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Et si vraiment Dieu existait…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’antanaclase* et de la confiture de mirabelles réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 19 juin 2015, premier jour de Messidor dédié au seigle dans notre calendrier républicain. *Pour les amoureux de la langue française je rappelle que l’antanaclase est la répétition d’un mot ou d’une expression avec un sens différent, en exploitant sa polysémie. MessidorElle est proche de la paranomase et de la syllepse de sens. Ex : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. » (Blaise Pascal, Pensées) C’est pas littéraire ça mes body boys ? Si j’évoque Blaise Pascal c’est qu’on est en pleine période du Bac philo et que notre Blaise était né un 19 juin en 1623 du côté de Clermont; aujourd’hui on dit Clermont-Ferrand. Mais bon, je ne vous invite pas à parier sur l’existence ou non de Dieu car, comme disait mon aïeule, qui avait la sentence à la bouche comme d’autres ont le cœur sur la main: dans un pari il y a toujours un con et un perdant… Enfin, comme disait Bakounine par l’intermédiaire de Léo Ferré: Et si vraiment Dieu existait ? Il faudrait s’en débarrasser…

Aujourd’hui donc, en notre basse-Bretagne, ceux qui n’ont rien de plus urgent à faire, vont célébrer santez Riwanon. Elle, elle avait parié depuis fort longtemps sur l’existence du grand architecte; il faut dire qu’elle était la  sœur de saint Urfol et de saint Rivoaré et la bienheureuse maman de Houarneau Houarvian(Hervé), né aveugle et devenu saint, et dont je vous ai parlé il y a quelques jours. Après la mort de son époux, Houarvian le barde, (ici paparazzité au télé objectif) elle renonça à ses biens, et, accomplissant une résolution prise depuis longtemps, elle alla s’ensevelir dans la solitude, avec de ferventes compagnes, parmi lesquelles était sa nièce sainte Christine (ils étaient tous saints dans la famille). C’est à cela que l’on distingue les cénobites des anachorètes; ils veulent bien s’ensevelir dans la solitude mais, pas tout seul… Faut pas déconner non plus. J’ai d’ailleurs retrouvé trois de ces ferventes compagnes:


Or donc, elle s’y forma un ermitage avec des rameaux d’arbres, et y persévéra dans l’abstinence et l’oraison. Elle mourut saintement (evel just) le 19 juin de l’an 535 vers 17h selon le médecin légiste. Son fil Hervé qui était revenu pour l’occasion, l’inhuma avec piété et respect dans l’oratoire où elle avait passé tant d’heures dans la prière. C’est maintenant l’église paroissiale de Lanhouarneau. Ceci étant, si vraiment vous êtes à court d’idées, rappelez vous que Le 19 Juin 2015 est en réalité le Jeudi 5 Gidouille 142 St Ugolin, mansuet d’après le calendrier de pataphysique.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Les vêpres des grenouilles…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de l’histoire bretonne et des cailles au raisin réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 19 septembre 2014 qui fait partie des jours « complémentaires » rajoutés au calendrier  républicain ; celui-ci était dédié au travail. Quelle drôle d’idée…

En Bretagne on honore les Riware qui a laissé son nom à la commune de Lanrivoare. Lanrivoaré est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Milizac. Cette commune doit son origine à la création d’un ermitage par Rivoaré (frère dela croix Riwanone et oncle de Hervé). Lanrivoaré était autrefois une trêve de Plourin et dépendait de l’ancien évêché du Léon. Paroisse de l’ancien archidiaconé d’Ach, sous le patronage de saint Rivoaré, ou saint Riwal, oncle de saint  Hervé, qui est honoré en Cornouaille dans la trêve de Saint-Rivoal, en Braspart, et c’est peut-être à cause de sa parenté avec saint Hervé, qu’il est considéré comme ayant une grande puissance sur le démon, dont auraient hérité les Curés ou Recteurs de Saint-Rivoal, qui, selon la tradition populaire, ont la charge de conduire dans les marais du mont Saint-Nicolas les démons ou sorciers transformés en chiens noirs (ki du), qu’ils ont conjurés.

Rivoaré aurait été le chef d’une tribu d’émigrés bretons qui aurait été immolée par des païens en haine de leur foi, et c’est en souvenir de ce massacre qu’on aurait conservé leurs restes cimetièredans un cimetière tout particulier, entièrement dallé, dans lequel on ne pénètre qu’en se déchaussant (photo de gauche). On y voit une croix au pied de laquelle se trouvent sept pierres rondes ayant quelque analogie avec la forme des pains de ménage. On dit que ces pains furent changés en pierre par saint Rivoaré à l’étalage d’un boulanger qui lui aurait refusé l’aumône. Ce cimetière est dit communément, des 7777 Saints martyrs. Mais en breton, l’on dit 7 mille, 7 cents 7 vingts et 7 — c’est-à-dire 7847 — auxquels, si on ajoute les 7 pierres de la croix, on trouve le chiffre 7854. Tout le monde suit ? Je continue. Cette pédagogie druidique a laissé quelques traces dans les chants scandés tels le fameux « vêpres des grenouilles« . Comme ici par les non moins fameuses sœurs Goadec.

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Ce nombre de 7 répété à dessein a intrigué les savants qui ont voulu y voir un nombre mystérieux, et M. de Kerviler, sans vouloir nier la tradition d’un massacre de chrétiens en ce lieu, y voit une formule des anciens druides rendant facile à retenir, la théorie du cercle et en même temps mettant en relief druidel’importance des nombre 7 et 3. « Etant arrivés, dit-il, à trouver que la circonférence de 10 unités de diamètre avait une longueur de 314 unités, ils en avaient conclu que la surface d’un cercle était de 7854 unités carrées, et remarquant ensuite que ce nombre contenait l’expression de propriétés merveilleuses sur le nombre 7 et sur le nombre 3 ils en firent l’objet d’une légende mnémonique pour leurs adeptes ». Cette légende nous aurait été conservée grâce à ce nombre des « 7 mille 7 cents 7 vingts et 7 Saints martyrisés, et des 7 pains de saint Hervé », que les nouveaux convertis ont adopté sans y voir trace d’une opinion scientifique quelconque. Sources:

Bon et bien voilà, encore une histoire de saints mais, il y avait longtemps. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Les malheurs de la vertu…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis du calendrier des postes et de la terrine de maquereau réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 17 septembre 2014. Comme vous le savez, vous qui suivez ce blog depuis un moment, le calendrier républicain comportait 12 mois de Sade_1-300x258trente jours, c’est à dire 360 jours. Il a donc fallu trouver cinq jours supplémentaires que nos amis avaient nommé les sans-culottides. Le 17 septembre fait partie de ceux là et porte le joli nom de : jour de la vertu… Relisez Justine ou les malheurs de la vertu qui fut le premier roman commis par le divin marquis. Force est de constater (en vérité, je déteste cette expression) que deux siècles plus tard, la vertu républicaine s’est un peu égarée en cours de chemin.

Par chez nous, le calendrier fait place à un certain Urfold. D’après la tradition, il serait né à Landouzan sur la commune du Drennec et aurait été formé à la vie religieuse au monastère d’Ack. Sa mère Riwanon était la sœur de Saint Rivoaré, qui a donné son nom à la paroisse voisine, Lanrivoaré. Urfold était l’oncle de Saint Hervé, honoré à Lanhouarneau. Il vécut en solitaire, au VIe siècle, dans cette forêt de Dunan (du breton Doun : profond), qui s’étendait de  Statue_st_urfoldSaint Renan à Plouvien et qui fut décimé, entre autres, pour construire à Brest la flotte de Louis XIV. C’était un personnage d’une rare sainteté, un ermite qui vivait à l’écart de la société et de sa famille dans une intention de pénitence et de contemplation. L’historien Albert Le Grand nous dit qu’après sa mort, son oratoire et son sépulcre furent au point qu’on ne pouvait plus discerner l’endroit exact où avait été inhumé le saint ermite. Son neveu, Hervé, eut par révélation connaissance de la mort de Saint Urfold et se mit en route vers l’oratoire de son oncle. Il s’y prosterna pour prier et au cours de son oraison, le sol trembla si fort que tous ceux qui étaient avec lui furent jetés à terre ; la terre s’ouvrit et de cette ouverture sortit une odeur suave et odoriférante. Saint Hervé, ayant, par ce miracle, connu et trouvé le tombeau de son oncle l’accommoda de pierres et le lieu devint bientôt le cadre de miracles. C’est sûrement là l’origine du culte qui est encore rendu à notre saint.

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Quand au pardon de St Urfold, il se déroule depuis bien longtemps le lundi de la Pentecôte : ce jour-là, la chapelle est fréquentée par une foule considérable de pèlerins venus de toutes les paroisses voisines. On y invoque Saint Urfold pour la guérison des rhumatismes. Dans le Finistère pittoresque Pardon_St_Urfold_01(1906) M. Toscer écrivait à ce sujet : « Si vous voulez jouir d’un curieux coup d’œil, allez à Bourg-Blanc le jour du pardon de Saint Urfold, qui a lieu le lundi de Pentecôte. Les pèlerins passent et repassent sous cette arcade pour implorer la protection du saint. Ce n’est pas un spectacle ordinaire que le défilé de toutes ces personnes obligées de marcher sur les mains et sur les genoux, en raison du peu de hauteur laissée par l’ouverture du monument ; on ne saurait s’en offusquer quand on voit avec quelle conviction les dévots de St Urfold accomplissent cette partie du pèlerinage. »

Va falloir que j’essaye cela car ma lombalgie a décidé de se réveiller. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Oh, les beaux saints…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la Franc-maçonnerie et de la franche rigolade réunies, bonjour ! A force de l’attendre, c’est enfin arrivé, nous voici le jeudi 19 juin 2014, nous sommes le premier jour de Messidor dédié au seigle. Vous remarquerez au passage que nos amis républicains avaient l’âme autrement plus poétique que les technocrates Onusiensmessidor d’aujourd’hui qui nous concoctent la journée de la femme, du braille, des zones humides, de la trisomie, du sommeil, de l’eau ferrugineuse, de la tuberculose, j’en passe et des moins drôles. Tenez, aujourd’hui par exemple c’est la journée mondiale de sensibilisation à la Drépanocytose.  Messidor, tirait son nom « de l’aspect des épis ondoyants & des moissons dorées qui couvrent les champs de juin en juillet », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale le 3 brumaire an II par Fabre d’Eglantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier ».

 

Aujourd’hui donc, en notre basse Bretagne, ceux qui n’ont rien de plus urgent à faire, vont célébrer santez Riwanon. C’est la bienheureuse maman de St Hervé dont je vous ai parlé il y a quelques jours. Après la mort de son époux, le barde Houarvian, elle renonça à ses biens, et, Houarvianaccomplissant une résolution prise depuis longtemps, elle alla s’ensevelir dans la solitude, avec de ferventes compagnes, parmi lesquelles était sa nièce sainte Christine (ils étaient tous saints dans la famille). Elle s’y forma un ermitage avec des rameaux d’arbres, et y persévéra dans l’abstinence et l’oraison. Elle mourut saintement (evel just) le 19 juin de l’an 535 vers 17h selon le médecin légiste. Son fil Hervé qui était revenu pour l’occasion, l’inhuma avec piété et respect dans l’oratoire, où elle avait passé tant d’heures dans la prière. C’est maintenant l’église paroissiale de Lanhouarneau. A gauche, un joli dessin d’après une photo de l’époque (oui, bon…)

Houarvian était un barde de la Bretagne insulaire qui, à cette époque là (aux environs de 510), s’était rendu à la cour du roi Franc Childebert 1er pour participer au concours de l’Eurovision et suivre un stage de fontaine_st_urfoldharpe celtique auprès de l’ancêtre d’Alan Stivell. C’est alors qu’il rentrait chez lui en char-stop qu’il eut une vision. C’est bien connu, le char-stop est propice aux visions surtout si vous fumez quelques substances illicites… Donc, cette vision lui commanda d’attendre sa promise au bord de la fontaine de Landouzan, près du Drennec, en Finistère. Il y rencontra Riwanon et demanda sa main à son frère Rivoaré. Ils se marièrent à la mode de Bretagne et, vers 525, Riwanon donna naissance à saint Hervé. Puis ils se séparèrent pour mener une vie érémitique. Ce qui ne veut pas dire, mécréants que vous êtes, qu’ils étaient au RMI… 

Allez, vivement le tour de France, la caravane publicitaire, les seringues dans les poubelles des hôtels, les moteurs électriques dans les cadres de vélos, et des phénomènes qui montent les cols comme on descend une Kronenbourg. Portez vous bien et à demain peut-être.

Et voici Messidor…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la Franc-maçonnerie et de la franche rigolade réunies, bonjour ! A force de l’attendre, c’est enfin arrivé, en ce mercredi 19 juin 2013, nous sommes le premier jour de messidor dédié au seigle. Vous remarquerez au passage que nos amis républicains avaient l’âme autrement plus 65730026_ppoétique que les technocrates Onusiens d’aujourd’hui qui nous concoctent la journée de la femme, du braille, des zones humides, de la trisomie, du sommeil, de l’eau, de la tuberculose, j’en passe et des moins drôles. Messidor, tirait son nom « de l’aspect des épis ondoyants & des moissons dorées qui couvrent les champs de juin en juillet », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale le 3 brumaire an II par Fabre d’Eglantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier ».

 

Aujourd’hui donc, en notre basse Bretagne, ceux qui n’ont rien de plus urgent à faire, vont célébrer santez Riwanon. C’est la bienheureuse maman de St Hervé dont je vous ai parlé il y a quelques jours. Après la mort de son époux, le barde Houarvian, elle renonça à ses biens, et, accomplissant une résolution prise depuis longtemps, elle alla s’ensevelir dans la solitude, avec de ferventes compagnes, parmi lesquelles était sa nièce sainte Christine (ils étaient tous saints dans la famille). Elle s’y forma un ermitage avec des rameaux d’arbres, et y persévéra dans l’abstinence et l’oraison. Elle mourut saintement (evel just) le 19 juin de l’an 535 vers 17h selon le médecin légiste. Son fil Hervé qui était revenu pour l’occasion, l’inhuma avec piété et respect dans l’oratoire, où elle avait passé tant d’heures dans la prière. C’est maintenant l’église paroissiale de Lanhouarneau.

Houarvian était un barde de la Bretagne insulaire qui, à cette époque là (aux environs de 510), s’était rendu à la cour du roi Franc Childebert 1er pour 70709475participer au concours de l’Eurovision et suivre un stage de harpe celtique auprès de l’ancêtre d’Alan Stivell. C’est alors qu’il rentrait chez lui en char-stop qu’il eut une vision. C’est bien connu, le char-stop est propice aux visions surtout si vous fumez quelques substances illicites… Donc, cette vision lui commanda d’attendre sa promise au bord de la fontaine de Landouzan, près du Drennec, en Finistère. Il y rencontra Riwanon et demanda sa main à son frère Rivoaré. Ils se marièrent à la mode de Bretagne et, vers 525, Riwanon donna naissance à saint Hervé. Puis ils se séparèrent pour mener une vie érémitique. Ce qui ne veut pas dire, mécréants que vous êtes, qu’ils étaient au RMI… A gauche, un joli dessin d’après une photo de l’époque (oui, bon…)

Allez, vivement le tour de France, la caravane publicitaire, les seringues dans les poubelles des hôtels, les moteurs électriques dans les cadres de vélos, et des phénomènes qui montent les cols comme on descend une Kronenbourg. Portez vous bien et à demain peut-être.

7777, par Toutatis…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’histoire bretonne et des cailles au raisin réunies, bonjour !

Nous sommes le mercredi 19 septembre qui fait partie des jours « complémentaires » rajoutés au calendrier républicain ; celui-ci était dédié au travail. Quelle drôle d’idée… En Bretagne on honore les Riware qui a laissé son nom à la commune de Lanrivoare.

Lanrivoaré est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Milizac. Cette commune doit son origine à la création d’un ermitage par Rivoaré (frère de Riwanone et oncle de Hervé). Lanrivoaré était autrefois une trève de Plourin et dépendait de l’ancien évêché du Léon.

Paroisse de l’ancien archidiaconé d’Ach, sous le patronage de saint Rivoaré, ou saint Riwal, oncle de saint Hervé, qui est honoré en Cornouaille dans la trève de Saint-Rivoal, en Brasparts, et c’est peut-être à cause de sa parenté avec saint Hervé, qu’il est considéré comme ayant une grande puissance sur le démon, dont auraient hérité les Curés ou Recteurs de Saint-Rivoal, qui, selon la tradition populaire, ont la charge de conduire dans les marais du mont Saint-Nicolas les démons ou sorciers transformés en chiens noirs (ki du), qu’ils ont conjurés.

Rivoaré aurait été le chef d’une tribu d’émigrés bretons qui aurait été immolée par des païens en haine de leur foi, et c’est en souvenir de ce massacre qu’on aurait conservé leurs restes dans un cimetière tout particulier, entièrement dallé, dans lequel on ne pénètre qu’en se déchaussant (photo de gauche). On y voit une croix au pied de laquelle se trouvent sept pierres rondes ayant quelque analogie avec la forme des pains de ménage. On dit que ces pains furent changés en pierre par saint Rivoaré à l’étalage d’un boulanger qui lui aurait refusé l’aumône. Ce cimetière est dit communément, des 7777 Saints martyrs. Mais en breton, l’on dit 7 mille, 7 cents 7 vingts et 7 — c’est-à-dire 7847 — auxquels, si on ajoute les 7 pierres de la croix, on trouve le chiffre 7854. Tout le monde suit ? Je continue.

Ce nombre de 7 répété à dessein a intrigué les savants qui ont voulu y voir un nombre mystérieux, et M. de Kerviler, sans vouloir nier la tradition d’un massacre de chrétiens en ce lieu, y voit une formule des anciens druides rendant facile à retenir, la théorie du cercle et en même temps mettant en relief l’importance des nombre 7 et 3. « Etant arrivés, dit-il, à trouver que la circonférence de 10 unités de diamètre avait une longueur de 314 unités, ils en avaient conclu que la surface d’un cercle était de 7854 unités carrées, et remarquant ensuite que ce nombre contenait l’expression de propriétés merveilleuses sur le nombre 7 et sur le nombre 3 ils en firent l’objet d’une légende mnémonique pour leurs adeptes ». Cette légende nous aurait été conservée grâce à ce nombre des « 7 mille 7 cents 7 vingts et 7 Saints martyrisés, et des 7 pains de saint Hervé », que les nouveaux convertis ont adopté sans y voir trace d’une opinion scientifique quelconque. Sources:

Bon et bien voilà, encore une histoire de saints mais, il y avait longtemps. Allez, portez vous bien et à demain peut-être. Enfin si mes pérégrinations m’en laissent le loisirs car je prends la route avec ma fiancée; direction le Sud.

 

EREMITIQUE TOI-MEME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des décalcomanies et des sardinades réunies, bonjour!

Nous sommes donc le 05 décembre, la France a une nouvelle Miss, il pleut toujours sur Brest et c’est le 15è jour de frimaire dédié au Chevreuil. En Bretagne c’est aussi la Saint Houarvian.

Houarvian était un barde de la Bretagne insulaire qui, à cette époque là (aux environs de 510), s’était rendu à la cour du roi Franc Childebert 1er pour participer au concours de l’Eurovision et suivre un stage de harpe celtique auprès de l’ancêtre d’Alan Stivell. C’est alors qu’il rentrait chez lui en char-stop qu’il eut une vision. C’est bien connu, le char-stop est propice aux visions surtout si vous fumez quelques substances illicites…

Donc, cette vision lui commanda d’attendre sa promise au bord de la fontaine de Landouzan, près du Drennec, en Finistère.

Il y rencontra Riwanon et demanda sa main à son frère Rivoaré. Ils se marièrent à la mode de Bretagne et, vers 525, Riwanon donna naissance à saint Hervé. Puis ils se séparèrent pour mener une vie érémitique. Ce qui ne veut pas dire, mécréants que vous êtes, qu’ils étaient au RMI…

Aujourd’hui on peut visiter la chapelle de Landuzen, restaurée grâce au travail de l’association « Mignoned landuzen », au Drennec et qui possède une cuve baptismale datant semble t-il de l’époque gallo-Romaine. (photo)

Bon allez, je fais court car aujourd’hui c’est lundi, jour de marché à Lesneven et je dois aller faire le plein de légumes si je veux que ma potée soit prète quand rentrera ma fiancée de son dur labeur. Portez vous bien et à demain peut-être.

LA PLUIE EST PARTIE POUR RESTER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’allégorie et du véritable bretzel réunis, bonjour !

A force de l’attendre, c’est enfin arrivé, nous sommes le premier jour de messidor dédié au seigle. Vous remarquerez au passage que nos amis républicains avaient l’âme autrement plus poétique que les technocrates Onusiens d’aujourd’hui qui nous concoctent la journée de la femme, du braille, des zones humides, de la trisomie, du sommeil, de l’eau, de la tuberculose, j’en passe et des moins drôles. Messidor, tirait son nom « de l’aspect des épis ondoyants & des moissons dorées qui couvrent les champs de juin en juillet », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale le 3 brumaire an II par Fabre d’Eglantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier ». Son poème en l’honneur de messidor par contre est d’une nullité rarement égalée :

Quel repos plein d’attraits goûte la Moissonneuse
Quand aux travaux du Jour succède un doux Sommeil
Cérès par tes présens tu rends la vie heureuse
Jamais on ne les voit s’évanouir au réveil

Aujourd’hui donc, en notre basse Bretagne, ceux qui n’ont rien de plus urgent à faire, vont célébrer santez Riwanon. C’est la bienheureuse maman de St Hervé dont je vous ai parlé il y a quelques jours. Après la mort de son époux, elle renonça à ses biens, et, accomplissant une résolution prise depuis longtemps, elle alla s’ensevelir dans la solitude, avec de ferventes compagnes, parmi lesquelles était sa nièce sainte Christine (ils étaient tous saints dans la famille). Elle s’y forma un ermitage avec des rameaux d’arbres, et y persévéra dans l’abstinence et l’oraison. Elle mourut saintement (evel just) le 19 juin de l’an 535 vers 17h selon le médecin légiste. Son fil Hervé qui était revenu pour l’occasion, l’inhuma avec piété et respect dans l’oratoire, où elle avait passé tant d’heures dans la prière. C’est maintenant l’église paroissiale de Landhouarneau.

 

La météo étant ce qu’elle est, je me réfugie dans la bibliothèque de l’ermitage pour préparer quelques billets en attendant des jours meilleurs. Ceux qui continuent à utiliser le charmant idiome douarneniste (ceux là qui n’ont pas appris le parler français dans « la vie des saints »), ceux là donc n’ont de cesse de répéter : la pluie est partie pour rester… Joli bretonnisme (à droite la couverture du livre de Hervé LOSSEC,edition Skol Vreizh), mis en pratique par ceux qui pensent en breton et causent en français. Cela me fait penser que mon ordi est en train de partir en distribilh et qu’il conviendrait que je fasse appel à un professionnel de la profession si je veux continuer à vous abreuver quotidiennement de ces modestes billets.

Allez, mon secrétariat me demande de faire quelques rappels : Vous pouvez toujours voter pour ce blog, colonne de droite en haut, vous pouvez aussi suivre les aventures des cénobites sur Twitter #erwandekeramoal, merci de votre fidélité, portez vous bien et à demain peut-être.