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Ne vous mariez pas les filles…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des confessions de saint Augustin et du veau Marengo réunis, bonjour ! Nous sommes bien le Jeudi 02 mai 2019, treizième jour de Floréal dédié au bâton d’or (c’est une sorte d’espèce de genre de giroflée), jolie plante qui fleurit au printemps sur les vieux murs où elle épanouit ses fleurs jaune orangé d’une odeur délicieuse, recherchées par les abeilles. Si je vous dis qu’il s’agit d’une plante  de la famille des Brassicacées qui inclut les giroflées, dont beaucoup sont originaires de Macaronésie, ça vous la baille belle non ? (La Macaronésie est un ensemble d’iles à l’Ouest de l’Afrique et de l’Europe, dans donjon de Barnard castell’océan Atlantique, composé des Açores, de Madère, des îles Canaries et des îles du Cap-Vert.) Ne pas confondre avec la macronie qui est un territoire perdu de la cinquième république. Encore que je soupçonne certains d’entre vous de faire semblant de prendre la Macaronésie pour un pays de nouilles comme d’autres prennent l’Helvétie pour une lanterne… Oyez donc cette histoire: « Dans un château de la profonde Ecosse, vivait une jeune fille éprise d’un beau jeune homme. C’est comme cela dans les contes; c’est jamais un laideron qui veut se faire un gros moche. Malheureusement le père de celle-ci lui dédiait un autre mari. Elle se morfondait, enfermée dans les hauteurs du donjon (ici celui de Barnard castel dans le comté de Durham) pendant que le bel amoureux projetait de la délivrer. Elle devait, pour lui donner son accord, jeter une fleur de bâton d’or qui poussait sur les murs de la tour. Mais se penchant trop fortement la jeune fille tomba au pied du donjon et de son prétendant réunis… » Moralité: ne vous mariez pas les filles comme disait Boris Vian.

https://youtu.be/XTGxdLGR9Zs

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

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MERCREDI 1er MAI 2019.

 

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l’ésotérisme de jardin…

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Amis de l’ésotérisme et de la lessive St Marc réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 25 avril 2019, sixième jour de Floréal dédié à l’ancolie dans le calendrier républicain. Or donc, c’est le jour de l’ancolie, Aquilegia pour les savants et qui provient du latin aquila qui signifie « aigle ». Les anciens botanistes appliquaient ce nom à ancolie des jardinsl’ancolie commune des jardins dont ils comparaient les éperons aux serres et au bec de ce rapace. Nos joviaux jardiniers la nomment aussi les gants de Notre-Dame c’est d’actualité, mais attention si vous comptez l’utiliser dans vos salades, elle contient de l’acide cyanhydrique. Néanmoins soyez indulgent envers ceux qui vous diront qu’en réalité nous sommes le vendredi 6 Palotin 146 – Ste Oneille, gourgandine; ce sont des pataphysiciens. Quand aux bretons bretonnants de Cornouaille et de Léon, ils sont persuadés qu’aujourd’hui marque la St Gourloez…

Mais, le calendrier du facteur lui, indique bien St Marc. Il faisait partie de la bande des quatre évangélistes et on le Arcane-Arcana-21-monde-world-192x300trouve représenté par le lion sur l’arcane 21 du tarot: Le Monde. En fait, on devrait dire la carte 22, considérant qu’il existe une carte non numérotée dans le jeu. Ce bestiaire ( l’ange pour Matthieu, l’aigle pour Jean, le taureau pour Luc et le lion pour Marc.) entoure aussi le fameux carré magique  dit du Notre Père : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS que ceux qui ont des yeux voient, que ceux qui ont des oreilles entendent… Que tous pensent, trouvent… mais se taisent ! Voila pourquoi votre fille est muette ! On suppute que Marc termina sa vie à Alexandrie, en Égypte. Il est en tout cas présenté comme le fondateur de l’église locale et c’est 220px-Grenoble_-_Sator_02dans cette ville que sera vénérée plus tard sa dépouille. Au IXe siècle, des marchands vénitiens volent ses reliques présumées et les transportent dans leur cité. C’est ainsi que l’évangéliste et le lion, son symbole, sont devenus les emblèmes de la Sérénissime République (d’où, la fameuse place St Marc et sa non moins fameuse basilique).

Tout cela est fort abscons pour un jeudi d’avril; je m’en vais donc reprendre une activité normale. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

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Amis de la tradition et du café-cognac sans café, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 24 avril 2019, c’est vous dire que les choses ne traînent pas et c’est le cinquième jour de Floréal dédié au rossignol. Ah, Luis Mariano ! Vous vous souvenez: il était une fois, une fille de roi, au cœur plein de tristesse…

Aujourd’hui, une pensée émue, et néanmoins cinéphile, pour Jean VIGO disparu trop jeune pour avoir pu donner toute la mesure de son talent.. Le 24 avril 1905, naissance de Jean VIGO à Paris. Cinéaste libertaire, (fils de 0 de conduitel’anarchiste Eugène VIGO dit Miguel ALMEREYDA). Son enfance, misérable, est durement marquée par les activités de son père et ses fréquents séjours en prison. A la mort « mystérieuse » de celui-ci dans sa cellule, en 1917, (et le scandale politique qui s’en suit), Jean n’a que 12 ans, et est déjà atteint de tuberculose. C’est grâce à sa rencontre avec Lydou, fille d’un industriel polonais, qu’il peut entamer sa courte vie de cinéaste engagé. En 1930 son premier film voit le jour : « A propos de Nice ». Il s’agit d’une virulente satyre sociale. En 1933, il tourne « Zéro de conduite ». Ce film est immédiatement interdit par la censure pour « Eloge de l’indiscipline et atteinte au prestige du corps enseignant ».

Un autre film « Evadé du bagne », censé retracé la vie d’Eugène Dieudonné, restera en projet, et ne pourra être tourné, et c’est « L’Atalante », tourné début 1934, qui voit le jour. Jean VIGO est déjà très malade. Mais, sous des prétextes commerciaux et par peur de la censure, le film ne sortira pas dans sa version intégrale. Ah, le géantisLatalantesime Michel SIMON ! La Gaumont ira même jusqu’à remplacer la musique du film que l’on devait à Maurice Jaubert par une chanson à succès de Lys Gauty « le chaland qui passe ». C’est Henri Langlois de la Cinémathèque Française qui, dans les années 50 tentera de restaurer ce qu’il restait du film. Jean VIGO est membre de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires à partir de 1932, il continua à fréquenter les libertaires (et notamment Jeanne Humbert qui était sa « marraine laïque »). Sa carrière de cinéaste sera stoppée par la maladie, il meurt le 5 octobre 1934, âgé seulement de 29 ans; ma doue benniget !

Allez, merci pour la visite, repassez quand vous voulez, c’est ouvert tous les jours. En attendant, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’aubépine dorsale…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la phylogénétique et du rougail saucisses réunis, bonjour ! Vous voudrez bien noter, chers lecteurs, que nous sommes le Mardi 23 avril 2019, autrement dit le 4è jour de floréal dédié à l’aubépine; aubc3a9pine-de-bouquetot-carte-postale-ancienne-1907-300x192comme celle-ci à Bouquetot dans l’Eure, et que l’on dit la plus vieille de France, puisque plantée en 1355 au début du règne de Charles V pour célébrer le rattachement de la Normandie à la France…. Ah l’aubépine, celle la même qui vient souvent au secours des mauvaises contrepèterie; vous savez, cet art qui consiste à décaler les sons que débite notre bouche…

C‘est une fleur qui illumine nos talus de la plus belle façon. Que n’a t-on raconté sur cet arbuste si décoratif… Son bois était parait-il le mieux adapté pour fabriquer les pieux qui convenaient pour se débarrasser aubépinedes vampires. Sa facilité d’hybridation fait qu’on en recense plus de 1200 espèces. D’ailleurs, un jardinier espagnol, Miguel Sulcudor, de la ville de Vigo, s’était passionné pour les greffes sur les aubépines. il greffait de l’aubépine rose, du poirier, du néflier, en mélangeant sur un même arbre ces variétés. Il produisait ainsi des arbres qui donnaient des fruits d’un côté et des fleurs de l’autre. Il réalisait aussi des greffes en écusson sur un même tronc en panachant aubépine rose, poirier, néflier, ce qui donnait des arbres où chaque branche était différente. Il donna à ces créations le nom de Sulcudus et plusieurs dizaines de ce type d’arbres furent plantées dans les différents parcs et jardins de la ville. Faute d’entretien, beaucoup de ces arbres ont dégénéré et seul subsiste le greffon d’aubépine rose qui a supplanté le reste ; néanmoins, on peut encore admirer quelques magnifiques spécimens de Sulcudus dans le parc de Pontevedra où chaque année au mois de mai, ces arbres se couvrent de fleurs roses et blanches (aubépine et poirier) bonsaïet qui dès août produisent profusions de belles poires pour le bonheur des promeneurs. En France, des greffeurs amateurs se sont inspirés des créations de Miguel Sulcudor et l’on peut trouver, notamment en Bretagne, sous le nom de « Soulcoudus » des aubépines donnant plusieurs sortes de fleurs et de fruits sur un même arbre. Voilà pour la petite histoire de l’aubépine qui a séduit Marcel Proust lui même dans «  A la recherche du temps perdu »: « je revenais devant les aubépines comme devant ces chefs-d’oeuvre dont on croit qu’on saura mieux les voir quand on a cessé un moment de les regarder … ».

Et puis, si le cœur vous en dit, vous pouvez vous lancez dans la culture de l’aubépine bonsaï, c’est très zen ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

My Buddy is Rich…

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Amis de la concorde universelle et du pâté en croûte réunis, bonjour ! Nous somme le Mardi 02 avril 2019,13è jour de germinal dédié à la morille. Ah, le filet de bœuf et sa sauce aux morilles… Un vrai péché filet-boeuf-morilles-300x225surtout si vous avez les moyens de l’accompagner d’un Margaux. Sinon, un Corbières fera parfaitement l’affaire. La cuisine et le jazz ont ceci de commun qu’ils ont chacun(e) leur propre batterie… Le cœur a ses raisons que la raison ignore dit-on; et bien, le jazz a ses batteurs que le public méconnaît. Bon d’accord, je vous l’avoue, c’est un peu tiré par les cheveux mais, ce matin, le démarrage est un peu difficile, les bougies de préchauffage rechignent à la tâche et dans ces cas là, les vieux diesels toussent un peu.

Bernard « Buddy » Rich est né à Brooklin, USA, et est décédé un 2 avril en 1987. C’était un batteur de jazz et, je prends le risque de dire quebuddy-rich D c’était le plus grand qu’on ait jamais connu mon aïeule et moi. Cet autodidacte était réputé pour sa technique, sa puissance, sa vitesse et son habileté à improviser. Il est né dans une famille juive de New York. Son père découvrit que Buddy était familier avec le rythme, car il était capable de battre de façon rythmée à l’âge d’un an. Sa plus grande qualité était son habileté et sa rapidité sur des doigtés frisés comme disent ceux qui connaissent la musique. (alternance : un coup main gauche, un coup main droite).

En 1937, il commence à jouer du jazz avec Joe Marsala, puis avec Bunny Berigan (1938), Artie Shaw, Tommy Dorsey, Benny Carter (1942), Harry James (1953-1956), Les Brown, Charlie Ventura, tout en accompagnant de célèbres groupes de musique. Il assiste aux débuts de Frank Sinatra, avec qui il fait un temps partie du Tommy Dorsey batterieOrchestra. Il va aussi jouer avec Art Tatum, au début des années 1950. À partir de 1966 jusqu’à sa mort, il va mener son propre big band, sa pièce la plus connue est l’arrangement de West Side Story. En tant que meneur de groupe, il était réputé pour son caractère explosif. Sur son lit de mort, une infirmière lui aurait demandé s’il était allergique à quoi que ce soit. Il aurait répondu : « Oui, à la musique country ! » Il est enterré au Westwood Village Memorial Park Cemetery à Los Angeles, Californie. Avant sa mort Buddy Rich légua sa batterie à Armand Zildjian le directeur de la célèbre marque de cymbales Zildjian. M.Zildjian vient rendre visite a Buddy sur et il lui dit : « j’ai ta batterie Buddy. » Buddy lui répondit : « Tu en prendras soins Zildj’. » Il mourut le lendemain.

Allez, ne vous découvrez pas d’un fil, portez vous bien et à demain peut-être

Les sanglots longs…

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Amis de la Grèce antique et du jambon macédoine réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 mars 2019, dixième jour de Germinal dédié au greffoir, petit canif bien connu des jardiniers.

Pour ma part, j’ai choisi de me souvenir de Paul Verlaine, pour son génie et aussi parce que il est né un 30 mars en 1844 et c’était à Metz. Il est décédé un 8 janvier 1896 à VerlaineParis. Précurseur du symbolisme, le poète a inventé au fond de sa déchéance les quatrains les plus musicaux de notre langue. Avec Rimbaud, compagnon de misère, il représente une figure caractéristique de son époque, le poète maudit. Ici, on le voit photographié par Dornac dans un café de Mouffetard et buvant une absinthe. Ecoutez Léo Ferré dans une version jazzy de la chanson d’automne…

Tiens, à ce propos, connaissez vous ces gens là ? On les appelle les  artémophiles (du nom de la plante en latin Artemisia absinthum). Ce ne sont pas des buveurs invétérés d’absinthe comme Verlaine, mais des collectionneurs à la recherche de tout objet appartenant à l’univers de l’absinthe. Qu’il s’agisse de ces fameuses buveur-dabsinthe-204x300cuillères perforées pour tenir le sucre, des verres qui marquent la dose, des fontaines à absinthe, des  affiches sur l’absinthe, des cartes postales d’époque, des pyrogènes de marque, de catalogues des fabricants…  En chinant dans les brocantes et les vide-greniers, il est encore possible de dénicher des cuillères, des verres, des fontaines, des topettes ainsi que de nombreux objets au nom de cette boisson bannie. Bref ils donneraient n’importe quoi ou presque pour toutes ces reliques témoins de l’époque de la Fée verte. A gauche ci-dessus: le buveur d’absinthe – Picasso 1903.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un pique-nique à Cézembre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’ésotérisme et de la soupe de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 29 Mars 2019, neuvième jour de Germinal dédié à l’aulne. C’est une date qui mériterait un jour férié: Le 29 mars 1880, le ministre de l’Instruction publique Jules Ferry prend deux décrets par lesquels il ordonne aux Jésuites de quitter InaEdu06607l’enseignement dans les trois mois. Fervent républicain athée et franc-maçon issu d’une famille de libres penseurs de Saint-Dié (Vosges), Jules Ferry donne aux enseignants des congrégations catholiques le même délai pour se mettre en règle avec la loi ou quitter aussi l’enseignement. Ces mesures viennent en réaction aux excès de la loi Falloux, votée trente ans plus tôt sous la IIe République, qui accordait aux congrégations religieuses une liberté totale d’enseignement.

Tout à fait autre chose.

Dans les années 480, un 29 mars, naissance de celui qui allait devenir Saint Malo ou Saint Maclou si vous préférez mais ça fait un peu moquette. C’est un des sept saints Cézembrefondateurs de la Bretagne. Vous vous souvenez, c’était le trophée Jules Verne de l’époque. Ils arrivaient d’Irlande ou du pays de Galles sur leurs multicoques en granite de Landéda pour évangéliser les armoricains. Malo lui, il a débarqué à Cézembre. Vous connaissez Cézembre ? En face de Saint Servan, c’est la seule plage de la côte nord exposée au sud. Ah, les pique-niques à Cézembre avec… Oui bon, c’est une autre histoire! Il grandit puis il devint grand, travailleur et intelligent, il fait le petit séminaire et il devient l’évêque d’Aleth. Plus tard, beaucoup plus tard, pour améliorer les recettes de la paroisse et face à la baisse inquiétante du denier du culte, il donnera son nom à St-Malo-300x225une marque de yaourt; il venait d’inventer le sponsoring. Avec son copain Saint Aaron, plus cénobites qu’anachorètes, il partage une vie érémitique du coté de la cité d’Aleth. C’est à dire qu’ils vivaient du RMI que leur versait les paroissiens sous forme de dons en nature. Il serait décédé pieusement un 15 novembre vers 620 à moins que ce ne soit 640; on ne sait pas exactement mais, il est mort depuis longtemps. Aujourd’hui sa statue a rejoint l’armée des saints de Bretagne dans la vallée éponyme de Carnoët (photo de N. Lepage). Avouez qu’il y a fort longtemps que je n’en avais pas parlé…

Voila pour aujourd’hui, en attendant un prochain billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Handy, dis lui oui…

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Amis de l’Amérique profonde et du beurre de cacahuète réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 28 mars 2019, huitième jour de Germinal, dédié à la jonquille dans le calendrier républicain, mais en réalité pour les pataphysiciens, le Vendredi 6 Clinamen 146 – St Ganymède, professionnel. Célébrons ce printemps en rendant un petit hommage à celui qui s’est autoproclamé « le père du blues ».

William Christopher HANDY.

Il est le créateur des célèbres Memphis blues et Saint Louis blues que l’on entend ici sur cette vidéo quhansel-mieth-jazz-trumpeter-william-christopher-handy-composer-of-the-st-louis-blues-playing-his-instrument-225x300i gratte comme un vieux bourbon. Il est décédé un 28 mars ce qui me donne l’occasion d’en dire quelques mots. Il était né dans l’Alabama, d’esclaves affranchis dit-on, et son père était pasteur. Comme beaucoup de bluesmen c’est dans l’église qu’il fit ses premiers pas de chanteur et de musicien. Copropriétaire d’une maison d’édition musicale à Memphis au début du XXè siècle, il a surtout eu l’idée de transcrire en partitions les blues qu’il entendait dans les quartiers noirs populaires et de les publier sous son nom. Ce rôle de diffuseur n’est pas à négliger même si sa légende dépasse la réalité. En 1958, un film s’empare de sa vie et son rôle est tenu par Nat King Cole lui même.

La publication en 1912 de la partition de Memphis Blues introduit son style de blues en douze mesures dans de nombreux foyers. En même temps, on le cite comme ayant inspiré l’invStatue-Handyention du pas de danse Fox Trot par Vernon et Irene Castle, un groupe de danse de New-York. Cette chanson est également considérée par beaucoup comme la toute première chanson de blues. La ville de Memphis, berceau du blues, a immortalisé Handy en donnant son nom à un parc et en lui érigeant une statue (que l’on voit ici à droite) en 1980 ainsi qu’en décernant chaque année les W.C. Handy awards du blues. Bien que lui même ait très peu enregistré, ses blues sont devenus des standards. Allez, on l’ajoute sans remords à notre galerie de portraits.(Il semblerait qu’au singulier comme au pluriel, on mette toujours un « S » à remords… Je n’en suis pas sûr.) Sources: La grande encyclopédie du blues de Gérard Herzhaft.

Allez, merci de vos fréquentes visites, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le combat des trente…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’histoire bretonne et de la froment-beurre réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 25 mars 2019, cinquième jour de germinal dédié à la poule.

C’est le 25 ou 26 mars 1351 que se déroula en Bretagne, entre Josselin et Ploermel, le fameux « combat des trente ». La rencontre eut lieu au « chêne de Mi-Voie ». En 1317, le duc Jean III réunit au profit de son frère aîné, Guy, les comtés de Tréguier et Penthièvre. Le 30 avril 1341, Jean III mourut sans héritiers directs. Son demi-frère, Jean de combat des 30Montfort marié à Jeanne de Flandre, et sa nièce Jeanne de Penthièvre, épouse du neveu de Philippe VI de France, Charles de Blois, revendiquent chacun pour son compte le trône ducal. Le parti de Blois est soutenu par la France, les grands seigneurs bretons, le haut-clergé, le pays Gallo et les principales villes du Trégor. Le parti de Montfort est soutenu par l’Angleterre, la petite noblesse, les recteurs et leurs paroissiens du pays bretonnant. Une trêve avait été signée. Mais au mépris de cette convention les anglais, sous prétexte de soutenir la cause des Montfort rançonnaient et pillaient la Bretagne. Les paroisses qui ne pouvaient payer étaient détruites, incendiées et saccagées.

En 1351, un baron de la Bretagne, nommé Jean de Beaumanoir, capitaine du château de Josselin, eut l’occasion de reprocher aux Anglais leur conduite odieuse et de s’écrier en s’adressant à Brembo, gouverneur de Ploërmel, place forte anglaise « Dieu soit Juge entre nous ! Que chacun de nous choisisse trente à quarante champions pour soutenir sa cause. On verra de quel côté est le droit ». Les conditions de la lutte furent celles du « combat à volonté », c’est-à-dire que chacun des soixante champions eut toute liberté de se battre comme il combat-des-trente-la-stèlelui plairait, soit à pied, soit à cheval, avec les armes qu’il voudrait, sans autre obligation que d’observer dans ce combat les règles de la loyauté chevaleresque. Il est vrai qu’à cette époque là, on s’étripait élégamment entre gentlemen. Il existe encore un monument visible sur la commune de Guillac (56) et que l’on doit à l’ingénieur du corps royal des ponts et chaussées Jacques PIOU, inauguré le 11 juillet en 1819 par le Comte de Coutard, Lieutenant-Général des armées du roi, sur lequel le nom des trente combattants bretons y est gravé.  Cette bataille ne résout rien, mais la chronique de Froissart en a fait le modèle des exploits de chevalerie, et la célèbre Ballade des Trente,(stourm an tregont) que La Villemarqué publiera en 1838 dans son Barzaz Breiz, non sans avoir plagié un poème basque, s’achève ainsi : « Il n’eut pas été l’ami des Bretons, celui qui n’eut pas applaudi dans la ville de Josselin en voyant revenir les nôtres, des fleurs de genêt à leurs casques ». C’est ainsi que se bâtissent les mythes et légendes.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.