’était très vite dirigé vers l’enseignement.
En 1912, il entre à l’école normale d’instituteurs de Nice. Il est
mobilisé en 1915 et gravement blessé en octobre 1917.

Dès 1924, il introduit une imprimerie
dans sa petite classe rurale et collabore à des journaux comme
« l’école émancipée » qui rendent compte de ses
travaux. Il met au point une pédagogie populaire fondée sur le
respect des enfants (expression libre notamment). En 27, il crée
avec un petit groupe d’enseignants, la coopérative de l’enseignement
laïc. C’est ce groupe qui va produire le film de Yves Allégret « la
pomme de terre » avec les frères Prevert comme acteurs. Pris
pour cible par l’extrème droite, il sera poussé à la démission en
34.

C‘est à Vence qu’il va ouvrir
« l’école Freinet » avec sa compagne Elise. L’arrivée
du front populaire  va lui permettre de poursuivre ses recherches et
l’école accueillera en 37 de jeunes espagnols victimes de la guerre.
Arrêté en 40 il est interné dans divers camps du sud de la France
avant d’être assigné à résidence. Il rejoint le maquis FTP de
Briançon et animera le comité départemental de libération de Gap.
C’est le film de Chanois, « l’école buissonnière » qui
va populariser le mouvement Freinet mais il faudra attendre 1964 pour
qu’il soit reconnu par les autorités.

Après sa mort, sa compagne Elise
poursuivra la gestion de l’école jusqu’en 1981 puis, leur fille
Madeleine reprendra le flambeau jusqu’en 91, date où l’école
rejoindra le giron de l’éducation nationale. J’ai eu le bonheur de côtoyer Paul le Bohec (ici en photo à gauche) compagnon historique de Célestin et Elise Freinet; il a su me faire partager sa passion pour une éducation libre, émancipatrice et respectueuse de l’enfant. Quand on assiste aux coups qui sont portés aujourd’hui au service public de l’éducation, on mesure tout le travail de ces grands anciens.

Aujourd’hui encore des milliers
d’instituteurs s’inspire des travaux de Célestin Freinet.

Bon, à part ça, Nicolas 1er a décidé de rendre visite à son pote le patron de Rome (pas des Roms)…Peut-être a-t-il quelque chose à se faire pardonner ?

En tous cas, il est plus gâté que ce pauvre Kerviel, le bigouden de service lui, trouve que la pilule est un peu amère. Le dindon de la farce devrait rembourser 5 milliards d’euros à la Société Générale…Chez les Kerviel ils viennent d’en prendre pour plusieurs générations d’un seul coup (coup de massue évidemment).

Allez, merci de votre visite, surtout ne vous faites pas prier pour repasser. Les cénobites tranquilles, c’est ouvert tous les jours que fait l’bon dieu. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.



POCHEDBEZ…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’art contemporain et de la bouillabaisse réunis, bonjour !


Le musée d’art moderne (MAM, rien à voir avec Michelle Alliot Marie) à Paris avait programmé une expo de Larry Clark à partir du 8 octobre. Cet artiste Etatsunien s’est consacré pendant une grande partie de sa carrière au monde des ados, les kids, comme on dit là bas. Et dans la vie des adolescents il y a, entre autre, la découverte de la sexualité, que Larry Clark a intégré dans son travail. Seulement voilà, les bonnes âmes se sont émues, le politiquement correct a dit « ce qu’il convenait d’en penser » et… La mairie de Paris dirigée par Delanoë a décidé d’interdire l’expo aux moins de dix huit ans.

Larry Clark estime dans le Monde que « cette
censure est une attaque des adultes contre les adolescents ». « C’est une
façon de leur dire : retournez dans votre chambre (…) nous ne voulons
pas que vous alliez dans un musée voir de l’art qui parle de vous, de ce
qui vous arrive ». « Je trouve qu’on devrait faire le contraire,
interdire l’expo aux plus de 18 ans », lance-t-il.

« Oui, dit encore le photographe, il y a du sexe et de la nudité, mais ça fait partie de la vie ». Le photographe de 67 ans est réputé pour ses clichés crus montrant la
vie et les dérives d’une adolescence américaine découvrant les joies et
les peines de la vie, entre sexe, drogue et rock’n’roll. Une œuvre
certes brute, mais sans voyeurisme ni ambiguïté. « Larry Clark
travaille la photo autour d’un thème récurrent qui est celui de
l’adolescence et tout ce qui a trait au passage à l’âge adulte, à la
frontière du journal intime, personnel et du documentaire
», explique Sébastien Gokalp, commissaire de l’exposition intitulée Kiss the Past Hello.

Ainsi va la vie, et, comme l’a dit avec humour un élu « Vert » de Paris, on pourrait même interdire l’expo au public pour être sûr de ne choquer personne !

Tout à fait autre chose.

j’ai enfin réussi à me dégotter des pousse pieds que je me suis empressé de mitonner hier soir. J’avais oublié ce goût iodé, en fermant les yeux je me suis retrouvé à Brézellec ou à Kerandraon, au ras des roches, dans l’écume bouillonnante de la baie de Douarnenez, prenant des risques insensés pour gratter quelques poignées de Pochedbez (en breton). Ce crustacé, car c’est un crustacé, et non pas un mollusque comme on le croit communément, est un vrai régal et sa chair à une saveur égale et peut-être supérieure à celle du homard. Du coup j’ai choisi de les cuisiner à l’ancienne, juste cuits dans de l’eau très salée, avec du goëmon c’est encore meilleur, pain noir et beurre salé, une petite vinaigrette et de l’accompagner d’un Grolleau gris…Quel festin !

Voilà, si l’occasion se présente à vous, n’hésitez pas une seconde…Goutez cette merveille.

Encore autre chose.

A défaut de pouvoir s’en débarrasser, vous pouvez noter les membres du gouvernement. C’est à mourir de rire. Rendez vous ICI.

En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

LE FADO DU FADA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tristesse infinie et du bacalao réunis, bonjour !


Je me souviens d’une promenade à la fraîche dans les ruelles de l’Alfama, quartier de Lisbonne, et des échos d’une musique envoutante émanant d’un cabaret.
Je venais de découvrir le Fado. Les capitaines faisaient la révolution, un oeillet dans le canon du fusil et le peuple portugais re-découvrait avec ivresse les joies de la démocratie.
Dès le lendemain je me mis en quête d’un disque d’Amalia Rodrigues. Elle est décédée un 6 octobre en 99 ce qui me donne l’occasion d’en parler ici.
Surnommée la reine du fado, c’est certainement la chanteuse qui a le plus popularisé le fado dans le monde. Elle a enregistré plus de 150 disques au cours de sa carrière. Elle était née en 1920 dans la freguésia de Pena à Lisbonne (en france on dirait la paroisse).
Elevée de manière assez stricte (et religieuse) par sa grand-mère elle connaît une jeunesse marquée par plusieurs tentatives de suicide. Elle va épouser un guitariste mais leur union ne durera guère et quand le mari demande le divorce elle décide de se suicider devant sa porte en avalant de la mort aux rats.
Elle se mariera une seconde fois avec un ingénieur brésilien. Nous sommes dans les années 60 et le régime de Salazar est florissant. Après la révolution, certains reprocherons à Amalia d’avoir été un peu trop proche de ce régime. Le dictateur avait pourtant fait interdire Abandano fado de peniche, considéré comme un hymne aux prisonniers politique de la forteresse qui portait ce nom.
Elle fut néanmoins décorée par Mario Soarès et reçut la légion d’honneur des mains de François Mitterrand. Amália Rodrigues décède le 6 octobre 1999 à l’âge de soixante-dix-neuf ans, des suites d’une maladie au cœur, quelques temps après son retour de sa maison de vacances dans l’Alentejo. Son décès plonge les Portugais dans une grande tristesse. Le président de la République portugaise de l’époque, Jorge Sampaio, décrète un deuil national de trois jours. À ses funérailles, des centaines de milliers de Lisboètes descendent dans les rues pour lui offrir un ultime hommage. Lors de ses funérailles, elle avait voulu que sa musique Grito soit chantée. Elle est enterrée au cimetière des Prazeres, à Lisbonne. Quelques heures après le décès de la chanteuse, un journaliste portugais décrit ainsi l’ambiance générale : « C’est trop de douleur pour un si petit pays ». Suite à son décès, les partis politiques décident de suspendre le dernier jour de campagne électorale pour les législatives qui se déroulent cette année là.
Il n’y a plus qu’à attendre la mort de Mireille Mathieu pour que Sarko se retire…
Allez, je ne le dirai jamais assez, c’est vraiment sympa à vous de vous arrêter quelques instants sur le site des « cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.

LA SERPE D’OR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la perfide Albion et de la panse de brebis farcie réunies,
bonjour !


Décidément,
l’Angleterre ne cesse ne m’étonner. Voilà t-y pas qu’elle vient de
reconnaître le druidisme comme une religion à part entière. Cette
reconnaissance arrive près de 2000 ans après son interdiction par
les envahisseurs Romains en 45. L’empereur romain Claude aurait
justement décidé d’envahir la Bretagne (la grande) afin de
neutraliser la religion druidique, susceptible d’être un ferment
nationaliste en Gaule (et ceci plus de trois siècles avant
l’officialisation du christianisme dans l’empire)

«
Il y a une foi suffisante dans un être ou une entité suprême pour
constituer une religion »
, a estimé la commission
britannique (Commission des organisations caritatives) chargée
d’examiner la requête à l’issue d’un processus de près de cinq
ans. Le « Gorsedd de Bretagne » ne devrait pas tarder à
solliciter le sinistre ministre des
cultes, un certain hortefeux.

Le Capiste (habitant du cap Sizun) Per Vari Kerloc’h a été
élu par le Gorsedd de Bretagne sixième grand druide de Bretagne, à la
suite du décès de Gwenc’hlan Le Scouëzec. La (je ne sais jamais si on dit la ou le) Gorsedd de Bretagne, née au
tout début du XX e siècle, compte une cinquantaine de membres. Per Vari
Kerloc’h, âgé de 56 ans, était l’adjoint au grand druide depuis 1997.
Cadre de La Poste, il est connu comme militant syndical.
Auteur-compositeur-interprète en langue bretonne, il a publié de
nombreux articles (politique, histoire du mouvement ouvrier, nouvelles
littéraires) dans la presse bretonne. Per Vari Kerloc’h est aussi
l’auteur d’un recueil de chansons et poèmes en langue bretonne : « E
kreiz Breizh ha reizh ».

Source : Telegram.com

Il s’agit du premier culte païen à
être reconnu comme «religion» au Royaume-Uni. Né en Irlande et au
Royaume-Uni, le druidisme compterait aujourd’hui quelques millions
d’adeptes sur la planète. L’engouement pour l’écologie a provoqué
un regain d’intérêt, notamment en Angleterre où le druidisme n’a
jamais été aussi populaire depuis l’avènement de la chrétienté,
selon ses adeptes. C’est les marchands de serpes qui se frottent les
mains…

Bon et bien voila qui nous change de nos anarchistes dépenaillés…Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.


« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun. »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de l’Internationale ouvrière et  du velouté de potimarron réunis,
bonjour !


Oui,
nous sommes le 4 octobre mais, je n’y suis pour rien. Le treizième
jour de vendémiaire était généralement le jour du potiron pour
nos amis républicains et le hasard a voulu que ma fiancée nous
cuisine une soupe de potimarron. Je dis velouté, ça fait plus chic.
C’était donnant donnant, hier soir c’est moi qui cuisinait: Filet
mignon aux girolles et poudre d’amande…

Le 4
octobre 1816 est aussi le jour qui va voir la naissance de Eugène
POTTIER
, poète , Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que
vous voudrez. sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun."">

Eugène
Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui
oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés
chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très
populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul
doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu
naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises
ou l’Internationale.

Membre
de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de
Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la commune dont il
sera élu pour le 2ème arrondissement.

Il
parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux Etats
Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après
l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses
poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique
par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale.
Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa
coloration libertaire.

« Il n’est pas de
sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,
Décrétons le salut commun. »

sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun."">
C
omme
quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses
semblables. Ces goguettes qui ont prospéré en France jusqu’au début
des années 1900 et qui portaient le nom de
Gais
pipeaux
,
Lice
chansonnière
,
Les
bergers de Syracuse
,
ou la
Muse
rouge
ont
généré de nombreux « chefs- d’oeuvres » c’est ainsi
que l’on doit au goguettier Lillois  Alexandre Desrousseaux le fameux
« p’tit Quinquin ».

Ici une représentation d’une soirée à la Lice chansonnière par Daumier.

Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie.

Tiens, j’aperçois un Clynelish qui me tend les bras, la distillerie capte son eau dans le torrent Clynemilton Burn et la maturation en fûts de chêne ne dure pas moins de quatorze ans. Le temps de m’en bourrer une petite et je vous poste ça. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

T’ES ROCK COCO…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la royale bravitude et du coco Paimpolais réunis, bonjour !



En ce douzième jour de vendémiaire, consacré à l’immortelle, coup de chapeau à un artiste qui en portait toujours un: Stevie Ray Vaughan.

Il est né un 3 octobre à Dallas, de triste mémoire, on lui doit l’apport de la guitare électrique dans le blues. En 2003, le magazine Rolling stone le classe parmi les meilleurs guitaristes de tous les temps, excusez du peu. Il va beaucoup s’inspirer de Jimi hendrix et de BB King mais aussi de Buddy Guy dont je vous ai déjà parlé ici.

C‘est David Bowie qui va le repérer au Montreux Jazz Festival et l’inviter à jouer sur son album Let’s dance, sorti en 1983. Aux prises avec la drogue et l’alcool au milieu des années 1980, il
commence une cure de désintoxication en Géorgie, et s’en sort
totalement. Pour son retour, il enregistre l’album In Step en 1989, qui remporte le Grammy Award du meilleur disque de blues contemporain. Son retour sur le devant de la scène sera de courte durée puisqu’il va trouver la mort dans un accident d’hélicoptère le 27 août 1990.

« Personne ne m’avait autant imposé le respect.
La première fois que j’ai entendu Stevie Ray, c’était à la radio, dans
ma voiture, je ne savais pas qui il était, et je me suis dit : ce
gars-là va faire trembler le monde
. » Eric Clapton.

En tous cas, ça balance sévère !

Voilà pour ce jour d’hui, j’espère sincèrement que vous ne vous êtes pas trop fait saucer pendant la manif d’hier et que vous êtes prêts pour la prochaine… En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.