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Les faucheurs de marguerites…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du tarot de Marseille et de la flute enchantée réunis, bonjour ! Nous voici le Dimanche16 avril 2017, 27è jour de GerminalBoby dédié à l’Anémone… C’est le dimanche de pâques quoi ! Anémones, Pâques, pâquerette, les petites fleurs, le printemps, cela me fait à chaque fois penser à cette fameuse pochette de disque de Boby LAPOINTE, pull marin, le nez dans les pâquerettes ; dessin naïf que l’on doit à l’artiste Maurice Green. Souvenez vous de: Ta Katie t’as quitté – La maman des poissons – Marcelle – Framboise… Plus tard on le retrouvera au cinéma dans « Max et les ferrailleurs » ou « Les choses de la vie ».

Pendant que les petites fleurs s’épanouissent, les grands de ce monde continuent à jouer à: «kicékalaplusgrosse». C’est ainsi que samedi dernier, à l’occasion du 105e anniversaire de la naissance de Kim Il-Sung, le fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), une gigantesque parade militaire organisée à Pyongyang missile coréeréunissait des dizaines de milliers de soldats des armées de Terre, de l’Air et de la Marine, devant le dirigeant du régime nord-coréen, Kim Jong-Un. Dans le même temps  le président américain a déjà annoncé qu’il avait envoyé une « armada très puissante » de navires vers les côtes de la péninsule coréenne. Un groupe d’attaque de la marine américaine comprenant le porte-avions Carl Vinson va se rendre de Singapour vers la partie ouest du Pacifique pour assurer une présence au large de la péninsule coréenne.

 

Histoire de montrer ses muscles, oncle Donald avait Bombinetteauparavant larguer sur l’Aghanistan une bombinette de dix tonnes considérée comme «la mère de toutes les bombes». Cette bombe est dite à «effet de souffle». Les USA la développe depuis la guerre du Viêt-Nam. Les Américains avaient alors appelé cette bombe la «coupeuse de marguerites». Initialement, elle était destinée à la déforestation. Son fonctionnement est simple : la bombe libère dans un premier temps un combustible dans les 150 mètres à la ronde. Puis une seconde explosion y met le feu. Dès qu’il s’agit de détruire, l’imagination humaine est sans limite… Combien de temps encore ces grands malades vont-ils jouer les docteurs Folamour avant de tout faire péter .

Allez, encore un œuf tiens, joyeuses Pâques, portez vous bien et à bientôt peut-être?

C’est le jour du Lilas…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la relativité et du p’tit gris de Bourgogne réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 15 avril 2017, 26è jour de Germinal dédié au lilas et jour de la Saint Patern. Patern austère en ce qui me concerne car, on sait peu de choses du personnage si ce n’est qu’il fut (sans doute) le premier évêque de Vannes (56) et qu’il fait partie des sept saints fondateurs de Bretagne. C’est grâce à l’auteur de la Vita Paterni, que de nombreux points d’ombres s’éclaircissent. Patern ou Padern, fils de SANT-PATERN-3-NB-200x300Petran et Guean, est un gallo-romain qui aurait immigré de Grande-Bretagne, plus exactement du Pays de Galles, au cours de la seconde vague de l’émigration bretonne en Armorique. Avant cela il fonde plusieurs monastères au Pays de Galles dont celui de Llanbadarn Fawr dans l’actuel comté de Ceredigion (Llan-Padern-Vaur – « Grande église de Patern »). Une autre légende veut que certains Rois d’Irlande furent convertis par Patern. C’est à Jérusalem qu’il aurait, au cours d’un pèlerinage, reçu la consécration épiscopale. Son arrivée sur le siège de l’évêché de Vannes serait due au chevalier légendaire de la Table Ronde et premier souverain du Broërec, Caradoc. C’est au cours du concile de Vannes vers 465, que l’avènement de l’évêque est historiquement attesté. Inutile de préciser qu’il trône en bonne place dans la vallée des saints à Carnoët; réalisée par Olivier Lévèque sculpteur de Pléneuf-Val-André.

https://youtu.be/HxrH6iA0MrA

Allez, soyez remercié pour votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Poètes, vos papiers !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la Loire inférieure et du Grolleau gris réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 14 avril 2017, 25è jour de Germinal dédié au pigeon. Ce qui, bien entendu, n’a rien à voir avec ce qui suit. Simplement, le 14 avril est la date anniversaire de la disparition d’un bonhomme qui mérite bien de faire partie de notre galerie de portraits.

Le 14 avril 1930, fin de l’aventure pour Vladimir Maïakovski, il vient de se tirer une balle en plein cœur. Poète, dramaturge, acteur, théoricien, peintre, affichiste et scénariste, Maïakovski est né à Bagdadi (Géorgie) en 1893. Issu d’une famille modeste, il s’installe à Moscou en 1906, après la mort de son père. Il adhère au Parti social démocrate (bolchévique) à 15 ans et participe aux manifestations révolutionnaires de 1905. Arrêté trois fois pour conspiration, il s’initie à la poésie alors qu’il est emprisonné à Boutyrskaïa en 1909. Il devient rapidement un maiakovskydes meneurs du mouvement futuriste après sa rencontre avec le poète et peintre David Bourliouk qu’il a connu en 1911 et qui lui a mis « le pied à l’étrier ». Tout en exploitant cette nouvelle poésie, il atteint des sommets de lyrisme dans La Flûte en colonne vertébrale ou dans son Nuage en pantalon (1914), véritable manifeste du futurisme, qui est le fruit de sa relation troublée avec Lili Brik qu’il a rencontrée en 1910 alors qu’il entretient une relation avec sa jeune sœur qui elle, deviendra célèbre, Elsa Triolet. Comme disait Jabiru dans son blog « c’était en quelque sorte le beauf d’Aragon ». Voici, à gauche, une photo de Maïakovski en compagnie de Lili Brik, revue et corrigée par la censure soviétique… Il lui écrira et lui dédiera sa vie durant ses plus belles poésies. Lili est déjà mariée avec Ossip Brik qui devient l’ami et l’éditeur du poète. Un ménage complice à trois s’instaure. Avec Serge Tretiakov ils fondent le journal LEF qui influencera toute une génération d’écrivains.

De retour à Moscou et après la révolution d’Octobre de 1917, qu’il accueille d’abord favorablement, il utilise, sincèrement, son talent au service du pouvoir politique, notamment dans le poème « Lénine » mais il se heurte rapidement au conformisme des critiques et du Parti. Il sillonne pourtant l’Europe en ambassadeur et visite Londres et Paris. Partout on écoute ce géant à la voix de stentor célébrer la révolution dont il est le chantre. Il se met au service de l’agence télégraphique russe et conçoit les images et les textes des posters satiriques vladimirAgitprop. Après une série de ruptures et de réconciliations, il se sépare définitivement de Lili en 1924. Il part pour une tournée de conférences à New York et il y rencontre Elly Jones, une jeune émigrée russe et de leur passion brève, trois mois, naît une fille Patricia Jones Thompson. Le 14 avril 1930 à 10 h 15, le poète harassé, qui par défi jouait aussi à la roulette russe, se tire une balle dans le cœur. Le dernier acte de la vie de Maïakovski s’est déroulé à Moscou, au numéro 3 du Loubianskyi Prospekt, appartement 12. La thèse du suicide semble évidente. Le poète qui exhortait la jeunesse à vivre, à la mort terrible d’Essenine, est lui aussi « reparti vers les étoiles ». On trouvera ce mot : « Maman, mes sœurs, mes amis pardonnez-moi – ce n’est pas la voie ( je ne la recommande à personne ) mais il n’y a pas d’autre chemin possible pour moi. Lily aime-moi ! ». Staline ordonne des funérailles nationales pour celui qu’il qualifiera plus tard de « poète de la Révolution ». « Ils l’ont tué une seconde fois » dira Pasternak.

Allez, le poète a (presque) toujours raison, portez vous bien et à demain peut-être.

Merde à Vauban…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du cinémascope et de la cotriade réunis, bonjour !  Nous sommes le Jeudi 13 avril 2017, 24è jour de Germinal, et, c’est pas des salades, c’est le jour de la roquette qui est une plante annuelle de la famille des Brassicacées, à fleurs blanches ou jaunâtres veinées de brun ou de violet; ses feuilles roquetteressemblent à celles des radis et des navets, botaniquement très proches, et ont une saveur piquante et poivrée. Et comme disait mon aïeule: de la roquette au bagne, il n’y a qu’un pas ! Bon, c’est pas pour me vanter mais… Il fait beau ! Et, force m’est de constater que les travaux des champs ne sont pas terminés; de lourds et pénibles efforts m’attendent encore. Oui, bon, ben, ils attendront hein !

L‘homme du jour c’est Clément DUVAL. Oh ce n’est pas un tendre ni un enfant de Marie mais un anarchiste comme il s’en faisait à cette époque là. Clément Duval, blessé à deux reprises pendant la guerre de 1870, avait été Duvalcassé de son grade de caporal pour indiscipline. Devenu anarchiste, il avait été avec A. Ritzerfeld l’un des fondateurs à l’automne 1882 dans le 17è arrondissement du groupe La Panthère des Batignolles, dont l’ordre du jour de la première réunion, paru dans L’Etendard Révolutionnaire du 15 octobre, portait sur « la confection des bombes à main ». Tout un programme ! Suite à l’arrestation en octobre 1886 d’un receleur, Clément Duval était accusé d’avoir été l’un des auteurs du cambriolage effectué le 5 du mois dans un hôtel particulier de la rue de Monceau qui avait été ensuite incendié par les voleurs.

Lors de son arrestation, il blessait ,« au nom de la liberté »,de plusieurs coups de couteau l’agent Rossignol qui l’appréhendait « au nom de la loi ». Emprisonné à Mazas, Duval se justifiât dans Le Révolté (12 novembre 1886) d’une condamnation à un an de prison pour vol en 1878. Lors du procès aux assises, le 11 janvier 1887 Duval justifiait son action dans une longue Bagnedéclaration :  » …Soyons logique, vous êtes la force, profitez en et s’il vous faut encore une tête d’anarchiste, prenez la, le jour de la liquidation on vous en tiendra compte…Vous m’inculpez de vol, comme si un travailleur qui ne possède rien pouvait être un voleur. Non , le vol n’existe que dans l’exploitation de l’homme par l’homme, en un mot par ceux qui vivent aux dépens de la classe productrice. »Le 12 janvier, Duval, dont la défense avait été éditée à 50.000 exemplaires sous le titre Le Pillage de l’hôtel Monceau – l’anarchiste Duval devant ses juges, était condamné à mort. Puis la peine était commuée en février en travaux forcés à perpétuité. Ici à droite, le bagne de St Laurent du Maroni.

Duval, matricule 21551, arrivait en Guyane le 24 avril 1887 à bord de « L’Orne » en provenance de Toulon. Il fut envoyé aux Iles du Salut où il resta 14 ans, dont de nombreux mois de cachot, et tenta à dix-huit reprises de s’évader. Transféré à Saint-Laurent-du-Maroni, il parvenait à s’évader avec huit autres le 14 avril 1901 et à gagner la Guyane anglaise d’où, le 17 juillet 1901 il écrivait à Jean Grave pour lui demander une aide de 500 fr, n’ayant ni travail, ni argent et disposant d’un mois pour quitter la colonie. En 1903 Clément Duval Moi Clémentparvenait à gagner les Etats-Unis où il était aidé par des anarchistes français et italiens. Il rédigeait ses mémoires publiées en 1907 en feuilleton dans le journal italien Cronaca Sovversiva (New York) et dont quelques pages seront publiées en France par L’En Dehors (octobre 1926 et mai 1931). Il aurait collaboré à plusieurs numéros de La revue anarchiste (Paris, 25 numéros de décembre 1929 à avril 1936). Clément Duval est mort à Brooklyn le 25 mars 1935. Il avait passé ses derniers mois chez Max Sartin et Fiorina Rossi qui se souvenant de lui, témoignait : « C’était un vieux petit homme, déformé par l’arthrite. Mais il faisait sa gymnastique tous les matins. Un camarade français, médecin, venait à la maison pour l’examiner. Nous l’appelions ’Il Nonno’, le grand-père, et les voisins pensaient que c’était le père de Max ». L’essentiel de ses mémoires a été publié et présenté, sous le titre Moi Clément Duval, bagnard et anarchiste (Ed. Ouvrières, 1991). Dans ses mémoires, il dit avoir côtoyé un certain « Papillon » mais qu’il n’appréciait guère son coté égoïste… Sources: Dictionnaire international des militants anarchistes. (R.D.)

Allez, aujourd’hui, on ne risque plus de rencontrer ce type de personnage haut en couleurs. Nous, on a Hanouna pour animer les jeux du cirque, c’est quand même autre chose en matière de conscientisation des masses laborieuses, hein camarade ! Merci beaucoup de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Copain comme Cochon…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des Penn-Sardinn et du thé au jasmin réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 12 avril 2017, 23è jour de Germinal dédié au pen sardinmarronnier. Le Penn-sardinn désigne l’habitant de Douarnenez (29) tandis que la penn-sardinn désigne la coiffe que portaient les belles douarnenistes dont mon aïeule souvent citée ici. Hier soir ARTE consacrait sa soirée à l’anarchisme; chose suffisamment rare pour être soulignée. Merci à l’ami Rem* pour m’avoir signalé ce programme.

Le 12 avril 1913, à Paris. L’anarchiste Georges COCHON (fondateur de la Fédération nationale des locataires) à la tête d’une manifestation de plusieurs milliers de sans-logis, investit l’Hôtel de Ville pour réclamer « Le droit au logement pour tous ». Le 25 avril 1959, mort de Georges Alexandre COCHON (né le 26 mars 1879 à Chartres). Militant libertaire et secrétaire de la « Fédération des Locataires ». Le 15 février 1911, il est nommé à la tête de l’Union syndicale des locataire et part en guerre contre « Monsieur Vautour » (le propriétaire). La principale activité de ce syndicat est d’aider les locataires en difficulté à déménager « à la cloche de bois » (clandestinement), puis à investir des logements 250px-Georges-cochoninoccupés, en faisant un raffut du tonnerre « le raffut de la Saint Polycarpe » afin d’effrayer les bourgeois. Cochon devient alors très populaire et profite de toutes les occasions pour faire connaître sa lutte en faveur des plus démunis. Des artistes comme Steinlein ou le chansonnier Charles D’Avray lui prêtent leur concours. Le 31 janvier 1912, il est lui-même expulsé de son logement, après l’avoir transformé en « Fort Cochon » ce qui provoquera une bataille rangée avec la police. Le 23 mars 1912, il investit l’Hôtel de ville de Paris, avec plusieurs familles sans-logis. Les actions directes se multiplient; les 8 et 9 avril, il tente de « réquisitionner » la caserne du Château d’eau, à Paris, pour y reloger une cinquantaine de familles. Amendes et peines de prison pleuvent sur la tête de Cochon, mais qu’importe, il ne se laisse pas intimider. A l’occasion des élections municipales de mai 1912, il cède à l’électoralisme, ce qui provoquera son exclusion du syndicat, et le coupera de ses amitiés libertaires. Il ne désarme pas pour autant et crée « la Fédération Nationale et International des Locataires » et poursuit son combat et occupe le ministère de l’Intérieur, l’église de la Madeleine, la bourse, etc.

Le 21 juillet 1913, il prend possession, avec plusieurs familles nombreuses, de l’hôtel particulier loué par le Comte de La Rochefoucauld. Hôtel, dont ils seront finalement expulsés le 28 juillet. Mobilisé en 1914, il déserte en 1917. Arrêté, il est condamné à 3 ans cochon 2de travaux publics. Après guerre, il reprendra ses activités militantes, avant de se retirer. »Tous les locataires doivent s’unir pour lutter contre les privilèges des propriétaires ». Lire le livre très documenté de Patrick Kamoun : « V’là Cochon qui déménage ». A noter que Georges Cochon a publié à Paris en 1917 un journal hebdomadaire « Le Raffut » Journal d’action, Organe du syndicat des locataires, publication qu’il reprendra après-guerre entre 1921 et 1922 avec divers sous-titre dont : « Organe de combat et de défense sociale, politique, économique et financière, paraissant le samedi. »

Sacré bonhomme comme on n’en fait plus; allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le grand Jacques …Prévert !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la haute antiquité et de la basse Bretagne réunies, bonjour ! Nous voici le Mardi 11 avril 2017 date qui correspond au 22è jour de germinal que nos amis républicains avaient dédié à la Romaine (salade). Certains  bretons célèbrent ce jour là Keridwen. Une drôle de sainte puisque il s’agissait en fait d’une déesse de la très vieille et très ancienne tradition celtique; mais les évangélistes faisaient feu de tout prévertbois… C’est aussi le jour anniversaire de la disparition du grand Jacques Prévert qui n’aurait pas manqué de dire tout le bien qu’il pensait de la façon dont les Le Pen-Macron-Fillon sont en train de distiller insidieusement dans l’esprit du populo, l’idée qu’après tout, le code du travail pourrait bien terminer aux oubliettes… Ce principe intangible de l’universalité de la loi ne serait plus qu’un souvenir remplacé par des accords d’entreprises, petits arrangements entre amis.

 

A cette époque là, il se trouvait des intellectuels pour appeler un chat un chat. Il est vrai que Jacques Prévert, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’avait pas sa langue dans sa poche révolver. Je trouve très touchant d’entendre sa voix et sa vision du capitalisme il y a 80 ans déjà…
Si vous pensez que les choses ont changées radicalement, vous êtes condamnés à regarder TF1 pendant une semaine. En attendant, mes chers frères, méditez ces paroles…

« Ils sont à table
 Ils ne mangent pas
 Ils ne sont pas dans leur assiette
 Et leur assiette se tient toute droite
 Verticalement derrière leur tête. »
(Jacques Prévert / 1900-1977 / Paroles – La Cène)

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la saint Fulbert le cénobite se met au verre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la guitare sèche et de la potée léonarde réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 10 Avril 2017, 21è jour de Germinal dédié au gainier, encore nommé arbre de Judée. On dit que c’est sur cette variété d’arbustes que Judas se serait pendu pour mettre fin à sa vie, après sa trahison envers le Christ.

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

J‘ai beau chercher, je ne trouve pas mieux…Pour moi, elle reste la plus belle quel que soit l’interprète. J’avoue tout de même avoir une petite préférence pour Marc Ogeret. Oui, en effet, on est en droit de se poser la question. Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Exploités, courbés, les chaînes...saignés aux quatre veines, ils en redemandent. Il y a pourtant longtemps que le philosophe nous mettait en garde contre la « servitude volontaire » mais rien n’y fait, il faut qu’ils y retournent. Cela fait plus de 450 ans que Etienne de la Boëtie, qui n’avait que 18 ans à l’époque, écrivit son discours dans lequel il posait la question: Comment se peut-il que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? ».

Aujourd’hui on nous explique, paroles d’experts à l’appui, qu’il va falloir travailler davantage et plus longtemps et plus longtemps encore pour une retraite pas garantie du tout. Et pour faire passer la pilule amère, on va vous donner de la télé et des jeux sur internet. La Boétie l_ignorance_mene_ineluctablement_a_la_servitude-1728x800_ccondamne ainsi ces « drogueries »: Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie. » On dirait vraiment qu’il parle de TF1 !

Mais fort heureusement, La Boëtie ouvre une porte à l’espoir, celle de la résistance: »Toujours en est-il certains qui, plus fiers et mieux Melonsinspirés  que les autres, sentent le poids du joug et ne peuvent s’empêcher de le secouer; qui ne se soumettent jamais à la sujétion (…) Ceux-là ayant l’entendement net et l’esprit clairvoyant, ne se contentent pas, comme les ignorants encroûtés, de voir ce qui est à leurs pieds, sans regarder ni derrière, ni devant; ils rappellent au contraire les choses passées pour juger plus sainement le présent et prévoir l’avenir. » Je subodore, amis visiteurs que vous faites partie de ceux là et que ce modeste blog que vous me faites la joie de consulter saura vous encourager à poursuivre dans la voie de la résistance. Amen !

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Fais ce que tu voudras…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la rôtisserie française et du Saint-Pourçain réunis, bonjour! Nous sommes le Dimanche 09 avril 2017, 20è jour de germinal dédié à la ruche.

Le 9 avril 1553, mort de François RABELAIS, à Paris. Né vers 1494 à Chinon, à la métairie de la Devinière. Moine, médecin, écrivain, il fut tout cela à la fois. Revendiqué comme un précurseur de l’anarchisme après sa description d’une abbaye imaginaire (Thélème), fonctionnant sur des principes. En 1520, moine à Fontenay-le-Comte, il se passionne Rabelaispour l’étude du grec, puis voyage et se fixe à l’Université de Montpellier où il fait des études de médecine. En 1532, il publie « Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel ». En 1534, il accompagne l’évêque Jean du Bellay (son protecteur qui deviendra cardinal) à Rome. A son retour, est édité « La vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel ». Nommé docteur à Montpellier en 1537, « Le tiers livre » paraît, mais la Sorbonne condamne l’ensemble de son œuvre. Il voyage alors à nouveau en Italie, et c’est à Lyon qu’il publie le « Quart livre » (1548). Son « Cinquième Livre » ne sortira qu’après sa mort, en 1564.

 

Rabelais réalise la transition entre deux époques : s’il est encore un homme du Moyen-Âge qui aime la liesse et la farce, il est aussi un contemporain de la Renaissance, humaniste savant, médecin féru de grec et partisan du retour à la nature . À travers lui, le Moyen-Âge et la Renaissance, loin de s’opposer, découlent harmonieusement l’un de l’autre. On lui doit entre autres la fameuse citation: « science sans conscience n’est que ruine de l’âme… » mais, celle que je préfère c’est gargantuacelle-ci, tirée de Gargantua: « Vous convient être sages, pour fleurer sentir et estimer ces beaux livres de haute graisse, légers au pourchas et hardis à la rencontre. Puis, par curieuse leçon et méditation fréquente, rompre l’os et sucer la substantifique moelle. » Ca vous met en appétit non? Une autre description des plus réjouissantes me plait tout autant: « Toute leur vie était régie non par des lois, des statuts ou des règles, mais selon leur volonté et leur libre arbitre. Sortaient du lit quand bon leur semblaient, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur en venait. Nul ne les éveillait, nul ne les obligeait à boire ni à manger, ni à faire quoi que ce soit. Ainsi en avait décidé Gargantua. Et leur règlement se limitait à cette clause : FAIS CE QUE TU VOUDRAS. »

Ah, les moines de l’abbaye de Thélème, ils me font penser à ceux de Saint Bernardin « qui se levaient tard et se couchaient matin pour aller à Matines vider les p’tits flacons… » Vieille chanson de carabins que l’on trouve encore sur quelques 78 tours dans la collection « aux plaisirs des Dieux ». Allez, merci de cette visite et surtout, portez vous bien et à demain peut-être.

St Michel avait un coq…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des bains-douches municipaux et des Linguines à la sicilienne réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 08 avril 2017 qui correspond au 19è jour de germinal dédié au radis; et ça, ça m’botte…Et, à propos de botte, petite histoire italienne.

Le 8 avril 1877, à Letino, dans le massif du Matese (Italie), ceux que l’on allait désigner sous le nom de « La bande du Matese » libèrent le village et déclarent: « Nous, soussignés, Carlo Cafiero, Errico Malatesta, Pietro Cesare Ceccarelli, déclarons avoir occupé la St Michel avait un coqmunicipalité de Letino, à main armée, au nom de la révolution sociale. » Cafiero, est à l’origine proche de Marx et d’Engels, il rompt ensuite avec eux, en partie pour suivre l’idéologie anarchiste de Bakounine, alors très populaire en Italie. (Le film des frères Taviani -1971-  St Michel avait un coq s’inspire largement de sa vie et de cet épisode).(à gauche, l’affiche du film) Rassemblée sur la place du village, la foule écoute les paroles de Cafiero, juché sur une croix où flotte un grand drapeau rouge et noir. Il explique aux habitants les principes de l’anarchie. Puis on décrète le communisme libertaire. Les titres de propriétés sont brûlés, ainsi que les archives de la monarchie et de l’Etat. Quand à Malatesta, suite aux émeutes contre l’augmentation du pain à Ancône (Italie) en 1898, il est arrêté et condamné à la relégation sur l’île Lampedusa qui revient aujourd’hui dans l’actualité de façon navrante.

La police, comme en 1874, est avertie dès le début du complot grâce à leur infiltration dans les milieux anarchistes, peu enclins à la discipline nécessaire à la clandestinité et au secret. Les insurgés ont été trahis BD Malatestapar Vicenzo Farina, un vieux garibaldien qui devait leur servir de guide. Et six jours après le début de leur aventure, à l’endroit où des compagnons devaient les rejoindre, ce sont près de 12 000 carabiniers qui les encerclent. Des coups de feu sont échangés et deux gendarmes sont atteints, dont l’un succombera à ses blessures. Pris par le vent, le froid et la faim avec des armes défaillantes, les insurgés se font livrer par les paysans qu’ils sont venus délivrer. Les inculpés, jugés a partir du 14 août 1878, seront finalement acquittés, ils vont bénéficier de l’amnistie consécutive au sacre du nouveau roi Umberto 1er. (à droite un extrait d’une BD de Fabio Santin « Malatesta »)

Et voila pour ce jour d’hui, en attendant la prochaine histoire du cénobite, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est r’parti comme en 14…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du confucianisme et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 07 avril 2017, 18è jour de Germinal dédié à 220px-Cicuta_virosala cigüe et ce qui suit n’a rien à voir, quoique… Socrate, grand parmi les grands philosophes mourut lui même par la cigüe et les sorcières de MacBeth en font bel usage:  « … oreille d’un singe noir et de la ciguë arrachée un soir. Remplissez la chaudière et bouillez l’ensemble afin qu’opère ce mélange infernal, ce charme sans égal. » Vous remarquerez qu’avant la réforme de l’orthographe, on mettait le tréma sur le ë et les points sur les i; mais ceci est un autre histoire.

Actualités…
Et voila, c’est reparti !  Et l’ambassadrice US auprès de l’ONU de brandir des photos d’enfants agonisant suite à un abominable bombardement au gaz toxique perpétré par le sanguinaire dictateur Bachar al Assad. Quelques heures plus tard, la base de al-Chaayrate, dans la province centrale de Homs, était frappée vers 00h40 GMT par 59 missiles Tomahawk tirés par les navires américains USS Porter et2048x1536-fit_nikki-haley-ambassadrice-americaine-onu-montre-photographies-enfants-syriens-touches-attaque-chimique-lors-conseil-securite-onu-5-avril-2017 USS Ross, qui se trouvaient en Méditerranée orientale. Selon le Pentagone, les services de renseignement américains ont établi que les avions qui « auraient »  mené l’attaque chimique contre la localité de Khan Cheikhoun « seraient » partis de cette base.

Je me souviens, comme si c’était hier, de Colin Powell dans cette même enceinte de l’ONU brandissant un petit flacon et des photos de citernes, preuves que Saddam Hussein s’apprétait à utiliser des armes de destruction massive. Colin Powell, lançait au monde : « Il ne peut faire aucun doute que Saddam Hussein a des armes biologiques » et « qu’il a 0-a-a-collin-powella capacité d’en produire rapidement d’autres » en nombre suffisant pour « tuer des centaines de milliers de personnes ». Comment ? Grâce à des « laboratoires mobiles » clandestins qui fabriquent des agents atroces tels la « peste, la gangrène gazeuse, le bacille du charbon ou le virus de la variole ». Sûr de son fait, le puissant Américain ajoute : «Nous avons une description de première main de ces installations de la mort.» Vous connaissez la suite; tout cela était du pipeau monté de toutes pièces par la CIA pour permettre au camp Bush de mener à bien ses lugubres desseins. Obama est parti, les néo-con sont de retour au pouvoir, l’histoire va t-elle se répéter ?

Décidément, les Etatsuniens et leurs gros sabots de fermiers texans ont une fâcheuse tendance à nous prendre pour des demeurés. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.