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Lester & Billie…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, Non classé, PORTRAIT

Amis de la chapelle sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 15 mars 2017, 25è jour de Ventôse dédié au thon.

Je profite de ce 15 mars, jour anniversaire de sa mort, pour dire quelques mots d’un musicien que j’apprécie particulièrement; il s’agit de Lester Young. C’est à Woodville (Mississipi), petite ville au fin fond du Sud des Etats-Unis, que Lester Willis Young est né le 27 août 1909. Le jeune garçon grandit à la Nouvelle-Orléans, puis à Minneapolis où sa famille a déménagé. Il réalise plusieurs tournées avec l’orchestre lesterfamilial, auquel participe également son jeune frère Lee (batteur). Les premières années du parcours en solitaire de Lester Young sont marqués par des participations à un grand nombre d’ensembles musicaux et il se fait rapidement remarquer par son style d’interprétation atypique, jouant du saxophone de manière détendue, en adoptant souvent des attitudes nonchalantes, et en tenant son instrument de travers, presque à l’horizontale. Suivant la tradition de la « royauté du jazz », qui veut que les musiciens vedettes se voient attribuer des sobriquets prestigieux (« King », « Duke », « Queen », etc.), il reçoit le surnom de « Prez », diminutif de « Président », qui semble lui avoir été attribué, par Billie Holiday.

Lester Young réalise avec Count Basie une série d’enregistrements de grand renom, notamment les légendaires Kansas City Sessions, jouant tant du saxophone que de la clarinette. A la fin des années 1930, il se partage entre l’orchestre de Count Basie, l’accompagnement de Billie  lester & billieHoliday et d’autres ensembles. Mais, à partir du début des années 1950, Lester Young entre dans une spirale mortifère, tenaillé par des problèmes aussi bien physiques que psychologiques. Si ses interprétations s’en ressentent parfois, il n’en demeure pas moins un pilier de Jazz at the Philarmonic, dont il suit les tournées américaines et européennes, et son style de swing traditionnel continue d’influencer grandement les nouvelles générations de jazzmen. En 1955, il est hospitalisé pour dépression nerveuse durant un an. Mais ses habitudes mortifères reprennent bientôt le dessus, une consommation abusive d’alcool s’ajoutant à une alimentation de plus en plus insuffisante.

Au début de 1959, il réalise une tournée européenne, qui s’achève à Paris par une prestation au Blue Note, avec Kenny Clarke: durant son séjour sur le vieux continent, il boit sans discontinuer et ne mange billie & lesterquasiment rien. Après un ultime enregistrement dans la capitale française, Lester Young reprend l’avion pour les Etats-Unis et atterrit à New York le 15 mars 1959. Quelques heures après son retour, il succombe à un arrêt cardiaque. Sa mort et celle, quelques mois plus tard, de sa complice Billie Holiday, viennent alimenter la légende tragique du Jazz et de ses musiciens consumés par les feux de la rampe.
Sources: les travaux de Nikita Malliarakis et les textes d’Alain Gerber.

Voila, à écouter sans modération aucune. Eteignez la télé et laissez vous emporter par le saxo de Lester Young et la voix inoubliable de Lady Day…Portez vous bien et à demain peut-être.

De PI en pire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la lutte finale et de la quiche au thon réunies, bonjour ! Ce 14 marPi_pie2s est célébré un peu partout dans le monde par les matheux comme étant le jour du PI (3.14). Ça ressemble davantage au jour du pire si vous voulez mon avis. Entre les foireux qui quittent le navire socialiste pour rejoindre le bateau de Macron, les sondages sondagiers qui continuent de donner Le Pen en tête (d’un autre côté, en breton, la tête cela se dit pen; y ‘a vraiment pas de quoi se réjouir. Les républicains eux, avaient dédié ce jour (24 de Ventôse) à la Pâquerette, c’est autrement plus bucolique.

La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et du Moyen-Âge, même si elle mentionnée pour la première fois au dixième siècle, et ne s’être fait une place en thérapeutique qu’à partir des XV° et XVI° siècles. Durant la Renaissance, elle a joui d’une excellente réputation : expectorante, sudorifique et dépurative,jeune fille fleur les gens de la campagne ne disaient-ils pas jadis d’elle qu’elle « nettoie le sang » au sortir de l’hiver .(à droite un joli tableau que l’on doit à William-Adolphe Bouguereau. Fin du XIXè). « Elle effeuillait une pâquerette. Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un cœur  »: Victor Hugo, Les misérables . De nos jours, elle semble un peu retombée dans l’oubli. C’est surtout l’homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures. Avec l’arnica et le calendula [souci], elles forment le trio des plantes cicatrisantes souvent utilisées autrefois sous forme d’huile et d’emplâtre.

Bon, ben, va en falloir une brouettée pour soigner nos gueules de bois d’après élection. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Olympe, Nathalie, Louise, Maria et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la cause féministe et du poulet basquaise réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 08 mars 2017, 18è jour de ventôse dédié au Mouron. Allez, vous faites pas de bile, c’est seulement dans le mouron-rouge-150x150calendrier Républicain. Il existe tout un tas de variétés de Mouron; le rouge, le bleu, le mouron des oiseaux, le mouron délicat et même, la véronique faux mouron d’eau… Pour Capelo je précise que le mot « Mouron » vient du vieux français signifiant « chevelure ». D’où l’expression se faire des cheveux blancs, se faire du souci quoi (on revient aux fleurs) et en définitive: se faire du mouron. Et quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend, y’a largement de quoi s’en faire du mouron, madame Michu…

Chaque année, à l’occasion du 8 mars, journée internationale des Droits des femmes, la Ville de Brest soutient les actrices et acteurs locaux concernés par l’égalité entre les sexes. L’an passé, c’est Nathalie Lemel qui était à l’honneur elle qui fut socialiste, révolutionnaire, anarchiste, féministe, défenseure acharnée du droit des femmes. Elle était née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un Lemelatelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et Bakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du cœur de l’époque, on appelait cela: coopérative alimentaire. Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe !), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos. Nathalie Lemel est morte le 08 Mai 1921 à l’hospice d’Ivry, atteinte de cécité et dans le dénuement le plus total.

Or donc, journée internationale  des droits de la femme et non journée de la femme comme il existe la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale (23 mai)… La journée de la femme elle, a été fuck-vaissellecréée par le camarade Vladimir Illitch en 1921. A peu près au même moment son pote Léon faisait tirer sur les insurgés de Kronstadt. Ce jour là, le comité révolutionnaire provisoire de Kronstadt envoyait le télégramme suivant: « …Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. » Bon, cela ne lui a pas porté chance, il faut dire qu’il avait du mouron à se faire et il a fini par rencontrer un piolet qui lui a fichu un mal de tête irrémédiable.

Quand on vous dit que la femme est l’avenir de l’homme… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Tonnerre de Zeus…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rockabilly et de la mousse de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 07 mars 2017 qui correspond au 17è jour de ventôse dédié à la doronic, jolie fleur qui n’a d’autre intérêt que d’être jolie, ce 220px-Doronicum_austriacum_a5-150x150qui, pour une fleur n’est déjà pas si mal. Cette plante fait partie de la même famille que l’Arnica ce qui, j’en suis sûr, vous fait autant d’effet que cautère sur jambe de bois. Depuis Long John Silver, les jambes de bois ont disparu du paysage et cédé la vedette à la langue de bois qui, elle, semble avoir encore un bel avenir. Au Pays de Galles on utilise une expression tout aussi imagée: Piso dryw yn y môr, qui signifie: la pisse  du roitelet à la mer.

La mer, elle, se calme peu à peu après le passage de Zeus qui a traversé le Finistère ce Lundi matin. Tempête hivernale qui n’a rien de surprenant en Bretagne à cette époque de l’année. Météo-France a tout de même relevé des pointes à 190 kilomètres/heure à la pointe du Skiff à Ouessant. Celle-ci à néanmoins décidé de s’attarder quelque peu au après le passage de la tempêtefond des jardins de mon ermitage emportant avec elle une bonne partie d’un hangar dont les débris ont parcouru plusieurs dizaines de mètres avant de s’éparpiller dans les champs voisins. Mais qui a eu cette idée folle de la baptiser Zeus ? Historiquement, les prénoms des tempêtes étaient donnés par l’Institut météorologique de Berlin. Désormais, le nom des dépressions suit une hiérarchie établie : les années paires, les dépressions reçoivent des noms féminins et des noms masculins les années impaires. Depuis 2002, le public peut acheter le droit de nommer une tempête et une nouvelle liste est donc confectionnée à chaque année. Il vous en coutera environ 150 euros pour acheter le nom d’une dépression. Si vous avez envie de donner votre nom à une tempête, dépêchez-vous ! Et soyez plutôt inspiré : il reste le I, N, Q, S, X, Y et Z. Décidément tout s’achète…

Bon allez, au boulot. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Narcisses dans les prés…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la transversalité et de la saucisse de Strasbourg réunies, bonjour ! Nous voici donc en mars de l’an 2017, le Mercredi 1er, pour ne rien vous cacher et c’est le jour qui correspond au 11 de ventôse dédié au Narcisse. Autant dire que c’est la fête de tous les blogueurs…

Vers la fin du XIXè siècle, il y avait du côté de La Roche-Derrien, département des Côtes-du-Nord, un certain Narcisse Quellien à qui l’on doit une œuvre considérable en matière de collecte des textes bretons. Poète et ethnographe, il recueillait surtout les chansons populaires. Il est moins célèbre que françois-Marie Luzel dont il fut l’ami, ou De la Villemarqué (Barzaz Breiz) il nous a laissé un livre surprenant sur le langage argotique des chiffonniers et couvreurs de La Roche-Derrien et des environs, le « Tunodo », c’était en 1885. Le pauvre homme perdit la vie à Paris au mois de mars 1902, renversé par une voiture automobile. la-roche-derrien-quellien-portrait-258x300C’est-y pas pitié ! Le corps du Barde, inhumé provisoirement à Paris, fut ensuite, selon son vœu, transféré à La Roche-Derrien. C’est dans le petit cimetière de sa paroisse natale que, le 8 septembre 1912, on inaugura, sur la tombe du Barde trégorrois, un monument dû à la collaboration de deux artistes bretons, MM. Paul Le Goff et Yves Hernot. Des discours et des poèmes, en breton et en français, furent prononcés ou lus par MM. Charles Le Goffic, Anatole Le Braz, Théodore Botrel, François Jaffrennou, directeur d’Ar Bobl, Léon Durocher, directeur du Fureteur Breton, Yves Berthou, Eugène Le Mouël, Jahan, etc. Notre barde avait fait savoir qu’il souhaitait qu’un if fut planté près de sa tombe. Un siècle plus tard, l’if a été arraché, la stèle a été déplacée, sa maison a été détruite, mais…
Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leurs chansons courent encore dans les rues…

Merci encore de vos fréquentes visites, portez vous bien et à demain peut-être.

Ah, le 27 Février…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’analyse concrète et de la bisque de homard réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 27 février 2017 qui correspond au 9ème jour de ventôse et c’est le jour de Sophie, heu non, de Marsault (jeu de mot Capelo). Le saule marsault (Salix caprea) est une espèce de saule saule-marsault-chatons-zoom-300x225commune en Europe et en Afrique du Nord. Le nom scientifique Salix caprea (saule des chèvres) vient sans doute de la première illustration connue de l’espèce dans le livre de Hiéronymus Bock (bien connu dans son immeuble) où on voit la plante broutée par une chèvre. En effet l’espèce a été largement utilisée comme fourrage pour les chèvres. On dit aussi qu’elle est excellente pour le miel car elle fleurit très tôt. En vérité, c’est la Ste Honorine et, comme disait mon aïeule: «À la sainte Honorine, bourgeonne l’aubépine. »

Décidément, le 27 février a un caractère fatidique.

En Russie, en 1917, depuis le début de l’année, des troubles éclatent. La situation dans la capitale Petrograd devient explosive, le 27 février, les Bolchévicks appellent à la grève générale. L’armée refuse de tirer Kerenskisur la foule et se rallie aux insurgés. Les soviets sont instaurés, les exilés dont Lénine peuvent rentrer au pays. L’avocat Kerenski (en blanc au centre de la photo) est à la tête de la Douma. Le Tsar abdique quelques jours plus tard. Les libertés individuelles sont rétablies. Tous les espoirs sont permis, malheureusement, vous connaissez la suite…

En 1933, en Allemagne le 27 février, incendie du Reichstag par un jeune Hollandais. L’incendiaire, un jeune conseilliste (dissident lubbe1-189x300communiste partisan des conseils) hollandais, Marinus van der LUBBE est arrêté à l’intérieur du Parlement. Ce jeune idéaliste de 24 ans revendique aussitôt son acte individuel contre ce monument « symbolique » comme un signal destiné à réveiller le mouvement ouvrier. Staliniens et fascistes se renvoient la balle. Marinus van der LUBBE qui fera une grève de la faim dans sa prison avant d’être alimenté de force, sera jugé à Leipzig à partir du 21 Septembre 1933. Condamné à mort le 23 décembre, il sera décapité le 10 janvier 1934 dans la prison de Leipzig. Le prétexte va servir d’alibi aux nazis pour leurs funestes desseins, ils prennent tous les pouvoirs. Vous connaissez la suite.

Le 27 février 1939, la France, qui n’était plus à une ignominie près, reconnaît le régime du sinistre Général Franco dit « Caudillo de Espagna por la gracia de Dios ». La  droite  et  l’extrême  droite  ont  reconnu  Franco  par  affinité idéologique  et  pour,  soi-disant,  préserver les  intérêts  stratégiques  de  la  France  en  Europe.  Les  radicaux  et les francocentristes ont adopté la même position, par peur du communisme, pour s’aligner sur la Grande Bretagne et  pour  préserver  les  intérêts  capitalistes  de  la  France  en  Espagne,  sans  toujours  cautionner  pleinement  le régime  franquiste.  La  gauche  et  l’extrême  gauche  ont condamné  fermement  Franco  au  nom  de  la  légalité républicaine et auraient souhaité rétablir les relations commerciales avec l’Espagne gouvernementale. Malheureusement, vous connaissez la suite…

En Chine, en 1957, le 27 février marque le début du mouvement des « cent fleurs » sous la conduite du « Grand timonier, grand pilote, grand guide, grand commandant en chef, grand phare de la pensée, le plus rouge des soleils rouges qui illuminent mon cœur » (j’ai lu ça dans le petit livre rouge) Mao tsé toung. Le Petit Livre rouge est le livre le plus vendu au monde après livre rougela Bible, avec des ventes estimées à 2 milliards d’exemplaires selon les chercheurs occidentaux. Pendant les années 1960, le Petit Livre rouge est le symbole graphique le plus visible en Chine, plus omniprésent encore que les portraits de Mao lui-même. Sur les images, les affiches, les panneaux réalisés par les artistes chargés de la propagande, presque chaque personnage, à l’exception de Mao, apparaît souriant, animé d’une détermination sans faille, et tenant à la main le Petit Livre rouge. Malheureusement, vous connaissez la suite…

En 2017, le 27 février commence sous la pluie et un vent de Sud-Ouest à décorner les bœufs; d’ailleurs, le remorqueur de haute mer Abeille abeilleBourbon a quitté Brest pour aller mouiller à Ouessant; signe que ça va bastonner. Bon, et bien voila, maintenant vous êtes prévenus. Vous n’avez plus aucune excuse si malgré tout vous démarrez quelque chose un 27 février. Mais n’en profitez pas pour ne rien faire, quoique… Le droit à la paresse, comme disait Paul Lafargue, devrait être inscrit dans la constitution.

Allez, portez vous bien, passez une excellente semaine, merci encore d’avoir visité « Les cénobites tranquilles » et, à demain peut-être.

C’est le jour de la violette…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 26 février 2017. C’était généralement le 8e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la violette. On nomme l’espèce, violette ou pensée, en fonction de la disposition des pétales :les violettes deux pétales vers le haut et trois vers le bas. les pensées: quatre pétales 220px-Viola_cornuta-200x300vers le haut (les deux pétales latéraux étant rapprochés des deux supérieurs) et un vers le bas. Dans la mythologie, la nymphe Io fut aimée de Jupiter. Mais les amours de celui-ci furent une fois de plus contrariées par son épouse Junon, qui se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement lorsqu’elle vit sortir de terre des petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle. Elle reconnut en elles les pensées de ses amis venus la consoler. Dans le langage des fleurs, la violette représente l’innocence, la modestie et la pudeur, par allusion à la petite corolle qui semble hésiter à sortir de son écrin de feuilles. Bleue, elle témoigne de la fidélité ; blanche, elle évoque le bonheur champêtre. Toujours dans le langage des fleurs, la violette en bouquet, entouré de feuilles, symbolise l’amour secret. C’est pas mignon ça, madame Michu ?

Les jeunes feuilles se mangent crues ou cuites. Mucilagineuses, elles donneront de la consistance à une soupe ou un bouillon clair. Elles sont riches en vitamine C (210 mg par 100 g) et sans être très élevée, leur teneur en bêta-carotène n’est pas négligeable (824 mg en équipaniervalent-rétinol par 100 g). Leur forme originale et leur couleur égaieront les mescluns printaniers et leur finesse contribuera à équilibrer les saveurs plus prononcées du cresson, de la chicorée ou de la moutarde. Quant aux fleurs, bien sûr, on peut les ajouter aux salades, mais traditionnellement, elles ont surtout servi à confectionner des sirops et des gelées ou, cristallisées, à décorer gâteaux et autres desserts. Les fleurs de violettes cristallisées sont d’ailleurs toujours une spécialité de la ville de Toulouse. En Allemagne, on les met parfois à flotter dans le traditionnel Vin de mai, un mélange de vin de Moselle et de champagne dans lequel on a fait macérer des affiche_gras_2017_Douarnenezmorceaux d’orange et d’ananas ainsi que des tiges d’aspérule odorante, une plante sauvage extrêmement aromatique. Ah, le Vin de Mai, à boire à l’apéritif :Faire macérer pendant 15 jours dans un litre de bon Riesling, 60 g. de sucre et 60 g. de fleurs d’aspérule. Au bout de ce temps, filtrez et mettez en bouteilles. Choisissez des bouteilles avec bouchon monté dans un entourage de fer, genre ancienne bouteille de limonade. Le vin mousse comme du champagne. Selon Pline L’ancien, une couronne de violettes placée sur la tête aurait le pouvoir de soigner un mal de crâne ou de soulager les effets des « lendemains de veille ». Bon, j’ai jusqu’à mercredi pour m’en confectionner une car, mardi soir c’est la grande soirée des Gras à Douarnenez…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Qui c’est ? C’est l’plombier…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du pendule de Foucault et de Qui veut gagner des millions réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 17 février 2017, 29è jour de Pluviose dédié à la Chélidoine. La Grande Chélidoine (prononcer kelidwan) ou Grande Éclaire (Chelidonium majus, « grande hirondelle » en latin) est une plante de la famille des Papavéracées et la seule espèce du genre Chelidonium. On l’appelle aussi herbe aux verrues (ou herbe à verrues), car son latex jaune-orangé toxique passe pour 290px-Chelidonium_majus20100511_10éliminer les verrues. Mon aïeule la nommait herbe de sainte-Claire; je n’ai jamais su pourquoi. Selon Maurice Mésségué, le nom serait dû au fait que les hirondelles frottent les yeux de leurs petits avec des fragments de cette plante pour les ouvrir. Le latex caustique permettrait l’ouverture de l’ourlet de peau chez les petites hirondelles. La grande chélidoine était considérée depuis des temps reculés comme une plante magique associée à la magie noire. Les alchimistes du Moyen Âge ont vu dans la sève de la grande éclaire de couleur jaune, le moyen de transformer les vils métaux en or. Il semble que jusqu’à présent cette herbe, à l’instar de nos politiques, n’ait pas tenu toutes ses promesses.

C’est aussi le jour pour se souvenir  que le 17 février 1600, le philosophe Giordano Bruno est brûlé vif à Rome, sur le Campo des Fiori, après avoir passé huit ans dans les geôles de l’Inquisition… torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées 220px-Giordano_Brunoantidogmatiques et rationalistes. Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession… Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc. Si vous passez à Rome, vous pouvez voir une statue dressée sur le campo dei fiori.

Bon, il me faut éteindre l’ordi, j’attends le plombier. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Dites le avec des fleurs…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des pensées de saint Augustin et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 16 février 2017, 28è jour de pluviôse dédié au cyclamen que les italiens nomment Pan porcino (pain de Cyclamen_hederifolium._Locatie_Tuinreservaat_Jonker_vallei_03-150x150pourceau) à cause de l’intérêt des cochons pour ses tubercules. Comme chacun le sait, il s’agit là de plantes vivaces tuberculeuses de la famille des Primulacées. La culture occidentale voit dans le cyclamen un symbole de beauté et de jalousie. Le cyclamen est la fleur idéale que l’on offrait pour manifester sa jalousie, son fort attachement avec délicatesse. Dans le code amoureux, le cyclamen symbolise la durée et la sincérité des sentiments.

Pendant ce temps, l’actualité continue de nous épater (de campagne…électorale bien sur) ainsi donc, François l’ombrageux a rendu visite à Nicolas 1er, histoire de recevoir l’onction du parrain. Nous sommes un certain nombre à penser que plutôt que de rendre des visites, il ferait mieux de rendre l’argent dont il a décaricature-Mirbeaulesté le trésor public… Mais, c’est ainsi, l’électeur de base ne réagit qu’aux gesticulations, aux effets de manches, aux déclarations tonitruesques. Voila pourquoi, ce même candidat propose que l’on ramène la majorité pénale à seize ans. Pénale hein, pas civique, faut pas déconner non plus: prison oui, élection non ! Plutôt qu’un long discours, je confie ma voix à Octave Mirbeau (né un16 février -1848- à Trévières (Calvados) et mort un16 février -1917- à Paris, ce génial pamphlétaire, révolté et réfractaire à toutes les idéologies aliénantes, radicalement libertaire, farouchement individualiste, irréductiblement pacifiste, résolument athée, anticlérical, antimilitariste et politiquement incorrect.

«Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal grève-électeursirrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.» C’est par cette phrase coup de poing que s’ouvre La grève des électeurs d’Octave Mirbeau (1902). C‘est en 1884, pour se remettre et se « purger » d’une passion dévastatrice pour une femme galante, Judith Vinmer,  que Mirbeau fait retraite pendant sept mois à Audierne, dans le Finistère, et se ressource au contact des marins et paysans bretons. De retour dans la presse parisienne, il commence à écrire pour son propre compte et met sa plume au service de ses valeurs éthiques et esthétiques. Il s’engage alors dans de grands combats politiques, artistiques et littéraires qui donneront de lui l’image durable d’un justicier et d’un imprécateur.

Mais bon, j’en ai maintes fois parlé sur ce blog. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Traînasse mais pas trop…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des froidures hivernales et du lait d’poule réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 12 février 2017 c’est à dire le 24 de pluviôse, oui bon, ben, faut suivre aussi. Or donc, dans le calendrier républicain, c’est le jour de la « traînasse » et n’allez pas imaginer que Fabre d’Eglantine pensait à quelqu’une en particulier. IL s’agit d’une plante herbacée de la famille des polygonacéés dont les graines sonttrainasse-300x224 particulièrement appréciées des petits oiseaux et des merles moqueurs en particulier. On la connait aussi sous le nom de « renouée des oiseaux ». Si vous en avez dans votre jardin, vous avez remarqué que c’est très joli mais très envahissant ; d’où le nom peut-être. Certes, c’est une « mauvaise herbe », de celles qui, si vous les laissez faire, vous couvrent une allée en deux temps trois mouvements. Elle mérite bien son surnom peu élégant de « traînasse », tant cette envahisseuse s’étale ! Plutôt le genre qu’on aurait tendance à arracher impitoyablement si l’on ignore ses vertus. Mon aïeule, qui se piquait de quelques connaissances médicinales, affirmait qu’en décoction c’est très efficace contre la goutte…

Bon, pour ma part, je ne vais pas trainer, je vais jusqu’au bourg et je m’en reviens au coin de la cheminée. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.