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LE BLOG D’UNE FEMME DE CHAMBRE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des pensées de saint Augustin et du far aux pruneaux réunis, bonjour !

Nous sommes le 16 février 2012, 28è jour de pluviôse dédié au cyclamen…Les italiens l’appellent Pan porcino à cause de l’intérêt des cochons pour ses tubercules.

 

 

LE BLOG D’UNE FEMME DE CHAMBRE…

Si l’on en croit Wiquipédia, Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain et un journaliste français, et à priori, il n’y a pas de raison de ne pas les croire. Avouez qu’il faut déjà faire preuve d’esprit pour naître et mourir un 16 février ! Octave Mirbeau a connu une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n’est pas commun. Souvenez vous de l’interprétation somptueuse de Jeanne Moreau en Célestine dans « Le journal d’une femme de chambre » mis en scène par Bunuel.Un roman qui n’a pas pris une ride et qui pourtant date, pour sa première parution en feuilleton, de 1892…

Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, il a été aussi un auteur novateur, qui a contribué à l’évolution du genre romanesque, et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde. Mais, après sa mort, il a traversé pendant un demi-siècle une période de purgatoire. Il était visiblement trop dérangeant pour l’establishment, tant sur le plan littéraire et esthétique que sur le plan politique et social. Littérairement incorrect, il était inclassable, il faisait fi des étiquettes, des théories et des écoles, et il étendait à tous les genres littéraires sa contestation radicale des institutions culturelles ; également politiquement incorrect, farouchement individualiste et libertaire, il incarnait une figure d’intellectuel critique, potentiellement subversif et « irrécupérable », selon l’expression de Jean-Paul Sartre dans Les Mains sales.

«Une chose m’étonne prodigieusement — j’oserai dire qu’elle me stupéfie — c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.» C’est par cette phrase coup de poing que s’ouvre La grève des électeursd’Octave Mirbeau.

La grève des électeurs, tiens, quelle drôle d’idée…Quoique ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LA DERNIERE BRIGADISTE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des froidures hivernales et du lait d’poule réunis, bonjour !

 

Nous sommes le 12 février c’est à dire le 24 de pluviôse, oui bon, ben, faut suivre aussi. Or donc, dans le calendrier républicain, c’est le jour de la « traînasse » ; et n’allez pas imaginer que Fabre d’Eglantine pensait à quelqu’une en particulier. IL s’agit d’une plante herbacée de la famille des polygonacéés dont les graines sont particulièrement appréciées des petits oiseaux et des merles moqueurs en particulier. On la connait aussi sous le nom de « renouée des oiseaux ». Si vous en avez dans votre jardin, il paraît que c’est très joli mais très envahissant ; d’où le nom peut-être. Mon aïeule, qui se piquait de quelques connaissances médicinales, affirmait qu’en décoction c’est très efficace contre la goutte…

Tout à fait autre chose.

La dernière brigadiste…

Lise London est née Ricol le 15 février 1916, à Montceau-les-Mines, en France. Elle a été mariée en première noce à Auguste Delaune, puis remariée avec Artur London dont elle est devenue veuve.

Militante communiste avant la Seconde Guerre mondiale, elle participa à ce titre à la constitution des Brigades Internationales dans l’Espagne républicaine et résista dès le début de l’Occupation. Capitaine dans la Résistance, elle est arrêtée en août 1942 par la police française, livrée aux allemands et déportée au camp de concentration de Ravensbrück. Elle a reçu le titre d’Officier de la Légion d’honneur.

Jean Ferrat parle d’elle dans une chanson intitulé « Le bilan » Elle a eu un rôle dans l’Aveu, magnifique film de Costa-Gavras (1970) qui a été tenu par Simone Signoret,

Lise London a signé l’appel collectif de résistants de la première heure à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944. Ce texte enjoint notamment « les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. »

 

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

BE-BOP-A-LULA…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la tautologie et du kouign-amann réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 11 février 2012, 23è jour de pluviôse dédié au chiendent.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Un rocker pour notre galerie de portraits.

GENE VINCENT de son vrai nom Vincent Eugene Craddock, (né à Norfolk, Virginie, États-Unis, le 11 février 1935 – décédé le 12 octobre 1971 à Newhall (Californie), est un chanteur américain de rock’n'roll et de rockabilly, qu’il a contribué à populariser. Il est le créateur de Be-Bop-A-Lula, l’un des plus fameux succès du genre.

La carrière de chanteur de Gene Vincent commence le 4 mai 1956, lorsqu’il enregistre pour le label Capitol avec son groupe, les Blue Caps, le légendaire Be bop a lula, rockabilly syncopé qui devient un tube repris par de très nombreux artistes. Gene Vincent interprète cette chanson dans le film The Girl can’t help it (sorti en France sous le titre La Blonde et Moi) réalisé par Frank Tashlin en 1956.

 

Gene Vincent sort ensuite bien d’autres singles. Citons entre autres Race with the Devil, Blue Jean Bop ou le remarquable Say Mama. Il impose son style, celui d’un rebelle torturé, à la jambe fracassée par un accident de moto et dans lequel se reconnaissent de nombreux adolescents américains.

 

Il se lie avec un autre rocker, EDDIE COCHRAN , dont il devient le meilleur ami. Eddie trouve la mort à Chippenham, Wiltshire, lors d’une tournée en Angleterre, le 17 avril 1960, au cours d’un accident de voiture. Présent dans le véhicule au moment de la collision, Gene ne se remet jamais tout à fait de cette perte. Gene ne sortit d’ailleurs qu’un seul single cette année-là, avant de reprendre le chemin des studios à partir de février 1961.

Mais les temps ont changé et le twist a remplacé le rock’n'roll, reléguant Gene aux oubliettes. Le rocker embarque alors pour l’Europe et trouve en France notamment, les nombreux admirateurs qu’il n’a plus en Amérique du Nord. Mais, mal dans sa peau et torturé, Gene Vincent pousse l’« esprit rock » à son paroxysme, multipliant les abus d’alcool. Intransigeant, il ne fait aucun compromis et peut parfois se montrer excessivement violent. Son talent cependant reste entier, tout comme sa passion pour le rock’n'roll. Criblé de dettes, miné par l’alcool et le désespoir, Gene trouve la mort le 12 octobre 1971, victime d’une hémorragie stomacale. Il est enterré au Eternal Valley Memorial Park, à Newhall (Californie).

Oublié aux États-Unis, Gene ne rentre au fameux Rock’n'Roll Hall of Fame qu’en 1998, douze ans après Elvis Presley et onze ans après son ami Eddie Cochran. Le Rockabilly Hall of Fame lui, n’a pas oublié la contribution de ce chanteur à ce genre musical et en a fait le premier élu de son classement..

 

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

ANDRE ISAAC, ALIAS PIERRE DAC…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’apophtegme et du pâté Hénaff réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 09 février 2012, 21è jour de pluviôse dédié au Tabouret des champs. Je vous assure que j’invente pas. Vous connaissez le « tabouret bleu » ? Et bien c’est la Thlaspi. Vous connaissez pas la thlaspi ? C’est une belle plante de la famille des brasicasées. Non, pas des bras cassés. Et alors, merci qui…Merci tonton Wiki.

 

L’homme du jour, du mois, du siècle.

Comment ne pas marquer l’anniversaire de la mort de ce maître à penser, disparu un 9 février en 1975.« Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir. »Ses citations sont devenues quasi proverbiales et, personnellement, je ne m’en lasse pas.

Dac_27102009_185022Après avoir débuté en 1922 à La vache enragée,à Montmartre, Pierre Dac se fait connaître dans les années 1930 à la radio sur le Poste Parisien et anime dès 1936 ‘La Course au trésor’ : il s’agit de trouver un objet dans des conditions rocambolesques. Sur Radio cité, l’émission légendaire ‘La Société des loufoques’ sera reprise dans son journal ‘L’ Os à moelle’. Il s’engage par la suite dans la résistance, se réfugiant à Londres, il va devenir ‘la voix de la France’ en 1943-1944, dans l’émission sur la BBC ‘Les Français parlent aux Français’. Ses émissions sont un prélude à la carrière qu’il fera avec Francis Blanche. Il crée alors le Parti d’en rire (1949) puis ‘le MOU’ mouvement ondulatoire unifié avec Jean Yanne et Goscinny dont le slogan était:Les temps sont durs, vive le MOU. ces initiatives le conduisent à être candidat à la présidence de la République quelques années avant Coluche. Il s’est également lancé dans l’écriture de romans parodiques comme ‘Du côté d’ailleurs …’ (1953), ‘Les Pédicures de l’âme’ en 1974. Information méconnue du public, Pierre Dac s’avère être le précurseur du faux journal télévisé. A la libération, il est reçu Franc maçon à la grande loge de France, il y restera jusqu’en 1952. Plus tard, il rédigera une parodie sur les rites maçonnique. Il faudrait mille billets pour commencer à approcher l’oeuvre de ce roi du loufoque; aussi, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je dois replonger dans les secrets de Word Press si je veux domestiquer la bête…

Portez vous bien et à demain peut-être.

LES FLAMMES DE L’ENFER…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’hypothypose et des spaghetti alle vongole réunis, bonjour !

Nous sommes le 08 février, 20è jour de pluviôse dédié à la serpette.

 

LES FLAMMES DE L’ENFER…

En février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes.
Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession…
Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc. Si vous passez à Rome, vous pouvez voir une statue dressée sur le campo dei fiori.

Ça me rappelle une citation de Victor HUGO que je trouve très appropriée:

« Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. »

Aujourd’hui je fais court car, comme le dit mon coach : le changement, c’est maintenant. Enfin presque ; j’ai encore quelques réglages à effectuer avant de basculer vers le nouveau site des cénobites et, puisque je ne vous cache rien, je peux bien vous l’avouer…Je galère.

En attendant je constate avec un plaisir non dissimulé que vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog…C’est pas le moment de se rater. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

C’EST ROCK COCO…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du Rock around-the-clock et de l’onglet à l’échalote réunis, bonjour !

Nous sommes le 03 février, il gèle à pierre fendre et c’est le jour dédié à la vache dans le calendrier républicain…

Voici pour les nostalgiques un portrait qui va rejoindre notre galerie, bientôt mise en valeur sur le nouveau site des « cénobites ».

Jiles Perry Richardson alias Big Bopper est un chanteur américain né le 24 octobre 1930 à Sabine Passage au Texas et décédé le 03 février 1959 à Clear Lake dans l’Iowa au cours d’un accident d’avion.

Monument installé à l’endroit du crash.

La famille Richardson s’installe à Beaumont. Se passionnant pour le monde du divertissement, il obtiendra un diplôme de technicien en Radiodiffusion et Télévision.

De retour à la vie civile, il sera disc-jockey sur la radio locale KTRM. C’est à cette époque qu’il prendra le surnom de Big Bopper : son émission « La grande exposition de Bopper » deviendra célèbre et il sera nommé directeur des programmes. En 1957, il aura à son actif un record du monde, le Discathon : le programme le plus long en diffusant 1821 titres sur six jours.

Mais non content de diffuser les disques des autres, celui-ci auteur et chanteur à ses heures décide de franchir le pas et obtient un succès d’estime, tout en composant aussi pour les autres.

 

Big Bopper est surtout connu pour un titre qui le rendra célèbre : Chantilly Lace avec son introduction célèbre « Hello Baby !! ». Ce titre sera classé en 1958 dans le top 10 et Big Bopper signera avec la maison de disques Mercury Records.

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Il partira en tournée à travers les États-Unis avec notamment Buddy Holly dont je vous ai déjà parlé au début de l’année 1959. Le 02 février refusant de continuer la tournée en bus, il décide, avec Buddy Holly et Ritchie Valens, de louer un petit avion (Beechraft Bonanza) avec pilote. Mais surpris dans une tempête de neige, le petit avion s’écrase le 03 février à Clear Lake.

 

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

LUI C’EST JOYEUX…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la graine d’ananar et du taboulé réunis, bonjour!
Nous sommes le 29 janvier 2012, 1Oè jour de pluviôse dédié à la Cognée; vous savez celle qu’il ne faut pas jeter après le manche, à moins que ce ne soit l’inverse… Cette expression date du XVe siècle. Il s’agit de l’histoire d’un bûcheron, en abattant un arbre, sa cognée s’est séparée de son manche et est tombée malheureusement dans une eau profonde l’empêchant de la récupérer. Par dépit, il y jeta également le manche. Un qui n’a jamais baisser les bras c’est bien celui-ci.
Comment ne pas évoquer ce 29 janvier 1910 et la naissance de Maurice JOYEUX, à Paris. 100 ans déjà, on a l’impression que cela fait un siècle ! (hilarant non ?)
Figure marquante de l’anarchisme français, on le voyait rarement sans qu’il ait à la bouche, une remarque cinglante et/ou une de ses célèbres pipes.joyeux02_0f0f0
Il milite très jeune et s’engage au Comité des Chômeurs dont il deviendra le secrétaire.

Il raconte leurs premières actions dans le livre « Consulat Polonais ». L’attaque de ce Consulat lui vaut 1 an de prison. En 1936, il participe aux occupations d’usines et anime le Front Révolutionnaire. 1938 : encore six mois de prison pour violences. Réfractaire à la guerre, il est arrêté en 1940 et condamné à 5 ans de prison. Incarcéré à Montluc, il s’évade après avoir fomenté une mutinerie (sujet du livre « Mutinerie à Montluc, édité en 1971), mais il sera repris et finalement libéré en 1944.
Dès la libération, il s’emploie à la reconstruction de la Fédération Anarchiste et à l’édition du « Libertaire ». Il milite aussi activement dans le syndicat (CGT-FO) et ouvre une librairie à RadioLibertaire_bParis « Le Château des brouillards » (dans une petite rue du vieux Montmartre). En décembre1953, c’est la scission. Mais Maurice joyeux reconstruit la F.A autour du nouveau journal « Le Monde Libertaire » et de sa librairie qui verront le regain des idées libertaires, suscité par mai 68. Le nom du journal avait changé pour des nécessités administratives mais chacun avait reconnu le vieux journal de Sébastien FAURE et Louise MICHEL dont je vous parlais hier à propos de Emile Bidault.
Avec sa compagne, Suzy CHEVET, et le « Groupe Louise Michel », il crée « La Rue », revue d’expression culturelle libertaire.
En 1981, il est le premier invité de Radio Libertaire (radio libre de la F.A, à Paris), que l’on peut écouter sur son ordi, ICI.
Il meurt le 9 décembre 1991. Il nous laisse, outre divers ouvrages théoriques, deux livres de souvenirs « Sous les plis du drapeau noir », et « Souvenirs d’un anarchiste ».

LES FILS DU VENT…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !

Nous sommes le 23 janvier quatrième jour de pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manquent pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.
Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez et je n’en suis qu’à mi-parcours de ma taille d’hortensias…
Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation. Ce lundi m’ayant vu me réveiller atteint d’une flemmingite aigüe, je vous propose un billet déjà paru ici même.

Le 23 janvier c’est le jour qu’a choisit le petit Jean REINHARDT pour mettre le nez à la fenêtre de sa roulotte, c’était en 1910 à Liberchies en Belgique. Plus tard, il allait nous entraîner dans de somptueuses cavalcades sous le nom de DJANGO REINHARDT. L’enfant fait partie d’une famille de Rroms nomades habitués à traverser l’Europe de part en part. Il passe donc sa jeunesse à voyager pour fuir la première guerre avant que sa famille ne se fixe finalement à Paris d’abord sur les Fortif’, la zone mal famée jouxtant la porte de Choisy puis à la porte d’Italie. Ecoutez Les yeux noirs.
 

La rencontre avec le banjo de son oncle à l’âge de dix ans est décisive. Fasciné par l’instrument, le jeune Django n’a dès lors de cesse de s’écorcher les doigts sur ses cordes oxydées. Il fait son apprentissage en observant avec attention les musiciens de passage au campement, et acquiert bientôt une dextérité hors du commun. Il se mettra ensuite, avec le même bonheur, au violon et finalement à la guitare pour notre plus grand bonheur.
À l’âge de 13 ans, il court déjà le cachet dans les bars et bals de Paris, ainsi que dans les demeures des gens aisés, tout en continuant de jouer surtout pour son propre plaisir. La réputation du jeune virtuose se répand chez les amateurs de musique et en 1928, l’accordéoniste Jean Vaissade permet à Django d’enregistrer son premier disque. L’adolescent ne sachant ni lire ni écrire, même pas son propre nom, les étiquettes portent la mention « Jiango Renard, banjoïste ».

Aujourd’hui, les Rroms sont inscrits au tableau de chasse de Nicolas 1er et de ses sbires. Triste époque madame Michu !
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

ALLONS SUR LE QUAI GUEYDON…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la pelote basque et du piment d’Espelette réunis, bonjour!
Nous sommes le 21 janvier 2012, deuxième jour de pluviôse dédié à la Mousse. Je n’arrive pas à m’en défaire, la pluie pour moi évoque Brest, Prévert, Barbara… Du coup je voulais vous parler d’un illustre inconnu brestois, Victor Pengam, né un 21 janvier en 1883 à Brest même.
Militant anarchiste, syndicaliste révolutionnaire et coopérateur.
Orphelin très jeune, il est placé aux pupilles de la Marine, puis à 14 ans entre comme apprenti à l’arsenal. Le 5 octobre 1905, il organise une fête des conscrits, interdite par le préfet maritime. Le 21 janvier 1906, il est traduit devant la Cour d’assises du Finistère. Il est acquitté, mais exclu de l’arsenal pendant cinq mois. Durant son service militaire (qui dure alors 3 ans) il donne des cours d’alphabétisation et lutte contre l’alcoolisme. En 1909, de retour à la vie civile, il milite au sein de l’Union départementale des syndicats, et est aussi actif au sein de « l’Université populaire » et dans un « Groupe d’études sociales ». Il intègrera également le secrétariat général de la « Bourse du travail ».
En 1912, son action en tant que syndicaliste révolutionnaire, en particulier sa participation aux luttes contre la vie chère, lui vaudront un nouveau procès, il y sera de nouveau acquitté. Il fonde la même année le « Groupe des Pupilles de la Maison du Peuple ».
En 1913, il abandonne, ses activités à la Bourse du travail pour se consacrer à l’éducation d’une centaine de ces pupilles, organisant pour eux de nombreuses activités culturelles, sportives ou musicales.
Mobilisé en 1914 dans l’infanterie coloniale, il est blessé à deux reprises et y contracte la tuberculose. A partir de 1917, réformé suite à ses blessures, il assurera dès lors l’administration du « Restaurant coopératif de l’arsenal ». A gauche une vue générale de l’arsenal.
Il succombe de la tuberculose en ce début mars 1920, âgé de seulement 37 ans. Ses obsèques, le 5 mars 1920, donneront lieu à une importante manifestation. ( Sources :éphéméride anarchiste – dictionnaire international des militants anarchistes)

Son militantisme et ses convictions révolutionnaires lui vaudront d’être inscrit au Carnet B (fichage des antimilitaristes). Voici un extrait de sa fiche: « propagandiste anarchiste et antimilitariste des plus militants. L’un des chefs du mouvement révolutionnaire (secrétaire général de l’Union régionale des syndicats et de la Bourse du travail de Brest). Poursuivi en janvier 1906 devant la cour d’Assises du Finistère pour excitation de militaires à la désobéissance (acquitté). Secrétaire général du nouveau syndicat anarchiste des ouvriers du port. Ouvrier à l’arsenal. Serait susceptible de faire du sabotage en cas de mobilisation. (…) Mesure à prendre en cas de mobilisation: à arrêter.« 
(extrait du livre de J.J Becker « Le Carnet B », éditions Kuncksieck, 1973).

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA POESIE D’ARMAND ROBIN…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de l’hypotypose et du merlan frit réunis, bonjour!

Nous sommes le 19 janvier, 30è et dernier jour de nivôse dans le calendrier républicain, officiellement dédié au Crible. Demain débute pluviôse mais, sans attendre, il pleut sur Brest…

Allez, saluons un gars d’chez nous:Le 19 janvier 1912, naissance d’Armand ROBIN à Plouguernével ( e kichen Rostren).
Traducteur, écrivain et poète libertaire.
Passionné par l’étude des langues, il en parlera un nombre impressionnant (on dit qu’il était capable de lire 22 langues). Après un séjour en URSS en 1933, il fera une critique acerbe du régime soviétique et de sa dictature. Il traduit de la poésie et fait découvrir des auteurs russes tel que Essenine, Blok, Maïakovski, Pasternak, etc. Il se passionne également pour l’écoute radio en ondes courtes, réalisant des rapports d’écoute d’émissions étrangères. Dès 1945, il adhère à la Fédération Anarchiste (qui publiera ses « Poèmes indésirables », dédiés aux peuples martyrisés), et il y côtoiera Georges Brassens. A la libération, Elsa Triolet, qui lui vouait une haine farouche, fit pression sur Aragon pour que Armand Robin figure sur la liste noire des intellectuels.
Dans « La fausse parole », parue en 1953, il dissèque les mécanismes de propagande dans les pays totalitaires. Il continuera de traduire et d’écrire d’innombrables poèmes, jusqu’à sa mort, inexpliquée, le 29 mars 1961, il avait 49 ans, à l’infirmerie du Dépôt de la police, à Paris. Quant à la malle de papiers retrouvée dans sa chambre le lendemain, on raconte qu’elle fut envoyée à la décharge publique sur ordre du commissaire.

Il revenait volontiers à Rostrenen où il avait ses racines. Insomniaque, on le trouvait dans le fournil de Joseph Berthelot et un peu plus tard, à Campostal où Jean Kergrist et Christian Gautier l’ont croisé. Et lui de dire : « En de très vieux temps où je parus exister, on prétendit m’avoir rencontré »
« Que m’importe qu’on m’abatte au coin de la rue, j’écrirai des poèmes jusqu’à ce qu’on me tue« . Armand Robin.

Vous pouvez lire Le Combat libertaire, ouvrage paru sous son nom, et qui s’articule autour de sa poésie engagée, autrement dit ce qu’il nommait lui-même Les Poèmes indésirables.

Cette édition établie par Jean Bescond et présentée par Anne-Marie Lilti vaut par sa cohérence, réunissant un ensemble de textes, articles et traductions qui parurent pour l’essentiel dans les revues et éditions anarchistes de 1945 à 1955. Chez Jean-Paul Rocher éditeur.


Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.