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Quand Friga devint Margot…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la protosynthèse et des p’tits chanteurs à la croix de bois réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 13 (aie !) Avril 2018. c’est le 24è jour de Germinal dénommé: jour de la roquette et malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur…

Ah, le vendredi 13… Tout d’abord, le vendredi 13, en faisant abstraction des superstitions, est-il particulier ? La réponse est oui. Car les mathématiques appliquées au calendrier indiquent que le 13 du mois tombe un tout petit peu plus fréquemment un vendredi que vendredi-13_0006-223x300n’importe quel jour de la semaine. Sur 4 000 ans, il y a 6 880 vendredis 13 contre 6 840 jeudis 13 (ou 6 850 lundis ou mardis 13). Il est vrai que notre calendrier grégorien, lancé en 1582 par le pape Grégoire XIII (tiens donc), réserve bien des surprises. Ainsi, toujours grâce aux mathématiques, il a été possible de démontrer qu’il y avait forcément au moins un vendredi 13 par an, et qu’il ne pouvait pas y en avoir plus de trois. Et il y a en trois si, et seulement si, le premier jour de l’année est un jeudi pour une année non bissextile (comme 2015) et un dimanche pour une année bissextile. Les ceusses qui redoutent les vendredis treize sont nommés paraskevidékatriaphobiques…

Il y a mille explications pour la superstition depuis la Cène jusqu’à l’arrestation des templiers en passant par la destruction du temple… Mais moi j’aime bien celle de Frigga la blonde quand elle devint Margot. Dans la mythologie nordique, Frigga (ou Freya) était la rFrig1-200x300eine des dieux, déesse de l’amour et de la fertilité. Elle était célébrée par ses adorateurs le vendredi. Le mot « friday », viendrait d’ailleurs de cette célébration et signifierait « Freya’s day ». Mais aux Xe et XIe siècles, les pays du nord sont progressivement convertis au christianisme. On se met alors à raconter que Frigga est en réalité une sorcière et qu’elle a été bannie au sommet d’une montagne. Pour se venger, elle inviterait, tous les vendredis, le diable et 11 sorcières pour maudire les hommes et leur jeter des mauvais sorts. Bon, je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout cela d’autant plus que je suis drôlement en retard pour remplir ma grille de Loto.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

La serfitude volontaire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des saintes écritures et des romans de gare réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 10 avril 2018, 21è jour de Germinal dédié au Gainier. Rien à voir avec le « bon culottier » de la chanson mais un arbuste encore nommé « arbre de Judée », au motif, me dit-on, que Judas s’y serait pendu. Si tous ceux qui trahissent l’imitaient, les promenades au bois de Keroual ressembleraient vite à la ballade des pendus chers à ce vieux Villon.

J‘ai beau chercher, je ne trouve pas mieux… Pour moi, elle reste la plus belle quel que soit l’interprète. J’avoue tout de même avoir une petite préférence pour Marc Ogeret. Oui, en effet, on est en droit l_ignorance_mene_ineluctablement_a_la_servitude-1728x800_c-300x138de se poser la question. Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Exploités, courbés, saignés aux quatre veines, ils en redemandent. Il y a pourtant longtemps que le philosophe nous mettait en garde contre la « servitude volontaire » mais rien n’y fait, il faut qu’ils y retournent. Cela fait plus de 450 ans qu’ Etienne de la Boëtie, qui n’avait que 18 ans à l’époque, écrivit son discours dans lequel il posait la question: Comment se peut-il que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? ».

Aujourd’hui on nous explique, paroles d’experts à l’appui, qu’il va grève généralefalloir travailler davantage et plus longtemps et plus longtemps encore pour une retraite pas garantie du tout. Et pour faire passer la pilule amère, on va vous donner de la télé et des jeux sur internet .La Boétie condamne ainsi ces « drogueries »: Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie. On dirait vraiment qu’il parle de TF1 !

 

Mais fort heureusement, La Boëtie ouvre une porte à l’espoir, celle les-chaînes...-300x213de la résistance:Toujours en est-il certains qui, plus fiers et mieux inspirés que les autres, sentent le poids du joug et ne peuvent s’empêcher de le secouer; qui ne se soumettent jamais à la sujétion (…) Ceux-là ayant l’entendement net et l’esprit clairvoyant, ne se contentent pas, comme les ignorants encroûtés, de voir ce qui est à leurs pieds, sans regarder ni derrière, ni devant; ils rappellent au contraire les choses passées pour juger plus sainement le présent et prévoir l’avenir.

Je subodore, amis visiteurs que vous faites partie de ceux là et que ce modeste blog que vous me faites la joie de consulter saura vous encourager à poursuivre dans la voie de la résistance. Amen !

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Avec le temps…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la rôtisserie française et du Saint-Pourçain réunis, bonjour! Nous sommes le Lundi 09 avril 2018, 20è jour de germinal dédié à la ruche. Mais en réalité le Mercredi 18 Clinamen 145 Les 27 Êtres Issus des Livres Pairs si l’on en croit les pataphysiciens. Les brittophones du pays vannetais vont célébrer les Meldreg: ce nom moderne procède vraisemblablement de Meldeoc, figurant dans la liste des évêques de l’ancien évêché de Vannes. Il a été rapproché de celui d’un saint irlandais, Melteoc (VIIème siècle) . Bon, maintenant moi je vous raconte cela mais, c’est vous qui voyez…

- Papy Erwan, encore une histoire s’teuplait…
- Bon, d’accord, tu l’auras voulu. Celle-ci me revient en mémoire en apprenant la disparition de Jacques Higelin. Ecoute petit scarabée…

C’était au début des années soixante dix, les seventies comme on dit de nos jours, et déjà la grande peur du noir était utilisée. Les méchants qui nous gouvernaient eurent l’éblouissante idée de vouloir implanter une centrale nucléaire à Plogoff, autant dire à la pointe du Raz. J’ai souvenir d’avoir trainé du côté du Loc’h, d’Esquibien, de Goulien et même d’avoir assisté à un immense concert (Mai 1980), donné en plein air dans le Plogoff-02-cor-de6bf-300x196cadre de la baie des trépassés (baez an anaon) avec notamment un jeune chanteur plein d’énergie qui s’appelait Jacques Higelin. Un Higelin période hard-rock, un peu perdu dans ses brumes et improvisant sur scène un salut à la lutte de Plogoff. Plus tard, dans la tente qui sert de loge aux musiciens, on le verra échanger sa chemise d’un rouge écarlate contre la casquette d’un marin pêcheur quelque peu perplexe.(source: http://plogoff-chronique-de-la-lutte.over-blog.com/)

La nuit était tombée, les deux versants de la baie étaient occupés par des milliers de personnes et chacune d’allumer un briquet; c’était magique. Comme si tous les korriganed de Bretagne et d’ailleurs s’étaient donné rendez vous dans ce lieu mythique où le Treizour (le passeur) vient chercher l’âme des défunts, pour crier ensemble: Nann, trugarez ! (non merci). La baie des trépassés ! Pourtant, au départ, elle _thb_affichese nommait tout simplement Baez An Aon, la « baie du ruisseau ». Elle servait d’estuaire à un large fleuve côtier, venant de la région de Bannalec, devenu au fil du temps et des bouleversements géologiques ce petit cours d’eau qui serpente dans la vallée séparant Cléden et Plogoff, et qui entretient l’étang de Laoual avant de terminer sa course vers la mer en s’infiltrant sous les dunes de la plage. Depuis toujours, les corps des marins dont les bateaux s’étaient fracassés sur les récifs de la pointe du Raz, pris par les forts courants de marée et les vents dominants, venaient s’échouer sur cette plage, ce qui alimenta les histoires et les contes bretons (raz en breton signifie « courant rapide »).  Baez an Aon se transforma en Baez an Anaon, la « baie des âmes en peine », celles des trépassés.

Avions nous l’âme en peine en écoutant Higelin et Manu Lan Huel, Glenmor et Gilles Servat ? Que nenni ! Il n’y aurait pas de centrale à la pointe du raz, pas de camp militaire au Larzac; on fumait, on buvait, on baisait, le monde nous appartenait, c’était l’an 01.

-Mais papy, pourquoi t’es triste ?

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La loi du silence…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la quadrature du cercle et du bicarbonate de soude réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 06 avril 2018, 17è jour de Germinal dédié au Mélèze et c’est la St Marcellin qui fut, comme chacun s’en souvient, un ministre de l’intérieur fort apprécié des soixante-huitards… Le mélèze c’est balèze disait mon aïeule qui en faisait des bonsaïs.

Vas-y Coco, envoie l’actu…

Les députés ont approuvé, mercredi 28 mars en première lecture, par 46 voix contre 20, une proposition de loi LRM pour protéger le « secret des affaires » des entreprises qui suscite des inquiétudes parmi les médias et associations, relayées dans une partie de l’hémicycle. Selon le texte est protégée toute information qui n’est pas « généralement connue ou aisément accessible à une personne agissant dans un secteur […] traitant habituellement de cette alerte_90catégorie d’information », dont la valeur commerciale est due à son caractère secret, et qui a « fait l’objet de la part de son détenteur légitime de mesures de protection raisonnables ». Un collectif de société de journalistes a dénoncé une définition « si vaste que n’importe quelle information interne à une entreprise peut désormais être classée dans cette catégorie » et estimé que des « scandales comme celui du Mediator ou du bisphénol A, ou des affaires comme les “Panama Papers” ou “LuxLeaks” pourraient ne plus être portés à la connaissance des citoyens ». Selon ce collectif, les dérogations prévues à la protection du secret pour empêcher les poursuites de syndicalistes, lanceurs d’alerte ou journalistes sont « trop faibles ».

Le Dr Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, qui avait révélé le scandale du Mediator, a découvert « avec effarement » l’amendement de la loi Macron instaurant un « secret des affaires » lanceursPAGE2susceptible d’écarter journalistes et lanceurs d’alerte. Je cite: «Avez-vous lu l’amendement initial ? C’était… terrifiant !» Et de poursuivre: « Cela voulait dire, pas question de mettre le nez dans nos affaires ! Pas d’investigation possible ! C’est tout simplement incroyable. C’est une chape de plomb qui s’abat avec le verrouillage de toute info qui pourrait gêner les intérêts d’un industriel. Qu’elle provienne de la presse ou d’un lanceur d’alerte.» Bref, circulez y-a rien à voir, laissez nous magouiller dans notre (bit)coin, ne vous mêlez pas de ce qui vous regarde car vous risquez la relégation en Calédonie avec Elise Ducet et Edwy Plenel…

Voici le résultat du scrutin compte tenu de l’absence de 88% des députés…
Nombre de votants     66 sur 577
Nombre de suffrages exprimés 66
Majorité absolue     34
Pour l’adoption     46
contre     20

Décidément, on vit une époque formidable. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’an 01 c’est pas pour demain…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la nostalgie et du carpaccio parmesan réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 05 avril 2018, 16è jour de germinal dédié à la laitue alors que pour la pataphysique, ce jour est celui de la sortie d’A. Dürer, hermétiste. Il va sans dire que ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède et que, bien évidemment, ceci n’explique pas cela ni ne le justifie, toutes choses égales par ailleurs, quoique… L’actualité et ses perturbations ferroviaires, qui font la joie des soit-disant journalistes et surtout porte-parole de l’idéologie libérale, me remettent en mémoire un curieux personnage.

Le 5 avril 2004, disparaissait Georges BLONDEAU dit Gébé, né à Villeneuve-Saint-Georges en 1929. En 1960, il arrive à Hara-GébéKiri pour y dessiner, écrire, et pratiquer le roman-photo. Durant les années de censure, il fait de la radio et se réfugie à Pilote (mai 68 avec Gosciny). Retour à Hara-kiri pour le lancement de Charlie Hebdo avec Cavanna et toute la bande. Treize années de bonheur, puis arrêt de Charlie. Cinéma, chansons, bandes dessinées, dont le cultissime L’An 01. Quelques romans et toujours des journaux : Zéro, L’Autre Journal, L’Idiot International En 1992, Charlie Hebdo repart. Gébé est dedans. Jusqu’à ce lundi 5 avril 2004 où il nous a quittés.

Après des débuts d’illustrateur industriel à la SNCF, Gébé se lance dans le dessin humoristique. Ses premiers dessins paraissent dans La Vie du rail et dans divers journaux. En 1960, il entre à Hara-Kiri où il cultive une veine oscillant entre le non-sens et l’utopie An01 3libertaire. Il y crée de fausses publicités, des romans-photos et un personnage étonnant, Berk, créature vaguement humanoïde à l’humour ravageur.
Il anime en 1970 dans Politique Hebdo, puis dans Charlie Mensuel, une série écologique et utopique, l’An 01, réflexion satirique sur la place de l’homme dans une société où le progrès laisse de moins en moins de place au rêve. Cette série, très populaire, fera l’objet sous le même titre d’une adaptation cinématographique en 1973, réalisée par Jacques Doillon. La vidéo ci-dessus en montre une scène avec un autre grand disparu cher à mon cœur, François Béranger.

Après un court passage au sein du journal Pilote, Gébé sera rédacteur en chef d’Hara-Kiri de 1969 à 1985, tout en travaillant aussi pour Charlie Mensuel et Charlie Hebdo. Puis, en 1986, il devient rédacteur en chef d’un magazine à l’existence éphémère, Zéro, avant de prendre en 1992 la direction de la publication de Charlie Hebdo, où il dessine chaque semaine.En 1965, Gébé écrit trois pièces de théâtre radiophoniques (dans la série « Le théâtre de l’étrange », sur France Inter) et des chansons pour divers interprètes (dont Yves Montand). Auteur d’un  roman policier, Sept Cartouches (1983), il a aussi écrit pour la télévision, notamment pour les séries humoristiques « Merci Bernard » ou « Palace ». Au XVIè siècle lorsque Thomas MORE inventa le terme UTOPIE, il ne se doutait pas que quatre cents ans plus tard, un dessinateur de la SNCF allait s’en donner à cœur joie et faire notre bonheur, fut-il éphémère.

Allez, sur ces belles paroles, je vous laisse à vos oeufs de Pâques et à vos chocolats. Portez vous bien et, à demain peut-être.

Afrin, un silence assourdissant…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du charme slave et de la salade niçoise réunis, bonjour! Nous sommes donc le Lundi 26 mars 2018, sixième jour de germinal dédié à la bette. A ne pas confondre avec le jour de la bête (666). Très utilisées dans la cuisine niçoise, toutes les parties de la plante se consomment : les feuilles hachées entrent dans la composition de la tourte de blettes, des raviolis et du célèbre tian. La partie verte remplace les usages que l’on fait ailleurs des épinards et les côtes s’accommodent de plusieurs manières : à la vapeur avec un filet de citron, frites ou en gratin avec une sauce béchamel.

Dimanche 18 mars 2018, après presque soixante jours de résistance pied à pied, les Forces démocratiques syriennes ont préféré abandonner la ville d’Afrîn devant la puissance de feu de l’armée turque et de ses supplétifs islamistes.  Cette tragédie n’aurait pas été possible sans la complicité ou la neutralité des États impérialistes qui interviennent en Syrie : Moscou a donné son feu encore mercivert à l’opération d’Ankara ; Paris et Washington ont déclaré « comprendre » leur allié dans l’Otan, lui demandant simplement d’agir « avec retenue ». La France et l’Union européenne ont conclu un pacte ignoble avec Erdogan, le finançant pour qu’il interdise aux migrants l’entrée en Europe. Les FDS ont choisi d’abandonner la ville d’Afrîn, parce qu’elle était sur le point d’être encerclée et privée d’approvisionnement en eau. Sans doute aussi pour lui éviter la destruction qu’ont connue Kobanê ou certaines villes du Kurdistan turc comme Cizre, dévastées par l’armée d’ Erdogan. Ils ont promis de livrer aux troupes d’occupation turques et islamistes une guerre de guérilla dans les montagnes environnant Afrîn.

Ainsi va le Monde des marchands de canons ! Chacun (ou presque) s’encourage à voter des sanctions contre Bachar, contre le gominé de Corée du Nord, contre le grand méchant loup des steppes Russes mais…Un silence assourdissant règne sur les atrocités diligentées par le dictateur fasciste islamisant Erdogan; pas un mot qui pourrait heurter la sensibilité de Bibi Netanyahou et sa politique mortifère à tireuse kurdel’égard des palestiniens; pas plus qu’on ne condamne l’Arabie Saoudite quand elle s’applique à bombarder les populations civiles du Yémen… Les kurdes nous ont donné une leçon de courage dans leur engagement dans la lutte contre le soi-disant Etat islamique. En guise de remerciement ils se font canarder dans l’indifférence de la communauté internationale. Ite missa est. Ces jeunes femmes kurdes, fusil en main, me rappelle les combattantes espagnoles ou des brigades internationales qui se levèrent contre la dictature franquiste; Simone Weill, Lucia Saornil et tant d’autres.

Demain, nous n’auront pas l’excuse de dire à nos enfants; on ne savait pas. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Yellow submarine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du sous-marin jaune et du tea for two réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 21 mars 2018, premier jour de germinal dédié évidemment à la primevère…

Le 21 mars 1961, un groupe de jeunes donne son premier spectacle au « Cavern Club » de Liverpool. Le Cavern Club est une salle de spectacle localisée dans une petite rubeatlese du centre de Liverpool, au Royaume-Uni. Il doit son nom au local présent au sous sol de l’établissement, dans lequel de nombreux groupes y ont joué comme The Rolling Stones, Arctic Monkeys, The Who, Pink Floyd, Oasis, Aretha Franklin, John Lee Hooker, The Ting Tings… Que du beau linge, dont certains sont devenus célèbres. Le 21 mars 1961 donc, se produit pour la première fois, un jeune groupe dont on va beaucoup reparler… Les Beatles. Ils s’y produiront plus de 300 fois par la suite jusqu’en 1963.

 

Début juillet, ils deviennent les « Silver Beatles ». En août 1960, ils adoptent définitivement le mot-valise « Beatles », formé à partir de beat (« rythme ») et beetle (« scarabée »), avant d’honorer leur premier contrat dans un club de Hambourg. Le site  existe toujours, et une reconstitution du lieu tel qu’il était à l’époque des Beatles est présente dans le musée du groupe, situé sur l’Albert Dock de The Beatles Are Honoured With A New Statue In LiverpoolLiverpool. On peut y voir les signatures des membres du groupe ainsi que des dessins sur le mur du fond, derrière la scène. A leur début, John Lennon, alors adolescent, avait trouvé le nom The Quarrymen qui perdura pendant plusieurs années ou le groupe se produit dans divers salle de concerts de Liverpool… Les futurs « Fab four » vont commencer à utiliser différentes variantes – Beetles, Silver Beetles, Long John & The Silver Beetles ou encore Siver Beats – avant de définitivement tomber d’accord en aout 1960 sur le nom The Beatles! Ce dernier fait référence au groupe The Crickets ainsi qu’au film L’équipée sauvage qui parle d’un gang de scarabée (beetles en anglais). Il fait également référence au rythme beat du Rock’n'roll et aux écrivains et poètes Beat de l’époque, Jack Kerouac, William Burrough ou encore Allan Ginsberg, auxquels le groupe s’identifie.

Et voila pour la petite histoire. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la St Padrig, planque ton fric…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du piano (sans bretelles) et de la ceinture (sans chasteté) réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 17 mars 2018 qui correspond au 27è jour de ventôse dédié à la Sylvie. J’ai connu une Sylvie qui… Et bien non, il ne s’agit pas du tout de celle à qui vous pensez mais de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois.  L’anémone Sylvie est considérée comme toxique alors évitez les décoctions. Par contre, mon aïeule qui, vous le savez maintenant,the-tara-inn-brest-150539842025 se piquait de quelques connaissances en herboristerie, l’utilisait en friction contre les rhumatismes. On me dit que c’est la St Patrick ! Le patron de tous les Irlandais est né en fait au pays de Galles, à la fin de l’époque romaine, dans les années 380.  Au Rock de Cashel, lors d’un sermon demeuré célèbre, cet évangélisateur montra une feuille de trèfle : -Voilà la figure de la Trinité sainte qu’il dit aux ouailles réunies en sachant fort bien que les figures de triades étaient familières à la religion celtique : Le trèfle deviendra ainsi le symbole de l’Irlande, grâce à Maewyn Succat, dit saint Patrick. En langue gaélique, Patrick s’écrit : Pãdraig et en breton Padrig. Bon allez, je vais me j’ter une pinte de Moling’s chez Chris au Tara Inn sur le port de co, à Brest même.

Le 17 mars 1871, début de la Commune de Paris.

Alors que Paris est encerclé par l’armée prussienne, Thiers, chef du gouvernement de défense nationale, donne ordre à l’armée d’aller récupérer les canons en position sur les hauteurs de Montmartre. Mais la population, qui s’oppose à cette mesure, entoure la troupe.  les canonsLe général Lecomte commande le feu, mais les soldats mettent crosse en l’air. Lecomte est arrêté ainsi que le général Thomas (un autre fusilleur!). Ils sont passés par les armes par une foule en colère. C’est le début de la révolution. Des groupes d’insurgés se répandent dans la ville. Les autorités, apeurées, se replient en catastrophe sur Versailles. Les révolutionnaires se concertent. Les Blanquistes proposent une marche sur Versailles pour se débarrasser du gouvernement, mais « malheureusement » leur avis n’est pas suivi. La Commune de Paris est en train de naître ; elle ne sera proclamée que le 28 mars.

Et voila pour aujourd’hui. Comme disait mon aïeule: « Il faut de tout pour faire un blog ! » Portez vous bien et à demain peut-être.

Cramaillotte et zénitude…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la fraternelle union et du chutney réunis, bonjour ! Ce Vendredi 16 Mars 2018, 26è jour de ventôse nous rappelle que nous abordons la deuxième quinzaine de mars, il était généralement dédié salade pissenlitau pissenlit. Ah, le pissenlit ! Quelle plante merveilleuse et pleine de ressources. Tiens, la salade de pissenlits est particulièrement excellente. J’en ai dégusté du côté de Nancy où elle porte le nom de salade à la meurotte. Découpez les feuilles en fines lamelles, faites revenir des lardons dans une poële (moi je les préfère fumés) et déglacez ensuite avec du vinaigre.  arrosez les pissenlits avec le jus restant. Mon aïeule, dont je vous ai déjà vanté les mérites éducatifs, se plaisait à nous faire confectionner du miel de pissenlit. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une pratique strictement familiale et quelque peu surprenante…Que nenni, en Franche-Comté cela s’appelle la cramaillotte.

Notre desperate housewife appelle cela: Miel de dents de lion, les anglais disent dandelion, autre nom du pissenlit (c’hwervizon en breton). Le nom de pissenlit vient quand à lui des vertus diurétiques que l’on accordait à cette plante.

Eh, dis donc, Erwandekeramoal, tu vas quand même pas nous faire tout un billet sur le pissenlit ? Et les ordonnances, la SNCF, les EPHAD, la retraite des vieux, Bure, Fessenheim  et la main de ma sœur dans un sondage IFOP… Que se passe t-il donc, pas l’ombre d’un anar à se mettre sous la dent, pas l’évocation d’une pétroleuse du XIX° siècle, pas un clarinettiste de Memphis titubant entre marihuana et bourbon ? Le monde retient son souffle et monsieur le cénobite nous parle de pissenlit… Quel détachement ! Il est vrai que La position zen considère que la seule réalité de l’univers est celle de la conscience ; il n’y a donc rien d’autre à découvrir que la vraie nature de sa propre conscience unifiée. Les koans (c’est une énigme zen qui ne peut être résolue par l’intellect, mais uniquement par la pratique de la pleine conscience, de la concentration et de la vision profonde.) nous enseignent cet art de la méditation. « Pourquoi y-a t-il quelque chose plutôt que rien ? », « si tout retourne à l’un, où l’un retourne t-il ? ». Je vous conseille la lecture du Recueil de la Falaise Bleue, édité par le maître zen Yuan Wu au XIIème siècle, il rassemble jusqu’à 100 koans. Un koan ne peut être résolu par un raisonnement logique ou une argumentation, ni par des débats sur l’esprit et la matière. Il ne peut l’être que par l’énergie de  pleine conscience et de concentration. Une fois le koan compris, nous sommes en paix. Voila pourquoi, madame Michu, la contemplation d’une salade de pissenlits peut vous ouvrir des espaces de compréhension incommensurables et l’explosion d’une centrale nucléaire au Japon influer sur le climat au dessus des jardins de Keramoal.

Allez mille mercis pour votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chronique locale et du bigorneau réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 13 mars 2018, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la Cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit socochleaire-officinale-1-231x300n nom au latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades.

Tout à fait autre chose.

Comment ne pas marquer d’une pierre blanche l’anniversaire de la disparition d’un grand artiste: Jean-Joseph Sanfourche, dit simplement Sanfourche, est un peintre, poète, dessinateur et sculpteur français, né le 25 juin 1929 à Bordeaux, et mort le 13 mars 2010 à Saint-Léonard-de-Noblat. Il est arrêté en 1942 avec sa famille par la Gestapo. Soportrait Sanfourchen père, membre de la Résistance intérieure française, est fusillé en 1943 ; sa mère et lui sont libérés et expédiés à Limoges. Mis sous tutelle, l’adolescent étudie ensuite la comptabilité.  Il a pratiqué l’art brut et fut l’ami de Gaston Chaissac, de Jean Dubuffet, de Robert Doisneau, avec lesquels il a entretenu une correspondance.

sanfourche

Il a réalisé des peintures, des sculptures, des émaux, des totems. Il utilise des ossements humains comme supports. On retrouve dans ses œuvres les mêmes petits bonshommes souriants aux gros yeux qu’il a empruntés à Gaston Chaissac. Sa signature est intégrée dans ses œuvres comme une composante graphique : c’est une des particularités de sa peinture. Il avait aussi un besoin impérieux de reconnaissance. À cette fin, il a utilisé de nombreux moyens pour se faire remarquer comme d’inventer que son père avait été fusillé pendant la Grande Guerre. Je devine combien cela vous aurait manqué si j’avais omis d’en parler ce jour…

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.