Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Jacques DOUAI

    Jacques DOUAI

  • Image de l'artiste Benny Goodman

    Benny Goodman

  • Image de l'artiste Sunnyland Slim

    Sunnyland Slim

  • Image de l'artiste Léda Rafanelli

    Léda Rafanelli

  • Image de l'artiste Joséphin Peladan

    Joséphin Peladan

L’autre 11 septembre…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la mémoire en chantant et du cassoulet réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 11 octobre 2017, 20è jour de vendémiaire dédié au pressoir.

Les soirées risquant d’être quelque peu ennuyeuses, je vous conseille un livre que viennent de re-publier les éditions La découverte. Il s’agit des fameux Mes cahiers rouges que Maxime Vuillaume, cofondateur du VuillaumePère Duchesne, écrivit au début du XXè siècle et qui représentent ses mémoires de communard. A l’heure où l’on s’interroge sur la meilleure façon de mettre à mal ce système qui étrangle les peuples un peu plus chaque jour, il est salutaire de se replonger dans de saines lectures. Ici restituées pour la première fois dans leur intégralité, Mes Cahiers rouges – parus entre 1908 et 1914 dans les célèbres Cahiers de la Quinzaine de Charles Péguy – constituent un classique de la littérature communarde. Durant l’Année terrible, leur auteur, Maxime Vuillaume (1844-1925), fut constamment aux premières loges, tantôt comme spectateur, le plus souvent comme protagoniste.

 

Engagé volontaire dans la Garde nationale, il participe aux journées insurrectionnelles des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871. À compter du mois de mars, c’est par la plume qu’il poursuit son combat, en fondant l’un des journaux les plus lus – et certainement le pcahiers rougeslus populaire – de la révolution communaliste : Le Père Duchêne. Au cours de la Semaine sanglante, enfin, il n’hésite pas à prendre les armes pour résister à l’assaillant versaillais. Aux antipodes de la solennité et du ton compassé qui caractérisent les traditionnels Mémoires, l’écriture incisive et alerte de Vuillaume conduit le lecteur à travers la ville révoltée, le fait sursauter quand claque un coup de feu, l’emplit d’effroi lorsqu’un communard est exécuté. Un livre vivant. Bien vivant. À (re)découvrir avec délectation. Pour mémoire, 900 morts du côté des versaillais, vainqueurs et 20 000 fusillés et 20 000 déportés du côté des vaincus… 

Allez, que le grand Manitou, veille sur vous, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sweets Edison…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du Muscadet sur lie et des moules marinières réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 10 octobre 2017, 19è jour de vendémiaire tournesolconsacré au tournesol. En Bretagne armoricaine on célèbre sant Kler, on dit qu’il fut le premier évêque de Nantes; déclinaison du prénom Sklaer, lumineux. Il y a très longtemps, j’avais une amie qui répondait au magnifique prénom de Sklerijenn, qui est pourtant du genre masculin (mais mon amie pas du tout…) La correspondance française est sans doute Claire (contemporaine de François d’Assises et native de la même ville) celle-la même qui fonda les clarisses.

Or donc, ce dix octobre est une bonne occasion pour vous parler d’un trompettiste ! Harry sweets Edison est en effet né un 10 octobre en 1915 à Colombus. Trompettiste de talent, certains disent de génie, c’était le roi du swing. Il a joué avec les plus grands depuis Count Basie jusqu’à Oscar Peterson en passant par Lester Young et Nat King Cole. Dans la vidéo, on le voit en compagnie du fameux batteur Buddy Rich dont je vous ai déjà parlé ici.

https://youtu.be/14C7A7V6q8k

Son jeu très économe s’appuie sur une précision rythmique exemplaire. Il se soucie avant tout du placement le plus juste de ses notes et de leur coloration avec ce son d’une extrême douceur, qui lui valut son Edisonsurnom de « Sweets » donné par Lester Young membre du même orchestre, qui avait été impressionné par le ton chaleureux et doux de sa musique. Compositeur et arrangeur occasionnel, le style sensible d’Edison à la trompette avait été grandement apprécié par des chanteurs tels que Ella Fitzgerald, Sarah Vaughn, Joe Williams et plus particulièrement Frank Sinatra.. Ce goût de la précision est constant dans tous ses solos et fait de son style un certain idéal de swing. Il fait partie de ces rares jazzmen qui sont reconnaissables dès les premières notes. Il nous a quitté en juillet 1999.

Voila pour ce 3946è billet; en attendant le prochain et la fin des allocs réunis, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Mais non, mais non, l’sarrasin n’est pas maure…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la critique de la raison pure et du pain aux raisins réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 09 octobre 2017, dix huitièmefleur-de-sarrasin-268x300 jour de vendémiaire qui était généralement dédié au sarrasin, mais pas aux maures ! Chez nous on l’appelle le blé noir (Gwiniz du en breton) ce qui, de toute évidence, est un abus de langage car le sarrasin n’est pas une graminée ce qui, j’en suis convaincu, vous fait une belle jambe.

J’ai souvenir d’avoir, dans le Cantal dégusté des galettes de sarrasin qui portaient le joli nom de « Bourriols »; rien à voir avec « la complète » du Finistère.

Le blé noir, appartient à la Famille Polygonacées, comme l’oseille ou la rhubarbe. On l’appelle noir parce que sa farine est grise. Et sarrasin parce qu’on dit qu’il serait revenu du Moyen Orient avec les Croisés (au Moyen-Âge). Mais c’est la légende… Les historiens pensent qu’il a été Blinis-de-blé-noir-houmous-de-carotte-et-andouille-de-guémené_ohhh-la-vache-3-sur-6réintroduit autour du XVè siècle. Revenu ou réintroduit car on en a trouvé trace dans des pollens préhistoriques de la région.  Contrairement à ce que laisse supposer son nom, ce n’est pas une céréale. Mais il possède néanmoins des qualités nutritionnelles très proches de celles du blé. (La farine de sarrasin bénéficie aujourd’hui d’une IGP.) Il est du genre Fagopyrum, nom latin signifiant que sa graine ressemble au fruit du hêtre. Une particularité nutritionnelle du sarrasin ou blé noir est qu’il ne contient pas de gluten. Comme plante mellifère, elle permet de produire un beau miel brun très rare. C’est assez cher mais très, très parfumé et, quand on aime…

Tiens, pour dire, je me serai transformé en blogueuse cuisine, style «MadamedansMaCuizine » ou encore «cuisine de tous les jours« . Essayez donc les Blinis de blé noir, houmous de carotte et andouille de Guémené; ça déchire carrément. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Identitaires, au rapport…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

, , ,

Amis de la blanche hermine et du kig-ha-farz réunis, bonjour !Nous sommes le Samedi 07 octobre 2017, 16è jour de vendémiaire dédié à la belle de nuit : Les fleurs de couleur blanche, rouge, jaune, orangé, mauve ou fuchsia mais aussi bicolores ne s’ouvrent que la nuit et exhalent un parfum rappelant la fleur de tabac. Elles fanent le matin et belle de nuitsont remplacées par d’autres fleurs sur le même pied. Le fruit, de couleur noire, apparaît à la base de la fleur une fois que celle-ci est tombée. Cette fleur fluorescente déploie ses pétales afin d’exposer des corolles luminescentes qui attirent les papillons de nuit afin d’assurer sa reproduction. La plante produit un fruit comestible dont le goût est assez doux. Pour certaine espèces, avant d’obtenir un fruit, il est nécessaire que l’homme assure la pollinisation de la fleur. En effet, en Amérique centrale, la pollinisation est assurée par une Chauve-souris absente de nos contrées. Le fruit (Pitaya) est également connu à la Réunion sous le nom de Raquette Tortue.

 
C’est aussi le jour où les occidentaux bon chic, bon genre, c’est à dire Blancs, chrétiens, Européens, si possible cathos, célèbrent Notre Dame du Rosaire en mémoire de la fameuse bataille de Lépante qui vit la puissante marine ottomane affronter une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, 1280px-Battle_of_Lepanto_1571pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte-Ligue à l’initiative du pape Pie V. C’est ce dernier qui avait appelé à un rosaire universel pour obtenir la victoire. L’un des participants les plus connus de cette célèbre bataille est l’écrivain espagnol Miguel de Cervantes, qui y perdit l’usage de sa main gauche, gagnant le surnom de « manchot de Lépante ». L’événement qui se termina par une défaite des musulmans, eut un retentissement considérable en Europe car, il sonna comme un coup d’arrêt porté à l’expansionnisme ottoman. Notez qu’en cette période de brûlante actualité hispano-catalane,  la « Croix de Lépante » qui se trouvait sur le vaisseau amiral de la flotte chrétienne, est conservée dans la Cathédrale Sainte-Croix de Barcelone. Amusant, non !

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le saint et l’empereur…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’épigramme* et du veau marengo réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 06 octobre 2017 qui correspond au 15è jour de Vendémiaire dédié à l’âne… Voici un exemple d’épigramme que l’on doit à Prévert:

« Ils sont à table
 Ils ne mangent pas
 Ils ne sont pas dans leur assiette
 Et leur assiette se tient toute droite
 Verticalement derrière leur tête. »
(Jacques Prévert / 1900-1977 / Paroles – La Cène)

En Bretagne Armoricaine on célèbre les Ivi ce qui, bien évidemment, n’a rien à voir, quoique. En effet, la tradition désigne le moine Ivi comme le fondateur de Pontivy (56). Il ne pouvait pas se douter qu’un millénaire plus tard, par arrêté du préfet Jullien du 18 brumaire an XII (9 novembre 1804), Pontivy, l’ancienne place forte, prendra pour nom « Napoléonville » jusqu’en 1870. Venu du monastère écossais de Lindisfarne au 7e siècle, il aurait édifié un oratoire sur les bords du Blavet. C’était, nous dit-on, un grand voyageur ce qui explique (même si c’est tiré par les cheveux) qu’on en fit le patron des touristes… De son petit 300px-StIvi-185x300monastère et du pont construits par ses soins naquit une modeste bourgade qui devint une ville lorsque les Vicomtes de Rohan la choisirent pour être la capitale de leur fief : « Pont-Ivi ». Fils de Branon et d’Egida, de lignée noble, il refuse le métier des armes. Fait diacre par l’évêque Cuthbert de Lindisfarme (Holy Island, sur la côte de Nothumberland), il se retire au monastère de Lindisfarme. La vie érémitique le tente et il s’embarque pour la Bretagne. Il serait mort vers l’an 700 à Saint-Yvi (29). Ses reliques seront ramenées en Angleterre et placées dans l’église du monastère de Wilton (comté de Wilts). Ce serait l’un des derniers saints d’origine insulaire à avoir émigré en Bretagne. Son culte était bien répandu si l’on en juge par le nombre de lieux dont il est l’éponyme, comme Pontivy (56), Loquivy en Lannion (22), Loguivy-Plougras (22), Saint-Divy (29).

Dans le Trégor on l’invoquait contre les coliques des jeunes enfants : « leur chemise était jetée dans l’eau de sa fontaine, au bord du Léguer ; si les manches flottaient, la guérison était assurée. ». Ah, d’accord, j’comprends fontaine-saint-ivy-lannion-300x253mieux, patron des touristes, turista, coliques… Tout s’explique ! Dans le Finistère, une chapelle et une fontaine sont dédiées à  Saint Evy (avatar probable de Saint Ivy) dans le village de Saint Evy en Saint-Jean-Trolimon (canton de Pont-Labbé – 29 -). On peut raisonnablement penser que la chapelle a été construite sur une source reconnue « guérisseuse » antérieurement à l’ère chrétienne. Son eau est en effet censée détenir des vertus dont celle d’améliorer le sort des rhumatisants. Mais il faut respecter la coutume. Le pèlerin doit d’abord effectuer trois fois le tour du sanctuaire. Ensuite, il consomme de l’eau et s’en jette sur les membres atteints.

Alors, si vos raideurs se déplacent, essayez de l’invoquer. Allez, le bonjour vous va, à bientôt peut-être.

Où résida le réséda ?

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’arlésienne et du canotier réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 05 du mois d’octobre 2017, date qui correspond au quatorzième jour de vendémiaire dédié au réséda. C’est d’ailleurs le 14 de vendémiaire de l’an II que fut crée par décret le calendrier républicain. Le nom de réséda vient du latin resedare qui signifie calmer en raison de ses propriétés médicinales. Certains feraient bien d’en consommer quelque peu… Desnos en a fait ce joli poème :

réséda« Où résida le réséda ?
Résida-t-il au Canada ?
Dans les campagnes de Juda ?
Ou sur les flancs du Mont Ida ?
Pour l’instant sur la véranda
Se trouve bien le réséda.
Oui-da ! »

 

Allez savoir pourquoi j’ai choisi d’évoquer cet immense libre-penseur que fut Denis DIDEROT. Ah oui, peut-être parce que ce précurseur de la pensée libertaire, est né un cinq octobre 1713 à Langres, Haute-Marne. Fils d’un riche artisan coutelier, il est élève chez les jésuites, destiné à la prêtrise et tonsuré à 13 ans. Au collège d’Harcourt à Paris, il devient Denis-Diderot-croire-300x300maître ès arts à 19 ans. Il poursuit ensuite des études tout en menant une vie de bohème, et se libère progressivement de la pensée religieuse de son temps. En 1746, il écrit ses « Pensées philosophiques » suivie de « Pensées » 1747, violentes attaques contre le christianisme. En 1749, il affine sa pensée matérialiste, avec « Lettres sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient », mais cela entraîne son arrestation. Après trois mois de prison, il est libéré sur les instances de son éditeur, qui vient de lui confier avec d’Alembert, la direction de « l’Encyclopédie », travail gigantesque auquel il va consacrer plus de vingt ans de sa vie.

En 1751, le premier volume voit le jour. Huit ans plus tard, les sept premiers tomes sont condamnés par le pouvoir royal mais encyclo_diderot-180x300l’Encyclopédie se poursuivra jusqu’à son terme, dans une semi-clandestinité. Il trouve encore le temps d’écrire des essais sur le théâtre dont « Paradoxe du comédien » où encore des romans comme « La Religieuse » 1760, « Le Neveu de Rameau » 1761, « Jacques le Fataliste et son maître », etc. Il entretient également une importante correspondance littéraire, et se fait même critique d’art. Après une vie bien remplie, il meurt à Paris, mais malgré son radicalisme politique et son athéisme déclaré, il est enterré religieusement. « Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre » tel est son avertissement dans « Supplément au Voyage de Bougainville » 1772. Comment ne pas être d’accord ?

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Là ou y’a d’l'Eugène, y’a du plaisir…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’Internationale ouvrière et  du velouté de potimarron réunis, bonjour ! Oui, nous sommes le Mercredi 04 octobre 2017 mais, je n’y suis pour rien. Le treizième jour de vendémiaire était généralement le jour du potiron pour nos amis républicains. A propos de républicains, le 04 octobre 1816 est le jour qui va voir la naissance de Eugène POTTIER, poète, Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que vous voudrez.

Eugène Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul douEugènete La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises ou l’Internationale. Membre de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la commune dont il sera élu pour le 2ème arrondissement. Il parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux Etats-Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale. Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa coloration libertaire.

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,
Décrétons le salut commun. »

Comme quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses semblables. Ces goguettes qui ont prospéré en France jusqu’au début goguettedes années 1900 et qui portaient le nom de Gais pipeaux, Lice chansonnière, Les bergers de Syracuse, ou la Muse rouge ont généré de nombreux « chefs-d’œuvres » c’est ainsi que l’on doit au goguettier Lillois  Alexandre Desrousseaux le fameux « p’tit Quinquin ». Ici une représentation d’une soirée à la Lice chansonnière par Daumier. Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie. Tiens, j’aperçois un Clynelish qui me tend les bras, la distillerie capte son eau dans le torrent Clynemilton Burn et la maturation en fûts de chêne ne dure pas moins de quatorze ans. Le temps de m’en bourrer une petite et je vous poste ça.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Frères Jacques, dormez vous…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la variétoche et de la soupe de choux-rave réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi  03 octobre de l’an 2017, 12è jour de vendémiaire dédié à l’immortelle.

Petit coup de chapeau à André BELLEC, un gars de saint-Nazaire (dédédé un 03 octobre en 2008) qui, avec son frangin Georges a fondé le fameux groupe des « frères jacques ». C’est lui qui en a l’idée aux chantiers de jeunesse puis à la libération et engage d’abord son frère. jacquesYves Robert décline l’offre de se joindre à eux mais rapidement François Soubeyran puis paul Tourenne complètent l’équipe. Le groupe se forme au sein de l’association « Travail et Culture » au printemps 1945, leur premier répertoire étant choisi parmi des chansons du folklore, des negro-spiritual, et des chants religieux. Leur carrière débute en août 1945 lorsqu’ils remplacent « les compagnons de route » (futurs Quatre barbus) dans l’opérette Les Gueux au Paradis, à la Comédie des Champs Elysées.

Ils aiment à faire le Jacques d’où leur nom, qui évoque aussi la chanson enfantine. Il leur manque un style, une musicalité propre et une rigueur dans le travail. C’est un cinquième membre qui va les leur fournir : le pianiste Pierre Philippe, qui les accompagne de 1945 à 1965.  Visuellement, c’est le décorateur jean-Denis Malclès qui les moule dans jacques 2des collants, des justaucorps et des gants, et complète leur silhouette de chapeaux divers. C’est lui aussi qui conçoit le décor. Ces éléments varieront peu par la suite. Ils débutent en 1946 dans une parodie intitulée L’Entrecôte ( en vidéo) c’est un succès. Leur premier 78 tours sort en 1948. Les engagements abondent, mais c’est quand ils rencontrent l’agent artistique Jacques Canetti qu’ils entrent véritablement dans la lumière. C’est lui qui leur obtient les textes de Jacques Prévert – sceptique au départ – et les musiques de Joseph Kosma, qu’ils enregistrent et que la radio fait connaître au-delà de la sphère parisienne. Avec L’Inventaire, ils obtiennent même le Grand prix du disque à deux reprises. Ils ont également chanté avec Edith Piaf et Brigitte Bardot. Ils donnent finalement leur dernier récital début 1983 au Théâtre de Boulogne-Billancourt.

Ah, quelle époque madame Michu… que devrons nous faire demain pour pouvoir acheter l’entrecôte si on laisse les gougnafiers de la finance nous tondre la laine sur le dos? Allez, portez vous bien, et à demain peut-être.

Patate et salami…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Europe enchantée et de l’eau ferrugineuse, bonjour ! Aujourd’hui, Lundi 02 Octobre 2017, un clin d’œil particulier à nos amis Helvètes qui sont nombreux à suivre les aventures du « cénobite tranquille ». On connaissait le magnifique sketch de Bourvil à propos de salamil’eau ferrugineuse, voici celui de Hans-Rudolf Merz, qui fut ministre des finances de la Suisse il y a quelques années, à propos de la taxation du salami. Pas besoin de maîtriser le Suisse alémanique pour goûter le sel de la situation. Le ministre s’exprimait devant le Conseil Fédéral au sujet de l’importation de viande assaisonnée… De toute évidence, la note que lui avait préparé ses collaborateurs, manquait un peu de cohérence.

Savez-vous que le 2 octobre correspond au onzième jour de vendémiaire qui était le jour dédié à la pomme de terre. Il y aurait tant à dire sur cet aliment de base qui nous vient de la Cordillère des Andes, que j’avoue y avoir renoncé. Je préfère vous inviter à admirer ce chef jeune fille pdtd’œuvre de Albert ANKER, daté de 1886 (pas Anker, son œuvre) et qui porte le doux et poétique nom de: Die kleine kartoffelschälerin, c’est à dire, la petite éplucheuse de pommes de terre. Ce qui est amusant dans ce rapprochement un peu osé, c’est que Albert Anker fut député du Grand Conseil du canton de Berne en 1870. Il était né et vivait à Anet près de Berne. C’était un monsieur très sérieux et je ne l’imagine guère plié en deux sur les bancs de l’assemblée en écoutant son président lui parler de l’importation du Salami. Il a eu six enfants « d’avec sa femme » et je le soupçonne d’en avoir fait ses modèles. En tous cas, je trouve ses peintures absolument remarquables. Je ne suis pas certain d’obtenir une telle perfection dans la maîtrise des ombres et de la lumière avec le dernier des numériques.

Voila ce que devient un billet quand on a pas grand chose à se mettre sous le clavier. Il suffit parfois de savoir prendre l’Helvétie pour une lanterne… Et la lumière jaillit ! Allez, merci pour votre indulgence à l’égard de l’auteur, portez vous bien et à demain peut-être.

A la st Melar, le cénobite reste peinard…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la dérision et du civet de lapin réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 1er octobre 2017, 10è jour de vendémiaire dédié à last melar cuve… Allez savoir ce qui s’est passé dans la tête de Fabre d’Eglantine, il avait peut-être mal aux cheveux ce jour là. En Bretagne, demain c’est la St Melar dont il faudra que je vous conte la triste histoire. Mélar n’avait que 7 ans quand son père, Miliau, fut traîtreusement tué par Rivode son frère. Celui-ci s’en prit ensuite au fils de sa victime, lui faisant couper la main droite et le pied gauche pour l’empêcher de manier l’épée et de monter à cheval. Il finit par le faire assassiner près de Lanmeur, où une partie de ses reliques fut gardée dans la crypte jusqu’aux invasions normandes. De Lannéanou à Plouigneau (dans le Finistère), le chemin porte le nom de « Hent sant Melar », chemin du martyre d’un jeune innocent.

 
Mais pour ce jour, souvenons nous de CeDell Davis: Un lecteur bien intentionné, et bien informé, me fait savoir que Cedell Davis, légende vivante du blues du delta, vient de casser sa pipe. J’avoue que l’info m’avait échappée moi qui suis pourtant un inconditionnel. Né en 1927, il a grandi dans les plantations. jusqu’à encore il y a peu, il continuait de chanter le blues comme il l’a fait toute sa vie… Gamin déjà il jouait, mais cedell-davis-featimagemalheureusement une mauvaise polio aura eu raison de ses articulations, de sa dextérité… En voilà une bonne raison d’avoir le Blues ! Qu’a cela ne tienne, le jeune Cedell, agé alors de 10 ans, prend sa guitare en gaucher, se coince un couteau à beurre dans ses doigts recroquevillés, et c’est reparti ! Devenu un joueur de club,il fera danser les plus belles mamas pendant que les hommes noieront leurs défaites aux dés dans du moonshine frelaté…

https://youtu.be/RvevhguQ7oA

Et dans ces bouges où l’atmosphère est toujours électrique, une énième bagarre éclatera : c’est l’émeute ; la foule se rue dans toutes les directions et le pauvre Cedell se fera piétiner… De cette soirée il en sortira les deux jambes affreusement cassées et sera contraint à passer le reste de sa vie en fauteuil roulant. Que croyez-vous qu’il fit ensuite ? Il continua à jouer le Blues, avec son style et un son de guitare inimitable et une voix puissante et chargée d’émotion… Feel Like Doin ‘Something Wrong, son album de 1994 produit par Robert Palmer est reconnu par les amateurs comme un summum du blues. On dit qu’il jouait de manière tellement crue que seul Ornette Coleman, prince du free jazz, savait s’accorder avec lui.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.