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A VOS SOUHAITS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la quadrature du cercle et de la soupe de chinchards réunies, bonjour !

Et bien voilà, c’était couru d’avance, je n’aurais jamais du vous parler des recettes de mon aïeule contre le rhume. Des éléments extérieurs et, manifestement hostiles, ont eu raison de ma résistance légendaire. Vous me voyez ci, larmoyant, toussant, reniflant, tremblotant et frémissant de fièvre. La seule chose qui participe à me donner le sourire, c’est que dans « enrhumé » il y a rhum…

Mais, à toutes choses malheur est bon, comme disait…Oui.

Profitant des intempéries qui frappent le Léon et ses habitants, un paparazzi audacieux a pu s’approcher de l’ermitage de Keramoal et fixer sur sa pellicule l’image furtive d’un cénobite vaquant à quelque obscure occupation. Image rare quand on connaît leur légendaire discrétion et qui nous invite à formuler des hypothèses si ce n’est à se perdre en conjectures. Quoique, ainsi que le rappelait avec justesse le professeur Rollin, par les temps qui courent, il vaut mieux se perdre en conjectures qu’en Afghanistan.

Se rend t-il à None ou à Vesprée, la lumière est encore trop forte pour qu’elle annonce l’office de Complies. A moins que, plus prosaïquement, il aille au devant du préposé à la distribution du courrier, le facteur quoi, ou encore, il se presse vers le petit édicule de fond de jardin, autrefois chanté par les frères Jacques


Ah, la belle époque où la chanson fantaisiste avait de tels représentants. Aujourd’hui c’est le retour de Dorothée ou encore Jennifer qui s’est mis en tête de chanter en Breton…Ma Doué beniguet ! Qu’avons nous fait pour être obligé de subir cela en plus de la neige et du verglas ?
Allez, je repars à l’office me faire chauffer un grog. C’est plus un ermitage, c’est une rhumerie !
En attendant le redoux, portez vous bien et à demain peut-être.

A DREUZ AN ARVOR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des sports de glisse et de la cuisine au thé réunis, bonjour !


Le
2 décembre correspond au 12è jour de frimaire que nos amis
Républicains avaient dédié au Raifort. Ce cousin du radis
noir, très apprécié en Alsace, est aussi appelé Cran de Bretagne
ou Moutarde des Allemands. Utilisée crue râpée comme condiment
(substitut à la moutarde), elle a une saveur très forte piquante et
poivrée. Bon pour les pot-au-feu et tous les aliments bouillis.
C’est le horseradish des anglais qui tire des larmes tant elle
est forte. Elle est également l’ingrédient principal du wasabi
japonais. Mon aïeule, pour qui la pharmacopée n’avait aucun secret,
en faisait même une mixture qu’elle nous imposait en inhalation en
cas de gros rhume. Le nez au dessus d’un bol de cette préparation
improbable, un linge par dessus la tête…Je vous assure que ça
vous dégageait les canalisations en deux temps trois mouvements.


Pour
les britophones, le 2 décembre c’est la saint Tadeg dont l’histoire
vaut d’être contée mais, une autre fois. Retenez simplement qu’il
fut tué en compagnie de Judulus, père abbé de Landévénnec par le
seigneur du Faou qui, plus tard, pour pénitence, créa l’abbaye de
Daoulas (en breton, Daou Laz, deux meurtres). Les légendes ont de
ces arrangements avec l’histoire qui parfois prêtent à sourire.
L’abbaye de Daoulas ne fut créée qu’au XIIè siècle soit cinq ou
six cent ans après l’existence présumée de Tadeg. Personnellement
je pense que Daoulas vient plutôt de « Daou glaz », deux
ruisseaux, comme la « Mignonne » et le « Lézuzan »
qui confluent sur cette commune.

Retenez
que l’abbaye et son magnifique cloitre Roman, accueille à longueur
d’année nombre d’expositions sur des sujets très variés. En ce
moment se termine l’une d’entre-elles intitulée « Grand Nord –
Grand Sud
» Inuits et aborigènes. L’année prochaine verra une
exposition consacrée à l’idée d’exotisme d’après les thèses
esquissées par Victor Segalen au début du 20è siècle. Ce Brestois,
poète, médecin de la marine, archéologue et ethnographe nous a
laissé, outre sa connaissance de la Polynésie, des essais sur
Gauguin et sur Rimbaud et surtout ce fabuleux petit écrit, le
premier de Segalen à ma connaissance, écrit en Breton et qui porte
le titre de « a dreuz an arvor », reflet d’un
voyage à bicyclette en Cornouailles, en août 1899, où il laisse transparaître sa fascination pour cette mémoire enfouie et sa détestation du catholicisme.


Et
bien voilà encore un bel exemple de digression sur « les
cénobites tranquilles », ça part dans tous les sens. La neige
s’est remise à tomber sur Keramoal, je vais de ce pas rentrer un peu
de bois. Merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à
demain peut-être.

LA MECHE EST DITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la solidarité internationale et du Picon bière réunis, bonjour !

Nous voici en décembre, Kerzu en Breton, et comme le disait qui vous savez: A la saint Eloi, le cénobite reste coi. Enfin, pas longtemps non plus. La preuve, ce petit dialogue avec une de mes lectrices:


-Tiens, au fait madame Michu, vous vous
souvenez pourquoi il y a des soldats français en Afghanistan ?

-Mais pour défendre la démocratie
pardi !

-Et, ça marche ?

-Ben tiens, mon cousin, écoute cette
histoire: Deux Afghans convertis au christianisme risquent la peine
de mort pour avoir abjuré l’islam. Musa Sayed, qui travaillait au
comité international de la croix rouge et Amad Shah, sont incarcérés
à Kaboul. La constitution afghane (adoptée après la chute des
Talibans) repose sur la loi islamique et interdit l’abjuration de
l’islam…

-Qu’est-ce qu’on dit, Madame Michu ?

-Vive la démocratie ! Surtout quand elle est « installée » par G.I. Jo…

Il n’y a rien à faire, je ne m’y accommoderais jamais. Tant qu’on laissera les religieux de tous poils polluer la chose publique (Res publica) avec leurs croyances, leurs lois, leurs fatwas, leurs bulles papales, leur droit Canon (tiens c’est amusant ça) leurs femmes voilées, leurs curés en robe, et autres bondieuseries, il restera quelque chose de pourri au royaume de la République.

Pendant ce temps là, l’OTAN veille sur nous: Ces 20 et 21 novembre, les Etats européens membres de l’OTAN, réunis en
sommet à Lisbonne autour de leur protecteur d’outre-Atlantique, ont
décidé de financer la construction d’un « bouclier antimissiles » censé
protéger l’Europe d’une éventuelle attaque nucléaire, chimique ou
biologique. Il s’agit, dans un premier temps, d’assurer le repérage des
missiles ennemis, au moyen de stations d’observation. Très sérieusement, ce « bouclier antimissiles » est-il réellement utile,
voire prioritaire en temps de crise économique grave ? Qui peut
vraiment croire que la Russie ou, à présent, l’Iran aurait l’intention
d’attaquer l’Union européenne ?

Créé en 1949 pour faire face à la « menace soviétique », l’Organisation
du Traité de l’Atlantique Nord, depuis la chute du Mur et l’effondrement
de l’URSS, n’a objectivement plus de raison d’être. Pire : le maintien
de cette organisation continue de lier la défense européenne aux
structures militaires états-uniennes et, même, dans une certaine mesure,
de l’y subordonner. Et les armées européennes de servir parfois de
troupes auxiliaires dans les opérations commanditées par le Pentagone,
comme en Afghanistan, par exemple…Charles de Gaulle ne s’y était pas trompé : « au fond,
le fait que l’Europe, n’ayant pas de politique, resterait soumise à
celle qui lui viendrait de l’autre bord de l’Atlantique paraît,
aujourd’hui encore, normal et satisfaisant
». Cinquante ans plus tard, sa conclusion n’a pas pris une ride. (D’après un article de:
Pierre PICCININ professeur d’histoire et sciences politiques – Ecole européenne de Bruxelles I )

Bon ben dites donc, c’est un peu trop sérieux ça, non ? Allez, on se détend, on se bourre une bonne pipe, on se sert un Lagavulin et on finit la lecture de « La Mêche » dont je crains fort qu’il connaisse sous peu le même sort que son prédécesseur « Siné Hebdo ». En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

J’AI RENCONTRE St TUGDUAL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tradition celtique et de la vieille au four réunies, bonjour !


Nous sommes le 30 novembre et la neige a fait son apparition depuis quelques jours. Comme le disait mon aïeule, toujours généreuse en termes de dictons: « Neiges de Saint André voient le cénobite se les geler ! »


Aujourd’hui, les britophones vont célébrer Tugdual, un des sept saints fondateurs de la Bretagne selon la police, beaucoup plus selon les pèlerins. Les historiens n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur le nom lui même, était-ce Tugdual, Tudy, Tutuarn…Allez savoir, en Bretagne c’est bien connu, un saint peut en cacher un autre. La légende veut qu’il soit venu s’échouer quelque part au fond de l’aber Wrac’h aux alentours du VIè siècle, accompagné de soixante dix de ses potes pour évangéliser l’Armorique. Personnellement j’ai opté pour l’orthographe Tutuarn et je l’installe dans un ermitage sur l’île Tristan qui va donner naissance à Douarnenez, Tutuarn enez, l’île de Tutuarn. Bon d’accord, ça m’arrange, mais ce n’est pas plus incongru que d’en faire un Bigouden du côté de Loctudy. D’ailleurs, familièrement en breton Tugdual est généralement désigné sous le nom de Pabu et le Trégor est parsemé de chapelles qui lui sont dédiées. Cette tradition vient sans doute du fait qu’il est censé avoir été pape (Pabu: le père); alors pourquoi pas Tutuarn. En tout état de cause, il est revenu mourir à Tréguier un 30 novembre 563, j’ai pas retrouvé à quelle heure…

Et puis tiens, maintenant qu’on se connaît un peu, je vais vous raconter une anecdote personnelle. Dans les années soixante, un cousin (à la mode de Bretagne) s’était mis en tête de se convertir à la religion orthodoxe Celte (si, si, ça existe). Apprenant que je devais effectuer un voyage dans ce qu’on appelait encore la Tchécoslovaquie, il me demanda de lui rapporter un ouvrage d’art ayant trait aux icônes. Quelques mois plus tard, m’étant acquitté de cette tâche, je retrouvais mon cousin pope en compagnie d’un anachorète qu’il me présentât comme son « évêque ». Celui-ci s’était semble t-il installé dans les années 50, dans le bois Juhel sur la commune de Saint Dolay (dans le Morbihan – près de La Roche-Bernard). De son vrai nom Jean-Pierre Danyel,il voulait restaurer la spiritualité du monachisme celtique et la tradition des évêques-abbés. C’est dans ce but qu’il fut sacré évêque de l’église orthodoxe celtique et prit le nom de Tugdual. (A gauche, une icone réalisée à partir de la photo de Tugdual que l’on voit à droite.)

Cette consécration fut célébrée par Mgr Irénée d’Eschevannes, évêque et futur patriarche de l’Eglise Gallicane en 1957. Le brave homme devait décédé quelques semaines après notre rencontre en août 1968, à l’âge de 51 ans. Avant de mourir il prophétisa que dix ans après sa mort des moines viendraient relever son ermitage. Et en effet, une communauté de moines d’esprit celtique a reconstruit la chapelle qui est maintenant une superbe église en bois. Les adeptes de cette église, devant les bienfaits réalisés par le bonhomme, en on fait un saint. Je peux donc dire que j’ai rencontré Saint Tugdual… Etonnant non !


Allez le bonjour vous va, portez vous bien, ne vous prenez pas au sérieux et à demain peut-être.

BOYCOTT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la liberté endeuillée et du
pigeonneau laqué réunis, bonjour !


Puisque nous sommes le 29 novembre
c’est à dire le 9è jour de frimaire, dédié au genièvre, je vais
en profiter pour ne pas vous parler de choucroute !


BOYCOTT

C‘est à Charles Cunningham Boycott,
riche propriétaire terrien irlandais que l’on doit ce nom. A force
de maltraiter ses ouvriers il dut subir un blocus de leur part et, le
nom est resté. Cette forme d’action s’est développée depuis par
exemple contre le régime d’apartheid de l’Afrique du sud, le
boycott des produits chinois contre leur politique vis à vis du
Tibet, le boycott d’une marque de bière par les gays américains
contre la politique d’embauche de cette marque et, plus récemment,
le boycott des produits israéliens contre leur politique à l’égard
des palestiniens.

Oui mais voilà…

Il est désormais interdit de boycotter
! la Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout
appel au boycott des produits d’un pays n’était qu’une
«provocation publique à la discrimination envers une nation»…
Ainsi que l’expose benoist Hurel secrétaire général adjoint du
syndicat de la magistrature dans une tribune dans Libération:
Michèle Alliot-Marie a, il y a quelques mois, par une simple
circulaire, commis un attentat juridique d’une rare violence contre
l’un des moyens les plus anciens et les plus efficaces de la
contestation des Etats par les sociétés civiles, à savoir le
boycott. Le 12 février, la Chancellerie a eu cette idée
extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d’un
pays n’était qu’une
«provocation publique à la
discrimination envers une nation»,
punie d’un an
d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Le ministère
demande aux procureurs de la République d’assurer une répression
«ferme et cohérente» de ces agissements.
Pour l’ex-garde des Sceaux, il ne s’agit pas là d’entreprises
de protestation et d’émancipation, souhaitables en démocratie,
mais d’associations de malfaiteurs en vue d’attenter à la bonne
marche du commerce, donc du monde. La circulaire en question, qui a
su convaincre au moins un tribunal, constitue donc, pour la société
civile, une régression d’une ampleur peu commune. Cette
provocation s’est pour l’instant heurtée à un mur de silence.
La pénalisation de la contestation est toujours une mauvaise
nouvelle pour la démocratie. L’absence de contestation de la
pénalisation, lorsque celle-ci ne répond à aucun autre objectif
que celui de museler les peuples, n’en est pas une meilleure.

Ainsi va le monde.

Maintenant, c’est à
vous de voir, je ne fais pas de prosélytisme…J’évoque, comme
disait Blier dans les tontons flingueurs.

Allez, merci d’avoir fait
le détour par « les cénobites tranquilles » qui, grâce
à votre fidélité approche des 10 000 visiteurs. Portez vous bien
et à demain peut-être.

CACHEZ CE SAINT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’imparfait du subjonctif
et du saucisson à l’ail réunis, bonjour !


Nous voici le 28 novembre qui
correspond au 8è jour de frimaire habituellement dédié au miel.

Hier, je vous parlais de Tangi et
bien aujourd’hui, c’est sa soeur qui est à la fête. Santez
Eodez
. Celle-là même à qui il coupât la tête. Comme disait
mon aïeule qui maîtrisait le subjonctif: « Plût au ciel que
ces choses là ne fussent point advenues.
» Il existe encore
dans le Léon une gwerz (complainte) qui raconte la légende: A droite, les ruines du chateau de Trémazan.


A
Castel Tremazan, e parrez Landunvez   

Galon,
eun digentil euz ar c’haëra lignez,

A
zeuas da eureugi, evit quenta pried,

Merc’h
ar Prins euz a Vrest Florence voa hanvet,

Bugale
o dévoé, mez oll n’hon hanvon quet :

Unan
eo sant Tangi, eun ail santez Eodet. 

 

Du
château Trémazan, en paroisse Landunvez

Galon,
un gentilhomme de la plus belle lignée

Vint
à se marier, et pour première épouse

A
fille du Prince de Brest, Florence était appelée.

Des
enfants ils avaient, mais tous ne les connaissons pas

Un
était saint Tanguy, une autre sainte Haude.

Et vous trouverez toujours
quelqu’un dans le bourg de Landunvez pour vous assurer que
les
lieux ont gardé la mémoire de l’évènement par les fleurs rouges
qui y poussèrent. L’oeillet de Sainte Haude,
Jenofl
Santez Eodez
en breton,
rappelle son sang versé et le géranium sanguin,
bouzellou
an itron
en breton (les
entrailles de la dame) rappelle la mort affreuse de la marâtre. A gauche, la chapelle St Sansom à landunvez.

Vous voyez que la violence n’a
pas attendu les films hollywoodiens pour déferler sur les écrans de
l’histoire (tiens, c’est pas mal ça !).

Hersart de la
Villemarqué,françois-Marie Luzel ou Emile Souvestre ont récolté
de nombreuses gwerz, particulièrement en basse bretagne et
aujourd’hui encore, Denez Prigent ou Yann-Fanch Kemener en sont les
meilleurs interprètes. Les plus célèbres sont « la veuve de
keroulaz » ou encore « Ar markiz Pontkalleg ».



Celle-ci, interprétée par yann-Fanch kemener en est une bonne illustration même si, en règle générale, les gwerz sont contées « a capella ». Bon d’accord, ça fera pas un malheur à la star’ac mais, la culture madame Michu, la culture…
Allez tiens, je vais m’arrêter là pour ce jour d’hui: comme dit l’autre, faut qu’je fait mes commissions. Ce soir, saucisses (de Morteau evel just) et lentilles pour faire face à l’offensive de l’hiver. Portez vous bien et à demain peut-être.

IL ETAIT UN P’TIT MOINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la culture pour tous et du poulet aux marrons réunis, bonjour !

En ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur qui est un peu le légume emblématique du Léon (finistère nord). Restons donc dans le Léon puisqu’aujourd’hui, nous célébrons la Saint Tangi. Encore un moine qui fonda l’abbaye de st Mathieu au Conquet. La légende dit qu’il était fils du seigneur Galono de Trémazan en Léon, près de portsall. Celui-ci avait eu comme seconde épouse une femme qui le maltraitait lui et sa sœur. Envoyé à la cour du roi franc Childebert 1er, pour son éducation, où il devint chevalier, il a laissé sa sœur Haude
au pays (ce qu’il ne faut jamais faire). À son retour sa belle-mère dénonce celle-ci comme déshonorant
la famille et Tanguy la tue en la décapitant d’un coup d’épée. La victime prend alors sa tête dans les mains et ses jambes à son cou et rentre à
la maison pour demander les sacrements avant de mourir. Horrifié Tangi se repent sévèrement et se voue à la vie monastique avant de fonder sur la pointe St Mathieu (appelée en breton Locmazhé) une nouvelle abbaye. Il a fondé aussi l’abbaye de Gerber. Il est inhumé et vénéré (ou pas) par tout le peuple breton à Locmazhé. Pourtant, faire perdre la tête à sa soeur, pour une vie de saint, ça commençait mal !

Le 27 novembre (du calendrier Julien) c’est la naissance de Kropotkine. J’ai souvent évoqué la figure de ce personnage dans mes billets car il a eu une importance singulière dans l’histoire de l’anarchisme. Tout comme notre petit moine,outre le fait qu’il portait la même barbe, il était pourtant issu de la noblesse, descendant du grand prince de Kiev, Vladimir II Monomaque. C’était par ailleurs un savant et on lui doit nombre de publications notamment de géographie.(Sur ce dessin, à gauche, il ressemble comme deux gouttes d’eau à un ami de Dinan)
En 1883, à la suite des grèves des canuts dont je vous ai parlé récemment, il est arrêté. Il ne sera amnistié que grâce à l’intervention de Victor Hugo. Il va dès lors s’installer en Angleterre et collaborer à la rédaction de la géographie Universelle d’Elisée Reclus. Il retournera en Russie en 1917 et refusera le poste de ministre que lui propose Kerenski. Ses critiques vis à vis du pouvoir bolchevique se feront de plus en plus virulentes. On considère généralement, qu’après Fourier, Proudhon et Bakounine, c’est Kropotkine qui va donner à l’anarchisme la consistance idéologique qui lui manquait. Il va décéder le 8 février 1921 à Moscou. Son enterrement va constituer la dernière grande manifestation anarchiste qui sera tolérée à Moscou.

Tout à fait autre chose.
J‘entends souvent les gens se plaindre de l’apparition de tags ou de graffitis sur les murs de leur quartier. Les brestois de la rue Sané ont, eux, bien de la chance. Des artistes anonymes ont tagué une reproduction du célèbre tableau de Picasso « Guernica » devant chez eux. Qui s’en plaindrait ?

Allez, voila pour ce samedi frigorifique, sortez couvert, portez vous bien et à demain peut-être.

LE DROIT A LA PARESSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du travailler-moins-pour-gagner-plus et du porc chop
suey réunis, bonjour !

26 novembre, 6è jour de Frimaire consacré à la mâche, tiens encore un truc de nantais, ailleurs on l’appelle aussi Blanchette, doucette, clairette, oreillette, rampon et même Valérianelle…Jean-Yves va bien nous dégoter une anecdote et Mirou nous dire que dans mâche…Il y a « H ».


C‘est un 26 novembre, en 1911, que nous
quittait Paul Lafargue à qui nous devons ce merveilleux
ouvrage, Le droit à la paresse, paru en 1880.

« Pour qu’il parvienne à la
conscience de sa force, il faut que le prolétariat foule aux pieds
les préjugés de la morale chrétienne, économique, … il faut
qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les
Droits de la Paresse, mille et mille fois plus sacrés que les
phtisiques Droits de l’Homme concoctés par les avocats
métaphysiques de la révolution bourgeoise ; qu’il se
contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter
et bombancer le reste de la journée et de la nuit.
»A droite, magnifique gravure que l’on doit à Félix Vallotton.

150 ans avant le débat sur les
retraites, Lafargue posait déjà les vraies questions. Il est vrai
qu’il avait des circonstances atténuantes; d’abord il était né à
Cuba et puis, bien que très influencé par les idées de Proudhon,
il avait épousé la fille de Karl Marx. Ce visionnaire mériterait le
Panthéon, qu’on en juge: « Une étrange folie possède les
classes ouvrières des nations où règne la civilisation
capitaliste. Cette folie traine à sa suite des misères
individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la
triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion
moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces
vitales de l’individu et de sa progéniture…
»

À 69 ans, en 1911, il se suicide avec sa femme, en se justifiant
dans une courte lettre : « Sain de corps et d’esprit,
je me tue avant que l’impitoyable vieillesse qui m’enlève un à un
les plaisirs et les joies de l’existence et qui me dépouille de mes
forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne
brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux
autres
».

Paul Lafargue et Laura Marx sont enterrés au cimetière du
Père-Lachaise (division 77), face au mur des fédérés. Georges
Moustaki lui rend hommage dans une de ses chansons. Ici à droite, ce n’est pas Moustaki mais bel et bien Karl Marx, un peu arrangé.

Je voudrais rendre hommage à celui qui, peut-être,

a été mon premier et mon unique maître,

Un philosophe mort voici quelques décades,

Mort de son propre choix, ni trop vieux ni malade.

Malgré mes recherches, je n’ai pas réussi à la dénicher en vidéo.

Bon, et bien je vais me recoucher moi. Merci de votre visite,
portez vous bien et à demain peut-être.

SUR LA PLAGE ABANDONNEE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la lutte finale et du Graves de Vayre réunis, bonjour !

Nous voici donc le 25 novembre et, entre les Catherine, les Katell, les Cathy et autres Katharina…Elles devraient être nombreuses à porter le chapeau. Personnellement, je ne leur en veux pas d’autant plus que s’il est vrai qu’elles sont l’avenir de l’homme, mieux vaut s’en faire des alliées.

Allez tiens, petit retour en arrière et tant pis si de généreux commentaires viennent encore me traiter de soixantehuitard attardé. Mieux vaut soixantehuitard que jamais (bon d’accord, elle est pas terrible). Que celui qui n’a jamais dansé un slow sur cette musique lève le doigt. 


Alors, ça vous rappelle quelque chose hein ! Comment s’appelait-elle déjà ? Pas la fille, la chanson. Cette chanson à fait plusieurs fois le tour du monde et a été interprétée aussi bien par son créateur, Percy Sledge que par Marvin Gaye, Otis Redding ou Joe Cocker.
When a man loves a woman, tout un programme. Percy Sledge est né un 25 novembre à Leighton en Alabama et, il faut bien le reconnaitre, il est devenu chanteur par le plus grand des hasards. Occupé qu’il était à exercer mille petits boulots pour subvenir aux besoins de sa grande famille (5 enfants), il est repéré par un agent alors qu’il se livre à une improvisation de la chanson qui allait devenir N° 1 en 1966 et que les « cénobites tranquilles » ont retiré du scopitone de l’ermitage pour vous l’offrir.
Quand bien même il ne retrouvera jamais un tel succès quasi planétaire, il sera représenté de nombreuses fois encore dans le hit américain et sera même nommé aux Grammy awards en 96 pour son album Blue night. grand chanteur de Soul qui nous permet de nous offrir cette petite madeleine.

Personnellement, je me rappelle très bien de la fille mais par égard pour sa famille je tairais son nom. C’était une brunette aux yeux vert et, sur la plage abandonnée…Mais qu’est-ce que je raconte !
Allez, je le répète, c’est un plaisir chaque jour renouvelé que de vous savoir de l’autre côté de l’écran de plus en plus nombreux (méthode Coué), alors n’hésitez pas à revenir, invitez des amis, je sais que vous en avez une tonne sur Facebook. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

A LA St POURCAIN, LE CENOBITE VA BIEN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la
méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour !


Vous n’allez pas
me croire mais, dans certains calendriers, ce 4 du mois de frimaire,
qui est comme chacun le sait désormais, dédié à la nèfle, est
lui, consacré à Saint Pourçain. J’ai une tendresse particulière
pour ce vin de pays qui mériterait une meilleure réputation,
notamment le rouge.

On le trouve à des prix très raisonnables et
son assemblage de Gamay et de Pinot noir, alors que le blanc est
vinifié à partir du Tressalier, lui donne cette légèreté
agréable. Une vingtaine de communes de part et d’autre de St
Pourçain sur Sioule sur les bords de l’Allier, ont le droit à cette
appellation.

Saint Pourçain fut ermite bien entendu. C’est à partir du VIe siècle que l’on trouve des traces de la ville dans l’histoire lorsque Porcianus ou Purcianus ou encore Portien, un ancien porcher dit-on, devint abbé d’un monastère établi à une date inconnue sur cette petite hauteur dominant la rivière.

Affligeant !

Je vous en parlais encore pas plus
tard que y’a pas longtemps (billet du 18 novembre)…Et bien, cela
n’a pas trainé.

Appliquant le mot d’ordre lancé
par le CRIF, une trentaine de voyous dont certains (mais pas tous)
encagoulés et munis de casques de moto ont attaqué dimanche en
début d’après-midi le Musée d’Art Moderne de Paris , pour
tenter de détruire une exposition photographique consacrée aux
massacres d’Israël de décembre 2008 – janvier 2009 dans la
bande de Gaza.

Les voyous ont tenté d’atteindre la galerie d’exposition au
sous-sol du musée pour saccager le travail du photographe Kai
Wiedenhöfer. Sans succès : l’accès leur a été barré par
le service de sécurité du musée.

Ils ont alors perturbé l’entrée des visiteurs en scandant des
slogans hostiles à la direction du Musée d’Art Moderne et apposé
des autocollants sur lesquels on pouvait lire :
« Antisionisme=Antisémitisme politique //A bas l’antisémitisme
d’où qu’il vienne //Le palestinisme actif, c’est l’activisme
antijuif//Stop au palestinisme antijuif ». J’ai trouvé cette
information sur Dazibaoueb car, dans les médias…Néant.

Voici comment l’incident est présenté sur le site de « La
ligue de défense juive »: (Rien que le logo, ça fait froid dans le dos…) « Pour protester contre Le
Musée d’art moderne (MAM) de la Ville de Paris qui accueille
l’exposition scandaleuse proHamas du « photojournaliste »
allemande Kai Wiedenhöfer, premier Prix Carmignac Gestion du
photojournalisme 2009. Une vingtaine de militants d’ Europe Israel
et de la Ligue de Défense Juive sont allés distribuer des tracts
d’information auprès des visiteurs du musée.

Une altercation raciste a émaillé cette action pacifique :
un vacataire du musée a interpellé un membre de la LDJ en lui
disant « retourne dans ton pays, retourne en Israel ».

La police appelée par la LDJ est intervenue très rapidement
et a auditionné l’individu raciste qui sous la contrainte de la
responsable du musée a présenté des excuses par crainte d’un
procès contre cet établissement appartenant à la Ville de Paris.

La salle dédiée à la propagande anti-israélienne a été
fermée par le musée jusqu’à nouvel ordre, des incidents étant à
redouter dans les prochains jours contre cette exposition
antisémite.. »

Il y a des jours comme ça où l’on
aimerait mieux commenter des matches de foot. Allez, ne nous fâchons
pas, merci de continuer à visiter « les cénobites
tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.