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De PI en pire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la lutte finale et de la quiche au thon réunies, bonjour ! Ce 14 marPi_pie2s est célébré un peu partout dans le monde par les matheux comme étant le jour du PI (3.14). Ça ressemble davantage au jour du pire si vous voulez mon avis. Entre les foireux qui quittent le navire socialiste pour rejoindre le bateau de Macron, les sondages sondagiers qui continuent de donner Le Pen en tête (d’un autre côté, en breton, la tête cela se dit pen; y ‘a vraiment pas de quoi se réjouir. Les républicains eux, avaient dédié ce jour (24 de Ventôse) à la Pâquerette, c’est autrement plus bucolique.

La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et du Moyen-Âge, même si elle mentionnée pour la première fois au dixième siècle, et ne s’être fait une place en thérapeutique qu’à partir des XV° et XVI° siècles. Durant la Renaissance, elle a joui d’une excellente réputation : expectorante, sudorifique et dépurative,jeune fille fleur les gens de la campagne ne disaient-ils pas jadis d’elle qu’elle « nettoie le sang » au sortir de l’hiver .(à droite un joli tableau que l’on doit à William-Adolphe Bouguereau. Fin du XIXè). « Elle effeuillait une pâquerette. Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un cœur  »: Victor Hugo, Les misérables . De nos jours, elle semble un peu retombée dans l’oubli. C’est surtout l’homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures. Avec l’arnica et le calendula [souci], elles forment le trio des plantes cicatrisantes souvent utilisées autrefois sous forme d’huile et d’emplâtre.

Bon, ben, va en falloir une brouettée pour soigner nos gueules de bois d’après élection. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Kemo et Kirio sont dans un bateau…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la chronique locale et du bigorneau réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 13 mars 2017, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la Cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au cochleaire-officinale-1latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades.

Nul doute que le saint du jour, KEMO, en a trouvé sur son chemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne. Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en breton Loch-Kemo. La tradition locale en fait un compagnon de saint Efflam avec qui il aurait débarqué sur la Lieue de Grève au VIè siècle en compagnie de Tuder, de Haran, de Nérin, de Karé et de Kirio. Une bande de saints quoi ! Loch-Kemo « Lieu consacré à saint Kémo », ce village relevait autrefois algues vertesde l´abbaye cistercienne du Relecq en Plounéour-Ménez (Finistère) dont les lieux-dits Parc-ar-Manac´h, « le champ du moine », et Prat-ar-Manarty, « le pré du monastère », semblent constituer le seul souvenir sur le territoire communal. A cette époque là, les saints voyageaient en bandes organisées, une sorte de Costa croisière qui venait s’échouer sur les côtes bretonnes. Aujourd’hui ils feraient une drôle de tête en voyant les algues vertes s’amasser au fond de la baie (l’illustration de droite est signée Goutal.)

Si vous avez l’occasion de circuler sur cette magnifique corniche qui maison a l'aiglelonge la plage de Saint-Efflam, arrêtez vous un instant devant cette étrange bâtisse. Les gens du coin la nomme la maison à l’aigle; on la doit à l’ingénieur Ventome et elle est entièrement en béton ce qui était très rare pour l’époque (1928). C’est un mélange de styles arts-déco et oriental; on dit que l’aigle vient de l’exposition coloniale de Paris (1931).                                

Bon allez, ça suffit pour aujourd’hui. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

The Bird…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la tradition et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 12 mars 2017, 22è jour de ventôse dédié au persil. Par chez nous on fête les Paol-Aurelian  communément appelé kersaliousaint Pol-de-Léon, il fait partie des sept fondateurs d’évêchés bretons. Il naquit au Pays de Galles vers 480, où il fut condisciple de Gildas et de Samson à l’école monastique d’Ildut. Avec douze compagnons il quitta son île et débarqua à Ouessant. (à droite le manoir de Kersaliou) De là, il vint sur le continent, probablement à Lampaul-Plouarzel, séjourna à Lampaul-Ploudalmézeau, puis se dirigea vers le castel de Léon. Le comte Withur lui donna un évangéliaire et une cloche, la forteresse gallo-romaine en ruines et l’Ile de Batz.

En fait, je voulais marquer cette journée d’une pierre blanche car c’est le jour anniversaire de la mort du « Bird », Charlie Parker him self, le plus grand de tous les saxophonistes que Boris Vian surnommait « zoiseau ». Il nous a quitté alors qu’il n’avait pas 35 ans mais nous a laissé un héritage exceptionnel. Dans les années 40, avec Dizzy et Thelonius Charlie GMonk, ils ont posé les bases du jazz moderne et du Be-bop en particulier. Le saxophoniste a développé dans son adolescence une forte addiction aux opiacés, assez courante chez les artistes. De la morphine il passe rapidement à l’héroïne, ce qui va empoisonner sa vie et finalement causer son décès prématuré. De plus cette dépendance, rapidement devenue de notoriété publique, incite de nombreux jazzmen à se droguer eux-mêmes convaincus d’y trouver l’origine du génie Parkerien. Le jazz resta plusieurs décennies associé aux narcotiques, ce qui a grandement contribué à ternir l’image du mouvement be-bop dans son ensemble et a gâché l’ascension de nombreux musiciens talentueux.

L‘addiction de Parker aux drogues est importante et il se soucie davantage à l’obtention de ses doses plutôt que d’arriver à l’heure ou même d’assurer concerts et sessions d’enregistrement. 1946 fut pour lui ponctuée par une succession de péripéties qui se terminèrent par un séjour de 6 mois à l’hospital psychiatrique. Après des années où sa renommée est au plus haut, pendant lesquelles il ne parvient pas toujours à se tenir éloigné de l’héroïne ou à calmer ses pulsions autodestructrices, Charlie Parker meurt à New York chez la baronne Pannonica de Koenigswarter (on dirait une marque de bière), alors qu’il regardait la télévision, à l’âge de seulement 34 ans. Sa mort sera officiellement attribuée à une pneumonie et un ulcère, elle est surtout le résultat de ses excès avec l’alcool et la drogue. Le médecin chargé d’examiner le corps le trouvera si abîmé et épuisé qu’il estime son âge entre 50 et 60 ans, une erreur de près de 20 ans.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Les racines du mâle…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de La sorcellerie pour les nuls et des autos tamponneuses réunies, bonjour ! Nous voici le Samedi 11 mars 2017 c’est à dire le 21 de Ventôse qui était généralement dédié à la Mandragore. Les anglais disent Mandrake, d’où le nom du fameux magicien de Phil Davis. A noter qu’en France, la société Mandriva Linux avait initialement choisi lecueillette_mandragore-217x300 nom Mandrake Linux pour son produit phare, avant de devoir y renoncer suite à un procès. Si l’on en croit les Kabbalistes, l’origine de cette plante mystérieuse remonte bien avant le Déluge. Les Mandragores, selon eux, sont les fruits de la solitude d’Adam. A l’époque où Dieu se creusait la cervelle à créer un monde qui ressemble à quelque chose, le premier homme, avant la création de sa compagne, étendu sous l’Arbre de la Science du Bien et du Mal, mollement caressé par les vents chargés des effluves d’une nature en plein essor génésique, sentait sourdre dans son sommeil un trouble causé par l’attente et le désir. Et au cours de ses songes, il perdait sa semence qui fertilisait le sol. Et voila pourquoi, les gentils abbés, expliquent aux petits nenfants, en évitant de les tripoter, que l’oisiveté est mère de tous les vices…

Vers 1520, Machiavel, grande figure de la Renaissance, secrétaire de la machiavelRépublique libre de Florence, humaniste, historien, diplomate et républicain convaincu, en a fait une pièce de théâtre. Extrait du prologue: « L’histoire s’appelle “la Mandragore”, et vous saurez pourquoi en nous voyant jouer, du moins je le suppose. L’auteur n’a pas grand renom et pourtant, s’il ne vous fait pas rire, il veut bien payer à boire. Un amant pitoyable, un juriste sans astuce, un moine dissolu, un parasite qui est l’enfant chéri de la Malice, voilà pour vous distraire en ce jour. ». Les effets hallucinogènes remarquables de la plante, ainsi que la capacité qu’ont ses principes actifs de pouvoir aisément traverser la peau et de passer dans la circulation sanguine, explique certainement pourquoi les sorcières du Moyen-Age, qui s’enduisaient les muqueuses et les aisselles à l’aide d’un onguent à base de mandragore, entraient en transe.

Bon allez, je profite de l’éclaircie pour continuer à rafistoler ma grange, par la tempête emportée. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Rappelez à Macron l’histoire ouvrière…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la marine à voile et des pommes vapeur réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 10 Mars 2017 et c’est le jour du cordeau dans le calendrier républicain; mais en réalité pour les pataphysiciens, le Lundi 16 Pédale 144 – Sts Templiers, adeptes . En Bretagne armoricaine, on célèbre les Kanna: Formé sur kann qui, en vieux breton, avait le sens de « blanc, brillant ». D’origine bretonne selon sa Vie, cette sainte était la fille de Tewdwr Llydaw, lui-même fils d’Emyr Llydaw. Elle épousera Sadorn et tous deux suivent Kavan en Bretagne insulaire. À la mort de son mari, elle épouse Alltu Redegog dont elle aura deux enfants,  Eliant et Tegfan.

Il y a un siècle, le Nord de la France connaissait des émeutes sévèrement réprimées (c’est Clemenceau, alors ministre de l’intérieur, qui fit donner la troupe). Un syndicaliste anarchiste, Benoist Broutchoux, animait une conférence au cours de laquelle il tenait des propos qui restent d’une étrange actualité. 

Courrieres «Nous sommes affligés de consortiums de gros laitiers, de gros sucriers, de gros caféiers, du trust mondial de la viande. (Ci-dessus, photo d’époque de la catastrophe de Courrières.) Des royautés industrielles sont établies sur les céréales, le coton, le pétrole, l’acier, les minerais divers, le caoutchouc, etc., etc. Il y a le Comité des houillères de France, le syndicat franco-allemand des cokes, le Comité des forges et aciéries, l’association internationale des maîtres de verrerie. La société textile Motte, de Roubaix, étend son exploitation jusqu’en Russie. Il y a aussi les monopoles privés de la navigation, des chemins de fer, du gaz, de l’électricité, des chûtes d’eau et les monopoles de l’Etat sur le tabac, les allumettes, etc. Au dessus de tout cela, trône le consortium des grandes banques, qui fait et défait les broutchoux-droitesociétés, lance les emprunts et organise les kraks, qui, en un mot, fait la pluie et le beau temps, suivant les caprices du Veau d’Or. Et plus loin: Tout en étant adversaire de la forme actuelle du commerce et partisan de la coopération, il faut reconnaître que les petits commerçants ne sont pas responsables de la crise, certains en sont victimes comme nous. Il faut voir plus loin que la place du marché et la devanture du boutiquier. [...] Les petits commerçants sont comme des tampons placés périlleusement entre les affamés et les affameurs. Regardons au-dessus d’eux, portons nos coups à la spéculation. »

Benoît Broutchoux, anarcho-syndicaliste fondateur de la CGT dans le bassin minier du Nord Pas-de- Calais, défenseur avant l’heure de la libre maternité, s’illustra notamment pendant la grève qui suivit le « crime de Courrières » (un coup de grisou qui fit 1 101 morts à Courrières le 10 mars 1906). C’est lui qui va servir de modèle au personnage de Lantier dans ‘Germinal ». La vie de Broutchoux est relatée dans une excellente bande dessinée intitulée « Les aventures épatantes et véridiques de Benoît Broutchoux » (textes et dessins de Phil Casoar – textes et recherche historique de Stéphane Callens).

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Quand le ciel bas et lourd…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la santé publique et de la raie au beurre noir réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 09 mars 2017, 19è jour de ventôse dédié au cerfeuil. C’était hier le jour du Mouron, mais… Il y a des jours comme ça. Des jours où cela ne sourit pas, des jours tristes comme un discours de  Fillon, des jours où le pont de Recouvrance vous tend les bras… Il y a des jours comme ça où l’inspiration vous fait défaut, où la muse ne s’amuse plus. L’angoisse de la page blanche, de l’écran noir, le trou, le vide absolu, le néant abyssal, le rien ultime, l’apocalypse du blogueur, le stress de l’écrivaillon, le spleen du rimailleur…

Bien sûr, il reste encore à jouer avec les mots, folâtrer avec les maux, faire rimer les syllabes, s’entrechoquer les terminaisons, se rire du dérisoire, pour, en définitive, écrire pour ne rien dire. Il reste encore cette merveilleuse langue, écornée, diminuée, Internetisée, SMSisée, Iphonée, Tweetisée, en un mot, malmenée. Mais est-ce bien si important ? Voyez l’illustration ci-après; elle remplace de longs discours.

les mots

Mais c’est tellement plus beau lorsque les mots sont ordonnés par la plume du poète. Allez, petit cadeau à propos de spleen.

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couverclebeaudelaire
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Olympe, Nathalie, Louise, Maria et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la cause féministe et du poulet basquaise réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 08 mars 2017, 18è jour de ventôse dédié au Mouron. Allez, vous faites pas de bile, c’est seulement dans le mouron-rouge-150x150calendrier Républicain. Il existe tout un tas de variétés de Mouron; le rouge, le bleu, le mouron des oiseaux, le mouron délicat et même, la véronique faux mouron d’eau… Pour Capelo je précise que le mot « Mouron » vient du vieux français signifiant « chevelure ». D’où l’expression se faire des cheveux blancs, se faire du souci quoi (on revient aux fleurs) et en définitive: se faire du mouron. Et quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend, y’a largement de quoi s’en faire du mouron, madame Michu…

Chaque année, à l’occasion du 8 mars, journée internationale des Droits des femmes, la Ville de Brest soutient les actrices et acteurs locaux concernés par l’égalité entre les sexes. L’an passé, c’est Nathalie Lemel qui était à l’honneur elle qui fut socialiste, révolutionnaire, anarchiste, féministe, défenseure acharnée du droit des femmes. Elle était née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un Lemelatelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et Bakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du cœur de l’époque, on appelait cela: coopérative alimentaire. Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe !), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos. Nathalie Lemel est morte le 08 Mai 1921 à l’hospice d’Ivry, atteinte de cécité et dans le dénuement le plus total.

Or donc, journée internationale  des droits de la femme et non journée de la femme comme il existe la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale (23 mai)… La journée de la femme elle, a été fuck-vaissellecréée par le camarade Vladimir Illitch en 1921. A peu près au même moment son pote Léon faisait tirer sur les insurgés de Kronstadt. Ce jour là, le comité révolutionnaire provisoire de Kronstadt envoyait le télégramme suivant: « …Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. » Bon, cela ne lui a pas porté chance, il faut dire qu’il avait du mouron à se faire et il a fini par rencontrer un piolet qui lui a fichu un mal de tête irrémédiable.

Quand on vous dit que la femme est l’avenir de l’homme… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Tonnerre de Zeus…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rockabilly et de la mousse de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 07 mars 2017 qui correspond au 17è jour de ventôse dédié à la doronic, jolie fleur qui n’a d’autre intérêt que d’être jolie, ce 220px-Doronicum_austriacum_a5-150x150qui, pour une fleur n’est déjà pas si mal. Cette plante fait partie de la même famille que l’Arnica ce qui, j’en suis sûr, vous fait autant d’effet que cautère sur jambe de bois. Depuis Long John Silver, les jambes de bois ont disparu du paysage et cédé la vedette à la langue de bois qui, elle, semble avoir encore un bel avenir. Au Pays de Galles on utilise une expression tout aussi imagée: Piso dryw yn y môr, qui signifie: la pisse  du roitelet à la mer.

La mer, elle, se calme peu à peu après le passage de Zeus qui a traversé le Finistère ce Lundi matin. Tempête hivernale qui n’a rien de surprenant en Bretagne à cette époque de l’année. Météo-France a tout de même relevé des pointes à 190 kilomètres/heure à la pointe du Skiff à Ouessant. Celle-ci à néanmoins décidé de s’attarder quelque peu au après le passage de la tempêtefond des jardins de mon ermitage emportant avec elle une bonne partie d’un hangar dont les débris ont parcouru plusieurs dizaines de mètres avant de s’éparpiller dans les champs voisins. Mais qui a eu cette idée folle de la baptiser Zeus ? Historiquement, les prénoms des tempêtes étaient donnés par l’Institut météorologique de Berlin. Désormais, le nom des dépressions suit une hiérarchie établie : les années paires, les dépressions reçoivent des noms féminins et des noms masculins les années impaires. Depuis 2002, le public peut acheter le droit de nommer une tempête et une nouvelle liste est donc confectionnée à chaque année. Il vous en coutera environ 150 euros pour acheter le nom d’une dépression. Si vous avez envie de donner votre nom à une tempête, dépêchez-vous ! Et soyez plutôt inspiré : il reste le I, N, Q, S, X, Y et Z. Décidément tout s’achète…

Bon allez, au boulot. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Il n’avait rien d’un Wes terne…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des cénobites tranquilles  et des sœurs Tatin réunis, bonjour ! Pourquoi donc est-ce que parle de Tatin ? Ah oui, à la radio ce matin le journaliste affirmait qu’à propos de la tempête, «le pic d’intensité est Tatin… » franchement, je vois pas le rapport. Nous sommes le Lundi 06 mars 2017, seizième jour de ventôse dédié à l’épinard. Répétez après moi: l’épinard, ça devrait être obligatoire… Trêve de calembour à la petite semaine et, place à l’homme du jour.

John Leslie « Wes » Montgomery est né le 06 mars 1925 à Indianapolis (Indiana), il est venu sur le tard à la guitare, vers l’âge de 19 ans, en écoutant, comme beaucoup de guitaristes de sa génération, le révolutionnaire Charlie Christian. Bien que n’ayant jamais appris à lire la musique, Wes avait une grande facilité pour déchiffrer les mélodies à l’oreille, de plus, il évoluait dans un environnement musical grâce à ses WESdeux frères. Les débuts professionnels de Wes Montgomery furent pourtant rapides et prometteurs. Dès juillet 1948 il rejoint l’orchestre du vibraphoniste Lionel Hampton, avec lequel il tourne et enregistre jusqu’en Janvier 1950.  Il retourne pourtant à Indianapolis et choisit de garder un emploi quotidien de soudeur dans une usine d’électronique pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille (sa femme et ses six enfants), il n’enregistrera quasiment plus avant 1957, mais joue toutes les nuits dans les clubs de la ville, ne dormant que très peu afin d’arrondir les fins de mois.

En 1959, il signe chez Riverside Record sur les recommandations du saxophoniste et partenaire de Miles Davis et de John Coltrane, Cannonball Aderley. Les deux musiciens deviendront même amis, et Burrell participera à l’album de Wes Fusion en 1963. Wes Montgomery Wew-02restera chez Riverside jusqu’à fin 1963 quand le label fit faillite, c’est pour beaucoup de critiques et de fans sa meilleure période artistique, sa musique y est pure et aventureuse, subissant l’influence des boppers et de Miles Davis dont il est proche des musiciens et dont il joue souvent quelques thèmes. Après avoir été dans l’ombre pendant presque toutes les années 50, il connaît le succès en tant que leader sans avoir pratiquement fait le sideman au préalable, ce qui est très rare dans le jazz.

C’est pendant cette période que les amateurs de jazz ont vraiment découvert Wes Montgomery et sa technique unique, terriblement efficace : à tel point que le « Wes Montgomery Tone » est devenu l’idéal d’une grande majorité des guitaristes de jazz. Ce son si particulier, il l’obtenait en jouant avec la chair de son pouce plutôt qu’avec un onglet, la légende veut qu’il ait commencé à utiliser cette technique pour ne WES-03pas déranger sa femme en travaillant son instrument (alors que moi, ça serait plutôt le contraire…). Puis Wes Montgomery suit Creed Taylor sur le label A&M, évoluant de plus en plus vers l’easy listening. Il enregistre alors entre autres des versions « jazzy » de classiques de la pop comme « Eleanor Rigby » des Beatles ( en vidéo plus haut) ou « Scarborough Fair » (Simon & Garfunkel), ce qui lui ouvre les ondes radio au point qu’une de ses compositions, « Windy », atteindra la quarante quatrième place des charts américains et la dixième du classement easy listening.

Plutôt bon père de famille, il n’a, contrairement à un grand nombre de musiciens de jazz, jamais touché à la drogue ou à l’alcool.  Malgré cela, et alors qu’il est en train d’enregistrer son 33ème album, Wes Mongomery décède brutalement, le 15 juin 1968, d’une crise cardiaque à l’age de 43 ans seulement; c’est sans doute pour cela que j’ai opté pour l’autre solution… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le loup, le renard & la belette…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la sainte généalogie et du bar en croûte de sel réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 05 mars 2017, 15è jour de ventôse dédié à la chèvre. Il fait un temps à pas mettre un Fillonniste dehors: la pluie, le vent et le brouillard (ce qui mit la sage-femme en r’tard comme dans la célèbre chanson A recouvrance). Aujourd’hui c’est le cénobite qui est à la bourre; En conséquence de quoi, bis repetita placent pour ce billet; car, si l’on en croit Horace, les choses répétées plaisent…

Or donc, en Cornouailles et en Léon, on célèbre (ou pas) saint Piran, ou Péran qui serait selon certains historiens le Kiéran de Saighir évêque d’Ossory à qui on attribue l’introduction du christianisme en Irlande en compagnie de son pote  Patrick… Né en Irlande à Corca-Laighde, fils deSaïghir SaïghirLaighne, noble de l’Ossory et de Liadan. Avant sa conception, sa mère aurait eu le rêve qu’une étoile tombait dans sa bouche. Elle consulta ses druides qui lui dirent qu’elle enfanterait d’un fils qui aurait une très haute renommée. Piran rencontra Patrick, le futur Primat d’Irlande , qui lui dit: « précède-moi en Irlande, trouve un puît et bâtis un ermitage. Pour cela prends ma cloche et lorsqu’elle se mettra à parler d’une voix mélodieuse, c’est que ce sera le bon endroit. » Après des années de recherches , il trouva enfin l’endroit près d’Uaran et bâtit le monastère de Saighir (Saïghar).

Beaust-peran-1coup de légendes parlent de Kieran de Saighir comme ayant ressuscité plusieurs personnes. Il avait dit-on apprivoisé un loup, un blaireau et un renard. Le loup et le blaireau étaient devenus très obéissant mais le renard était resté espiègle. Il dérobait les chaussures de saint Kiéran et les cachait dans sa tanière. Pour un peu on l’entendrait chanter « j’entends le loup, le renard et la belette » mais, pour notre bonheur, il a refusé d’intervenir en faveur de Nolwenn Leroy aux victoires de la musique… Ci-dessous une version des plus emballantes par le groupe Blue railroad train. Saint Kieran de Saighir serait décédé en 530 de cause naturelle.

Péran a laissé de nombreuses traces en Bretagne : Saint Peran est le patron de la paroisse de Trézélidé en Léon, non loin de Morlaix. Dans l’Est de la Bretagne il est l’éponyme de Saint-Peran, une trêve de PaulePaimpont, jadis un prieuré , et de Lopéran dans la paroisse de Saint-Malo-des-Trois-Fontaines, au Nord-Ouest de Ploermel, ; et dans le Sud nous trouvons Loperan au Port-Louis près de Lorient ; au Nord il y a un Saint-Peran en Plédran (22) et une forteresse “vitrifiée” toute proche, appelée Camp de Peran (sans doute une forteresse Viking) un Prat-sant-Peran en Paule, et un bois, un château, et une lande, de Saint-Peran en Glomel, avoisinant Paule ainsi que le manoir, ici en photo.

Voilà pour la petite histoire du Dimanche, en attendant les prochaines, portez vous bien et à demain peut-être.