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UN GARS COMME JE LES AIME.

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UN GARS COMME JE LES AIME.

Qui se souvient de Joseph Jean-Marie TORTELIER ?

Cet ouvrier menuisier né en Ille et Vilaine, il a longtemps travaillé à Rennes, est mort le 1er décembre 1925. Anarchiste, révolutionnaire, il était surtout un militant farouche de la grève générale. Arrèté comme Emile POUGET et Louise MICHEL, il fait trois mois de prison. Il anime la ligue des anti-propriétaires dont l’action consistait surtout à venir en aide aux ouvriers qui ne pouvaient plus payer leur loyer en les aidant à déménager « à la cloche de bois ». Ca vous rappelle pas la crise des « subprimes » ça ? Voici un petit texte anonyme de l’époque; je sais pas pour vous, mais moi, ça me mets en joie.

« Aux ventrus déclarant la guerre,
nous avons pour enn’mis: patrons, curés, soldats;
mais c’est contr’ le propriétaire
que nous livrons gaiement nos plus joyeux combats.
C’est nous qu’on voit, à l’approche du terme,
à l’appel des copains, accourir d’un pied ferme ».

Et nous voici en décembre, kerzu e brezhoneg, tout doucettement on se rapproche de l’hiver. Pour ma part, c’est jour anniversaire, un an déja que j’ai quitté le navire de la vie « active » et que j’ai mis sac à terre en cet ermitage de Keramoal, accueilli en grande pompe par tous les lapins du canton. Après m’en être longuement entretenu avec moi même, la conclusion est tombée: Aucun regret. Allez, portez vous aussi bien que possible et, à demain peut-être. PS: Mon ordi ne me propose plus que de l’italique, je suis au désespoir de devoir pencher à droite…

DE LA DEMOCRATIE…

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LA PELLE DU MUEZZIN

C‘est même pas une pelle, c’est un véritable rateau que viennent de se prendre en pleine poire tous les humanistes de Suisse et d’ailleurs. Contre toute attente et défiant tous les sondages, les Suisses ont approuvé en majorité dimanche l’initiative de la droite populiste d’interdire la construction des minarets. Le «oui» l’emporte avec 57% des voix. En outre, la plupart des 26 cantons helvétiques seraient également favorables à l’initiative. Seuls Genève, Vaud, Neuchâtel et Bâle-Ville y sont opposés. Cette double majorité va entraîner la modification de l’article 72 de la Constitution suisse qui régit les relations entre l’Etat et les religions. L’interdiction de la construction de minarets y sera présentée comme une mesure «propre à maintenir la paix entre les membres des diverses communautés religieuses». Reste à savoir si ce résultat sera jugé conforme à la constitution. Plusieurs partis, dont les verts, envisagent d’ores et déja de faire appel à la cour européenne des droits de l’homme. Ce matin, des associations de jeunesse se sont donné rendez vous sur la place neuve à Genève pour l’érection d’un minaret symbolique en guise de protestation. Après un tel vote d’intolérance on peut se demander si Genève ne va pas réclamer son rattachement à la Savoie…

 

Allez, une citation de ce cher Victor, pour oublier les paradoxes de la démocratie. C’est vrai quoi, on ne peut pas à la fois réclamer une votation populaire comme seule et légitime expression démocratique et la rejeter quand le résultat n’est pas conforme à nos attentes. « Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. – Soyons l’humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie.  « Choses vues » (1887), dans Oeuvres complètes, Victor HUGO.

Puisque novembre s’achève comme il a débuté, sous la pluie, et devant bon gré mal gré nous rendre à l’évidence, nous constatons que ce fut une année sans trompettes, sauf peut être celles de la renommée que G. BRASSENS trouvait fort mal embouchées. Je parle des champignons bien entendu ! Nous n’irons plus au bois, d’ici le printemps prochain; d’ailleurs ce refrain me fait penser que j’ai mes lauriers à tailler. Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

LES FRANCS-MACONS…

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LA SAGA DES FRANCS-MACONS

Marie-Françoise ETCHEGOIN et Frédéric LENOIR nous gratifient à nouveau d’un livre qui permet le décryptage du dernier opus de Dan BROWN, « le symbole perdu ». Il y a cinq ans, ils avaient écrit un premier ouvrage à la suite de la parution du désormais célèbre « Da Vinci code ». Leur travail d’investigation mettait en évidence la supercherie du « Prieuré de Sion » dont Dan Brown affirmait la réalité historique. Aujourd’hui, ils nous livrent les résultats d’une enquête méticuleuse qui permet de remonter aux sources de ce mouvement philosophique qu’est la Franc-maçonnerie. Néanmoins, je ne me fais guère d’illusion, et je pense que ce bouquin aura nettement moins de ventes que celui de Dan Brown. Pourtant, il s’agit là d’un livre (chez Robert LAFFONT) sur les Francs-Maçons qui évite les clichés, les fantasmes et le spectaculaire qui font d’habitude le succès des gazettes. La dernière partie de l’ouvrage est consacrée à un glossaire fort bien documenté qui facilitera la lecture du livre de Dan Brown aux accrocs du genre. De Abbadon à Rosenkeuz en passant par Hiram, tout y est, enfin, presque… A rajouter sans hésitation à votre liste de cadeaux en cette fin d’année.

Voila de quoi tordre le cou aux idées reçues car, le disait Einstein: « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé« . Sacré Albert, en plus de son génie, il avait de l’humour le bougre ! A la vérité je voulais illustrer par un « Mighty », histoire de vous inciter derechef à vous rendre sur: ilovemighty.com mais je n’ai pas retrouver l’icone correspondante; il faut dire qu’il y en a 300.

Allez, ce sera tout pour aujourd’hui, un coup d’oeil sur la presse du dimanche, et ce sera l’heure de ma solution hydro-alcoolique, on est jamais trop prudent, portez vous bien et, à demain peut-être.

N’ALLEZ PLUS EN TUNISIE…

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N’ALLEZ PAS EN TUNISIE...

Il se fait dans ce pays entendre un bruit de bottes des plus inacceptable. Depuis son procès, ses amis, sa famille, sont sans nouvelles du journaliste Taoufik Ben Brick. Comme d’autres opposants au régime de « notre ami Ben ALI », il a subi les foudres du dictateur. Selon « Courrier International » il est impossible de lui rendre visite et, ceux qui le soutienne, s’inquiètent de cette disparition. Que fait la France au delà de ce silence assourdissant ? La France qui veut rétablir la démocratie en Afghanistan, la France des droits de l’homme, la France de Kouchner ? A t-elle délibérément choisit entre la peste et le choléra, entre Ben Ali et les islamistes ? Pendant que les touristes se dorent sur les plages d’Hammamet ou de Kelibia, on torture, on réprime, on emprisonne. Une seule réponse. N’allez pas en Tunisie !

 

IL S’APPELAIT LEO LAGRANGE…

Je ne sais pas si vous lu le bouquin de B. LAPORTE, ancien secrétaire d’État aux sports. Très franchement je crois que je vais m’en passer mais cela me fournit une transition avec mon billet du jour.

Dans la série des grands bonshommes, un petit mot sur ce monsieur né un 28 novembre en 1900. Je gage qu’il existe près de chez vous une école, un stade, une maison des jeunes, qui porte son nom.

A l’heure où TF1 prépare les cerveaux à recevoir la pub, on se remémore avec plaisir cette déclaration de Léo LAGRANGE.

« … Il ne peut s’agir dans un pays démocratique de caporaliser les distractions et les plaisirs des masses populaires et de transformer la joie habilement distribuée en moyen de ne pas penser. »

Il fut le premier Secrétaire d’État chargé de la jeunesse et des sports. On lui doit la création des auberges de jeunesse. Il a tenté sans succès d’organiser des Olympiades populaires en substitution des J.O. De Berlin. Las, toute la droite de l’époque a voté pour la participation de la France aux jeux fascistes. Il rencontra la grande faucheuse en juin 1940 sous la forme d’un éclat d’obus.

Et bien voila, un coup de gueule et un coup de chapeau…C’est bien pour un samedi pluvieux. Demain d’autres aventures bloguelesques, en attendant, portez vous bien et, à dimanche peut-être.

VIVE LA RANCE…

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C’est un 26 novembre 1966 que la centrale électrique sur la Rance fut connectée au réseau breton. Depuis, sans pétrole, sans charbon, sans nucléaire, elle fournit une grande partie des besoins régionaux.Un premier chantier d’usine marémotrice commence à l’Aber-Wrac’h (Finistère) en 1925, mais est abandonné en 1930 faute de financement. Les plans de cette usine serviront d’ébauche pour ceux de la suivante. L’utilisation de l’énergie des marées n’est cependant pas nouvelle, puisque de longue date des moulins à marée ont existé en des lieux touchés par la marée, et en particulier le long de la Rance. L’idée de construire une usine marémotrice sur la Rance revient à Georges Boisnier, en 1921. Les premières études visant à la conception d’une usine marémotrice sur la Rance remontent à 1943, par la Société d’étude pour l’utilisation des marées (SEUM). Cependant, les premiers travaux ne commencent qu’en 1961. Pourquoi n’y a t-il pas d’autres réalisations de ce genre dans un pays où nous avons des taux de marnage exceptionnels ? J’entends les mauvaises langues murmurer: Lobby, lobby, lobby.

Un autre anniversaire, celui de la disparition de P. LAFARGUE, un autre grand communard, trop vite oublié. Je lui doit d’avoir découvert (il y a fort longtemps) un livre qui a inspiré nombre de mes réflexions: Le droit à la paresse. Soucieux de ne pas connaître l’indignité de la vieillesse et de la dépendance, il se donne la mort en compagnie de son épouse. Paul Lafargue voit le jour le 15 janvier 1842 à Santiago de Cuba. Les Lafargue regagnent la France en 1851, Paul est alors âgé de neuf ans. Il suit des études secondaires à Bordeaux puis des études de médecine à la Faculté de Médecine de Paris où il fait connaissance avec Proudhon. Suite à une déclaration au premier congrès international des étudiants qui eut lieu à Liège en octobre 1865 et dans laquelle il émet le souhait de voir disparaître les rubans tricolores au profit de la seule couleur rouge, il se fait exclure à vie de l’Université de Paris. Il émigre à Londres où il rencontre Friedrich Engels et Karl Marx dont il épouse la fille. Il rentre alors en France où il devient membre de la Première Internationale, dès 1866 il est élu au Conseil général de l’Internationale où il représente l’Espagne jusqu’au Congrès de Bruxelles en 1868. Il participe à la Commune de Paris en 1871 puis gagne l’Espagne où il fonde, à Madrid, une section marxiste (1871) de la 1re Internationale. Un sacré grand bonhomme!

A ne pas confondre avec Léon-Paul FARGUE, poète majeur, majuscule comme disait Jacques Martin, à qui l’on doit ces quelques mots: »…Et peut-être qu’un jour, pour de nouveaux amis, Dieu tiendra ce bonheur qu’il nous avait promis. »

Je vous laisse à vos méditations mais, rappelez vous ce que disait CATON l’ancien à l’issue de tous ses discours: « Il faut brûler Carthage ! » Portez vous bien et, à demain, peut-être.

TONNERRE DE BREVES…

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SACRE LEON…

Léon ZITRONE, on le sait était un perfectionniste, non content d’être né un 25 novembre, en 1914, il a réussi l’exploit de mourir un 25 novembre, en 1995. Pour un peu, cabotin comme il l’était, il aurait calé sa mort sur l’heure du J.T.

TONNERRE DE BREST…

C’est pas de chance quand on porte le nom de Neptune d’être réduit au silence par la tempête. C’est ce qui vient d’arriver à ma radio préférée. Son pylône a mis un genou à terre. Fort heureusement, les nouvelles technologies permettent de continuer à se gaver de jazz sur: radio-neptune.net

TELE BRETAGNE OUEST…

Le 30 novembre démarre une nouvelle expérience télévisuelle sur la pointe bretonne. Ca s’appellera « TEBEO » pour télé bretagne ouest. Derrière ce projet, on trouve principalement « Le télégramme de Brest » et le Crédit Mutuel. C’est étrange comme l’histoire à quelquefois tendance à se répéter: Le XIXème siècle a vu se structurer la Bretagne en deux blocs qui sont encore présents aujourd’hui. D’un coté, la droite conservatrice et cléricale, Office de Landerneau, clergé local, école privées et Ouest-Eclair. En face les « progressistes » mouvement mutualiste, écoles publiques et télégramme de Brest. Aujourd’hui les noms ont changé mais vous pouvez faire la même lecture de la structuration duale de la société bretonne. Crédit agricole et crédit mutuel, Ouest-France et Le Télégramme, la Coop. de Landerneau et Unicopa, écoles publiques et privées. Le face à face continue.

RUBRIQUE: C’ETAIT ECRIT…

La courbe représentant l’évolution de l’action SANOFI suit la même ascension que celle qui représente le nombre de vaccinés (Plus 12% en un mois). L’autre jour, un groupe d’individus s’est retrouvé, désemparé, à Carnoët, à la recherche du centre de vaccination. Ils avaient suivi les panneaux: « pour les vagues saints suivez la flèche ». Hilarant, non ?

C’est tout pour aujourd’hui, j’ai mon lait qu’est su’l'feu, allez, portez vous bien et…A demain, peut-être.

A LA SAINT POURCAIN, PORTE TOI BIEN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Aujourd’hui on fête la St Pourçain, mais, connaissez vous le St Pourçain ? Voilà un vin dont le rapport qualité/prix est imbattable. Le vignoble de St Pourçain sur Sioule est un des plus vieux de France. On dit que les Papes en Avignon en raffolaient déjà. Récemment promu au rang d’AOC, il couvre une vingtaine de communes dans l’Allier. Pour les rouges,ce sont des cépages Gamay et Pinot noir et pour les blancs, Chardonnay et Sauvignon. Il y a aussi le Tressallier, c’est une variété locale qui, à ma connaissance, n’est exploitée nulle part ailleurs qu’à St Pourçain. On trouve, y compris en grandes surfaces, quelques St Pourçain VDQS qui font d’excellents vins de table pour trois ou quatre euros. Avec ça et une fourme d’Ambert, vous faites un repas à damner tous les saints.

Tiens, à ce propos, la fameuse vallée des saints à Carnoët dont je vous parlais il y a quelque temps, est déjà fermée au public. Le Préfet, arguant du principe de précaution, a jugé que la sécurité n’y était pas assurée. On ne sait vraiment plus à quels saints se vouer. Celui qui est représenté ici à droite, c’est St Malo.

« Le bonjour vous va » :Vous fûtes nombreux, perspicaces lecteurs, à avoir relevé la coquille qui ouvrait mon billet daté d’hier. Bien entendu il ne s’agissait pas de l’accent Catalan mais de l’accent Occitan. Que tous les Capelo de la langue d’Oc veulent bien me pardonner cette grossière confusion.

C’est à n’y pas croire, il ne pleut plus depuis dix bonnes minutes. L’ermitage de Keramoal commençait sérieusement à ressembler à l’Arche de Noë à la recherche du mont Ararat. Histoire de se mettre au sec, je vais donc en profiter à mon tour pour rejoindre le monde civilisé et faire quelques emplettes, non sans avoir auparavant, mixé poireaux et potirons pour en faire un velouté maison dont je vous donnerai des nouvelles dans un prochain billet. Bon allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

LE BONJOUR VOUS VA !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Une fois n’est pas coutume, je titre aujourd’hui avec l’accent Catalan. Et pour ne rien arranger, je veux vous parler d’une récente découverte qui n’a rien à voir (c’est le style de la maison) : LE CHAMPAGNE AYALA .

Non, ce n’était pas pour fêter la litigieuse victoire de l’équipe de France. Quelqu’une de moi très proche (comme disait Rabelais), alors que nous célébrions mon anniversaire, me fit découvrir ce champagne issu d’une très vieille maison champenoise implantée sur la commune d’AY. Curieusement il n’y a pas de rapport entre le nom de la commune et la marque AYALA; il s’agit du nom d’une famille d’origine espagnole. Même si la maison AYALA appartient depuis peu à Bollinger, elle a conservé son caractère artisanal, notamment dans l’élaboration de ses assemblages. Celui-ci repose sur une dominante de Pinot noir. C’est là sans doute mon seul regret moi qui suis un fervent amateur du Blanc de Blanc et donc du 100% Chardonnay. Si, à l’occasion, vous passez devant chez votre caviste préféré, n’hésitez pas. Accompagnez cette dégustation d’une fine tranche (pourquoi fine ?) de foie gras d’oie, sans artifice aucun. A l’approche des fêtes de fin d’année et au moment de « rentrer » quelques bouteilles, un bon cru artisanal chez un caviste ne coùte pas plus qu’un vin de marque en grande surface et la comparaison est souvent flatteuse pour le premier.

Pendant que les files d’attentes s’allongent devant les centres de vaccination, le grand Satan de l’industrie pharmaceutique continue de tirer les ficelles. Dernière nouvelle: Le virus a muté ! Journaux, radios, télévisions, internet, c’est le défouloir absolu. Un bébé à toussé, la crêche est fermée…Trois élèves « probablement » infectés, lycée fermé, même le départ de la Jeanne d’Arc a été retardé. Bref ça ne s’arrange pas. Notre ami et voisin (à moins que ce ne soit l’inverse) Paul C. toujours vigilant, nous a fait parvenir deux articles émanant d’auteurs dont la bonne foi ne saurait être mise en doute et qui nous éclairent grandement. Les textes étant assez longs, je mettrai un lien pour leur consultation.

Je ne voudrais pas jouer les « Anne Roumanoff » de service: On ne nous dit pas tout ! Mais, il faut bien l’admettre: Si ça continue…Il va falloir que cela cesse !

Allez, on ne va pas se laisser impressionner par un petit virus de rien du tout, ça me rappelle l’histoire des chauve-souris de Bigard, portez vous bien et, à demain peut-être.

KAN BALE NEVENOE…

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Skoulmet mat eo hirie

chadenn ar goskoret

kousket noz kousket de

kalon ar vretoned. « Aujourd’hui bien nouée, la chaîne des esclaves endort nuit et jour le coeur des Bretons. » J’emprunte à Glenmor ces quelques vers de « La marche de Nominoë » pour célébrer cet anniversaire de la victoire des troupes bretonnes de Nominoë sur celles (Franques) de Charles le chauve. Nous sommes un 22 novembre de l’an de grace 845, dans la campagne de Ballon près de Redon. Celui que les historiens allaient nommer « Tad ar vro », le père de la patrie, venait de donner naissance à une Bretagne unifiée et indépendante. Pour autant, il n’était pas roi mais Duc. C’est son fils Erispoë qui prendra le titre de roi, ce fut le premier et sans doute le dernier; par la suite, les souverains bretons porteront le titre de Duc. Nominoë, grand guerrier et fin stratège, réussi à négocier le départ des vikings après avoir pourtant subi trois défaites consécutives. Il mourut en 851 près de Vendômes non sans avoir conquis le Maine et l’Anjou, d’où la célèbre chanson: » Tan-tan, tir-o-tan…Gwin ar C’hallaoued zo mad » (ça c’est une interprétation toute personnelle, mais je pense qu’elle peut se vérifier, la Bretagne ne produisant pas de vin, il était normal d’aller le chercher en Anjou…). On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France. Etait-ce un Etat, un royaume, une Nation ? La question vaut d’être posée et débattue, mais cela fera l’objet d’un autre billet.

Il tonne sur Keramoal, il pleut bergère, comme je le disais hier à propos de Fabre d’Eglantine, en tous cas, pas un temps à mettre un paroissien dehors. Va pourtant falloir y aller. Un p’tit tour dans le bourg le dimanche matin, ça tient quasiment du rituel. Allez, portez vous bien et à demain, peut-être.

C’EST LA BONNE RAIPONCE…

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Amis Républicains, bonjour ! Nous voici donc le 1er jour de Frimaire et, il est vrai que les frimas font leur apparition. Les initiateurs du calendrier qui nous intéresse, en ont fait le jour de la raiponce. Je me suis souvent demandé d’ou venait cette imagination débordante. L’un des auteurs, si ce n’est le seul, s’appelait Fabre d’Eglantine, écrivain, poëte, théatreux et, moins révolutionnaire qu’opportuniste. Forcément, quand on s’appelle Eglantine, on ne va pas donner aux jours des noms d’oiseaux…Il présenta ce calendrier à la Convention Nationale en octobre 1793…Il perdit la tête un an plus tard, au sens propre, en compagnie de Danton. C’est à lui que nous devons la célèbre ritournelle: « Il pleut, il pleut, bergère ». C’est sans doute ce côté poête qui le conduisit à doter les jours de noms champêtres et buccoliques aussi improbables que ceux la. En photo, Phyteuma Nigrum, encore appelée la raiponce noire, plante de la famille des campanulacées mais ça, je suppose que c’est le cadet (de Gascogne) de vos soucis.

Mes pérégrinations professionnelles m’ont souvent conduit du côté de Belle-isle-en-terre, département des Côtes d’Armor. Longtemps, je me suis interrogé sur l’origine de cette immense batisse en plein centre du bourg. Le maire de l’époque me raconta alors l’histoire de Lady MOND née Marie-Louise Le Manac’h. Cette fille du peuple, « monta » à Paris, rencontra les grands de ce monde. Elle fut longtemps la maitresse d’Antoine d’Orléans, infant d’Espagne. Puis elle rencontra et épousa Robert MOND, riche industriel qui finit anobli par la reine (d’Angleterre) et notre petite « Maï » devint lady MOND. Elle fit construire à Belle Isle le chateau de Coat an noz puis cette énorme batisse au milieu du bourg. Restée bretonnante elle n’oublia jamais ses origines et consacra une partie de sa fortune à la culture Bretonne. Durant la guerre, elle fut emprisonnée à St Brieuc et disparue un 21 novembre de 1949. Un conte de fée à la bretonne comme savait si bien en narrer Taldir-Jaffrenou dont elle fit traduire l’oeuvre. Celui-ci, en sa qualité de barde hérault de la Gorsedd de Bretagne et en remerciement de ses bons offices en fit d’ailleurs une druidesse d’honneur.

Voila, c’est à ranger dans la rubrique « les histoires de tonton Erwan ». En attendant les prochaines, portez vous bien et, à demain peut-être.