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LE POINT SUR GODWIN…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la pêche à pied et du crottin de Chavignol réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 03 mars et dans notre calendrier républicain, c’est le jour de la Fumeterre.

 

 

ET L’HOMME DU JOUR EST: WILLIAM GODWIN.

Le 3 mars 1756, naissance de William GODWIN à Wisbeach, comté de Cambridge.

Rien à voir avec le fameux « point Godwin » qui doit son nom au chercheur Mike Godwin. Cette « loi » s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle une discussion qui dure peut amener à remplacer des arguments par des analogies extrêmes. L’exemple le plus courant consiste à comparer le thème de la discussion avec une opinion nazie ou à traiter son interlocuteur de nazi. Si le sujet de la discussion était très éloigné d’un quelconque débat idéologique, une comparaison de ce genre est considérée comme un signe d’échec de la discussion. On estime alors qu’il est temps de clore le débat, dont il ne sortira plus rien de pertinent : on dit que l’on a atteint le « point Godwin » de la discussion.

Mais, revenons à notre Godwin à nous.
Penseur et théoricien anglais, précurseur de l’anarchisme.
D’abord pasteur dissident, il abandonne la religion et publie, en 1793, « Enquête sur la justice politique », oeuvre philosophique qui contient les principales bases politiques et économiques de l’idéal libertaire.
Considérant que
« Tout gouvernement est un mal » car il est une « abdication de notre propre jugement et de notre conscience », un frein dans la recherche de l’harmonie entre les hommes, celle-ci devant se réaliser par l’éducation libre ; seul moyen de se débarrasser des superstitions de la religion et de la tentation totalitaire.
Sa première femme,
Mary WOLLSTONECRAFT publie quant à elle, en 1792, « Revendication des droits des femmes », mais meurt en donnant naissance à sa fille, Mary, qui deviendra la compagne du poète Percy Bysshe SHELLEY, à son tour conquis par les idées de Godwin.(Mary SHELLEY est en outre l’auteur du célèbre « Frankenstein »).
La seconde femme de Godwin donnera naissance à une autre fille, Claire Clermont, maîtresse de Byron. Godwin sera victime de la presse conservatrice et, réduit à la misère, il mourra à Londres le 7 avril 1836.
Sa pensée lui survivra et aura une influence considérable sur le mouvement socialiste et anarchiste, tant en Angleterre que sur le continent.

Voilà pour aujourd’hui, merci encore de vos visites, portez vous bien et à demain peut-être.

REMEMBER BOBBY SANDS…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la celtitude et des pruneaux d’Agen réunis, bonjour !

Nous sommes le 1er mars, onzième jour de ventôse dédié à la narcisse. Ici à gauche il s’agit de la narcisse dites des Glénans…

Moults occupations ayant très (trop) largement obéré mon temps libre, je vous poste un billet déjà paru il y a deux ans.

 

Bobby Sands est né à Rathcoole, un quartier de Newtownabbey en Irlande du Nord, il rejoint les forces de l’IRA en 1972, avant la fin de l’année, il est arrêté et emprisonné. À sa libération, Sands devient rapidement un des principaux activistes de sa communauté. Il ne reste en liberté qu’une année. Il est arrêté avec quatre de ses compagnons et est condamné et envoyé en prison pour une durée de 14 années.Il est emprisonné à la prison de Maze (On le voit ici en fresque sur un mur de Belfast avec son coté Mike Brant). Les détenus de l’IRA réclament que leur soit accordé un statut spécial de prisonnier politique. Ils demandent que les règles de droit commun ne s’appliquent pas à eux et qu’ils bénéficient de plusieurs prérogatives comme le droit de garder des habits civils. Une première grève de la faim a lieu fin 1980, qui se termine par un accord ambigu. Ainsi les prisonniers obtiennent-ils le droit de porter des habits civils mais pas leurs propres habits. L’accord est dénoncé le 4 février 1981 par les prisonniers. Bobby Sands refuse de s’alimenter le 1er mars 1981 et entame ainsi sa grève de la faim. Peu de temps après le début de la grève, un député républicain du Fermanagh et du sud Tyrone meurt et des élections anticipées sont provoquées. Les supporters de Sands et de son combat le proposent donc comme candidat à l’élection législative. Après une campagne électorale fortement médiatisée, Sands remporte le siège le 9 avril 1981.Le gouvernement conserve cependant une attitude de fermeté. Le premier ministre, Margaret Thatcher, déclare : « Nous ne sommes pas prêts à accorder un statut spécial catégoriel pour certains groupes de gens accomplissant des peines à raison de leurs crimes. Un crime est un crime et seulement un crime, ce n’est pas politique. ». Le gouvernement change la loi électorale en introduisant le Representation of the People Act pour prévenir l’élection d’autres prisonniers de l’IRA. Cette loi interdit aux prisonniers condamné à plus d’un an de prison de se présenter à des élections.

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Bobby Sands meurt à l’hôpital de la prison après 66 jours de grève de la faim. L’annonce de sa mort provoqua de nombreuses émeutes dans les quartiers nationalistes en Irlande du Nord. Deux personnes trouveront la mort à cette occasion (un laitier et son fils). Plus de 100 000 personnes suivirent le cortège lors de ses funérailles (photo de droite). En réponse à une question parlementaire relative à la mort de Bobby Sands, Margaret Thatcher déclara à la Chambre des communes: « Monsieur Sands était un criminel condamné. Il a fait le choix de s’ôter la vie. C’est un choix que l’organisation à laquelle il appartenait ne laisse pas à beaucoup de ses victimes ». En plus de Bobby Sands, neuf autres personnes moururent des suites d’une grève de la faim. L’image de Sands auprès de la plupart des républicains irlandais et des sympathisants du groupe terroriste est celle d’un martyr. Dans les mois qui ont suivi la mort de Sands et de ses compagnons, de par sa couverture médiatique, l’IRA a vu les dons et le nombre de ses membres augmenter sensiblement, et une nouvelle vague de violence remarquable par le durcissement des positions tant des nationalistes que des unionistes.

Allez, merci de votre visite et de faire connaitre le nouveau site des cénobites, portez vous bien et à demain peut-être

 

VIVE LE BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du Chicago blues et de la Guiness-is-good-for-you réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 24 février 2012, sixième jour de ventôse dédié à l’Azaret dans notre calendrier républicain.

Aujourd’hui c’est aussi l’anniversaire de la disparition d’un grand monsieur du jazz:Memphis Slim…Souvenirs.

C‘était la fin des années 60 (les sixties), alors que je me préparais au beau métier de capilliculteur dans la capitale (je vous assure que tout ceci est rigoureusement exact) un ami me proposa de l’accompagner au concert. C’était une cave à St Michel qui s’appelait « les trois mailletz » (sans doute en référence à une ancienne loge maçonnique) à travers l’écran de fumée des cigarettes (quelle belle époque) on distinguait une scène minuscule sur laquelle officiait un pianiste de génie. Il s’appelait Menphis SLIM. Dans ce cabaret se produisaient Coleman (sur la photo), Armstrong, Count Basie et j’en passe. Haut lieu du jazz de l’après guerre jusqu’à ce que De Gaulle demande aux américains de rentrer chez eux.

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Magicien des claviers, Memphis Slim aura perpétué la tradition boogie-woogie, ce style piano-blues forgé dans les barrelhouses du Deep South. Fortement influencé par Roosevelt SYKES, le maître du style, Memphis Slim s’affirmera comme les des plus grands représentant du Chicago blues.

Après avoir accompagné des bluesmen tels que Big Bill Broonzy ou Ruby TAVERN, c’est avec l’arrivée du blues electrique, sous l’impulsion de Muddy  Waters, que Memphis Slim crée la formation des House Rockers. Nous sommes alors en 1947, et débute pour Memphis Slim sa période la plus intense.

Début des années soixante, après avoir participé à la première tournée de l’american folk blues festival, Memphis Slim décide de s’installer en France. Son style, très apprécié en Europe, influencera le folk-blues de cette époque.

Egalement trés grand chef d’orcheste, Memphis Slim aura joué tout au long de sa carrière avec les plus grands noms du blues, laissant derrière lui quelques enregistrements incontournables dans l’histoire du blues. De son vrai nom John len Chatman, il est né à Menphis dans le Tennessee. Il est mort à Paris un 24 février en 1988 après avoir enregistré plus de trois cent disques…

Et voila l’travail, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

UN CHIEN ANDALOU…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du cinématographe et des carottes vichy réunis, bonjour!
Nous sommes le mercredi 22 février, quatrième jour de ventôse dédié au troêne.

Luis Buñuel est né dans une petite ville en Aragon, réputée pour son « obscurantisme » religieux. Il grandit au sein d’une famille nombreuse et riche. À 19 ans, il part à Madrid pour commencer des études supérieures, il rencontre Salvador Dali et Federico Garcia Lorca, apporte son soutien au mouvement dadaïste. En 1923, il fonde avec Federico Garcia Lorca entre autres, l’Ordre de Tolède. En 1925, il vient à Paris. Il arrive à se faire embaucher comme assistant réalisateur de Jean Epstein, sur le tournage, en 1926, de « Mauprat », puis, en 1928, de « La Chute de la maison Usher».En 1928, avec l’aide matérielle de sa mère, Luis Buñuel tourne son premier film Un chien Andalou dont le scénario est écrit en collaboration avec Salvador Dalí. Dans un premier temps, ce film est projeté en privé pour Man Ray et Louis Aragon…Le 30 novembre 1930, après la première projection du film L’Âge d’or, co-réalisé avec Salvador Dalí, la censure exige des coupes. Quelques jours après, la Ligue des patriotes et la Ligue anti-juive saccagent le Studio 28 à Montmartre, qui projette le film et propose dans son hall une exposition d’œuvres surréalistes. Ce saccage est le déclenchement d’une virulente campagne de presse contre les surréalistes, et le préfet de police Chiappe fait saisir le film. En fait, seule la copie de projection sera confisquée et détruite, le négatif étant resté en la possession de Charles Vicomte de Noailles et son épouse Marie-Laure Vicomtesse de Noailles , les mécènes du film. L’interdiction de projection ne sera levée qu’en 1980.

Du Chien andalou jusqu’à Cet obscur objet du désir, Luis Buñuel a construit une œuvre profondément marquée par le surréalisme.Ses films portent pratiquement tous, à des degrés divers, la marque du surréalisme, que ce soit dans la forme ou le discours. Le cinéaste surréaliste est celui qui « aura détruit la représentation conventionnelle de la nature [...], ébranlé l’optimisme bourgeois et obligé le spectateur à douter de la pérennité de l’ordre existant » (Luis Buñuel).Entre 1933 et 1935, Buñuel travaille pour des compagnies américaines. La guerre civile qui éclate en Espagne le bouleverse. Il participe à un documentaire pro-républicain « Madrid 36 », puis il se rend aux États-Unis. Il travaille à démontrer l’efficacité et le danger des films de propagande nazis (il utilise en particulier un film de Leni Riefenstahl).Mais il ne cache pas son anticatholicisme et son marxisme et subit des pressions, notamment après la parution en 1942 du livre de Salvador Dali La Vie secrête de Salvador Dali, qui signe son portrait, (plus haut à droite), où il est décrit comme seul responsable des aspects les plus controversés de L’Âge d’or. Il doit abandonner son poste au Museum of Modern Art de New York et s’exiler au Mexique. Dancigers lui suggère de s’intéresser à la vie des enfants de Mexico : Los Olvidados, présenté au Festival de Cannes 1951, y remporte le prix de la mise en scène et remet Buñuel au premier plan. El et La Vie criminelle d’Archibald de la Cruz, ses meilleurs films mexicains sont plein de référence au Marquis de Sade, à la religion, à la bourgeoisie.Buñuel se voit proposer un tournage en Europe : il s’agit de Viridiana, qui obtient la Palme d’or au Festival de Cannes 1961 mais surtout provoque de gros remous politiques, diplomatiques et religieux. Le régime de Franco, après avoir permis le tournage et accepté que le film représente l’Espagne au Festival finit par l’interdire complètement.  Le film est distribué en Espagne en 1977, deux ans après la mort du Caudillo. Suivent L’Ange exterminateur, Le Journal d’une femme de chambre,(voir mon billet du 16 février) adaptation du célèbre roman d’Octave Mirbeau. En choisissant de repousser de trente ans l’action du roman d’Octave Mirbeau, Luis Buñuel s’offre une belle vengeance sur ceux qui bâillonnèrent ses débuts dans les années 1930: dans la dernière séquence du film, des manifestants « antimétèques » scandent effectivement « Vive Chiappe! ». Après cette adaptation, Buñuel signe son dernier film mexicain, le surprenant Simon du désert. Il vient alors régulièrement tourner en France, en particulier pour des projets impliquant Jean-Claude Carrière. Ses films sont toujours aussi puissants et en lutte contre la bourgeoisie dominatrice : La Voie lactée, Belle de jour,(voir la photo avec Catherine Deneuve plus haut à droite). Il tourne Tristana en Espagne, à Tolède, malgré l’incident provoqué par Viridiana. Il reçoit l’Oscar du meilleur film étranger pour Le Charme discret de la bourgeoisie et choisit d’arrêter sa carrière de réalisateur en 1976 avec Cet obscur objet du désir. Il était Satrape du Collège de Pataphysique.

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Et bien voila pour ce mercredi avec un grand, très grand monsieur du cinéma. Je me souviens être retourné trois fois de suite à la projection du film « Un chien Andalou », abscon, hermétique, surréaliste et subjugant tout à la fois. Allez, à vos cassettes…Portez vous bien et à demain peut-être.

BIENVENUE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour!

Nous sommes le 20 février, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit« . Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi. Amusant, non !

Il s’appelait Jules DURAND.

C‘est comme cela, il y a des gens qui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, des noms qui sentent bon le terroir, la baguette et le bérèt, des noms capables de procurer une érection à Claude GUEANT. Mais, ainsi que j’essaie de le montrer dans cette galerie de portraits, derrière ces noms, des hommes et des femmes, méconnus, oubliés… Ils pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, ils ont depuis longtemps aboli les frontières, ils appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».

Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre.
Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.
Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain
. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile.
La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.


CHANGEMENT D’ADRESSE.

Bon allez, c’est parti pour la bascule. Le camion de déménagement est là; à partir de maintenant et jusqu’à dorénavant, on se retrouve sur:                               lescenobitestranquilles.fr

Le nouveau site va fonctionner un moment en doublure avec celui-ci, le temps pour vous, amis lecteurs, de mettre à jour vos carnets d’adresses. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

LE BLOG D’UNE FEMME DE CHAMBRE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des pensées de saint Augustin et du far aux pruneaux réunis, bonjour !

Nous sommes le 16 février 2012, 28è jour de pluviôse dédié au cyclamen…Les italiens l’appellent Pan porcino à cause de l’intérêt des cochons pour ses tubercules.

 

 

LE BLOG D’UNE FEMME DE CHAMBRE…

Si l’on en croit Wiquipédia, Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain et un journaliste français, et à priori, il n’y a pas de raison de ne pas les croire. Avouez qu’il faut déjà faire preuve d’esprit pour naître et mourir un 16 février ! Octave Mirbeau a connu une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n’est pas commun. Souvenez vous de l’interprétation somptueuse de Jeanne Moreau en Célestine dans « Le journal d’une femme de chambre » mis en scène par Bunuel.Un roman qui n’a pas pris une ride et qui pourtant date, pour sa première parution en feuilleton, de 1892…

Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, il a été aussi un auteur novateur, qui a contribué à l’évolution du genre romanesque, et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde. Mais, après sa mort, il a traversé pendant un demi-siècle une période de purgatoire. Il était visiblement trop dérangeant pour l’establishment, tant sur le plan littéraire et esthétique que sur le plan politique et social. Littérairement incorrect, il était inclassable, il faisait fi des étiquettes, des théories et des écoles, et il étendait à tous les genres littéraires sa contestation radicale des institutions culturelles ; également politiquement incorrect, farouchement individualiste et libertaire, il incarnait une figure d’intellectuel critique, potentiellement subversif et « irrécupérable », selon l’expression de Jean-Paul Sartre dans Les Mains sales.

«Une chose m’étonne prodigieusement — j’oserai dire qu’elle me stupéfie — c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.» C’est par cette phrase coup de poing que s’ouvre La grève des électeursd’Octave Mirbeau.

La grève des électeurs, tiens, quelle drôle d’idée…Quoique ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LA DERNIERE BRIGADISTE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des froidures hivernales et du lait d’poule réunis, bonjour !

 

Nous sommes le 12 février c’est à dire le 24 de pluviôse, oui bon, ben, faut suivre aussi. Or donc, dans le calendrier républicain, c’est le jour de la « traînasse » ; et n’allez pas imaginer que Fabre d’Eglantine pensait à quelqu’une en particulier. IL s’agit d’une plante herbacée de la famille des polygonacéés dont les graines sont particulièrement appréciées des petits oiseaux et des merles moqueurs en particulier. On la connait aussi sous le nom de « renouée des oiseaux ». Si vous en avez dans votre jardin, il paraît que c’est très joli mais très envahissant ; d’où le nom peut-être. Mon aïeule, qui se piquait de quelques connaissances médicinales, affirmait qu’en décoction c’est très efficace contre la goutte…

Tout à fait autre chose.

La dernière brigadiste…

Lise London est née Ricol le 15 février 1916, à Montceau-les-Mines, en France. Elle a été mariée en première noce à Auguste Delaune, puis remariée avec Artur London dont elle est devenue veuve.

Militante communiste avant la Seconde Guerre mondiale, elle participa à ce titre à la constitution des Brigades Internationales dans l’Espagne républicaine et résista dès le début de l’Occupation. Capitaine dans la Résistance, elle est arrêtée en août 1942 par la police française, livrée aux allemands et déportée au camp de concentration de Ravensbrück. Elle a reçu le titre d’Officier de la Légion d’honneur.

Jean Ferrat parle d’elle dans une chanson intitulé « Le bilan » Elle a eu un rôle dans l’Aveu, magnifique film de Costa-Gavras (1970) qui a été tenu par Simone Signoret,

Lise London a signé l’appel collectif de résistants de la première heure à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944. Ce texte enjoint notamment « les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. »

 

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

BE-BOP-A-LULA…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la tautologie et du kouign-amann réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 11 février 2012, 23è jour de pluviôse dédié au chiendent.

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Un rocker pour notre galerie de portraits.

GENE VINCENT de son vrai nom Vincent Eugene Craddock, (né à Norfolk, Virginie, États-Unis, le 11 février 1935 – décédé le 12 octobre 1971 à Newhall (Californie), est un chanteur américain de rock’n'roll et de rockabilly, qu’il a contribué à populariser. Il est le créateur de Be-Bop-A-Lula, l’un des plus fameux succès du genre.

La carrière de chanteur de Gene Vincent commence le 4 mai 1956, lorsqu’il enregistre pour le label Capitol avec son groupe, les Blue Caps, le légendaire Be bop a lula, rockabilly syncopé qui devient un tube repris par de très nombreux artistes. Gene Vincent interprète cette chanson dans le film The Girl can’t help it (sorti en France sous le titre La Blonde et Moi) réalisé par Frank Tashlin en 1956.

 

Gene Vincent sort ensuite bien d’autres singles. Citons entre autres Race with the Devil, Blue Jean Bop ou le remarquable Say Mama. Il impose son style, celui d’un rebelle torturé, à la jambe fracassée par un accident de moto et dans lequel se reconnaissent de nombreux adolescents américains.

 

Il se lie avec un autre rocker, EDDIE COCHRAN , dont il devient le meilleur ami. Eddie trouve la mort à Chippenham, Wiltshire, lors d’une tournée en Angleterre, le 17 avril 1960, au cours d’un accident de voiture. Présent dans le véhicule au moment de la collision, Gene ne se remet jamais tout à fait de cette perte. Gene ne sortit d’ailleurs qu’un seul single cette année-là, avant de reprendre le chemin des studios à partir de février 1961.

Mais les temps ont changé et le twist a remplacé le rock’n'roll, reléguant Gene aux oubliettes. Le rocker embarque alors pour l’Europe et trouve en France notamment, les nombreux admirateurs qu’il n’a plus en Amérique du Nord. Mais, mal dans sa peau et torturé, Gene Vincent pousse l’« esprit rock » à son paroxysme, multipliant les abus d’alcool. Intransigeant, il ne fait aucun compromis et peut parfois se montrer excessivement violent. Son talent cependant reste entier, tout comme sa passion pour le rock’n'roll. Criblé de dettes, miné par l’alcool et le désespoir, Gene trouve la mort le 12 octobre 1971, victime d’une hémorragie stomacale. Il est enterré au Eternal Valley Memorial Park, à Newhall (Californie).

Oublié aux États-Unis, Gene ne rentre au fameux Rock’n'Roll Hall of Fame qu’en 1998, douze ans après Elvis Presley et onze ans après son ami Eddie Cochran. Le Rockabilly Hall of Fame lui, n’a pas oublié la contribution de ce chanteur à ce genre musical et en a fait le premier élu de son classement..

 

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

ANDRE ISAAC, ALIAS PIERRE DAC…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’apophtegme et du pâté Hénaff réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 09 février 2012, 21è jour de pluviôse dédié au Tabouret des champs. Je vous assure que j’invente pas. Vous connaissez le « tabouret bleu » ? Et bien c’est la Thlaspi. Vous connaissez pas la thlaspi ? C’est une belle plante de la famille des brasicasées. Non, pas des bras cassés. Et alors, merci qui…Merci tonton Wiki.

 

L’homme du jour, du mois, du siècle.

Comment ne pas marquer l’anniversaire de la mort de ce maître à penser, disparu un 9 février en 1975.« Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir. »Ses citations sont devenues quasi proverbiales et, personnellement, je ne m’en lasse pas.

Dac_27102009_185022Après avoir débuté en 1922 à La vache enragée,à Montmartre, Pierre Dac se fait connaître dans les années 1930 à la radio sur le Poste Parisien et anime dès 1936 ‘La Course au trésor’ : il s’agit de trouver un objet dans des conditions rocambolesques. Sur Radio cité, l’émission légendaire ‘La Société des loufoques’ sera reprise dans son journal ‘L’ Os à moelle’. Il s’engage par la suite dans la résistance, se réfugiant à Londres, il va devenir ‘la voix de la France’ en 1943-1944, dans l’émission sur la BBC ‘Les Français parlent aux Français’. Ses émissions sont un prélude à la carrière qu’il fera avec Francis Blanche. Il crée alors le Parti d’en rire (1949) puis ‘le MOU’ mouvement ondulatoire unifié avec Jean Yanne et Goscinny dont le slogan était:Les temps sont durs, vive le MOU. ces initiatives le conduisent à être candidat à la présidence de la République quelques années avant Coluche. Il s’est également lancé dans l’écriture de romans parodiques comme ‘Du côté d’ailleurs …’ (1953), ‘Les Pédicures de l’âme’ en 1974. Information méconnue du public, Pierre Dac s’avère être le précurseur du faux journal télévisé. A la libération, il est reçu Franc maçon à la grande loge de France, il y restera jusqu’en 1952. Plus tard, il rédigera une parodie sur les rites maçonnique. Il faudrait mille billets pour commencer à approcher l’oeuvre de ce roi du loufoque; aussi, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je dois replonger dans les secrets de Word Press si je veux domestiquer la bête…

Portez vous bien et à demain peut-être.

LES FLAMMES DE L’ENFER…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’hypothypose et des spaghetti alle vongole réunis, bonjour !

Nous sommes le 08 février, 20è jour de pluviôse dédié à la serpette.

 

LES FLAMMES DE L’ENFER…

En février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes.
Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession…
Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc. Si vous passez à Rome, vous pouvez voir une statue dressée sur le campo dei fiori.

Ça me rappelle une citation de Victor HUGO que je trouve très appropriée:

« Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. »

Aujourd’hui je fais court car, comme le dit mon coach : le changement, c’est maintenant. Enfin presque ; j’ai encore quelques réglages à effectuer avant de basculer vers le nouveau site des cénobites et, puisque je ne vous cache rien, je peux bien vous l’avouer…Je galère.

En attendant je constate avec un plaisir non dissimulé que vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog…C’est pas le moment de se rater. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.