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Tout le monde ment…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du piano (sans bretelles) et de la ceinture (sans chasteté) réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 17 mars anémone2020 qui correspond au 27è jour de ventôse dédié à la Sylvie. J’ai connu une Sylvie qui… Oui, bon, une autre fois. Et bien non, il ne s’agit pas du tout de celle à qui vous pensez mais de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois. L’anémone Sylvie est considérée comme toxique alors évitez les décoctions. Par contre, mon aïeule qui, vous le savez maintenant, se piquait de quelques connaissances en herboristerie, l’utilisait en friction contre les rhumatismes.

On me dit que c’est la St Patrick ! Le patron de tous les Irlandais est né en fait au pays de Galles, à la fin de l’époque romaine, dans les années 380. Au Rock de Cashel, lors d’un sermon demeuré célèbre, cet Tara Innévangélisateur montra une feuille de trèfle : Voilà la figure de la Trinité sainte qu’il dit aux ouailles réunies en sachant fort bien que les figures de triades étaient familières à la tradition celtique : Le trèfle deviendra ainsi le symbole de l’Irlande, grâce à Maewyn Succat, dit saint Patrick. En langue gaélique, Patrick s’écrit : Pãdraig et en breton Padrig. Bon allez, je vais me j’ter une pinte de Moling’s chez Chris au Tara Inn sur le port de co, à Brest même. Ah oui, mais non, c’est fermé sur ordre du premier sinistre. Tout ce qui n’est pas essentiel qu’il a dit. C’est pourquoi les lieux de cultes resteront ouverts madame Michu… Les voies du gouvernement sont impénétrables !

Allez, gardez le sourire, lavez vous régulièrement les pieds, faites l’amour par procuration et, à bientôt peut-être si le Covid 19 nous en laisse le temps.

La crise ! Quelle crise ?

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la fraternelle union et du chutney réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 16 Mars 2020 et, ce 26è jour de ventôse nous rappelle que nous abordons la deuxième quinzaine de mars, il était généralement dédié au pissenlit.

Ah, le pissenlit ! Quelle plante merveilleuse et pleine de ressources; particulièrement excellente en salade. J’en ai dégusté du côté de Nancy où elle porte le nom de salade à la meurotte. Découpez les feuilles en fines lamelles, saladefaites revenir des lardons dans une poële (moi je les préfère fumés) et déglacez ensuite avec du vinaigre; arrosez les pissenlits avec le jus restant. Mon aïeule, dont je vous ai déjà vanté les mérites éducatifs, se plaisait à nous faire confectionner du miel de pissenlit. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une pratique strictement familiale et quelque peu surprenante, que nenni. Les sujets de la très gracieuse appellent cela: Miel de dents de lion, dandelion étant l’autre nom du pissenlit,  (c’hwervizon en breton). Le nom de pissenlit vient quand à lui des vertus diurétiques que l’on accordait à cette plante.

Le 16 mars 1978, l’Amoco Cadiz, un pétrolier de 234 000 tonnes de port en lourd construit en 1974,  affrété par la 5 par jourcompagnie américaine Amoco Transport, filiale de la Standard Oil, s’échouait au large des côtes bretonnes, en face du village de Portsall. Je me souviens m’être rendu sur place avec un groupe de jeunes armés de pelles et de seaux. Dérisoire ! Aujourd’hui, le péril est autrement plus sournois. Le père de la Nation en appelle à la mobilisation générale. On ferme les crèches, les écoles, on s’asperge de gel hydroalcoolique, on dévalise les grandes surfaces; on s’évite, on se fuie, on s’éloigne les uns des autres et keskidi notre cénobite ? Il nous parle de pissenlits ! Ma doue beniged madame Michu quelle époque épique…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

3,141592. de PI en pire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la lutte finale et de la quiche au thon réunies, 3,141592bonjour ! Nous sommes le Samedi 14 Mars 2020. Ce jour est célébré un peu partout dans le monde par les matheux comme étant celui du PI (3.14). Ça ressemble davantage au jour du pire si vous voulez mon avis. Les républicains eux (ceux d’avant off course), avaient dédié ce jour (24 de Ventôse) à la Pâquerette, c’est autrement plus bucolique.

La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et du Moyen-Âge, même si elle mentionnée pour la première fois au dixième siècle, et ne s’être fait une place en thérapeutique qu’à partir des XV° et XVI° siècles. Durant la Renaissance, elle a jouit d’une excellente réputation : Expectorante, sudorifique et jeune-fille-fleur-180x3001dépurative; les gens de la campagne ne disaient-ils pas jadis d’elle qu’elle « nettoie le sang » au sortir de l’hiver .(à droite un joli tableau que l’on doit à William-Adolphe Bouguereau. Fin du XIXè). « Elle effeuillait une pâquerette. Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un cœur  »: Victor Hugo, Les misérables . De nos jours, elle semble un peu retombée dans l’oubli. C’est surtout l’homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures. Avec l’arnica et le calendula [souci], elles forment le trio des plantes cicatrisantes souvent utilisées  sous forme d’huile et d’emplâtre. Dépêchez vous, ce n’est plus remboursé et Boiron ferme son usine à Brest…

Bon, ben, m’en faudrait une brouettée pour me remettre d’aplomb. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la saint Kémo le cénobite en a plein l’dos…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chronique locale et du Baekoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 13 (hé oui !) mars 2020, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au cochléaire-300x225latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance, très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades. Les feuilles fraîches écrasées sont utilisées en cataplasme pour guérir les ulcères. J’ai « emprunté » l’illustration sur le site Les taxinomes géré par Les petits débrouillards (pas certain qu’il existe encore) photo prise sur les dunes de Plouarzel.

Nul doute que le saint du jour, Kemo, en a trouvé sur son maison-a-laiglechemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne.  Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en breton Loch-Kemo. Si vous avez l’occasion de circuler sur cette magnifique corniche qui longe la plage de Saint-Efflam, arrêtez vous un instant devant cette étrange bâtisse. Les gens du coin la nomme la maison à l’aigle; on la doit à l’ingénieur Ventome et elle est entièrement en béton ce qui était très rare pour l’époque (1928). C’est un mélange de styles arts-déco et oriental; on dit que l’aigle vient de l’exposition coloniale de Paris (1931).

Bon allez, ça suffit pour aujourd’hui. En attendant la suite, confinez vous et à bientôt peut-être.

Budoc, je suis ton père…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la tradition et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 12 mars 2020, 22è jour de ventôse dédié au persil. Aujourd’hui, en Bretagne armoricaine on célèbre (ou pas) Budoc. Oyez donc son histoire au lieu de vous inquiéter pour l’avenir de la retraite des vieux ou le prix du flacon de solution hydro alcoolique.

A Brest, en ces temps-là, au V° ou VI° siècle de notre ère, se dressait le château d’Even, prince de Léon, seigneur de Brest. Sa fille, la princesse Azénor, était – comme (presque) toutes les princesses – azenor-204x300blonde aux yeux bleus. Albert Le Grand écrivit même à son sujet qu’elle était  » de riche taille, droite comme une palme, belle comme un astre, et cette beauté extérieure n’était rien en comparaison de son âme. «  Le comte Chunaire de Goëllo, ayant ouï une telle renommée, demande la main de la belle Azénor, en envoyant au roi Even de riches émissaires. Les noces sont célébrées durant quinze jours, avant qu’Azénor ne rejoigne le château du comte de Goëllo, le Castel-Audren (aujourd’hui Châtelaudren dans le 22). Las ! Quelques mois après, la mère d’Azénor meurt, et le roi Even se remarie alors avec une marâtre peu recommandable, une  « dame de grande maison qui avait l’esprit malicieux, noir, sombre et malin, bref, une femme aussi mauvaise que la mer par un jour de tempête …»  .

Cette femme, convoitant le futur héritage d’Azénor, décide alors de se débarrasser de sa belle-fille. A force d’insinuations et de mensonges, s’aidant de faux témoins, elle persuade le roi Even, son mari, et le comte Chunaire, son gendre, qu’Azénor n’avait pas réservé sa couche à chateau-brestson mari, et l’accuse d’adultère, d’impudicité et d’abandonnement. Déshonoré, Chunaire fait reconduire séance tenante Azénor à Brest, où son père l’enferme dans la tour la plus sombre du château (qui porte encore aujourd’hui son nom, photo de gauche) Apprenant qu’elle est enceinte, les juges décident alors de lui faire grâce de la vie, mais  tout de même de l’enfermer dans un tonneau, et de les jeter à la mer, elle et son enfant. Mais la cruelle belle-mère meurt à son tour (je raccourci), et, dans ses derniers moments,  avoue ses mensonges. Le prince de Léon et le comte de Goëllo se mettent alors à rechercher Azénor, sans repos.  Un jour enfin, en Irlande, le père se retrouve face à un garçonnet blond comme les blés, aux yeux bleus, identiques à ceux qui illuminaient le doux visage d’Azénor. Budoc, son fils, était en face de lui. D’où la célèbre phrase reprise dans Star Wars: « Budoc, je suis ton père… »

Plus tard, Budoc décide de partir au-delà des mers, mais, n’ayant point de navire, s’allonge dans une grande auge de pierre, comme Conogan avant lui. Il retourne ainsi en Armorique où il fut confié à Samson, 1200px-Saint-Budoc_à_Trégarvanévêque de Dol. Toujours est-il que notre petit Budoc, en grandissant ainsi pieusement, devient abbé de Dol, puis évêque de Dol lorsque Magloire abandonna cette charge. la chronique veut qu’il ait établi une école monastique sur l’Île Lavrec (Lavret), dans l’archipel de Bréhat dans la deuxième moitié du Ve siècle où il eut comme disciple un certain Gwenolé. Il est aujourd’hui le saint patron (pour une fois qu’un patron est saint) de Ploudalmézeau, Beuzec et Porspoder. A droite la statue de Budoc à Trégarvan (29). Tout le reste n’est que billevesées et fantaisies, mais bon… La naïveté populaire est sans limite. J’ai connu des gens qui avaient voté socialiste en croyant voter à gauche…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les racines du mâle…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de La sorcellerie pour les nuls et des autos tamponneuses réunies, bonjour ! Nous voici le Mercredi 11 mars 2020 c’est à dire le vingt et unième jour de Ventôse qui était généralement dédié à la Mandragore. Les anglais disent Mandrake, d’où le nom du fameux magicien de Phil Davis. A noter qu’en France, la société Mandriva Linux cueillette_mandragore-217x300avait initialement choisi le nom Mandrake Linux pour son produit phare, avant de devoir y renoncer suite à un procès. Si l’on en croit les Kabbalistes, l’origine de cette plante mystérieuse remonte bien avant le Déluge. Les Mandragores, selon eux, sont les fruits de la solitude d’Adam. A l’époque où Dieu se creusait la cervelle à créer un monde qui ressemble à quelque chose, le premier homme, avant la création de sa compagne, étendu sous l’Arbre de la Science du Bien et du Mal, mollement caressé par les vents chargés des effluves d’une nature en plein essor génésique, sentait sourdre dans son sommeil un trouble causé par l’attente et le désir. Et au cours de ses songes, il perdait sa semence qui fertilisait le sol. Et voila pourquoi, les gentils abbés, expliquent aux petits nenfants, en évitant de les tripoter, que l’oisiveté est mère de tous les vices…

Vers 1520, Machiavel, grande figure de la Renaissance, secrétaire de la République libre de Florence, humaniste, historien, diplomate et républicain convaincu, en a fait une pièce de théâtre. Extrait du prologue: « L’histoire s’appelle “la Mandragore”, et vous saurez pourquoi en nous voyant jouer, du moins je le suppose. L’auteur n’a machiavelpas grand renom et pourtant, s’il ne vous fait pas rire, il veut bien payer à boire. Un amant pitoyable, un juriste sans astuce, un moine dissolu, un parasite qui est l’enfant chéri de la Malice, voilà pour vous distraire en ce jour. ». Il faut bien reconnaître que sa cueillette n’est pas une mince affaire. Paracelse  conseillait d’opérer la nuit du vendredi, lorsque les mandragores sont lumineuses après l’orage, il convient de les rechercher au pied d’un gibet, où le sperme du pendu leur apporte vitalité, ou sur les places de supplice ou de crémation. Un chien noir affamé, animal condamné, est attaché au pied de la plante, et, excité par le son du cor, est appelé au loin, devant franchir trois cercles concentriques inscrits à terre autour de la mandragore à l’aide d’un poignard magique. La plante émet lors de l’arrachage un cri d’agonie insoutenable, tuant l’animal, et l’homme non éloigné aux oreilles non bouchées de cire. La racine devient magique après lavage, macération et maturation en linceul; elle représente l’ébauche de l’homme, « petit homme planté » ou « homonculus ». Ainsi choyée, elle reste éternellement fidèle à son maître et procure à son possesseur, prospérité prodigieuse, abondance de biens, et fécondité.    

Bon allez, il est temps de s’y mettre; va savoir, c’est peut-être efficace contre le virus machin. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Circulez !

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

Amis du Paris-Nice et de la cuisine batave réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 10 mars 2020, vingtième jour de ventôse et c’est le jour du Cordeau. Avant-hier on célébrait la journée internationale pour le droit des femmes et bien, le 10 mars 1966, à Amsterdam, à circulez.jpg_ml’occasion du mariage controversé de la princesse Beatrix (future reine de Hollande) avec un ancien diplomate allemand soupçonné d’avoir eu des sympathies nazies, le mouvement « Provo » (né un an plus tôt) appelle à faire de cette journée un jour d’anarchie (dag van de anarchie). Je crois que l’auteur du graphisme n’est autre que Willem. Ce jour là des bombes fumigènes sont jetées sur le trajet de la cérémonie, la police est sur les dents (celles des autres évidemment comme disait Boris Vian qui aurait eu cent ans aujourd’hui) elle intervient brutalement (pléonasme) et provoque une émeute. Tiens, mêmes réactions policières soixante ans plus tard dans les rues de Paris.

Tout à fait autre chose, quoique…

Le 10 mars 1972, mort de Stephen MAC SAY (de son vrai nom Stanislas Alcide MASSET) militant anarchiste né le 15 octobre 1884 dans le nord de la France. Il s’oppose très vite à l’enseignement « officiel ». En 1906 il rejoint, avec sa compagne Marie-Adèle Anciaux, l’école libertaire de Sébastien Faure dont j’ai parlé ici « La Ruche », où ils enseigneront tous les deux jusqu’en 1910. Mac Say quittera alors Stephen-Mac-Saydéfinitivement l’enseignement et deviendra forain, puis apiculteur. Pendant la guerre de 14-18, bien que réformé, il se réfugie dans la Creuse avec sa compagne, craignant quelques ennuis à cause de son engagement antimilitariste. Après la guerre, Mac Say reprend ses activités militantes, et particulièrement sa collaboration régulière aux journaux anarchistes « L’en dehors », « Le libertaire » « Les temps nouveaux » etc., ainsi qu’à l’Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure. Dénoncé comme juif pendant la 2e guerre mondiale (ce qui, soit-dit en passant, était faux) il est à nouveau contraint de quitter sa maison avec Mary. Humaniste et amoureux de la nature, Mac Say écrira de nombreux livres et brochures contre la vivisection, ainsi que sur l’éducation des enfants et la santé : « L’école laïque contre l’enfant », « De Fourier à Godin », » Les bêtes proches de l’homme », « Propos sans égards », etc.

Allez, bonne semaine à tous, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les mots pour l’écrire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la chose publique et de la raie au beurre noir réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 09 mars 2020, 19è jour de ventôse dédié au cerfeuil. C’était hier le jour du Mouron, mais… Il y a des jours comme ça. Des jours où cela ne sourit pas, des jours tristes comme un discours de Macron, des jours où le pont de Recouvrance vous tend les bras… Il y a des jours comme ça où l’inspiration vous fait défaut, où la muse ne s’amuse plus. L’angoisse de la page blanche, de l’écran noir, le trou, le vide absolu, le néant abyssal, le rien ultime, l’apocalypse du blogueur, le stress de l’écrivaillon, le spleen du rimailleur…

Bien sûr, il reste encore à jouer avec les mots, folâtrer avec les maux, faire rimer les syllabes, s’entrechoquer les terminaisons, se rire du dérisoire, pour, en définitive, écrire pour ne rien dire. Il reste encore cette merveilleuse langue, quoique, écornée, diminuée, Internetisée, SMSisée, Iphonée, Tweetisée, en un mot, malmenée. Mais est-ce bien si important ? Voyez l’illustration ci-après; elle remplace de longs discours.

les-mots
Mais c’est tellement plus beau lorsque les mots sont ordonnés par la plume du poète. Allez, petit cadeau à propos de spleen.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

T’es Rock Coco…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rockabilly et de la mousse de cresson réunis, bonjour ! Nousdoronic-150x150 sommes le Samedi  07 Mars 2020 qui correspond au 17è jour de ventôse dédié au doronic, jolie fleur qui n’a d’autre intérêt que d’être jolie, ce qui, pour une fleur n’est déjà pas si mal. Cette plante fait partie de la même famille que l’Arnica, voila qui, j’en suis sûr, vous fait autant d’effet que cautère sur jambe de bois…

Tiens, quelque chose qui n’a rien à voir avec ce qui précède. Histoire d’une chanson tant et tant de fois reprises par les plus grands. Blue carl-perkinsSuede Shoes. C’est une chanson écrite et enregistrée par Carl Perkins en 1955. Ce titre, devenu un standard du Rock, est considéré par certains comme l’acte fondateur du Rockabilly . Il est le premier morceau intégrant des éléments de Blues, de Country et de Pop à s’être classé à la fois dans les trois classements des meilleurs ventes de pop, R’n’B et country. Carl Perkins raconte que les paroles de la chanson lui ont été inspirées par une scène qu’il a vue dans un bal où un danseur ne voulait pas que sa cavalière marche sur ses chaussures en daim bleu (don’t step on my blue suede shoes).

Ce morceau a été repris par de nombreux artistes. Une des interprétations les plus célèbres est celle d’Elvis Presley parue sur son cover-Blue-Suede-Shoes-Elvis-Presleypremier album en mars 1956. Elle remporte un tel succès que beaucoup de gens croient aujourd’hui qu’elle est de lui. La liste de ceux qui l’ont reprise est assez stupéfiante depuis Eddie Cochran jusqu’à Johnny Hallyday en passant par Vince Taylor, Johnny Cash, Jimi Hendrix et Bill Halley. Elle fut interprétée par le groupe Mountain au fameux festival de Woodstock. Carl Perkins représente la fusion exceptionnelle du blues noir du Tennessee et de la music country des blancs. Il est décédé en 1998.

Ça balance autrement que les biniouseries de Nolwenn Leroy non ? Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis des frères Morvan et des sœurs Tatin réunis, bonjour ! Pourquoi donc est-ce que parle de Tatin ? Ah oui, à la radio ce matin un journaliste affirmait qu’à propos du Coronavirus à Wuhan, je cite: « le pic de l’épidémie est Tatin… » franchement, je vois pas le rapport. Nous sommes le Vendredi 06 Mars 2020, correspondant au 16è jour de ventôse, dédié à l’épinard. Et, comme disait Coluche: L’épinard… Ça devrait être obligatoire ! Trêve de calembour à la petite semaine et, place à l’homme du jour.

Voici un petit mot sur une figure remarquable de l’anarchie dont j’ai déjà parlé mais, abondance de biens ne nuit pas… Le 6 mars 1992, mort de Léo Campion. Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon. A dix-huit ans, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Léo-C.Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires. Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié). Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France. Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme Le petit Campion illustré, Libres Pensées , ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : Le drapeau noir, l’équerre et le compas , etc.

On lui doit, entre autres, la fameuse définition:  « Enfant: Fruit qu’on fit. » et puis, celle-ci que j’aime beaucoup:  « Dès qu’on dit feu Untel, équerre-et-compasc’est qu’ Untel s’est éteint. » Il était aussi régent de pygologie du collège de pataphysique, grand maitre de la confrérie des chevaliers du taste fesses (c’est lui qui intronisa le Mannekenpiss en 1983) et on se souvient de sa participation au fameux feuilleton radiophonique de Pierre Dac: Signé Furax. Parallèlement, son ascension en maçonnerie continue, il gravira successivement tous les degrés jusqu’au 33e et siégera au Consistoire d’Ile-de-France. Dans son livre « le drapeau noir… » on peut lire ceci: « Si les Maçons anarchistes sont une infime minorité, la vocation libertaire de la Maçonnerie est indéniable … elle est la seule association à laquelle puisse adhérer celui qui n’adhère à rien.»

Un fameux bonhomme qui portait haut et fort la devise de ce blog: Humeur et humour. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.