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GAZA, ENCORE ET ENCORE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l’aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi de Chypre pour le territoire palestinien. Dans la soirée, peu après 21 heures, heure locale (20 heures, heure française), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port de Haïfa pour aller intercepter la flottille, selon des journalistes à bord d’un bâtiment.

La marine israélienne avait annoncé son intention d’empêcher la flottille, de force si nécessaire, de s’approcher des côtes de la bande de Gaza, soumise par Israël à un blocus strict – sauf pour les produits de première nécessité – depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007.

Et, ce qui devait arriver, arriva…Une fois de plus dans le silence assourdissant de la communauté internationale, Israël à poursuivi sa politique de mort et de sang en ouvrant le feu sur le convoi humanitaire. La marine israélienne a attaqué lundi matin au moins un des six bateaux transportant des militants pro-palestiniens et de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, soumise à un blocus.Les pêcheurs Gazaouis avaient pavoisé leurs embarcations pour accueillir la flottille…C’est raté !

Le bilan est incertain. Au moins dix personnes ont été tuées dans l’opération, rapporte une chaîne de télévision israélienne, affirmant que le bilan définitif pourrait être bien plus élevé. Deux personnes ont été tuées et environ 30 blessées, indique un représentant d’une ONG turque impliquée dans l’opération. La flottille internationale, qui transportait 700 militants et sympathisants de la cause palestinienne, dont des parlementaires européens et de l’aide pour Gaza a appareillé dimanche pour le territoire palestinien. « Des centaines de soldats israéliens attaquent la flottille, et le capitaine de notre bateau est grièvement blessé »: c’est ce qu’a raconté le correspondant d’al-Jazira à bord d’un des bateaux en route pour Gaza avant l’interruption de la communication. L’armée israélienne a confirmé au moins dix morts parmi les passagers après l’intervention de commandos israéliens contre la flottille pro-palestinienne transportant de l’aide à Gaza, qui avait appareillé de Chypre. Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’industrie et du commerce israélien, a exprimé, lundi, à la radio militaire ses « regrets pour tous les morts », reconnaissant officiellement des victimes dans l’intervention.

Résultats: La Turquie va piquer une grosse colère, la France va protester, les USA vont toussoter, l’ONU va « exiger » une enquête et pendant ce temps là, la colonisation va se poursuivre, l’occupation perdurer, le blocus se renforcer, Philippe Val et BHL vont dénoncer les participants de la flottille comme de dangereux antisémites financés par Dieudonné.

Si vous suivez ce blog un tant soit peu, vous savez que je  suis inconditionnel de rien. Bien sûr que dans cette flottille il y avait de la provocation, bien sûr qu’il y avait forcément une part d’instrumentalisation, bien sûr que parmi les passagers il n’y avait pas que de doux pacifistes mais, c’est l’honneur et la responsabilité d’un Etat démocratique de faire la part des choses. Cette fois ci, je crois que je vais vomir mon « 4 heures » !

Fort heureusement, Madame Michu, la vie continue. Bon d’accord, on n’a pas gagné le concours de l’Eurovision, bon d’accord, on ne va pas gagner la coupe du Monde de fouteballe, bon d’accord, on n’est rayé des cadres à Roland Garros, bon d’accord, le « nul » contre la Tunisie n’inquiète pas Raymond la science mais, force est de constater que la pluie est nettement moins froide. Allez c’est sympa à vous d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

FONTENAY AUX ROSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Aujourd’hui c’est le jour de la Visitation. Il y a longtemps de cela, j’ai résidé à Rennes, rue de la visitation. Sous ma fenêtre, de l’autre côté de la rue il y avait une institution pour jeunes filles de la bourgeoisie locale, style couvent des oiseaux. A l’instar de Maxime Le Forestier je crois que certains jours j’étais amoureux de tout un pensionnat.



Allez, histoire de vous donner un peu de courage en ce début de semaine, j’ai glané ça sur le Net, je ne sais plus où exactement…



Avouez que ça vaut son pesant de cacahuètes…



Des nouvelles du Monde.

Dennis Hopper vient de nous quitter et c’est un grand qui s’en va. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer en restant sur l’idée de « Easy rider » (1969), c’était un fieffé conservateur qui avait apporté son soutien aux Bush père et fils. Hélas, cela n’enlève rien à son immense talent. Il était capable de jouer les méchants déjantés comme dans « waterworld » face à Kevin Costner mais aussi d’être présent dans « Apocalypse now » ou « Out of the blue ». Après plus de 150 films, il tire sa révérence lui qui a cotoyé James Dean, Hattaway, Peter Fonda et taté de la peinture et de la photographie. Et, personne n’oubliera son interprétation du rôle de sadique dans « Blue velvet » de David Lynch. Il avait aussi tété pas mal la bouteille ce qui lui a valu plusieurs cures de désintoxication mais…Cela ne nous regarde pas.

Salut l’artiste !

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Et bien voila, à peine rosies à coeur, mes côtes de boeuf ont failli subir les foudres du ciel et mon expérience de barbecue tomber à l’eau. Mais tout s’est bien terminé et le Saint Emilion 1998 a trouvé sa place fort honorablement. J’en profite pour répondre au commentaire de « La Giennoise »; Keramoal fait aussi chambre d’hôte et la sienne est prète quand elle veut.

Allez, le bonjour vous va, comme on dit dans les Maures, portez vous bien et à demain peut-être.

Comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de BAKOUNINE ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de BAKOUNINE ?

Révolutionnaire russe, véritable fondateur du mouvement anarchiste international, théoricien et homme d’action, incarnation même de l’esprit de révolte.
Il est né le 20 ou 30 mai 1814 (8 ou 18 mai dans le calendrier Julien) à Premoukhino (Russie). Issue de l’aristocratie, il fait ses études à l’école militaire de St-Petersbourg, d’où il sort officier d’artillerie à 17 ans. Mais, passionné par la philosophie de Hegel, il renonce à la carrière militaire et part étudier à l’Université de Berlin puis à Dresde. En 1844, il est à Paris, il y rencontre Proudhon et fréquente les milieux socialistes. Il est expulsé de France, en 1847, mais retourne à Paris pour participer à
« l’ivresse révolutionnaire » de février 1848.
Arrêté et emprisonné, il est condamné à mort le 14 janvier 1850, par le tribunal de Saxe, puis extradé en Autriche, il est finalement livré à la police Tsariste le 17 mai 1851. Enfermé à la forteresse Pierre et Paul, il se résout à faire une confession qui lui vaut d’être déporté en Sibérie, d’où il s’évade et rejoint Londres en décembre 1861.
Il reprend son activité révolutionnaire, parcourt l’Europe de la Suède à l’Italie où il crée une société secrète « La Fraternité Internationale ».  En 1873, Il écrit « L’Etat et l’Anarchie » un des textes les plus significatif de sa pensée théorique.
En juillet 1874, il est à Bologne (Italie), pour prendre part à un mouvement insurrectionnel mais celui-ci échoue et il regagne Locarno (Suisse) où Carlo Cafiero l’héberge. Malade et fatigué, il meurt deux ans plus-tard.
L’anarchiste Arthur Lehning, s’est consacré à la conservation et à l’édition de ses oeuvres. D’autres comme Fritz Brupbacher, où Madeleine Grawitz, lui ont consacrés des biographies.
« Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres… »

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Bon et bien voila, c’est déjà dimanche et j’ai de la visite ce qui explique que je ne m’attarde pas. Aujourd’hui, si le temps le permet, nous irons canoter sur le lac (mais non, je plaisante) inauguration du barbecue…Enormes côtes de boeuf au festin. Allez, à demain peut-être.

Catherine SAUVAGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Coup de chapeau à Catherine SAUVAGE.

Dès le lycée, elle s’oriente vers le théâtre où elle joue sous son véritable nom, Janine Saunier. Après huit ans d’études du piano, au chant et à l’art dramatique, elle rencontre dans les années 1950 Léo Ferré, qui lui compose entre autres Paris Canaille et Graine d’ananar. En 1954, elle obtient le « Premier prix du disque » pour la chanson L’Homme de Ferré. En tournée au Canada, elle fait la connaissance de Gilles Vigneault qui lui donne Mon Pays, Le Corbeau, la Manikoutai.

Arrivée à Paris, elle adopte le patronyme Sauvage, elle va chanter au « Quod-Libet », à « l’Arlequin », au « Boeuf sur le toit » et puis bien sur à « L’écluse ».

Elle rencontre Léo FERRE, qu’elle contribue à faire connaître en interprétant ses chansons : « Ça a été la rencontre de ma vie. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, dit-on, Jacques Canetti est venu m’écouter un beau soir. Il était toujours à la recherche d’artistes pour la firme de disques dont il était le directeur artistique ainsi que pour les « Trois Baudets » qu’il avait créé.  »

Catherine Sauvage a chanté Louis Aragon, Jacques Audiberti, Charles Baudelaire, Bertolt Brecht, Francis Carco, Colette, Robert Desnos, Paul Éluard, Alfred Jarry, Federico Garcia Lorca, Victor Hugo, Pierre MacOrlan, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Pierre Seghers, Charles Trenet, Gilles Vigneault.

Elle a toujours accordé sa préférence à la poésie mise en musique. Léo Ferré et Gilles Vigneault l’ont considérée comme leur meilleure interprète.

« Je chante Léo depuis toujours… il représente l’une des grandes rencontres de ma carrière, l’autre étant le pianiste accompagnateur Jacques Loussier, lui aussi je l’ai connu lorsqu’il démarrait dans le métier. En 1949, avec Léo Ferré, nous partagions la même scène au cabaret « Les Trois Maillets » au 56 rue Galande, dans le cinquième arrondissement de Paris. Nous avons eu des succès communs. En 1954, mon interprétation de L’Homme m’a valu le Grand Prix du Disque. » Léo Ferré, dit d’elle : « c’est elle qui chante mes chansons avec la plus grande conviction. Je la préfère à toutes les autres. Elle a enregistré près d’une centaine de mes chansons. » Elle a enregistré «  Avec le temps » avant Léo Ferré, en 1972.

Après les Trois-Baudets en 1953, elle passe en vedette en 1954 à l’Olympia, en 1955, puis en 1960, à Bobino pour un long tour de chant. Toujours dans cette salle, elle fait un retour en 1968 et occupe la tête d’affiche. Elle interprète aussi bien Léo Ferré, Louis Aragon que Gilles Vigneault, poète alors inconnu qu’elle rencontre au Québec et dont elle est la première à chanter les textes en France. En 1991, elle enregistre un album entièrement consacré à Jacques Prévert.Elle chante et popularise, notamment, Léo Ferré, Prévert, Gainsbourg, Bertolt Brecht. Elle reçoit le prix de l’académie du Disque Charles Cros.

Sa dernière apparition en scène a été pour les Francofolies de La Rochelle en juillet 1994.Elle a également joué au théâtre dans des pièces comme L’échange de Paul Claudel, Le Cercle de Craie caucasien de Bertolt Brecht.Catherine Sauvage est l’une des 250 personnalités qui, constatant la montée en puissance du Front national, ont lancé l’« Appel des 250 ». Elle meurt en mai 1998.

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Kenavo Rodolphe !

J‘étais confortablement installé sur la terrasse, occupé à siroter un Picon bière en feuilletant d’un oeil distrait la presse quotidienne lorsque je suis tombé sur cette info qui allait changer la face du Net. Rodolphe, c’est fini…

Il avait su conquérir la génération geek et,  avec son look d’ado dégingandé il faisait immanquablement penser à une sorte d’espèce de genre de grand Duduche.

C‘est Saatchi & Saatchi qui avait imaginé cet escogriffe qui ne tarda pas à devenir la mascotte de tout ce que le Net compte d’accrocs au haut débit. Il paraît qu’il avait plus de 400 000 « amis » sur Facebook.

Seulement voilà, la grande agence va cesser sa coopération avec Free pour privilégier ses accords avec Bouygues et du coup, adieu Rodolphe et ses leçons de « french kiss ».

La pub a de tous temps généré des personnages emblématiques ainsi, les plus anciens se souviennent de la mère Denis, de mamie Nova, ou du facteur de Nescafé.

Dans une interview publiée sur le site Elle.fr, voici ce qu’il répond à la question de savoir si on le reverra à la télé: « Ca dépend de vous. Moi je ne bouge pas, sauf le mercredi après-midi, je vais chez Rémy. »

Allez, la vie continue, portez vous bien, n’oubliez pas le collier de nouilles pour la fête des mères et, à demain peut-être.

LA COMMUNE N’EST PA MORTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

La semaine sanglante.

Le 28 mai 1871 marque, au rouge, la fin de la Commune de Paris. Toute la semaine, les Versaillais ont assiègé les fédérés, les derniers tomberont au cimetière du père Lachaise. Les hommes de Thiers vont s’acharner sur les communards. Arrestations, exécutions sommaires, déportation, emprisonnement… Cet épisode de l’histoire, qui n’a pourtant duré que 70 jours, a marqué à jamais l’épopée du peuple parisien. Séparation de l’église et de l’Etat, respect des immigrants, droits des travailleurs, égalité des sexes et autres avancées sociales. Et puis, des milliers, sans doute des dizaines de milliers de morts. Parmi eux, Eugène VARLIN.

Le 5 octobre 1839, naissance d’Eugène VARLIN à Claye Souilly, près de Paris. Relieur, militant ouvrier, internationaliste, communard et libertaire. En 1865, il participe à la fondation d’une société d’épargne et de crédit mutuel des ouvriers relieurs. A la création de « l’A.I.T » (l’Internationale), il adhère à l’organisation et devient un des secrétaires du bureau parisien. Il sera délégué au congrès de l’A.I.T à Genève en 1868, et de Bâle en 1869. Il s’y prononce pour l’égalité des sexes ou encore pour « la collectivisation de la terre par les communes solidarisées ».

Il est aussi, en 1868, à l’origine de coopératives de consommation. Lorsque la répression s’abattra sur l’A.I.T, Varlin sera condamné une première fois à 3 mois de prison, puis contraint de s’exiler en Belgique pour se soustraire à une nouvelle condamnation en 1870. Il rentre en France à la chute de l’empire, devient le commandant d’un bataillon de la garde nationale, participe aux élections du 8 février 1871 puis, à partir du 18 mars, jour de l’insurrection, il fait partie du Comité central de la garde nationale.

Le 26 mars, il est élu membre de la Commune de Paris. Il participe aux derniers combats de la semaine sanglante. Arrêté le 28 mai 1871, il est roué de coups, puis fusillé par les Versaillais, après avoir crié « Vive la République vive la Commune ».

« .C’est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l’exploitation, de l’agiotage, des monopoles, des privilèges, auxquels le prolétariat doit son servage, la Patrie, ses malheurs et ses désastres« . Eugène Varlin, pendant la commune.

Tout à fait autre chose.

Je sais qu’il y a parmi vous quelques accrocs de la série LOST qui vient de se terminer. Et bien qu’ils se rassurent, à partir de très bientôt, une nouvelle saison pleine de suspense et de rebondissements: LOSTérité… Le héros Nicolas saura t-il convaincre ses compagnons d’infortune de la nécessité de se serrer la ceinture pour sauver la communauté ? Vous le saurez en suivant ses tribulations sur la chaine habituelle.

Bon, je vais m’arrêter là pour ce jour car j’ai quelques difficultés avec la mise en ligne des vidéos. Je vous souhaite une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.

GRACCHUS BABEUF…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis Républicains, bonjour.

Nous sommes le Jeudi 27 mai c’est à dire le 8ème jour de Prairial habituellement consacré au Martagon. Plus communément appelée Lys Martagon, cette plante de la famille des Liliacées, qui produit de magnifiques fleurs, est aujourd’hui espèce protégée dans beaucoup de régions. On n’en trouve que rarement en Bretagne sauf peut-être à Bréhat ou sûr l’ile de Batz…A vérifier.


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L’homme du jour est: François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), est un révolutionnaire français.

Il forma la « conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté.

À partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun du peuple. Ce journal, où il combat avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il adhère, à la même période, au Club électoral, club de discussion des sans-culottes. Le 3 novembre, il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »).

Abandonnant le prénom Camille, qu’il avait adopté en 1792, il se fait alors appeler Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d’une réforme agraire dans la Rome antique.(Aujourd’hui encore il existe un groupe de réflexion à Gauche -social,libéral- qui porte ce nom et est constitué en partie d’anciens haut fonctionnaires …) Babeuf défend la nécessité d’une « insurrection pacifique ».

Cette impossibilité d’agir légalement aboutit à la création de la « Conjuration des égaux ». Le réseau des « Égaux » recouvre tous les arrondissements de Paris et de nombreuses villes de province. À sa tête, un « Directoire secret de salut public », dirigé par Babeuf, coordonne la lutte.

Le but est de continuer la révolution, et d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ».

Grâce aux informations d’un indicateur, la police arrête Babeuf, Buonarroti, Darthé et les principaux meneurs des Égaux le 10 mai 1796 (19 floréal an IV). Une tentative populaire de les libérer échoue le 29 juin . Pour éviter que le peuple ne les libère, les Égaux sont transférés à Vendôme.

Une haute cour est constituée, et le procès s’ouvre le 20 février 1797 en présence de deux ministres. Babeuf, à qui on reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le lendemain à l’échafaud. Darthé, qui avait également tenté de se suicider, est guillotiné avec lui le 8 prairial an V. Buonarroti, Germain et cinq autres accusés sont condamnés à la déportation. Cinquante-six autres accusés,dont Jean-Baptiste-André Amar, sont acquittés. Ses enfants furent adoptés par Lepeletier et Turreau.

Certains parlent d’un courant politique qui serait propre à Babeuf, le babouvisme dont se rapprocherait Auguste Blanqui, revendiquant l’égalitarisme et esquissant un présocialisme utopique. Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un précurseur, et en la Conjuration des Égaux « le premier parti communiste ». Babeuf est souvent considéré comme le premier véritable militant communiste.Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ».

Et bien voila, c’était le petit rappel historique du jeudi. Ce sont ces hommes et ces femmes qui ont fait notre histoire. Qui ont fait ce que nous sommes aujourd’hui, deux siècles plus tard, à nous interroger sur l’age de départ à la retraite, l’interdiction où pas de la burqa et, si le Care va faire un Buzz…Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

MAMIE SMITH…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Mamie Robinson, plus connue sous le pseudonyme de Mamie Smith, était une artiste américaine, née le 26 mai 1883 à Cincinnati (Ohio), morte le 16 septembre 1946 à Harlem. Elle s’illustra successivement ou simultanément comme danseuse de revue, chanteuse de jazz et de blues, pianiste et actrice.

C‘était une vraie enfant de la balle, elle se produisit dans des troupes de danse dès l’âge de 10 ans. Elle chanta dans de nombreux clubs et, en 1918, fit partie de la revue Made in Harlem de Percy Bradford. Son premier disque (Crazy Blues) fut enregistré le 14 février 1920 pour la marque Okeh encore dirigée par Bradford. Ceci est le premier disque blues enregistré et qui se vend à 75 000 exemplaires en une semaine. Elle remplaça ce jour là la chanteuse Sophie Tucker qui était souffrante. En fait, Crazy Blues était le second enregistrement de Mamie Smith, le premier ayant été un disque de deux chansons : You can’t keep a good man down et That thing called love . Sans être foudroyant, son succès avait été suffisant pour qu’on fasse de nouveau appel à elle, et cette fois ce fut une date dans l’histoire. Des artistes qui l’accompagnent font partie : Buster Bailey, Coleman Hawkins, Joe Smith, Johnny Dunn, Bubber Miley, le Harlem Trio et des orchestres tels, Fats Pichon et Andy Kirk.

En 1936, elle forme les Beale Street Boys. La maladie et la pauvreté viennent à bout de la première grande chanteuse de blues américaine, elle meurt dans le dénuement.

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Ah, le beau temps…Quelle horreur ! Comme disait mon aïeule, vivement l’hiver ! Chez moi, c’est tout comme chez Brassens, le beau temps me dégoute et m’fait grincer les dents. Le bel azur me met en rage… Passé le seuil des 25 degrés, je cherche un trou pour me cacher, m’enfouir, me soustraire à l’astre solaire. La nuit, mes rêves sont enneigés, je suis Jean Louis Etienne, Paul Emile Victor, Admunsen, je visite la terre Adélie, je prends la nationalité Inuit. Le seul soleil que je supporte est celui de minuit.
Je veux pouvoir faire glou-glou dans les igloos et caca dans la toundra. Je ne veux pas bronzer, je ne veux pas dorer, je ne veux pas m’enduire d’huile de palme ni porter un bob « Ricard » ni regarder passer le tour de france. Je veux une loi qui limite l’été au 15 août (et encore, par dérogation), qui instaure les grandes vacances du 15 décembre au 30 mars, et qui stipule que les festival deviennent hivernaux.
Je suis définitivement contre le réchauffement climatique, contre le réchauffement des relations bi-latérales, contre tous types de réchauffement, je suis pour le gel de la situation aux alentours des 15 degrés Celsius. Je tiens pour objets d’art, la canadienne à brandebourgs, les chaussettes moletonnées, et l’édredon en plume d’eider. L’idée même de la canicule me fait froid dans le dos.
Et enfin, pour plagier Boris Vian, quand je serais mort, j’veux un suaire de chez Damart.

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Ah
ils sont forts ces socialistes. Surtout Martine, la première d’entre
eux. Depuis quelques jours on est en pleine bibliothèque rose:
« Martine en Angleterre » et, dans ses cartons, elle a
rapporté le concept du « Care ».

Il
faut bien comprendre que pour les socialistes, solidarité,
fraternité, c’est devenu des gros mots. Alors il y a un stagiaire de
la boite de com. qui a eu une idéee lumineuse. Génial coco ! On va
dire qu’on fait du Care. Et voilà notre Martine sur les plateaux de
télévision qui sert du Care à tous les repas. Y’en a un peu
plus…Je vous mets tout ?

Le
décérébré communicant n’a pas réalisé que ce mot « étranger »
représentait le contre exemple type d’une communication simple et
efficace. D’abord, personne ne le connait et puis, pour le traduire
dans la langue de Molière il faut pour le moins une thèse de trente
pages.

Mais
bon, le stagiaire a expliqué à Martine qu’il fallait se renouveler,
inventer des mots nouveaux, si possible anglo-saxons… Ca fait
d’jeune !

Si
la Gauche espère convaincre en 2012, il est plus que temps qu’elle
change d’agence de com. La France s’honore depuis la révolution
d’avoir porté aux frontons de ses édifices publics des mots
simples: Liberté, égalité, fraternité, et, on pourrait rajouter
laïcité. Des mots qui à eux seuls sont tout un programme, commun
ou pas. Des mots qui disent une volonté commune, partagée et
acceptée. Des mots qui ont guidé l’esprit des lumières mais aussi
le Conseil National de la Résistance. Des mots qui ont permis
l’émergence de réalités comme la sécurité sociale, les
mutuelles, la répartition… Des mots qui ont permis tout simplement
de vivre ensemble et d’entretenir l’espoir qu’il n’y a pas de
fatalité, que l’éducation favorise l’émancipation et qu’un autre
monde est possible.

Chère
Martine, les Français ne sont pas en manque de vocabulaire mais de
justice sociale. Ils veulent que les immenses richesses (mais oui)
que produit leur pays soient redistribuées différemment. Que
l’effort participatif soit plus équitable et que les revenus du
capital soient taxés davantage pour laisser souffler ceux qui
proviennent du travail.

Un
temps fut où l’on appelait cela une politique de Gauche.

Allez, sortez couvert, portez vous bien et à demain peut-être.

EN MAI 843…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Nous sommes au mois de mai 843.

La Bataille de Blain et la victoire bretonne qui en résulta, fait suite immédiatement à la défaite bretonne de la Bataille de Messac.

Le Duc de Bretagne Nominoé désirant agrandir le territoire breton, passa la Vilaine à la tête d’une forte armée qu’il commandait avec son fils Erispoë. Les forces franques nantaises s’avancèrent vers la Vilaine sous la conduite du Renaud d’Herbauges. Ils se rencontrèrent à Messac et c’est le comte Renaud qui remporta la victoire.

Plusieurs sources  mentionnent également la possibilité que Nominoé était alors atteint par une maladie assez grave et que le commandement des troupes dirigées contre la région nantaise, fut confié à son fils uniquement. Cela expliquerait d’autant mieux le caractère hasardeux de la rencontre dite de Blain.

La Bataille de Blain

Renaud croyant l’ennemi complètement hors de combat, réunit une troupe assez nombreuse et reprit la direction de Nantes. Arrivé à Blain, il s’arrêta pour faire reposer ses soldats. Chef et soldats étaient là, nous dit la Chronique de Nantes, étendus sur l’herbe près des bords de l’Isac, dans le plus complet abandon, lorsque soudain une troupe nombreuse se jeta sur eux : c’était le fameux Lambert II de Nantes que Charles-le-Chauve avait chassé de Nantes. Il avait fait alliance avec les Bretons, et à la tête de soldats rassemblés sur les frontières de l’Anjou, il s’était avancé sur la Vilaine, afin de réunir ses forces à celles de Nominoé. Ennemi juré de Renaud qui avait pris sa place comme chef du comté nantais, il se mit à sa poursuite, voulant satisfaire sa vengeance et réparer le désastre. Il surprit les Nantais désarmés, et en fit un grand carnage ; lui-même, de sa propre main tua le comte Renaud : c’était le 25 mai 843. Cette victoire bretonne, suivie d’autres, conduisit en 851, au Traité d’Angers, par lequel les pays Nantais et Rennais devenaient possession de la Bretagne.

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Le
25 mai 1996 voit le décès de Barney WILEN. C’est un des grands
saxophonistes Français et, c’est assez rare pour le noter.

Il
a débuté sa carrière en se produisant dans les boites du coté de
Nice sous l’incitation de Blaise Cendrars (il faudra que je consacre
un billet à cet immense poète). On lui doit d’avoir travaillé avec
Miles Davis sur la bande originale du film « ascenseur pour
l’échafaud ». Miles Davis qui lui est né un 25 mai en 1926,
étonnant non !

Plus
tard il a enregistré avec le fameux quintette de Thélonious Monk et
on lui doit aussi la musique du film « Les liaisons
dangereuses » de Roger Vadim.

La
bande dessinée de Loustal, « Barney et la note bleue »
est largement inspirée de sa vie. Plus tard il en a d’ailleurs tiré
un disque intitulé « La note bleue ».

Je
vous conseille particulièrement « Cookin’ at st germain »
avec Bud Powell.

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Bon et bien voila, c’est suffisant pour un Lundi de Pentecôte. C’est vraiment sympa à vous d’être passé un jour férié (si,si.) et si cela vous a plu, vous connaissez la procédure pour le faire savoir: Votez pour ce blog en haut à droite. Je vous fais confiance pour que le fait de voter à drroite ne devienne pas une habitude…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

ZO D’AXA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Allez savoir pourquoi, ce matin je me suis réveillé avec en tête cette magnifique chanson de Félix Leclerc. Je m’en serai voulu de ne pas la partager avec vous. Et puisque un bonheur n’arrive jamais seul, voici quelques considérations sur un sacré bonhomme à qui l’on doit le concept « d’endehors ».

Le 24 mai 1864, naissance de ZO D’AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD) à Paris. Pamphlétaire et propagandiste de l’anarchisme individualiste, fondateur de journaux, et écrivain. Pour échapper au joug d’une famille bourgeoise, il s’engage à 18 ans dans l’armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte… en compagnie de la jeune femme de son capitaine! Ce qui, de mon point de vue, méritait déjà une médaille. Il se réfugie à Bruxelles, où il débute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l’amnistie de 1889. En mai 1891, il publie le premier numéro de l’hebdomadaire « L’Endehors » (titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l’arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d’Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s’exiler à Londres. Il voyage ensuite en Europe. Expulsé d’Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople. Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français qui le ramène à Paris, où il purgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre « De Mazas à Jérusalem », qui obtient un vif succès. En 1898, c’est l’affaire Dreyfus. Zo d’Axa publie  » la feuille » pamphlet illustré par Steinlen (dont je reproduis ci contre, un bois gravé), Luce, Willette, Hermann Paul, etc.

Il y pourfend les institutions mais aussi les foules moutonnières. « L’honnête ouvrier n’a que ce qu’il mérite ». Son grand succès sera la présentation de l’âne nommé « Nul » aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par « La Feuille », après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre « partisans de l’âne et partisans de l’ordre » ; dernier baroud d’honneur pour Zo d’Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l’Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930. Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: « Le mousquetaire Zo d’Axa 1864-1930″.

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Un peu de tout en vrac.

Un Blanc pour les Bleus ! Oui je sais elle est facile mais…On parle de foot. Voici donc le nouveau sélectionneur de l’équipe de France. Ca sera difficile de faire pire que son prédécesseur et puis, avec 100 000 euros mensuel (sans les primes) on doit se sentir à l’aise. Ah, la crise, la crise…

Et le G 20 ?

Ca va bien merci. Il se réunira à nouveau le mois prochain à Toronto. Ordre du jour: Il faut sauver…

La GrèceLes sans abrisLes sans emplois - Les crève la faim - Les crève la soifLe soldat Ryan - Le marché -

Faites comme moi, Rayez les mentions inutiles.

Travaux de maintenance.

Quelques améliorations sur le blog: Une nouvelle rubrique « rechercher », en bas à gauche, qui vous permettra de consulter les archives à partir d’un mot clé. Un album photo qui s’étoffera au fil des jours, colonne de droite. Et en cliquant sur le Mighty (c’est une création Magik studio, vous pouvez toujours visiter le site, il y a un lien), à droite en bas, l’accès au profil de l’auteur.

SINE sème sa zone sur la toile.

Pour les inconditionnels qui, comme moi, regrettent la disparition de « Siné-hebdo », j’ai glissé le lien vers le site où notre Bob national continue à semer sa zone chaque semaine.


Allez, on va s’arrêter là, il y aurait tant à dire qu’une vie de blogueur n’y suffirait pas. Fort heureusement, il nous restent les plaisirs simples.

Tiens, jeudi soir je nous avait mitonné un filet de Saint pierre sur un lit de petits légumes le tout délicatement enveloppé dans une papillote du plus bel effet. J’avais choisi de l’accompagner d’un Petit Chablis à l’arôme d’ananas si caractéristique…Un vrai bonheur !

Mais je vois que vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur; vous pouvez l’éteindre et reprendre une activité normale. Portez vous bien et à demain peut-être.


HORS LA LOI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Vous le savez (peut-être) j’aime la Scandinavie en général et la Norvège en particulier. J’ai du être viking dans une vie antérieure…Cette introduction pour vous parler de Henrik IBSEN. Décédé un 23 mai en 1906.

Apothicaire, Henrik Ibsen ne tarde pas à quitter le laboratoire où il s’ennuie et à écrire deux drames historiques, ‘Catilina’ et ‘Le Tertre du guerrier’. Ses pièces seront longtemps refusées à Christiana (Oslo). En 1864, il quitte la Norvège et voyage en Europe.

Après avoir été instructeur au théâtre de Bergen, il part à Copenhague où des rencontres philosophiques et artistiques alimentent son oeuvre : ‘Dame Inger d’Ostraat’, ‘La Fête à Solhaug’… Le théâtre d’Oslo dont il devient directeur à son retour en Norvège fait faillite, il part alors en Europe et développe de nouveaux grands thèmes comme celui de la défense de l’individualisme. Après ses pièces traditionnelles, il n’écrira plus que des drames contemporains où il décrit les tares de la société bourgeoise et l’affrontement entre l’individu et la ‘majorité compacte’ : ‘L’ Union des jeunes’, ‘Une maison de poupée’, le rôle de Nora, la joyeuse épouse, a été récemment confié à Audrey TAUTOU (malheureusement on dit certains critiques) ‘Le Canard sauvage’, ‘Hedda Gabler’… Ces pièces, aux personnages denses, expriment, grâce à une profondeur psychologique et symbolique, la position ambiguë de l’auteur : s’il critique la morale traditionnelle et défend l’idée que tout homme détient une passion, la clef du tragique ‘ibsénien’ réside dans le doute, lié à la condition humaine, qui reste infranchissable. Individualiste forcené, il se plaisait à répéter: L’Etat est la malédiction de l’individu… A droite, une lithographie de Frank Weddekind.

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Sur la croisette.


« Hors
la loi » le film de Bouchareb – c’est à lui que l’on doit
« Indigènes » – ravive les plaies du passé.

A
cannes, deux manifestations sont prévues pour (contre) la présentation de
son film qui raconte le parcours de trois frères qui ont survécu au
massacre de SETIF. Elles sont dues à l’initiative de la mairie de
Cannes et du Front National…

Il
faut croire qu’en France, en 2010, certains n’ont toujours pas
accepté l’idée de décolonisation. Les événements de SETIF se
sont produits en 1945 et ont donné lieu à une sanglante répression
de la part des autorités Françaises. On parle d’une centaine de
morts côté Français et entre 8000 et 15 000 côté Algérien.
C’est à la suite de l’arrestation De Messali HADJ, qui était un
grand leader Algérien qu’ont eu lieu les manifestations. Les
historiens considèrent que c’est l’acte fondateur du mouvement
d’indépendance et de la lutte armée en Algérie.

A voir les pancartes qu’arboraient les manifestants (photo de droite et même d’extrème droite) on se rend compte que les nostalgiques ont la dent dure et la mémoire longue.

Fort heureusement, voici venir Rolland Garros et la coupe du Monde de fouteballe et puis le tour de France de la seringue et enfin les congés payés du mois d’août…Et tout ça va faire, d’excellent Français, comme le chantait Maurice Chevalier. A la rentrée, les cerveaux seront disponibles pour recevoir les bonnes nouvelles.

Allez, continuez à rendre visite aux « Cénobites tranquilles », ilot de résistance au milieu d’un océan où, comme le disait Boris Vian, le cerceau humain ressemble de plus en plus à de la sauce blanche. Portez vous bien et à demain peut-être.