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MAILLETS SONNANTS…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du piano à bretelles et de la ceinture Gibaud réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 24 février 2013, sixième jour de Ventôse dédié à l’Asaret, petite plante vivace de nos sous-bois.

C‘était la fin des années 60 (les sixties), alors que je me trouvais dans la capitale et que je m’apprêtais à consacrer ma vie à un métier que j’abandonnerai rapidement (je vous assure que tout ceci est rigoureusement exact) un ami me proposa de 50079720_pl’accompagner au concert. C’était une cave à St Michel qui s’appelait « les trois mailletz » (sans doute en référence à une ancienne loge maçonnique) à travers l’écran de fumée des cigarettes (quelle belle époque) on distinguait une scène minuscule sur laquelle officiait un pianiste de génie. Il s’appelait Memphis SLIM. Dans ce cabaret se produisaient Coleman (sur la photo), Armstrong, Count Basie et j’en passe. Haut lieu du jazz de l’après guerre jusqu’à ce que De Gaulle demande aux américains de rentrer chez eux.

Magicien des claviers, Memphis Slim aura perpétué la tradition boogie-woogie, ce style piano-blues forgé dans les barrelhouses du Deep South. Fortement influencé par 50079764_pRoosevelt SYKES, le maître du style, Memphis Slim s’affirmera comme les des plus grands représentant du Chicago blues.

Après avoir accompagné des bluesmen tels que Big Bill Broonzy ou Ruby TAVERN, c’est avec l’arrivée du blues electrique, sous l’impulsion de Muddy  Waters, que Memphis Slim crée la formation des House Rockers. Nous sommes alors en 1947, et débute pour Memphis Slim sa période la plus intense.

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Début des années soixante, après avoir participé à la première tournée de l’american folk blues festival, Memphis Slim décide de s’installer en France. Son style, très apprécié en Europe, influencera le folk-blues de cette époque.

Egalement trés grand chef d’orchestre, Memphis Slim aura joué tout au long de sa carrière avec les plus grands noms du blues, laissant derrière lui quelques enregistrements incontournables dans l’histoire du blues. De son vrai nom John len Chatman, il est né à Menphis dans le Tennessee. Il est mort à Paris un 24 février en 1988 après avoir enregistré plus de trois cent disques…

Un autre très grand SLIM vient de nous quitter, il faudra que je lui consacreofrtp-usa-musique-magic-slim-20130222_paysage360 un billet. Le guitariste de Blues Magic SLIM, l’un des grands noms de la scène de Chicago est mort jeudi dernier ) l’âge de 75 ans dans un hospital de Philadelphie. Fils d’un couple de métayers du Mississippi, de son vrai nom Morris HOLT, avait d’abord pratiqué le piano mais, à treize ans, il avait perdu son auriculaire droit dans un accident sur une machine agricole. Il s’était alors mis à la guitare.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE TEMPS DES CERISES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la butte Montmartre et de la chakchouka réunies, bonjour !

Nous sommes le samedi 23 février 2013 correspondant au 5è jour de ventôse qui était généralement dédié au bouc, ce qui bien évidemment n’a rien à voir avec ce qui suit.

Je voudrais dédié ce billet à un auteur et militant dont la plupart des oeuvres ont été oubliées à l’exception de quelques chansons emblématiques comme le temps des cerises ou la semaine sanglante. J’ai déjà eu l’occasion d’ évoquer ici Jeanbaptiste Clément*, ce révolutionnaire , anarchiste, syndicaliste et Franc-maçon mais, l’art de la pédagogie c’est la répétition, n’est-il pas ? *oui, son prénom s’écrit sans trait d’union… Ecoutons Francesca Solleville interpréter La semaine sanglante, chanson d’une actualité déconcertante.

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Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jeanbaptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). Communard et auteur de la célèbre chanson « Le Temps des Cerises ». Avant 62102891_p1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste (nobody perfect), et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc. Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris.

« Quand nous chanterons le temps des cerises

Et gai rossignol et merle moqueur                          62103098_p

Seront tous en fête.

Les belles auront la folie en tête

Et les amoureux, du soleil au coeur!

Quand nous chanterons le temps des cerises

Sifflera bien mieux le merle moqueur! (…) »

Dans quelques années, un poète arabe, dédiera à une jeune infirmière du croissant rouge, une complainte intitulée « le temps du Jasmin », souvenir de ces journées qui firent basculer les régimes de Ben Ali, de Moubarak, de Kadhafi, de… En attendant ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Buddy TATE…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour !

Au train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver… Nous 62078192_psommes le vendredi 22 février 2013 c’est à dire le quatrième jour de ventôse, dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun antidote. Même pas un remède de cheval.

 

Vous ai-je déjà parlé de Buddy TATE, né George Holmes TATE un 22 février en 1913 à Shermann, Texas ? Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk.

Il rejoint en 1939 l’orchestre de Count Basie en raison du décès soudain imagesde Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem.

Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway. Ci dessous en vidéo, un enregistrement de 1976 à Varsovie je crois. Le fameux standard Mack the Knife.

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Il reviendra en Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count images-1Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à droite en compagnie de Milt Bruckner.

Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à demain peut-être.

 

THELONIOUS MONK…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

 

Amis de la valse à trois temps et du flocon d’avoine réunis, bonjour!

Nous sommes le dimanche 17 février 2013, 29è jour de Pluviôse dédié à la chélidoine. Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, avait son avis72914340_p sur tout, et surtout son avis, l’appelait le lait de sorcières ou encore, l’herbe à verrue. Les savants ont expliqué depuis lors que la plante contenait un alcaloïde qui pourrait être à l’origine de son utilisation à des fins médicinales… Dans les campagnes, on l’appelle aussi la grande hirondelle car son apparition le long des chemins creux correspond à l’arrivée de ces charmants oiseaux.

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition de Thélonious MONK.

Thélonious Sphere Monk décédé un 17 février 1982 reste à mes yeux, et surtout à mes oreilles, un des plus grands pianistes de jazz que le 49834468_pmonde est connu. Monk est souvent considéré comme l’un des fondateurs du style Bebop, avec The Bird au saxo, l’immense Dizzy à la trompette et Kenny Clark à la batterie. Ses compositions autant que son jeu pianistique ont suscité les plus vives réactions tant ils bousculaient la mélodie, l’harmonie et le rythme. Malgré cela, nombre de ses compositions sont devenues de grands « classiques » : Blue Monk, Round about Midnight (c’est la vidéo), Well You Needn’t, Straight, No Chaser… et ses détracteurs des débuts ont dû se rendre à l’évidence que les fameuses « dissonnances Monkiennes » ne sont pas le fruit du hasard, ni d’une maladresse, mais bien l’expression d’un génie musical hors du commun.

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Monk était considéré comme un artiste d’avant-garde grâce à son approche unique de l’instrument. D’une manière générale, Monk imagesimprovisait beaucoup en jouant ses thèmes, et ses improvisations « collaient » toujours au thème. Les nombreux témoignages et hommages de grands musiciens tels que Miles Davis, John Coltrane, Sonny Rollins, pour ne citer qu’eux ne laissent aucun doute quand au fait que l’influence de Monk, tant sur le jeu que sur les compositions des jazzmen, a été, et est encore, aussi profonde et déterminante que celle de Duke Ellington, Charlie Parker, John Coltrane etc…

En plus d’être un maître en musique, Monk était un humaniste, un humoriste, et un philosophe. On retrouve d’ailleurs ces qualités dans son jeu et dans ses compositions. Les nombreuses anecdotes que l’on rapporte, si elles prêtent à rire, sont aussi une source d’inspiration et de réflexion pour de nombreux artistes. Pour les amateurs, il y a le bouquin de Jacques Ponzio (Blue MONK – ed. Actes Sud) sur la vie et l’oeuvre de Thelonious Monk. Waouuuuh, on se croirait sur france musique.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

CELESTINE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’avant-garde littéraire et de l’arrière-train de boeuf réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 16 février 2013, 28è jour de Pluviôse dédié au cyclamen et, Ô miracle, Ô apothéose divine, on croit rêver… Il ne pleut pas aujourd’hui sur Brest (55 jours de pluie depuis le 1er décembre).

Il y a des adages qui ont force de loi, par exemple: ce que femme veut… Voici donc, sur les prières instantes de ma fiancée, à qui je ne saurai rien refuser et, pour marquer la saint Valentin: DAOUDA le sentimental. Vous avez aimé Franckie VINCENT, Amadou et sa copine, vous allez adorer Daouda.

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Et justement tiens, à propos de Célestine, admirez cet enchaînement que vous ne trouverez nulle part ailleurs que sur les rayons des cénobites tranquilles (charité bien ordonnée…).

LE BLOG D’UNE FEMME DE CHAMBRE…

Si l’on en croit Wiquipédia, Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières images(Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain et un journaliste français, et à priori, il n’y a pas de raison de ne pas les croire. Avouez qu’il faut déjà faire preuve d’esprit pour naître et mourir un 16 février ! Octave Mirbeau a connu une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n’est pas commun. Souvenez vous de l’interprétation somptueuse de Jeanne Moreau en Célestine dans « Le journal d’une femme de chambre » mis en scène par Bunuel. Le rôle va être repris par Marion Cotillard dans une mise en scène de Benoist Jacquot. Un roman qui n’a pas pris une ride et qui pourtant date, pour sa première parution en feuilleton, de 1892…

Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, il a été aussi un romancier novateur, qui a contribué à l’évolution du genre romanesque, et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphéimages-1 sur toutes les grandes scènes du monde. Mais, après sa mort, il a traversé pendant un demi-siècle une période de purgatoire. Il était visiblement trop dérangeant pour l’establishment, tant sur le plan littéraire et esthétique que sur le plan politique et social. (à droite, magnifique illustration signée LOUSTAL dans son agenda du désir – Eden éditions – 2002). Littérairement incorrect, il était inclassable, il faisait fi des étiquettes, des théories et des écoles, et il étendait à tous les genres littéraires sa contestation radicale des institutions culturelles ; également politiquement incorrect, farouchement individualiste et libertaire, il incarnait une figure d’intellectuel critique, potentiellement subversif et « irrécupérable », selon l’expression de Jean-Paul Sartre dans Les Mains sales.

Bref, le genre de bonhomme qu’on apprécie particulièrement sur ce blog. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

8 février

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de l’amour libre et du non-mariage pour tous réunis, bonjour !

Le 8 février correspond au 20è jour de Pluviôse qui était dédié à la serpette. C’est aussi un 08 février, en 1910, qu’est mort Hans Henrik JAEGER, à Oslo.

Ecrivain et philosophe anarchiste et amour-libriste norvégien. Fils d’un officier de police,images-1
il est né à Drammen, le 2 septembre 1854. Orphelin à l’âge de 14 ans et livré à lui-même, il s’embarque dans la marine où il deviendra ensuite officier. En 1875, il commence des études de philosophie et fréquente la bohème de Kristiania (ancien nom d’Oslo). Au début des années 1880 il crée un groupe militant où de jeunes intellectuels et des peintres comme Edvard Munch se retrouvent et se mobilisent notamment pour prôner l’amour libre et remettre en question le mariage.

Après avoir écrit un essai sur Kant et deux pièces de théâtre, il publie en 1885 un roman naturaliste « Scènes de la Bohême de Kristiania », mais le livre qui choque « la bonne société » est aussitôt saisi et interdit (jusqu’en Suède) pour outrage aux bonnes images-2moeurs. Cela lui vaut d’être condamné en 1886 à 60 jours de prison assortie d’une amende. A gauche: Bedri BaykamLa Bohème de Christiania (Hans Jaeger et les autres) Hommage à Munch. Il quitte alors pour un temps la Norvège et arrive en France, il y résidera deux années durant travaillant comme journaliste correspondant pour un journal social-démocrate, avant de rentrer à Kristiania où il est en relation avec l’anarchiste danois I.Ipsen (celui qui lui a fait découvrir l’anarchisme) et le Dr Rolf Hammer. En 1906 il publie à Copenhague le livre « Anarkiets Bibel » (La Bible de l’Anarchisme), véritable plaidoyer où les préoccupations sociales et la grève générale expropriatrice se joignent au besoin de libération individuelle et sexuelle. En 1907, il éditera avec Ipsen le journal de combat social « Kosaren » (Le Corsaire) puis la même année « Skorpionen » (Le Scorpion) qui deviendra ensuite « Revolten » (La Révolte). Mais atteint d’un cancer, il meurt à l’hôpital le 8 février 1910. Sources:

Allez, bonne fin de semaine, portez vous bien, revenez quand vous voulez et à demain peut-être.

 

The beat generation…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la littérature noire et du lapin blanc réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 05 février 2013, 17è jour de Pluviôse dédié au Lichen; vous lisez le 1256è billet des « cénobites tranquilles » ce qui prouve que vous êtes encore devant votre ordinateur au lieu de vous adonner à la marche à pied, au jardinage ou à la lecture. Tiens, à ce propos…

Si je vous dis; Kerouac, Ginsberg, beat génération, vous pensez bien sur à William Seward Burroughs.

Préférant les aléas de l’errance à la vie bourgeoise qui lui est destinée, il choisit de 49331332_ppartager la destinée des drogués et des marginaux (un homme de goût quoi !). Des années 1940 aux années 1960, il vit le plus souvent dans les bas-fonds de New York, de Mexico, de Tanger, de Londres et de Paris, exerçant pour survivre tous les métiers possibles: employé d’une agence de publicité, détective privé spécialisé dans les affaires de divorce, destructeur de parasites à Chicago.

 

 

 

Refusé par tous les éditeurs américains, son second roman, Le Festin Nu, sera publié à Paris en 1959 (grâce à l’entregent de J. Kerouac), traduit par Éric Kahane à qui l’on doit la traduction du « Lolita » de Nabokov.. Le procès pour « obscénité » qui accompagne sa publication quatre ans plus tard aux États-Unis contribuera paradoxalement à parfaire sa notoriété d’écrivain et à l’imposer comme l’une des figures majeures de la littérature contemporaine. La cour suprême finira par reconnaître sa valeur littéraire et le caractère non obscène du texte. (Cette décision va ouvrir la voie à de nombreuses autres publications, notamment celles de Henry Miller). On lui doit notamment la technique du cut-up qui consiste à créer un texte à partir de fragments déjà existants.

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En 1944 le poète Allen GINSBERG lui présente l’écrivain Jack KEROUAC Ils resteront intimement liés, créant ensemble un mouvement artistique basé sur le refus de DownloadedFilel’American Way of Life des sixties, la fameuse BEAT GENERATION, contre-culture qui influencera le mouvement hippies des sixties et jusqu’aux punks des années 70. Il épouse Joan Vollmer ADAMS en 1946. En 1953, un soir de beuverie à Mexico, [où il a émigré pour fuir ses ennuis avec la police New-new-yorkaise] tel Guillaume TELL, il vise le verre que sa femme tient sur la tête, le rate mais pas elle et la tue accidentellement. (sur la photo ici, avec Kerouac)

« Le Festin nu » a été adapté au cinéma par David CRONENBERG en 1992. Bon d’accord, c’est pas la bibliothèque rose, tout ce petit monde sent un peu le soufre, mais Burroughs reste à mes yeux un auteur « majuscule » du XXe siècle. Il apparaît également dans le film « Drugstore cowboys » de Gus Van Sant dont j’insère un petit bout de vidéo.

Allez, merci encore pour cette visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

MON PAUVRE ERNESTO…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la philosophie sans boudoir et du p’tit LU réunis, bonjour !

Le 3 février, 15è jour de pluviôse était officiellement dédié à la vache. Ce qui, bien entendu n’a rien à voir avec ce qui va suivre, quoique (de vache). Très franchement, je ne saurais vous dire ce qui a motivé mon choix de vous parler de cette chanteuse exceptionnelle. Peut-être cette impression que cela fait quarante jours et quarante nuits qu’il pleut (comme vache qui pisse) sans discontinuer sur notre vieille terre armoricaine…

Bref, un temps à donner raison à Jacques Brel, « avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu »; alors, si le doute vous assaille, si la mélancolie vous titille, si le spleen vous étreint, et si l’envie de faire votre trou dans l’eau se manifeste, écoutez Mercédes SOSA avant de vous décider. La chanson porte le nom de Balderrama qui est un cours d’eau du Nord-Ouest de l’Argentine dans la province de Tucuman d’où elle est issue.

 

La chanteuse argentine Mercedes Sosa, l’une des voix les plus célèbres et engagées de l’Amérique latine, est décédée à l’âge de 74 ans le 04 octobre 2009, à Buenos AiresDownloadedFile au terme d’une longue maladie. «C’était la voix de ceux qui n’avaient pas de voix à l’époque de la dictature (1976-1983)», a déclaré le musicien Victor Heredia, l’un de ses amis et le compositeur de plusieurs de ses chansons. «Elle a porté sa préoccupation pour les droits de l’Homme dans le monde entier», a-t-il estimé.

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«La voix la plus vigoureuse d’Amérique Latine»

Mercedes Sosa était le symbole d’un mouvement de renouveau de la musique folklorique, socialement engagé, qui comptait entre autres figures de proue le chanteur argentin Atahualpa Yupanqui, mort à Paris en 1992. Récemment, l’ex- présidente chilienne Michelle Bachelet avait déclaré à propos de la chanteuse : «c’est la voix la plus vigoureuse d’Amérique Latine».

images-3Surnommée «La Negra» en raison de son épaisse chevelure noire, elle a partagé la scène avec des artistes internationaux tels que Luciano Pavarotti, Sting, Joan Baez, Andrea Bocelli, Chico Buarque, Gal Costa ou encore Shakira.

Elle s’est produite dans des lieux prestigieux tels que la Chapelle sixtine au Vatican (1994), le Carnegie Hall de New York (2002) ou encore au Colisée de Rome (2002), lors d’un concert pour la paix, auquel participa notamment Ray Charles. Elle est née le 9 juillet 1935 à Tucuman, dans une famille d’origine indienne vivant dans un quartier modeste et bercée par la culture populaire.

Mais vient bientôt le temps de l’exil pour cette militante. En 1979, elle est arrêtée lors d’un concert à La Plata. Mercedes Sosa n’a plus le droit de chanter et préfère s’installer à Paris puis à Madrid. Elle ne retournera en Argentine qu’en 1982, pour une série de concerts à Buenos Aires.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Stan Getz…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la botanique à deux balles et du pot au feu réunis, bonjour !

Or donc nous voici le 2 février, 14 de pluviôse jour de l’avelinier, ou si vous préférez, le noisetier_mb1007coudrier qui est l’ancien nom du noisetier…C’est la Chandeleurar goulou vras , la grande lumière, comme disent les brittophones.

A la Chandeleur, Quéré fait des crêpes jusqu’à pas d’heure, se plaisait à nous dire mon aïeule, sûre qu’elle était de nous épater. Savez vous que le noisetier se prète tout à fait à la culture du bonsaï comme le montre cette photo.

Tout à fait autre chose.

Voici une version de « The girl from Ipanema » que l’on doit au célèbrissime Vinicius da Moraès et que vous allez reconnaître dès les premières notes. La chanteuse c’est Astrud Joao, la propre femme de Gilberto Joao le roi de la Bossa. Le sax c’est celui de STAN GETZ.

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Stan Getz, né le 2 février 1927 à Philadelphie, fait ses débuts au saxophone ténor chez Dick Rogers en 1942, alors qu’il avait 15 ans. Installé en Californie, il s’associe avec Butch Jones, dirige un trio, et est engagé par Woody Herman (1947-1949). Au sein de cette formation, il participe aux travaux des « Brothers », surnom de la section des saxophonistes.

En 1962,il découvre le Brésil et la bossa nova. Il enregistre à images-1New York en 1963 le fameux album Getz/Gilberto avec le « père » de la bossa nova, João Gilberto et aussi la participation de son épouse Astrud notamment dans une version du standard d’Tom Jobim et Vinícius de Moraes : A Garota de Ipanema qui deviendra en anglais The Girl from Ipanema et sera la version de ce morceau la plus connue et la plus jouée sur les radios.

Il dirige de petits groupes, parmi lesquels figurent Gary Burton, la chanteuse Astrud Gilberto, le guitariste Charlie Byrd et se produit dans de nombreuses salles, dont le Go-Go de New York, ou il enregistre, avec Astrud, l’album Getz au Go-Go qui contient notamment une version très personnelle d’unDownloadedFile-1 autre standard de Jazz : Summertime. Mon ancien directeur, grand amateur de jazz, avait l’habitude de me dire: « c’est le plus grand saxophoniste de jazz…Blanc ! » Chef de file de l’école cool, il combine une sonorité douce au découpage rythmique de Lester Young, sa musique s’oppose à la rudesse des disciples de Coleman Hawkins, à la crudité du blues et aux excentricités du bebop. Elle eut une influence prépondérante sur l’évolution du jazz par son emprise sur les conceptions de Miles Davis. Vers le milieu des années 1950, au moment où le hard bop supplante le cool, Stan Getz évolue à l’intérieur même de son style, vers une expression plus virile. Il mêle douceur et punch, devient un artiste complet, improvisateur toujours en verve, véhément et raffiné, assumant les tâches les plus ambitieuses comme les plus routinières, à l’aise aussi bien avec Dizzy Gillespie ou Chet Baker qu’avec des orchestres à cordes ou des rythmes brésiliens. Sources: Dictionnaire du Jazz de Franck Tenot.

Et voilà un petit billet sans prétention pour accueillir le 100 000è visiteur des cénobites tranquilles. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Vas-y Franckie…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 01 février 2013, treizième jour de Pluviôse dédié au Laurier-sauce. Puisque nous sommes semble t-il condamnés à vivre dans la République des affreux, en voici un tout droit sorti de l’imagination d’une jeune femme bien plus avenante que sa créature.

Le 1er février 1851 voit la disparition de Mary GODWIN (Mary SHELLEY) à Londres. Ecrivaine, auteure en particulier du célèbre roman: Frankenstein.56474252_p

Fille du philosophe anarchiste William Godwin et de l’écrivaine féministe Mary Wollstonecraft (qui meurt quelques jours après l’avoir mise au monde). A 17 ans, Mary s’enfuit du domicile paternel (William Godwin pourtant partisan de la libération de la femme s’opposant à sa liaison avec un homme marié), pour vivre et voyager avec le poète Percy Bysshe Shelley. Ce dernier, devenu veuf, l’épousera en 1816. En 1818, le roman de Mary (écrit alors qu’elle n’avait que 19 ans) « Frankenstein, or the Modern Prometheus » est publié à Londres, d’abord sans nom d’auteur. Le succès est immédiat pour ce chef d’oeuvre de la littérature fantastique.

En 1822, après la mort tragique du poète Shelley en Italie lors d’un naufrage en mer, elle retourne en Angleterre où elle se consacre à l’éducation de son seul fils vivant, à 56474295_péditer les oeuvres de Shelley et à poursuivre sa propre oeuvre littéraire, écrivant six autres romans ainsi que des pièces de théâtre et des nouvelles.

Victime d’une attaque de paralysie, elle meurt à Londres le 1er février 1851, âgée de 54 ans.

Outre l’adaptation au cinéma de son « Frankenstein », une pièce inspirée par le célèbre mythe sera jouée à la Biennale de Venise, le 26 septembre 1965, par  le « Living Théâtre ».

Ah oui, j’oubliais, la figurine vient tout droit de la célèbre collection des Mightys de la non moins célèbre agence MagikStudio.

Et voilà, allez portez vous bien et à demain peut-être.