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Cow cow boogie…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la botanique (nique-nique) et de la salade de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 12 juillet 2017, 24è jour de orcanetteMessidor, dédié à l’Orcanette. Oui je sais, y’en a pas beaucoup par ici… L‘orcanette des teinturiers est une plante méditerranéenne de la famille des Boraginacées, l’une des rares représentantes du genre Alkanna en France. Sa racine rouge servait autrefois à faire de la teinture, d’où son qualificatif. Elle est très basse et très velue, et pousse le plus souvent sur les sables du littoral, en touffes plus ou moins circulaires.

Allez, retour au Jazz et au saxo. 12 juillet: Anniversaire de la mort de Benny Carter. Dans les vieux 33t, on trouve encore l’orthographe Bennie Carter et même Paul-Bennie Carter. Ce natif de New-York était Benny-Carterun génial touche à tout: trompettiste, saxophoniste, chanteur, arrangeur, compositeur et chef d’orchestre. Il a été un des grands du Jazz des années trente jusqu’à 1990. Il est mort en 2003 à Los Angelès. Benny  Carter a passé son enfance à Harlem en compagnie de Duke Ellington et de Bubber Miley auprès de qui il a appris la trompette. Quand il comprit qu’il ne jouerait jamais aussi bien que lui, il troqua sa trompette pour un saxophone. A 15 ans, il enregistre son premier disque (1927), un an plus tard il crée son propre big band. En 1935 il part pour l’Europe et devient l’arrangeur de l’orchestre de danse de la BBC.

Entre Europe et États Unis, il va jouer, chanter et composer jusqu’à ses 90 ans. Il travaille pour les plus grands, Ray Charles, Ella Fitzgerald, disque benny CarterSarah Vaughan, Louis Armstrong. Son plus grand succès a sans doute été: Cow Cow Boogie que l’on entend ici interprété par Ella Fitzgerald. Il reste un des premiers noirs à avoir écrit de la musique de film. Il a beaucoup inspiré Quincy Jones quand celui-ci a commencé à écrire pour le cinéma et la télévision.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être?

Une p’tit’ soupe et au lit…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des droits de l’homme et de Gibraltar réunis, bonjour ! (des droits de Gibraltar ! Oui c’est très mauvais, je vous l’accorde…) Nous voici le Jeudi 29 juin 2017 c’est à dire le 11è jour du mois de Messidor, généralement consacré à la coriandre. Les étymologistes se disputent à propos de l’origine du mot: Grecs pour les uns, de source Mycéenne pour les autres – Koriadnon, pour Ariane la fille de Minos – En Arabe le mot se dit Kuzbur, même si dans l’Algérois on dit hachiche qui veut dire coriandre-300x234littéralement: Herbe. Mais, même bien séchée, je vous déconseille de la fumer. La coriandre se marie très bien avec les carottes sous toutes les formes. Mais ça le fait aussi avec les patates. Avec l’été venu, imaginez une petite salade de pommes de terre au cumin, légèrement citronnée et parsemée de coriandre; un vrai régal qui mériterait un article chez Madame « dans ma cuizine » (j’espère que vous lui avez souhaité un bon anniversaire). La coriandre c’est comme le cochon, tout est bon de la feuille à la racine en passant par la fleur et la graine. On lui prête même des vertus antiseptiques dans les bains de bouche destinés à calmer les douleurs dentaires et ça… Ça m’intéresse.
Pour ceux qui s’intéressent à la littérature gastronomique, je leur conseille: Bouquet de coriandre, publié en 2007 et écrit par Rachel SAMOUL, un recueil de treize nouvelles, où la coriandre joue un rôle essentiel.

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir: Un lecteur me demande où il pourrait dénicher le texte de la chanson «la maternité» de Charles d’Avray à qui j’avais consacré un billet il y a quelques temps.  Si l’un ou l’une d’entre vous peut l’aider, merci d’avance.

Allez, c’est assez pour un Jeudi, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est-y qu’ça s’rait l’été…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la démocratie référendaire et du poulet basquaise réuni, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 28 juin 2017, dixième jour de Messidor dédié à la faucille et, normalement c’est l’été depuis quelques jours… Oui, l’ ÉTÉ, en vieux françois: ESTÉ, du grec  aithein, qui L'étésignifiait « faire brûler » et qui a donné aithêr (éther) « ciel lumineux », « région supérieure de l’air ». Le fait que le mot été soit aujourd’hui un masculin est certainement dû aux autres noms de saison, tous masculins. La forme aestivus signifiant « de l’été », a donné en bas latin aestivalis, qui a donné estival qui à son tour à propos des fêtes de l’été a donné festival qui en bas-breton se dit vieilles charrues. Étonnant, non ! Mais que serait une faucille sans son marteau, hein !

Je livre à votre sagacité légendaire cette réflexion de Léonardo BOFF, prix Nobel alternatif en 2001 et chef de file de la théorie de la libération au Brésil. Il a été membre de l’ordre des frères mineurs franciscains mais, la congrégation pour la doctrine de la foi, dirigée par celui qui léonardo Boffallait devenir Benoist le seizième, lui a cherché des poux dans la tonsure. Aujourd’hui il a rejoint le statut de laïc avec femme et enfants. Il a une bonne tête et personnellement, je lui donne le bon dieu sans confession…
«Je suis convaincu que la crise actuelle du capitalisme n’est pas simplement conjoncturelle et structurelle. Il s’agit de la phase terminale. Le génie du capitalisme à s’adapter à toute circonstance est sur sa fin. Je réalise que peu de gens soutiennent cette thèse. Deux raisons, cependant, me conduisent à cette interprétation.»

La première est la suivante: la crise est en phase terminale parce nous tous, mais particulièrement le capitalisme, nous avons dépassé les confins de la Terre. Nous occupons et pillons la planète entière, brisant son équilibre délicat et épuisant ses ressources et services au point de capitalismene pouvoir reconstituer ce que nous avons pris. Dès le milieu du XIXe siècle Karl Marx écrivait prophétiquement que le capital avait tendance à détruire ses deux sources de richesse et de reproduction : la nature et le travail. C’est ce qui se passe aujourd’hui. La nature est en effet soumise à un stress considérable, jamais connu auparavant, du moins durant le dernier siècle. Les événements extrêmes que l’on peut constater dans toutes les régions et les changements climatiques, qui tendent à un réchauffement mondial croissant, parlent en faveur de la thèse de Marx.

Le capitalisme rend le travail précaire ou s’en passe. La conséquence directe est le chômage structurel. Des millions de personnes ne vont jamais entrer dans le monde du travail, même comme armée de réserve… L’ensemble de la société est sacrifié au nom d’une économie faite non pas pour satisfaire les besoins humains, mais pour payer la dette aux banques et au système financier. La deuxième raison est liée à la crise humanitaire que le capitalisme génère. Auparavant, elle était Marxlimité aux pays périphériques. Aujourd’hui elle est mondiale et a atteint les pays du centre… Les victimes, reliées par des nouvelles voies de communication, résistent, se rebellent et menacent l’ordre existant… Le capitalisme lui-même créé le poison qui peut le tuer. Au fur et à mesure que la crise s’aggravera, les multitudes qui ne supportent plus les conséquences de la surexploitation de leurs vies et de la vie sur Terre croîtront. Et elles continueront à se rebeller contre ce système économique en train d’agoniser, non pas sous l’effet de la vieillesse, mais du venin et des contradictions qu’il a créés, punissant la Terre Mère et accablant la vie de ses fils et filles.»

Voila, c’est un peu long mais bon, faites un effort de temps en temps. parce que c’est pas Macron et son troupeau d’encravatés qui vont vous parler comme cela. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

La course à l’échalote (bis)

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la propédeutique et des œufs mollets réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 26 juin 2017, huitième jour de Messidor dédié à l’échalote. Parce que c’est après avoir enlevé Jérusalem aux musulmans; que le chef des croisés Godefroy de Bouillon complète son succès en écrasant l’armée égyptienne à Ashkelon (ou Ascalon). De cette ville, les croisés ramèneront en Occident… l’échalote (du latin ascolonia cepa, qui signifie oignon d’Ascalon). Ascalon, au pays des Phillistins, aujourd’hui Israël. Autant vous dire qu’ici, dans le Léon les-johnnies(Nord-Finistère, 60% de la production française) où réside votre serviteur, on en connait un rayon sur l’échalote… Je me souviens des fameux Johnnies qui s’en allaient vendre leur production outre-Manche. J’ai retrouvé, pour illustré ce billet, cette jolie expression: War pont Landerne e vezer ar penn e Leon hag ar revr e Kerne. Sur le pont de Landerneau, on a la tête en Léon et le cul en Cornouaille. Mais aujourd’hui la concurrence est rude. Présente depuis une vingtaine d’années, l’échalote de semis est accusée de tirer les prix vers le bas et de grignoter les marges des producteurs, notamment à l’export. La filière s’est mobilisée et créé un logo pour identifier ce qu’elle appelle « la vraie échalote ». Aujourd’hui, elle veut aller plus loin et réclame à l’Europe de cesser d’appeler échalote ce qui à ses yeux n’est qu’un vulgaire oignon car, le paysan breton, lui, ne s’en laisse pas conter. Même avec des mensurations allongées, un oignon reste un oignon. Et l’oignon déguisé en échalote est, pour lui, une histoire triste à pleurer.

Tiens, c’est l’anniversaire de la disparition de Brownie: Clifford Benjamin Brown est un trompettiste de jazz et compositeur américain né à Wilmington dans l’Etat de Delaware le 30 octobre 1930 et mort lors d’un accident de la route le 26 juin 1956. Clifford Brown était apprécié pour son jeu lyrique, fait de longues phrases mélodieuses et clifford-brownd’une virtuosité extrême. On peut rapprocher son jeu de celui de Fats Navarro. Il jouait à l’oreille, comme le lui avait appris son mentor Robert Lowery. Il a inspiré de nombreux disciples, comme Freddie Hubbard, Lee Morgan ou Wynton Marsalis. Il ne reste malheureusement que peu de traces de ses nombreuses représentations (concerts, jams, studios…), Clifford Brown étant tellement modeste qu’il a cherché tout au long de sa courte carrière à se faire oublier. Dans la vidéo, il interprète embraceable you mis à l’honneur aussi bien par Sinatra que par Ella Fitzgerald. Il est évoqué dans le 187e des 480 souvenirs cités par Georges Perec, dans son texte Je me souviens.

Bon, c’est pas tout, je dois encore faire les courses et trouver un bel onglet de bœuf pour accompagner mes échalotes. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’été des blogueurs…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la médecine douce et du cidre brut réunis, bonjour ! Nous concombre-2sommes le Dimanche 25 juin 2017, septième jour de Messidor dédié au concombre. Attention, il ne s’agit pas de celui de Mandryka dont la philosophie à peine masquée me fait toujours autant rigoler; mais bien de la plante potagère herbacée et néanmoins rampante de la famille des cucurbitacées…Bon, c’est pas pour me vanter mais, il fait beau sur Brest !

En ce 25 juin je voulais vous inviter à vous souvenir de cet éveilleur de conscience que fut Emile le Skanv dit Milig et plus connu sous son nom de scène : GLENMOR.
« Plaise à tous les saints de noble compagnie, noter que l’ivresse, chez lui, engendrait la bonté et qu’en somme tous les ferments conjugués le délivraient de ses tendresses. »
Ces quelques mots sont extraits d’une plaquette tirée à quelques exemplaires par Martial Pézennec – Retraites paysannes- et que Milig avait eu la gentillesse de me dédicacer à la fin des années 70 au cours Milig Dd’une soirée en son manoir du Poul en Mellionnec. La demeure aujourd’hui est devenue chambre d’hôtes. Magnifique plaquette dotée d’une typographie et bois gravés de Claude Huart. La dédicace est à l’adresse de mes garçons dont l’un se prénomme Glenn en hommage à ce rebelle né un 25 juin 1931 à Mael-Carhaix. Et comme ce mois de Juin voit aussi éclore la cuvée 2017 de «la radio des blogueurs», voici le choix que je vous invite à partager: http://lolobobo.fr/index.php?post/2017/06/23/lancement-radioblogueurs2017

Allez, bel été à tous, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Yann, la force est en toi…

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Amis de la casuistique et de la bouillie d’avoine réunie, bonjour ! Nous sommes le Mardi 20 juin 2017, deuxième jour de Messidor dédié à l’avoine et veille de l’Eté. La bouillie d’avoine, ou yod kerc’h en breton est une bouillie principalement composée d’avoine comme son nom l’indique, consommé en basse-Bretagne autrefois par les plus pauvres. C’est une bouillie brune, normalement salée, qui se mange trempée bazh-yod-300x226dans du lait ribot. En Bretagne, au moins dans le Finistère, on en trouve dans toutes les grandes surfaces, au rayon frais. Mon aïeule, dont les préceptes culinaires m’ont toujours fait rêver, la préparait à partir d’avoine grillée et moulue. On mettait ce mélange de farine et de son à tremper une nuit. Le lendemain, le gros du son flottait à la surface et était retiré (ce surplus s’appelle gwaskin). Le reste du récipient était délayé avec du lait et/ou de l’eau, mis à cuire dans un chaudron et touillé avec un bâton nommé bazh-yod (le bâton à bouillie). Celui-ci a laissé son nom à un jeu de force très populaire et encore pratiqué de nos jours comme le montre cette photo.

Les jeux et sports athlétiques bretons représentent sept disciplines qui sont encore pratiquées:
Le lancer du poids de 20 kg (Ar Maen Pouez)
Le bâton de bouillie (Bazh yod)
Lever de l’essieu (An Ahel Karr)
Lancer de la gerbe de paille en hauteur (Ar Voutelenn)
Lever de la perche  (Gwernian Ar Berchenn)
Relais des meuniers (Redadeg Gant Ur Samm A Gant Lur)
Tir à la corde (chech fun)
Le lever de l’essieu de charrette ou An ahel karr: Un « exercice » de force pure qui tire son origine des défis que se lançaient les paysans venus jeux-bretons-3au bourg faire faire un travail par le charron et qui devaient faire la queue. Car le charron était très sollicité et il y avait du monde à la forge…Quoi de plus simple que de se défier : à qui soulèverait la plus lourde enclume, à qui lèverait le plus possible l’essieu le plus lourd, etc…. Dans le Trégor existe une modalité particulière : « an ahel karr giz Bro Dreger ». Le lever ne se fait pas à deux bras mais avec un seul : une technique très spéciale qui demande, en plus de la force pure, l’équilibre d’une prise et d’un « jeté » spécifiques. Reste-t-il encore des connaisseurs de cette technique, il faudrait s’en assurer… Je ne doute pas que cet exercice me réconcilierait avec mes cervicales…

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Game over…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chimie supramoléculaire et du bœuf miroton réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 18 juin 2017, trentième et dernier jour de Prairial qui correspond dans le calendrier républicain au jour du chariot et non à celui de la pelle comme certains nostalgiques voudraient nous le faire croire (la pelle du 18 juin. Mouarf !!!) Mon aïeule, dont je vous parle si souvent avec de l’émotion dans le clavier et qui avait le don karrig-an-ankouinné de la pédagogie active avait toujours sous la main une histoire de l’Ankou (oberour ar marv – l’ouvrier de la mort) et de son chariot.. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la  lueur vacillante de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir; quand vous ne l’entendez plus, c’est que vous êtes mort.

Or donc, 18 Juin, deuxième tour des élections législatives, marquées, nous annonce t-on, par un taux inégalé d’abstention. Cette nuit, un grand nombre de députés fauxcialistes ont entendu grincer les roues du chariot annonçant la fin de la partie et peut-être même, du parti… TILT, godillotsgame over, n’oubliez pas de fermer en sortant et, attention, l’interruption brutale du traitement de député peut nuire gravement à la santé. Heureux les cumulards, ils vont pouvoir vivoter sur leurs émoluments de Maire et/ou de Conseiller machin. Heureux les fonctionnaires, ils vont automatiquement retrouver leur fonction. Heureux les soudeurs-chaudronniers, euh non, là c’est pas possible, il n’y a pas d’ouvrier à l’Assemblée. Bon, allez, il faut que j’arrête l’ordi car, grâce au bon docteur M. Sceptique, j’ai découvert que j’avais non pas un torticolis mais une  névralgie cervico-brachiale; avouez que cela fait plus riche. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

We’re gonna rock…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rythm and Blues et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 13 Juin 2017, 25è jour de Prairial dédié à la tanche, il n’est donc pas trop tard pour s’en payer une…Vous connaissez wild billdorénavant ma tendresse particulière pour le saxo et ceux qui en jouent. Voici un salut tout particulier à l’un d’entre eux qui fût sans doute le premier à enregistrer un disque de Rock et dont le titre est resté dans l’histoire: « We’re gonna rock, We’re gonna roll ». Il s’agit de WILD BILL MOORE, né à Houston au Texas en 1918, c’était un 13 juin. Il est décédé en 1983 à Los angeles.

Son tout premier disque, il l’a enregistré avec Christine Chapman qui n’était autre que la femme de Memphis Slim. On lui doit aussi d’avoir wild billcollaboré au désormais mythique « What’s Going on » de Marvin GAYE. Chacun se souvient du fameux « Rock around the clock » et de la reprise tout aussi fameuse que l’on doit à Bill Haley et qui fit sa réputation après la sortie du film « graine de violence » en 1955. Ce morceau, emblématique de la série « Happys days » a été enregistré en 1952 et marque sans doute le début du succès que va connaître le Rock. Et bien, « We’re gonna rock » date lui de 1949… Sur 33t.

En France à la même époque, Boris Vian et son ami Henri Cording (qui deviendra célèbre sous le nom de Henri Salvador) tente d’implanter le rock face à la variété. Je me souviens que dans les années 60, sur le jukebox de «chez Marie-rose», sur le port, à Douarnenez, il y avait douarenez-029-300x189surtout de la chanson française: Brel, Brassens, Aznavour… Mais on y trouvait quelques perles made in USA, Bill Haley, Little Richard, Elvis Presley. C’était avant que la pop music débarque. Ah, le jukebox de Marie rose… Nous on écoutait « dans le port d’Amsterdam » en buvant un rouge lim’ tout en refaisant le monde. Parfois passait Georges Perros à peine débarqué de son invraisemblable moto et on se rapprochait de lui comme dans le cercle des poètes disparus. En règle générale ça se terminait à cinq mètres de là, chez « Micheline » café restaurant de la rade.

Bon allez, c’est pas tout, j’ai mon lait qu’est su’l’feu… Portez vous bien, à bientôt peut-être et n’oubliez pas, vive le p’tit commerce.

Du Macron en veux tu en voila…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pédagogie active et du gros-lait réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Lundi 12 juin 2017, 24è jour de prairial dédié au gaillet, encore surnommé le caille-lait. On dit que cette plante possède une enzyme qui permet au lait de cailler. Mais d’une manière générale, on la considère comme de la mauvaise herbe. Le gaillet gratteron est sphynx-caille-laitassez connu car il a la particularité de s’accrocher à tout ce qui passe à sa portée. Mon aïeule, qui se targuait d’en connaître un rayon en plante médicinale, en faisait une sorte de pommade qui était censée lutter contre les irritations. 100G de cette plante, 50g d’écorce d’orme, 500g de saindoux et vous faites chauffer en tournant sans cesse. Regardez cette jolie photo, il s’agit d’un papillon que l’on nomme le sphynx du caille-lait. Étonnant, non !

Ainsi donc, les français se sont exprimé ! Enfin, à peine la moitié d’entre eux; et ce qui devait advenir est advenu: les journaleux en manque d’inspiration n’ont pas longtemps hésité entre tsunami, raz-de-marée et vague déferlante. Vous vouliez du Macron et ben, en v’la! Y’en a un peu plus, je vous mets tout ? Comme disait mon aïeule quand elle daignait s’exprimer en gallo: « y’en a plus que l’année où y’en avait tant ! ». Réultat des courses, plus de fauxcialistes, plus de lesripouxblicains hormis quelques rescapés face à qui sa majesté n’avait pas investi de candidat, on ne sait jamais, ils pourraient servir. Cinq ans, madame Michu, on en prend pour cinq ans, au moins, cinq ans de abstentionrégime plus grec que crétois. Cinq ans pour remplacer égalité/fraternité par flexibilité/sécurité. Cinq ans d’un parlement godillot comme au temps du gaullisme triomphant. Même les VIP, les caciques, les indéboulonnables, les vieux de la vieille, emportés par le courant porteur de la macromania. Rien n’y a fait, autant lutter contre le Fromveur à la godille au large d’Ouessant par une nuit sans lune dans une mer sans fond, vous connaissez la suite.
- Oui mais, y’a un second tour m’sieur le cénobite.
- Que nenni madame Michu, pas de second, pas plus que de deuxième et encore moins un troisième tour social. La résistance est réduite à quia, les forces sociales sont KO debout, la CFDT a déjà son bureau à l’Elysée et FO se dit qu’avec la suppression de millier de fonctionnaires, ils vont perdre autant d’adhérents.
- C’en est donc fini maître .
- Mais non petit scarabée, il nous reste à turluter.

Bon, c’est pas tout ça, je dois aller faire un sort aux Caille-lait qui envahissent mes hortensias. Allez, portez vous bien et n’oubliez pas: vive le p’tit commerce.

Ne jamais dire fontaine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du structuralisme et de la bouillie d’avoine réunis,  bonjour ! Nous sommes le Dimanche 11 juin 2017, c’est le 23è jour de Prairial dédié au ubu-ulule_2.jpg-300x168chèvrefeuille. Pour les adeptes de la pataphysique, cette date est importante car le 11 Juin 2017 est en réalité le Mercredi 25 Merdre 144 apparition d’Ubu roi. Par chez nous, certains vont célébrer les Majan (du vieux breton Maiian). Je vous conterai un de ces jours les aventures de Majan qui a laissé son nom à une très jolie fontaine non loin d’ici (aujourd’hui en fort mauvais état) que l’on nomme encore Feuteun ar Boan Benn, (la photo ci-dessous est de F. Trebaol) fontaine du mal de tête, qui était ce pourquoi on la fréquentait. On dit  « qu’il était un Breton de Grande Bretagne qui vint en Armorique avec sa famille. Il fontaine Trebaol F.avait trois enfants : Gouenou, Majan et Tudona . Majan construisit son monastère sur les bords de l’Aber Benoît non loin de Castellum, aujourd’hui Castelloroup. Mais le diable dénommé Urkan, n’est jamais bien loin. Déguisé, il semait la discorde dans le monastère. Il fut démasqué par Hervé, un barde aveugle et fut jeté du haut de la falaise de Trouzilit dans l’aber. Depuis un vieux hibou hulule ici au clair de lune « Hurkan ! Hurkan ! ». L’histoire de l’auge de Majan est fort divertissante et me fut contée par un vieux pilhaouer lors d’une veillée dans les monts d’arrée (naaan, j’déconne !) j’ai lu ça dans un grimoire vermoulu. Mais, c’est aujourd’hui dimanche, jours d’élection, voici des roses blanches pour le petit Macron…

Allez, merci à vous, portez vous bien et à bientôt peut-être.