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Marc Ogeret nous a quitté…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis des amours saphiques et du soufflé au fromage réunis, bonjour ! Aujourd’hui, Lundi 11 juin 2018, 23è jour de prairial, dédié au chèvrefeuille, aujourd’hui donc, à l’heure où les forces de la réaction occupent le haut du pavé et font ressurgir les vieux démons qui ont toujours constitué son fond de commerce, je voulais dire quelques mots d’un magnifique interprète qui vient de nous quitter; répondant ainsi à un commentaire de notre ami Zap pow: « Quoi ! Pas le moindre hommage à Marc Ogeret ? »

Il sera inhumé avec un œillet rouge, symbole du Paris populaire qu’il a tant chanté et aimé. Le Paris des luttes et des travailleurs, dont les chants enflammèrent la Révolution française, la Commune, le Front populaire ou la Résistance, pour ne pas remonter jusqu’à François Villon. Ogeret, c’était une gouaille, un phrasé. Un chanteur Ogeret Gde poèmes ou « à textes », comme l’on disait jadis. Beaucoup se souviennent de ses albums, notamment Ogeret chante Aragon – son plus grand succès – ou bien le magnifique Chansons contre, récompensé (pour une seconde fois en 1970, après un premier prix en 1962, par l’Académie Charles-Cros). Il remet au goût du jour les grands classiques, parfois oubliés, des chants engagés des décennies passées, comme « La Marseillaise anticléricale » ou le superbe « Gloire aux soldats du 17e », en mémoire de ce bataillon de soldats qui refusa, en 1907 à Béziers, de tirer – sur ordre du ministre de l’Intérieur et président du Conseil, Georges Clemenceau – sur des vignerons en proie à la misère (ces soldats seront ensuite déportés en Tunisie dans un bataillon disciplinaire).

Né en 1932, il arpente la rive gauche dès les années 1950, d’abord aux terrasses des cafés de la Contrescarpe, de la rue Mouffetard et bientôt dans des cabarets, comme chez Georges rue des Canettes, àmarc-ogeret_exact1024x768_p la Vieille Grille ou à la Colombe, enchaînant des textes de Seghers, Ferré, Genet, Aragon… Il est vite repéré pour sa voix, son talent et ses chansons militantes, et Brassens le fait passer en première partie à Bobino en 1965. Très actif durant les années 1970 et au-delà, proche du PCF avec une teinte libertaire, il chante régulièrement à la Fête de l’Huma, dans les rassemblements syndicaux, tout en étant lui-même un infatigable pilier du Syndicat des artistes-interprètes. Il enchaîne au cours des décennies suivantes récitals et tournées, à Paris au théâtre Dejazet ou au Sentier des Halles, mais aussi à travers la France, la Suisse, la Belgique, le Canada ou jusqu’en Égypte.

Son vaste répertoire comprenait des chansons d’amour ou de marins, d’Aristide Bruant, de Félix Leclerc ou Jean Vasca, mais surtout les grands textes de la Résistance ou de la Commune de Paris, à laquelle il consacre un album (de nouveau récompensé par Ogeret jeunel’Académie Charles-Cros). Il reprend aussi « la Butte rouge », et certaines chansons longtemps censurées comme « Le Déserteur » durant la guerre d’Algérie ou « La Chanson de Craonne » des poilus et mutins de la Grande Guerre. C’est donc une figure de la chanson populaire et du Paris révolutionnaire, entre poètes, troubadours et musiciens-interprètes, qui vient de s’éteindre. Il laisse plus d’une vingtaine de disques, à l’instar de Chansons de révolte et d’espoir (1973) dont le titre résume en quelque sorte la couleur et le timbre de ses tours de chant. Sources: recension de différents articles de presse.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Enterre mon coeur à Wounded Knee…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’allégorie et de la soupe à l’oseille réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 09 juin 2018, 21è jour de prairial, habituellement dédié au barbeau. C’est le jour anniversaire de la mort de COCHISE, grand chef indien qui résista à la colonisation blanche. Il fut, de 1861 à 1872, dans le sud-est de l’Arizona, le plus célèbre chef de guerre de sa tribu (les Chiricahuas) et unifia la nation apache avec Geronimo.

Il fut le chef du groupe Chokonen de la tribu Apache Chiricahua et ne fut pas, dès le début, hostile aux blancs. Il commença à se battre contre eux en 1861 à cause d’une gaffe commise par le cochiselieutenant George Bascom de l’armée américaine. Cette année-là, Cochise et quelques-uns des siens se rendent chez les soldats pour se disculper d’un enlèvement d’enfant dont on les accuse. (Plus tard, on apprit qu’une autre bande d’indiens l’avait capturé). Ils sont alors traité en prisonniers. Cochise s’échappe mais le lieutenant fit pendre les indiens qui l’avaient accompagné. Dès lors, Cochise rejoint Mangas Coloradas pour combattre les blancs. Vers la fin de 1861, les soldats quittèrent la région de Chiricahua, pour partir à la guerre dans l’Est. Bascom mourut plus tard au cours d’une bataille, fauché par une boule de canon. Pendant dix ans Cochise effectuera des raids contre les ranches isolés, les mines, les diligences et les soldats américains, qui le feront entrer dans la légende de la résistance indienne. En 1865, la guerre de Sécession mangasétant terminée, de nouvelles forces militaires sont envoyées dans l’Ouest pour en finir avec la guérilla apache. La troupe de Cochise, très mobile, se réfugiant dans les collines entre deux raids parvient à tenir l’armée en échec jusqu’en 1871. Après sa reddition, Cochise est sommé de conduire sa tribu dans une réserve du Nouveau Mexique. Il refuse et prend à nouveau le maquis. Au matin du 30 avril 1871(en France débute la Commune de Paris), 150 mercenaires anglais, mexicains et indiens Papago attaquèrent un camp indien endormi, où ils massacrèrent une centaine d’innocents, des femmes et des enfants pour la plupart.à gauche Mangas Colaradas.

Les survivants furent placés en esclavage. Le président américain, Ulysse S. Grant, fut indigné par cet épisode, et envoya une commission de paix en Arizona, conduite par le général Oliver Howard et Vincent Coyler. Howard arrangea également une rencontre avec Cochise à l’automne, grâce à l’intervention de Thomas Jeffords. Cochise était amer, mais réalisait qu’il menait un combat perdu d’avance. Après onze jours de négociation, le général jeffordsaccorda à Cochise une réserve sur les terres Chiricahua, avec Jeffords en tant qu’agent. En contrepartie, Cochise tint parole, son peuple vécut paisiblement jusqu’à sa mort en 1874.à droite, Thomas Jeffords. A partir de cette date, le gouvernement brisa le traité signé par Cochise et déplaça sa tribu de leurs montagnes vertes vers le désert aride de l’Arizona. Le plus jeune fils de Cochise, Naiche, et Geronimo s’enfuirent avec la tribu et se cachèrent dans les montagnes de Chiricahua. Ils réussirent à rester libres pendant dix ans, ne se rendant finalement qu’en 1886. Si vous êtes intéressé par la culture amérindienne, n’hésitez pas à lire ou à relire « enterre mon cœur à Wounded Knee » de Dee Brown chez Albin Michel. En 2007 Yves Simonneau en a fait une adaptation pour le cinéma.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

A la lanterne…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la poésie et du Kig ha farz réunis, bonjour. Nous sommes le Vendredi 8 juin 2018 c’est à dire le 20 de Prairial et, l’auriez vous deviné, c’est le jour de la fourche ! La fourche, comme chacun le sait, est un outil qui a les dents longues et qui est surtout utilisé fourchepour empaler les zombies dans les films de genre. Ceci étant, quelque part entre Nîmes et le Mont Aigoual, dominant la vallée de la Vidourle, il existe un magnifique village Cévenol qui a fait de la fourche son fond de commerce. En effet, c’est à SAUVE que l’on trouve le conservatoire de la fourche, attention, la vraie fourche à trois becs en bois de micocoulier. Ici point question de fourche fantaisie made in Taïwan. La recette est tenue secrète depuis près de dix siècles. Mais si vous tenez absolument à faire l’acquisition de la véritable fourche de Sauvé, assurez vous qu’elle porte bien la fameuse « cravate » en écorce; c’est un label aussi solide que l’abeille de Laguiole.

Maintenant, j’entends bien vos réticences:
- Mais, Erwan de Keramoal, que faire aujourd’hui d’une fourche à trois becs en bois de micocoulier?
- Et bien, si vous êtes patients, je vous donnerais bientôt une liste de banquiers, spéculateurs, ministres, escrocs, dont la tête pourrait bien fournir à vos fourches à trois becs en bois de micocoulier, l’occasion de reprendre du service…

Voila pour ce jour, avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Monsieur Pointu, s’il vous plait…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du subtil distinguo et de la cuisse de grenouille réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 7 juin 2018 dix neuvième jour de Prairial dédié au tilleul dans le calendrier républicain et jour anniversaire de la mort de Paul CORMIER alias monsieur Pointu…

Le nom et la silhouette du célèbre violoneux ont fait le tour de la planète depuis 1970. Mais si on remonte un peu plus loin, on constate que le musicien qui a donné naissance à ce personnage était déjà actif sur la scène musicale depuis au moins trois décennies. Adolescent, il faisait déjà danser la famille et la parenté lors de noces et autres soirées familiales au milieu des années trente, avec un premier violon fabriqué par son père. Par la suite, pointu Dtout en occupant différents métiers, Paul Cormier apprend la guitare et chante les chansons à la mode qu’il entend à la radio, sur les ondes de stations lointaines. C’est ainsi que le bluegrass et la musique hillbilly viennent s’ajouter aux airs folkloriques qu’il a appris au contact de musiciens de son entourage. À 17 ans, on le retrouve parmi les invités de l’émission musicale numéro un à Québec: Les Montagnards Laurentiens. Il y participe fréquemment jusqu’à ce qu’on le convoque pour servir dans l’armée canadienne, en 1942.  Démobilisé à la fin de la guerre, il s’installe dans la région de Chicoutimi où sont déménagé ses parents et travaille à la fonderie d’Arvida. Toujours aussi passionné de musique, il perfectionne son jeu, participe comme principal invité à une émission intitulée L’Écho des chantiers à la station CBJ de Radio-Canada à Chicoutimi et forme bientôt un duo avec son frère Aurèle.

Paul ne délaisse pas le violon pour autant et se mérite le titre de Champion violoneux des quatre comtés (Lac Saint-Jean, Chicoutimi, Charlevoix et Saguenay) en 1950. De retour à Québec, il emporte le premier prix d’un concours d’amateurs tenu au Colisée de Québec ainsi que la grande finale qui se tient un peu plus tard à Montréal. Désormais il s’oriente définitivement vers une carrière instrumentale. Ajoutant de nouvelles cordes à son bagage musical, il apprend la contrebasse. Cet instrument est très en demande dans la seconde les raquettes Gmoitié des années cinquante et lui permet d’accompagner plusieurs artistes comme Roger Miron, Léo Benoit. Il séjourne un certain temps aux Etats-Unis de 1965 à 1967, période au cours de laquelle il se joint au groupe Joe Mayo and His Ramblers. Un tournant majeur attend le musicien au mois de mai 1970. Gilbert Bécaud, qui prépare une tournée au Québec, est à la recherche d’un violoneux pour accompagner une nouvelle chanson qu’il veut intituler « La vente aux enchères ». Le chanteur auditionne alors plusieurs instrumentistes mais il recherche précisément quelqu’un qui ait de la facilité pour l’improvisation tout en lui donnant la réplique sur le plan vocal. Son choix se porte sur Paul Cormier et les deux hommes entreprennent aussitôt de créer un personnage facilement reconnaissable que l’on identifie dès son entrée en scène. C’est ainsi que naît Monsieur Pointu: chapeau melon, chandail à col roulé et une immense fleur à la boutonnière de son veston. Il accompagnera le Monsieur 100 000 volts du music-hall français pendant plusieurs tournées, dont deux tournées mondiales qui les mèneront sur les cinq continents, entre 1970 et 1978. Il faut avoir écouté au moins une fois « viens dans les bois » ou encore « L’un dans l’autre on est heureux ». Mais aussi ce titre inclassable et unique en son genre « Ote tes raquettes & embarque dans mon char ». Tout en se produisant avec ses musiciens réguliers, le violoneux continue de répondre aux nombreuses invitations des artistes qui ont recours à ses services. En 1997, il se rend participer à un nouvel enregistrement de Gilbert Bécaud, à Enghien-les-Bains, en France, et tous les deux se retrouvent sur la scène du nouvel Olympia, à Paris, pour la réouverture officielle de la salle du Boulevard des Capucines, en novembre 1997.

Voila pour aujourd’hui, un peu de poésie dans ce monde de brute…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

La montagne de l’anarchiste…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’anaphore et de la brandade de morue réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 06 juin 2018, dix huitième jour de prairial dédié au pavot et, vous êtes encore devant votre ordinateur. Il faut rappeler que le pavot se classait parmi les plantes médicinales bien avant que les chefs de guerre afghans n’en fassent leur fond de pavotcommerce. Cela étant, on peut aussi en faire de très jolis bouquets, j’en ai eu sur mon balcon qui fleurissaient admirablement ; un ami malouin avait récupéré quelques graines dans un jardin colonial de la ville corsaire. Au jour d’aujourd’hui, la maréchaussée risque fort de vous interdire de participer au concours des maisons fleuries. Tant pis, essayez le concombre espagnol, actuellement les prix sont au plus bas…

Qui a dit que l’anarchisme ne laissait derrière lui que poudres et cendres… Voici une anecdote des plus amusantes. Le 6 juin 1922, la montagne qui domine la ville d’Osoyoos en Colombie-Britannique (Canada), prend officiellement le nom « d’Anarchist Mountain ». Cette appellation est due à un colon d’origine irlandaise du nom de Richard pompiers logoG. Sidley qui est venu s’installer dans la région vers 1889. Receveur du premier bureau de Poste en 1895, il deviendra ensuite juge de paix puis douanier. Mais les opinions politiques qu’il exprime lui vaudront d’être qualifié d’anarchiste et d’être relevé de ses fonctions. Le plateau (qui culmine à 1491 mètres) où il résidait sera alors désigné comme « La montagne de l’anarchiste » appellation qui deviendra ensuite officielle. Et pour que cela soit complet, voici le logo officiel des pompiers du comté.

Et voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

En Juin, t’as l’air malin…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du calembour et de la potée auvergnate réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 05 Juin 2018 et c’est le jour du sureau qui est fort utile comme chacun le sait puisque même Harry Potter s’en sert BD-Musique-verte-300x224pour fabriquer sa baguette magique…  Le nom original de la baguette, « The elder wand » joue sur le double sens du mot « Elder » en anglais qui signifie à la fois « sureau » et « ancien », « aîné », mais ce sens s’est perdu à la traduction. Enfant, un de nos jeux favoris consistait à élaborer toutes sortes d’appeaux à l’aide de branches de sureau. En effet, le cœur tendre des branches de sureau peut facilement être évidé, ce qui rend cette plante idéale pour la confection d’instruments à vent simples tels que le mirliton.

Aujourd’hui, en Bretagne armoricaine, on fête les Pereg:  Saint originaire du pays de Galles, il est le patron de Trégron (22) sous le 200px-Petroc-vitnom de Petrog et de Lopérec (29). Pereg vient sans doute du latin Petrus, Pierre en français. C’était un moine gallois qui vécut en cornwall. Il serait venu en Bretagne et eut des rapports avec St Samson et St Guezennec mais, cela ne nous regarde pas… Théophile Janvrais nous apprend que: « … était le petit-fils d’un roi de la Cornouailles insulaire qui, renonçant au trône, se fit moine et vint s’exiler en Armorique pour l’évangéliser. Il vécut là vers l’an 600, non loin et peut-être dans un recoin de la grande forêt du Cranou, en pleine retraite ignorée et au milieu des animaux des bois, sauvages ou craintifs. L’église paroissiale de Lopérec, grâce au cardinal Brossays Saint-Marc, possède ses reliques, et il est le patron de la région. Jadis on l’appelait même la paroisse Saint-Pérec. ».

C’est à Lopérec que vécut Jean de Penguern, fidèle compagnon de la Duchesse Anne. Jean de Penguern, surnommé Divarsoëz en langue bretonne (“gaillard”, littéralement “sans rhumatismes”), fils aîné de Christophe de Penguern et de Marie de Kermodiern, naquit dans les dernières années du XVe siècle au manoir de Loperzec Anne(Lopérec). Il entra fort jeune au service de la reine Anne, par ordre de laquelle il composa la « Généalogie de très haute, très puissante, très excellente et très chrestienne princesse et nostre sovvereine dame Anne, très illustre Royne de France et duchesse de Bretaigne, et les noms des Roys et Princes ses prédécesseurs, en droite ligne depuis la création jusqu’à présent, composée et extraite de plusieurs livres et chroniques par Divarsoëz Penguern, natif de Cornouailles, en l’honneur et louange de ladite dame ». Cette chronique contient 1 920 vers, divisés en strophes de huit vers de dix syllabes. Elle s’arrête à l’an 1510. Le 21 mars 1551, il épousa Annie de Kersauzon dont il eut trois enfants et mourut à un âge très avancé en 1579 et fut inhumé dans l’église paroissiale de Lopérec.

Et voila, vous savez tout. En mai fais ce qu’il te plait, mais en juin, t’as l’air malin aurait dit mon aïeule avec son sens de l’à propos que vous lui connaissez maintenant. Les grèves, les inondations, le tennis, en prélude à la grand-messe du fouteballe, ah, on est mal patron comme dit la pub. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca va v’nir pis ça va v’nir…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du potimarron et de la liberté réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 juin 2018 qui correspond au 16è jour de prairial, dédié à l’œillet.C’est bien pour vous remercier de votre fidélité, jamais prise en défaut, que je vous fait ce petit cadeau. Une chanson pour la crise, à déguster sans modération aucune d’autant qu’elle est interprétée par « La Bolduc ». Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de cette chanteusedisque La Bolduc Québecoise, voici quelques éléments de référence. La Bolduc (née Mary Rose Anna Travers le 4 juin 1894 à Newport (Gaspésie), Québec et morte à Montréal le 20 février 1941) est un auteur-compositeur-interprète québécois. Musicienne autodidacte, considérée comme la première « chansonnière » du Québec, elle connaît un succès phénoménal auprès du public québécois et la consécration par le biais du disque. Madame Bolduc a donné à la chanson québécoise des années 1920-1930 un vent de fraîcheur: trouver les mots justes et l’humour nécessaire en plein cœur de la crise économique des années 1930, en racontant le quotidien des petites gens de la ville et des campagnes et ce, dans la langue du peuple.

Née à Newport, petit village de pêche et d’exploitation forestière sur la côte Sud de la péninsule gaspésienne, Mary Travers vient d’une grande famille à ascendance Irlandaise. Même si sa famille avait peu ou pas de tradition musicale, elle apprend à jouer du violon, de l’harmonica, de l’accordéon et de la guimbarde et aussi, à turluter (oui, oui,). À 13 ans, elle quitte son village pour Montréal, où elle travaille comme domestique. En 1914, elle se marie avec un commerçant, Édouard Bolduc, et ils ont de nombreux enfants. Avec le début de la Dépression, elle se produit en public afin d’accroître le bolduc violonrevenu modeste de la famille. Elle est d’abord engagée comme violoniste dans un spectacle musical, les «Veillées du bon vieux temps» en 1927. C’est à cette époque qu’elle commence à enregistrer, accompagnant le chanteur Ovila Légaré. Elle est invitée à chanter pour la première fois dans la revue musicale, et son premier succès l’inspire pour composer La Cuisinière. Même si elle est à peine connue, ses disques 78 tours La Cuisinière et La Servante sous étiquette Starr atteignent le chiffre sans précédent de 12 000 disques vendus au Québec. Du jour au lendemain, elle devient très connue au Québec, et tout le monde l’appelle «La Bolduc». J’aurais aimé vous faire écouter « Johnny Monfarleau » que j’avais entendu dans les années 70 interprétée par mon ami François Budet (loguivy de la mer) lors d’une soirée, disons, festive, mais je n’ai pas trouvé l’enregistrement que je voulais de ce titre. Afin que nul ne se méprenne, je précise que « la turlute » est un art musical Québecois qui consiste à chanter sans paroles en répétant un motif sonore sur un rythme rapide et comme si les sons roulaient dans la gorge, à la façon d’une rengaine. Le réalisateur québécois François Bouvier vient de lui consacrer un film dont le rôle titre est tenu par Debbie Lynch-White. Photo ci-dessus à gauche.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Fais nous danser…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du matérialisme dialectique et de la crêpe Suzette réunis, Acacia_ss-diam-150x150bonjour ! Nous sommes le Samedi 02 juin 2018, 14è jour de Prairial que le calendrier républicain avait dédié à l’acacia. On compte plus de 1 500 espèces d’acacias à travers le monde dont près de 1 000 uniquement en Australie. C’est d’ailleurs un acacia ou mimosa, le mimosa doré (Acacia pycnantha) qui est la fleur nationale de l’Australie.

L‘homme du jour fait partie de ces artistes inclassables dont on continue à fredonner les rengaines en ayant oublié leurs auteurs. Souvenez vous la chanson de Charles Trénet: » Longtemps, longtemps après que les poètes aient disparus, leurs chansons courent encore dans les rues. » Je me souviens du personnage et de son côté Pierrot lunaire. Un peu de Boby Lapointe, un peu de Boris Vian. René-Louis Lafforgue, chanteur, compositeur, interprète et rené louislibertaire. Avec ses parents anarchistes du Pays Basque Sud, il subit la guerre d’Espagne, puis l’exil en France, où son frère trouve la mort en participant à la résistance. Après avoir exercé plusieurs métiers, il devient comédien puis chanteur compositeur. Les années cinquante voient son talent reconnu, après les premières parties des spectacles de Georges Brassens, il passe à l’Olympia. Au théâtre, il a joué notamment « l’ équarrissage pour tous » de Boris Vian. Au cinéma, il a collaboré avec Jean-pierre Mocky sur le film « La cité de l’indicible peur ». Il est le 467ème « je me souviens » de Georges Perec. Ici à droite, on le voit en compagnie de Jacques Dufilho.

Ses chansons comme: « Julie la Rousse » lui assurent la popularité. Avec sa compagne Claudie, il ouvre un cabaret rue Mouffetard Jeunesse2BLafforgue« L’Ecole Buissonnière », lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes pour qui il anima de nombreuses fêtes. Il est mort le 3 juin 1967 dans le sud de la France (Albi) lors d’un accident de voiture. Et puisque c’est le jour de l’Acacia, notons que René-Louis LAFFORGUE, selon les souvenirs de témoins oculaires, chantait « Le Grand Manitou » en se tenant ostensiblement à l’ordre d’Apprenti, étant membre de la Loge parisienne L’ Etoile Polaire: d’ailleurs, l’une de ses chansons rappelle son appartenance maçonnique:

Quand je passerai l’arme à gauche
S’il faut me faire pendre ailleurs,
Pour le pire et pour le meilleur,
Je ne raterai pas le coche.
Par la route la plus directe,
Si Dieu n’est pas un chicanier,
J’irai jusqu’au Grand Architecte,
Le jour du jugement dernier,
Le jour du jugement dernier.

Une gentille petite valse, après tout, c’est peut-être cela la solution pour échapper à cette actualité crasseuse où les mots de justice et d’équité semblent totalement incongrus. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A l’intérieur de l’endehors…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis, bonjour ! Or donc, nous sommes le Vendredi 1er juin 2018, treizième jour de prairial dédié au pois et Nicolas Hulot est toujours ministre.

A l’heure où je m’apprête à rédiger le 4146è billet de ce blog, je ne cesse de me laisser surprendre, fort agréablement, par votre fidélité. J’avoue que parfois le doute m’habite (oui, bon…) mais une petite voix me suggère de poursuivre sur mon chemin vicinal à côté des autoroutes de l’actualité fréquentées par les grands médias. Je repense alors à cette citation de Zo D’Axa à qui j’avais consacré un billet il y a fort longtemps : « Celui que rien n’enrôle et qu’une Zo d'Axaimpulsive nature guide seule, ce hors la loi, ce hors d’école, cet isolé chercheur d’au-delà ne se dessine-t-il pas dans ce mot : L’ ENDEHORS ? »  En vérité, il s’appelait Alphonse Gallaud de la Pérouse. On le connaît comme anarchiste, pamplétaire, anti-militariste et journaliste. L’ En Dehors, c’est le nom de la revue de Zo d’Axa, qui rassemblera, à partir de 1891, Octave Mirbeau, Bernard Lazare, Victor Barrucand, Félix Fénéon, Georges Darien… Tous ceux pour qui La Révolte, le journal anarchiste de Jean Grave (le pape de la rue Mouffetard), semblait trop sérieux, trop orthodoxe ». Son ambition en créant le journal était de donner une feuille libre aux écrivains impatients de parler sans retenue, une tribune où chacun pourrait aller jusqu’au bout de sa pensée : un groupement sans idéal, sans hiérarchie, dans lequel l’artiste s’épanouirait. Aujourd’hui L’ En Dehors est un quotidien anarchiste que l’on trouve sur la toile et d’où sont tirées les lignes ci-dessus.

Zo d’Axa était descendant du fameux navigateur La Pérouse, sa sœur Marie, sculptrice et grande voyageuse, visita le Tibet, déguisée en homme, avant Alexandra David-Néel. On lui doit outre des ouvrages renommés sur le bouddhisme, de magnifiques bronzes tête de bretonnereprésentants des têtes de bretonnes comme celle-ci. Mais c’est là une autre histoire… De bronzes et de bonzes ! Mais où en étais-je ? Ah oui, la solitude du blogueur de fond, en dehors des courants, détaché des contingences, rivé à son clavier comme le birinig à la roche, il ne sait pas vraiment pourquoi ni pour qui il écrit. Ses billets sont autant de lettres mortes qui, à l’instar des feuilles du même nom, se laissent disperser au gré des vents portants et il bénit l’écho qui lui revient par le biais d’un commentaire, amusant, sympathique, critique, doux-amer, cruel ou dithyrambique.

Holà, il faut que je m’arrête avant de sombrer dans la geignardise. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Italie: coup d’éclat ou coup d’Etat…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de chapelle Sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 31 mai 2018, douzième jour de Prairial dédié à la bétoine  (et non pas à l’abbé Toine). Aujourd’hui c’est le jour de la Visitation. Il y a longtemps de cela, j’ai résidé à Rennes, rue de la visitation. Sous ma fenêtre, de l’autre côté de la rue il y avait une institution pour jeunes filles de la bourgeoisie locale, style couvent des oiseaux. A l’instar de Maxime Le Forestier je crois que certains jours j’étais amoureux de tout un pensionnat.

Humeur du jour…

L’Italie aurait dû avoir un gouvernement anti-système, et elle va finalement se retrouver avec un technocrate passé par le FMI. De qui s’agit-il ? Ecoutons charles Sannat: « Il est sans majorité, il ne représente rien et pourtant, c’est lui que le président italien charge de former un gouvernement. Son nom ? Carlo Cotarrelli ! Son expérience ? Le FMI !Ses convictions ? Pro-européennes. Mondialistes. Europhiles. De surcroît, il aime et adore… l’austérité, la vraie, la pure, celle du FMI !»

Ce qui s’est passé dans la soirée du dimanche 27 mai peut être considéré comme un coup d’ Etat légal en Italie. Le Président Mattarella a bloqué le processus démocratique et contraint le Premier-ministre désigné à la démission, à la suite du véto qu’il avait mis sur le nom de Paolo Savona comme Ministre des finances. Ce véto avait été provoqué par les positions eurosceptiques et anti-matarella et cotarellieuro de Paolo Savona, par ailleurs ancien ministre de l’industrie et ancien président de la Cofindustria, le MEDEF italien. En opposant son véto à la nomination de Paolo Savona, le Président Mattarella a bien outrepassé les pouvoirs qui lui étaient conférés dans le cadre de la Constitution. De ce point de vue, on peut considérer qu’il s’agit d’un « coup d’ Etat », un « coup d’ Etat » certes légal mais bien un « coup d’ Etat ». La réaction des deux partis soutenant le gouvernement de M. Conte, le M5S et la Lega, ne s’est pas fait attendre. Dès dimanche soir le dirigeant du M5S, M. Luca di Maio annonçait que son mouvement allait déposer une proposition de mise en examen du Président pour abus de pouvoir.

Le Président de la République italienne s’est donc arrogé des droits qu’il n’a pas. Il convient de relire la Constitution italienne. Celle-ci dit, dans son article 92 : « Il Governo della Repubblica è composto del Presidente del Consiglio e dei ministri, che costituiscono insieme il Consiglio dei ministri. Il Presidente della Repubblica nomina il Italian President Mattarella signs a decree to dissolve parliament at the Quirinale Presidential palace in RomePresidente del Consiglio dei ministri e, su proposta di questo, i ministri. » Les commentaires, en particulier ceux de Constantino Morati, un des rédacteurs de la Constitution italienne, sont très clairs sur ce point : « La proposition des ministres faite par le Premier ministre désigné doit être considérée comme strictement contraignante pour le chef de l’ Etat ». Le refus de contresigner une nomination ne pourrait se justifier que dans le cas de condamnations criminelles ou de conflits d’intérêt par trop évident. Car le Président Mattarella ne s’est pas contenté de provoquer la démission de M. Conte. Il a aussi choisi M. Carlo Cottarelli, un ancien économiste du FMI et un partisan de la plus brutale austérité budgétaire comme Premier ministre. On ne pouvait mieux afficher son mépris pour le carlo cotarellivote des électeurs Italiens lors des élections générales de 4 mars dernier, un vote qui avait vu l’effondrement des deux partis, la PD et Forza Italia, qui avaient dominé la vie politique de l’Italie depuis une quinzaine d’année, et le succès des deux partis anti-système, opposés justement à cette austérité, que sont le M5S et la Lega. Or, le PD et Forza Italia continuent de baisser dans les sondages actuels. Il est donc probable que ces élections renvoient une majorité M5S et Lega encore plus forte que celle d’aujourd’hui. Ce qui vient donc de se passer en Italie illustre bien l’antagonisme mortel qui existe entre l’ordre libéral et l’ordre démocratique. Le « coup d’ Etat » de Mattarella devrait ouvrir les yeux à tous ceux qui, en Italie et en France, mais aussi en Espagne et au Portugal, nourrissent encore quelques illusions quant aux institutions de l’Union européennes. Sources https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-le-coup-detat-du-president-mattarella-par-jacques-sapir/

Voila, je pose ça là, portez vous bien et à bientôt peut-être.