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Tiens, du jazz, du vrai…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de l’Amérique profonde et du calamar grillé réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 28 mars et c’est le jour de mon « canard » préféré. Mais c’est aussi le 8è jour de germinal dédié à la Jonquille. Et la question du jour est:connaissez vous Herb ELLIS ?

« Bien sûr que vous connaissez ce musicien et l’avez tous entendu au moins une fois ; ne serait-ce qu’avec le fabuleux et insurpassable trio d’Oscar Peterson avec Ray Brown. Vous allez vous dire : « Oui, mais à part cela, je ne sais pas grand chose de lui », et vous aurez bien raison. Lorsque l’on parle des grands guitaristes, on cite souvent les mêmes mais son nom n’est pas forcément mentionné. Pourtant, il compte réellement parmi les plus grands, sans aucun doute possible… » Ecoutez cet extrait de l’album Nothing but the blues et notez que c’est tout de même Stan Getz qui est au saxo et Ray Brown à la basse…Du joli monde quoi !

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« …Herb Ellis vient du Texas où il est né le 4 août 1921. Jack Teagarden, Jimmy Giuffre, Hot Lips Page,  Eddie Vinson, Sammy Price, Buddy Tate, Booker Ervin, Harold Land, Ornette Coleman, Teddy Wilson, Kenny Dorham, Cedar Walton, Arnett Cobb, et quelques guitaristes et non des moindres tels que Eddie Durham, Oscar Moore, Lightnin’ Hopkins et Charlie Christian ! pour ne citer qu’eux, viennent également du même endroit. .. ». « Nous avions une petite bicoque car nous étions fermiers. Il n’y avait rien aux alentours et nous étions isolés de tout. Tout y était « blues » : le paysage, la vie … J’entendais siffler le train et rien qu’à l’écoute de ça, cela vous le donnait. Nous étions le Blues! » C’est extrait d’un article de « Beethoven » par Jean-Michel Reisser du 27 février 2006
Ellis joue avec le trio d’Oscar Peterson de 1953 à 1958, bien que ce trio est musicalement reconnue pour son excellence, il rencontre à l’époque certaines critiques qui voient d’un mauvais œil un guitariste blanc dans un groupe de noirs alors que le racisme est toujours bien vivant aux Etats-Unis.

Et bien voila pour aujourd’hui, les jonquilles, le soleil, le jazz…What else? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Une sacrée bonne femme…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du tango argentin et du gratin dauphinois réunis, bonjour!

Nous sommes le dimanche 25 mars, cinquième jour de germinal dédié à la poule…

Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND. Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse. Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Epinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B » fichier des antimilitaristes, elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche »" de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, La photo présente l’équipe de La ruche jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc. En 1944, son logement à Noisy-le-sec région parisienne, est détruit par les bombardements alliés. »Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. »Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympathies pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ». Cette femme là…C’était un sacré bonhomme !

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.


C’EST PAS FO…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du théâtre et des opprimés réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 24 mars 2012, Dieu est mort depuis longtemps et c’est le quatrième jour de germinal dédié à la tulipe…

 

Le 24 mars 1926, naissance de Dario FO à San Giano, village de Lombardie au bord du lac Majeur, dans une famille prolétaire de tradition démocratique et antifasciste. Il découvre très jeune le théâtre populaire et la tradition orale, par l’intermédiaire de son grand-père, « fabulatore » connu. Doué en dessin et en peinture ( talent qui lui permettra de dessiner lui-même les affiches de ses spectacles )il commence par étudier l’art et l’architecture à Milan.

En 1952, il écrit pour la radio ses premiers monologues comiques, intitulés Poer nano, « Pauvre nain » (ça me fait penser à quelqu’un). Il découvre le Piccolo Teatro de Giorgio Strehler, fait ses débuts d’acteur et monte des revues de satire sociale et politique.

En 1954, il épouse Franca Rame, fille d’une grande famille de comédiens populaires, qui devient son inséparable partenaire. Ensemble ils reprennent à leur façon des farces traditionnelles et écrivent de grandes comédies où ils fustigent les institutions et les classes dirigeantes tout en déployant une fantaisie débridée. En 1968, ils fondent l’association « Nuova Scena » avec l’aide du PCI, « au services des forces révolutionnaires » et s’éloignent des circuits traditionnels du théâtre.

En 1970, Dario Fo rompt avec le parti communiste et crée, avec ses camarades, un autre collectif théâtral : « La Comune ». Ces années sont celles des grands succès : Mystère Bouffe, en 1969, épopée des opprimés inspirée de la culture médiévale, apporte à Dario Fo une renommée mondiale. Inspiré d’un réel fait divers, en 1970, « mort accidentelle d’un anarchiste » (Morte accidentale di un anarchico) donne avec humour et brio, sa version abracadabrante du cas de l’anarchiste Giuseppe PINELLI, dont la garde à vue, à la questure de Milan, s’était soldée par une défenestration mal expliquée (curieusement, Mohamed Merah aussi s’est défenestré à Toulouse); ainsi que « Faut pas payer » en 1974. Elles sont écrites en liaison, l’une avec la demande de révision du procès de l’anarchiste Guiseppe Pinelli défenestré à Milan, l’autre avec la campagne d’autoréduction des factures en période d’inflation.

L’anti-conformisme de Dario Fo, ainsi que son engagement politique et social l’entraînent dans d’innombrables procès et controverses en Italie, avec l’Etat, la police, la télévision, le pape : son émission Canzonissima est censurée ; selon le pape, Mistero buffo offense  » les sentiments religieux des Italiens ». En collaboration avec Franca Rame, il écrit une série de monologues inspirés par la lutte des Italiennes pour le droit au divorce et la légalisation de l’avortement. Dans cette petite vidéo on le voit dans une imitation hilarante de berlusconi.

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Artiste hors normes, il reçoit en 1997 le Prix Nobel de Littérature pour avoir « dans la tradition des bateleurs médiévaux, fustigé le pouvoir et restauré la dignité des humiliés. » Il devient aussi un des premiers Satrapes étrangers du collège de pataphysique en 2001 avec notamment Umberto ECO . L’arrivée du deuxième gouvernement Berlusconi lui a inspiré L’Anomalo Bicefalo, écrit avec Franca Rame. Bref, un théatreux comme je les aime, dans la lignée de Brecht ou de Vilar ! Bon anniversaire donc…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

A LA BASTILLE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la libre pensée et du coq au vin réunis, bonjour!

Nous sommes le lundi 19 mars 2012, 29è jour de ventôse dédié au Frêne. Hier les troupes du front de gauche de Mélenchon et consort ont rejoué la prise de la Bastille histoire de commémorer les évènements qui allaient rester dans l’histoire sous l’appellation « La Commune de Paris », le 18 mars 1871.

 

Puisque nous sommes en pleine commémoration de la naissance de la Commune de Paris, je souhaitais épingler cet infatigable combattant à notre galerie de portraits. Il est certes moins célèbre que Louise Michel et d’autres protagonistes de cette époque mouvementée mais il a dédié sa vie entière à une certaine idée de la République. Le blog des « Cénobites » se devait de lui rendre hommage.

Le 19 mars 1820, naissance de Charles Ferdinand GAMBON à Bourges. Avocat à 19 ans puis magistrat, d’abord républicain modéré, il devient socialiste révolutionnaire puis anarchiste et pacifiste.Elu du peuple après la révolution de 1848, il est arrêté dès 1849 pour son hostilité au futur empereur, et emprisonné à Belle-Ile en mer, puis en Corse, jusqu’en 1859. (Jean-Yves Mollier lui a consacré un livre « Dans les bagnes de Napoléon III, mémoires de Ferdinand Gambon» aux Presses Universitaires de France en 1983). Par la suite, ne reconnaissant pas l’Empire, il refuse d’acquitter l’impôt. Il adhère à l’Internationale et participe à la fédération des sociétés ouvrières. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris. Désigné à la fonction de procureur, il refuse le poste, trop conscient des méfaits de la justice et de la prison. Il est partisan d’aider au soulèvement des villes de province, dans le but de former une grande fédération des communes. Présent sur les dernières barricades, le 28 mai, il parvient pourtant à échapper aux massacres et se réfugie en Suisse. Il devient propagandiste anarchiste et milite à la Fédération Jurassienne. A son retour en France,en 1880, il prend part au mouvement anarchiste aux côtés de Louise Michel, sans rompre avec les socialistes révolutionnaires il sera même élu député en 1882. Il défendra les anarchistes lyonnais emprisonnés lors du procès de 1883. Il est l’auteur, dans « Le cri du peuple », du célèbre slogan pacifiste « Guerre à la guerre ». Il meurt le 16 septembre 1887.J’ai retrouvé un texte de Eugène Pottier, auteur de chants magnifiques sur la Commune et de « l’Internationale », écrit en 1883 et dédié à Ferdinand Gambon, il s’intitule Abondance.

Toute une mer d’épis ondule et les sillons
Portent à la famine un défi ; l’été brille,
De chauds arômes d’ambre emplissant les rayons ;
Les blés murs, pleins et lourds, attendent la faucille.

Les moineaux, les mulots festinent ; les grillons
Poussent un chœur strident comme un feu qui pétille.
La brute semble croire à ce que nous croyons,
On entend tout chanter l’Abondance en famille.

Du sein de la nourrice, il coule en ce beau jour
Une inondation d’existence et d’amour.
Tout est fécondité, tout pullule et foisonne !

Mais, rentrant au faubourg, mon pied heurte en chemin
Un enfant et sa mère en haillons… morts de faim !
Qu’en dites-vous, blés mûrs, et qui donc vous moissonne?

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

Do you know Sunnyland Slim?

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Chicago blues et du Gin-fizz réunis, bonjour!

Le 17 mars correspond au 27è jour de ventôse dédié à la Sylvie. Ah, la Sylvie…Euh, oui, ça c’est une autre histoire. Il s’agit bien évidemment de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois.

C‘est aussi le jour anniversaire du décès d’un grand bluesman qui s’est éteint à Chicago en 1995. De son vrai nom Albert Luandrew il s’est fait connaître sous le pseudonyme de Sunnyland SLIM. Bon, je reconnais, c’est une semaine « blues » chez les cénobites mais, si vous n’aimez pas ça, n’en dégoutez pas les autres comme disait mon aïeule…

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Ca c’est du blues ou je ne m’y connais pas… En 1939 il rejoint Chicago où il joue avec Sonny Boy Williamson qui a fait l’objet d’un billet ici même. En 1947 il fit des enregistrements sous le nom de « Doctor Clayton’s Buddy ». On le trouve aussi sur des disques de Muddy Waters de la fin des années quarante comme musicien d’accompagnement.

Sunnyland Slim fut blessé à la main par un coup de couteau, si bien que certains doigts perdirent un peu de leur capacité antérieure, il n’en resta pas moins un pianiste d’accompagnement apprécié. Il a fait plusieurs tournées en Europe dont une avec les Chicago All Stars en 1968 me semble t-il. Mais il est vrai qu’en 68, il s’est passé tant de choses…

Allez, merci pour votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

CA VIENT DU BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la symbolique de Jung et de la salade de pissenlit réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 16 mars 2012, 26è jour de ventôse dédié au Pissenlit. Mon aïeule, dont je vous ai déjà vanté les mérites éducatifs, se plaisait à nous faire confectionner du miel de pissenlit. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une pratique strictement familiale et quelque peu surprenante…Que nenni.

 

Hier nous avons évoqué le blues de Lightnin’ Kopkins ; je vous propose aujourd’hui de découvrir un autre grand : T-bone Walker.

Né Aaron Thibeaux Walker le 28 Mai 1910 à Linden, Texas.

Elevé à Dallas où il vécut dès ses deux ans, T Bone Walker fut rapidement influencé par le jeu et la technique de Blind Lemon Jefferson. De 1920 à 1923 il le suivit dans les rues de Dallas et tenait sa soucoupe pour recueillir les pourboires des passants. Quand il eut dix ans sa mère se remaria avec un homme dont la famille possédait un groupe. T Bone avait l’habitude de venir danser sur scène à la fin du spectacle, et de passer le chapeau parmi l’assistance. A 12 ans sa mère lui offrit un banjo mais il préféra changer pour la guitare. Ecoutez T-Bone woogie.

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1929 fut une année décisive pour lui. Il gagna un concours d’amateur, dont le premier prix était une semaine avec le groupe de Cab Calloway. A Houston il put prendre un solo sur un des morceaux du groupe. Ce fut là une de ses premières expériences avec le jazz. Sa musique s’en ressentit grandement, son style étant plus proche d’un guitariste jazz que de celui d’un bluesman traditionnel.

Un an après il enregistra pour le label Columbia les morceaux Witchita Falls et Trinity River Blues sous le nom de Oak Cliff T-Bone, d’après le nom de son quartier à Dallas. Il partit en tournée avec un groupe de musiciens blancs et rencontra quelques problèmes à Oklahoma City à cause de ses abus d’alcool. N’ayant que peu d’argent il quitta le Texas pour Los Angeles où il joua dans des formations de swing. Il fut l’un des premiers guitaristes à utiliser l’amplification électrique vers les années 1935 – 1936. En 1940 il enregistra quelques titres avec le groupe de swing de Les Hite’s Cotton Club Orchestra dans lequel il était chanteur. Il enregistra T-Bone Blues qui eut un tel succès qu’en 1941 il forma son propre groupe.

Toujours bien sapé, élégant, T-Bone Walker va devenir un modèle pour les jeunes noirs désirant réussir socialement à travers la musique. Il va continuer à jouer et quittera Black & White pour le label Imperial en 1950. Il y enregistrera pendant quatre ans une floppée de morceaux, améliorant constamment son jeu de guitare.

Au début des années 1960 son succès baissa lorsque le public blanc commença à découvrir le blues traditionnel. Walker avait une image trop brillante pour un public désirant du blues rural et traditionnel. Sa chance fut de tourner avec le premier American Folk Blues Festival en 1962 grace à John Lee Hooker (c’est le préféré de ma fiancée).

Dans les années qui suivirent il continua de se produire en Europe et aux Etats Unis, abusant des plaisirs de la vie, l’alcool en tête. Cela lui valut de graves

problèmes de santé et des soucis financiers. Ne pouvant plus se payer l’hopital il bénéficia d’un concert de soutien grâce à des artistes comme Gerry Mulligan ou Dizzy Gillespie. Son jeu et son « son » marquèrent nombre de musiciens, comme le grand B.B. KING. Sources : Adil-blues.com – la grande encyclopédie du blues.

 

Il est mort des suites d’une pneumonie le 16 Mars 1975 à Los Angeles.

 

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.


« POOR » LIGHTNIN’

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la décalcomanie et du thon catalane réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 15 mars, 25è jour de ventôse dédié au Thon. C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Lightnin’ HOPKINS ; sans doute l’un des plus grands blues man que je connaisse.

« Poor » Lightnin’, comme il s’appelait lui même à la troisième personne est né le 15 mars 1912 à Centerville, Texas.

Ce sont ses frères Henry et Joel qui lui enseignèrent la guitare. Son premier instrument est fabriqué à partir d’une boite de cigare. Durant son adolescence il rencontre Blind Lemon Jefferson et joue avec lui. Il joue aussi en accompagnant son cousin Alger « Texas » Alexander, qui bien que chanteur ne savait jouer d’aucun instrument. Ses talents de guitariste ainsi qu’une capacité à composer d’extraordinaires blues à propos de scènes de la vie quotidienne lui valent une grande popularité auprès des Noirs du Texas et de Californie.

Lightnin’ Hopkins continua de jouer avec Alexander jusque au milieu des années 1930, date à laquelle il passa quelques temps dans une ferme prison. Libéré il rejoua à Houston avec Alexander dans les clubs et les boites. Petit à petit ils jouèrent dans d’autres états voisins dans les parties et les picnics.

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Découvert en 1946 par un chercheur de talent du label Aladdin Records, Lightnin’ Hopkins ne fut pas suivi par Alexander et enregistra plus de 200 morceaux sur un intervalle de 7 ans. Son succès commença à s’étendre au début des années 1960 pendant le Folk Blues Revival. Il joua avec le American Folk Blues Festival aussi bien au Carnegie Hall qu’en Europe. Ayant une peur panique de l’avion, il refuse toute nouvelle tournée à partir de 1969.

Son style est très rudimentaire, tout en alliant les basses solides du boogie et les attaques sur les cordes aigues et de nombreux glissando. Il a influencé de nombreux musiciens, de Albert Collins à ZZ Top. Sources:La grande encyclopédie du blues de gérard Herzhaft. Adil-blues.com

Il meurt d’un cancer le 30 Janvier 1982.

Entre un meeting à Villepinte et un 33t de Kopkins, je vous laisse le choix. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

UN ARTISTE POINTILLEUX…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du pointillisme et de l’eau de seltz réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 12 mars de l’an 2012, 22è jour de ventôse dédié au Persil… Demain nous commémorons l’anniversaire d’un peintre anarchiste : Maximilien LUCE. Allez, hop, dans la galerie…

 

Le 13 mars 1858, naissance de Maximilien Jules LUCE à Paris, (mort à Paris le 7 février 1941).
Peintre, graveur et militant anarchiste.
Enfant, il est témoin de plusieurs faits tragiques de la Commune de Paris. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de « La révolte », il devient l’ami de
Jean Grave. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce signe alors de nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à GUINGAMP, au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A droite, son portrait par Signac.

En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte »(Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».
En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à gauche) Luce donnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est longuement documenté par le biais de témoignages d’anciens communards et de lectures historiques.Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la commune, de la commision des substances et directeur général des approvisionnements militaires,
Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Il fut arrêté le 28 mai 1871 et aussitôt emmené sous les injures jusqu’à Montmartre avant d’être exécuté rue des Rosiers.

Si le temps ne vous manque pas de trop, vous pouvez visiter la galerie de portraits des cénobites, y’a que du beau monde. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

JOURNEE DE L’ANARCHIE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du Paris-Nice et de la cuisine batave réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 10 mars, vingtième jour de ventôse et c’est le jour du Cordeau. Avant-hier on célébrait la journée internationale pour le droit des femmes et bien, le 10 mars 1966, à Amsterdam, à l’occasion du mariage controversé de la princesse Beatrix (future reine de Hollande) avec un ancien diplomate allemand soupçonné d’avoir eu des sympathies nazies, le mouvement « Provo » (né un an plus tôt) appelle à faire de cette journée un jour d’anarchie (dag van de anarchie). Je crois que l’auteur du graphisme n’est autre que Willem. Ce jour là des bombes fumigènes sont jetées sur le trajet de la cérémonie, la police intervient brutalement (pléonasme) et provoque une émeute. Tiens, je n’ai pas entendu Pujadas en parler…

Tout à fait autre chose pour notre galerie.

Le 10 mars 1972, mort de Stephen MAC SAY (de son vrai nom Stanislas Alcide MASSET).
Militant anarchiste, professeur puis apiculteur.
Il est né le 15 octobre 1884 dans le nord de la France. Il s’oppose très vite à l’enseignement « officiel ». En 1906 il rejoint, avec sa compagne Marie-Adèle Anciaux, l’école libertaire de Sébastien Faure dont j’ai parlé ici « La Ruche », où ils enseigneront tous les deux jusqu’en 1910. Mac Say quittera alors définitivement l’enseignement et deviendra forain, puis apiculteur. Pendant la guerre de 14-18, bien que réformé, il se réfugie dans la Creuse avec sa compagne, craignant quelques ennuis à cause de son engagement antimilitariste. Après la guerre, Mac Say reprend ses activités militantes, et particulièrement sa collaboration régulière aux journaux anarchistes « L’en dehors », « Le libertaire » « Les temps nouveaux » etc., ainsi qu’à l’Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure. Dénoncé comme juif pendant la 2e guerre mondiale (ce qui, soit-dit en passant, était faux) il est à nouveau contraint de quitter sa maison avec Mary.
Humaniste et amoureux de la nature, Mac Say écrira de nombreux livres et brochures contre la vivisection, ainsi que sur l’éducation des enfants et la santé : « L’école laïque contre l’enfant », « De Fourier à Godin », »Les bêtes proches de l’homme », « Propos sans égards », etc.

Voilà pour aujourd’hui, vous êtes nombreux à avoir suivi le cénobite dans son déménagement, soyez en remercié ; n’hésitez pas à faire connaître la nouvelle adresse du blog, portez vous bien et à demain peut-être.

BLUE SUEDE SHOES…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du Rockabilly et du cheese burger réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 07 mars et c’est le jour de la Doronic, longtemps confondue avec l’Arnica des montagnes comme chacun le sait.

Aujourd’hui donc, le portrait d’un musicien de Rock’N'Roll, issu du blues et du gospel.

Carl Perkins est un chanteur de rock ‘n’ roll américain né le 9 avril 1932 à Tiptonville au Tennessee. Mort le 19 janvier 1998 à l’âge de 65 ans.
Il est issu d’un milieu agricole où il commence à travailler tout jeune dans les champs de coton avec des Noirs. Le jour, il y apprend le Gospel et, la nuit, il écoute du Blues et de la Country sur des radios locales. Il y apprend aussi la guitare.
Aux début des années 1950, il forme un trio de musique country, les Perkins Brothers, avec ses frères Jay B. et Clayton.

En 1954, un single d’Elvis Presley (Blue Moon of Kentucky) le pousse à tenter sa chance. Ses tout premiers enregistrements sont des ballades. Sam Phillips revend le contrat d’Elvis à RCA, misant sur Perkins pour le remplacer.

En 1955, Carl Perkins possédait une paire de chaussures en daim bleu. Il y tenait particulièrement et craignant qu’on ne les abîma en lui marchant sur les pieds. C’était l’époque de la naissance du Rock’N'Roll. Issu du Tennessee rural, marqué par le blues des noirs et la country music des blancs, il en tira une chanson enregistrée le 1er janvier 1956, Blue Suede Shoes qui devient son véritable premier hit, mais aussi un hymne pour la jeunesse. Il mélange picking, rapidité et accords dévastateurs. Grâce à lui, le Rockabilly gagne ses lettres de noblesse.

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Alors au faîte de sa gloire, il échappe de peu à la mort lors d’un accident de la route, alors qu’il se rend à New York pour participer à l’émission de télévision de Perry Como. Son manager décède au cours du drame. Carl passe plusieurs mois à l’hôpital entre déprime et télégrammes de Presley, qui va enregistrer sa propre version de Blues Suede Shoes et devenir ce que l’on sait à la place de Carl !
Le 4 décembre 1956, il enregistre Matchbox aux studios Sun, inspiré d’un blues de Blind Lemon Jefferson. Ses deux frères l’accompagnent, ainsi que le jeune Jerry Lee Lewis. Johnny Cash est présent dans le studio quand le King décide de venir faire un tour dans son ancienne maison de disques. Les quatre chanteurs se retrouvent naturellement autour du piano pour improviser quelques airs traditionnels. Sam Phillps, qui flaire le bon coup, laisse les micros allumés. Cet enregistrement ne sera pourtant publié qu’après la mort d’Elvis, sous le titre The Million dollar quartet.

En 1964, alors qu’il est en tournée au Royaume-Uni avec Chuck Berry, les Beatles déclarent combien son influence à été décisive sur leurs compositions et reprennent d’ailleurs plusieurs de ses chansons sur leurs disques.
Mais c’est surtout sa rencontre avec Johnny Cash et sa participation au show télévisé de ce dernier qui lui permettent de se reconstruire, alors qu’il avait

quitté le métier. Le déroulement de leurs carrières est identique (départ et retour à la Country, batailles gagnées contre l’alcool et les drogues). Il signe un contrat discographique et abandonne un Rockabilly mourant pour des écarts Country puis Rock.

Guéri d’un cancer de la gorge en 1993, il continue d’écrire, de s’occuper de ses deux restaurants et de sa fondation pour les enfants battus. Au fil des années, il a vu ses compositions reprises notamment par les Beatles, Ricky Nelson, Eddie Cochran, Vince Taylor, Johnny Burnette, Link Wray, Patsy Cline, Dolly Parton, Mountain, Eric Clapton ou encore The Stray Cats.
Il meurt en 1998 d’une rechute de son cancer de la gorge et après plusieurs mois de souffrance. Il est enterré au cimetière de Ridgescrest à Jackson (Tennessee).

PS: je m’aperçois, mais un peu tard que j’ai déja évoqué cette chanson ici même. Bof, abondance de biens ne nuit pas…

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.