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Il lisait le p’tit parisien…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des sciences occultes et des coups de pied au cul réunis, laurier-tin-150x150bonjour ! Nous sommes le Jeudi 25 janvier 2015, sixième jour de Pluviôse dédié au Laurier tin et non au laurier-thym.  On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin. On rencontre en effet parfois l’orthographe « laurier-thym », qui est illogique, cette plante n’ayant aucun rapport avec le thym.

 

Allez tiens, portrait d’un communard.

Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray, né le 24 novembre 1838 à Toulouse et mort le 25 janvier 1901 à Paris, est un animateur littéraire, journaliste républicain socialiste indépendant et conférencier littéraire français. Il est surtout réputé pour l’enquête qu’il a menée sur l’histoire de la Commune de 1871, édité en 1876, et immédiatement interdit en France, événement auquel il a Lissagarayparticipé. On dira de lui qu’il fut le dernier combattant de la Commune. Il recueille ainsi des témoignages auprès de tous les survivants en exil, à Londres, en Suisse. C’est Eléanor MARX, la fille cadette de Karl, éprise de lui lors de son exil à Londres, de 1871 à 1880, qui va ainsi traduire l’histoire de la Commune en anglais. Socialiste, républicain; un « en-dehors » qui ne s’engagera ni pour l’Internationale, ni pour aucun autre parti, bien que ses sympathies aillent des Blanquistes anticléricaux, aux anarchistes. Il est né en 1838, dans une famille basque. Après un voyage en Amérique, il s’installe à Paris en 1860, fondant une sorte d’Université Populaire. Il s’engage contre l’Empire et publie, en 1868, à Auch, le journal « l’Avenir ». Engagement qui lui vaudra de nombreuses condamnations.

A la chute de l’Empire, il est nommé par Gambetta, commissaire de la guerre, à Toulouse. Le 18 mars 1871, il participe à la Commune de Paris, et combat sur les bpetit parisienarricades lors de la « semaine sanglante ». Il écrira « Huit journées de mai derrière les barricades », publié fin 1871 à Bruxelles où il trouve refuge, avant de s’exiler en Angleterre. Ce livre au titre prémonitoire a été réédité en 1968. A l’amnistie de 1880, il rentre à Paris où il continue son combat en créant le journal « La bataille ». Un combat ponctué de condamnations et de duels. Il  sera également « Candidat aux élections législatives de 1885 et 1893 et à plusieurs élections partielles, non pour obtenir un siège, mais pour exprimer ses idées » ; ça vous rappelle quelqu’un ? 1901, suite à une laryngite, le « mousquetaire de la Sociale » meurt à l’âge de 63 ans et sera incinéré au Père-Lachaise  en présence de deux mille personnes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le diner des joyeux condoms…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la petite histoire et du céleri rémoulade réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 24 janvier 2018, 5è jour de Pluviôse dédié au taureau. Pour les pataphysiciens, ce jour est en réalité le Vendredi 27 Décervelage 145 Sts Chemins de fer, assassins, fête suprême quarte alors que pour les armoricains c’est la saint Kadeg, ou Kadoc, ou Cadou qui a laissé son nom à une magnifique petite île du golfe du Morbihan dans la ria d’Etel, l’île de saint Cado; et non pas sac-à-dos.

Le 24 janvier est aussi la date anniversaire de la naissance de Jeanne HUMBERT (1890-1986), née Jeanne Rigaudin, c’est une écrivaine, journaliste, militante anarchiste et pacifiste française. Puisque c’est le 43è anniversaire de la loi Veil et que les « anti IVG », anti mariage pour tous, les bigots, les culs serrés et autres peine-Menu joyeux condomsà-jouir continuent à pointer leur museau et occuper le haut du pavé, (ils étaient encore quelques uns à manifester dimanche à Paris) rappelons l’action de cette militante infatigable. Elle a milité pour la liberté sexuelle, ainsi que pour la liberté de la contraception et de l’avortement. Elle appartient au mouvement néo-Malthusien. En 1924, elle devient la femme de l’intellectuel militant Eugène Humbert, avec lequel elle a eu une fille en 1913. Jeanne Humbert est une pionnière de la lutte pour la contraception. Le 29 octobre 1910 ils invitèrent leurs amis au « diner des joyeux condoms » dont on voit ici reproduit le menu. Elle collabore entre autres aux journaux créés par son mari (Génération consciente puis La Grande Réforme). Comme son mari, elle est condamnée à plusieurs reprises à des peines de prison, en particulier pour ses propos et ses actions en faveur de l’avortement, interdit en France depuis 1920. Dans les années 1930, elle parcourt la France pour y donner plus d’une centaine de conférences en faveur du contrôle des naissances et du pacifisme. En 1981, Bernard Baissat a réalisé un film documentaire sur sa vie, intitulé « Ecoutez Jeanne Humbert ».

Voilà pour aujourd’hui, en attendant un autre billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Catherine Ribeiro…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des seventies et de la soupe aux choux réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 18 janvier 2018 et ce 29è jour du mois de Nivôse est dédié au mercure, peut-être est-ce pour cela que l’alchimie des états d’âme m’entraîne vers la nostalgie et me conduit à ressusciter quelques fantômes du passé…

J‘aime de temps en temps ressortir de l’oubli où la médiacratie les a reléguC. Ribeiro Gé, des artistes qui m’ont ému. Tenez, voici Catherine RIBEIRO ! Je pense que les plus jeunes d’entre vous n’en ont jamais entendu parler. Les plus anciens se souviendront avec nostalgie de ses disques avec le groupe Alpes.  Voici ce qu’en disait Etienne Blondet en 1975 dans un numéro de la revue « Extra »: «Sa carrière étonnante, (…) c’est d’abord celle d’une voix énorme: voix d’espoir et de désespoir, voix de naissance et d’agonie, voix de haine et d’amour, voix du coeur et du sexe, voix du râle et du cri, voix magique par delà les mots qu’elle profère, voix des entrailles qui va droit aux entrailles de ceux qui l’écoutent…» Oyez maintenant « Âmes debout ».

Cette merveilleuse interprète est à classer pour moi dans la lignée des Janis Joplin, Joan Baez, Nina Hagen, Colette Magny, ou une autre Catherine, Ringer… C’est sûr, madame Michu, nous sommes loin de la star’ac et de ses bêlements télévisuels. Léo Ferré disait d’elle:ribeiro  » Elle n’est pas facile parce qu’elle se tient debout…  » . Mais laissez vous emporter quelques instants par cette voix venue d’ailleurs, « expression d’un trajet qui ne fut pas simple, et pour cause : une enfance pauvre, une mère tyrannique, qui la placera en asile psychiatrique où des électrochocs lui seront infligés dans le but de l’empêcher d’aimer le garçon qu’elle convoitait !… Cela se passait, figurez-vous, dans les années 60 et non dans les années 30… Le travail en usine la rendra plus encore insoumise à toute forme d’autorité. » (extrait du blog de Laurent Galley). A cette époque-là, Colette Magny, grande gueule et immense chanteuse, disait d’elle : « Dans la famille coup de poing, Ferré c’est le père, Ribeiro la fille, Lavilliers le fils. Et moi la mère ! »

C‘est étonnant, quand on affiche son amour pour ces artistes de variétés des années passées, on se fait vite ringardiser… Mais s’il s’agit de Mozart ou de Couperin, tout le monde trouve cela normal ! C’est pas une raison pour se précipiter au spectacle « Age tendre », maison de retraite itinérante pour tous les losers de l’époque « Yé-yé ». Comme le disait mon aïeule qui avait fréquenté Georgius et Mistinguette, il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie.

Allez, n’hésitez pas à repasser par ici, ne serait-ce que pour me corriger sur mes « phautes d’ortografe », c’est ouvert tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.

Chicago Blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la métaphore et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Lundi 15 janvier 2018, 26è jour de nivôse dédié à l’Etain. Si le prix du kilo de langoustines à provoqué chez vous un spleen insurmontable, je vous propose d’enfoncer le clou en écoutant un maître du blues : Junior WELLS.

Amos Blackmore WELLS – alias Junior WELLS – est élevé à West-Memphis, Arkansas, où il apprend par lui-même l’harmonica. Il rencontre tout d’abord le maître de cet instrument, Sonny Boy Williamson puis, inspiré par les bluesmen locaux, Junior WELLS se met à jouer dans les rues. Installé à Chicago en 1946, devenu un Junior Wellsvirtuose et un très bon chanteur, Junior WELLS accompagne Tampa Red, Big MACEO et Little Johnny JONES. Il fonde ensuite les Little Chicago Devils, qui deviendront les Three Deuces puis les Aces, avec le guitariste Louis MYERS, son frère David MYERS à la basse et le batteur Fred BELOW. Aussi inventif que Little Walter, Junior WELLS amplifie également son harmonica ce qui lui permet un jeu distordu et soutenu, en restant très respectueux des traditions du Blues. C’est ainsi que Muddy Waters fera appel à Junior WELLS et que Memphis Slim en fera de même.

Mais le tournant de la carrière de Junior WELLS a lieu en 1965, lorsqu’il s’associe au guitariste Buddy Guy dont je vous ai parlé ici (voir mon billet du 30 juillet 2010), pour donner naissance ensemble à une série de titres devenus aujourd’hui incontournables dans l’histoire du Chicago Blues. Ici à gauche avec Buddy Guy. A la fin des années 60, Buddy Guy et Junior WELLS se partagent l’affiche à égalité et se produisent un peu partout dans le monde, faisant même la première partie d’un concert des Rolling Stones en 1970. Trop de titres pour tous les citer içi, tant l’emJunior Wells et Buddy Guypreinte de Junior WELLS sur le Chicago Blues est immense. Un coup de coeur particulier pour ses enregistrements des années 50. Il est décédé le 15 janvier 1998 à Chicago.Sources:La grande encyclopédie du Blues.
L’harmoniciste est effectivement le joueur d’harmonica et non pas d’harmonium comme la fameuse Mlle Lelongbec de Fernand Raynaud qui en jouait à l’église Ste Marie des petits pieds de Jésus; dans ces cas là, on dit organiste, crois-je…

Pour sûr, un très grand à écouter en boucle. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Graine d’ananar…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la chanson réaliste et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 09 janvier 2018, 20è jour de nivôse, consacré au van, mais si, vous savez, ce panier d’osier qui permettait de séparer le bon grain de sa balle.

Il y a 113 ans, le 09 Janvier 1905, décès de Louise Michel. Louise, ma Louise, mon institutrice préférée, Louise, ma communarde, ma combattante, ma graine d’ananar… J’aime cette image taguée qui la remet au goût du jour. Fille illégitime d’un notable et d’une servante,Louise-tag Louise Michel reçoit dans la famille de ses grands-parents paternels une éducation affectueuse et soignée. Après avoir obtenu un brevet d’institutrice, elle s’installe à Paris en 1856 pour y exercer ce métier. Mais elle se consacre également à la poésie, et, bientôt, à la politique, au sein du mouvement Blanquiste. Savez vous, qu’à ma connaissance, La station Louise Michel (métro de Paris) est la seule à honorer une femme et la seule à honorer une anarchiste…

C‘est durant la Commune de Paris que se révèle son dévouement à la cause révolutionnaire. La «Vierge rouge» déploie alors une activité inlassable : propagandiste, animatrice d’un club politique, Louise Michel Gambulancière, elle participe également à la plupart des combats contre les troupes de Versailles. Arrêtée au terme de la Semaine Sanglante, elle est, en 1873, condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie. En exil, Louise Michel côtoie brièvement le libelliste Henri Rochefort. Plus sérieusement, elle se convertit à l’anarchisme et se lie à la population Kanaque. En 1880, l’amnistie générale des crimes commis sous la Commune l’autorise à regagner la métropole. Figure dès lors incontournable du mouvement anarchiste français, Louise Michel est étroitement surveillée par la police, qui l’arrête à plusieurs reprises pour ses participations à des manifestations ou des meetings insurrectionnels.

Le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise maintenue et mixte.  L’âge venu, elle repart inlassablement, à chacune de ses sorties de prison, pour de longues tournées de michel_funerailles-300x202conférences à travers la France et le monde. C’est au cours de l’une d’entre elles qu’elle s’éteint à Marseille en 1905, victime d’une pneumonie. Le 22 janvier 1905, enterrement de Louise MICHEL. Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil. Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17 heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Le préfet Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les anarchistes. La cérémonie s’achève par un grand meeting, où Benoît Broutchoux, Charles Malato et Séverine prennent la parole. Eau-forte d’Albert Peters-Desteray.

Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.

J’te dis qu’c'est le grand Dizzy…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la mécanique des fluides et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 06 janvier 2018, 17è jour de nivôse dédié à la marne. Rien à voir avec les taxis…

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition du grand Dizzy, qui est au Bebop ce que Beethoven est à la symphonie… John Birks « Dizzy » Gillespie, né à Cherawen Caroldizzy Gine du Sud le 21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz. Avec Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants trompettistes de l’histoire du jazz, ayant participé à la création du style Bebop et contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz. Ecoutez ces deux géants.

Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans sa popularité auprès du public. En tant que musicien, il avait une gillespie-1e96b745864b76de1c52e5f9b3f69e0f2e13ac54-s900-c85technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante. Après avoir joué avec Cab Calloway, il fonde son propre groupe dans lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk. Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker. N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette à…Miles Davis! Gillespie se déclare candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House », que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney General… Etonnant, non ?

Allez, rien de tel qu’un peu de jazz pour oublier la nôtre d’élection présidentielle. Portez vous bien et à demain peut-être.

Come on Clara !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’antistrophe et des huitres de Prat-ar-Coum réunies, bonjour! Nous sommes le Mercredi 03 janvier 2017, 14è jour de mac nab Gnivôse dédié au grès. Demain c’est le jour anniversaire de la naissance de Maurice MAC-NAB à Vierzon (1856). Poète, chanteur, interprète, il fait ses débuts au cabaret des « Hydropathes » puis au « Chat noir ». Il meurt subitement à l’âge de 33 ans (tuberculose). Il est l’auteur du fameux Métingue du Métropolitain, œuvre parodique qui deviendra pourtant un des classiques de la contestation. On trouve encore quelques vieux militants qui sont capables de l’entonner dans les noces et banquets. En voici une des nombreuses versions.

Puisque nous sommes encore en période de fêtes, voici un cadeau rien que pour vous. C’est un des nombreux contes de maurice Mac-Nab.

« Grande, raide, sèche, jaune, édentée, parcheminée et coiffée d’un chapeau extraordinaire, l’Anglaise entra dans un bureau de poste les pieds en avant. Elle tourna à demi la tête et dit avec une voix de brouette mal graissée :
-  Come on, Clara!  
Clara est petite, mince, plate, rousse ; elle a des dents très longues et suit sa maîtresse les pieds en avant. L’Anglaise demande soixante timbres-poste pour affranchir soixante lettres adressées à soixante personnes différentes. Elle allonge cinq doigts osseux, saisit les timbres et répète :
- Come on, Clara!
Clara fait demi-tour avec la grâce d’une locomotive. Droite, les talons joints et les bras pendants, elle lève les yeux au ciel, entrouvre la bouche et tire la langue! Alors l’Anglaise, grande, raide, sèche et jaune passe successivement les soixante timbres-poste sur la langue de Clara, petite, mince, plate et rousse, et les applique un par un d’un coup sec sur les soixante lettres adressées à soixante personnes différentes. Puis elle se dirige vers la porte en disant encore une fois :
- Come on, Clara!  
Toutes deux disparaissent comme des ombres, les pieds en avant. Dernièrement, j’ai rencontré la pauvre Clara, toujours petite, mince, plate et rousse, mais elle avait les lèvres collées et ne pouvait plus ouvrir la bouche. »

On lui doit aussi la « thèse pour le doctorat du mal aux cheveux et de la gueule de bois », très utile en ces lendemains de ripaille. Bref,mac nab D le genre de gars avec qui on ne devait pas s’ennuyer. Il appartenait à une famille d’origine écossaise. Son arrière-grand-père, Édouard Mac Nab, s’installa en France et est à l’origine de la branche française ; il fut garde du corps de LOUIS XV; il échappa de peu à la guillotine sous la Terreur et devint conseiller général du Cher sous l’Empire. Son grand-père, Alexandre, fut sous-préfet de Sancerre et épousa en 1810 Marie-Rose de Francières, originaire de Vierzon, où sa famille possédait le château de Fay, à l’ouest de la ville. Son père, Édouard (1811-1885), fut maire de Vierzon-Villages. A droite, son portrait par Fernand FAU.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ce soir, j’attend Madeleine…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’égalité des sexes et du jambon de Bayonne réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 29 décembre 2017, 9è jour de nivôse, officiellement déclaré jour du salpêtre… Comme vous pouvez le constater, c’est la fin de la semaine, pratiquement la fin du mois et, ipso facto, la fin de l’année.

Je vous ai déjà proposé dans ce blog quelques billets qui rappelaient la lutte des femmes et particulièrement de quelques pionnières pelletiercomme Olympe de Gouges, Maria Deraisme, Louise Michel, Voltairine de Cleyre ou Renée Vivien. Voici l’une d’entre elles, passablement oubliée mais qui fut une militante de tous les combats. Je veux parler de Madeleine PELLETIER. C’est au moment de son entrée à l’internat que son collègue Paul-Maurice Legrand, président de la Grande Loge Symbolique Écossaise « maintenue et mixte » la dirige vers cette obédience. Madeleine Pelletier est reçue apprentie le 27 mai 1904 à la loge parisienne La Philosophie Sociale. Dans une lettre, elle revendique l’honneur d’avoir conduit Louise Michel jusqu’à la franc-maçonnerie .(je vous jure que ce n’est pas Oliver Hardy sur la photo de droite)

Première femme psychiatre interne des hôpitaux de Paris, elle milite également dans le mouvement socialiste, anarchiste et communiste. Elle crée et édite le journal La Suffragiste de 1907 à 1914, afin d’accentuer la lutte pour le vote des femmes. En France une vingtaine de féministes, dont Madeleine Pelletier, se présentent aux fuck vaisselleélections législatives de 1910 mais leurs candidatures sont rejetées. Madeleine Pelletier est l’une des rares femmes déléguées syndicales du début du siècle, mais particulièrement âpre à défendre la cause des femmes. Elle est représentante du Nord au congrès qui fonde le parti socialiste en 1905, puis membre du PS. Féminisme et syndicalisme sont pour elle étroitement liés. Inculpée pour avoir pratiqué des avortements, puis relaxée mais déclarée folle, Madeleine Pelletier est placée en asile psychiatrique. Quelques ami(e)s politiques ou féministes tentent sans succès une action judiciaire pour la faire sortir de l’asile. Madeleine meurt isolée, le 29 décembre 1939, d’une apoplexie cérébrale.

Elle méritait bien qu’on lui fasse une petite place dans notre galerie de portraits. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Freddy, the king…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la mistoufle et des restos du cœur réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 28 décembre 2017, 8è jour de nivôse que les républicains avaient dédié au fumier, allez savoir pourquoi justement le jour de la « saints innocents »… Peut-être parce que Nobody’ innocent !

C‘est aussi la date anniversaire de la disparition d’un bluesman attachant. Freddie KING, qui s’est vite appelé Freddy, est né et a grandi à Gilmer (Texas) en 1934, où il a appris à jouer de la Freddy Kingguitare grâce à sa mère et à son oncle. King jouait au départ du blues rural acoustique dans la veine de Lightning Hopkins dont je vous ai déjà parlé. En 1950, à 16 ans, sa famille déménage pour Chicago, où il fréquente les clubs de blues. Il y entend des musiciens tels que Muddy Waters, Jimmy Rogers, Eddy Taylor et bien d’autres. Bientôt le jeune guitariste forme son propre groupe The Every Hour Blues Boys. « C’était un colosse débonnaire, carrure de taureau, écrasant sa guitare entre les doigts noueux qui en tiraient malgré tout des sons d’une extrème pureté. » gérard Herzhaft in: La grande encyclopédie du blues.

King enregistre son premier 45t en 58. Syd Nathan et Sonny Thompson font signer KING et enregistre son premier simple pour ce label ‘You’ve Got to Love Her with a Feeling’, en Aout 1960. Ce titre King Gdevient un petit succès en 1961. Le premier album de King ‘Freddy King Sings’ sort en 1961 et est suivi l’année suivante de ‘Let’s Hide Away’ et un album instrumental ‘Dance Away with Freddy King: Strictly Instrumental’. En 1961, il réalise une série d’instrumentaux (dont ‘San-Ho-Zay’, ‘The Stumble’ , et ‘I’m Tore Down’) qui deviennent des classiques du blues.(observez King Dles deux orthographes du prénom sur les pochettes de disques) King trouve un nouveau contrat avec Shelter Records de Leon Russell au cours de l’année 1970. Il enregistre trois albums au début des années 70 qui se vendent tous bien. Ses concerts marchent bien aussi. En 1976, il tourne aux Etats-Unis, en dépit d’une santé qui commence à décliner. Le 29 décembre 1976, à seulement 45 ans, King meurt d’un problème cardiaque.

Du blues pour terminer l’année, on peut pas trouver mieux. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

My funny Valentine…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du pied-à-coulisse et du trombone du même métal réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 23 décembre 2017, 3è jour de nivôse dédié au Bitume… L’actualité nous abreuve d’infos toutes plus désespérantes les unes que les autres. D’ailleurs, dans la blogosphère, en tous cas dans la gauchoblogosphère, le climat est à la désolation. Le ras-le-bol se généralise, cette impression de prêcher dans le désert ou de pisser dans un violon face à la triste soumission des masses laborieuses (on dirait du Georges marchais).

Fort heureusement, il nous reste la musique.

Tiens, c’est l’anniversaire de CHET BAKER. Chesney Henry, « Chet » Baker Jr, le jazzman blanc le plus dépressif de l’histoire est né le 23 décembre 1929 à Yale, Oklahoma. A 10 ans, Chet et sa famille déménagèrent vers la Californie du Sud, pendant l’âge d’or du bebop. Pour les 12 ans de Chet, son père lui offrit un trombone. Le chet bakergarçon trouvant l’instrument trop difficile , l’échange pour une trompette. Il en jouera tout le long de sa scolarité. En 1946, il part à l’Armée, mais n’abandonne pas son instrument pour autant, il jouera d’ailleurs avec l’Army Band dans le Berlin conquis. Il passe avec succès une audition pour Charlie Parker et trouve le succès en 1952 au sein du Gerry Mulligan’s pianoless quartet, qui joue régulièrement à Hollywood. Chet s’illustre par la force de son solo sur le morceau « My Funny Valentine », un morceau qu’il gardera comme fétiche tout au long de sa vie.A gauche superbe photo extraite du film Let’s get lost de Bruce Weber.

Après un séjour en Europe,Il retourne aux Etats-Unis en 1956 et devient accro à l’héroïne et à la cocaïne. Après un concert à San Francisco en 1966, il se fait agresser par des dealers. Sa mâchoire est fracturée et beaucoup de ses dents (très fragilisées par des années de drogue) sont cassées. En 1973 Il recommence aussi àmy chet baker enregistrer, redevient toxicomane et repart en Europe, où il tourne et enregistre de plus en plus régulièrement, principalement à cause de ses besoins d’argent pour acheter sa drogue. Le vendredi 13 mai (pas d’bol) 1988 à Amsterdam, Chet Baker tombe de la fenêtre ouverte de sa chambre d’hôtel. Sa carrière prend fin brutalement, alors que ses qualités musicales sont au plus haut. Une autopsie révèle qu’il n’était ni saoul ni drogué au moment des faits. Son corps sera enterré au Cimetière du Parc d’Inglewood, en Californie.

Allez, je ne suis pas sûr que cela vous redonne le moral mais bon… Portez vous bien et à demain peut-être.