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LA VERITE SI J’MENS…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR, TRADITION

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Amis de la chronique locale et du bigorneau réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 13 mars, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa, cuiller ?

Nul doute que le saint du jour, KEMO, en a trouvé sur son chemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne. Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en breton Loch Kemo. La tradition locale en fait un compagnon de saint Efflam avec qui il aurait débarqué sur la Lieue de Grève au VIème siècle en compagnie de saint Tuder, de saint Haran, de saint Nérin, de saint Karé et de saint Kirio.

« Lieu consacré à saint Kémo », ce village relevait autrefois de l´abbaye cistercienne du Relecq en Plounéour-Ménez (Finistère) dont les lieux-dits Parc-ar-Manac´h, « le champ du moine », et Prat-ar-Manarty, « le pré du monastère », semblent constituer le seul souvenir sur le territoire communal. A cette époque là, les saints voyageaient en bandes organisées, une sorte de Costa croisière qui venait s’échouer sur les côtes bretonnes. Aujourd’hui ils feraient une drôle de tête en voyant les algues vertes s’amasser au fond de la baie.(ici à gauche, une photo de Joël Le jeune que j’ai souvent rencontré à l’époque où il était maire de Trédrez-Locquémeau. Il contemple le désastre sur la plage de loc-Milin).

Tout à fait autre chose.

Dimanche, dans son grand métingue du métropolitain, le candidat-président, une fois de plus sans vergogne, a promis qu’il allait faire dans les cinq ans à venir, tout ce qu’il n’a pas fait dans les cinq ans passés. Pour un peu il promettait la disparition des algues vertes pour les remplacer par des cochléaires (oui bon, faut suivre!). Il faut reconnaître que dans sa reconquète de la confiance des français, il bénéficie du soutien indéfectible d’un trio de choc : Bernadette qu’est la plus chouette, Enrico qu’est le plus beau et Depardieu qu’est le plus mieux… Je ne sais pas pour vous mais, m’est avis que cela va être un peu juste. Comme disent Omar & Fred dans leur service après vente : je crois que je vais avoir des ennuis…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

ABRAKADABRA…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la pharmacopée et du ris de veau réunis, bonjour !

Nous voici le dimanche 11 mars de l’an 2012 c’est à dire le 21 de ventôse qui était généralement dédié à la Mandragore.

Les effets hallucinogènes remarquables de la plante, ainsi que la capacité qu’ont ses principes actifs de pouvoir aisément traverser la peau et de passer dans la circulation sanguine, explique certainement pourquoi les sorcières du Moyen Age, qui s’enduisaient les muqueuses et les aisselles à l’aide d’un onguent à base de mandragore, entraient en transe.

La plante était également utilisée par les guérisseuses, notamment pour faciliter les accouchements, mais aussi contre les morsures de vipère. En raison de la forme vaguement humaine de sa racine et de ses composés alcaloïdes psychotropes, la mandragore a été associée depuis l’antiquité à des croyances et des rituels magiques. La Mandragore Officinale est devenue, au fil des années, tellement mystérieuse dans le folklore, qu’elle a été par la suite considérée non seulement comme la plus puissante mais également comme la plus dangereuse de toutes les herbes magiques. Elle représente tout ce qui est mystérieux et attirant dans le monde étrange des plantes. A noter qu’elle contient un alcaloïde, la scopolamine, dont on a tiré les premiers sérums de vérité…

Il faut bien reconnaître que sa cueillette n’est pas une mince affaire.Paracelse  conseillait d’opérer la nuit du vendredi, lorsque les mandragores sont lumineuses après l’orage, il convient de les rechercher au pied d’un gibet, où le sperme du pendu leur apporte vitalité, ou sur les places de supplice ou de crémation. Un chien noir affamé, animal condamné, est attaché au pied de la plante, et ,excité par le son du cor, est appelé au loin, devant franchir trois cercles concentriques inscrits à terre autour de la mandragore à l’aide d’un poignard magique. La plante émet lors de l’arrachage un cri d’agonie insoutenable, tuant l’animal, et l’homme non éloigné aux oreilles non bouchées de cire. La racine devient magique après lavage, macération et maturation en linceul ; elle représente l’ébauche de l’homme, « petit homme planté » ou « homonculus ». Ainsi choyée, elle reste éternellement fidèle à son maître et procure à son possesseur, prospérité prodigieuse, abondance de biens, et fécondité.

Bon ben dites donc, ça nous fait un dimanche pas très catholique tout cela. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

J’ENTENDS LE LOUP, LE RENARD ET LA BELETTE…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la sainte généalogie et du bar en croûte de sel réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 05 mars, 15è jour de ventôse dédié à la chèvre. En Cornouailles et en Léon, on célèbre (ou pas) saint Piran, ou Péran qui serait selon certains historiens le Saint Kiéran de Saighir évèque d’Ossory à qui on attribue l’introduction du christianisme en Irlande en compagnie de son pote St Patrick…

Né en Irlande à Corca-Laighde, fils de Laighne, noble de l’Ossory et de Liadan. Avant sa conception, sa mère aurait eu le rêve qu’une étoile tombait dans sa bouche. Elle consulta des druides qui lui dirent qu’elle enfanterait un fils qui aurait une très haute renommée.

Il rencontra Patrick, le futur Primat d’Irlande , qui lui dit: « précède-moi en Irlande, trouve un puits et bâtis un ermitage. Pour cela prends ma cloche et lorsqu’elle se mettra à parler d’une voix mélodieuse, c’est que ce sera le bon endroit. » Après des années de recherches , il trouva enfin l’endroit près d’Uaran et bâtit le monastère de Saighir (Saïghar).

Beaucoup de légendes parlent de Kieran de Saighir comme ayant ressuscité plusieurs personnes. Il avait dit-on apprivoisé un loup, un blaireau et un renard. Le loup et le blaireau étaient devenus très obéissant mais le renard était resté espiègle. Il dérobait les chaussures de saint Kiéran et les cachait dans sa tanière. Pour un peu on l’entendrait chanter « j’entends le loup, le renard et la belette » mais, pour notre bonheur, il a refusé d’intervenir en faveur de Nolwenn Leroy aux victoires de la musique… Le drapeau de Cornouailles est également appelé drapeau de saint Piran : il s’agit d’une croix blanche sur fond noir; les mêmes couleurs mais inversées que celles de l’ancien drapeau breton qui était une croix noire sur fond blanc. Saint Kieran de Saighir serait décédé en 530 de cause naturelle.

Péran a laissé de nombreuses traces en Bretagne : Saint Peran est le patron de la paroisse de Trézélidé en Léon, non loin de Morlaix. Dans l’est de la Bretagne il est l’éponyme de Saint-Peran, une trève de Paimpont, jadis un prieuré , et de Lopéran dans la paroisse de Saint-Malo-des-Trois-Fontaines, au nord-ouest de Ploermel, ; et dans le sud nous trouvons Loperan au Port-Louis près de Lorient ; au nord il y a un Saint-Peran en Plédran et une forteresse “vitrifiée” toute proche, appelée Camp de Peran (sans doute une forteresse Viking) un Prat sant Peran en Paule, et un bois, un château, et une lande, de Saint-Peran en Glomel, avoisinant Paule.

Voilà pour la petite histoire du lundi, en attendant les prochaines, portez vous bien et à demain peut-être.

LE PETIT PEUPLE…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la phytothérapie et du haddock à la crème réunis, bonjour !

Si l’on en croit le calendrier républicain, nous sommes le 1er jour de ventôse dédié au tussilage. Cette plante qui fait penser un peu au pissenlit est une des plus ancienne utilisée dans la médecine traditionnelle. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés antitussives d’où son nom, tussilage. Les chinois l’utilisaient déjà sous la dynastie des Han pour lutter contre l’asthme. On en parle dans un ouvrage qui s’intitule classique de la matière médicale du laboureur céleste et qui sert encore de référence aux médecins traditionnels asiatiques. Pline l’ancien lui même en recommandait l’usage sous forme d’inhalation pour chasser la toux. Et comment ne pas relever cette anecdote amusante qui fait irrésistiblement penser aux facéties de nos korriganed bretons: Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue aïnoue – à gauche sur la photo) sont des « lutins » de la mythologie Aïnoue, population aborigène vivant au nord du Japon et à l’extrême est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d’un pied d’enfant, ces « lutins » sont à proprement parler deskamuys (« esprits » en langue Aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

On se croirait dans les monts d’Arrée où se sont retiré nos korrigans à nous.(quand on vous dit que toutes les civilisations se valent). Petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les filles étant coiffées de bonnets violets. Pierre Dubois (grand elfologue devant l’éternel) les décrit comme des nains cornus hauts d’une à deux coudées, aux pieds de boucs, aux sabots de fer et aux griffes de chat. Mon aïeule m’a raconté qu’autrefois, lorsqu’on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit, et de dire: ” Poulpican, j’ai perdu tel ou tel objet.” Le lendemain on le retrouvait à sa porte.

Aujourd’hui les humains ne savent plus où réside le petit peuple. Quoique…Si vous passez du côté de Plaudren (dans le Morbihan), auprès du petit bourg de Locqueltas, il est une lande appelée Motenn-Dervenn mais…Je ne peux en dire davantage.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE MARAIS DU MOINE…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la valse à trois temps et du flocon d’avoine réunis, bonjour!

Nous sommes donc le vendredi 17 février, 29è jour de pluviôse dédié à la chélidoine. Mon aïeule, qui vous le savez maintenant, avait son avis sur tout, et surtout son avis, l’appelait le lait de sorcières ou encore, l’herbe à verrue. Les savants ont expliqué depuis lors que la plante contenait un alcaloïde qui pourrait être à l’origine de son utilisation à des fins médicinales… Dans les campagnes, on l’appelle aussi la grande hirondelle car son apparition le long des chemins creux correspond à l’arrivée de ces charmants oiseaux.

Chez nous aujourd’hui, on fête les Gireg qui laissa son nom à la station de Perros-Guirec.Sur la côte de granit rose, à Ploumanac’h,( ce nom de commune vient du breton Poul-Manach, le marais du moine; peut-être un cénobite) on trouve l’oratoire de Saint Kireg. Saint Kireg est un moine gallois débarqué sur cette plage dans une auge de granit comme d’ inombrables saints en provenance de Bretagne la grande; c’était très tendance à l’époque.

La légende disait que si une jeune fille arrivait à planter une aiguille dans le nez du saint et que cette épingle restait fichée,elle serait mariée dans l’année, sinon elle devrait patienter. Mais un jour la paroisse remplaça la statue de bois par une statue de pierre… Il fut sans doute plus dur de trouver mari… Personnellement je trouve dommage de défigurer la côte de granit rose avec ce genre d’édifice mais, bon…Celui-ci, construit sur un amas de rochers submergé par les flots à marée haute, trouve son origine au 12ème siècle. Il était très fréquenté par les femmes des marins qui venaient y prier pour le retour de leurs époux.

Voila pour ce vendredi, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

ON VOIT D’CES TRUCS…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’éthologie et de la terrine de lièvre réunies, bonjour !

Nous sommes le lundi 13 février, 25è jour de pluviôse dédié au lièvre. Bel animal qui a tendance à se faire rare dans nos contrées. Il est très présent dans l’imagination populaire de nombreuses civilisations : En Europe de l’Est, c’est le Wolpertinger, aux Etats-Unis d’Amérique, le Jackalope ou encore, Leuk le lièvre au Sénégal… Animal improbable et souvent cornu, il animait les soirées un peu comme le Dahu. La légende le dit très farouche et difficile à observer, d’ailleurs on n’a jamais pu capturer de spécimen vivant. En revanche on peut l’entendre, puisqu’il imite la voix humaine à la perfection. Les cowboys avaient parfois la surprise, le soir autour du feu, d’entendre leurs chants répétés fidèlement par une voix aux alentours.

 

Chez nous on a des poules tout aussi improbables comme le démontre cette photo. Les mauvaises langues y verront surement le résultat d’une alimentation à base de maïs transgénique.

On voit d’ces trucs madame Michu et pas seulement des éléphants roses après maintes libations. Au train où vont les choses on ne devrait pas tarder à voir un oranger sur le sol irlandais. Normalement je devais insérer ici « La ballade irlandaise » de Bourvil mais, je n’y arrive pas…

 

Je vous remercie encore de votre visite et je vous dis à très bientôt (peut-être) sur le tout nouveau site des cénobites tranquilles. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

IF YOU WANT…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des Pâques irlandaises et du irish stew réunis, bonjour !

Nous sommes le 06 février, 18è jour de pluviôse dédié à l’IF. Arbre remarquable surtout dans la tradition celtique.

« Hors des bosquet sacré, cet arbre tient une grande place auprès des Celtes en général et des druides en particulier. Ce conifère odorant est un symbole funéraire dans l’univers celtique. Selon César, deux chef gaulois des Eburons, vaincu au combat, s’empoisonnèrent avec ses fruits. La toxicité de la plante et son lien avec la mort sont patents. L’if se rencontre encore dans les anciens cimetières, où il paraît tenir compagnie aux défunts, dans la solitude silencieuse, à la frontière du monde des vivants. Le saumon, animal qui représente la connaissance accomplie (au sommet, donc, des incarnations) se nourrit des fruits de l’if de Mugna, l’if du saumon, arbre primordial ! La mort et la connaissance sont là étrangement réunies.

Vert en toute saison, cet arbre symbolise aussi la résistance, la vigueur et l’immortalité. En dehors donc des cycles végétatif, l’if est le matériau dans lequel est taillé la roue du druide Mogh Ruth, symbole de l’apocalypse, de la révélation puisque selon les textes, une roue en if, Roth Ramhach, doit tomber du ciel lorsque la fin du monde serra arrivée. Fin du monde ou d’un monde ? Le rapport évident avec la loi des cycles nous donne de l’espoir ! » (grimoiredelili.over-blog.com) En photo, l’if de Saint Maudez en Côtes d’armor et que l’on dit millénaire…

En attendant la fin du monde, je m’active à préparer le déménagement des « cénobites tranquilles » vers un autre site. La tâche est ardue pour le néophyte en informatique que je suis mais mon coach-perso-à-moi-que-j’ai m’alimente en tutos et, je progresse. si tout se passe bien, la pendaison de la crémaillère ne devrait plus tarder.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

AR GWIR ENEP AR BED…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour!

Nous sommes le 1er février, treizième jour de pluviôse dans le calendrier républicain dédié au laurier-sauce mais pour les Celtes, c’est IMBOLC.

1er FEVRIER -IMBOLC.

Imbolc est une fête religieuse celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles.

Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité.

« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis »

Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de la tradition Celtique et plus particulièrement druidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu’est la Sainte Brigitte (elle même se substituant à la Brigit pré chrétienne) suivie de la chandeleur. L’église Catholique, apostolique et Romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. Photo de G. Le SCOUEZEC, 5é grand druide du Gorsedd de Bretagne. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.

Allez, portez vous bien, n’oubliez pas la petite laine et, à demain peut-être.

LE SOLSTICE…DE STRASBOURG!

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la nature naturante et du riz pilaf réunis, bonjour !

Nous sommes le 22 décembre, deuxième jour de nivôse dédié à la houille.

Puisque nous sommes en période de solstice, accordons quelques instants à la très vieille et très ancienne tradition celtique.
Le solstice d’hiver marque le triomphe de la lumière sur les ténèbres. C’est le temps de la renaissance après la mort. Au coeur de la nuit la plus longue, dans le silence de la terre, les graines commencent à germer, répondant à l’appel de la vie. Cela me rappelle que j’ai 125 pieds d’hortensia à tailler…
Chez les Romains c’étaient les saturniales en l’honneur de Saturne protecteur des graines enfouies. Jusqu’au IIIè siècle on rendait aussi un culte à Mithra le dieu soleil, né dans une grotte et surgissant sous la forme d’un nouveau né. Ca vous rappelle quelque chose. C’est l’époque où fleurit le gui qui est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie druidique du solstice. C’est le symbole du retour à la lumière solaire. Le mot « Noël » semble bien venir du germanique « Neue helle », nouvelle clarté.

Le solstice d’hiver, est probablement la fête la plus ancienne et la plus universelle qui soit. Elle a été célébrée par de nombreuses peuplades et civilisations de l’Antiquité.

 

En Scandinavie,on nommait ces fêtes Yule. Yule est dérivé du mot « Jul » de l’ancienne langue norse (norvégienne) et qui veut dire littéralement roue, fête ou bière ! La roue est l’image de l’année qui tourne vers le printemps et l’été; quant à la bière, on sait que les fêtes du solstice d’hiver étaient l’occasion d’immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples nordiques. Il est intéressant de noter que, malgré le christianisme, Noël se nomme encore Yule dans les pays nordiques. Plus tard, différents personnages reprendront les attributs des dieux bienfaiteurs des mythologies païennes: Le Gargan en pays celtique, fils du dieu celte Bel qui portait déjà une hotte et distribuait des cadeaux aux enfants, et qui sera repris par Rabelais pour son Gargantua. On pourrait consacrer des dizaines de billets à ce thème tant l’histoire est riche. Mais à partir du IVè siècle l’église Catholique, romaine et apostolique a imposé le petit Jésus, la crèche, le père Noël et tout le saint frusquin…

Il n’est jamais trop tôt pour bien faire, disait mon aïeule, qui n’en ratait pas une. Je vous souhaite donc de finir l’année dans la félicité comme dit ma fiancée, qui n’est pas à la traine non plus. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.