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Batterie…De cuisine.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du ragtime et du p’tit salé aux lentilles réunis, bonjour!

Nous somme le lundi 02 avril,13è jour de germinal dédié à la morille. Ah, le filet de bœuf et sa sauce aux morilles…Un vrai péché surtout si vous avez les moyens de l’accompagner d’un Margaux. Sinon, un Corbières fera parfaitement l’affaire. La cuisine et le jazz ont ceci de commun, la batterie…

Contrairement au Rock peut-être, on délaisse souvent les batteurs et les percussionnistes du Jazz au profit des joueurs de saxo et autres clarinettes. Chacun connait ou a entendu parler de Charlie Parker ou de Stan Getz mais peu peuvent citer le nom d’un batteur. Écoutez et observez « Buddy » dans ses œuvres…

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Bernard « Buddy » Rich est né à Brooklin, USA, et est décédé un 2 avril en 1987. C’était un batteur de jazz et, je prends le risque de dire que c’était le plus grand batteur qu’on ait jamais connu. Cet autodidacte était connu pour sa technique, sa puissance, sa vitesse et son habileté à improviser.

Il est né dans une famille juive de New York. Son père découvrit que Buddy était familier avec le rythme, car il était capable de battre de façon rythmée à l’âge d’un an. Sa plus grande qualité était son habileté et sa rapidité sur des doigtés frisés comme disent ceux qui connaissent la musique. (alternance : un coup main gauche, un coup main droite)

En 1937, il commence à jouer du jazz avec Joe Marsala, puis avec Bunny Berigan (1938), Artie Shaw, Tommy Dorsey, Benny Carter (1942), Harry James (1953-1956), Les Brown, Charlie Ventura, Jazz at the Philharmonic, tout comme dans son propre groupe, tout en accompagnant de célèbres groupes de musique.

Il assiste aux débuts de Frank Sinatra, avec qui il fait un temps partie du Tommy Dorsey Orchestra.

Il va aussi jouer avec Art Tatum, au début des années 1950.

À partir de 1966 jusqu’à sa mort, il menait un big band, alors que leur popularité était déclinante depuis les années 1930. Sa pièce la plus connue est l’arrangement de West Side Story.

Sur son lit de mort, une infirmière lui aurait demandé s’il était allergique à quoi que ce soit. Il aurait répondu : « Oui, à la musique country ! » Il est enterré au Westwood Village Memorial Park Cemetery à Los Angeles, Californie.

Avant sa mort Buddy Rich légua sa batterie à Armand Zildjian le directeur de la célébre marque de cymbales Zildjian. M.Zildjian vient rendre visite a Buddy sur son lit de mort et il lui dit : « j’ai ta batterie Buddy. » Buddy lui répondit : « Tu en prendras soins Zildj’. » Il mourut le lendemain. Amen!

Tout à fait autre chose. Le billet que j’ai consacré à Lise LONDON au mois de février ne lui a pas porté chance; elle vient de mourir samedi.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Encore un drôle de paroissien…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la peinture à l’huile et du maquereau vin blanc réunis, bonjour!

Nous sommes le dimanche 1er avril et, c’est pas une blague, ce jour dans le calendrier républicain était dédié au Charme (l’arbre). Trouver sa place dans une galerie de portraits, c’est bien le moindre pour un peintre…

Le 1er avril 1856, naissance de Charles MAURIN au Puy Auvergne. Peintre graveur et anarchiste.En 1875, il obtient le Prix Crozatier qui lui permet de venir à Paris étudier aux Beaux-Arts puis à l’Académie Julian où il enseignera ensuite. Il expose au « Salon des Artistes Français » et devient membre de la Société en 1883.

Considéré par Edgar Degas (1834-1917) comme l’un des plus talentueux dessinateurs de son temps, Charles Maurin (1856-1914) a depuis sombré dans l’oubli. À partir des années 1890, Maurin glisse vers l’étrange, donnant à ses œuvres une profondeur nouvelle. Certaines peintures de cette période comme L’Aurore du rêve, Les Fleurs du mal (vers 1891) comptent parmi les peintures les plus abouties de l’artiste.

Ami de Toulouse-Lautrec, ce dernier fera sa première exposition particulière avec lui en 1893. Il puise son inspiration des artistes japonais, révolutionne la technique de l’eau-forte, et réalise également des bois-gravés. Il collabore à « La Revue Blanche » dirigée par Fénéon et initie Félix Vallotton à la gravure et à l’anarchisme.Il meurt à Grasse, le 22 juillet 1914.C’est à lui que l’on doit le fameux bois gravé de Ravachol, le torse nu, entre les montants de la guillotine.

Voila pour ce dimanche printanier. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.


Esprit es-tu là?

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des esprits frappeurs et du chocolat Poulain réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 31 mars, 11è jour de germinal dédié à la pervenche.

Voici déjà un moment que je voulais trouver une petite place dans notre galerie de portraits pour cet étrange personnage qu’était Allan Kardec ou Alan Kardec, de son vrai nom Hippolyte Léon Denizard Rivail, né à Lyon le 03 octobre 1804 et décédé le 31 mars 1869. C’est un pédagogue français, fondateur de la philosophie spirite ou spiritisme. Il est généralement surnommé le « codificateur du spiritisme ». Son œuvre influence aujourd’hui fortement la culture et la vie publique brésilienne.

Il va à l’école primaire locale jusqu’à ses dix ans, Il devient interne au château d’Yverdon, sur le lac de Neuchâtel, chez le célèbre pédagogue Pestalozzi qui met alors en pratique les principes de l’« Émile » de Rousseau. Dans cette « école mutuelle », il apprend avec d’autres jeunes gens de la bonne société européenne. Les influences de Pestalozzi furent très fortes sur le futur Kardec, et des principes de la pédagogie se retrouveront dans sa doctrine spirite: la fraternité universelle ou l’ouverture aux femmes.

En 1832, il épouse Amélie Boudet (ici le couple en portrait), une institutrice qui travaille avec lui dans son école et dans la poursuite de son œuvre pédagogique. Lorsque l’école doit fermer pour des raisons financières, Léon Rivail traduit des textes allemands et publie des manuels pour gagner sa vie. Il continue à donner des cours, gratuitement, de chimie, physique, anatomie et astronomie. Il est un grand positiviste, pas du tout tourné vers le surnaturel. C’est en cette capacité de pédagogue positiviste qu’il est sollicité pour superviser des séances de tables tournantes. On lui demande aussi de mettre de l’ordre dans les communications des esprits reçues lors de séances. Cela donnera Le livre des Esprits.

Il découvre les tables tournantes en 1855, pratique venue des Etats-Unis. C’est à cette époque qu’il prend son surnom d’Allan Kardec, nom qu’il pense correspondre à celui qu’il portait lors d’une vie antérieure, alors qu’il était druide. Il converse plusieurs années avec toutes sortes d’esprits et en tire un enseignement. L’essentiel est écrit dans Le livre des Esprits (1857) et Le livre des médiums (1861). Il fonde également La Revue spirite, magazine encore publié aujourd’hui, dans plusieurs langues. Il meurt d’un anévrisme en 1869 en laissant nombre de textes en cours d’écriture. Un sixième livre dont le titre provisoire était : Les prévisions concernant le spiritisme, fut également retrouvé. Tous ces travaux inachevés furent regroupés par l’éditeur Pierre-Gaëtan Leymarie quelques années plus tard et édités sous le titre : Les oeuvres posthumes d’Allan Kardec.

Il est inhumé au Père-Lachaise, à Paris. Au-dessus de sa tombe en forme de dolmen et de son buste en bronze poli , sa devise : « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi ». De nombreuses personnalités furent séduites par le spiritisme tels, Victor Hugo, Théophile Gautier, Camille Flammarion ou Conan Doyle… De nos jours, Allan Kardec est l’un des auteurs sociologiques français les plus lus au Brésil . Plus de six millions de Brésiliens se déclarent spirites et mettent en application sa doctrine dans des milliers de centres spirites. Les principales villes brésiliennes ont toutes une rue Allan Kardec. Ici un collège portant son nom à Minas-Geraï. Allez, que la force soit avec vous, portez vous bien et à demain peut-être.

Tiens, du jazz, du vrai…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de l’Amérique profonde et du calamar grillé réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 28 mars et c’est le jour de mon « canard » préféré. Mais c’est aussi le 8è jour de germinal dédié à la Jonquille. Et la question du jour est:connaissez vous Herb ELLIS ?

« Bien sûr que vous connaissez ce musicien et l’avez tous entendu au moins une fois ; ne serait-ce qu’avec le fabuleux et insurpassable trio d’Oscar Peterson avec Ray Brown. Vous allez vous dire : « Oui, mais à part cela, je ne sais pas grand chose de lui », et vous aurez bien raison. Lorsque l’on parle des grands guitaristes, on cite souvent les mêmes mais son nom n’est pas forcément mentionné. Pourtant, il compte réellement parmi les plus grands, sans aucun doute possible… » Ecoutez cet extrait de l’album Nothing but the blues et notez que c’est tout de même Stan Getz qui est au saxo et Ray Brown à la basse…Du joli monde quoi !

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« …Herb Ellis vient du Texas où il est né le 4 août 1921. Jack Teagarden, Jimmy Giuffre, Hot Lips Page,  Eddie Vinson, Sammy Price, Buddy Tate, Booker Ervin, Harold Land, Ornette Coleman, Teddy Wilson, Kenny Dorham, Cedar Walton, Arnett Cobb, et quelques guitaristes et non des moindres tels que Eddie Durham, Oscar Moore, Lightnin’ Hopkins et Charlie Christian ! pour ne citer qu’eux, viennent également du même endroit. .. ». « Nous avions une petite bicoque car nous étions fermiers. Il n’y avait rien aux alentours et nous étions isolés de tout. Tout y était « blues » : le paysage, la vie … J’entendais siffler le train et rien qu’à l’écoute de ça, cela vous le donnait. Nous étions le Blues! » C’est extrait d’un article de « Beethoven » par Jean-Michel Reisser du 27 février 2006
Ellis joue avec le trio d’Oscar Peterson de 1953 à 1958, bien que ce trio est musicalement reconnue pour son excellence, il rencontre à l’époque certaines critiques qui voient d’un mauvais œil un guitariste blanc dans un groupe de noirs alors que le racisme est toujours bien vivant aux Etats-Unis.

Et bien voila pour aujourd’hui, les jonquilles, le soleil, le jazz…What else? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Une sacrée bonne femme…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du tango argentin et du gratin dauphinois réunis, bonjour!

Nous sommes le dimanche 25 mars, cinquième jour de germinal dédié à la poule…

Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND. Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse. Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Epinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B » fichier des antimilitaristes, elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche »" de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, La photo présente l’équipe de La ruche jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc. En 1944, son logement à Noisy-le-sec région parisienne, est détruit par les bombardements alliés. »Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. »Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympathies pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ». Cette femme là…C’était un sacré bonhomme !

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.


C’EST PAS FO…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du théâtre et des opprimés réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 24 mars 2012, Dieu est mort depuis longtemps et c’est le quatrième jour de germinal dédié à la tulipe…

 

Le 24 mars 1926, naissance de Dario FO à San Giano, village de Lombardie au bord du lac Majeur, dans une famille prolétaire de tradition démocratique et antifasciste. Il découvre très jeune le théâtre populaire et la tradition orale, par l’intermédiaire de son grand-père, « fabulatore » connu. Doué en dessin et en peinture ( talent qui lui permettra de dessiner lui-même les affiches de ses spectacles )il commence par étudier l’art et l’architecture à Milan.

En 1952, il écrit pour la radio ses premiers monologues comiques, intitulés Poer nano, « Pauvre nain » (ça me fait penser à quelqu’un). Il découvre le Piccolo Teatro de Giorgio Strehler, fait ses débuts d’acteur et monte des revues de satire sociale et politique.

En 1954, il épouse Franca Rame, fille d’une grande famille de comédiens populaires, qui devient son inséparable partenaire. Ensemble ils reprennent à leur façon des farces traditionnelles et écrivent de grandes comédies où ils fustigent les institutions et les classes dirigeantes tout en déployant une fantaisie débridée. En 1968, ils fondent l’association « Nuova Scena » avec l’aide du PCI, « au services des forces révolutionnaires » et s’éloignent des circuits traditionnels du théâtre.

En 1970, Dario Fo rompt avec le parti communiste et crée, avec ses camarades, un autre collectif théâtral : « La Comune ». Ces années sont celles des grands succès : Mystère Bouffe, en 1969, épopée des opprimés inspirée de la culture médiévale, apporte à Dario Fo une renommée mondiale. Inspiré d’un réel fait divers, en 1970, « mort accidentelle d’un anarchiste » (Morte accidentale di un anarchico) donne avec humour et brio, sa version abracadabrante du cas de l’anarchiste Giuseppe PINELLI, dont la garde à vue, à la questure de Milan, s’était soldée par une défenestration mal expliquée (curieusement, Mohamed Merah aussi s’est défenestré à Toulouse); ainsi que « Faut pas payer » en 1974. Elles sont écrites en liaison, l’une avec la demande de révision du procès de l’anarchiste Guiseppe Pinelli défenestré à Milan, l’autre avec la campagne d’autoréduction des factures en période d’inflation.

L’anti-conformisme de Dario Fo, ainsi que son engagement politique et social l’entraînent dans d’innombrables procès et controverses en Italie, avec l’Etat, la police, la télévision, le pape : son émission Canzonissima est censurée ; selon le pape, Mistero buffo offense  » les sentiments religieux des Italiens ». En collaboration avec Franca Rame, il écrit une série de monologues inspirés par la lutte des Italiennes pour le droit au divorce et la légalisation de l’avortement. Dans cette petite vidéo on le voit dans une imitation hilarante de berlusconi.

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Artiste hors normes, il reçoit en 1997 le Prix Nobel de Littérature pour avoir « dans la tradition des bateleurs médiévaux, fustigé le pouvoir et restauré la dignité des humiliés. » Il devient aussi un des premiers Satrapes étrangers du collège de pataphysique en 2001 avec notamment Umberto ECO . L’arrivée du deuxième gouvernement Berlusconi lui a inspiré L’Anomalo Bicefalo, écrit avec Franca Rame. Bref, un théatreux comme je les aime, dans la lignée de Brecht ou de Vilar ! Bon anniversaire donc…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

A LA BASTILLE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la libre pensée et du coq au vin réunis, bonjour!

Nous sommes le lundi 19 mars 2012, 29è jour de ventôse dédié au Frêne. Hier les troupes du front de gauche de Mélenchon et consort ont rejoué la prise de la Bastille histoire de commémorer les évènements qui allaient rester dans l’histoire sous l’appellation « La Commune de Paris », le 18 mars 1871.

 

Puisque nous sommes en pleine commémoration de la naissance de la Commune de Paris, je souhaitais épingler cet infatigable combattant à notre galerie de portraits. Il est certes moins célèbre que Louise Michel et d’autres protagonistes de cette époque mouvementée mais il a dédié sa vie entière à une certaine idée de la République. Le blog des « Cénobites » se devait de lui rendre hommage.

Le 19 mars 1820, naissance de Charles Ferdinand GAMBON à Bourges. Avocat à 19 ans puis magistrat, d’abord républicain modéré, il devient socialiste révolutionnaire puis anarchiste et pacifiste.Elu du peuple après la révolution de 1848, il est arrêté dès 1849 pour son hostilité au futur empereur, et emprisonné à Belle-Ile en mer, puis en Corse, jusqu’en 1859. (Jean-Yves Mollier lui a consacré un livre « Dans les bagnes de Napoléon III, mémoires de Ferdinand Gambon» aux Presses Universitaires de France en 1983). Par la suite, ne reconnaissant pas l’Empire, il refuse d’acquitter l’impôt. Il adhère à l’Internationale et participe à la fédération des sociétés ouvrières. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris. Désigné à la fonction de procureur, il refuse le poste, trop conscient des méfaits de la justice et de la prison. Il est partisan d’aider au soulèvement des villes de province, dans le but de former une grande fédération des communes. Présent sur les dernières barricades, le 28 mai, il parvient pourtant à échapper aux massacres et se réfugie en Suisse. Il devient propagandiste anarchiste et milite à la Fédération Jurassienne. A son retour en France,en 1880, il prend part au mouvement anarchiste aux côtés de Louise Michel, sans rompre avec les socialistes révolutionnaires il sera même élu député en 1882. Il défendra les anarchistes lyonnais emprisonnés lors du procès de 1883. Il est l’auteur, dans « Le cri du peuple », du célèbre slogan pacifiste « Guerre à la guerre ». Il meurt le 16 septembre 1887.J’ai retrouvé un texte de Eugène Pottier, auteur de chants magnifiques sur la Commune et de « l’Internationale », écrit en 1883 et dédié à Ferdinand Gambon, il s’intitule Abondance.

Toute une mer d’épis ondule et les sillons
Portent à la famine un défi ; l’été brille,
De chauds arômes d’ambre emplissant les rayons ;
Les blés murs, pleins et lourds, attendent la faucille.

Les moineaux, les mulots festinent ; les grillons
Poussent un chœur strident comme un feu qui pétille.
La brute semble croire à ce que nous croyons,
On entend tout chanter l’Abondance en famille.

Du sein de la nourrice, il coule en ce beau jour
Une inondation d’existence et d’amour.
Tout est fécondité, tout pullule et foisonne !

Mais, rentrant au faubourg, mon pied heurte en chemin
Un enfant et sa mère en haillons… morts de faim !
Qu’en dites-vous, blés mûrs, et qui donc vous moissonne?

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

Do you know Sunnyland Slim?

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Chicago blues et du Gin-fizz réunis, bonjour!

Le 17 mars correspond au 27è jour de ventôse dédié à la Sylvie. Ah, la Sylvie…Euh, oui, ça c’est une autre histoire. Il s’agit bien évidemment de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois.

C‘est aussi le jour anniversaire du décès d’un grand bluesman qui s’est éteint à Chicago en 1995. De son vrai nom Albert Luandrew il s’est fait connaître sous le pseudonyme de Sunnyland SLIM. Bon, je reconnais, c’est une semaine « blues » chez les cénobites mais, si vous n’aimez pas ça, n’en dégoutez pas les autres comme disait mon aïeule…

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Ca c’est du blues ou je ne m’y connais pas… En 1939 il rejoint Chicago où il joue avec Sonny Boy Williamson qui a fait l’objet d’un billet ici même. En 1947 il fit des enregistrements sous le nom de « Doctor Clayton’s Buddy ». On le trouve aussi sur des disques de Muddy Waters de la fin des années quarante comme musicien d’accompagnement.

Sunnyland Slim fut blessé à la main par un coup de couteau, si bien que certains doigts perdirent un peu de leur capacité antérieure, il n’en resta pas moins un pianiste d’accompagnement apprécié. Il a fait plusieurs tournées en Europe dont une avec les Chicago All Stars en 1968 me semble t-il. Mais il est vrai qu’en 68, il s’est passé tant de choses…

Allez, merci pour votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

CA VIENT DU BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la symbolique de Jung et de la salade de pissenlit réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 16 mars 2012, 26è jour de ventôse dédié au Pissenlit. Mon aïeule, dont je vous ai déjà vanté les mérites éducatifs, se plaisait à nous faire confectionner du miel de pissenlit. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une pratique strictement familiale et quelque peu surprenante…Que nenni.

 

Hier nous avons évoqué le blues de Lightnin’ Kopkins ; je vous propose aujourd’hui de découvrir un autre grand : T-bone Walker.

Né Aaron Thibeaux Walker le 28 Mai 1910 à Linden, Texas.

Elevé à Dallas où il vécut dès ses deux ans, T Bone Walker fut rapidement influencé par le jeu et la technique de Blind Lemon Jefferson. De 1920 à 1923 il le suivit dans les rues de Dallas et tenait sa soucoupe pour recueillir les pourboires des passants. Quand il eut dix ans sa mère se remaria avec un homme dont la famille possédait un groupe. T Bone avait l’habitude de venir danser sur scène à la fin du spectacle, et de passer le chapeau parmi l’assistance. A 12 ans sa mère lui offrit un banjo mais il préféra changer pour la guitare. Ecoutez T-Bone woogie.

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1929 fut une année décisive pour lui. Il gagna un concours d’amateur, dont le premier prix était une semaine avec le groupe de Cab Calloway. A Houston il put prendre un solo sur un des morceaux du groupe. Ce fut là une de ses premières expériences avec le jazz. Sa musique s’en ressentit grandement, son style étant plus proche d’un guitariste jazz que de celui d’un bluesman traditionnel.

Un an après il enregistra pour le label Columbia les morceaux Witchita Falls et Trinity River Blues sous le nom de Oak Cliff T-Bone, d’après le nom de son quartier à Dallas. Il partit en tournée avec un groupe de musiciens blancs et rencontra quelques problèmes à Oklahoma City à cause de ses abus d’alcool. N’ayant que peu d’argent il quitta le Texas pour Los Angeles où il joua dans des formations de swing. Il fut l’un des premiers guitaristes à utiliser l’amplification électrique vers les années 1935 – 1936. En 1940 il enregistra quelques titres avec le groupe de swing de Les Hite’s Cotton Club Orchestra dans lequel il était chanteur. Il enregistra T-Bone Blues qui eut un tel succès qu’en 1941 il forma son propre groupe.

Toujours bien sapé, élégant, T-Bone Walker va devenir un modèle pour les jeunes noirs désirant réussir socialement à travers la musique. Il va continuer à jouer et quittera Black & White pour le label Imperial en 1950. Il y enregistrera pendant quatre ans une floppée de morceaux, améliorant constamment son jeu de guitare.

Au début des années 1960 son succès baissa lorsque le public blanc commença à découvrir le blues traditionnel. Walker avait une image trop brillante pour un public désirant du blues rural et traditionnel. Sa chance fut de tourner avec le premier American Folk Blues Festival en 1962 grace à John Lee Hooker (c’est le préféré de ma fiancée).

Dans les années qui suivirent il continua de se produire en Europe et aux Etats Unis, abusant des plaisirs de la vie, l’alcool en tête. Cela lui valut de graves

problèmes de santé et des soucis financiers. Ne pouvant plus se payer l’hopital il bénéficia d’un concert de soutien grâce à des artistes comme Gerry Mulligan ou Dizzy Gillespie. Son jeu et son « son » marquèrent nombre de musiciens, comme le grand B.B. KING. Sources : Adil-blues.com – la grande encyclopédie du blues.

 

Il est mort des suites d’une pneumonie le 16 Mars 1975 à Los Angeles.

 

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.


« POOR » LIGHTNIN’

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la décalcomanie et du thon catalane réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 15 mars, 25è jour de ventôse dédié au Thon. C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Lightnin’ HOPKINS ; sans doute l’un des plus grands blues man que je connaisse.

« Poor » Lightnin’, comme il s’appelait lui même à la troisième personne est né le 15 mars 1912 à Centerville, Texas.

Ce sont ses frères Henry et Joel qui lui enseignèrent la guitare. Son premier instrument est fabriqué à partir d’une boite de cigare. Durant son adolescence il rencontre Blind Lemon Jefferson et joue avec lui. Il joue aussi en accompagnant son cousin Alger « Texas » Alexander, qui bien que chanteur ne savait jouer d’aucun instrument. Ses talents de guitariste ainsi qu’une capacité à composer d’extraordinaires blues à propos de scènes de la vie quotidienne lui valent une grande popularité auprès des Noirs du Texas et de Californie.

Lightnin’ Hopkins continua de jouer avec Alexander jusque au milieu des années 1930, date à laquelle il passa quelques temps dans une ferme prison. Libéré il rejoua à Houston avec Alexander dans les clubs et les boites. Petit à petit ils jouèrent dans d’autres états voisins dans les parties et les picnics.

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Découvert en 1946 par un chercheur de talent du label Aladdin Records, Lightnin’ Hopkins ne fut pas suivi par Alexander et enregistra plus de 200 morceaux sur un intervalle de 7 ans. Son succès commença à s’étendre au début des années 1960 pendant le Folk Blues Revival. Il joua avec le American Folk Blues Festival aussi bien au Carnegie Hall qu’en Europe. Ayant une peur panique de l’avion, il refuse toute nouvelle tournée à partir de 1969.

Son style est très rudimentaire, tout en alliant les basses solides du boogie et les attaques sur les cordes aigues et de nombreux glissando. Il a influencé de nombreux musiciens, de Albert Collins à ZZ Top. Sources:La grande encyclopédie du blues de gérard Herzhaft. Adil-blues.com

Il meurt d’un cancer le 30 Janvier 1982.

Entre un meeting à Villepinte et un 33t de Kopkins, je vous laisse le choix. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.