Les 5 derniers portraits ajoutés à la galerie

  • Image de l'artiste Benny Goodman

    Benny Goodman

  • Image de l'artiste Sunnyland Slim

    Sunnyland Slim

  • Image de l'artiste Léda Rafanelli

    Léda Rafanelli

  • Image de l'artiste Joséphin Peladan

    Joséphin Peladan

  • Image de l'artiste Pic de la Mirandole

    Pic de la Mirandole

Et pourtant, elle tourne…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

,

Amis de l’hypothypose et des spaghetti alle vongole réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 08 février 2019, 20è jour de pluviôse dédié à la serpette. Ici, en Finistère, ce serait plutôt le jour de la serpillère, histoire de limiter un peu les effets du coup de tabac des jours passés.

 
En février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir Bruno Grefusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes. Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession… Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc. Si vous passez à RomeThe statue of Giordana Bruno, vous pouvez voir une statue dressée sur le campo dei fiori. Ça me rappelle une citation de Victor HUGO que je trouve très appropriée:

« Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. » Oui-da, en ces jours où l’affligeante actualité inonde nos téléviseurs, la seule question qui vaille d’être posée est bien: être ou ne pas être Dada, avec ou sans bidet …

Allez, merci à vous d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Maximilien Luce, un artiste pointilleux…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , , ,

Amis de la généalogie et des enfants de Marie réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 07 février 2019, date qui nous renvoie au 19è jour de pluviôse que nos amis républicains ont eu la bonne idée de dédier à la pulmonaire, alors… Attention les lécho-de-la-modebronches ! Ceux qui le souhaitent peuvent célébrer les Aodren (Audren). La légende en fait le fils du roi breton d’Armorique Salaun (Salomon) ce qui est peu probable car ce dernier régna quelques siècles plus tard. Aodren a malgré tout laissé son nom à la charmante petite cité de caractère Chatelaudren en Côtes-d’Armor (castel Aodren) bien connu pour avoir abrité pendant des décennies l’imprimerie du non moins fameux Petit Echo de la Mode très prisé dans les milieux populaires car à chaque numéro, ont pouvait y découper un patron. C’est pas de nos jours qu’une idée pareille jaillirait dans l’esprit ramolli des classes laborieuses.

Le 07 Février 1941, décès de Maximilien Jules LUCE à Paris. Peintre, graveur et militant anarchiste. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de « La révolte », il devient l’ami de Jean Grave. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce LUCEsigne alors de nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à GUINGAMP, au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A gauche, son portrait par Signac. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte » (Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».

En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à droite) Luce donnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est790k3-L-execution-d-Eugene-Varlin-300x251 longuement documenté par le biais de témoignages d’anciens communards et de lectures historiques. Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la commune, de la commission des substances et directeur général des approvisionnements militaires, Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Il fut arrêté le 28 mai 1871 et aussitôt emmené sous les injures jusqu’à Montmartre avant d’être exécuté rue des Rosiers.

Voila pour ce jour, en attendant un autre billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

If you want…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

, , ,

Amis des Pâques irlandaises et du irish stew réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 06 février 2019, 18è jour de pluviôse dédié à l’IF. Arbre remarquable surtout dans la St Maudeztradition celtique. Le mot if remonte à un mot gaulois ivos ou, émane d’un étymon celtique qui donne aussi ivin en breton, ywen en gallois, éo en irlandais. Une racine semblable existe en  germanique, iwaz, qui a donné iw en vieil anglais (yew en anglais moderne) et Iwa en vieil haut allemand (Eibe en allemand moderne), dont semble dériver le prénom Yves et donc, Ivan, Ewan, Erwan, (tout ce détour pour parler de lui… Non mais, quel égo !)

Hors des bosquets sacrés et des sentiers battus, cet arbre tient une grande place auprès des Celtes en général et des druides en particulier. Ce conifère odorant est un symbole funéraire dans l’univers celtique. Selon César, deux chef gaulois des Eburons, vaincus au combat, s’empoisonnèrent avec ses fruits. La toxicité de la plante et son lien avec la mort sont patents. L’if se rencontre encore dans les anciens chaudron-gundestrup2cimetières, où il paraît tenir compagnie aux défunts, dans la solitude silencieuse, à la frontière du monde des vivants. Vert en toute saison, cet arbre symbolise aussi la résistance, la vigueur et l’immortalité. En dehors donc des cycles végétatif, l’if est le matériau dans lequel est taillé la roue du druide Mogh Ruth, symbole de l’apocalypse, de la révélation puisque selon les textes, une roue en if, Roth Ramhach, doit tomber du ciel lorsque la fin du monde sera arrivée (y’a pas que les gaulois qui craignaient que le ciel ne leur tombe sur la tête…). La roue du druide mythique Irlandais Mogh Ruith (serviteur de la Roue) est particulière. Elle a un moyeu et des rayons mais pas de jante. Elle est en if. C’est la roue de l’Apocalypse: quiconque la voit devient aveugle, quiconque l’entend devient sourd et quiconque la touche meurt sur le champ. Il reste quelques roues à carillons en Bretagne qui sont des dérivés directs de ce symbole.»

En attendant la fin du monde, je m’ennuie quelques fois, alors, je vais au bourg pour y faire mon Loto… Heu non, ça c’est autre chose. En photo (en haut à droite), l’if de Saintif-de-Pommerit Maudez en Côtes-d’Armor et que l’on dit millénaire. Il en est un autre dans la commune de Pommerit-le-vicomte, près de Guingamp en Côtes-d’Armor aussi, que l’on dit plusieurs fois centenaire, certains affirment qu’il aurait 1700 ans. Malgré les turbulences de la vie, il a même connu un incendie, il est toujours là. Le tronc est creux mais à l’intérieur la vie est présente et le spectacle est digne d’une cathédrale.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Graine d’ananar…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis de la philosophie des lumières et de la pile Mazda réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 05 février 2019, 17è jour de pluviôse dédié au lichen. En Bretagne on célèbre les Merin, un saint gallois qui a laissé son nom à la commune de Plomelin en Finistère.

C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Johann Most en1846 en Bavière. Ouvrier relieur, c’est à la faveur de son compagnonnage, en 1867, qu’il prend contact avec la section suisse de l’A.I.T. D’abord social démocrate (en 1870), il séjourne en Autriche où il prononce ses premiers discours. most_johannArrêté, il est condamné à 5 ans de prison, mais finalement amnistié le 9 février 1871, puis expulsé. Il rentre en Allemagne où il poursuit ses activités d’agitateur, devenant journaliste. Elu au Reichstag en 1874, il est néanmoins condamné à la prison de nombreuses fois pour ses discours enflammés, ce qui l’amène, en 1878, à s’exiler en Angleterre. Il y publie le journal « Freiheit » (Liberté). Suite à un article qui glorifie l’attentat contre le Tsar Alexandre II, il est condamné à 16 mois de travaux forcés. A la fin de sa peine, il s’exile aux Etats-Unis en 1882.

Influencé par les idées de Kropotkine, il devient véritablement anarchiste. Partisan de la propagande par le fait, il édite même un petit guide du poseur de bombe, après avoir travaillé dans une fabrique de dynamite (tsss, tsss). Le 11 mai 1886, il est arrêté à New York après un meeting, et condamné le 2 juin à un an de prison pour incitation à l’émeute. Le journal « Freiheit », publié ensuite au États-Unis, reste l’œuvre de sa peste_religieuse1vie. Il est également l’auteur de « La peste religieuse », œuvre dans laquelle on peut lire ceci d’une édifiante actualité: « Espérons que les masses ne se laisseront plus longtemps tromper et berner, mais qu’un jour viendra où les crucifix et les saints seront jetés au feu, les calices et ostensoirs convertis en ustensiles utiles, les églises transformées en salle de concerts, de théâtre ou d’assemblées, ou, dans le cas où elle ne pourraient servir à ce but, en greniers à blé et en écuries à chevaux. »

Allez, c’est pas tout ça, crénom de nom, c’est qu’y a d’ l’ouvrage. Portez vous bien et à bientôt peut-être

Véronique nique nique…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du confucianisme et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 février 2019, 16è jour de pluviôse, dénommé « jour du buis » dans le calendrier républicain. C’est le jour anniversaire de la naissance de Prévert et, pour marquer le coup, il pleut sur Brest. Et, me susurre t-on à l’oreille, aujourd’hui, le calendrier des postes nous invite à célébrer les Véronique, nique nique…

Tiens, le saviez tu ? Sur le chemin de croix, selon une tradition médiévale, une femme prise de pitié aurait essuyé le visage du Christ avec un voile et celui-ci aurait conservé les traits du supplicié… De là le nom de la femme: Véronique, déformation du latin « Vera iconica ». à gauche détail d’un tableau intitulé Le Gradismar de Blaise Ra de Débarras. Véronique ayant LE-GRASDIMAR-DE-BLAISE-RA-0005_6-copie-1-200x300amené le « voile de la Sainte Face » à Rome, elle aurait guéri l’empereur Tibère en le lui faisant toucher… Le voile est aujourd’hui vénéré à Saint-Pierre de Rome. Véronique aurait ensuite évangélisé l’Aquitaine avec son mari, un certain Zachée. Après sa mort, elle aurait été enterrée à Soulac, sur le littoral atlantique de la Gironde, où lui est dédiée une église. Une tradition médiévale du Quercy assimile l’ermite Amadour à Zachée qui, devenu veuf, se serait établi dans une grotte de la région. Amadour est à l’origine de l’actuel pèlerinage de Rocamadour (le nom de ce village rappelle le « rocher d’Amadour ») étonnant, non ? Et la foule des fidèles s’est mise à chanter:

Bon, allez, assez déliré pour un Lundi. Merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ar goulou vras…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la botanique à deux balles et du pot au feu réunis, bonjour ! Or donc nous voici le Samedi 2 février 2019, 14è jour de pluviôse dédié à l’avelinier, ou si vous préférez, le coudrier qui est l’ancien nom du noisetier… C’est la Chandeleur, ar goulou vras , la grande lumière, comme disent les ceusses qui causent breton dans le poste. A la Chandeleur, bonsaïQuéré fait des crêpes jusqu’à pas d’heure, se plaisait à nous dire mon aïeule, sûre qu’elle était de nous épater. Savez vous que le noisetier, si il ne se donne pas, se prête tout à fait à la culture du bonsaï comme le montre cette photo. Oui mais, pourquoi Avelinier ? Et bien, petit scarabée, parce que il s’agit en vérité du Corylus avellana. Avellana se rapporterait à la ville italienne d’Avella, dans la province d’Avellino, dont les noisettes étaient réputées. Voilà pourquoi, une « aveline » est une grosse noisette presque ronde et « avelinier » le nom ancien de cette sorte de noisetier. Merci papy Erwan…

Oui, bon d’accord, mais cela vient d’où, la chandeleur ? La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles, apparait à Rome dès le VIIe siècle, par une procession au flambeau. Les fidèles se mettaient en route avant l’aurore, en portant des chandelles, d’où le nom de la fête. D’aucuns pensent que cette fête chrétienne  aurait pris la place des Lupercales romaines. En effet, les fêtes en l’honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février. Selon une autre interprétation, la chandeleur-DChandeleur se serait substituée à une fête en l’honneur de Proserpine, alias Perséphone, déesse des moissons et de la fécondité. Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d’une galette de céréales. Chez les Celtes, je le rappelai hier, on fêtait Imbolc le 1er février. Ce rite en l’honneur de la déesse Brigit célébrait la purification et la fertilité au sortir de l’hiver. Les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles. Les crêpes avec leur forme ronde et leur couleur dorée rappelleraient le soleil, ce qui expliquerait que l’on confectionne des crêpes à la Chandeleur, moment de l’année où les jours s’allongent de plus en plus vite. Bon, maintenant, c’est vous qui voyez…

Allez, je passe en cuisine, la pâte à crêpe cela repose trois heures.merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ar gwir enep ar bed…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 1er février 2019, treizième jour de pluviôse dans le calendrier républicain dédié au laurier-sauce mais pour les Celtes, c’est Imbolc.

Imbolc est une fête religieuse celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’Anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur druidelaquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles. Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité.
« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis »
Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990. Photo de G. Le Scouezec, 5é grand druide du Gorsedd de Bretagne.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de la tradition Celtique et plus particulièrement druidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu’est croixbrigla Sainte Brigitte (elle même se substituant à la Brigit pré chrétienne) suivie de la chandeleur. C’est le jour ou jamais pour vous essayer à tresser la fameuse croix de Brigit. En effet, La tradition voulait que, la veille d’Imbolc, on tresse des croix spéciales de Brigit que l’on accrochait ensuite dans les habitations pour appeler la protection de cette déesse. L’église Catholique, apostolique et Romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.

Allez, portez vous bien, n’oubliez pas la petite laine et, à bientôt peut-être.

Méfiez vous de celui qui veut mettre de l’ordre…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la bravitude et du chausson aux pommes réunis, bonjour ! Nous voici le Jeudi 31 janvier 2019, autant dire sans risque de se tromper, que la fin du mois est proche. Ce jour romanesco1correspond au 12 de pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais, moi le Romanesco, je trouve cela magique…La disposition des bourgeons floraux en spirales régulières illustre les lois de laphyllotaxie. De plus, un examen attentif montre que le nombre de spirales orientées dans le sens des aiguilles d’une montre et le nombre de spirales orientées en sens inverse sont deux nombres de la suite de Fibonacci. Etonnant, non !

Je reprends le collier après une semaine consacrée à une remise en état de marche de ma vieille carcasse; et, allez savoir pourquoi j’ai choisi d’évoquer cet immense libre-penseur que fut Denis Diderot. Fils d’un riche artisan coutelier, il est élève chez les jésuites, destiné à la prêtrise et tonsuré à 13 ans. Au collège d’Harcourt à Paris, il devient maître ès arts 220px-Denis_Diderot_111à 19 ans. Il poursuit ensuite des études tout en menant une vie de bohème, et se libère progressivement de la pensée religieuse de son temps. En 1746, il écrit ses « Pensées philosophiques » suivie de « Pensées » 1747, violentes attaques contre le christianisme. En 1749, il affine sa pensée matérialiste, avec « Lettres sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient », mais cela entraîne son arrestation. Après trois mois de prison, il est libéré sur les instances de son éditeur, qui vient de lui confier avec d’Alembert, la direction de « l’Encyclopédie », travail gigantesque auquel il va consacrer plus de vingt ans de sa vie.

En 1751, le premier volume voit le jour. Huit ans plus tard, les sept premiers tomes sont condamnés par le pouvoir royal mais l’Encyclopédie se poursuivra jusqu’à son terme, dans une encyclo_diderot-180x300semi-clandestinité. Il trouve encore le temps d’écrire des essais sur le théâtre dont « Paradoxe du comédien » où encore des romans comme « La Religieuse » 1760, « Le Neveu de Rameau » 1761, « Jacques le Fataliste et son maître », etc. Il entretient également une importante correspondance littéraire, et se fait même critique d’art. Après une vie bien remplie, il meurt à Paris, mais malgré son radicalisme politique et son athéisme déclaré, il est enterré religieusement. « Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre » tel est son avertissement dans « Supplément au Voyage de Bougainville » 1772. Comment ne pas être d’accord ?

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ah, les yeux noirs de Django…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 23 janvier 2019, quatrième jour de pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes perce-neigede l’orthographe ne manqueront pas de relever qu’il faudrait dire à la perce-neige; et je ne vous parle même pas du pluriel, un truc à épater maître Capello lui même. Entre ceux qui en font un invariable et ceux qui mettent un S à neige… Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre. Fêtons dignement les Laouenan: Laouenan vient de « Laouen » qui signifie gai, joyeux, rieur comme dans l’expression Nedeleg laouenn (joyeux Noël): c’est ainsi que l’on nomme le roitelet en Bretagne. Laouenan fut disciple de roiteletTugdual (Tudal) et de saint Pol au VIe siècle. Au XVIIIe siècle, l’épiscopat fit détruire son prétendu tombeau à Tréflaouénan car il était un lieu où survivaient des pratiques religieuses pré-chrétiennes. Il a laissé son nom à la commune de Tréflaouénan. Comment ! Vous ne connaissez pas Tréflaouénan ? (normalement on ne devrait pas mettre d’accent), cette commune du Nord-Finistère dans le Léon devait être un lieu de passage pour les migrants de l’époque. C’était bien avant le tunnel et surtout, dans l’autre sens…

C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Django. De son vrai nom Jean-Baptiste Reinhardt, il vit le jour un 23 janvier, en 1910, dans une roulotte en Belgique. Il appartient à une famille de Rroms (gadjkénés) qui voyage en Europe depuis des lustres. Autodidacte, ce banjoïste découvre la guitare après de graves brûlures à la main à la suite d’un incendie survenu dans sa caravane. Il va inventer ce que l’on appellera plus tard, le jazz manouche. Ses fils, Babik, et petit djangofils, David, perpétuent aujourd’hui encore la tradition. Il a beaucoup joué et enregistré avec Stéphane Grappelli avec qui il va créer le quintette du Hot Club de France, mais il a aussi fait une tournée au Etats-Unis dans le Big Band de Duke Ellington. Tournée dont il gardait d’ailleurs, un assez mauvais souvenir. Son extraordinaire dextérité, malgré ses blessures à la main gauche, lui a valu de rencontrer les plus grands. Il a très largement contribué à faire connaître le Be-Bop en France et reste à mes yeux plus qu’un guitariste tsigane mais un vrai et grand musicien de jazz. Il enregistre son dernier disque en 1953 avec un jeune pianiste devenu célèbre: Martial Solal. Il mourra un mois plus tard. J’adore cette caricature de lui.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être; je vais en effet m’absenter quelques jours pour pratiquer un échange standard entre bassin et fémur.

Pluviôse: le cénobite se r’pose…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du stoïcisme et de la médecine par les plantes réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi vingt-deux Janvier 2019 c’est à dire le 3è jour de Pluviôse cinquième moisFragon du calendrier républicain français. Pour les puristes, je précise que Le décret du 4 frimaire an II orthographiait le nom du mois « pluviose », sans accent circonflexe. Ce jour était dédié au fragon, bien connu dans nos campagnes sous le nom de Petit-houx. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais. Pluviôse évoque toujours pour moi ce proverbe qu’utilisait mon aïeule: Glav da Sul, glav da Lun, Ha glav e-pad ar sizhun ( Pluie le dimanche, pluie le lundi, et pluie toute la semaine.) Cela ne devait pas s’appliquer à la Bretagne…

Tiens, à propos de Bretagne; dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un Trochu-200x300soulèvement populaire parisien ( prémisses de la Commune) pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par le Bouëdec et dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre château de Trévarez) installés dans l’hôtel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent. C’est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Et c’est encore un 22 Janvier, en 1905, qu’eurent lieu enterrement de Louiseses funérailles (ici à gauche, une eau- forte de Albert Peters-Desteract) elle vient de découvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU.  Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Pour Trochu : « la fin, c’est l’ordre, l’ordre seul, qui se résume en trois mots: Famille, Propriété, Religion. Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.