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Les escaliers de la butte…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la géologie et du rougail saucisse réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 10 janvier 2018, 21è jour de nivôse dédié à la carrièrespierre à plâtre, autrement dit le Gypse. On l’a extrait pendant fort longtemps des fameuses carrières de Montmartre, dont le gypse fut exploité depuis l’époque gallo-romaine et transformé par les nombreux fours à chaux de la butte Montmartre. Ils ont longtemps servi à confectionner le plâtre le plus fin et le plus réputé, tant pour la construction que pour les moulages : le « plâtre de Paris » ou « blanc parisien ».

À la fin du XIXe siècle, les carrières s’étendaient sur plus de 300 km de galeries. Le plâtre fut utilisé à grande échelle dans la capitale,18squarelouisemichel02 d’où le dicton Montmartrois : « Il y a bien plus de Montmartre dans Paris que de Paris dans Montmartre ! » Hélas, lors de la Commune de Paris, les carrières de Montmartre furent transformées en lieu d’exécution et en fosses communes. D’ailleurs, lors de votre prochaine visite, cheminez donc jusqu’au bout de la rue Ronsard, vous y trouverez le square Louise Michel ; c’était l’entrée des carrières. C’est au gypse que l’on doit ces merveilleuses concrétions sédimentaires que sont les roses des sables. Et puisque l’on parle de Montmartre, prenez deux minutes pour écouter « la complainte… »

Et voila, maintenant vous l’avez dans la tête pour toute la journée… Vous remarquerez que je fais court car les travaux des champs mobilisent mon temps libre. Chez vous, je ne sais pas, mais à Keramoal la nature est en avance de plusieurs semaines: Tout bourgeonne, les narcisses pointent déjà le bout de leur queue et mes hortensias sont repartis pour un tour… Le réchauffement madame Michu!

En attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être.

En sortant de l’école…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’école émancipée et du rôti Wellington réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 04 janvier 2018, 15è jour de nivôse dédié au Lapin… Ceux de keramoal ont mystérieusement disparus et les pelouses sont un peu tristes.

 
Une pensée pour Henri Portier.

Le 04 janvier 2007, décès d’Henri PORTIER, il était né à Lorient le 15 février 1941. Anarcho-syndicaliste, pacifiste, antimilitariste et libertaire, historien du mouvement Freinet.
J’avais fait sa connaissance dans les années 70 lors d’un séminaire le bohec Gsur l’école émancipée. Un type passionnant que m’avait présenté Paul Le Bohec (ici à gauche), autre grand pédagogue, pratiquant et vulgarisateur des méthodes de Célestin Freinet. Etudiant à l’Ecole Normale de Vannes, il prend part à un mouvement de grève générale contre la guerre d’Algérie. Il soutiendra ensuite l’initiative de Louis Lecoin pour l’obtention du statut d’objecteur de conscience. Militant syndicaliste, il représente dès 1962 la tendance de « l’Ecole émancipée » au sein de la « Fédération de l’Education Nationale », puis milite à partir de 1966 à « l’Union des Anarcho-Syndicalistes » (U.A.S). Professeur d’histoire, il s’installe à Apt en 1980 et va dès lors participer pleinement aux activités du CIRA de Marseille en portierparticulier à la constitution de la vidéothèque anarchiste. Membre de l’Institut Coopératif de l’Ecole Moderne (ICEM) du mouvement Freinet, il devient l’historien du mouvement, faisant notamment redécouvrir plusieurs films et réalisant en 1996 un documentaire « Le mouvement Freinet ». Il est également l’auteur d’une brochure « Cinématographe et mouvement Freinet » (1989), et de nombreux articles parus dans les journaux « L’Ecole émancipée » ou « Le Monde Libertaire ».
Victime d’un arrêt cardiaque, il meurt à Apt le 4 janvier 2007 alors qu’il allait avoir 66 ans. Sources : Ephémérides anarchistes.

Ces types là doivent se retourner dans leur tombe en entendant certains (j’ai les noms) parler honneur et discipline, prôner le retour à l’uniforme, la levée du drapeau et autres billevesées… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Bloavez mad…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des années bissextiles et de la pizza trois fromages réunies, bonjour ! Nous nous retrouvons donc en ce Lundi 1er janvier 2018 dans les vapeurs à peine dissipées de cette nuit d’ivresse pour un carte-de-voeux-bigoud-up-marylinnouveau parcours. Après moult hésitations, le cénobite a décidé de poursuivre cette aventure à laquelle vous êtes forcément associés. Pas de lecteur, pas de blogueur, aurait dit mon aïeule qui ne voulait jamais s’en laisser compter… Nous sommes le 12è jour du mois de nivôse dédié à l’argile. J’écoutais cette étonnante chanson « Le clown » qui m’a fait penser au blogueur parfois; pianotant de quelques doigts sur le clavier de son ordinateur sans trop savoir s’il serait lu ou pas… Je m’associe à notre charmante bigoudène pour vous souhaiter une bonne année. Bloavezh mat d’an holl.

Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas Giani Esposito, rappelons que Gianni Sandro Esposito est né en1930 en Belgique, d’une mère française et d’un père italien. En tant que comédien, il devient, dès 1952, l’un des éternels seconds rôles du cinéma français (notamment dans French Cancan). Lors de ses débuts dans la chanson, il passe à La Rose Rouge et à L’Écluse. Le succès vient Gianniavec sa chanson Le Clown en 1957.  Plus tard, au début des années 70, il fait la rencontre de Ersie Pittas, la nièce du metteur en scène grec Cacoyannis (réalisateur de Zorba le Grec) qui étudie à Paris l’histoire de l’art et la danse. Il quitte son épouse Pascale Petit et sa fille Douchka Esposito pour s’installer avec Ersie dans un studio à Saint-Germain-des-Prés. Ils montent ensemble un spectacle dans lequel il dit des poèmes et chante tandis que Ersie danse. Ils seront d’ailleurs en tournée pendant près de deux ans avec ce spectacle. Atteint d’une hépatite virale, Giani Esposito meurt, prématurément, le 1er janvier 1974 à Neuilly-sur-Seine à l’âge de 43 ans.

Allez, c’est reparti pour un tour, pour une année et, si tout va bien, pour 365 nouveaux billets. En attendant vous pouvez toujours relire les anciens. Portez vous bien et à demain peut-être.

Ah, les beaux jeudis…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de Luke Skywalker et de la piste aux étoiles réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 18 décembre 2017, 28è jour de frimaire dédié à la truffe. En vérité on pourrait croire qu’il s’agit de la saint Georges Lucas à voir les milliers d’adeptes de cette secte étrange, vêtus de déguisements improbables, faire la queue devant les cinémas de quartier pour vénérer les dernier opus de leur grand maître; même si ce dernier  n’est plus à la réalisation: Ah les beaux jeudis. Hein, non, c’est pas cela ? Ah oui, ça me revient: les derniers jeudis.

Allez tiens, puisque nous avons une nouvelle miss France et en mémoire d’une militante pour l’égalité des sexes avant l’heure. Le 18 décembre 1922, mort de Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878. Qui se souvient de cette femme, Libre penseuse, anarchiste, féministe? Elle fut la compagne du sculpteur Henri Godet libre penseur et Franc-Maçon. Elle même suivra les traces de Maria Deraismes (qui créa « Le droit humain ») et Madeleine Pelletier ou Louise Michel en nellyroussel05-179x300fréquentant « La Grande Loge Symbolique Ecossaise ». Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l’idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l’indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes. l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement.

Tiens, ça me revient comme un pâté chaud, c’est pas les jeudis, c’est les jeux d’ail. D’ailleurs, il conviendrait de dire les jeux d’aux. Les derniers jeux d’aux, ça aurait de la gueule non ? Allez merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’arbre d’Osiris…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la jocrissade et des langoustines mayonnaise réunies, Bonjour ! Nous sommes le Vendredi 08 décembre 2017, 18è jour de Frimaire dédié au lierre. Le lierre est très tôt considéré comme symbole de l’immortalité. Notamment en Égypte, ou il est généralement appelé « Arbre d’Osiris ». Sans doute que sa capacité lierre-jakezc-fotolia-384143-300x200à vivre quatre siècles n’est pas étrangère à cette appellation. Jadis, les femmes tiraient parti de l’abondance du lierre grimpant sur les vieux murs, en utilisant par exemple ses feuilles broyées pour leur lessive. Le lierre contient en effet des saponines au pouvoir lavant et moussant. Par ailleurs, il ravive les couleurs des fibres naturelles. Mais le lierre a aussi des propriétés médicinales. Amies lectrices, on me dit que c’est excellent contre la cellulite ! Si son emploi par voie orale est limité par sa toxicité, notamment celle de ses baies, et l’usage en tisane fortement déconseillé; les cataplasmes détendent la peau, calment les tensions et réduisent les capitons de façon assez spectaculaire.

Mon aïeule faisait bouillir 100 g de lierre dans 2 litres d’eau plusieurs minutes.  Le jus ainsi obtenu pouvait alors être utilisé en tant que liquide vaisselle. C’est pas «développement durable» ça, mes body  boys ? Par ailleurs il parait que  le lierre est une plante dépolluante ! Cette découverte a été faite  à la suite d’études menées dès 1980 par le Dr Bill Wolverton de la Nasa. Ces études portaient sur le photo-pothosrecyclage de l’air dans les navettes spatiales et ont permis de découvrir que le lierre a la capacité de dépolluer l’air de façon significative. Il filtre notamment le formaldéhyde, le toluène, le trichloréthylène et le monoxyde de carbone dégagé par le chauffage ! Bon, si vous n’avez pas d’Hedéra Helix (lierre) à portée de la main, installez un Ficus ou bien encore un Pothos. Tous les chercheurs s’accordent sur son efficacité. Ce petit philodendron – absorbe aussi bien le formaldéhyde, le toluène que le monoxyde de carbone… Ultra résistant, il n’a besoin ni de beaucoup d’éclairage, ni de beaucoup d’eau, il se taille régulièrement pour gagner en beauté et en vigueur. …

En tous cas, portez vous bien et à demain peut-être.

Jaoua, qu’est-ce que tu fais là.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’histoire ancienne et de la galette de Pleyben réunies, bonjour ! Nous somme le Samedi 02 décembre 2017, 12è jour de Frimaire dédié au Raifort. Mon aïeule, pour qui la pharmacopée n’avait aucun secret, en faisait une mixture qu’elle nous imposait en inhalation en cas de gros rhume. Le nez au dessus d’un bol de cette préparation improbable, un linge par dessus la tête… Je vous assure que ça vous dégageait les canalisations en deux temps trois mouvements.

Chez nous, on célèbre (ou pas) les Tadeg. On peut lire aussi, Tudeg, en tout cas, cela vient du vieux breton « tad » le père… Mon arrière grand-père se faisait appeler Tadig, petit-père. Tudeg a laissé son nom à la commune de Landudec en pays bigouden où il est invoqué contre la surdité (hein?). Mais l’histoire de ce saint, plus ou moins légendaire, se déroule plus haut en Cornouaille du côté du statue-TudegFaou. En effet, le seigneur du coin le fit assassiner en compagnie de son compagnon Jud alors qu’ils célébraient la messe.(à droite une des rares statues de St Tudeg, ici à Poullaouen) Le seigneur du Faou donc, voyant sa cote diminuer dans les sondages, imaginât de mener campagne en stigmatisant ces étranges étrangers qui débarquaient avec leur religion sans oublier le bruit et l’odeur… Il se répandait dans tout le canton en haranguant la foule : avec tous ces immigrés, la délinquance augmente ! A cette allure là, bientôt l’Armorique sera chrétienne. L’Armorique aux gaulois. Halte aux flux migratoires… Bref, autant de slogans qui flattaient les bas instincts de la populace. (C’est pas aujourd’hui qu’on verrait des choses pareilles, madame Michu). Puis, in fine, de la parole aux actes, il décida d’en finir définitivement avec deux de ceux là…

C’est Jaoua, un autre saint homme, qui fit rendre grâce au puissant seigneur du Faou qui avait massacré Tadec et Jud en le condamnant à ériger une abbaye qu’il devrait financer pour expier son double  c3a9pc3a9e-jaouacrime. D’où l’expression daou laz (double meurtre en breton). Aujourd’hui, l’abbaye de Daoulas est devenue un haut lieu de l’expression culturelle en Bretagne. Mais si l’on en croit les experts de l’expertise, L’abbaye de Daoulas ne fut créée qu’au XIIè siècle soit cinq ou six cent ans après l’existence présumée de Tadeg. Personnellement je pense que Daoulas vient plutôt de Daou glaz que l’on pourrait traduire par deux ruisseaux, comme la « Mignonne » et le « Lézuzan » qui confluent sur cette commune. Jaoua, qu’est-ce que tu fais là ? est-on tenté de murmurer en le rencontrant dans la vallée des saints réalisée par Goulven Jaouen, dans un granit de Louvigné-du-Désert.

Un millénaire s’est écoulé et, mêmes causes, mêmes effets… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Une île…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tradition celtique et de la vieille (le poisson) au four réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 30 novembre 2017 et on annonce les premiers flocons. Comme le disait mon aïeule, toujours généreuse en termes de dictons: « Neiges de Saint André voient le cénobite se les geler ! ».

Aujourd’hui, les britophones vont célébrer Tugdual, un des sept saints fondateurs de la Bretagne selon la police, beaucoup plus selon les pèlerins. Les historiens n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur le nom lui même, était-ce Tugdual, Tudy, Tutuarn… Allez savoir, en Bretagne c’est bien connu, un saint peut en cacher ile_tristan_en_vue_aerienneun autre. La légende veut qu’il soit venu s’échouer quelque part au fond de l’aber Wrac’h aux alentours du VIè siècle, accompagné de soixante dix de ses potes pour évangéliser l’Armorique. Personnellement j’ai opté pour l’orthographe Tutuarn et je l’installe dans un ermitage sur l’île Tristan qui va donner naissance à Douarnenez, Tutuarn enez, l’île de Tutuarn. Bon d’accord, ça m’arrange, mais ce n’est pas plus incongru que d’en faire un Bigouden du côté de Loctudy. D’ailleurs, familièrement en breton Tugdual est généralement désigné sous le nom de Pabu et le Trégor est parsemé de chapelles qui lui sont dédiées. Cette tradition vient sans doute du fait qu’il est censé avoir été pape (Pabu: le père); alors pourquoi pas Tutuarn. En tout état de cause, il est revenu mourir à Tréguier un 30 novembre 563, j’ai pas retrouvé à quelle heure…

L’île Tristan est connue par ailleurs pour avoir hébergé le tristement célèbre bandit de grands chemins Guy Eder de la Fontenelle. En 1595, il s’installe sur l’île où il loge sa garnison (entre 700 exJean_Richepin_-_La_Chanson_des_gueux.jpg.pagespeed.ic.-IomDdyINOt 800 hommes). Continuant ses pillages, La Fontenelle entasse son trésor sur l’île Tristan des années durant. Capturé puis exécuté au début des années 1600, le pirate laisse derrière lui son trésor et son île. Personne, à l’heure actuelle, n’a pu faire main basse sur ces richesses. Enfin, une autre version de la légende raconte que La Fontenelle aurait, pour tromper ses adversaires, enfouit son trésor dans le vallon du Ris, et que l’on retrouverait encore des petites parcelles d’or dans le ruisseau qui coule jusqu’à la plage. C’est aussi sur cette île que résida le poète Jean Richepin auteur de La chanson des gueux qui lui valut moult déboires et qui débute ainsi:

Venez à moi, claquepatins,
Loqueteux, joueurs de musettes,
Clampins, loupeurs, voyous, catins…
…Je suis du pays dont vous êtes:
Le poète est le Roi des Gueux.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Cor une p’tit’ goutte…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’oxymoron* et du pudding aux carottes réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 29 novembre 2017, 9è jour de frimaire dédié au genièvre. Cette boisson à base d’alcool de grain était très genièvreconsommée au siècle dernier notamment dans le Nord de la France. Voici ce qu’en disait François-Joseph Grille en 1825 après avoir visité cette région : « Ajoutons que dans les arrondissements formés de l’ancienne Flandre, on fait abus de liqueurs fortes ; de là, disent les docteurs, viennent des maux sans nombre que la sobriété seule peut réparer. Ainsi, dans ces contrées, le genièvre et l’humidité se disputent le triste honneur de moissonner plus cruellement une population imprévoyante.» Au Québec cette boisson est appelée gros gin…d’où l’expression gros gin comme devin; mais naaaan, j’rigole!

* mais si, vous savez: Cette obscure clarté qui tombe des étoiles (Corneille – Le Cid)

A ne pas confondre avec le Lambig breton qui lui est une eau de vie de cidre pesant facilement 70° à la sortie de la bouillote (l’alambic). Les indications thérapeutiques du genévrier sont nombreuses, ce qui n’est pas étonnant, car son emploi remonte à l’Égypte antique, voire alambicavant, et il a persisté à travers les siècles sans jamais défaillir. Les baies sont particulièrement utiles pour soigner l’arthrite, la goutte et toutes les maladies rhumatismales. D’ailleurs, à cet égard, la cure de genièvre est à l’automne ce que la cure de pissenlit est au printemps. Il s’agit d’un traitement fort connu en Europe. Il semblerait qu’à la longue, cette double cure ait pour effet d’augmenter la mobilité des membres et d’atténuer leur raideur; alors que le Viagra lui, c’est le contraire… Tiens, j’en profite pour corriger une erreur fréquente: dans les textes, le bouilleur de cru est le récoltant, le bouilleur ambulant est le distillateur qui se met au service du premier.

Allez, cor’ une p’tit’ goutte, merci de cette visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Du vin et de la musique. What else ?

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Amis de la méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 24 Novembre 2017, quatrième jour de Frimaire, dédié à la nèfle. Vous n’allez pas me croire mais, dans certains calendriers, ce 4 du mois de frimaire est consacré à Saint Pourçain; moine qui aurait laissé son nom à la commune de St- Les-Deux-Clochers-Saint-Pourçain-2013Pourçain-sur-Sioule dans le département de l’Allier. J’ai une tendresse particulière pour ce vin de pays qui mériterait une meilleure réputation, notamment le rouge. On le trouve à des prix très raisonnables et son assemblage de Gamay et de Pinot noir, alors que le blanc est vinifié à partir du Tressalier, lui donne cette légèreté agréable. Une vingtaine de communes de part et d’autre de St-Pourçain-sur-Sioule sur les bords de l’Allier, ont le droit à cette appellation. Saint Pourçain fut ermite bien entendu. C’est à partir du VIe siècle que l’on trouve des traces de la ville dans l’histoire lorsque Porcianus ou Purcianus ou encore Portien, un ancien porcher dit-on, devint abbé d’un monastère établi à une date inconnue sur cette petite hauteur dominant la rivière.

Tout à fait autre chose.

Je voulais profiter de ce jour, pour rendre hommage à un grand, très grand artiste, quasiment oublié malgré tout ce qu’il a apporté à la musique et à l’ancêtre du jazz: LE RAGTIME. J’ai nommé l’illustrissime Scott Joplin. Et pour commencer, voici un air qui vous est forcément connu, (rappelez vous le film L’arnaque) quand bien même vous ne sauriez identifier son auteur.

Imaginez Harold LLYOD où encore Charlot et même Groucho Marx, ils ont tous utilisé le ragtime pour illustrer leurs films. Scott Joplin estscott Joplin né (croit-on) vers 1868 au Texas à Texarkana dans une famille pauvre issue de l’esclavage. Pauvre mais musicienne, ce qui permis à Scott de révéler très tôt ses talents. L’histoire raconte que Scott enfant, accompagnait sa mère qui faisait le ménage dans les maisons des Blancs et c’est ainsi qu’il découvrit le piano. Il y fera d’ailleurs allusion dans son opéra Treemonisha en 1911.

Voila, c’était juste un clin d’œil. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

C’est un petit bonheur…

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Amis de la complotitude et du lait ribot réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 23 novembre 2017, 3è jour de brumaire dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) et qui arbore cette jolie fleur moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au Lerouxbol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux. J’ai encore en souvenir celle que l’on incorporait obligatoirement au café après l’avoir moulu dans ce merveilleux petit ustensile aujourd’hui disparu… Hé oui, petit scarabée, parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais… Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel attendait la cafetière.

https://youtu.be/IOmZ_pF_XFI

Cela fait partie de la séquence « je me souviens » à la Perec ou encore de ces petits bonheurs collectés sur post-it et illustrés par un artiste nantais: A l’occasion d’une exposition de ses œuvres enp'tits bonheurs 2006, Patrick Marqué, a proposé au public de lui confier ses  » p’tits bonheurs « , en respectant ces quelques règles:

il doit s’exprimer en 7 mots maximum
il doit être reproductible
il doit s’inscrire dans le quotidien
il doit fonctionner pour tout être humain
il ne doit pas être préjudiciable à un autre être humain

Plus de cinq cents  » p’tits bonheurs  » furent ainsi accrochés dans la galerie. Patrick Marqué a déjà illustré une centaine de ces p’tits bonheurs qui sont parus aux éditions Le Polygraphe. Ces petits instants qui touchent à la perfection et que nous partageons tous dans notre mémoire collective, de « marcher pieds nus dans l’herbe » à « apprécier le côté froid de l’oreiller » ou, faire péter le papier bulle… Qui n’a jamais commencé à croquer un p’tit Lu par les quatre coins ?

Allez, voila de quoi occuper la journée. Portez vous bien et à bientôt peut-être.