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Un gars d’la butte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la chanson libertaire et du kougloff réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 07 janvier 2020, 18è jour de Nivôse dédié à la pierre à chaux. N’oubliez pas que c’est Chassinun 07 Janvier (2015) que des malades enturbannés massacrèrent l’équipe de Charlie-Hebdo. Oyez chers lecteurs la belle histoire d’un gars pas ordinaire. A la demande générale, j’m’en va vous kaoser d’un p’tit gars de la Butte. Le 7 janvier 1887, naissance d’Henri Chassin à Belleville (Paris). Poète, chansonnier anarchiste et antimilitariste. Décédé le 20 Juillet 1964, il repose au colombarium du Père-Lachaise, case 728.

Cet antimilitariste qui se présentait comme le petit-fils d’un Communard, savait de quoi il parlait. Après sept années passées sous l’uniforme militaire chez les « la-vache-enragéeZouaves », il est envoyé au front en 1914. Refusant de tuer, il déserte, mais est repris et envoyé pour cinq ans dans les bataillons disciplinaires d’Afrique à Sidi-Bel-Abbès. Il s’en évade à trois reprises, sans succès, il sera même un temps interné en hôpital psychiatrique. Il était auteur de  poésies et de chansons engagées qu’il chantait dans les cabarets Montmartrois, il interprétait aussi les textes de Gaston Couté et d’Aristide Bruant. Il rejoindra le groupe de « La Vache Enragée » et prendra part aux activités de « La Muse Rouge ». Conseiller municipal de la Commune libre de Montmartre il était le crtaste-fesseséateur avec Bernard Salmon, avec qui il avait reformé le groupe des Hydropathes, des matinées du « Tire Bouchon ». Il était également le président des Sauvagistes et des amis de Gaston Couté. On retrouve son nom dans l’annuaire de la confrérie des chevaliers du taste-fesses: Membre fondateur, doyen d’âge, triumvir du club des hydropathes et de l’aquadémie de Montmartre. Il est vrai qu’il est en bonne compagnie puisque on y trouve aussi, Boris Vian, Léo Campion, Jean Rigaux, et tant d’autres joyeux drilles. En 1927, il publiera un recueil de ses poésies « Machin de Belleville » et en 1933 il sera initié à la franc-maçonnerie à la loge Agni du Grand Orient de France à Paris.

Sacré bonhomme, on va lui faire une place dans notre galerie de portraits. Allez, merci de la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

j’t'dis qu’c'est le grand Dizzy…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la mécanique des fluides et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 06 janvier 2020, 17è jour de nivôse dédié à la marne. Rien à voir avec les taxis…

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition du grand Dizzy, qui est au Bebop ce que Beethoven est à la sdizzy-Gymphonie… John Birks « Dizzy » Gillespie, né à Cherawen Caroline du Sud le 21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz. Avec Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants trompettistes de l’histoire du jazz, ayant participé à la création du style Bebop et contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz. Ecoutez ces deux géants.

Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans sa popularité auprès gillespie-D-du public. En tant que musicien, il avait une technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante. Après avoir joué avec Cab Calloway, il fonde son propre groupe dans lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk. Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker. N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette à…Miles Davis! Gillespie se déclare candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House », que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney General… Etonnant, non ?

Allez, rien de tel qu’un peu de jazz pour oublier la nôtre d’élection présidentielle; celle d’hier et celle à venir. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est reparti pour un tour…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la neige en hiver et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 04 Janvier 2020 qui correspond au quinzième jour de Nivôse dédié au lapin. Votre blogue préféré à bien failli rater le 800px-René_Madec-235x300passage vers l’an nouveau. Blocage, piquet de crêve, batterie à plat, rien à faire pour redémarrer. Mais comme disait ce vieux Jean: patience et longueur de temps… Et tout rentra dans l’ordre ! J’en connais qui vont fêter les Madeg. Madeg était un compagnon de Gwenneg. On suppose qu’il était l’un des nombreux frères du roi Judikael (roi des bretons qui fut soumis à l’allégeance par le bon roi Dagobert), et qu’il fit partie de ceux qui suivirent leur aîné Josse dans son voyage dans le Nord, qui se termina par la fondation d’une abbaye à Wormhoudt (59), non loin de Dunkerque.

C‘est justement un 04 Janvier en 629 qui vit l’avènement de Dagobert 1er à la mort de son père Clothaire II. Or donc, Dagobert qui, jusque-là, régnait sur l’Austrasie, se fait reconnaître roi de Neustrie par les évêques et les leudes (les hommes qui entourent le souverain). Son frère cadet Charibert (ou Caribert) obtient en compensation le gouvernement de l’Aquitaine. Deux ans plus tard, sa mort permet à Dagobert de reconstituer temporairement l’unité du Regnum Francorum de son ancêtre Clovis. Le roi, à Paris, s’entoure d’une cour relativement fastueuse et de conseillers émérites, comme le « bon saint Éloi » de la chanson, son argentier, qui ne manque pas de lui reprocher sadagobert-1st-king-of-france-from-628-to-638-history-of-france-by-jhenry-dc60yn débauche. Il soumet les Gascons et le chef breton Judicaël, signe même un traité d’amitié avec l’empereur byzantin Héraclius. Mais en 634, cédant à la pression des nobles d’Austrasie, il a la faiblesse de leur donner un roi en la personne de son fils de 10 ans, Sigebert III… C’est le début de la fin pour les Mérovingiens, inexorablement, ses souverains perdent le pouvoir effectif au profit de leur maire du palais (conseillers du Prince). Cela leur vaudra la réputation de « rois fainéants ». Oui, bon, d’accord mais, quel rapport avec Madec ? Aucun ! Ce prénom est encore porté; mais est aussi devenu un patronyme, illustré par le nabab René Madec, de Quimper, qui créa une armée privée qu’il mit au service du grand Moghol, Shah Alam II, qui le fit Nabab de première classe. Plus tard il deviendra roi des Indes; il faudra que je vous conte ses aventures un de ces jours. En attendant, portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est le jour du fléau…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

Amis de la figure de style et du chou braisé réunis, bonjour ! Nous somme le Lundi 30 Décembre 2019. L’année déjà a fini sa carrière…Vous connaissez la suite. Le 3O décembre est le dixième jour O.L.-Barentonde Nivôse dans notre désormais célèbre calendrier républicain, et, Fabre d’Eglantine avait choisi de dédier ce jour au fléau. Le notre ne devrait pas tarder à nous présenter ses vœux alors, faites comme moi, boycottez, éteignez la télé, allez boire un coup en méditant cette maxime extraite du livre de Auguste Detoeuf: « le capital c’est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent » (Auguste Detœuf – qui se fit connaître par son recueil d’aphorismes :P ropos de O.L. Barenton, confiseur. Éd. du Tambourinaire, 1962. .

Comment peut-on s’appeler Artie Shaw ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à Saint-Pol-de-Léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn; point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent. Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le Artie-D-pseudonyme d’Artie Shaw.En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday, ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un shaw_AJS2007orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis.

Voilà pour ce début de semaine qui ressemble à une fin d’année. En attendant une suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bethléem: Noel au pied du mur…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la mistoufle et des restos du cœur réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 28 décembre 2019, 8è jour de nivôse que les républicains avaient dédié au fumier, allez savoir pourquoi, justement le jour où l’on célèbre les saints innocents mis à mort par Hérode d’Ascalon…

D’autres innocents mis à mal par leurs voisins sont les palestiniens. A bien des égards, Bethléem est devenue la ville emblématique sous occupation: sa population est confrontée à des violences quotidiennes, sa géographie historique et son paysage sont abîmés par l’expansion rois magesdes colonies illégales, le mur israélien de séparation enfonce profondément ses méandres dans son cœur et la coupe de ses liens ancestraux, politiques, sociaux, économiques et religieux avec Jérusalem et le reste de la Cisjordanie. Pour les Palestiniens qui vivent à Bethléem et dans ses environs, chaque Noël devient moins une raison de se réjouir qu’une raison de réfléchir sur l’immense tragédie qui s’est abattue sur la ville sainte où vit l’une des plus anciennes communautés chrétiennes de la Terre. l’occupation israélienne a radicalement limité la liberté de culte des Palestiniens et leur accès aux églises en Terre sainte. Depuis que le mur d’Israël est terminé dans la partie nord de la cité, Bethléem et Jérusalem sont désormais complètement coupées l’une de l’autre.

Ni le gouvernorat de Bethléem ni la cité n’ont échappé aux conséquences dévastatrices de l’occupation et de la colonisation implacables de la terre palestinienne par Israël. Créant « des réalités sur le terrain » qui rendent une solution à deux États impossible, Israël continue de mettre en œuvre une série de politiques qui combinent les éléments de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid pour, délibérément, étouffer et morceler Bethléem et ses environs. Ceci comprend notamment la confiscation continue de la terre derniere-oeuvre-artiste-britannique-Banksy-petite-creche-Noel-emmuree-exposee-20-decembre-2019-Bethleem-Cisjordanie-occupee_0_729_499palestinienne pour la construction des colonies et du mur israéliens en violation du droit international, de même que l’application forcée de restrictions physiques et administratives à la liberté de mouvements pour les Palestiniens, tant par un réseau toujours plus important de check-points et de barrages routiers que par un régime d’autorisations extrêmement sévère qui limite les lieux où les Palestiniens peuvent vivre, circuler et travailler. L’artiste de rue Bansky en a fait une œuvre exposée dans l’entrée de l’hôtel «Walled-Off»: Une petite crèche disposée devant des pans de mur transpercés par un obus.Vous qui me suivez depuis un moment, vous savez que je n’ai avec toutes ces religions et leurs églises respectives, aucune sorte d’affinités. Mais ce qui se passe à deux heures d’avion de chez nous, sous le regard complice et le silence assourdissant de la communauté internationale me révolte profondément. Celle-là même qui se mobilise et se dit prête à utiliser la force pour ramener dans le droit chemin quelques djihadistes égarés, détourne ostensiblement les yeux dès qu’il s’agit d’Israël.

Allez, c’est assez pour aujourd’hui, à l’allure où ça va, c’est pas demain que les Gazaouis connaîtront la joie et la gaieté. Nedeleg laouenn, bloavez mat ha yec’hed mat d’an holl, bonne année, bonne santé, salut et fraternité, vive la sociale et à bas la calotte…  Portez vous bien et à bientôt peut-être. je me répète mais, comme le dit Lewis Carrol: What I tell you three times is true.

L’humanisphère – L’utopie anarchique…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la procrastination et du trot monté réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 27 décembre 2019 et c’est le 7è jour de nivôse dédié à l’humus.

Le 27 décembre justement, en 1821, naissance de Joseph Déjacque, à Paris. Socialiste anti-autoritaire et véritable premier militant « libertaire » (mot dont il est l’inventeur semble t-il). Orphelin de son père, il est Dejacqueélevé par sa mère, lingère. Entré en 1834 comme apprenti, il devient, en 1839, commis de vente dans un commerce de papiers peints (chui pas sûr pour les accords). En 1841, il s’engage dans la marine, découvre l’Orient mais aussi l’autoritarisme militaire. En 1847, il commence à s’intéresser aux idées socialistes, et collabore au journal « L’Atelier ». L’insurrection parisienne de février 1848 met fin à la monarchie de Louis-Philippe, mais très vite l’alliance des bourgeois républicains et du prolétariat ouvrier vole en éclat. Déjacque publie un poème « Aux ci-devant dynastiques, aux tartuffes du peuple et de la liberté » dans lequel il se fait le porte parole des aspirations ouvrières.

En avril, les premiers affrontements ont lieu entre les forces de la bourgeoisie qui ont proclamé « La République honnête » et les ouvriers socialisants. Le 15 mai, l’Assemblée Constituante est envahie par les ouvriers, mais les principaux responsables socialistes sont arrêtés. Les ouvriers occuperont la moitié de la ville aux cris de « Vive la révolution sociale ». La répression est terrible, l’armée usant de l’artillerie, a-bas-les-chefsmassacre trois mille insurgés. Quinze mille sont arrêtés et déportés sur les pontons de Cherbourg et de Brest. Déjacque est parmi eux, bien qu’il n’ait pas participé directement à l’insurrection. Libéré en 1849, il rejoint Paris et, en août 1851, publie « Les Lazaréennes, fables et poésies sociales » qui lui valent aussitôt une condamnation à 2 ans de prison et 200 fr d’amende. En 1855, il signe le manifeste inaugural de l’A.I.T, puis se fixe à la Nouvelle-Orléans où il écrit « l’Humanisphère, utopie anarchique », et prend la défense des femmes dans une lettre à Proudhon où apparaît pour la première fois un vocable de l’invention de Joseph Déjacque, ‘‘libertaire’’. En 1861, découragé, il rentre en France à la faveur de l’amnistie. Mais, dans la misère, il sombre dans la folie et meurt à Paris en 1864.

Voila pour notre galerie de portraits. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Etienne, Etienne, Etienne !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’anarcho-syndicalisme et des roupettes à queue réunis, bonjour !

Pourquoi est-ce que j’évoque les roupettes à queues… Ah oui, ça me revient. Soyez indulgent, un lendemain de Noël. Donc, le 26 Décemroupettes à queuebre, c’est la saint Etienne; et dans certaines régions, notamment en Bretagne, on dit Saint Etiole… J’y viens, j’y viens… Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, était une encyclopédie vivante en matière de dictons, avait l’habitude de répéter: S’il pleut à saint Etiole, il n’est pas de badioles. Or, les badioles se sont ces petites cerises que l’on trouve dans l’Ouest et qui, mélangées à l’eau de vie, donnent les fameuses roupettes à queue. Voila pourquoi vous me surprenez, en ce lendemain de fête, à vous parler de badioles. D’ailleurs, pour les sceptiques, en Gallo, le mot Badiolet désigne une confiture de cerises. Etonnant, non !

A cette époque de l’année, j’ai toujours une (libre) pensée pour Jean Souvenance, de son vrai nom Serge Grégoire. Il était né à Antrain (Ille-et-Vilaine). Employé, puis chef de bureau   à la préfecture, il collabora Souvenancesous son pseudo à de nombreuses   publications anarchistes : Le Semeur, La Voix   libertaire, L’idée libre, L’unique, Ce qu’il faut dire… Militant pacifiste, il fut membre   du Comité directeur de la Ligue internationale des combattants de la paix puis fonda, après la Seconde Guerre mondiale, le Parti pacifiste internationaliste. Auteur de nombreux livres ou brochures, il a coordonné la publication d’une Anthologie des écrivains pacifistes en deux volumes. Au moment de son décès, c’était un 25 décembre, en 1962 à Saint-Brieuc, il était   président de la Fédération de la Libre Pensée des Côtes-du-Nord. Qu’il repose dans la paix qu’il souhaitait si ardemment.

Allez, je m’arrête là pour aujourd’hui. N’hésitez pas à passer faire un tour, c’est ouvert même pendant les vacances. A vrai dire, j’ai deux douzaines de Belon qui attendent sagement dans leur goémon que je veuille bien m’en occuper. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sans commentaires…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Ragtime for Christmas…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la beauté poétique et du canard à l’orange réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 24 décembre 2019, 4è jour de nivôse dédié au soufre, et on me dit que ce soir c’est la nuit de Noël. Bon, j’ai posé mes boutou-coat (sabots de bois) devant la cheminée, on ne sait jamais… sabots-dans-la-cheminee-1196715089-1149832-300x251Écrire c’est une façon de parler sans être interrompu disait Jules Renard, du coup le blogueur s’en donne à cœur joie. Je voulais profiter de ce 24 décembre donc, pour rendre hommage à un grand, très grand artiste, quasiment oublié malgré tout ce qu’il a apporté à la musique et à l’ancêtre du jazz:le Ragtime. J’ai nommé l’illustrissime Scott Joplin. Et pour commencer, voici un air qui vous est forcément connu, (rappelez vous le film L’arnaque) quand bien même vous ne sauriez identifier son auteur. Imaginez Harold Llyod où encore Charlot et même Groucho Marx, ils ont tous utilisé le ragtime pour illustrer leurs films.

Scott Joplin est né (croit-on) vers 1867 au Texas dans une famille Scott Joplinpauvre issue de l’esclavage. Pauvre mais musicienne, ce qui permis à Scott de révéler très tôt ses talents. L’histoire raconte que Scott enfant, accompagnait sa mère qui faisait le ménage dans les maisons des Blancs et c’est ainsi qu’il découvrit le piano. Il y fera d’ailleurs allusion dans son opéra Treemonisha en 1911. C’est en 1895, qu’il publie sa première œuvre, Please Say You Will, bientôt suivie d’une autre, A Picture of Her Face. L’année 1899 est celle de sa composition la plus célèbre : le Maple Leaf Rag. Cette pièce devient un véritable phénomène dans l’environnement musical américain, et la partition se vendra à au moins un million d’exemplaires dans les années qui suivent. C’est d’ailleurs la première composition dont la partition atteint ces ventes. Cependant, le compositeur touche une part infime sur chaque vente de ses morceaux (un cent par vente). La publication du Maple Leaf Rag fait de Joplin l’une des grandes figmaple leaf ragures de ce nouveau courant musical, et son nom devient bientôt synonyme de ragtime. Après avoir connu le succès et l’oubli, Scott Joplin va mourir en 1917 des suites de la syphilis, il avait 49 ans. Il aura marqué l’histoire de la musique Afro-américaine par son apport considérable. D’ailleurs, en 1976, Joplin reçoit à titre posthume le prix Pulitzer pour sa contribution importante à la musique américaine. Pour terminer ce billet, une anecdote amusante: Le troisième album de Lucky Luke s’appelle « L’homme de Washington »; et bien dans cet album, Lucky Luke rencontre Scott Joplin… Amusant, non !

Allez, joyeux Noël à tous, ne vous freinez pas sur les chocolats, goinfrez vous de foie gras, ne modérez pas votre consommation de bulles, mais, attention au verglas, sortez couverts, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Chet Baker…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

Amis du pied-à-coulisse et du trombone du même métal réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 23 décembre 2019, 3è jour de nivôse dédié au Bitume…

Tiens, c’est l’anniversaire de Chet Baker.

Chesney Henry, « Chet » Baker Jr, le jazzman blanc le plus dépressif de l’histoire est né le 23 décembre 1929 à Yale, Oklahoma. A 10 ans, Chet et sa famille déménagèrent vers la Californie du Sud, pendant l’âge d’or Chet Baker-G-du bebop. Pour les 12 ans de Chet, son père lui offrit un trombone . Le garçon trouvant l’instrument trop difficile l’échange pour une trompette. Il en jouera tout le long de sa scolarité. En 1946, il part à l’Armée, mais n’abandonne pas son instrument pour autant, il jouera d’ailleurs avec l’Army Band dans le Berlin conquis. Il passe avec succès une audition pour Charlie Parker et trouve le succès en 1952 au sein du Gerry Mulligan’s pianoless quartet, qui joue régulièrement à Hollywood. Chet s’illustre par la force de son solo sur le morceau « My Funny Valentine » , un morceau qu’il gardera comme fétiche tout au long de sa vie. A gauche superbe photo extraite du film Let’s get lost de Bruce Weber.

Après un séjour en Europe,Il retourne aux Etats-Unis en 1956 et devient accro à l’héroïne et à la cocaïne. Après un concert à San Francisco en 1966, il se fait agresser par des dealers. Sa mâchoire est fracturée et beaucoup de ses dents (très fragilisées par des années de Chet-D-drogue) sont cassées. En 1973 Il recommence aussi à enregistrer, redevient toxicomane et repart en Europe, où il tourne et enregistre de plus en plus régulièrement, principalement à cause de ses besoins d’argent pour acheter sa drogue. Le vendredi 13 mai (pas d’bol) 1988 à Amsterdam, Chet Baker tombe de la fenêtre ouverte de sa chambre d’hôtel. Sa carrière prend fin brutalement, alors que ses qualités musicales sont au plus haut. Une autopsie révèle qu’il n’était ni saoul ni drogué au moment des faits. Son corps sera enterré au Cimetière du Parc d’Inglewood, en Californie.

Allez, je ne suis pas sûr que cela vous redonne le moral mais bon… Portez vous bien et à bientôt peut-être.