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Saint Louis blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’Amérique profonde et du beurre de cacahuète réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 28 mars 2017, huitième jour de Germinal, dédié à la jonquille dans le calendrier républicain, mais en réalité pour les pataphysiciens, le Vendredi 6 Clinamen 144 – St Ganymède, professionnel. Puisque ce 28 mars correspond au 8è jour de germinal et qu’il est dédié aux jonquilles, célébrons le printemps en rendant un petit hommage à celui qui s’est autoproclamé « le père du blues ».

William Christopher HANDY.

Il est le créateur des célèbres Memphis blues et Saint Louis blues que l’on entend ici sur cette vidéo qui gratte comme un vieux bourbon. Il est décédé un 28 mars ce qui me donne l’occasion d’en dire quelques scaleImagemots. Il était né dans l’Alabama, d’esclaves affranchis dit-on, et son père était pasteur. Comme beaucoup de bluesmen c’est dans l’église qu’il fit ses premiers pas de chanteur et de musicien. Copropriétaire d’une maison d’édition musicale à Memphis au début du XXè siècle, il a surtout eu l’idée de transcrire en partitions les blues qu’il entendait dans les quartiers noirs populaires et de les publier sous son nom. Ce rôle de diffuseur n’est pas à négliger même si sa légende dépasse la réalité. En 1958, un film s’empare de sa vie et son rôle est tenu par Nat King Cole lui même.

La publication en 1912 de la partition de Memphis Blues introduit son style de blues en douze mesures dans de nombreux foyers. En mêWilliam Christopherme temps, on le cite comme ayant inspiré l’invention du pas de danse Fox Trot par Vernon et Irene Castle, un groupe de danse de New-York. Cette chanson est également considérée par beaucoup comme la toute première chanson de blues. La ville de Memphis , berceau du blues, a immortalisé Handy en donnant son nom à un parc et en lui érigeant une statue (que l’on voit ici à droite) en 1980 ainsi qu’en décernant chaque année les W.C. Handy awards du blues. Bien que lui même ait très peu enregistré, ses blues sont devenus des standards. Allez, on l’ajoute sans remords à notre galerie de portraits.(Il semblerait qu’au singulier comme au pluriel, on mette toujours un « S » à remords… Je n’en suis pas sûr.) Sources: La grande encyclopédie du blues de Gérard Herzhaft.

Allez, merci de vos fréquentes visites, portez vous bien et à demain peut-être.

Pinetop Boogie Woogie…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

 

 

Amis du sous-marin jaune et du tea for two réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 21 mars 2017, premier jour de germinal dédié évidemment à la primevère… Il est possible que vous rencontriez un pataphysicien qui vous affirme que le 21 Mars 2017 est en réalité le Vendredi 27 Pédale 144 St VALENS, FRÈRE ONIRIQUE; ne le contrariez pas.

C‘est bien connu, Il ne faut rien refuser au lecteur. «Bientôt le 21 mars. Tu nous fais un hommage à Pinetop Perkins?» Zap pow.

OK, allons y. Né le 7 juillet 1913 dans une famille de métayers des environs de Belzoni, dans le Mississippi, Joe Willie Perkins, dit Pinetop Perkins, commence très jeune à s’occuper des travaux de la ferme. Mais c’est aussi très tôt qu’il nourrit un vif intérêt pour la musique. Guitariste de formation, il va cependant devoir abandonner son Pinetop Dinstrument de prédilection pour s’orienter vers le piano en raison d’une blessure au bras gauche occasionnée lors d’une rixe. Son surnom est un emprunt à Clarence « Pinetop » Smith artiste du Boogie-Woogie (Smith est mort jeune. Tué par une balle perdue au cours d’une bagarre). Le surnom de Pinetop devait le suivre parce que les gens l’identifiaient à cette chanson, qu’il jouait souvent à la demande générale.

C’est en 1970 que Perkins a remplacé Otis Spann dans l’orchestre de Muddy Waters. Anonyme jusqu’alors, Joe Willie Pinetop Perkins n’était pas resté inactif si l’on en croit les propos de Gérard Herzhaft dans son encyclopédie du Blues: Il a appris le piano avec des musiciens locaux et en écoutant les disques de Leroy Carr, Roosevelt Sykes et les pianistes perkinsdu boogie-woogie. Dans les années 30 il va hanté les juke-joints du Mississippi et de l’Arkansas en compagnie de Sonny Boy Williamson, robert Jr Lockwood ou Nighthawk. Avec eux, il va devenir pianiste du king Biscuit Time (célèbre programme de radio Helena) entre 43 et 48. Après un rapide passage à Chicago, il s’en retourne dans le Sud et va jouer à Memphis avec Ike Turner et Boyd Gilmore entre autres. Ce n’est qu’à la fin des années 60 qu’il répondra à l’appel de Earl Hooker et reviendra à Chicago; quelques mois plus tard il sera au sein de l’orchestre de Muddy Waters où il restera jusqu’en 1981. Très vite il acquiert une dimension légendaire, celle d’un des derniers pianistes à véhiculer la tradition des tripots sudistes.

On disait de lui qu’il n’était ni un très bon chanteur ni un grand pianiste et pourtant il va devenir la coqueluche des festivals en Amérique mais aussi en Europe et même au Japon. Avec d’autres musiciens, ils vont pinetop 1quitter Muddy Waters pour former le Legendary Blues Band qui  continue à tourner aujourd’hui. Pinetop est décédé un 21 Mars en 2011, il avait 97 ans. On se souviendra de sa courte apparition dans le film de John landis, The blues brothers. Un mois après être devenu, à 97 ans, le doyen des récipiendaires d’un Grammy Award, récompense attribuée pour son dernier album Joined at the Hip (Meilleur album de blues traditionnel) enregistré avec un de ses vieux complices de blues, Willie ‘Big Eyes’ Smith,  « Il est allé faire une sieste et ne s’est pas réveillé », a déclaré Patricia Morgan, son manager.

Mission accomplie, maintenant, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le blues dans la peau…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du piano (sans bretelles) et de la ceinture (sans chasteté) réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 17 mars 2017 qui correspond au 27è jour de ventôse dédié à la Sylvie. J’ai connu une Sylvie qui… Et Anemone-des-Bois-001-300x180bien non, il ne s’agit pas du tout de celle à qui vous pensez mais de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois.  L’anémone Sylvie est considérée comme toxique alors évitez les décoctions. Par contre, mon aïeule qui, vous le savez maintenant, se piquait de quelques connaissances en herboristerie, l’utilisait en friction contre les rhumatismes.

C‘est aussi le jour anniversaire du décès d’un grand bluesman qui s’est éteint à Chicago en 1995. De son vrai nom Albert Luandrew il s’est fait connaître sous le pseudonyme de Sunnyland SLIM.

Ça c’est du blues ou je ne m’y connais pas… En 1939 il rejoint Chicago où il joue avec Sonny Boy Williamson qui a fait l’objet d’un billet ici sunnyland slimmême. En 1947 il fit des enregistrements sous le nom de « Doctor Clayton’s Buddy ». On le trouve aussi sur des disques de Muddy Waters de la fin des années quarante comme musicien d’accompagnement. Sunnyland Slim fut blessé à la main par un coup de couteau et un malfaisant réunis, si bien que certains doigts perdirent un peu de leur capacité antérieure, il n’en resta pas moins un pianiste d’accompagnement apprécié. Il a fait plusieurs tournées en Europe dont une avec les Chicago All Stars en 1968 me semble t-il. Mais il est vrai qu’en 68, il s’est passé tant de choses…

Le 17 mars 1871 c’est le début de ce qui deviendra la Commune de Paris.
Alors que Paris est encerclé par l’armée prussienne, Thiers, chef du gouvernement de défense nationale, donne ordre à l’armée d’aller récupérer les canons en position sur les hauteurs de Montmartre. Mais les canonsla population, qui s’oppose à cette mesure, entoure la troupe. Le général Lecomte commande le feu, mais les soldats mettent crosse en l’air. Lecomte est arrêté ainsi que le général Thomas (un autre fusilleur!). Ils sont passés par les armes par une foule en colère. C’est le début de la révolution. Des groupes d’insurgés se répandent dans la ville. Les autorités, apeurées, se replient en catastrophe sur Versailles. Les révolutionnaires se concertent. Les Blanquistes proposent une marche sur Versailles pour se débarrasser du gouvernement, mais « malheureusement » leur avis n’est pas suivi. La Commune de Paris est en train de naître ; elle ne sera proclamée que le 28 mars.

Et voila pour aujourd’hui. Comme disait mon aïeule: « Il faut de tout pour faire un blog ! ». Portez vous bien et à demain peut-être.

Lester & Billie…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, Non classé, PORTRAIT

Amis de la chapelle sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 15 mars 2017, 25è jour de Ventôse dédié au thon.

Je profite de ce 15 mars, jour anniversaire de sa mort, pour dire quelques mots d’un musicien que j’apprécie particulièrement; il s’agit de Lester Young. C’est à Woodville (Mississipi), petite ville au fin fond du Sud des Etats-Unis, que Lester Willis Young est né le 27 août 1909. Le jeune garçon grandit à la Nouvelle-Orléans, puis à Minneapolis où sa famille a déménagé. Il réalise plusieurs tournées avec l’orchestre lesterfamilial, auquel participe également son jeune frère Lee (batteur). Les premières années du parcours en solitaire de Lester Young sont marqués par des participations à un grand nombre d’ensembles musicaux et il se fait rapidement remarquer par son style d’interprétation atypique, jouant du saxophone de manière détendue, en adoptant souvent des attitudes nonchalantes, et en tenant son instrument de travers, presque à l’horizontale. Suivant la tradition de la « royauté du jazz », qui veut que les musiciens vedettes se voient attribuer des sobriquets prestigieux (« King », « Duke », « Queen », etc.), il reçoit le surnom de « Prez », diminutif de « Président », qui semble lui avoir été attribué, par Billie Holiday.

Lester Young réalise avec Count Basie une série d’enregistrements de grand renom, notamment les légendaires Kansas City Sessions, jouant tant du saxophone que de la clarinette. A la fin des années 1930, il se partage entre l’orchestre de Count Basie, l’accompagnement de Billie  lester & billieHoliday et d’autres ensembles. Mais, à partir du début des années 1950, Lester Young entre dans une spirale mortifère, tenaillé par des problèmes aussi bien physiques que psychologiques. Si ses interprétations s’en ressentent parfois, il n’en demeure pas moins un pilier de Jazz at the Philarmonic, dont il suit les tournées américaines et européennes, et son style de swing traditionnel continue d’influencer grandement les nouvelles générations de jazzmen. En 1955, il est hospitalisé pour dépression nerveuse durant un an. Mais ses habitudes mortifères reprennent bientôt le dessus, une consommation abusive d’alcool s’ajoutant à une alimentation de plus en plus insuffisante.

Au début de 1959, il réalise une tournée européenne, qui s’achève à Paris par une prestation au Blue Note, avec Kenny Clarke: durant son séjour sur le vieux continent, il boit sans discontinuer et ne mange billie & lesterquasiment rien. Après un ultime enregistrement dans la capitale française, Lester Young reprend l’avion pour les Etats-Unis et atterrit à New York le 15 mars 1959. Quelques heures après son retour, il succombe à un arrêt cardiaque. Sa mort et celle, quelques mois plus tard, de sa complice Billie Holiday, viennent alimenter la légende tragique du Jazz et de ses musiciens consumés par les feux de la rampe.
Sources: les travaux de Nikita Malliarakis et les textes d’Alain Gerber.

Voila, à écouter sans modération aucune. Eteignez la télé et laissez vous emporter par le saxo de Lester Young et la voix inoubliable de Lady Day…Portez vous bien et à demain peut-être.

The Bird…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la tradition et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 12 mars 2017, 22è jour de ventôse dédié au persil. Par chez nous on fête les Paol-Aurelian  communément appelé kersaliousaint Pol-de-Léon, il fait partie des sept fondateurs d’évêchés bretons. Il naquit au Pays de Galles vers 480, où il fut condisciple de Gildas et de Samson à l’école monastique d’Ildut. Avec douze compagnons il quitta son île et débarqua à Ouessant. (à droite le manoir de Kersaliou) De là, il vint sur le continent, probablement à Lampaul-Plouarzel, séjourna à Lampaul-Ploudalmézeau, puis se dirigea vers le castel de Léon. Le comte Withur lui donna un évangéliaire et une cloche, la forteresse gallo-romaine en ruines et l’Ile de Batz.

En fait, je voulais marquer cette journée d’une pierre blanche car c’est le jour anniversaire de la mort du « Bird », Charlie Parker him self, le plus grand de tous les saxophonistes que Boris Vian surnommait « zoiseau ». Il nous a quitté alors qu’il n’avait pas 35 ans mais nous a laissé un héritage exceptionnel. Dans les années 40, avec Dizzy et Thelonius Charlie GMonk, ils ont posé les bases du jazz moderne et du Be-bop en particulier. Le saxophoniste a développé dans son adolescence une forte addiction aux opiacés, assez courante chez les artistes. De la morphine il passe rapidement à l’héroïne, ce qui va empoisonner sa vie et finalement causer son décès prématuré. De plus cette dépendance, rapidement devenue de notoriété publique, incite de nombreux jazzmen à se droguer eux-mêmes convaincus d’y trouver l’origine du génie Parkerien. Le jazz resta plusieurs décennies associé aux narcotiques, ce qui a grandement contribué à ternir l’image du mouvement be-bop dans son ensemble et a gâché l’ascension de nombreux musiciens talentueux.

L‘addiction de Parker aux drogues est importante et il se soucie davantage à l’obtention de ses doses plutôt que d’arriver à l’heure ou même d’assurer concerts et sessions d’enregistrement. 1946 fut pour lui ponctuée par une succession de péripéties qui se terminèrent par un séjour de 6 mois à l’hospital psychiatrique. Après des années où sa renommée est au plus haut, pendant lesquelles il ne parvient pas toujours à se tenir éloigné de l’héroïne ou à calmer ses pulsions autodestructrices, Charlie Parker meurt à New York chez la baronne Pannonica de Koenigswarter (on dirait une marque de bière), alors qu’il regardait la télévision, à l’âge de seulement 34 ans. Sa mort sera officiellement attribuée à une pneumonie et un ulcère, elle est surtout le résultat de ses excès avec l’alcool et la drogue. Le médecin chargé d’examiner le corps le trouvera si abîmé et épuisé qu’il estime son âge entre 50 et 60 ans, une erreur de près de 20 ans.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Il n’avait rien d’un Wes terne…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des cénobites tranquilles  et des sœurs Tatin réunis, bonjour ! Pourquoi donc est-ce que parle de Tatin ? Ah oui, à la radio ce matin le journaliste affirmait qu’à propos de la tempête, «le pic d’intensité est Tatin… » franchement, je vois pas le rapport. Nous sommes le Lundi 06 mars 2017, seizième jour de ventôse dédié à l’épinard. Répétez après moi: l’épinard, ça devrait être obligatoire… Trêve de calembour à la petite semaine et, place à l’homme du jour.

John Leslie « Wes » Montgomery est né le 06 mars 1925 à Indianapolis (Indiana), il est venu sur le tard à la guitare, vers l’âge de 19 ans, en écoutant, comme beaucoup de guitaristes de sa génération, le révolutionnaire Charlie Christian. Bien que n’ayant jamais appris à lire la musique, Wes avait une grande facilité pour déchiffrer les mélodies à l’oreille, de plus, il évoluait dans un environnement musical grâce à ses WESdeux frères. Les débuts professionnels de Wes Montgomery furent pourtant rapides et prometteurs. Dès juillet 1948 il rejoint l’orchestre du vibraphoniste Lionel Hampton, avec lequel il tourne et enregistre jusqu’en Janvier 1950.  Il retourne pourtant à Indianapolis et choisit de garder un emploi quotidien de soudeur dans une usine d’électronique pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille (sa femme et ses six enfants), il n’enregistrera quasiment plus avant 1957, mais joue toutes les nuits dans les clubs de la ville, ne dormant que très peu afin d’arrondir les fins de mois.

En 1959, il signe chez Riverside Record sur les recommandations du saxophoniste et partenaire de Miles Davis et de John Coltrane, Cannonball Aderley. Les deux musiciens deviendront même amis, et Burrell participera à l’album de Wes Fusion en 1963. Wes Montgomery Wew-02restera chez Riverside jusqu’à fin 1963 quand le label fit faillite, c’est pour beaucoup de critiques et de fans sa meilleure période artistique, sa musique y est pure et aventureuse, subissant l’influence des boppers et de Miles Davis dont il est proche des musiciens et dont il joue souvent quelques thèmes. Après avoir été dans l’ombre pendant presque toutes les années 50, il connaît le succès en tant que leader sans avoir pratiquement fait le sideman au préalable, ce qui est très rare dans le jazz.

C’est pendant cette période que les amateurs de jazz ont vraiment découvert Wes Montgomery et sa technique unique, terriblement efficace : à tel point que le « Wes Montgomery Tone » est devenu l’idéal d’une grande majorité des guitaristes de jazz. Ce son si particulier, il l’obtenait en jouant avec la chair de son pouce plutôt qu’avec un onglet, la légende veut qu’il ait commencé à utiliser cette technique pour ne WES-03pas déranger sa femme en travaillant son instrument (alors que moi, ça serait plutôt le contraire…). Puis Wes Montgomery suit Creed Taylor sur le label A&M, évoluant de plus en plus vers l’easy listening. Il enregistre alors entre autres des versions « jazzy » de classiques de la pop comme « Eleanor Rigby » des Beatles ( en vidéo plus haut) ou « Scarborough Fair » (Simon & Garfunkel), ce qui lui ouvre les ondes radio au point qu’une de ses compositions, « Windy », atteindra la quarante quatrième place des charts américains et la dixième du classement easy listening.

Plutôt bon père de famille, il n’a, contrairement à un grand nombre de musiciens de jazz, jamais touché à la drogue ou à l’alcool.  Malgré cela, et alors qu’il est en train d’enregistrer son 33ème album, Wes Mongomery décède brutalement, le 15 juin 1968, d’une crise cardiaque à l’age de 43 ans seulement; c’est sans doute pour cela que j’ai opté pour l’autre solution… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Faisons le point sur Godwin…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la réforme fiscale et de la potée bretonne réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 03 Mars 2017 qui correspond au 13è jour de la-fumeterreventôse dans notre calendrier républicain. C’est le jour de la Fumeterre… Jolie plante sauvage que les apothicaires utilisaient pour soigner l’eczéma. Dépêchez vous de l’utiliser car avec un nom comme celui-la elle risque bientôt d’être interdite à la cueillette. Tiens, aujourd’hui, c’est la St Gwenolé: moine des environs de Paimpol, Gwenolé fonde l’abbaye de Landévennec, dans la rade de Brest, en 485, au temps de Clovis. Populaire parmi les Bretons, il était invoqué contre la stérilité des femmes et pour protéger les marins.

Tout à fait autre chose.

Le 3 mars 1756, naissance de William GODWIN à Wisbeach, comté de Cambridge. Penseur et théoricien anglais, précurseur de l’anarchisme. Pour éviter de se planter lors des diners en ville, sachez qu’il n’a rienWilliam à voir avec le fameux « point Godwin » qui doit son nom au chercheur Mike Godwin. Cette « loi » s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle une discussion qui dure peut amener à remplacer des arguments par des analogies extrêmes. L’exemple le plus courant consiste à comparer le thème de la discussion avec une opinion nazie ou à traiter son interlocuteur de nazi. Si le sujet de la discussion était très éloigné d’un quelconque débat idéologique, une comparaison de ce genre est considérée comme un signe d’échec de la discussion. On estime alors qu’il est temps de clore le débat, dont il ne sortira plus rien de pertinent : on dit que l’on a atteint le « point Godwin » de la discussion. 

Mais revenons à notre pasteur dissident, il abandonne la religion et publie, en 1793, « Enquête sur la justice politique », œuvre philosophique qui contient les principales bases politiques et mary-Séconomiques de l’idéal libertaire. Considérant que « Tout gouvernement est un mal » car il est une « abdication de notre propre jugement et de notre conscience », un frein dans la recherche de l’harmonie entre les hommes, celle-ci devant se réaliser par l’éducation libre ; seul moyen de se débarrasser des superstitions de la religion et de la tentation totalitaire. Sa première femme, Mary WOLLSTONECRAFT publie quant à elle, en 1792, « Revendication des droits des femmes », mais meurt en donnant naissance à sa fille, Mary, qui deviendra la compagne du poète Percy Bysshe SHELLEY, à son tour conquis par les idées de Godwin (Mary SHELLEY est en outre l’auteur du célèbre « Frankenstein »). Quelle famille !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Sur la route de Memphis Slim…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du trot attelé et du pendule de Foucault réunis, bonjour ! Nous sommes, qui l’eut cru, le Vendredi 24 février 2017, sixième jour de Trille-rouge-fleur-01-300x199Ventôse dédié à l’Asaret qui est, chacun le sait, une plante herbacée de la famille des Aristolochiacées. L’Asaret du Canada est une plante désignée vulnérable à la récolte par le gouvernement, il est interdit de la cueillir ou d’en faire le commerce. Sa fleur est petite et de forme particulière. Le rhizome de l’Asaret du Canada a une odeur et une saveur de gingembre c’est pourquoi on l’appelle aussi gingembre sauvage. Voilà, vous savez tout.

C‘était la fin des années 60 (les sixties), une formation professionnelle m’avait entrainé dans la capitale. L’ami qui servait de guide au petit provincial que j’étais, me proposa de découvrir les caves de St-Germain et St Michel. Celle-ci se nommait « les trois mailletz » (sans doute en référence à une ancienne loge maçonnique) à travers l’écran de fumée 1200px-Aux_Trois_Mailletzdes cigarettes (quelle belle époque) on distinguait une scène minuscule sur laquelle officiait un pianiste de génie. Il s’appelait Memphis SLIM. Dans ce cabaret, rue Galande dans le quartier Latin, se produisaient Coleman, Armstrong, Count Basie et j’en passe. Haut lieu du jazz de l’après guerre jusqu’à ce que De Gaulle demande aux américains de rentrer chez eux. Magicien des claviers, Memphis Slim aura perpétué la tradition boogie-woogie, ce style piano-blues forgé dans les barrelhouses du Deep South. Fortement influencé par Roosevelt SYKES, le maître du style, Memphis Slim s’affirmera comme les des plus grands représentant du Chicago blues.

Après avoir accompagné des bluesmen tels que Big Bill Broonzy ou Ruby TAVERN, c’est avec l’arrivée du blues électrique, sous l’impulsion de Mmemphisuddy  Waters, que Memphis Slim crée la formation des House Rockers. Nous sommes alors en 1947, et débute pour Memphis Slim sa période la plus intense. Début des années soixante, après avoir   participé à la première tournée de l’american folk blues festival, Memphis Slim décide de s’installer en France. Son style, très apprécié en Europe, influencera le folk-blues de cette époque. Egalement très grand chef d’orchestre, Memphis Slim aura joué tout au long de sa carrière avec les plus grands noms du blues, laissant derrière lui quelques enregistrements incontournables dans l’histoire du blues. De son vrai nom John len Chatman, il est né à Memphis dans le Tennessee. Il est mort à Paris un 24 février en 1988 après avoir enregistré plus de trois cent disques…

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La complainte de la butte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’utopie rafraîchissante et du lapin au cidre réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 23 février 2017 correspondant au 5è jour de ventôse qui était généralement dédié au bouc, ce qui bien évidemment n’a rien à voir avec ce qui suit.

Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). Communard, il le fut, et auteur de la célèbre chanson Le Temps des Cerises. Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89 », etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est clement Gavec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc. J’ai déjà eu l’occasion d’ évoquer ici ce révolutionnaire , anarchiste, syndicaliste et Franc-maçon mais, l’art de la pédagogie c’est la répétition, n’est-il pas ? Ici, une magnifique photographie que l’on doit à NADAR. Tiens, laissons à Mouloudji le soin de nous embarquer vers les hauteurs de la butte, ça craque un petit peu mais c’est là tout le charme. Message personnel pour Rem* (en toute amitié): le vieux poste TSF, Ducretet-Thomson, sur lequel il écoute mes billets, ne permet pas la lecture de vidéo.

Le Temps des Cerises fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris. En 1885, il fonde le cercle d’études socialiste, l’Étincelle de Charleville et la Fédération socialiste des Ardennes. Il est initié tombeau clementFranc-maçon en 1898 à la Loge « Les Rénovateurs » à Clichy, près de Paris. Lorsqu’il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 26 février 1903, entre quatre et cinq mille personnes assistèrent à la cérémonie. Ce fut certes un grand parolier mais pas un grand visionnaire… Un siècle et demi plus tard, les pauvres ne me semble pas sur le point de prendre leur revanche et le manche tient encore la cognée… Souvenez vous que pendant ces quelques semaines que dura la Commune de Paris, on imagina la séparation des églises et de l’Etat, la diminution du temps de travail, l’égalité homme-femme, la liberté de la presse, l’interdiction du travail de nuit, la journée de dix heures, le mariage libre par consentement mutuel, la fin de l’enseignement confessionnel…

Allez, merci à vous de visiter ce site de temps en temps, portez vous bien et à bientôt peut-être

A vos cassettes…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour ! Au train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver… Nous sommes le Mercredi 22 février 2017 c’est à dire le quatrième jour de ventôse, dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun antidote. Même pas un remède de cheval.

Vous ai-je déjà parlé de Buddy TATE, né George Holmes TATE un 22 février en 1913 à Shermann, Texas ? Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au buddy 1ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk. Il rejoint en 1939 l’orchestre de Count Basie en raison du décès soudain de Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem. Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway.

Ci dessus en vidéo, un grand classique, le fameux standard Mack the Knife, vous savez, Kurt Weill, BrecBuddy Tate 2ht. Il reviendra en Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à gauche en compagnie de Milt Bruckner. Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à demain peut-être.