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La carotte et le bâton…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la rubrique à brac et du fourre-tout réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 19 avril 2018, trentième et dernier jour de Germinal dédié au greffoir. En effet nous allons entrer dans Floréal qui devrait permettre aux jardin de Keramoal de se parer de toutes ses couleurs.

Or donc, profitons en pour fêter comme il se doit les Yestin.  Évolution du vieux breton Iostin, emprunté au latin Justinus, dérivé de Justus, « juste ; intègre », dont procède le français Justin. Ce saint du VIe siècle est contemporain du Gallois Dewi. D’origine insulaire, il aurait installé son ermitage non loin de la Lieue de Grève, près de Pestin-les-Grèves (22). Entre Finistère et Côtes-d’Armor, admirez Saint-Michel en grèves et sa jolie baie. Au milieu de cette vaste la-croixgrève sillonnée de ruisseaux et de filières, s’élève une croix de pierre (la croix de la lieue de grève -photo de droite). Autrefois l’habitant de ce pays, avant d’entreprendre la traversée ne manquait jamais d’interroger la croix. Si les flots la recouvraient, il était trop tard : l’imprudent eut été infailliblement englouti. Si, au contraire, la croix se montrait au-dessus de l’eau, on disait : « la croix nous voit » et l’on s’avançait sans crainte. On dit qu’elle se déplace de l’épaisseur d’un grain de blé tous les sept ans : « Treuz ur gwinizhenn a bep seizh bloaz ». Mais revenons à notre Jestin. Parti en pèlerinage à Rome, il trouve sa cellule squattée à son retour par Eflamm qui voulut la lui rendre. Iostin s’y opposa, et les deux saints anachorètes vécurent ensemble à partir de ce moment.  Et voila comment d’anachorètes on devient cénobites… Iostyn serait le fils de Geraint, roi ou prince de Domnonée, et le descendant de Constantin. Il est l’éponyme de Plestin-les-Grèves (22) qui est une plestin-les-greves_21ancienne paroisse bretonne primitive dont le nom est formé à partir du mot ploue, signifiant « paroisse » en vieux-breton. Elle a pour éponyme Iostin, moine breton dont le pardon était célébré le quatrième dimanche après Pâques dans la chapelle du même nom autrefois située près de Pen-ar-Voërn. . Une statue, aujourd’hui dans l’église paroissiale, l’y représente en vêtements sacerdotaux. Une fontaine, jadis miraculeuse, guérissait de la fièvre ceux qui la vidaient à trois reprises. Il existe aussi un saint Iestyn vénéré au Pays-de-Galles comme fondateur de paroisse, Llaniestyn est un village d’Anglesey où une église est sous son vocable. Il est figuré en ermite, portant un bourdon à tête de chien dans la main droite. Le bourdon est ce bâton fidèle ami des pèlerins et/ou des compagnons. Voici comment, en Lozère, on décrivait sa préparation: « Cueillez le lendemain de la Toussaint une forte branche de sureau que vous aurez soin de ferrer par le bas ; ôtez-en la moelle ; mettez à la place les yeux d’un jeune loup, la langue et le cœur d’un chien, trois lézards verts et trois cœurs d’hirondelle, le tout réduit en bourdon collecpoudre par la chaleur du soleil entre deux papiers saupoudrés de salpêtre. Placez par-dessus, dans le cœur du bâton sept feuilles de verveine cueillies la veille de la Saint Jean Baptiste ; puis une pierre de diverses couleurs qui se trouve dans le nid de la huppe ; bouchez ensuite le bout du bâton avec un pommeau de votre fantaisie et soyez assuré que ce bâton vous garantira des brigands, des chiens enragés, des animaux venimeux ou féroces et vous procurera la bienveillance de ceux qui vous logeront ».

Et voila comment en partant de Plestin les grèves on arrive à St-Jacques-de-Compostelle. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La coupe & la mémoire…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la tradition et du merlan en colère réunis, bonjour ! Nous voici le Mercredi 11 avril 2018, date qui correspond au 22è jour de germinal que nos amis républicains avaient dédié à la Romaine (salade). Les cathos bretons eux, célèbrent ce jour là Keridwen. Une drôle de sainte puisque il s’agissait en fait d’une déesse de la très vieille et très ancienne tradition celtique; mais nos évangélistes faisaient feu de tout bois…

Ceridwen, ou Kerridwen (de nombreuses graphies sont possibles), principalement connue en tant que magicienne, était en fait une déesse galloise de la mort et de la fertilité. Elle est généralement représentée avec un chaudron. Dans la mythologie celte, le chaudron n’est pas un ustensile utilitaire mais un objet symbolique, chargé de sacralité, et attribut divin (le chaudron du Dagda, le keridwenDieu-Druide). Le chaudron est magique, selon les mythes, il peut être chaudron d’abondance, de résurrection, de science ou de divination. Il est associé à la Terre, le chaudron de résurrection est associé au ventre de la mère, où l’homme retourne pour renaître. Quand il est remplie d’eau, c’est l’élément primordial, source de toute vie. La quête du chaudron a inspiré la quête du Graal aux trouvères chrétiens, celui-ci étant un vase d’immortalité. C’est ce même chaudron que l’on retrouve dans les tarots sous forme de coupe…

Oyez l’histoire de Keridwen.
Femme de Tegid Foel, elle donne naissance à deux enfants complètement opposés : Afagddu (castor noir) qui passait pour l’homme le plus laid de la terre, et une superbe fille, Creirwy. Ne tarotparvenant pas à tolérer le handicap de son fils Afagddu, Ceridwen fit bouillir dans un chaudron une potion de connaissance pendant un an et un jour afin de lui permettre de devenir sage et respecté. Elle confia la tâche de veiller sur le chaudron à Morda et Gwion Bach, mais une goutte tomba sur le doigt de ce dernier, il le lécha et il reçut ainsi le don à la place de Afagddu. Furieuse, Ceridwen poursuivit Gwion Bach qui se transforma maintes fois pour lui échapper. Il finit par se changer en grain de blé et Ceridwen en profita pour le manger. Quelque temps plus tard, elle donna le jour au célèbre poète et druide Taliesin (qui est en fait la réincarnation de Gwion Bach). Ceridwen eut un autre fils, du nom de Morfran, qui était si laid que personne ne voulut le combattre lors de la bataille de Camlann car ils le prirent tous pour un démon tant sa laideur était grande.

Voila pour la petite histoire du mercredi. Et la potion magique de Panoramix, méticuleusement concotée dans son chaudron, a elle aussi ses sources dans notre vieille histoire bien avant que les menhirs ne se transforment en croix, les fontaines sacrées en bondieuseries apostoliques et romaines (re-salade) et les déesses des Tuatha De danann en saintes nitouches… Et si on s’arrêtait là pour ce début de semaine. la route est longue et le chemin pentu comme disait un ancien premier ministre qui se piquait de philosophie. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est l’équinoxe…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la tradition celtique et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 20 Mars 2018, trentième et dernier les-dames-et-les-haveneauxjour de Ventôse dédié au plantoir. Et voici l’équinoxe de printemps, à 16h 15 et 27 secondes très précisément ! La durée du jour sera égale à celle de la nuit. Jour important pour ceux qui ont tendance à perdre le Nord car il permet de situer avec précision les points cardinaux, ce jour-là le soleil se lève plein Est et se couche tout à fait à l’Ouest. (j’en connais d’autres complètement à l’Ouest mais c’est une autre histoire). Mais, équinoxe rime aussi avec grandes marées et donc, pêche à pied. Hélas il y a maintenant plus de monde sur l’estran que sur les grands boulevards.

Chez les celtes, jour d’importance attaché à Onn (l’ajonc). Ostara appelé aussi Oestara, Jour d’Éostre. L’équinoxe de printemps est eostre+-213x300un moment fugace, instant qui marque l’équilibre entre le jour et la nuit, un passage où les forces de la lumière augmentent. On perçoit l’influence nordique de cette fête, avec le nom qu’on lui donne généralement : Ostara. En effet, il provient d’Eostre : une Déesse germanique de la fertilité à qui on faisait des offrandes d’œufs peints pour assurer la venue du printemps. Cette porte de l’année était aussi associée à la déesse romaine Aurora, à la déesse Grecque Èos, à la déesse hindou Ushas (toutes dérivées du prototype indo-européen du nom de Hausos).

Chargé de symboles païens, l’équinoxe de printemps est toujours fêté aujourd’hui. Nous mangeons des lapins en chocolat (le lièvre est l’animal sacré d’Éostre en tant que symbole de fertilité), des poules et des œufs. Le mot Easter qui signifie Pâques en anglais vient d’ailleurs du nom de cette Déesse. La symbolique de l’œuf est très chargée. En effet, il détient en lui la genèse du monde, il est ostara_goddess-300x225une réalité primordiale qui contient en germe la différenciation des êtres. En Égyptien le mot œuf est féminin et « de lui le Dieu jaillira, il organisera le chaos en donnant naissances aux êtres différenciés (Il est à la fois Fils et Père)». On retrouve ce symbole dans de nombreuses religions et son sens est toujours le même. L’œuf est souvent une représentation de la puissance de la lumière. Ainsi il apparaît comme un des symboles de la rénovation périodique de la nature. Mais attention il n’est pas autant naissance que re-naissance, c’est le retour, la résurrection (d’où la récupération de la fête pour la Pâques chrétienne : mort et résurrection de Jésus.). Les comités des fêtes qui organisent aujourd’hui des « chasses aux œufs », ne se doutent pas qu’ils perpétuent ainsi une très vieille et très ancienne tradition païenne.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Chaman où es tu ?

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la phytothérapie et du haddock à la crème réunis, bonjour !Nous sommes le Lundi 19 Février 2018 et, si l’on en croit le calendrier républicain, nous sommes le 1er jour de ventôse dédié au tussilage. Cette plante qui fait penser un peu au pissenlit est une LE-TUSSILAGE-EN-FLEURSdes plus ancienne utilisée dans la médecine traditionnelle. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés antitussives d’où son nom, tussilage. Les chinois l’utilisaient déjà sous la dynastie des Han pour lutter contre l’asthme. On en parle dans un ouvrage qui s’intitule classique de la matière médicale du laboureur céleste et qui sert encore de référence aux médecins traditionnels asiatiques. Pline l’ancien lui même en recommandait l’usage sous forme d’inhalation pour chasser la toux. Et comment ne pas relever cette anecdote amusante qui fait irrésistiblement penser Koropokkuruaux facéties de nos korriganed bretons: Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue aïnoue – à droite sur la photo) sont des « lutins » de la mythologie Aïnoue, population aborigène vivant au nord du Japon et à l’extrême est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d’un pied d’enfant, ces « lutins » sont à proprement parler des Tkamuys (« esprits » en langue Aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

https://youtu.be/VW_Kyy54UnU

On se croirait dans les monts d’Arrée où se sont retiré nos korrigans à nous.(quand on vous dit que toutes les civilisations se valent). Petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les filles étant coiffées de bonnets violets. Pierre Dubois korrigan(grand elfologue devant l’éternel) les décrit comme des nains cornus hauts d’une à deux coudées, aux pieds de boucs, aux sabots de fer et aux griffes de chat. Mon aïeule m’a raconté qu’autrefois, lorsqu’on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit, et de dire: ” Poulpican, j’ai perdu tel ou tel objet.” Le lendemain on le retrouvait à sa porte. Aujourd’hui les humains ne savent plus où réside le petit peuple. Quoique…Si vous passez du côté de Plaudren (dans le Morbihan), auprès du petit bourg de Locqueltas, il est une lande appelée Motenn-Dervenn mais… Je ne peux en dire davantage.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un oranger sur le sol irlandais…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’éthologie et de la terrine de lièvre réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 13 février 2018, 25è jour de pluviôse dédié au lièvre. Bel animal qui a tendance à se faire rare dans nos contrées. wolpert2Il est très présent dans l’imagination populaire de nombreuses civilisations : En Europe de l’Est, c’est le Wolpertinger, aux Etats-Unis d’amérique, le Jackalope ou encore, Leuk le lièvre au Sénégal… Animal improbable et souvent cornu, il animait les soirées un peu comme le Dahu. La légende le dit très farouche et difficile à observer, d’ailleurs on n’a jamais pu capturer de spécimen vivant. En revanche on peut l’entendre, puisqu’il imite la voix humaine à la perfection. Les cowboys avaient parfois la surprise, le soir autour du feu, d’entendre leurs chants répétés fidèlement par une voix aux alentours.

 

Chez nous on a des poules tout aussi improbables comme le démontre cette photo. Les mauvaises langues y verront la poulecertainement le résultat d’une alimentation à base de maïs transgénique. On voit d’ces trucs madame Michu et pas seulement des éléphants roses après maintes libations. Au train où vont les choses on ne devrait pas tarder à voir un oranger sur le sol irlandais (réchauffement oblige). Allez, une petite ballade de Bourvil pour nous faire oublier la température ambiante.

Je vous remercie encore de votre visite et je vous dis à très bientôt. Portez vous bien et à demain peut-être.

If you want…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des Pâques irlandaises et du irish stew réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 06 février 2018, 18è jour de pluviôse dédié à l’IF. Arbre remarquable surtout dans la tradition celtique. Le mot if remonte à un mot gaulois ivos ou, émane d’un étymon celtique qui donne aussi ivin en breton, ywen en gallois, éo en irlandais. Une racine semblable existe en  germanique, iwaz, qui a donné iw en vieil anglais (yew en anglais moderne) et Iwa en vieil haut allemand (Eibe en allemand moderne), dont semble dériver le prénom Yves et donc, Ivan, Ewan, Erwan, (tout ce détour pour parler de lui… Non mais, quel égo !)

« Hors des bosquets sacrés, cet arbre tient une grande place auprès des Celtes en général et des druides en particulier. Ce conifère odorant est un symbole funéraire dans l’univers celtique. Selon l'IfCésar, deux chef gaulois des Eburons, vaincus au combat, s’empoisonnèrent avec ses fruits. La toxicité de la plante et son lien avec la mort sont patents. L’if se rencontre encore dans les anciens cimetières, où il paraît tenir compagnie aux défunts, dans la solitude silencieuse, à la frontière du monde des vivants. Le saumon, animal qui représente la connaissance accomplie (au sommet, donc, des incarnations) se nourrit des fruits de l’if de Mugna, l’if du saumon, arbre primordial ! La mort et la connaissance sont là étrangement réunies. Vert en toute saison, cet arbre symbolise aussi la résistance, la vigueur et l’immortalité.

En dehors donc des cycles végétatif, l’if est le matériau dans lequel est taillé la roue du druide Mogh Ruth, symbole de l’apocalypse, de chaudron-gundestrup2la révélation puisque selon les textes, une roue en if, Roth Ramhach, doit tomber du ciel lorsque la fin du monde sera arrivée. La roue du druide mythique Irlandais Mogh Ruith (serviteur de la Roue) est particulière. Elle a un moyeu et des rayons mais pas de jante. Elle est en if. C’est la roue de l’Apocalypse: quiconque la voit devient aveugle, quiconque l’entend devient sourd et quiconque la touche meurt sur le champ. Il reste quelques roues à carillons en Bretagne qui sont des dérivés directe de ce symbole.» Fin du monde ou d’un monde ? Sources: (grimoiredelili.over-blog.com).

 

En attendant la fin du monde, je m’ennuie quelques fois, alors, je vais au bourg pour y faire mon Loto… Heu non, ça c’est autre if-de-Pommeritchose. En photo (en haut à droite), l’if de Saint Maudez en Côtes d’armor et que l’on dit millénaire. Il en est un autre dans la commune de Pommerit-le-vicomte, près de Guingamp en Côtes d’Armor aussi, que l’on dit plusieurs fois centenaire, certains affirment qu’il aurait 1700 ans. Malgré les turbulences de la vie, il a même connu un incendie, il est toujours là. Le tronc est creux mais à l’intérieur la vie est présente et le spectacle est digne d’une cathédrale.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.
 

Ar gwir enep ar bed…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour! Nous sommes le Jeudi 1er février 2018, treizième jour de pluviôse dans le calendrier républicain dédié au laurier-sauce mais pour les Celtes, c’est IMBOLC.

Imbolc est une fête religieuse celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier dla croixe Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles. Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. La tradition voulait que, la veille d’Imbolc, on tresse des croix spéciales de Brigit que l’on accrochait ensuite dans les habitations pour appeler la protection de cette déesse.

« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis »
Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de la tradition Celtique et plus particulièrement druidedruidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu’est la Sainte Brigitte (elle même se substituant à la Brigit pré chrétienne) suivie de la chandeleur. L’église Catholique, apostolique et Romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.

Allez, portez vous bien, n’oubliez pas la petite laine et, à demain peut-être.

La coupe et la mémoire…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS, TRADITION

Amis de l’existentialisme sartrien et du poulet Stroganoff réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 02 janvier 2018, treizième jour de nivôse dédié à l’ardoise. En Bretagne armoricaine, ce jour est dédié à Koupaïa. Or donc parlons de Koupaïa, prénom dans lequel on retrouve sans doute Copia, représentation symbolique de la déesse mère de Rome Cybèle (la coupe) le chaudron pour les celtes. Inutile de vous dire que Koupaïa trône en bonne place dans la vallée des saints à Carnoët.

Koupaïa donc, dut le jour à Eusèbe, qui devint roi d’Armorique, et à Landouenne, son épouse. Eusèbe sévit une fois avec excès et injustice contre des sujets qui l’avaient irrité : il fut attaqué d’une maladie, et sa fille unique fut obsédée du démon. C’était sans Koupaia-vallée-300x226compter sur Saint Melaine qui passait par là et s’empressa de les délivrer. Plus tard, notre Koupaïa épousa Hoël futur roi lui aussi. Oui mais voila: En 509, les Frisons firent une irruption dans l’Armorique et, malgré les efforts de Hoël-le-Grand, ils s’en emparèrent (oui, le frison est taquin !). Le souverain et sa famille se retirèrent dans les îles britanniques. Certains historiens affirment qu’il y forma un gouvernement provisoire (ici, Londres…). Hoël et Aspasie s’attachèrent à donner une bonne éducation à leurs enfants, et en mirent deux en pension au petit séminaire, Tugdual et Léonor, sous la direction du savant et pieux Iltut.

En 513, le prudent et brave monarque chassa les barbares de ses états, y reprit les rênes du gouvernement, et, aidé des conseils de son épouse, répara les maux qu’y avaient multipliés ces féroces étrangers qui étaient venus jusque dans nos bras pour égorger nos fils et nos compagnes. Il paraît que la reine était restée en Angleterre. Puis, ayant reconquit son royaume il vola au secours de son cousin Arthur, outre-Manche  (oui bon, alors là, l’histoire et la légende se mêlent allègrement les pinceaux pour alimenter les 180px-Vie_des_saincts_-_1637_-_Couverture1longues veillées au coin du feu). En 545 le bon roi mourut, son fils Hoël II lui succéda pour se couvrir de gloire à son tour. Alors la sainte reine se retira dans le monastère de Langoat dirigé par son fils Tugdual, non loin de Tréguier. Une église a été érigée autour de son gisant au XIV° siècle. Elle reste la fondatrice de la Bretagne armoricaine par sa descendance: Hoël II roi d’Armorique – Saint Tugdual, évêque, l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne – Sainte Sève – Saint Lunaire… Source: M de Garaby, St Brieuc (1839) – Mais, ainsi que je l’ai souvent écrit, en guise d’avertissement au lecteur, ces histoires ont la plupart du temps été écrites par les hagiographes des XVIè, XVIIè, XVIIIè, chargés d’instruire le petit peuple breton dans le respect du bon maître et du bon Dieu, d’où une certaine distance voire ignorance de l’histoire quand il ne s’agissait pas purement et simplement d’affabulations. Albert le grand – Maunoir – Noblezt – de garaby – de kerdanet, Dom Lobineau… C’était à qui en rajouterait une couche.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

S’il pleut à St Etiole, il n’est pas de badioles…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des lendemains de fête et des roupettes à queue réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 26 décembre 2017, 6è jour de nivôse dédié à la lave. Pourquoi est-ce que j’évoque les roupettes à queues… Ah oui, ça me revient. Soyez indulgent, un lendemain de Noël.

Donc, le 26 décembre, c’est la saint Etienne; et dans certaines régions, notamment en Bretagne, on dit Saint Etiole… J’y viens, j’y viens… Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, était une encyclopédie vivante en matière de dictons, avait l’habitude de répéter: S’il pleut à saint Etiole, il n’est pas de badioles. Or, les roupettes à queuebadioles se sont ces petites cerises que l’on trouve dans l’Ouest et qui, mélangées à l’eau de vie, donnent les fameuses roupettes à queue. Voila pourquoi vous me surprenez, en ce lendemain de fête, à vous parler de badioles. D’ailleurs, pour les sceptiques, en Gallo (l’autre langue de la Bretagne), le mot Badiolet désigne une confiture de cerises. Etonnant, non ! Un jour je vous raconterai une histoire de cerises à l’eau de vie espagnoles qui eurent beaucoup de mal à ponctuer un repas disons… Roboratif ! C’était il y a fort longtemps dans les Asturies chez l’ami Victor et… Non, une autre fois peut-être. Or donc, Noël passé, en route pour le premier de l’an et rebelote pour les huitres, le foie gras, le champagne, avant de retrouver la morosité ambiante, les fonds de pensions, la crise, Macron 1er et sa bande de marcheurs gougnafiers…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Pour un peu, il serait né le jour de Noël, c’t'enfant la…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la tradition et de la marennes-Oléron réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Lundi 25 décembre 2017, cinquième jour de Nivôse, dédié au Chien dans notre calendrier républicain. Tous les ans à pareille époque je me demande si je dois ouvrir la boutique. Cela fait partie des questions existentielles que se pose le blogueur qui se veut quotidien: être ou ne pas être, beurre ou confiture, sabots-dans-la-cheminee-1196715089-1149832-300x251fromage ou dessert, socialiste ou de gauche… En définitive je fais un petit tour histoire de vérifier que les choses sont bien à leur place.  Par ailleurs il reste quelques personnes à considérer ce jour comme celui de la naissance du Christ, un certain Jésus de Nazareth, leur Messie, mais si ! Quoique, historiquement, ni l’année ni le jour de la naissance de Jésus de Nazareth ne sont connues. Les Évangiles ne donnent aucune précision quant à la date de sa naissance. paradoxalement, Jésus de Nazareth pourrait bien être né « avant Jésus Christ » : l’origine de l’ère commune est en effet censée être la naissance du Christ. Les dates retenues concernant l’année de naissance de Jésus prêtent à discussion. Les Évangiles selon Matthieu et selon Luc la situent sous le règne d’Hérode le Grand dont le long règne s’achève quatre ans avant notre ère, c’est à dire avant la naissance du nazaréen… C’est le Pape Libère qui aurait institué cette date en 354. Écoutez voir Julos Beaucarne nous conter l’histoire.

https://youtu.be/BfBy1AsavoA

Il faut bien reconnaître que c’était un fameux coup de marketing car Palestine-noel_bethlhem_noel-400x283-300x212de nombreuses traditions ancestrales liées au solstice d’hiver avaient lieu à cette époque de l’année. Aujourd’hui, le charpentier et sa jeune épouse auraient quelques difficultés à s’approcher de Bethléem et les rois mages feraient grise mine aux checkpoints israéliens mais, ceci est une autre histoire. Allez je vous souhaite de très bonnes fêtes, je vous remercie de votre fidélité et de votre indulgence à l’égard de l’auteur. Portez vous bien et à demain peut-être.