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En sortant de l’école…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’école émancipée et du veau jardinière réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 08 octobre 2018, 17è jour de vendémiaire dédié à la citrouille. Il y a quelques jours, le 05 Oct., se déroulait la journée mondiale des enseignants. Le 8 octobre 1966 voit la mort d’un grand pédagogue, pacifiste, syndicaliste et libertaire, je veux parler de Célestin FREINET.

Il était né 70 ans plus tôt dans les Alpes-Maritimes et s’était très vite dirigé vers l’enseignement. En 1912, il entre à l’école normale d’instituteurs de Nice. Il est mobilisé en 1915 et gravement blessé en octobre 1917. Dès 1924, il introduit une imprimerie dans sa petite classe rurale et collabore à des journaux comme « l’école émancipée » qui rendent compte de ses travaux. Il met au point une pédagogie celestinpopulaire fondée sur le respect des enfants (expression libre notamment). En 27, il crée avec un petit groupe d’enseignants, la coopérative de l’enseignement laïc. C’est ce groupe qui va produire le film de Yves Allégret « la pomme de terre » avec les frères Prévert comme acteurs. Pris pour cible par l’extrême droite, il sera poussé à la démission en 34. C’est à Vence qu’il va ouvrir « l’école Freinet » avec sa compagne Elise. L’arrivée du front populaire va lui permettre de poursuivre ses recherches et l’école accueillera en 37 de jeunes espagnols victimes de la guerre. Arrêté en 40 il est interné dans divers camps du sud de la France avant d’être assigné à résidence. Il rejoint le maquis FTP de Briançon et animera le comité départemental de libération de Gap. C’est le film de Chanois, « l’école buissonnière » qui va populariser le mouvement Freinet mais il faudra attendre 1964 pour qu’il soit reconnu par les autorités.

Après sa mort, sa compagne Elise poursuivra la gestion de l’école jusqu’en 1981 puis, leur fille Madeleine reprendra le flambeau jusqu’en 91, date où l’école rejoindra le giron de l’éducation nationale. J’ai eu le bonheur de côtoyer Paul le Bohec (ci-dessous en photo) compagnon historique de Célestin et Elise Freinet; il a su me faire partager sa passion pour une éducation libre, émancipatrice et respectueuse de l’enfant. Quand on assiste aux coups qui sont portés aujourd’hui au service public de l’éducation, on mesure tout le travail de ces grands Le Bohecanciens. En effet, au cours des débats concernant l’école, on entend surtout les protagonistes faire preuve de surenchères quand au nombre de postes qu’il conviendrait de créer ou la couleur de l’uniforme à faire porter par nos chères têtes blondes. Je n’entend guère de propositions relatives à une pédagogie ouverte, active, offrant à l’enfant toutes les possibilités d’exprimer sa personnalité. Pour ne pas conclure, je veux juste citer une chercheuse qui a travaillé les méthodes Montessori: « Aujourd’hui l’école donne à faire à l’enfant des taches indignes de son intelligence. Il faut être plus ambitieux. Lors des trois premières années de sa vie, l’enfant se lève seul, il apprend à marcher, à parler sa langue, et il apprend cela tout seul sans aucun maître. Et nous, pour les trois prochaines années de sa vie, en maternelle, nous lui proposons comme programme d’apprendre les 26 lettres de l’alphabet et de compter jusqu’à 30.»

Maintenant, c’est vous qui voyez… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Une fada de fado…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la tristesse infinie et du bacalao réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 06 octobre 2018, 15è jour de vendémiaire dédié à l’âne, chacun se reconnaîtra… Je me souviens d’une promenade à la fraîche dans les ruelles de l’Alfama, quartier de Lisbonne, et des échos d’une musique envoutante émanant d’un cabaret. Je venais de découvrir le Fado. Les capitaines faisaient la révolution, un oeillet dans le canon du fusil et le peuple portugais re-découvrait avec ivresse les joies de la démocratie. Dès le lendemain je me mis en quête d’un disque d’Amalia Rodrigues. Elle est décédée un 6 octobre en 99 ce qui me donne l’occasion d’en parler ici.

Surnommée la reine du fado, c’est certainement la chanteuse qui a le plus popularisé le fado dans le monde. Elle a enregistré plus de 150 disques au cours de sa carrière. Elle était née en 1920 dans la freguésia de Pena à Lisbonne (en france on dirait la paroisse). Elevée de manière assez stricte (et religieuse) par sa grand-mère elle connaît une jeunesse marquée par plusieurs tentatives de suicide. Elle va épouser un guitariste mais leur amalia Dunion ne durera guère et quand le mari demande le divorce elle décide de se suicider devant sa porte en avalant de la mort aux rats. Elle se remariera avec un ingénieur brésilien. Nous sommes dans les années 60 et le régime de Salazar est florissant. Après la révolution, certains reprocherons à Amalia d’avoir été un peu trop proche de ce régime. Le dictateur avait pourtant fait interdire Abandano fado de peniche, considéré comme un hymne aux prisonniers politique de la forteresse qui portait ce nom. Elle fut néanmoins décorée par Mario Soarès et reçut la légion d’honneur des mains de François Mitterrand. Amália Rodrigues décède le 6 octobre 1999 à l’âge de soixante-dix-neuf ans, des suites d’une maladie au cœur, quelques temps après son retour de sa maison de vacances dans l’Alentejo. Son décès plonge les Portugais dans une grande tristesse. Le président de la République portugaise oeilletsde l’époque, Jorge Sampaio, décrète un deuil national de trois jours. À ses funérailles, des centaines de milliers de Lisboètes descendent dans les rues pour lui offrir un ultime hommage. Lors de ses funérailles, elle avait voulu que sa musique Grito soit chantée. Elle est enterrée au cimetière des Prazeres, à Lisbonne. Quelques heures après le décès de la chanteuse, un journaliste portugais décrit ainsi l’ambiance générale : « C’est trop de douleur pour un si petit pays ». Suite à son décès, les partis politiques décident de suspendre le dernier jour de campagne électorale pour les législatives qui se déroulent cette année là. Il n’y a plus qu’à attendre la mort de Mireille Mathieu pour que Macron se retire…

Allez, merci à vous de passer par ici. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Où résida le réséda ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’arlésienne et du canotier réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 05 du mois d’octobre 2018, date qui correspond au quatorzième jour de vendémiaire dédié au réséda. C’est d’ailleurs le 14 de vendémiaire de l’an II que fut crée par décret le resedacalendrier républicain. Le nom de réséda vient du latin resedare qui signifie calmer en raison de ses propriétés médicinales. Certains feraient bien d’en consommer quelque peu… La Rose et le Réséda est un poème de Louis Aragon. Il s’agit d’un appel à l’unité dans la Résistance, par-delà les clivages politiques et religieux. Vous savez, celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas.

Magnifique non! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Le cénobite en goguette…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’Internationale ouvrière et  du velouté de potimarron réunis, bonjour ! Oui, nous sommes le  Jeudi O4 octobre 2018 mais, je n’y suis pour rien. Ce treizième jour de vendémiaire était généralement le jour du potiron pour nos amis républicains. Quand à notre police républicaine, il a suffit qu’elle apprenne la démission de son ministre de l’intérieur pour remettre la main sur celui qui s’était fait la belle spectaculairement il y a quelques temps (Redoine Faïd) pour le coup, c’est lui qu’ils vont remettre à l’intérieur.

Le 4 octobre 1816 est aussi le jour qui va voir la naissance de Eugène POTTIER, pottierpoète , Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que vous voudrez. Lorsque j’étais enfant, à Douarnenez (29), le fond de la ria du Port-Rhu était notre terrain de jeu. Il y avait là près du cimetière des bateaux, un vieux thonier qui attendait sa fin en s’envasant paisiblement et qui portait le nom de « Eugène POTTIER ». A cette époque là, on laissait les bateaux mourir de leur belle mort; le moment venu,on les remorquait vers un coin de rivière ou de plage et on laissait le temps faire son œuvre. Je ne savais pas encore ce que nous lui devions à ce grand monsieur.

Eugène Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises ou chansonniersl’Internationale. Membre de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la Commune dont il sera élu pour le 2ème arrondissement. Il parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux États-Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale. Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa coloration libertaire. Comme quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses semblables.
« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,
Décrétons le salut commun. »

Ces goguettes qui ont prospéré en France jusqu’au début des années 1900 et qui portaient le nom de Gais pipeaux, Lice chansonnière, Les bergers de Syracuse, ou la Muse rouge ont goguettegénéré de nombreux « chefs-d’œuvres » c’est ainsi que l’on doit au goguettier Lillois  Alexandre Desrousseaux le fameux « p’tit Quinquin ». Ici une représentation d’une soirée à la Lice chansonnière par Daumier. Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie. Anecdote: En 1910, Lénine qui vit à Paris, assiste au N° 49 de la rue de Bretagne à une goguette révolutionnaire à La muse rouge…

Tiens, j’aperçois un Clynelish qui me tend les bras, la distillerie capte son eau dans le torrent Clynemilton Burn et la maturation en fûts de chêne ne dure pas moins de quatorze ans. Le temps de m’en bourrer une petite et je vous poste ça.



 

Stevie Ray Vaughan…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la royale bravitude et du coco Paimpolais réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 03 Octobre 2018. En ce douzièmStevie Raye jour de vendémiaire, consacré à l’immortelle, coup de chapeau à un artiste qui en portait toujours un: Stevie Ray Vaughan. Il est né un 3 octobre à Dallas, on lui doit l’apport de la guitare électrique dans le blues. En 2003, le magazine Rolling stone le classe parmi les meilleurs guitaristes de tous les temps, excusez du peu. Il va beaucoup s’inspirer de Jimi hendrix et de BB King mais aussi de Buddy Guy dont je vous ai déjà parlé ici.

C‘est David Bowie qui va le repérer au Montreux Jazz Festival et l’inviter à jouer sur son album Let’s dance, sorti en 1983. Aux prises avec la drogue et l’alcool au milieu des années 1980, il commence une cure stevie ray vaughande désintoxication en Géorgie, et s’en sort totalement. Pour son retour, il enregistre l’album In Step en 1989, qui remporte le Grammy Award du meilleur disque de blues contemporain. Son retour sur le devant de la scène sera de courte durée puisqu’il va trouver la mort dans un accident d’hélicoptère le 27 août 1990. « Personne ne m’avait autant imposé le respect. La première fois que j’ai entendu Stevie Ray, c’était à la radio, dans ma voiture, je ne savais pas qui il était, et je me suis dit : ce gars-là va faire trembler le monde. » Eric Clapton.

En tous cas, ça balance sévère !

Pomme de terre & salami…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Europe enchantée et de l’eau ferrugineuse réunies, bonjour ! Aujourd’hui un clin d’œil particulier à nos amis Helvètes qui sont nombreux à suivre les aventures du « cénobite tranquille ». On connaissait le magnifique sketch de Bourvil à propos de l’eau ferrugineuse, voici celui de Hans-Rudolf Merz, ministre des finances de la Suisse, à propos de la taxation du salami. Pas besoin de maîtriser le Suisse alémanique pour goûter le sel de la situation.

https://youtu.be/3M04W1x4xZM

Qui a dit que la guerre était chose trop sérieuse pour qu’on la confie à des militaires ! En tous cas, il faudrait peut-être réfléchir avant de confier la politique à des politiciens. Savez-vous que le 02 octobre correspond au onzième jour de vendémiaire qui était le jour dédié à la pomme de terre. Il y aurait tant à dire sur cet aliment de base qui nous vient de la Cordillère des Andes, que j’avoue y avoir renoncé. Je préfère vous inviter à admirer ce chef d’œuvre de Albert ANKER, daté de l'éplucheuse1886 (pas Anker, son œuvre) et qui porte le doux et poétique nom de: Die kleine kartoffelschälerin, c’est à dire, la petite éplucheuse de pommes de terre. Ce qui est amusant dans ce rapprochement un peu osé, c’est que Albert Anker fut député du Grand Conseil du canton de Berne en 1870. Il était né et vivait à Anet près de Berne. C’était un monsieur très sérieux et je ne l’imagine guère plié en deux sur les bancs de l’assemblée en écoutant son président lui parler de l’importation du Salami. Il a eu six enfants « d’avec sa femme » et je le soupçonne d’en avoir fait ses modèles. En tous cas, je trouve ses peintures absolument remarquables. Je ne suis pas certain d’obtenir une telle perfection dans la maîtrise des ombres et de la lumière avec le dernier des numériques.

Voila ce que devient un billet quand on a rien à dire… Il suffit parfois de savoir prendre l’Helvétie pour une lanterne. Et la lumière jaillit ! Allez, merci pour votre indulgence à l’égard de l’auteur, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La bourse ou l’avis…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la contre-culture et du navarin aux pois chiches réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 1er octobre 2018, dixième jour de Vendémiaire dédié à la Hoel_de_Nantescuve. Par ici (Bretagne) on fête les Uriell qui était une des filles de Hoël III, roi de l’Armorique, qui, marié vers 590, à Pritelle, en eut seize garçons et six filles (j’texplique pas les alloc…). Continuons d’accrocher aux cimaises de notre galerie de portraits le souvenir de ces militants que l’ingratitude populaire a reléguer aux oubliettes de l’histoire. (C’est beau comme du Zola.)

Aujourd’hui 1er octobre saluons Fernand PELLOUTIER puisque c’est le jour anniversaire de sa naissance en 1867. Socialiste Républicain puis anarchiste, il sera un syndicaliste révolutionnaire jusqu’à la fin de ses jours. Il débute (mal) sa scolarité en fréquentant le petit séminaire de Guérande (ça manque pas de sel !). Séminaire d’où il sera d’ailleurs renvoyé. Dès lors il s’oriente vers le journalisme et collabore à « la pelloutierdémocratie de l’Ouest » dont il prendra bientôt la direction. Il fonde ensuite à Saint Nazaire une section du parti ouvrier français « l’émancipation ». Au congrès ouvrier de 1892 il se distingue par son appel à la grève générale universelle, ce qui l’oppose à Jules Guesde et entraine sa démission. En 1895, il devient secrétaire général de la fédération des bourses du travail. Ce sera son oeuvre maîtresse à laquelle il va consacrer jusqu’à ses dernières forces. Atteint de tuberculose, il succombera le 13 mars 1901, il n’a que 33 ans. « …Nous sommes ce que ne sont pas les politiciens, des révoltés de toutes les heures, hommes vraiment sans dieu, sans maîtres et sans patrie, les ennemis de tout despotisme…C’est à dire de toutes les dictatures, y compris celle du prolétariat. » (Sources: L’éphéméride anarchiste)

Allez, merci encore pour vos visites, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Plates-bandes d’amarantes…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du Bakouninisme éclairé et du filet mignon réunis, bonjour !

En ce huitième jour de vendémiaire, nous célébrons l’amarante (non, c’est pas  celle à qui vous pensez.) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été cultivée pour l’alimentation notamment en Amérique Latine. Les graines étaient grillées et les feuilles consommées comme légumes verts. Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante étaitamaranthe utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévissait durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amarante a, depuis le XXe siècle, presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). Tiens, on me prie de signaler aux cuistots du dimanche que les feuilles d’amarantes se cuisinent comme les épinards. Il y a aussi ce poème de Rimbaud qui commence comme ceci: Plates-bandes d’amarantes jusqu’à l’agréable palais de Jupiter

Ceci étant et, toutes choses égales par ailleurs comme disait mon aïeule, ma poésie n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. Cf les derniers commentaires postés sur ce blog et dont je vous épargne la lecture. Je ne sais plus qui a dit: « Pas de liberté pour les ennemis de moinela liberté » mais, ça mérite réflexion… Allez, trêve de polémiques et retrouvons l’atmosphère bucolique, dont les synonymes se passent de commentaires, eux: Agreste, pastoral, champêtre, rural, campagnard, et qui caractérisent l’ambiance que veut adopter ce blog. Tel un joyeux cénobite, depuis ma retraite de Keramoal, je me plais à vilipender les travers de notre société que les marchands du temple ont décidé de brader à l’encan. Quand bien même, ils trouvent dans la blogosphère quelques hérauts pour les défendre à tous crins, l’heure viendra où il leur faudra rendre compte devant le peuple souverain.

Bon, après une tirade comme celle là je peux aller aux champignons. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un peu d’érotisme dans ce monde de brutes…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Vendredi 28 septembre 2018, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte.

J’évoque les seventies car c’est en effet en 1974 que paraît le film EMMANUELLE de Just Jaecking (c’est Just son prénom !) qui va propulser Sylvia Kristel au rang de star internationale. J’en parle aujourd’hui car elle est née un 28 septembre en1952 aux Pays-Bas. C’était une petite fille très intelligente, il paraît qu’elle avait un QI de 165, ce qui lui a permis de sauter(déjà) plusieurs 800px-Sylvia_Kristel_(1973)classes. Nous étions quelques années après 68, la libération des mœurs avait fait son chemin, l’érotisme cherchait le sien, c’était avant que Canal+ n’installe le porno sur ses écrans le samedi à minuit… Elle parle couramment le néerlandais, le français, l’italien et l’anglais ce qui l’aide à débuter sa carrière de mannequin à 17 ans et de devenir Miss TV Europe… Quand bien même, ce rôle va lui coller à la peau toute sa vie, elle a aussi tourner dans des films de Mocky Un cercueil n’a pas de poches, de Chabrol Alice ou la dernière fugue, de Roger Vadim Une femme fidèle et même dans René la canne de Francis Girod. On lui doit la réalisation du film Topor et moi en 2004.

J‘ai vraiment un faible pour les années 70, du point de vue cinématographique. Imaginez: Tristana de Bunuel en 70 – Duel de Spielberg en 71 – en 72: L’attentat de Boisset, Cabaret de Bob peinture kristelFosse, Fellini’s Roma. 73: Mean streets de Scorcese, Etat de siège de Costa-Gavras, Les noces rouges de Chabrol. 74: Dupont-Lajoie, Les valseuses. 76: Un après midi de chien de Lumet. 79: Apocalypse now de Coppola… Et je pourrai rallonger la liste tant cette décennie fut féconde en chefs-d’œuvre. J’ajouterais, autres magnifiques créations, que mes deux gars sont nés dans les années 70 et ça, c’était pas du cinéma… Pour en revenir à notre Emmanuelle, après une vie compliquée où elle sera confrontée à la maladie, l’alcool, la drogue et la tromperie de son deuxième cuny Gmari qui va la dépouiller entièrement, elle se consacre désormais à la peinture aux Pays-Bas et connaît semble t-il, un certain succès. En 2006 elle a publié son autobiographie sous le titre de Nue dans lequel elle raconte son calvaire. Photo de gauche, l’inoubliable et exceptionnel Alain Cuny qui lui donne la réplique dans Emmanuelle. Si vous avez l’occasion, ne ratez pas Le maître et la Marguerite d’après le roman de Boulgakov mis en scène par Petrovic. Peut-être dans une salle art et essai si il en reste…Sylvia Kristel est décédée en octobre 2012 a Amsterdam

Allez, on va s’arrêter là pour aujourd’hui, à chaque jour suffit sa peine disait mon aïeule qui avait une maxime pour chaque situation. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Auguste le Lann: Un anar brestois…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la physique quantique et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 27 Septembre 2018, sixième jour de Vendémiaire dédié à la Balsamine. Cette espèce (comme d’autres espèces voisines) doit son nom d’impatiente à la forte réactivité de son fruit au toucher : la capsule mûre explose quand on veut la saisir et peut projeter les graines à quelques mètres.

L’homme du jour est brestois:Auguste LE LANN, militant anarchiste et anarcho-syndicaliste breton. Il est né le 16 février 1904 à Lambézellec (dép. du Finistère). Très jeune orphelin, suite à la mort de son père durant la Première guerre mondiale, libertaire-Lochuil est pupille de la Marine nationale. Déjà repéré par les autorités, il effectue son service militaire dans un bataillon disciplinaire à Saint-Brieuc. Embauché comme ouvrier chaudronnier à l’Arsenal de Brest, il y rencontre Jules Le Gall et Victor Pengam, qui travaillaient dans le même atelier. Auguste Le Lann, est nommé secrétaire du Conseil d’administration de La Maison du Peuple. ll figure alors sur les fichiers du « Carnet B » qui recense les antimilitaristes. A partir de 1925, il est secrétaire des « Jeunesses Syndicalistes » et membre de « l’Union Anarchiste » (UA), et responsable de la diffusion du journal « Le Flambeau »(1927-1934), organe mensuel d’éducation, de libre pensée et de combat. En 1936, il est secrétaire du groupe de l’UA de Brest et membre de la « Ligue Internationale des Le_flambeau_FranceCombattants de la Paix » (LICP). En 1937, il est secrétaire de la « Fédération libertaire de l’Ouest » et de « Solidarité Internationale Antifasciste » (SIA), pour la région. Auguste Le Lann sera cette même année, à Paris, délégué du Groupe libertaire de Brest, aux côtés de René Lochu et René Martin lors d’un congrès où ils rencontrèrent Louis Lecoin. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier, puis est libéré en 1941.

Le 22 septembre 1942, il est arrêté et interné durant deux mois au Camp de Voyes. Durant l’occupation, il est étroitement surveillé, son logement sera à plusieurs reprises perquisitionné par la police de Vichy. Après la Libération, il reconstitua le sia_janvier_1938_collecte_tract_dossier_1_i_46_brest-2-300x224Groupe d’Études Sociales de Brest et, membre de la « Fédération anarchiste française », en sera le responsable départemental. Également militant anarcho-syndicaliste, il adhérera à la CNT Française. En août 1947, il sera membre d’un comité de grève à l’Arsenal. Après avoir collaboré au « Libertaire » après la Libération, il participera ensuite au « Monde Libertaire ». Toujours militant de la CNTF sur la fin de sa vie, il participait aux journaux « Le Combat Syndicaliste » et « Espoir » et était secrétaire du comité régional de l’Ouest de SIA. Auguste Le Lann est décédé à Brest le 27 septembre 1974.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.