Vous lisez actuellement la catégorieNon classé

Page 2 de 130

Un drôle de zouave…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chanson libertaire et du kougloff réunis, bonjour ! ChassinNous sommes le Lundi 07 janvier 2019, 18è jour de Nivôse dédié à la pierre à chaux. N’oubliez pas que c’est un 07 Janvier (2015) que des malades enturbannés massacrèrent l’équipe de Charlie-Hebdo. Oyez chers lecteurs la belle histoire d’un gars pas ordinaire. A la demande générale, j’m’en va vous kaoser d’un p’tit gars de la Butte. Le 7 janvier 1887, naissance d’Henri CHASSIN à Belleville (Paris). Poète, chansonnier anarchiste et antimilitariste. Décédé le 20 Juillet 1964, il repose au colombarium du Père-Lachaise, case 728.

Cet antimilitariste qui se présentait comme le petit-fils d’un Communard, savait de quoi il parlait. Après sept années passées sous l’uniforme militaire chez les « Zouaves », il est envoyé au front en 1914. Refusant de tuer, il déserte, mais est repris et envoyé pour cinq ans dans les bataillons disciplinaires d’Afrique à Sidi-Bel-Abbès. Il s’en évade à trois reprises, sans succès, il sera même un temps interné en hôpital vache_enragee-300x202psychiatrique. Il était auteur de poésies et de chansons engagées qu’il chantait dans les cabarets Montmartrois, il interprétait aussi les textes de Gaston Couté et d’Aristide Bruant. Il rejoindra le groupe de « La Vache Enragée » et prendra part aux activités de « La Muse Rouge ». On voit ici une reproduction d’un numéro de 1921 de « La vache enragée ». Conseiller municipal de la Commune libre de Montmartre il était le créateur avec Bernard Salmon, avec qui il avait reformé le groupe des Hydropathes, des matinées du « Tire Bouchon ». Il était également le président des Sauvagistes et des amis de Gaston Couté.

On retrouve son nom dans l’annuaire de la confrérie des chevaliers du taste-fesses: Membre ftaste-fessesondateur, doyen d’âge, triumvir du club des hydropathes et de l’aquadémie de Montmartre. Il est vrai qu’il est en bonne compagnie puisque on y trouve aussi, Boris Vian, Léo Campion, Jean Rigaux, et tant d’autres joyeux drilles. En 1927, il publiera un recueil de ses poésies « Machin de Belleville » et en 1933 il sera initié à la franc-maçonnerie à la loge Agni du Grand Orient de France à Paris. En 1920, il fut élu conseiller municipal de la commune libre de Montmartre avec 43 699 voix lors de la fondation de celle-ci. Il est mort en 1964.

Sacré bonhomme, on va lui faire une place dans notre galerie de portraits. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est bien ici ma terre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la neige en hiver et du Picon bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 03 Janvier 2019, 14è jour de nivôse et c’est le jour du grès. En vérité, je ne sais fichtrement pas de quoi je vais vous entretenir. Aujourd’hui par chez nous on célèbre Genovefa qui n’était autre que la sœur d’Edern. Edern, Saint Gallois (ou d’origine Irlandaise selon les sources) franchit la Manche pour venir évangéliser l’Armorique, en l’an 894, Cernunnos_Danemark_1-300x225et aborde la côte de Cornouaille (près de Douarnenez). Il fut à l’origine du « Plou » (paroisse) de Plouédern, puis, après s’être fixé un temps à Édern, bâtit son dernier ermitage à Lannédern. C’est à cet endroit que débuta la légende du Saint au Cerf; elle a inspiré une Gwerz (chanson bretonne) qui explique pourquoi Édern est devenu Saint et pourquoi il est si souvent représenté avec un cerf. Certains voient dans l’association de ces saints avec un cerf l’héritage de la tradition celte qui tenait la bête en grande vénération (le grand cornu). Les fêtes sont derrière nous, l’actualité ne m’inspire guère et, rien à glander today au club des métaphores comme le disait Léo Ferré. Ah, le métier d’échotier n’est pas une sinécure madame Michu !

Une fois que l’on a dit tout le bien que l’on pensait de ceux qui nous gouvernent; pesté contre les augmentations; vitupéré contre les brigands qui sont causes des guerres; accablé les mollahs, les rabbins, les curés, les pasteurs; asticoté les banquiers; étrillé glenmor-454x225les philosophes Germanopratins; tarabusté les pseudo-socialistes; vilipendé les pollueurs; turlupiné les patrons du CAC 40; blasphémé envers Allah, Jésus,Vishnu, leurs prophètes et tous les saints; dénoncé les républiques bananières; pleuré sur la retraite des vieux; récriminé la-justice-de-mon-pays; regretté le bon vieux temps d’avant que c’était mieux… Que reste t-il pour alimenter un blogue qui se veut quotidien sinon la poésie.

Voila pour aujourd’hui, méditez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Granit ou granite. Voilà la question…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la métempsycose et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour ! Voici donc le dernier jour de la dernière semaine de cette année 2018 qui n’en finit pas de disparaître… Dans notre calendrier républicain, c’est le 11è jour de nivôse, dédié au granite. A ne pas confondre avec Le Granit qui est une municipalité régionale du Québec (Canada) dans la région de l’Estrie. Son chef-lieu est Lac-Mégantic.

Ah, je vous vois venir, pointilleux que vous êtes. Granit (e) ! Non, il ne s’agit pas d’une faute d’orthographe ; le mot « granite » existe bel et bien. Mais il n’a pas la même signification que son homologue sans « e ». Le terme « granite » est issu de la géologie. Il s’agit d’une roche volcanique (ou « pavé 68magmatique plutonique ») qui a une composition chimique et minéralogique très précise. Le mot « granit », quant à lui, vient de l’italien « granito », signifiant « grenu » (ou granuleux). Granit est donc un terme commercial qui reprend l’ensemble des roches dures, grenues et non poreuses, quelques soient leurs natures minéralogiques. Des granites, calcaires, grès, gneiss, brèches et conglomérats sont donc repris sous l’appellation générique de granit. Malgré leurs différences géologiques, tous les granits sont reconnaissables grâce à la présence de grains de cristaux mais aussi à leurs effets pervers sur le casque d’un CRS. A gauche (si j’ose dire) sur cette photo de Jean Pottier il s’agit des pavés de Mai 68.

Je ne vous étonnerai pas en vous disant que ma préférence va au granite de Kersanton de la rade de Brest, très fin et très Site naturel protegedur – Gris bleuté. D’autres vont préférer le granite de Le Saint (56) plutôt blond; alors que certains vont apprécier Le gris de Moulin-Mer gris blanc. Et que dire du granite rose: La côte de Granit(e) rose s’étend de Trébeurden au sémaphore de Ploumanac’h. Vieux de 300 millions d’années, ce massif tire sa couleur du fort pourcentage de feldspath potassique qu’il contient. Heureusement pour l’office de tourisme, Ploumanac’h a rejoint Perros-Guirec lors de la création de la municipalité, en 1790. Toutes ces nuances se retrouvent dans les œuvres de vallée 02nos sculpteurs qui peuplent aujourd’hui la vallée des saints sur la colline de Quenequillec à 230 m d’altitude, dans la commune de Carnoët (Côtes-d’Armor). Car en effet, comme le dit Emile Vaillant, lui même sculpteur sur granite: «  La Bretagne a taillé dans le granite ses calvaires et ses saints et ceux-ci sont immortels ainsi que les dieux de l’Egypte antique. Ce n’est ni sur la pierre commune, ni sur l’airain, ni même sur le marbre, que les peuples doivent écrire leurs noms s’ils veulent le faire en caractères ineffaçables : c’est sur le granite, qui ne prend les empreintes que lentement et à force de peine, mais qui les garde.»

Et voila, Bloavez mad ha yech’ed mad d’an holl. Portez vous bien et à l’année prochaine peut-être.

Le chant des oiseaux…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la pyrotechnie à l’italienne et des ortolans à la provençale réunis, bonjour ! En ce Samedi 29 décembre 2018, outre le fait que nous approchons du moment fatidique où nous allons basculer vers 2019, nous honorons le 9è jour de nivôse du calendrier Républicain, jour consacré au Salpêtre (du latin Sal Petrae -le sel de la pierre). Le salpêtre, vous le mélangez à un peu de souffre et du charbon de bois et vous obtenez la poudre à canon. Ensuite, chacun fait ce qu’il veut…

Pour ma part, je vous invite à célébrer le jour anniversaire de la naissance de Pablo Casals. D’abord parce que j’adore le violoncelle et puis parce que j’aime beaucoup le personnage pour son engagement enCasals-300x200 faveur de la République et de la liberté, contre les dictatures, en particulier celle de Franco en Espagne. lors de la guerre civile, il va soutenir les républicains espagnols et va s’exiler en 1939. Apôtre de la paix, il était également un défenseur acharné de la Catalogne; dès 1933, il refuse de jouer en Allemagne; après guerre, il ne donne plus de concerts pour marquer sa désapprobation du laxisme de la communauté internationale envers le régime politique de Franco.

« Quand j’étais en exil, après la guerre civile, j’ai souvent fini mes concerts et festivals avec une vieille chanson populaire catalane qui est réellement une chanson de Noël. Elle s’appelle El Cant dels ocells, «Le Chant des Oiseaux ». Depuis lors, la mélodie est devenue la chanson des réfugiés espagnols, pleins de nostalgie »

— Pau Casal

C’est en 1887, âgé de onze ans, que le petit Pablo, après avoir étudié la musique auprès de son père dès l’âge de 5 ans au piano et avoir joué du violon, de l’orgue et de la flûte, tombe littéralement amoureux du violoncelle. Si son père a une chaire d’organiste à El Vendrell ville du berceau familial, celui-ci a toujours été pablo-casals Gfarouchement opposé à ce que son fils puisse avoir une vie de miséreux comme pouvait l’être à l’époque celle de la plupart des musiciens. Mais, dès l’âge de douze ans, le petit Casals touche ses premiers cachets en jouant régulièrement au Café Tost de Barcelone, l’endroit le plus à la mode du moment. Alors qu’il avait fait un premier voyage en 1912 à Saint-Petersbourg, à l’annonce de la Révolution Bolchevique en octobre 1917, il décide de ne jamais remettre les pieds dans ce pays tant que les principes fondamentaux de la démocratie ne seront pas établis.

Allez, encore un effort, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Stephen’s day…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la celtitude et de la Smithwick’s réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 26 décembre 2018, sixième jour de Nivôse dédié à la lave. C’est aussi le jour de la St Etienne, « Stephen’s day » pour les ultra-manchots. Tiens, à ce propos, le lendemain de Noël chez nos cousins d’Irlande, du Pays de Galles ou de l’île de Man subsiste encore la tradition de la « la an dreolinChasse au Wran » ou le « Roitelet ». Faut-il rappeler que le roitelet est l’oiseau sacré des druides avec qui il partage le nom d’origine Dryw en Gallois et Drew en breton. Les irlandais lui ont donné le nom de « druide des oiseaux » Dreoilin; d’où le nom de cette fête: là an dreoilin. Les gens se déguisent avec des vieux vêtements et se peignent le visage, portent des chapeaux de paille et voyagent de maison en maison avec des chants, de la musique et en dansant. Naguère en Irlande, les jeunes garçons et les hommes connus sous le nom de «The Boys Wren» allaient dans les bois. Ils chassaient et tuaient un roitelet, puis faisaient un défilé avec l’oiseau mort à travers la ville au sommet d’un mât décoré. C’était d’une délicatesse désarmante, non ?

L‘origine ce cette tradition est bien entendu très controversée. Il semblerait (c’est ainsi qu’on me l’a contée dans un pub de images15Dublin) que dans un lointain passé, des soldats irlandeirlandais tentèrent d’attaquer un camp Viking mais leur plan fut déjoué grâce ou à cause de roitelets (l’oiseau) qui en piquetant du bec sur les tambours alertèrent les Vikings. Dès lors, le roitelet fut connu sous le nom de l’oiseau du diable. Les garçons roitelet chantaient cette chanson traditionnelle à chaque maison:

Le wran, le wran
le roi de tous les oiseaux
le jour de la saint Etienne
il a été capturé dans les ajoncs
avec la bouilloire et vers le bas avec la casserole
me donner un sou pour enterrer le wran.

Cette tradition, quoique en voie de disparition et surtout, de folklorisation, peut encore être vue dans certaines villes et boys wrenvillages en Irlande. Les garçons Wren marchent dans les rues vêtus de costumes traditionnels (généralement quelque chose fabriqué à partir de paille) au rythme des tambours et ils s’arrêtent devant les bars en jouant de la musique traditionnelle. (cela me rappelle le Mardi Gras à Douarnenez; sauf que nous on s’arrête dans les bars même quand c’est pas la fête…). L’argent qui est perçu est reversé aux œuvres de charité et bien sûr le roitelet n’est plus tué, les garçons Wren marchent avec un oiseau factice.

Et voilà pour ce lendemain de fête. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

O gehl an heu !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la nature naturante et du riz pilaf réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 22 décembre 2018, deuxième jour de Nivôse dédié à la houille. Lors du druidesolstice d’hiver, les druides contemporains ne fêtent pas Yule comme dans les pays nordiques, mais Alban Arthan (la lumière de l’ours). L’année celto-druidique commence en effet au solstice d’hiver avec la cérémonie de la Modra Necht, fête qui est marquée par la « cueillette du gui ». A chaque fois que le druide officiant coupe une touffe de gui, il s’écrie : « O Gehl an Heu ! » qui signifie « Le blé lève ! ». Cet usage maintenu tout le Moyen-âge fut mal compris de la foule qui traduisit par « Au Gui l’An neuf ! », amusant, non ?

J’évoque le solstice d’hiver et la tradition druidique mais, les Francs-Maçons aussi fêtent les Solstijanus1-248x300ces notamment celui d’hiver ou Saint-Jean d’hiver (l’évangéliste). Dans La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes, Oswald Wirth note : « Jean l’Evangéliste personnifie la lumière crépusculaire du soir, celle qui embrase le ciel lorsque le soleil vient de disparaître sous l’horizon (…)  On lui attribue l’Apocalypse, qui, sous prétexte de dévoiler les mystères chrétiens, les masque sous des énigmes calculées pour entraîner les esprits perspicaces au delà des étroitesses du dogme. Aussi est-ce de la tradition johannite que se sont prévalues toutes les écoles mystiques, qui, sous le voile de l’ésotérisme, ont visé à l’émancipation de la pensée. N’oublions pas, enfin, que le quatrième évangile débute par un texte d’une haute portée initiatique, sur lequel Yules’est longtemps prêté le serment maçonnique. Au début était le verbe… » Dans sa grande volonté de récupération, l’église chrétienne apostolique et romaine a remplacé le culte romain de Janus par celui des deux Jean en choisissant ces personnages parce qu’ils ont le même nom, et en plaçant leurs fêtes aux dates des solstices. Jean le Baptiste ouvre la porte estivale et annonce le cycle d’obscuration. Jean l’Évangéliste ouvre la porte hivernale et annonce le cycle d’illumination. Et les feux d’Alban Arthan ont été remplacés par les guirlandes de l’union des commerçants et la bûche de Noël… Quelle misère madame Michu.

Bon, c’est l’occasion ou jamais de vous dire joyeuses fêtes, portez vous bien et à bientôt… Peut-être.

Là-bas dans les monts d’Arrée…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la polémique et du waterzoï réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 21 décembre 2018, premier jour de Nivôse dédié à la tourbe. C‘est aussi le Solstice d’hiveNivoser, précisément à 23h 22. Nivôse qui nous vient tout droit du latin Nivosus, riche en neige… C’est bien tout ce qu’il reste de riche par les temps qui courent ; mis à part quelques spéculateurs véreux qui se repaissent sur le dos des peuples qui, par dépit s’habillent en jaune. Quelques évadés fiscaux qui trouvent que l’herbe est plus verte chez le voisin. Quelques patrons du CAC 40 qui continuent de se verser des salaires indécents. Quelques prévaricateurs de basse extraction. Quelques golden boys endimanchés. Quelques concussionnaires avides. Quelques traders perfides et quelques gougnafiers sans étiquettes… Merde, ça commence à faire du monde !

La tourbe donc, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a été pendant longtemps la principale production du Yeun Elez, cette zone marécageuse située au cœur des Monts d’Arrée (Finistère) sous le regard vigilant de nos géants de granite: Roc’h Trevezel, Roc’h Trédudon, Menez Kador. La légende situe ici même, au cœur de ces tourbières, les portes de l’Enfer: Le la-tourbeYoudig. Voici ce qu’en dit Anatole Le Braz dans « La légende de la Mort »:  « On dirait, en été, une steppe sans limites, aux nuances aussi changeantes que celles de la mer. On y marche sur un terrain élastique, tressé d’herbes, de bruyères, de jonc. A mesure qu’on avance, le terrain se fait de moins en moins solide sous les pieds : bientôt on enfonce dans l’eau jusqu’à mi-jambes et, lorsqu’on arrive au cœur du Yeun, on se trouve devant une plaque verdâtre, d’un abord dangereux et de mine traîtresse, dont les gens du pays prétendent qu’on n’a jamais pu sonder la profondeur. C’est la porte des ténèbres, le vestibule sinistre de l’inconnu, le trou béant par lequel on précipite les « conjurés ». Cette flaque est appelée le Youdig (la petite bouillie) : parfois son eau se met à bouillir. Malheur à qui s’y pencherait à cet instant : il serait saisi, entraîné, englouti par les puissances invisibles ».

Depuis trente ans que l’on tente le démantèlement de la centrale de Brennilis… Elles sont peut-être là, les puissancLankou-210x300es invisibles. « Sant Mikêl vraz a oar an tu d’ampich ioual ar bleizi-du » ( Le grand saint Michel sait la manière d’empêcher de hurler les loups noirs ) allusion à la chapelle Saint-Michel de Braspart qui domine le Yeun Elez. Voila ce que l’on répond à ceux qui ont eu le malheur de s’égarer dans le marais et qui disent avoir entendu hurler les chiens de la mort. Mon aïeule nous contait l’histoire des crieurs de nuits (hoper noz) que sont les enfants morts sans baptême et qui doivent rester errer ainsi jusqu’au jugement dernier. Bref, que des trucs vachement rigolo…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Georges Perros…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des causes désespérées et des cailles aux raisins réunies, bonjour! Nous sommes le Samedi 08 décembperros Dre 2018, 18è jour de frimaire dédié au Lierre… Allez savoir pourquoi, hier soir j’ai ressorti de ma bibliothèque un vieux manuscrit de Georges PERROS. Nostalgie peut-être de nos rencontres douarnenistes. Ce sont quelques feuillets griffonnés sur des bristols, dont il fit cadeau à mon aïeule, celle-là même que j’évoque souvent ici, pour la remercier de ses soins attentionnés (la bougresse était infirmière). Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cet inédit.

« On meurt de rire, on meurt de faim,  
On meurt pour blessure à la guerre,
On meurt au théâtre, à la fin
D’un drame où le ciel est par terre.
Il est cent façons de mourir.
Pour vivre on est beaucoup plus sage,
Il suffit de savoir moisir
Entre l’espoir et le fromage. »

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le roi est nu mais…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, Non classé, PORTRAIT

Amis de la démondialisation et du Reinsdyrsteik réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 07 décembre 2018, 17è jour de frimaire dans le calendrier républicain, dédié au Cyprès. En ces temps où la préoccupation majeure de nos élites consiste à s’interroger sur la couleur du gilet qu’ils vont porter pour le réveillon, j’avais envie de souhaiter un bon anniversaire à Noam CHOMSKY (7 décembre 1928).

Intellectuel américain, linguiste et socialiste libertaire (il s’identifie comme anarchiste depuis l’âge de 12 ou 13 ans). Il est membre de l’International Working People’s Association, comme l’a été son père, William Chomsky, ukrainien d’origine. C’est un militant et un activiste qui rattache son travail à la tradition de l’anarchisme et duNOAM D socialisme libertaire, dont il est sans doute, à l’heure actuelle, le plus célèbre représentant. Il s’engage politiquement, notamment contre la guerre du Vietnam à partir de 1965. Il publie en 1967 le texte « Responsabilités des intellectuels ». Lors de la marche sur le Pentagone du 21 octobre 1967, il est, avec d’autres, arrêté par la police fédérale et passe une nuit en prison. Son engagement public, depuis maintenant quarante cinq ans, a été remarquable de constance et de générosité et il s’est toujours caractérisé par le souci de parler non pas aux intellectuels, aux puissants, ou à ceux qu’Adam Smith appelait déjà les « Maîtres », mais aux gens ordinaires. La «globalisation» de l’économie est un noam-chomsky-shirt-buy-online-uk-cool-graphic-t-shirtsujet qui occupe une place particulièrement prépondérante dans certains écrits de Chomsky. Dans les analyses qu’il consacre à ce phénomène, Chomsky montre en particulier que le développement moderne du capitalisme voit l’ensemble des systèmes politiques, économiques et idéologiques progressivement envahis et pris en charge par ce qu’il appelle «de vastes institutions de tyrannie privée» dont les entreprises, les corporations transnationales, les banques, les systèmes monétaires et financiers fournissent aujourd’hui les modèles les plus achevés et les plus inquiétants.

En découvrant pour la première fois les textes de Chomsky où sont développées ces idées, il n’est pas rare que son lecteur soit tour à tour incrédule, horrifié et bouleversé. Mais Chomsky étaye solidement son argumentaire — en multipliant les notes et références, en donnant avec précision ses sources. Il analyse chomsky Dégalement les raisons et les moyens employés pour imposer à la population mondiale un système économique et politique tyrannique échappant totalement à son contrôle: la propagande. « La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures » Lire La fabrication du consentement aux éditions Agone. mais aussi: Le Bouclier Américain (Serpent à Plumes, 2002) – Comprendre le pouvoir (Aden, 2005) – Instinct de liberté : anarchisme et socialisme (Agone, 2001) Idées cadeaux pour Noël…Voyez aussi ce blog qui lui est consacré. Une citation qui m’a inspiré le titre de ce billet: Le roi est nu mais il n’aime pas qu’on le lui dise

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’ajonc sur le bout de la lande…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la parabole et du veau marengo réunis, bonjour! Nous sommes le Jeudi 06 décembre 2018, 16è jour de frimaire dédié à l’Ajonc, plante emblématique de notre chère Bretagne. A tel point que l’ajonc est venu prendre sa place au magasin des clichés d’une certaine poésie bretonne qu’Anatole Le Braz qualifiait de poésie passe-partout, invariablement calquée sur le même poncif, et qui n’a de breton que le nom. Ainsi écrivait-il avec un rien de moquerie: « Vous prenez quelques clochers Ajoncà jours, quelques calvaires, un air de biniou, trois notes de bombarde; vous ajoutez un brin de genêt, un bouquet d’ajonc-d’or, du vent, de la brume, de la pluie, de la mer; vous mêlez le tout, vous agitez fortement… et vous avez la Bretagne.» Il existe d’ailleurs une espèce nommée l’ajonc Le Gall qui doit son nom d’espèce à Nicolas Joseph Marie Le Gall de Kerlinou qui avait le premier différencié cet ajonc de l’ajonc de Provence, mais qui n’avait pu faire paraître l’ouvrage où il décrivait la nouvelle espèce avant que Planchon ne le fasse lui même en 1849. C’était un juge et néanmoins botaniste breton qui fut député du Morbihan entre 1834 et 1837. Sa maman n’était autre que Magdelaine Vincente Millon de Saint Goustan, très connue dans son canton. (j’emprunte le tire à Daniel Giraudon, professeur de celtique à l’UBO (Université Bretagne Occidentale) qui à produit une recherche exemplaire à ce sujet)…

Le calendrier des postes nous invite à fêter les Nicolas. Avant l’heure, c’est pas l’heure ! Avant Noël, c’est pas Noël ! Quoique, il n’y a encore pas si longtemps, dans le Nord, en Lorraine, en Belgique, la Saint Nicolas c’était Noël. Les rues s’animaient et le bon saint s’y promenait accompagné de son terrible acolyte, le père Fouettard, le premier complimentant les uns et l’autre châtiant les pêcheurs.

Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champsst_nick_and_butcher-277x300
Tant sont allés, tant sont venus
Que vers le soir se sont perdus.
S’en sont allés chez le boucher :
Boucher, voudrais-tu nous loger ?
Entrez, entrez, petits enfants,
Y’a de la place assurément.
Ils n’étaient pas sitot entrés
Que le boucher les a tués,
Les a coupés en p’tits morceaux
Mis au saloir comme pourceaux

Je vous la fais courte: Un méchant boucher un peu psychopathe trucidSt-Nicolase trois personnes (quelquefois, trois enfants). Plus tard, passe St Nicolas qui les ressuscite. Et depuis, il distribue des bonbons aux petits enfants sages. Je ne sais pas pour vous mais pour ce qui me concerne, mon aïeule, qui faisait de la prévention comme d’autres font du tricot, m’a appris à me méfier des vieux messieurs qui offrent des bonbons aux petits nenfants. Aujourd’hui, les représentants des ligues bien-pensantes s’offusquent de la violence à la télévision, responsable de tous nos maux. Je me marre doucettement en constatant le cannibalisme, l’infanticide, et autres joyeusetés des contes de l’époque.

 

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.