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Shaw devant !

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis des années swing et du bourbon* sec réunis, bonjour ! * sauf le Jacks Daniel’s qui, comme chacun le sait n’est pas un bourbon mais un Tennessee whiskey filtré à travers du charbon de bois… Nous sommes artie Shawle Lundi 23 Mai 2016, quatrième jour de Prairial dédié à l’Angélique; pas la marquise, la plante. Je faisais un peu de ménage parmi des vieux vinyls lorsque je suis tombé sur ce « concertos for clarinet » de Artie SHAW… Comment peut-on se faire appeler Artie Shaw, je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-Léon (29), avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent.

Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à laArtie Shaw Live campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit:  Begin the beguine de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il est devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la artie gaucheMarine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, merci à vous qui passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

44 in Breizh…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la basse-Bretagne et de l’artichaut vinaigrette réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 29 Avril 2016 qui correspond au 10è jour de Besné-44-Chapelle-St-Second1floréal dans le calendrier républicain, jour dédié au râteau. Mon secrétariat me prie de vous rappeler que c’est la fête aux Sekondell, originaire de Nantes au 6e siècle, disciple de Friard, ermites tous deux près de Besné (44). Saviez vous que Besné vient du breton « bez-enez » (l’île du tombeau). Ici, la chapelle St-Sekondell à Besné. Loire-Atlantique en Bretagne comme dit l’autre…

Sans transition.

 
C‘est bien connu, nos amis belges sont capables du meilleur comme du meilleur (j’veux me fâcher avec personne) les meilleurs chanteurs: tootsBrel, Arno, Mauranne… Le meilleur waterzoï, les meilleures bières: Gueuze, Trappiste…Le meilleur système politique, euh non, la ils ne sont pas au top. Mais savez vous, une fois, qu’ils ont aussi produit  quelques uns des meilleurs jazzmen de la planète. Voici quelques mots sur l’un d’entre eux: Toots Thielemans est un nom que l’histoire de la musique, et du jazz en particulier, a accroché depuis longtemps au rayon des légendes. Né à Bruxelles en 1922, Toots thielemans découvre le jazz durant l’occupation allemande et Django Reinhardt devient alors son idole.

Guitariste, siffleur, harmoniciste, il rejoint la tournée européenne de Benny Goodman en 1950. Par la suite, c’est aux Etats-Unis qu’il Toots 2commence à se faire un nom dans le Charlie Parker’s All Stars ou le quintet de George Shearing. Voici une vidéo qui le montre en compagnie de David Sandborn. Il parvient à créer un style, son style, et à donner à l’harmonica une place majeure sur la scène jazz. Sa carrière décolle et Toots Thielemans est demandé par un grand nombre de musiciens. Sur scène ou en studio, il accompagnera Ella Fitzgerald, Quincy Jones, Jaco Pastorius en encore Bill Evans. Quincy Jones dit de lui « Je peux dire sans hésitation que Toots est un des plus grands musiciens de notre temps. Nous avons travaillé ensemble un nombre de fois incalculable. C’est quelqu’un qui sait vous toucher au cœur et vous faire pleurer. » Bel hommage, non !

Bon, c’est pas tout, le jardin m’attend et je n’aime pas faire attendre… Cela fait bien deux jours qu’il n’a pas plu et les paysans commencent déjà à se demander si il n’y a pas quelques subventions à gratter, because sécheresse… Et la sécheresse, c’est terrible, ça pousse à la boisson; c’est pas les belges qui me démentiront. Allez, demain, si vous êtes fidèles au rendez vous, vous pourrez lire le 2520è billet des « cénobites tranquilles » espace d’humeur et d’humour, faut-il le rappeler. En attendant portez vous bien.

Et les clochettes de tintinnabuler…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du swing éternel et de la soupe à l’oseille réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 20 Avril 2016, premier jour de Floréal dédié à la rose. Je ne peux faire autrement qu’évoquer ce musicien flamboyant au swing incomparable et qui a su donner au vibraphone ses lettres de noblesse. Cher lecteur, entends-tu les clochettes tintinnabuler ? Cela s’appelle Flying Home et c’est daté de 1957.

Lionel HAMPTON, surnommé  «Hamp» , joue un rôle éminent dans l’histoire du jazz. Il est né à Louisville, Kentucky, le 20 avril 1908. Lionel est entré dans la légende grâce à ses interprétations d’une virtuosité époustouflante.  «Mon oncle travaillait avec le célèbre gangster Al Capone, qui se montrait fort bon avec les Noirs, en particulier les musiciens de jazz.» Avec de telles relations, il était normal que Lionel s’installe avec sa famille à Chicago pour tambouriner, Lionel Hampton facenon pas sur la tête d’Eliot Ness, mais sur la grosse caisse de l’orchestre d’enfants du Chicago Defender Newsboys Band qui l’accueille à partir de 1920. 1930 marque une étape importante puisqu’il rencontre Louis Armstrong avec lequel il enregistre le premier solo de vibraphone jamais effectué en jazz :  «Louis a été comme un esprit descendu du ciel ! Lorsque je me produisais avec lui, j’étais au paradis». En 1936 il se fait engager dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman, entouré des meilleurs jazzmen de l’époque tels Duke Ellington ou Count Basie. Sa carrière explose en 1940 il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big band de l’époque, où se produisent des héros du jazz tels Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus. A partir de 1953, il part à la conquête de l’Europe et enregistre à Paris avec Mezz Mezzrow, Claude Bolling, Alix Combelle, Jean-Claude Pelletier et Guy Lafitte…

En 1992, alors âgé de 83 ans, il donne un show à Bobino au cours duquel il est atteint d’une attaque cardiaque. Emmené sur une civière, il hurle à ses musiciens de continuer à jouer… « Je ne peux pas décrocher…  » dit Hamp qui continue à swinguer à travers la planète jazz. Retour en France du jeune homme de 90 ans en avril 1999, avec une série de concerts à l’hôtel Méridien. Car Hamp aime profondément la France où il a d’ailleurs créé le Jazz Club Lionel Hampton à Paris. Lionel-1 «Dans votre pays, j’ai été intronisé par la Confrérie du cassoulet… Ça ne s’oublie pas.» D’ailleurs n’a-t-il pas composé un succulent  Cassoulet Blues ? Car   Hamp est aussi glouton de bonne chère que de rythmes endiablés… Virtuose inégalable du swing à outrance qu’il manie avec des techniques insensées, il est aussi l’un des pionniers du rock and roll avec certains de ses tubes comme  Hey-ba-be-re-bop. Mais HAMPTON n’est pas seulement un jazzman génialement exubérant. C’est avant tout un artiste conscient de ses responsabilités, créateur d’une fondation destinée à la construction d’immeubles dans Harlem. C’est aussi le premier jazzman noir à avoir intégré le quartette non racial de Benny Goodman. Car Hamp s’est engagé courageusement contre la ségrégation et a défendu Nelson MANDELA et Malcolm X :  «J’ai toujours eu de l’amour pour ces hommes qui ont combattu pour la liberté. Nous nous devions de les soutenir.»

Allez, merci à vous pour la visite, portez vous bien et à demain peut-être.

A la St Aubin, veille au grain…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la littérature érotique et du pain béni réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 1er mars 2016, la journée d’hier ayant été mise entre parenthèse dans le calendrier républicain, ce onzième jour de ventôse est toujours dédié au Narcisse. Ici à gauche il s’agit de la narcisse dites narcisse des glénansdes Glénans… Un autre calendrier, celui de la Pataphysique nous précise que le 01 Mars 2016 est en réalité le Samedi 7 Pédale 143 St Gavroche, forain. Celui de la poste nous invite à fêter les Aubin et en Bretagne armoricaine, Albin. Un saint homme qui, nous dit la chronique, participa au Concile d’Angers en 540, où il servit d’interprète à Saint Tugdual auprès du roi Childebert étant bilingue (Breton, Latin/Roman). Il a laissé son nom à plus de 80 communes en France ainsi qu’à quelques dictons comme celui-ci: « Taille au jour de Saint Aubin, Pour avoir de gros raisins ».

Tout à fait autre chose.

Glenn Miller (Alton Glenn Miller) est un tromboniste de jazz né le 1er mars 1904 à Clarinda dans l’Iowa et disparu, probablement au-dessus de la Manche en 44. Il a ses premiers contrats professionnels dans un orchestre de Dixieland, les Senter’s Sentapeeds. Il abandonne ses études en 1924, pour rejoindre la formation de Ben Pollack. À l’époque, on trouve aussi dans cet orchestre un certain Benny Goodman. Pendant glenn miller gauchela guerre, Promu au grade de capitaine, il dirige alors le Glenn Miller Army Air Force Band, un orchestre de jazz et de danse militaire qui donne des concerts (plus de 800) « pour le moral des troupes », participe à des centaines d’émissions radiophoniques et enregistre de nombreux disques. En 1944, l’orchestre est basé à Londres. Le 15 décembre 1944, Glenn Miller embarque dans un petit avion pour la France pour y préparer l’arrivée de son orchestre. Il y a ce jour-là un épais brouillard et l’avion n’arrivera jamais à destination. Selon certains historiens, l’appareil aurait traversé par mégarde au-dessus de la Manche une zone réservée au délestage des bombardiers alliés qui, de retour d’Allemagne, se débarrassaient, avant l’atterrissage, des bombes qu’ils n’avaient pu larguer sur l’ennemi. Le petit avion qui transportait le musicien aurait été touché par un des projectiles, ou déséquilibré par le souffle des explosions.

La musique de l’orchestre de Glenn Miller, à la frontière entre le jazz et la musique de danse, appartient à la mémoire collective en évoquant immédiatement la seconde guerre mondiale, la libération, et plus largement les années 40. Les titres les plus connus de ce big band : In the mood (ici en vidéo et reconnaissable à la première note de trombone), Anvil chorus, Chattanooga Choo Choo, American patrol (1942)… Ils ont souvent été repris au cinéma, notamment par Woody Allen.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend….

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du sophisme et du homard thermidor réunis, bonjour ! Nous voici déjà (pourquoi déjà) le  jeudi 24 septembre 2015, troisième jour de vendémiaire dans le calendrier républicain, dédié à la châtaigne. A madeleinprousttourpropos de châtaigne, c’est pas l’envie qui me manque… Quand on voit c’qu’on voit pis qu’on sait c’qu’on sait, ben on a meilleur temps d’penser c’qu’on pense et pis d’ne rien dire ! comme le disait la Madeleine Proust, personnage incarné par Laurence Sémonin. Ce personnage est une veuve paysanne au franc-parler, habitant le Haut-Doubs, dans la commune des Gras, près de Morteau, à l’accent franc-Comtois si typique. Or donc, à propos de châtaignes, vous, je ne sais pas mais pour ce qui me concerne, je ressens un désir irrépressible d’éparpiller façon puzzle, de dynamiter, de disperser, de ventiler, de distribuer des baffes, des mornifles, des beignes, des mandales, des bourre-pif et autres talmouses. Fort heureusement, la musique adoucit les mœurs… Petit hommage à NAVARRO, Theodore “Fats” (1923-1950) trompettiste de talent disparu prématurément.

Il commence à jouer de la trompette vers 1941 et, en 42, entre dans l’orchestre d’Andy Kirk où il côtoie Howard McGhee. En 1945-46, il navarro 03prend la place de Dizzy Gillespie chez Billy Ekstine et fréquente les clubs de la 52e Rue. En 1947-48, il est avec Illinois Jacquet puis, après un passage chez Lionel Hampton, s’associe à Tadd Dameron en 1948-50. Sa trop courte carrière s’achèvera au moment où il commence à apparaître en soliste sur les scènes importantes. Dix petites années de pratique ont suffi à Fats Navarro pour devenir l’un des grands solistes d’un instrument qu’il maîtrisait parfaitement, sachant conserver l’équilibre même dans les passages les plus risqués et les improvisations les plus audacieuses.

The Fabulous Fats Navarro sont deux albums de jazz du trompettiste Fats Navarro réalisés en étroite collaboration avec le compositeur et pianiste Tadd Dameron. Ils contiennent les morceaux de plusieurs sessions d’enregistrement réalisées entre 1947 et 1949 pour le fameux label Fats_Navarro2Blue Note. Fats Navarro interprète à l’origine les morceaux sur deux sessions d’enregistrement, certains avec le pianiste, compositeur et arrangeur Tadd Dameron comme The Chase (septembre 1947), Lady Bird (septembre 1948) mais aussi le titre Talk Double enregistré en sextet avec le trompettiste Howard McGhee en octobre 1948. Les enregistrements de l’album en quintet ont été faits en août 1949 avec le band du nom de Bud Powell & His Modernists avec notamment le jeune saxophoniste Sonny Rollins. De plus, l’édition finale propose également des enregistrements de Tadd Dameron avec Miles Davis et Jay Jay Johnson. Une particularité est la participation de Fats Navarro dans le septet de Benny Goodman avec le saxophoniste Wardell Gray sur le morceau Stealin´ Apples le 9 septembre 1948.

Allez, bonjour chez vous, portez vous bien et à demain peut-être.

Entends tu les clochettes tintinnabuler…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis du swing éternel et de la soupe à l’oseille réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 31 août 2015, quatorzième jour de fructidor dédié à la noix, et, je ne peux faire autrement qu’évoquer ce musicien flamboyant au swing incomparable et qui a su donner au vibraphone ses lettres de noblesse. Cher lecteur, entends-tu les clochettes tintinnabuler ? Cela s’appelle Flying Home et c’est daté de 1957.

Lionel HAMPTON, surnommé  «Hamp» , joue un rôle éminent dans l’histoire du jazz. Il est né à Louisville, Kentucky, le 20 avril 1908. Lionel est entré dans la légende grâce à ses interprétations d’une virtuosité époustouflante.  «Mon oncle travaillait avec le célèbre gangster Al Capone, qui se montrait fort bon avec les Noirs, en particulier les Lionel-1musiciens de jazz.» Avec de telles relations, il était normal que Lionel s’installe avec sa famille à Chicago pour tambouriner, non pas sur la tête d’Eliot Ness, mais sur la grosse caisse de l’orchestre d’enfants du Chicago Defender Newsboys Band qui l’accueille à partir de 1920. 1930 marque une étape importante puisqu’il rencontre Louis Armstrong avec lequel il enregistre le premier solo de vibraphone jamais effectué en jazz :  «Louis a été comme un esprit descendu du ciel ! Lorsque je me produisais avec lui, j’étais au paradis». En 1936 il se fait engager dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman, entouré des meilleurs jazzmen de l’époque tels Duke Ellington ou Count Basie. Sa carrière explose en 1940 il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big band de l’époque, où se produisent des héros du jazz tels Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus. A partir de 1953, il part à la conquête de l’Europe et enregistre à Paris avec Mezz Mezzrow, Claude Bolling, Alix Combelle, Jean-Claude Pelletier et Guy Lafitte…

En 1992, alors âgé de 83 ans, il donne un show à Bobino au cours duquel il est atteint d’une attaque cardiaque. Emmené sur une civière, il hurle à ses musiciens de continuer à jouer… « Je ne peux pas décrocher…  » dit Hamp qui continue à swinguer à travers la planète jazz. Retour en France du jeune homme de 90 ans en avril 1999, avec une série de concerts à l’hôtel Méridien. Car Hamp aime profondément la France où il a d’ailleurs créé le Jazz Club Lionel Hampton à Paris.  «Dans votre pays, j’ai été intronisé par la Confrérie du cassoulet… Ça ne Lionel-2s’oublie pas.» D’ailleurs n’a-t-il pas composé un succulent  Cassoulet Blues ? Car   Hamp est aussi glouton de bonne chère que de rythmes endiablés… Virtuose inégalable du swing à outrance qu’il manie avec des techniques insensées, il est aussi l’un des pionniers du rock and roll avec certains de ses tubes comme  Hey-ba-be-re-bop. Mais HAMPTON n’est pas seulement un jazzman génialement exubérant. C’est avant tout un artiste conscient de ses responsabilités, créateur d’une fondation destinée à la construction d’immeubles dans Harlem. C’est aussi le premier jazzman noir à avoir intégré le quartette non racial de Benny Goodman. Car Hamp s’est engagé courageusement contre la ségrégation et a défendu Nelson MANDELA et Malcolm X :  «J’ai toujours eu de l’amour pour ces hommes qui ont combattu pour la liberté. Nous nous devions de les soutenir.»

Allez, merci à vous pour la visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Jazzatao…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour ! Au train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver… Nous sommes le dimanche 22 février 2015 c’est à dire le quatrième jour de ventôse, dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun antidote. Même pas un remède de cheval.

Vous ai-je déjà parlé de Buddy TATE, né George Holmes TATE images5un 22 février en 1913 à Shermann, Texas ? Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk. Il rejoint en 1939 l’orchestre de Count Basie en raison du décès soudain de Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem.

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Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim images-12Galloway. Ci dessus en vidéo, un grand classique, le fameux standard Mack the Knife, vous savez, Kurt Weill, Brecht.
Il reviendra en Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à droite en compagnie de Milt Bruckner.
Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à demain peut-être.

In the Mood…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis de la comedia del arte et des farfalle alla burina réunis, bonjour ! Aujourd’hui, dimanche 14 décembre 2014 c’est le 24ème jour de frimaire dans le calendrier républicain et, figurez vous que c’est le jour de l’oseille… Alors, c’est la thunel’occasion ou jamais de jouer au loto puisque le vendredi treize n’a pas voulu vous sourire, ou alors de vous préparer une bonne soupe (à l’oseille). Pourquoi ont-ils dédié cette journée à l’oseille et pas au blé ou à l’artiche, au flouze, à la fraîche, au pognon, au fric, au grisbi, à la thune, la braise, le pèze, la galette… Les motivations des Républicains (qui avaient pourtant le choix dans la date) pour leur calendrier restent pour moi un grand mystère.

Le 14 décembre, c’est aussi le Jour anniversaire de la disparition de Glenn Miller. J’écris « disparition » car son corps n’a jamais été retrouvé. Il effectuait un vol au dessus de la Manche en juin 44, il n’est jamais revenu. A cette époque il 300x300animait un big band dont la mission était de remonter le moral des troupes. J’adore ce tromboniste dont le timbre de l’orchestre est immédiatement reconnaissable. Il avait débuté sa carrière dans un groupe musical dans lequel se trouvait aussi Benny Goodman, excusez du peu ! Chacun se souvient du formidable « in the mood ». Woody Allen s’en est souvent inspiré dans ses films ou bien même avec son propre orchestre de jazz. Allez, un dernier pour la route…

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Ce matin c’est plutôt frisquet à Keramoal, les lapins restent dans leurs terriers, les mésanges viennent quémander un peu de graisse et de gros nuages poussé par le vent du Nord invite à la poésie:
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits…
Il faut pourtant se décider à éteindre l’ordinateur et reprendre une activité normale. Allez, que les dieux de l’oseille vous soient favorables et, à demain peut-être.

Le thym, tintin…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du pain perdu et de la liberté retrouvée réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 16 juin 2014 soit le 28è jour de prairial et c’est le jour du thymus que des paresseux ont pris l’habitude de nommer le THYM. Cette plante de la famille des lamiacées est aussi appelée, serpolet et, dans le sud, les occitans  disent farigoule. Le thym est saint-mont-le-passe-authentique_lightbox-103x300utilisé depuis fort longtemps et pas seulement sur les côtes de boeuf. Je m’en suis servi l’autre soir pour aromatiser des langoustines rôties flambées au wkisky. Attention, des vraies langoustines du Guivilnec, élevées sous la mer, comme dit Yvon Etienne; un vrai régal. Avec cela un Saint-Mont sec – vendange matinale – un vin du Sud-Ouest, le Piémont Pyrénéen, issu de très vieux cépages comme l’Arrufiacle Petit Courbu et le gros Manseng. (On dirait des personnages de BD !) il fait partie de ces vins qui bénéficient de l’appellation VDQS et qui offrent un rapport qualité/prix exceptionnel si on compare avec ceux des gougnafiers du Bordelais…

Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé aux onguents pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l’autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures, pensant que cette plante était source de courage; ils en mettaient aussi dans leurs plats; le thym était aussi utilisé à profusion comme parfum stimulant qu’ils versaient dans leur bain. La légende veut que Pâris enleva la belle Hélène et que la princesse était fort triste: à chaque larme qui tombait de ses yeux sur le sol, naissait une touffe de thym. C’est beau, non !

Aujourd’hui rendons hommage à un grand petit homme qui était à la batterie ce que Petrucciani était au piano. Quelques mots à propos de William Henry Webb dit Chick WEBB. Batteur et chef d’orchestre étatsunien. Bossu et mesurant moins d’un mètre cinquante (1,24 m) Chick WebbChick Webb se battit toute sa vie contre une tuberculose congénitale de la colonne vertébrale. Il devint ainsi un des batteurs et des chefs d’orchestre les plus compétitifs de l’ère des bigs bands. Benny Goodman emprunta à partir de 1935 quelques-uns de ses plus grands succès. Sur la photo à droite, ce n’est pas Henri Salvador… A partir de 1930, il se produisit régulièrement avec son orchestre au Savoy Ballroom de Harlem. C’est notamment dans cet orchestre qu’Ella Fitzgerald fit ses débuts en 1935. la formation s’appela Ella Fitzgerald and Her Famous Band à la mort de Chick Webb en 39, propulsant la chanteuse à la tête de l’orchestre. Le temps de poser la galette sur l’électrophone et je vous fais écouter « LIZA »…

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Allez, en voilà assez pour un début de semaine, à chaque jour suffit sa peine, portez vous bien et à demain peut-être.

Le roi du swing…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de Blaise Pascal et de la panse de brebis farcie réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 30 mai 2014, onzième jour de Prairial dédié à la fraise, ce qui laisse à penser que nous ne sommes guère éloignés de la fin du mois.

Tiens, c’est le jour anniversaire de la naissance de Benny Goodman: 30 mai 1909 à Chicago. Clarinettiste exceptionnel, on lui a attribué le titre de Roi du Swing.  Il est le neuvième des douze enfants de David Gutman et Dora Grisinsky, immigrants modestes de l’Empire russe. C’est à l’âge de 10 ans qu’il prend Benny-Goodmanpour la première fois une clarinette, au cours de musique donné à la Kehelah Jacob Synagogue, dont il intègre l’orchestre à l’âge de 11 ans. Avec toute la détermination qu’il possède, il devient professionnel à l’âge de 14 ans, et son salaire lui permet d’aider sa famille. Il est âgé de 16 ans lorsqu’on lui demande de se joindre à un groupe de musique basé en Californie dirigé par Ben Pollack, avec qui il fait ses premiers enregistrements. C’est en 1929, après son séjour en Californie, qu’il s’établit à New York. Il se produit dans de nombreuses formations et dirige plusieurs orchestres.

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En 1934, il crée un big band qui deviendra un des orchestres les plus populaires de l’ère du swing. Cette même année, lui et son orchestre passent une audition pour participer à une émission radiophonique de la NBC (National Broadcasting Company) intitulée Let’s Dance. Il obtient le contrat et, pendant quintetcette émission, joue en rotation avec deux autres orchestres ayant un style de musique différent.  C’est en juillet 1935 que naît le Benny Goodman Trio, grâce à l’arrivée de Teddy Wilson. Rejoint par Lionel Hampton en août 1936, il devient le Benny Goodman Quartet. Photo de gauche: Charlie Barnett – Tommy Dorsey – Benny Goodman – Louis Armstrong – Lionel Hampton. En formant ces petits groupes, Benny est un des premiers musiciens blancs à embaucher, à une époque où sévit une ségrégation raciale, des musiciens noirs. Le premier est le pianiste Teddy Wilson en 1935. Suivent le vibraphoniste Lionel Hampton, le guitariste Charlie Christian et le trompettiste Cootie Williams (ces deux derniers musiciens font également partie du big band).
Enfin, le 16 janvier 1938,  le Carnegie Hall lui ouvre ses portes. C’est dans ce temple de la musique américaine, situé dans la septième avenue en plein cœur de New-York, et où plusieurs grands artistes débutèrent leur carrière (la salle est également la maison de l’Orchestre philharmonique de New York), qu’a lieu la consécration pour Benny Goodman.  Lors de ce concert Carnegiehistorique Benny Goodman, que l’on entend jouer avec Harry James, Ziggy Elman, Teddy Wilson, Jess Stacy, Lionel Hampton et le batteur Gene Krupa partage aussi l’affiche avec des invités prestigieux comme Duke Ellington et Count Basie. C’est également dans cette salle que Benny Goodman débute sa carrière de soliste. En 1947, Benny Goodman dissout son Big Band. Il se produit à partir de cette date essentiellement comme leader de petites formations. Il meurt d’un arrêt cardiaque le 13 juin 1986 à New York à l’âge de 77 ans. On l’enterre au cimetière Long Ridge à Stamford, dans le Connecticut. Cette même année, il est honoré du Grammy Lifetime Achievement Award. Toutes les partitions que Benny Goodman a écrites ont été léguées à l’Université Yale après sa mort.                                        Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.