Vous lisez actuellement la catégorieNon classé

Page 125 de 136

NON MAIS SANS BLOGUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

TO BLOG OR NOT TO BLOG ?

Bloguer, ne pas bloguer, dé-bloguer à tout vat ? Telle est la question ! Bien sur, il est possible de bloguer comme on prêche dans le désert mais, les oasiens se faisant rares dans nos contrées, peu de chance d’être élu et donc d’être lu…

Reste la solution qui consiste à bloguer pour soi même. L’auto blog en quelque sorte. Le soliloque du virtuel, l’autisme du Net, la ratiocination Ubuesque, l’élucubration webistique, bref, le « parler-pour-ne-rien-dire », le « causes-toujours-tu-m’intéresses » mais ne vous plaignez pas si le monologue du vague geint (amusant).

Ce dilemme Shakespearien hante les jours et les nuits du blogueur solitaire. Alors, il se fait une raison, contre mauvaise fortune, bon cœur et, bon pied bon œil il poursuit son bonhomme de chemin. Une pincée d’histoire par ci, un zeste d’humour par là, un soupçon d’impertinence sur le tout et vous avez chaque jour « les cénobites tranquilles » à domicile. Déjà plus d’une centaine de billets (bientôt en librairie) et, le cap des 1300 visites dépassé.

Ah, que serais-je sans toi, lecteur anonyme, qui vins à ma rencontre…Que serais-je sans toi, que ce balbutiement !

A PIERRE FENDRE.

Oui c’est vrai, il gèle à pierre fendre et nous voici à nouveau dans un décor de carte postale. Au loin j’aperçois les feux d’une file ininterrompue de véhicules roulant au pas. Ce sont les braves pioupious qui tentent désespéremment de regagner leur lieu de travail, bravant la neige et le verglas. Ma douce compagne fait partie du lot et je crains fort que le chemin soit des plus périlleux avant d’atteindre les faubourgs Brestois. Ah qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous !

A ce propos, va falloir songer à se remuer car c’est reparti pour les arts ménagers et les travaux d’intérieur. Il faut ressortir spatules et pinceaux, poncer, reboucher, peindre, décorer… Bref, de quoi occuper les longues heures à venir car, comme disait l’autre: L’hiver sera rude. Allez, merci de votre visite, portez vous bien, et à demain peut-être.

LE GRAND DIZZY…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

John Birks « Dizzy » Gillespie, né à Cheraw en Caroline du Sud le 21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz.

Avec Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants trompettistes de l’histoire du jazz, ayant participé à la création du style Bebop et contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz.

Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans sa popularité auprès du public. En tant que musicien, il avait une technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante. Après avoir joué avec Cab Calloway il fonde son propre groupe dans lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk. Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker. N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette à…Miles Davis ! Gillespie se déclare candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House », que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney General... Etonnant, non ?

VIDE GRENIER.

Nom d’un petit Bachelot, voila qu’il va falloir organiser un vide grenier pour se débarrasser des vaccins en stock. Personnellement, je préconise de les renvoyer à l’expéditeur avec obligation de se faire piquer jusqu’à épuisement du dit stock. Le gouvernement dit qu’il a résilié les commandes non livrées !!! Il aurait mieux fait de décommander la grippe, on l’aurait davantage pris au sérieux. A moins qu’avec le début des soldes, le Tamiflu devienne accessible aux pays émergents.

RECHAUFFEMENT.

Je ne sais pas comment ça se présente par chez vous mais ici, ce matin, tout est blanc et le thermomêtre extérieur indique -2°. Le resto du coeur ouvert pour mésanges, moineaux et autres rouge-gorges commence à attirer le reste de la faune locale. Tout cela semble se dérouler avec une certaine hiérarchie dans la distribution et, ce ne sont pas forcément les plus gros qui sont servis les premiers. Ah, décidément, nous avons beaucoup à apprendre de la nature.

LA RUCHE.

Je voulais aussi vous parler de Sébastien FAURE.Figure importante de l’anarchisme français.
Il fut séminariste avant d’être libre-penseur, et socialiste du parti ouvrier avant de devenir anarchiste en 1888. En 1895, il fonde avec Louise Michel : « Le Libertaire ». Lors de l’affaire Dreyfus, il soutient activement celui-ci et créera « Le journal du Peuple ».
En 1904 il crée, près de Rambouillet, une école libertaire « 
La Ruche
« . Elle ne cessera de se développer (jusqu’à la guerre qui la contraindra à fermer en 1917). En 1916, Sébastien Faure lance le périodique « Ce Qu’il Faut Dire », qui sera de nombreuses fois censuré. En 1918, il est emprisonné pour avoir organisé un meeting interdit. Il meurt à Royan, le 14 juillet 1942. Mourir un 14 juillet pour un révolutionnaire, avouez que c’est ce qu’on fait de mieux dans le genre.
Outre ses qualités de pédagogue et d’orateur, il est aussi l’auteur de nombreux livres. « La douleur universelle » (1895), « L’imposture religieuse » (1923), « Propos subversifs », etc.

Bon allez, on va s’arrêter là pour aujourd’hui, c’est assez copieux pour un mercredi et, les affaires domestiques n’attendent pas. Surtout, portez vous bien et, à demain peut-être.


Un fidèle parmi les fidèles s’étonnait l’autre jour que je n’évoque pas la figure de CAMUS. Force est de constater que ce dernier n’a pas besoin des colonnes de ce modeste blog pour que sa mémoire soit vivace. Il est partout et certains songent même à le panthéoniser. Non, la ligne éditoriale ici, consiste à sortir des oubliettes où l’histoire les a rejetés, des hommes et des femmes, obscurs combattants de la liberté mais tout autant dignes de notre souvenir, à l’instar de Francisco SABATE.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Un fidèle parmi les fidèles s’étonnait l’autre jour que je n’évoque pas la figure de CAMUS. Force est de constater que ce dernier n’a pas besoin des colonnes de ce modeste blog pour que sa mémoire soit vivace. Il est partout et certains songent même à le panthéoniser. Non, la ligne éditoriale ici, consiste à sortir des oubliettes où l’histoire les a rejetés, des hommes et des femmes, obscurs combattants de la liberté mais tout autant dignes de notre souvenir, à l’instar de Francisco SABATE.

C’est en pensant à l’ami Benny, tout là haut, dans ses montagnes Asturiennes, que je rédige ce petit billet.

Le 5 janvier 1960, mort de Francisco SABATE LLOPART (dit El Quico) à San Celoni (Catalogne).
Combattant puis guérillero anarchiste catalan. En 1932, suite aux événements de Fijols, il crée le groupe d’action « Los Novatos » et adhère à la F.A.I. En 1935, il s’insoumet au service militaire et effectue sa première expropriation pour le comité d’aide aux prisonniers. En août 1936, Sabaté s’engage avec son frère José dans la colonne de la C.N.T- F.A.I qui va combattre sur le front d’Aragon. A la fin de la guerre, il est interné en France au camp du Vernet. Une fois libre, il va poursuivre la lutte clandestine en Espagne. Le 20 août 1945, il réussit à faire libérer deux camarades. Dès lors, avec son groupe, il ne cessera plus les coups de mains contre le régime franquiste ou bien contre les entreprises et les banques pour financer le mouvement. Le 2 mars 1949, ils abattent deux chefs de la phalange. Sabaté réussit de nombreuses fois à passer à travers les mailles du filet de la police, mais beaucoup de compagnons seront arrêtés ou tués.
Fin décembre 1959, il franchit la frontière espagnole avec quatre compagnons. Mais repérés début janvier, ils sont assiégés par l’armée et la garde civile à Sarriá de Ter et abattus. Seul Francisco Sabaté (grièvement blessé) réussit à leur échapper quelques heures, avant de succomber sous leurs balles à San Celoni.
Ainsi s’achève l’une des pages les plus tragiques de la lutte anti-franquiste et aussi une des plus méconnues. Je pense qu’il n’y aura ni articles de presse ni émissions de télé pour commémorer sa disparition.

J‘aurais pu vous parler itou de Saint CONWOÏON qui fut, chacun le sait, le premier higoumène (abbé) du monastère de St Sauveur près de Redon et que l’on célèbre ce jour, même si il a fricoté autant avec Nominoé qu’avec le roi de France pour obtenir sa charge. Car, je suis bien obligé de reconnaître que l’histoire Bretonne contient moins d’anarcho-libertaires que de Poujado-populistes et qu’il y a plus de saints en Bretagne que de fromages en France.

Allez, les vacances sont terminées, il faut songer à reprendre le collier… Vous avez entendu Nicolas 1er: L’avenir est devant nous. J’ajoute, comme disait Pierre DAC que si on se retourne, on l’aura dans le dos ! Je crains fort qu’effectivement on l’ait dans le dos mais, bien plus profondément qu’espéré… Bon, portez vous bien (-3 ce matin) et à demain peut-être.

LE METINGUE DU METROPOLITAIN.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

LE METINGUE DU METROPOLITAIN.

Le 4 janvier 1856, naissance de Maurice MAC-NAB à Vierzon.
Poète, chanteur, interprète, il fait ses débuts au cabaret des « Hydropathes » puis au « Chat noir ». Il meurt subitement à l’âge de 33 ans (tuberculose).
Il est l’auteur du fameux « 
Métingue du Métropolitain« , œuvre parodique qui deviendra pourtant un des classiques de la contestation. On trouve encore quelques vieux militants qui sont capables de l’entonner dans les noces et banquets.
Peuple français , la Bastille est détruite,
Et y a z’encor des cachots pour tes fils!
Souviens-toi des géants de quarante-huite
Qu’étaient plus grands qu’ceuss’ d’au jour d’aujourd’hui.
Car c’est toujours l’pauvre ouverrier qui trinque,
Mêm’ qu’on le fourre au violon pour un rien…
C’était tout d’même
un bien chouette métingue,
Que le métingu’du métropolitain!

On lui doit aussi la « thèse pour le doctorat du mal aux cheveux et de la gueule de bois », très utile en ces lendemains de ripaille. Bref, le genre de gars avec qui on ne devait pas s’ennuyer.

JOUR DU LAPIN.

C‘est aujourd’hui le 4 janvier, 15ème jour de Nivôse, et c’est le jour du lapin. Pour ma part, j’avais rendez vous  avec la fortune, et bien elle n’est pas venue ! Pour me venger, je pense à un civet longuement mijoté… Allez, dites vous que dans un an…C’est le réveillon ! Portez vous bien et, à demain peut-être.

ATTENTION, DANGER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

ATTENTION, DANGER.

La fatwa est un plat qui se mange froid. Plus de quatre ans après la première parution des caricatures de Mahomet au Danemark, qui avaient suscité une vague de protestations dans le monde musulman, un des auteurs des dessins a été victime d’une tentative d’assassinat. Son agresseur, un Somalien de 28 ans, est, semble t-il, lié à un groupe islamiste somalien qui vient d’annoncer son ralliement à la mouvance Al Qaeda. La tentative d’assassinat de Kurt Westergaard, quatre ans après les faits, rappelle le sort de Salman Rushdie, l’auteur des Versets sataniques, frappé par une fatwa de l’ayatollah Khomeini lui-même, et qui vit depuis entouré de mesures de sécurité permanentes.

Elle rappelle aussi le destin tragique de Theo Van Gogh, le réalisateur néerlandais assassiné en 2004 par un islamiste d’origine marocaine, pour avoir fait un film jugé blasphématoire par les intégristes.

LE TEMPS QUI PASSE.

Déja le 3 janvier, à cette allure là, on va se retrouver en train de fêter les gras avant d’avoir dégrisé du réveillon. Tiens, histoire de faire bisquer un peu Stéphanie et comme il me restait du foie gras, sous la pression amicale mais ferme de ma fiancée, je me suis lancé dans la réalisation d’un tournedos Rossini…Aye, mamma mia, qu’est-ce que c’est bon ce truc ! D’autant plus qu’il s’est présenté à nous en compagnie d’un Saint Julien 2004, un chateau Talbot, divin… Par tous les saints de la vallée du même nom, c’est le bon côté de ces fêtes de  fin d’année, pour le reste, il faut se farcir pour la 78ème fois « la grande vadrouille », « la tulipe noire » et autres « Astérix ». Encore que cette année, nous avons pu apprécier quelques Chaplin du meilleur cru.

Allez, avant que les barbus ne nous dégoutent à jamais de toutes ces bonnes choses, portez vous bien et, à demain peut-être. 

CONCERT BY THE SEA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Donc, nous voici en 2010 et, c’est pas pour me vanter mais, il fait beau comme disait Sacha Guitry. Enfin beau, il gèle à pierre fendre ! Pao caol sornett disait-on autrefois pour désigner quelqu’un de pas très affable. Ca voulait dire à quelque chose près: « Pied de chou gelé ». Les lapins de Keramoal n’ont pas osé mettre le nez hors du terrier, seul le rouge gorge s’est présenté au petit déjeuner… Aujourd’hui le Damard force 4 s’impose, sous le gros pull. Tiens, histoire de se réchauffer, hommage à un type qui swingue un maximum.

ERROLL GARNER.

Né à Pittsburgh, Pennsylvanie, le 15 juin 1921, Erroll commença à jouer du piano à l’âge de trois ans, il est mort un 2 janvier (ce qui explique ce petit billet). Autodidacte, il joua tout d’abord dans l’ombre de son frère lui aussi pianiste (Linton Garner) puis il débarqua à New York en 1944. Il travailla un temps avec le bassiste Slam Stewart (il se servit du morceau Play Fiddle Play pour composer son fameux Play Piano Play), ainsi qu’avec son trio habituel (Eddie Calhoun, son ami d’enfance contrebassiste, et le batteur Fats Heard).

Son oreille et sa technique impressionnantes lui ont permis de faire une carrière internationale. Son style était réputé pour son incroyable swing, même si certains de ses meilleurs enregistrements demeurent des ballades, telles que Misty, la plus connue d’entre elles. Son disque le plus célèbre est Concert By The Sea. Erroll Garner jouait avec un fameux décalage d’un quart de temps entre les deux mains, si bien que son style est extrêmement difficile à imiter bien que tout pianiste ait essayé (2 ou 3 notes suffisent à reconnaître son jeu). On le voit ici en compagnie de Clint Eastwood, grand amateur de jazz.

Et bien voila, c’est pas tout de faire la fête, il faut penser à recharger ses batteries et son frigo. Donc, direction la ville, ses néons, ses magasins, temples de la consommation. Je vous souhaite un bon week end, portez vous bien et, à demain peut-être.

VIVEMENT 2011…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

LA CRISE, QUELLE CRISE ?

Histoire de commencer l’année plein de bonnes résolutions, voici le premier billet 2010. En vérité je ne savais de quoi vous parler supposant que vous êtes encore sous l’effet de votre réveillon gargantuesque, l’attention légèrement atténuée. Je vous ai donc dressé la table comme si vous y étiez.

Et, bien entendu, ça démarre avec une roteuse de derrière les fagots, façon comme une autre de mettre les papilles en condition idéale pour la suite. Que diriez vous d’un foie gras d’oie, moelleux mais pas trop, juste parsemé de gros sel, et accompagné de sa confiture d’oignons.

Maintenant que vous êtes en appétit, voici le prince de la mer, le homard de Portsall et sa sauce armoricaine faite maison. Pour l’accompagner, une timbale de riz Thaï légèrement safrané et quelques croustillants feuilletés pour décorer.

Tout cela étant fort épicé, le moment est venu de passer aux sucreries. Voici la ribambelle de mignardises toutes plus délicieuses les unes que les autres.

L‘heure a sonné, on s’embrasse sous le gui, un petit verre de poire william, une petite pipe et au lit.

C‘est pas fantastique ça mes bodys boys !

Allez, encore une fois, bloavez mat et, à demain peut-être.

BLOAVEZ MAT HA YEC’HED MAT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Comme promis, voici la chanson de Akmal SHAIKH, exécuté par le pouvoir chinois. Il semblerait que le pauvre garçon, dans sa douce folie, se soit fait abuser par des maffieux et se soit trouvé en possession de drogue. Les chinois en ont profité pour règler leurs comptes avec la couronne britannique et lui ont fait connaître les méfaits d’une over dose.

Bon anniversaire à SINE.

Né un 31 décembre en 1928 et toujours la rage au ventre. La liste serait trop longue s’il fallait énumérer ses combats: Anticapitaliste – Antisioniste -Anticlérical -Anticolonialiste – Antiraciste… On le retrouve tous les mercredis dans SINE-HEBDO et toujours avec la même délectation. Il se trouvera bien un dieu libertaire et paien pour lui accorder encore quelques belles années. Voici un dessin qui date de 68, paru dans « L’enragé », journal qu’il avait créé à l’époque et dont j’ai retrouvé tous les numéros au fond d’un carton.

Lui, il est mort un 31 décembre: GUSTAVE COURBET.

Tout le monde bien sur connait Gustave COURBET. Peintre de génie auteur de  » l’origine du monde »  tableau source de polémiques, de scandales et de censures. Mais qui connaît le Peintre de renom, socialiste révolutionnaire, proudhonien, communard et libertaire.
Après l’école chez les curés qui le rendra anticlérical, il poursuit ses études à Paris. Passionné de peinture, il est admis au Salon de 1844 et devient le chef de file du « réalisme ». Devenu socialiste en 1848, il ouvre un club social qui s’opposera au clubs jacobins et montagnards
« Républicains sans nature propre »
. Le 4 septembre 1870, c’est le retour de la république.
La Commune de Paris proclamée, il en est élu membre et s’occupe de la commission de l’enseignement, puis devient un des responsables de la Fédération des artistes. La destruction de la colonne Vendôme ayant été décrétée, il en réclame l’exécution, ce qui le désignera ensuite comme responsable de sa destruction. Arrêté le 7 juin 1871, il est condamné à six mois de prison, mais la réaction conçoit ensuite le projet de lui faire payer la reconstruction de la colonne. Courbet se réfugie en Suisse, mais ses biens et tableaux sont saisis.
On peut citer parmi ses oeuvres, un magnifique portrait de Proudhon entouré de ses filles, ainsi que le tableau « L’origine du monde », qui fait toujours scandale chez les tenants de l’ordre moral.
« Je me suis constamment occupé de la question sociale et des philosophies qui s’y rattachent, marchant dans ma voie parallèlement à mon camarade Proudhon. (…) J’ai lutté contre toutes les formes de gouvernement autoritaire et de droit divin, voulant que l’homme se gouverne lui-même selon ses besoins, à son profit direct et suivant sa conception propre ».

J‘admire ces gens qui ont l’élégance d’attendre le dernier jour de l’année pour tirer leur révérence, quelle classe !

Voici donc que 2009 tire à sa fin et, vaille que vaille, nous aurons réussi notre pari d’un petit billet quotidien. Je vous remercie tous d’y avoir jeter un oeil indulgent, je vous souhaite plein de bonnes choses, bloavez mat ha yec’hed mat, et je vous dis: A l’année prochaine, peut-être.

COUP DE COEUR & COUP DE GUEULE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

COMMENT PEUT-ON S’APPELER: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St Pol de léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn…Point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent.

Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw.En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents . Sa popularité atteint alors son apogée et il est devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz.

A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

COME LITTLE RABBIT.

Nos amis Chinois font de plus en plus fort. Cette fois ci, il vienne de condamner à mort et d’exécuter un britannique qui de toute évidence n’avait pas toute ses facultés mentales. Il voulait changer le monde et invitait à suivre son petit lapin…Cela fait soixante ans qu’un ressortissant étranger n’avait pas subi ce sort en Chine. Pour ma part, à écouter Akmal SHAIKH, c’est son nom, interpréter sa chanson « Come little rabbit » j’étais assez d’accord pour qu’on le fasse taire. Mais je constate une fois de plus que le gouvernement chinois n’a aucun humour et prend les choses au pied de la lettre. Notre premier sinistre qui revient de là bas avec de gros contrats sous le bras n’a pas manqué, j’en suis certain, de s’insurger au nom de la France, pays des droits de l’homme, de la femme et de l’orpheline. Nicolas 1er doit, à son tour, s’y rendre bientôt. En attendant, il apprend à compter sur un boulier: 1 opposant emprisonné = 1 centrale nucléaire, 1 malade exécuté = 1 ligne TGV, une manifestation réprimée = un transfert de technologie. Face à ce qui est en train de devenir « LA » grande puissance du XX1ème siècle, les droits de l’homme se mesurent à l’aune du baril de pétrole. Il ne semblait pas pourtant très dangereux ce Akmal. Je voulais vous faire écouter sa chanson que l’on trouve sur you tube mais ça ne fonctionne pas comme je veux.

Bon ben, c’est pas tout de trainer sur la toile, vous devriez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale… C’est bientôt 2010, vous avez pas un réveillon à préparer ? Dans les années 70, pour faire moderne on disait: « Pressing 2000″ ou « Ambulances 2000″, aujourd’hui, l’an 2000 et son bug, on ne s’en rappelle déja plus. Allez, c’est rien, c’est nous qui passons dans le temps…Portez vous bien et, à demain peut-être.

REMEMBER WOUNDED KNEE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Bonjour à tous, aujourd’hui c’est mardi, et le mardi matin, je vous le rappelle, et c’est noté dans votre cahier de textes, c’est Histoire ! Vous savez cette matière secondaire que Nicolas le petit veut supprimer de nos programmes. Vous devez cliquer ci-dessus pour écouter la musique pendant votre lecture.

Le massacre de Wounded Knee a eu lieu aux États-Unis d’Amérique (Dakota du Sud le 29 décembre 1890. Environ 200 amérindiens de la tribu Lakota Miniconjou (dont plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l’armée des États-Unis. Le terme « massacre » a été employé par le Général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes. Cet épisode douloureux de l’histoire Américaine est contée dans un livre exceptionnel que l’on doit à Dee BROWN, lui même indien, j’avoue avoir été assez bouleversé à l’époque à la lecture de:

ENTERRE MON COEUR A WOUNDED KNEE.

Largement fondé sur des documents inédits – archives militaires et gouvernementales, procès-verbaux des traités, récits de première main…, ce document exceptionnel, publié chez Albin Michel en 1971, retrace, de 1860 à 1890, les étapes qui ont déterminé « La Conquête de l’Ouest ». De la Longue Marche des Navajos au massacre de Wounded Knee, il se fait ici la chronique de la dépossession des Indiens de leurs terres, leur liberté, au nom de l’expansion américaine. Si l’Histoire a souvent été écrite du point de vue des vainqueurs, Enterre mon coeur donne la parole aux vaincus, de Cochise à Crazy Horse, de Sitting Bull à Geronimo, et compose un chant tragique et inoubliable. Publié pour la première fois en 1970 aux États-Unis, traduit dans le monde entier, où il s’est vendu à plus de six millions d’exemplaires, Enterre mon cœur à Wounded Knee est devenu un classique. Vous pouvez également, pendant la lecture de ce court billet, écouter l’histoire chantée par Buffy Sainte-Marie, elle même née dans une réserve CREE au Canada.

Bon, voila pour nos « grands » amis de cette « grande » démocratie Etatsunienne qui ont parfois tendance à oublier sur quel terreau s’est construite leur nation. Malheur aux vaincus, disait l’autre et bien, c’est fait. Aujourd’hui les Nations indiennes, alcoolisées, reléguées dans des réserves, assistées par un Etat fédéral qui les autorise à gérer des casinos et des musées, se meurent lentement. Il se passe à peu près la même chose pour les Inuits, un peu plus au nord et pourtant, les espèces protégées s’appellent Panda, Baleine à bosse ou Datura. Décidemment, l’homme est un drole d’animal !

Allez, que cela ne vous empêche pas de préparer la Saint Sylvestre dans la joie et la bonne humeur (amen). Portez vous mieux qu’hier et moins bien que demain et à ce propos, à mercredi, peut-être.