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Un dandy de grands chemins.

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis du dandysme et de la crevette rose réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi16 octobre 2018, ce jour correspond au 25 de vendémiaire, aimablement dédié au bœuf.

C‘est aussi l’anniversaire de la naissance de Oscar Fingal O’Flaherty Wills Wilde, plus connu sous le nom de Oscar WILDE et j’en profite pour évoquer cette figure de l’anticonformisme libertaire. Oscar Wilde est né à Dublin en 1854. Il est le fils d’un chirurgien irlandais de réputation internationale. Sa mère, Jane Oscar DFrancesa Elgee, est une poétesse pleine de ferveur nationaliste, qui dans les années 1840, soutient la cause irlandaise face à l’Angleterre. Après des études classiques au Trinity College à Dublin, où déjà il fait preuve d’une forte personnalité et se distingue des autres étudiants par l’extravagance des ses vêtements, Oscar Wilde est admis à l’université d’Oxford. Il a notamment comme professeur John Ruskin, l’un des porte-paroles d’un mouvement culturel qui estime que l’art ne doit être que recherche du Beau, sans aucune préoccupation morale ou sociale. Oscar Wilde est un élève brillant et distingué. Il a les cheveux longs, porte des cravates lavallière et orne les boutonnières de ses costumes d’un œillet, d’un lis ou d’un chrysanthème.

Esprit subtil et excentrique, dandy d’une rare élégance, sa célébrité devient grande dans les milieux culturels et aristocratiques londoniens qui accueillent avec ravissement ses premiers Poèmes (1881). Il devient très vite l’un des théoriciens de « l’art pour l’art », et le chef de file des « esthètes ». Il est ainsi invité à donner une série de conférences aux Etats-Unis sur l’esthétisme. De retour en Europe, il s’installe à Paris, où il écrit oscar dublin Gdeux pièces de théâtre (la Duchesse de Padoue, 1883), Véra ou les Nihilistes, 1883) . Il rencontre les principaux écrivains français de l’époque : Verlaine, Mallarmé, Zola, Daudet, et Hugo. De retour à Londres (1884), il épouse l’une de ses admiratrices, Constance Lloyd. Ils auront deux enfants. Il s’emploie également à défendre la cause féministe. Il est à noter qu’il fut Franc-Maçon et, ce fut donc le 16 février 1875 qu’Oscar Wilde fut proposé à l’Appolo University Lodge par Sinclair Franklin Hood et John Edward Courtenay Bodley. Wilde dut bénéficier d’une dérogation car il avait moins de 21 ans. Il fut initié la semaine suivante. Il atteind le 2e Degré le 24 avril 1875 et fut élevé à la Maîtrise le 25 mai de la même année. Il rejoignit la Churchill Lodge en novembre 1875. Membre également de l’Oxford University Chapter n°40 (Rite Ecossais), il y atteint le Grade de Rose Croix (18e). A gauche, la célèbre statue de Merrion square à Dublin.

Pour ses enfants, il organise des bals costumés et écrit des contes. Il publie également des nouvelles (le Crime de lord Arthur Saville et autres histoires, 1891), un essai (Intentions, 1891) et aussi son seul roman (le Portrait de Dorian Gray, 1891). On lui doit aussi la célèbre pièce Salomé, créée par Sarah Bernhardt. Le portrait de DORIAN GRAY lui vaut une très grande notoriété, mais le public anglais, choqué, lui reproche l’immoralité de certains personnages. En 1895, Oscar Wilde décide de porter plainte en diffamation contre le Marquis de Queensberry, le père d’Alfred Douglas, son amant. Ce procès tourne mal. Finalement c’est le Marquis de Queensberry qui porte l’affaire devant les tribunaux, accusant Wilde de pervertir son fils . Oscar Wilde est condamné pour délit d’homosexualité à 2 ans de travaux forcés le 27 mai 1895. Il purgera cette peine dans la très répressive prison de Reading, au sud de tompe oscarl’Angleterre. Il sort de prison le 19 mai 1897, et s’exile en France, à Berneval, près de Dieppe. C’est un homme brisé et ruiné. Il prend pour pseudonyme le nom de Sebastian Melmoth. Il publie en 1898, la ballade de la geôle de Reading, un témoignage émouvant sur sa douleur de prisonnier. Il meurt à Paris, en 1900 dans la misère et la solitude. Il est enterré au Père Lachaise a Paris, où il repose sous un étrange sphinx aîlé de l’américain Jacob Epstein (photo de droite). Le visage, vu de face, évoque les traits de l’écrivain à la fin de sa vie. Cette sculpture fut « interdite de séjour » durant six ans par le préfet de Seine en raison du sexe masculin apposé à cet ange, sexe mutilé en 1961 par un prude ou un collectionneur. On raconte qu’il servit un temps de presse-papiers au conservateur du cimetière. et sa tombe est célèbre parce qu’elle est pleine des empreintes des baisers de toutes ses admiratrices.

Voilà, c’est un peu long non ! maintenant, quand on aime on ne compte pas, allez, portez vous bien et à bientôt peut-être

Sister Rosetta…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la critique de la raison pure et du pain aux raisins réunis, bonjour ! Le dix huitième jour de vendémiaire, 9 octobre donc, était généralement dédié au sarrasin, mais pas aux maures !!! Chez nous on l’appelle le blé noir ce qui, de toute évidence, est un abus de langage car le sarrasin n’est pas une graminée et se particularise en étant dépourvu de gluten ce qui, j’en suis convaincu, vous fait une belle jambe. J’ai souvenir d’avoir, dans le Cantal dégusté des galettes de sarrasin quichamp sarrasin portaient le joli nom de « Bourriols »; rien à voir avec « la complète » du finistère. Ici, un champ de sarrasin en fleur de chez Hellégouet à Guipavas un des producteurs qui fournit régulièrement le restaurant brestois Le Ruffé dont je vous parle de temps à autre. Ici on pratique l’agriculture de conservation des sols, en valorisant au maximum les processus naturels qui permettent de nourrir la plante. Pour cela, il faut éviter de perturber mécaniquement le sol qui bénéficie en permanence de couverts végétaux (moutarde, phacélie, navette, tournesol, niger, trèfle d’Alexandrie, trèfle incarnat, vesce…). Les rotations de cultures sont plus longues, mais le rendement augmente après plusieurs cycles. Bigre, on se croirait chez Paul de La feuille charbinoise

Je voulais aujourd’hui évoquer Sister Rosetta Tharpe. Voici ce qu’en disait le magazine Afropolitain:  » Sister Rosetta Tharpe, afropolitain-magazine-sister-rosetta-tharpeplus qu’une chanteuse de Gospel, un “Évangile” synonyme d’inspiration pour de grands noms de la musique tels que Little Richard, Johnny Cash, Chuck Berry et Jerry Lee Lewis. Mais aussi une voix et un talent inné pour la guitare enviés par “The King” Elvis Presley lui-même. Voix qui, accompagnée de cette fameuse Gibson SG, fût l’une des premières à avoir traversée avec succès cet immense gouffre séparant le gospel du show business. »

C’est donc en 1938 que Sister Rosetta Tharpe, alors âgé de 23 ans, décide de sauter le pas et troquer, pour un temps, les chorales pour celles du show business. Cette décision va alors donner naissance à une polémique sans précédent. La jeune Rosetta Tharpe va au cours de cette période chanter desafropolitain-magazine-sister-rosetta-tharpe-performing-in-cafe-society-in-1940-photo-by-charles-peterson chansons à connotations sexuelles dans les night clubs New Yorkais dont le Café Society et Cotton Club, où elle devient rapidement la favorite de deux célèbres leaders de JazzBand Cab Calloway et Duke Ellington, ouvrant la voie 10 ans plus tard au jeune prodige Ray Charles. Le 9 Octobre 1973, âgée de 57 ans, Sister Rosetta Tharpe nous quitte pour un autre monde. « The Godmother Of Rock and Roll » pour qui le public arpentait les États-Unis afin d’assister à ses représentations ne trouva le jour de ses funérailles un cortège tout juste suffisant pour remplir la moitié d’une église. Et, celle qui fût un jour la reine des scènes, radios et télévisions, se vit offrir comme dernier lieu de représentation une tombe anonyme. Désolant non !

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Une fada de fado…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la tristesse infinie et du bacalao réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 06 octobre 2018, 15è jour de vendémiaire dédié à l’âne, chacun se reconnaîtra… Je me souviens d’une promenade à la fraîche dans les ruelles de l’Alfama, quartier de Lisbonne, et des échos d’une musique envoutante émanant d’un cabaret. Je venais de découvrir le Fado. Les capitaines faisaient la révolution, un oeillet dans le canon du fusil et le peuple portugais re-découvrait avec ivresse les joies de la démocratie. Dès le lendemain je me mis en quête d’un disque d’Amalia Rodrigues. Elle est décédée un 6 octobre en 99 ce qui me donne l’occasion d’en parler ici.

Surnommée la reine du fado, c’est certainement la chanteuse qui a le plus popularisé le fado dans le monde. Elle a enregistré plus de 150 disques au cours de sa carrière. Elle était née en 1920 dans la freguésia de Pena à Lisbonne (en france on dirait la paroisse). Elevée de manière assez stricte (et religieuse) par sa grand-mère elle connaît une jeunesse marquée par plusieurs tentatives de suicide. Elle va épouser un guitariste mais leur amalia Dunion ne durera guère et quand le mari demande le divorce elle décide de se suicider devant sa porte en avalant de la mort aux rats. Elle se remariera avec un ingénieur brésilien. Nous sommes dans les années 60 et le régime de Salazar est florissant. Après la révolution, certains reprocherons à Amalia d’avoir été un peu trop proche de ce régime. Le dictateur avait pourtant fait interdire Abandano fado de peniche, considéré comme un hymne aux prisonniers politique de la forteresse qui portait ce nom. Elle fut néanmoins décorée par Mario Soarès et reçut la légion d’honneur des mains de François Mitterrand. Amália Rodrigues décède le 6 octobre 1999 à l’âge de soixante-dix-neuf ans, des suites d’une maladie au cœur, quelques temps après son retour de sa maison de vacances dans l’Alentejo. Son décès plonge les Portugais dans une grande tristesse. Le président de la République portugaise oeilletsde l’époque, Jorge Sampaio, décrète un deuil national de trois jours. À ses funérailles, des centaines de milliers de Lisboètes descendent dans les rues pour lui offrir un ultime hommage. Lors de ses funérailles, elle avait voulu que sa musique Grito soit chantée. Elle est enterrée au cimetière des Prazeres, à Lisbonne. Quelques heures après le décès de la chanteuse, un journaliste portugais décrit ainsi l’ambiance générale : « C’est trop de douleur pour un si petit pays ». Suite à son décès, les partis politiques décident de suspendre le dernier jour de campagne électorale pour les législatives qui se déroulent cette année là. Il n’y a plus qu’à attendre la mort de Mireille Mathieu pour que Macron se retire…

Allez, merci à vous de passer par ici. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Stevie Ray Vaughan…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la royale bravitude et du coco Paimpolais réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 03 Octobre 2018. En ce douzièmStevie Raye jour de vendémiaire, consacré à l’immortelle, coup de chapeau à un artiste qui en portait toujours un: Stevie Ray Vaughan. Il est né un 3 octobre à Dallas, on lui doit l’apport de la guitare électrique dans le blues. En 2003, le magazine Rolling stone le classe parmi les meilleurs guitaristes de tous les temps, excusez du peu. Il va beaucoup s’inspirer de Jimi hendrix et de BB King mais aussi de Buddy Guy dont je vous ai déjà parlé ici.

C‘est David Bowie qui va le repérer au Montreux Jazz Festival et l’inviter à jouer sur son album Let’s dance, sorti en 1983. Aux prises avec la drogue et l’alcool au milieu des années 1980, il commence une cure stevie ray vaughande désintoxication en Géorgie, et s’en sort totalement. Pour son retour, il enregistre l’album In Step en 1989, qui remporte le Grammy Award du meilleur disque de blues contemporain. Son retour sur le devant de la scène sera de courte durée puisqu’il va trouver la mort dans un accident d’hélicoptère le 27 août 1990. « Personne ne m’avait autant imposé le respect. La première fois que j’ai entendu Stevie Ray, c’était à la radio, dans ma voiture, je ne savais pas qui il était, et je me suis dit : ce gars-là va faire trembler le monde. » Eric Clapton.

En tous cas, ça balance sévère !

La bourse ou l’avis…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la contre-culture et du navarin aux pois chiches réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 1er octobre 2018, dixième jour de Vendémiaire dédié à la Hoel_de_Nantescuve. Par ici (Bretagne) on fête les Uriell qui était une des filles de Hoël III, roi de l’Armorique, qui, marié vers 590, à Pritelle, en eut seize garçons et six filles (j’texplique pas les alloc…). Continuons d’accrocher aux cimaises de notre galerie de portraits le souvenir de ces militants que l’ingratitude populaire a reléguer aux oubliettes de l’histoire. (C’est beau comme du Zola.)

Aujourd’hui 1er octobre saluons Fernand PELLOUTIER puisque c’est le jour anniversaire de sa naissance en 1867. Socialiste Républicain puis anarchiste, il sera un syndicaliste révolutionnaire jusqu’à la fin de ses jours. Il débute (mal) sa scolarité en fréquentant le petit séminaire de Guérande (ça manque pas de sel !). Séminaire d’où il sera d’ailleurs renvoyé. Dès lors il s’oriente vers le journalisme et collabore à « la pelloutierdémocratie de l’Ouest » dont il prendra bientôt la direction. Il fonde ensuite à Saint Nazaire une section du parti ouvrier français « l’émancipation ». Au congrès ouvrier de 1892 il se distingue par son appel à la grève générale universelle, ce qui l’oppose à Jules Guesde et entraine sa démission. En 1895, il devient secrétaire général de la fédération des bourses du travail. Ce sera son oeuvre maîtresse à laquelle il va consacrer jusqu’à ses dernières forces. Atteint de tuberculose, il succombera le 13 mars 1901, il n’a que 33 ans. « …Nous sommes ce que ne sont pas les politiciens, des révoltés de toutes les heures, hommes vraiment sans dieu, sans maîtres et sans patrie, les ennemis de tout despotisme…C’est à dire de toutes les dictatures, y compris celle du prolétariat. » (Sources: L’éphéméride anarchiste)

Allez, merci encore pour vos visites, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un peu d’érotisme dans ce monde de brutes…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Vendredi 28 septembre 2018, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte.

J’évoque les seventies car c’est en effet en 1974 que paraît le film EMMANUELLE de Just Jaecking (c’est Just son prénom !) qui va propulser Sylvia Kristel au rang de star internationale. J’en parle aujourd’hui car elle est née un 28 septembre en1952 aux Pays-Bas. C’était une petite fille très intelligente, il paraît qu’elle avait un QI de 165, ce qui lui a permis de sauter(déjà) plusieurs 800px-Sylvia_Kristel_(1973)classes. Nous étions quelques années après 68, la libération des mœurs avait fait son chemin, l’érotisme cherchait le sien, c’était avant que Canal+ n’installe le porno sur ses écrans le samedi à minuit… Elle parle couramment le néerlandais, le français, l’italien et l’anglais ce qui l’aide à débuter sa carrière de mannequin à 17 ans et de devenir Miss TV Europe… Quand bien même, ce rôle va lui coller à la peau toute sa vie, elle a aussi tourner dans des films de Mocky Un cercueil n’a pas de poches, de Chabrol Alice ou la dernière fugue, de Roger Vadim Une femme fidèle et même dans René la canne de Francis Girod. On lui doit la réalisation du film Topor et moi en 2004.

J‘ai vraiment un faible pour les années 70, du point de vue cinématographique. Imaginez: Tristana de Bunuel en 70 – Duel de Spielberg en 71 – en 72: L’attentat de Boisset, Cabaret de Bob peinture kristelFosse, Fellini’s Roma. 73: Mean streets de Scorcese, Etat de siège de Costa-Gavras, Les noces rouges de Chabrol. 74: Dupont-Lajoie, Les valseuses. 76: Un après midi de chien de Lumet. 79: Apocalypse now de Coppola… Et je pourrai rallonger la liste tant cette décennie fut féconde en chefs-d’œuvre. J’ajouterais, autres magnifiques créations, que mes deux gars sont nés dans les années 70 et ça, c’était pas du cinéma… Pour en revenir à notre Emmanuelle, après une vie compliquée où elle sera confrontée à la maladie, l’alcool, la drogue et la tromperie de son deuxième cuny Gmari qui va la dépouiller entièrement, elle se consacre désormais à la peinture aux Pays-Bas et connaît semble t-il, un certain succès. En 2006 elle a publié son autobiographie sous le titre de Nue dans lequel elle raconte son calvaire. Photo de gauche, l’inoubliable et exceptionnel Alain Cuny qui lui donne la réplique dans Emmanuelle. Si vous avez l’occasion, ne ratez pas Le maître et la Marguerite d’après le roman de Boulgakov mis en scène par Petrovic. Peut-être dans une salle art et essai si il en reste…Sylvia Kristel est décédée en octobre 2012 a Amsterdam

Allez, on va s’arrêter là pour aujourd’hui, à chaque jour suffit sa peine disait mon aïeule qui avait une maxime pour chaque situation. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sabottache…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la conscience universelle et des nouilles au beurre réunies, bonjour ! Et bien voilà, ça y est, nous sommes le Mardi 25 septembre 2018 ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchiques-dans-les-pres-pixabay-910x600colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés… Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ? Mais c’est aussi un merveilleux poème d’Apollinaire qui commence comme ceci:
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s’empoisonnent…

En ces temps d’interrogations face aux projets de réforme des retraites et de l’assurance chômage, les éditions Agone ont eu la bonne idée de publier un livre qui devrait vous aider à supporter les longues soirées emilepouget[1]automnales.Voici un extrait d’un article de Emile POUGET paru dans « l’almanach du père peinard » en 1898. Ce petit texte qui veut nous expliquer ce qu’est le sabotage nous dévoile aussi avec verve et talent la façon dont on s’exprimait dans le monde ouvrier industriel de la fin du 19ème siècle. Le mot sabotage vient donc de sabot: Celui là même que l’on jetait dans une machine pour la mettre en panne. « Le SABOTTAGE est une riche binaise qui, d’ici peu, fera rire jaune les capitalos. L’idée du SABOTTAGE ne restera pas à l’état de almanachrêve bleu : on usera du truc ! Et les exploiteurs comprendront enfin que le métier de patron commence à ne plus être tout rose. Ceci dit, pour les bons bougres qui ne sauraient pas encore de quoi il retourne, que j’explique ce qu’est le sabottage. Le sabottage, c’est le tirage à cul p-re-peinard-2-4099669-300x200conscient, c’est le ratage d’un boulot, c’est le grain de sable roublardement fourré dans l’engrenage minutieux pour que la machine toussote, c’est le coulage systématique du patron…

Tout ça pratiqué en douce, sans faire de magnes, ni d’épates. A supposer, par exemple, un grand bagne dont le patron, tout par un coup, a une lubie accapareuse,  soit qu’il ait une nouvelle maîtresse à entretenir, soit qu’il guigne l’achat d’un château… ou autre fantaisie qui nécessite de sa part une augmentation de bénéfices. Donc, voilà le sabottage chouettement défini : à mauvaise paye, mauvais travail! » Avis à Arcelor, PSA, Good year, Petroplus Virgin et consorts. C’est pas ragaillardisant ça ?

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Trompettes de la renommée…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis des « cénobites tranquilles » et des PTT réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 24 septembre 2018 et pour nos amis républicains c’était le troisième jour de vendémiaire, jour de la châtaigne, ce qui n’est pas une raison suffisante pour s’échanger des marrons. Et tiens, à propos d’échange… Voici en guise de piqure de rappel, la carte postale des « cénobites », disponible sur simple demande. Laissez votre adresse, on vous écrira !

lescenobitestranquilles carte postale

Nul doute que cette carte là est appelée à devenir collector. Je rigole déjà en pensant à la tronche du préposé surtout si elle tombe par hasard entre les mains de Besancenot. Il faut que je pense à me procurer une adresse qui se situe sur sa tournée. Un petit salut en passant à Fats Navarro, grand trompettiste de jazz, né un 24 septembre à Key West en Floride. Certainement un des rois du Be-Bop qui a joué avec les seigneurs du genre de Charlie Parker à Kenny Clarke’s ou Lionel Hampton.

Fats Navarro est un des trompettistes les plus représentatifs du style bebop. Il apprend le piano et le saxophone ténor avant d’opter pour la trompette. Il fait ses débuts professionnels à l’âge de 17 ans. De 1943 à 1944, il fait partie de l’orchestre d’Andy Kirk. De 1945 à 1946, il est membre du big band de Billy Eckstine. De 1946 à 1950, il devient un musicien très demandé. On peut l’entendre avec les «  Kenny Clarke’s Be Bop Boys  », «  Eddie Davis And His Reboppers  », dans les fats navarroformations de musiciens comme Coleman Hawkins, Dexter Gordon ou Illinois Jacquet et, brièvement, dans le big band de Lionel Hampton (printemps 1948) et le sextet de Benny Goodman (septembre 1948). Par trois fois, il est plébiscité par les lecteurs de la revue «  Metronome  » et amené à enregistrer avec le «  Metronome All Stars » (aux côtés de Charlie Parker et des autres « stars » du bebop). Il se produit aussi avec Parker à d’autres occasions (lors de concerts du JATP en 1949, au « Birdland » en 1950,…). On peut aussi l’entendre, en 1949, dans la formation du pianiste Bud Powell (avec Sonny Rollins au ténor). Les plages les plus significatives de Fats Navarro sont probablement celles enregistrées avec Tadd Dameron, parfois sous le nom du trompettiste, mais le plus souvent sous celui du pianiste. Souffrant depuis des années de tuberculose, il meurt, en 1950, à l’âge de 26 ans. Quelques mois de plus et il rejoignait le fameux club des 27: Jimi Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain ou encore Amy Winehouse. Mais aussi Brian Jones, Janis Joplin, Robert Johnson…

https://youtu.be/7z1ma6adzxw

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Doucement les basses…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du club Dorothée et de l’écrevisse sauce Nantua réunis, bonjour ! Colchique dans les prés, c’est la fin de l’été, chantait mon aïeule qui, vous le constatez, avait tous les talents. J’anticipe quelque peu car l’Automne n’interviendra que le 23 à 1h 54 05 pour être précis. C’était généralement le cinquième jour complémentaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour des récompenses.

Profitons de ce 21 septembre pour rendre hommage à celui que nous sommes quelques uns à considérer comme le plus grand bassiste de jazz de tous les temps. j’ai nommé Jaco PASTORIUS. Il nous a quitté dans des conditions tragiques le 21 septembre 1987, assassiné par un gérant de boite de nuit. Son père, pastorius Gd’origine allemande, était lui même musicien. Il débute dans des orchestres locaux qui jouent des reprises de Otis Redding, Aretha Franklin et James Brown. Il avoue son admiration pour Herbie Hancock qui l’a fortement influencé. Mais on pourrait citer tout autant, Charlie Mingus, Ray Charles, Charlie Parker ou Tony Bennet. En 1975 il enregistre son premier album intitulé Jaco Pastorius qui va lui apporter la célébrité. Album sur lequel on retrouve la fameuse reprise de Dona Lee (en vidéo) de Charlie Parker. Puis il va rejoindre le groupe Weather Report  dans lequel il jouera jusqu’en 82. Entre temps il accompagne de nombreux artistes, on le trouve même sur un morceau de Michel Polnareff « une simple mélodie ».

Dès cette époque il consomme beaucoup de drogue et souffre de comportements bipolaires. Son comportement de plus en plus chaotique alimente la presse à scandale plus souvent qu’à l’ordinaire. Il est en plein divorce et en procès avec sa maison de disque qui le contraint à dissoudre son big band. Sans orchestre et sans maison de disque, ses problèmes psychiatriques s’aggravent; il multiplie les excentricités et les accidents. A partir de 84, son comportement lui JACO Dferme la porte de la plupart des scènes musicales. On considère que Jaco Pastorius a apporté au jazz un vent de folie (une de ces compositions est intitulée « Punk jazz »), il a hissé au top niveau l’utilisation de la fameuse Fender Jazz Bass. Il devient carrément sans domicile fixe et erre avec des clochards. En juillet 86 il est interné à New York et interdit de séjour dans de nombreux clubs de jazz. Un soir de septembre 87 il est violemment tabassé par Luc Havan, responsable du Midnight Bottom Club. Il meurt quelques jours plus tard.

Un sacré musicien, un peu agité du bocal certes, mais virtuose de la basse comme il n’y en a plus. Allez écoutez un de ses morceaux, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bienvenue en absurdie…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des contrées exotiques et du lama Delon réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 08 septembre 2018, 22è jour de Fructidor dédié à la noisette. Bien évidemment, à tout seigneur tout honneur car, le Vendredi 08 Septembre 2017 est en réalité le Dimanche 1er Absolu 146 NATIVITÉ d’ALFRED JARRY fête suprême première dans le calendrier pataphysique.

Et puis tiens, puisqu’on en parle, une pensée pour ce maître en absurdie: Alfred JARRY. Il est né à Laval (Mayenne) le 08 septembre1873 et mort à Paris le 1er Ubu-Jarry-187x300novembre 1907. Il a fréquenté le lycée de Saint-Brieuc jusqu’en 1888 avant d’émigrer pour Rennes. Il va s’inspirer de son professeur de physique, M. Hébert, pour créer le personnage de UBU, interprété récemment par Eric Cantona (UBU enchaîné mis en scène par l’anglais Dan Jemmet). La vie pourtant ne lui aura guère laissé le temps de produire davantage, il est mort à 37 ans non sans nous avoir légué la pataphysique; « science » qui cherche à théoriser la déconstruction du réel et sa reconstruction dans l’absurde.

Jarry est l’un des inspirateurs des surréalistes et du théâtre contemporain. Si j’en crois Jean-Pierre Bouyxou dans Sine-Mensuel:  » On a l’esprit pataphysique ou on ne l’a pas ; c’est inné. Dans Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, l’ouvrage qui est à la ‘pataphysique ce que le nouveau testament est au Jarry-vélocatholicisme et le catalogue Leroy Merlin au bricolage, Alfred Jarry la définit comme la science des solutions imaginaires…». Le collège de pataphysique a accueillit aussi bien Boris Vian que Marcel Duchamp, Max Ernst, Juan Miro, Dario Fo, ou encore Siné lui même, qui fut intronisé gonfanonier de l’ordre de la Grande Gidouille le 26 merdre 86 (11 juin 1959). C’est dans ce cadre que Boris Vian publia cette fameuse lettre sur la coquille: « retirez le Q de la coquille, vous avez la couille, et ceci constitue précisément une coquille» hilarant, non !

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.