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De Ploumanach à Perros-Guirec…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la valse à trois temps et du flocon d’avoine réunis, bonjour! Nous sommes donc le Samedi 17 février 2018, 29è jour de pluviôse dédié à la chélidoine. Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, chelidoine_2avait son avis sur tout, et surtout son avis, l’appelait le lait de sorcières ou encore, l’herbe à verrue. Les savants ont expliqué depuis lors que la plante contenait un alcaloïde qui pourrait être à l’origine de son utilisation à des fins médicinales… Dans les campagnes, on l’appelle aussi la grande hirondelle car son apparition le long des chemins creux correspond à l’arrivée de ces charmants oiseaux.

Chez nous aujourd’hui, on fête les Gireg qui laissa son nom à la station de Perros-Guirec. Sur la côte de granit rose, à Ploumanac’h, ( ce nom de commune vient du breton Poul-Manach, le marais du moine; peut-être un cénobite) on trouve l’oratoire de Saint Kireg. Saint Kireg est un moine gallois débarqué sur cette plage dans une auge de granit comme d’ innombrables saints en provenance de st kiregBretagne la grande; c’était très tendance à l’époque. La légende disait que si une jeune fille arrivait à planter une aiguille dans le nez du saint et que cette épingle restait fichée, elle serait mariée dans l’année, sinon elle devrait patienter. Mais un jour la paroisse remplaça la statue de bois par une statue de pierre… Il fut sans doute plus dur de trouver mari… Personnellement je trouve dommage de défigurer la côte de granit rose avec ce genre d’édifice mais, bon… Celui-ci, construit sur un amas de rochers submergé par les flots à marée haute, trouve son origine au 12ème siècle. Il était très fréquenté par les femmes des marins qui venaient y prier pour le retour de leurs époux.

Voila pour ce Samedi, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Au pays de cocagne…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du doux euphémisme et du cidre brut réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 14 février de l’an 2018, 26è jour de pluviôse dédié à la Guède, une plante autrefois cultivée pour fabriquer de la teinture. La teinture bleue (le pastel) est extraite des feuilles de la plante. Ces feuilles, allongées, se détachent facilement par simple torsion lorsqu’elles ont atteint leur maturation au solstice d’été. Mais la guèdela récolte se poursuit de juillet à la mi-septembre jusqu’à ce que la plante ne possède plus de feuilles. Puis on les écrase en les mélangeant à de l’eau pour en exprimer une pulpe que l’on comprime sous forme de boulettes ou « cocagnes » de quelques centimètres. C’est de là que vient le nom donné au lauragais (Languedoc-Roussillon) : Pays de cocagne ! Le pastel fut pratiquement la seule source de teinture bleue disponible en Europe jusqu’à la fin du XVIè siècle, avant que le développement des routes commerciales vers l’Extrème Orient permette l’arrivée de l’Indigo. Le Lauragais, triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne connut une grande prospérité grâce au commerce du pastel. Les pastelliers figuraient parmi les plus grandes fortunes de l’époque et ont laissé de nombreux témoignages, comme les grands hôtels particuliers de Toulouse. Ils furent nombreux aussi à faire partie des fameux capitoulats. Les capitouls étaient, depuis le Moyen âge, les habitants élus par les différents quartiers de Toulouse pour constituer le conseil municipal de la ville. D’où le nom de Capitole donné aujourd’hui encore à l’hôtel de ville. Voilà pour la petite histoire du jour…

Je vais m’arrêter là car les jardins de Keramoal réclament mes bons offices. Je vais donc m’équiper pour affronter un vilain Noroit qui s’est remis à sévir. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le parti d’en rire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’apophtegme et du pâté Hénaff réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 09 février 2018, 21è jour de pluviôse dédié au Tabouret des champs. Je vous assure que j’invente pas. Vous connaissez le « tabouret bleu » ? Et bien c’est la Thlaspi. Vous connaissez pas la thlaspi ? C’est une belle plante de la famille des brasicasées. Non, pas des bras cassés. Et alors, merci qui… Merci Wiki.

L’homme du jour, du mois, du siècle.

Comment ne pas marquer l’anniversaire de la mort de ce maître à penser, disparu un 9 février en 1975.« Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir. » Ses citations sont pierre Dacdevenues quasi proverbiales et, personnellement, je ne m’en lasse pas. Après avoir débuté en 1922 à La vache enragée, à Montmartre, Pierre Dac se fait connaître dans les années 1930 à la radio sur le Poste Parisien et anime dès 1936 ‘La Course au trésor’ : il s’agit de trouver un objet dans des conditions rocambolesques. Sur Radio cité, l’émission légendaire ‘La Société des loufoques’ sera reprise dans son journal ‘L’ Os à moelle’. Il s’engage par la suite dans la résistance, se réfugiant à Londres, il va devenir ‘la voix de la France’ en 1943-1944, dans l’émission sur la BBC ‘Les Français parlent aux Français’. Ses émissions sont un prélude à la carrière qu’il fera avec Francis Blanche.

Il crée alors le Parti d’en rire (1949) puis ‘le MOU’ mouvement ondulatoire unifié avec Jean Yanne et Goscinny dont le slogan était:Les temps sont durs, vive le MOU. ces initiatives le conduisent à être candidat à la présidence de la République quelques années avant Coluche. Il s’est également lancé dans l’écriture de romans parodiques comme ‘Du côté d’ailleurs …’ (1953), ‘Les Pédicures de l’âme’ en 1974. Information méconnue du public, Pierre Dac s’avère être le précurseur du faux journal télévisé. A la libération, il est reçu Franc maçon à la grande loge de France, il y restera jusqu’en 1952. Plus tard, il rédigera une parodie sur les rites maçonnique. Il faudrait mille billets pour commencer à approcher l’œuvre de ce roi du loufoque; aussi, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui.

Portez vous bien et à demain peut-être.

 

A bout de souffle…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la relativité et de la cotriade réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 08 février 2018, 20è jour de pluviôse dédié à la serpette.

Aujourd’hui, à la demande générale de Nivobod, j’évoque Den paolig, figure tutélaire du carnaval de Douarnenez. Son intronisation devait lancer les Gras samedi mais, Den Paolig a été détruit mardi matin par un incendie. Déguisé ou pas, l’occasion est trop belle de faire « son reuz » derrière Den Paolig (le pauvre homme qui est roi de la fête durant quelques jours). L’histoire nous rapporte que Den Paolig était den paoligun épouvantail géant que l’on balançait du Grand-Pont en chantant ! Le roi du Carnaval finissait ainsi son règne éphémère dans la baie. Un peu plus tard, c’est du Vieux-Port qu’on laissait le mannequin s’en aller nuitamment vers la baie. Mais la vue de cette effigie flottante était pénible aux proches des péris en mer. On décida alors de faire disparaître le roi de la fête dans un feu de joie, sur le port, comme on le fait toujours aujourd’hui. Dans les années 1970, quand Les Gras se réveillèrent après une période de sommeil, c’est une Dame Carnaval qui sortit des mains du jeune Yann Kersalé, qui n’était pas encore l’artiste célèbre qu’il est aujourd’hui. Historiquement, cette fête se situait dans une période charnière puisque la saison de la sardine s’achevait et les marins disposaient d’un moment de répit avant d’entamer une nouvelle campagne de pêche aux maquereaux. Particulièrement dans les ports, les jours gras sont une période de licence et de désordre, un court laps de temps où les rôles s’inversent, ou les conventions tombent où les esprits se libèrent pour marquer la fin de l’hiver. Allez tiens, une minute de la fanfare « A bout de souffle » pour faire plaisir à Philippe.

A Douarn’, cette parenthèse dans la vraie vie était un réel ressourcement pour qui avait usé ses culottes courtes sur les quais du Port Rhu, quand bien même aujourd’hui le folklore a pris une place de plus en plus importante au détriment de la spontanéité qui existait jadis. Le soda à supplanté le « rouge lim’ », idéologie sécuritaire oblige. Mais la grande soirée du mardi reste incontournable, de « chez micheline » au « Malamock », on va DNZ_DOUARNENEZ-2.JPG_Marie-Line Quéaudéambuler à la recherche du temps perdu, de sa jeunesse peut-être. Illusion vite évaporée quand au petit matin il faut reprendre contact avec les réalités qui font trop souvent de notre vieille planète cette vallée de larmes…  Douarnenez l’orgueilleuse, Douarnenez l’insolente n’est plus que l’ombre d’elle même. Les costumes les plus nombreux en cette grande nuit des Gras, ce sont ceux de la maréchaussée. Les voitures du shériff patrouillent sans discontinuer, l’alcool est interdit à la vente dans les commerces et sa majesté « Den Paolig » pendouille, lamentablement, suspendu au fronton des halles d’où il regarde ses sujets s’enfoncer peu à peu dans les oubliettes de l’histoire, en attendant de finir brulé telle la Jeanne sur son bûcher. Bien sûr il y a quelques inconditionnels qui continuent à faire semblant d’y croire; mais cette fois ci on dirait bien que la fanfare « à bout de souffle », l’est vraiment…

Allez, foin de nostalgie, l’année prochaine… Je vais à Rio ! Portez vous bien et à bientôt peut-être?

Ae goulou vras…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la botanique à deux balles et du pot au feu réunis, bonjour ! Or donc nous voici le Vendredi 2 février 2018, 14è jour de pluviôse dédié à l’avelinier, ou si vous préférez, le coudrier qui est l’ancien nom du noisetier… C’est la Chandeleur, ar goulou vras , la grande noisetier_mb1007-d0014lumière, comme disent les brittophones. A la Chandeleur, Quéré fait des crêpes jusqu’à pas d’heure, se plaisait à nous dire mon aïeule, sûre qu’elle était de nous épater. Savez vous que le noisetier se prête tout à fait à la culture du bonsaï comme le montre cette photo. Oui mais, pourquoi Avelinier ? Et bien, petit scarabée, parce que il s’agit en vérité du Corylus avellana. Avellana se rapporterait à la ville italienne d’Avella, dans la province d’Avellino, dont les noisettes étaient réputées. Voilà pourquoi, une « aveline » est une grosse noisette presque ronde et « avelinier » le nom ancien de cette sorte de noisetier. Merci tonton Erwan…

Tout à fait autre chose.

Voici une version de « The girl from Ipanema » que l’on doit au célèbrissime Vinicius da Moraès et que vous allez reconnaître dès les premières notes. La chanteuse c’est Astrud Joao, la propre femme de Gilberto Joao le roi de la Bossa.

 

Le sax c’est celui de STAN GETZ. stan getzEn 1962,il découvre le Brésil et la bossa nova. Il enregistre à New York en 1963 le fameux album Getz/Gilberto avec le « père » de la bossa nova, João Gilberto et aussi la participation de son épouse Astrud notamment dans une version du standard de Tom Jobim et Vinícius de Moraes : A Garota de Ipanema qui deviendra en anglais The Girl from Ipanema et sera la version de ce morceau la plus connue et la plus jouée sur les radios.

Allez, fin de l’envoi, je m’arrête là pour aujourd’hui car, comme le disait qui vous savez: La pâte à crêpe ça repose trois heures et le cénobite, bien plus…

Trouble of the world…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Tiers-État et de la potée auvergnate réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 27 janvier 2018, oui je sais, ça passe vite, dans moins d’un mois c’est les Gras à Douarnenez, il est temps de préparer le costume pour aller faire du reuz sur le port… Ce 8è jour daphné laureolade pluviôse est dédié au bois-joli, une sorte d’espèce de genre de laurier qui porte bien son nom. De son vrai nom: Daphné loréola et voici pourquoi. Vous avez lu le récit d’Ovide qui conte comment, alors qu’elle était poursuivie par Apollon et qu’elle souhaitait lui échapper, la déesse Daphné se changea en laurier. Apollon vaincu par la nymphe ne put saisir qu’une seule petite branche, un rameau ; il fit du laurier son arbre. Plus étonnant encore, le mot “baccalauréat” est un dérivé du mot “laurier” puisque ce terme vient d’un mot latin signifiant “baie de laurier” : une couronne ou un rameau de lauriers ceignait, à l’origine, les génies et les sages. Etonnant, non!

Tout à fait autre chose.

Petite page en souvenir d’une des plus grandes sinon la plus grande de toutes les chanteuses de Gospel disparue un 27 janvier de l’année 1972. Ca fera plaisir à Anne Marie qui pratique l’exercice en chorale. J’ai choisi de vous faire écouter « Trouble of the world », c’est d’actualité. La vidéo est tirée d’un film où Mahalia Jackson Mahaliaapparaît à la fin; il s’agit de « Mirage de la vie » de Dougla Sirk en 1959. En 1946 et 1947, celle que l’on surnomme couramment la « reine du Gospel » enregistre une série de titres (dont I’m Going to Tell God et Move On Up a Little Higher, disque vendu à plus d’un million d’exemplaires, et le fameux hymne baptiste Amazing Grace) qui la révèle au public américain. Elle chante par ailleurs Precious Lord, Take My Hand dans l’un des immenses stades de football de Washington devant un public enthousiaste.

Entre 1949 et 1952, elle interprète des grands succès comme Silent Night, Walking to Jerusalem et le plus populaire d’entre eux, In the Upper Room. Mahalia Jackson se produit par la suite au Carnegie Hall, célèbre salle de concert de New York. Grande vedette, gérant king2parfaitement sa carrière mais cédant parfois aux exigences commerciales des producteurs pour élargir son audience, Mahalia Jackson participe, malgré des problèmes cardiaques, aux rendez-vous européens tels que le festival d’Antibes-Juan-les-Pins en 1968 où elle se produit pendant plus de trois heures, habitée par une sensibilité et une ferveur inoubliables. Amie fidèle du pasteur Martin Luther King, elle se trouve à ses côtés pour la défense des droits civiques des Noirs et chante devant des milliers de personnes lors du service funèbre du leader assassiné.

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A l’enterrement de Louise…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la médecine par les plantes et du Viandox réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 22fragonnette janvier 2018, troisième jour de pluviôse et, je vous le confirme, il pleut. C’est le jour du Fragon dans le calendrier républicain. Plante très commune dans nos sous-bois, on en fait de très jolis bouquets. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement des vaisseaux sanguins. On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie). Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais.

Le 22 janvier 1905, enterrement de Louise Michel. Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil. Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17
heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Elle avait exprimé le vœu d’être enterrée à levallois-Perret auprès de son enterrement Louise 1compagnon d’arme Théophile Ferré, fusillé par les Versaillais en 1871. Le préfet Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les anarchistes; la cérémonie est suivie d’un grand meeting. Quelques mois plus tôt, le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique enterrement 2Ecossaise maintenue et mixte. Qu’a t-on fait de son héritage au cours de ce siècle qui devait apporter à l’homme bonheur et justice sociale, fraternité et égalité des droits…Voici quelques images parmi celles qui ont tenté d’immortaliser le dernier voyage de cette combattante.

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Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La possibilité d’une île…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des stances à Marquise et du maquereau à l’oseille réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Samedi 20 janvier 2018 et, dans le calendrier républicain, c’est le premier jour de Pluviôse, dédié au 290px-Daphne_laureola1-150x150Lauréole encore nommé le Daphné lauréole ou Laurier des bois. Daphné du laurier ne doit pas non plus (même dans les diners en ville) être confondu avec Daphne du maurier, la célèbre romancière à qui nous devons Les oiseaux, mais aussi et peut-être surtout Rebecca magistralement adapté au cinéma par Hitchcock himself…  Rien à voir avec l’auréole de sainteté que chantait Glenmor.

Tiens, à ce propos, je constate qu’aujourd’hui c’est la saint Tarieg (oui je sais, y’en a pas beaucoup par ici). Il naquit en Bretagne (Vè siècle) il en devint évêque après avoir suivi l’enseignement de ile-tariegGweltaz. Il est le patron de la commune de Lannilis (29) et a laissé son nom à l’île Tariec. Enfin, c’est une île à la mode de Bretagne, on s’y rend à pied à marée basse.  A l’Ouest de l’île, on remarque un petit menhir, sans doute vestige d’un culte solaire. Lorsqu’on pose le menton sur le menhir, on peut voir le soleil se lever le matin du solstice d’été  exactement entre les pieds du dolmen de Guernevez, situé sur le continent. Pour ceux qui ne connaisse pas bien le coin; nous sommes en plein pays des abers entre l’aber Wrac’h et l’aber Benoist.

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition de Gerry Mulligan220px-Gerry_Mulligan_1972_Heinrich_Klaffs_Collection_72-194x300 le roi du Cool jazz. Il ne se passe pas un jour sans que le programmateur de Radio-Neptune sur Brest (classique le jour ,Jazz la nuit) ne le mette à  l’antenne. Dans le début des années 50, Gerry Mulligan joue dans un quartette sans piano. Il est accompagné par le trompettiste Chet Baker. Non mais, vous imaginez cela: vous êtes au fond d’une cave à St-Germain; on y voit pas grand chose à cause de la fumée de cigarettes, le whisky n’est vraiment pas terrible mais, devant vous sur une petite estrade, Chet Baker et Gerry Mulligan. Un truc de ouf comme dit l’autre.

Allez, merci d’être passé, je m’aperçois que je n’ai pas entré assez de bois; j’y retourne. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Black Velvet…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la prosopopée et du marron d’Inde réunis, bonjour Nous sommes le Samedi 13 janvier 2018 et malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur… c’est le 24è jour de nivôse dédié au Cuivre. Pour ma part je voulais le dédier à un pianiste de jazz que je considère comme l’un des meilleurs pour son swing renversant. Je veux parler de SONNY CLARK.

Il débute sa carrière professionnelle au début des années 1950 en Californie, collaborant avec de nombreux musiciens et notamment comme sideman du saxophoniste tenor Wardell Gray et du clarinettiste Buddy De Franco. Avec ce dernier il effectue une sonny clarktournée européenne en 1954, enregistrant de nombreuses sessions, notamment à Paris avec Jimmy Raney. De retour aux States  il effectue de nombreuses tournées à travers le pays. Le 23 juin 1957 il rejoint le label Blue Note, enregistrant en tant que sideman un album d’Hank Mobley. À partir de ce moment, Sonny Clark ne quittera plus le prestigieux label. Par la suite il constitue son propre trio, avec Sam Jones et Art Taylor, enregistrant quelques albums dans lesquels il joue ses propres compositions. Voici Black Velvet.

Disciple de Bud Powell, Sonny Clark après sa mort prématurée (à l’âge de 31 ans, d’une crise cardiaque) a été longuement et injustement oublié du public. Il faut attendre le milieu des années cool struttin1990 et les nombreuses rééditions de Blue Note pour redécouvrir ce talentueux pianiste, qui était respecté par ses contemporains (dont Bud Powell) et qui à directement influencé nombreux pianistes par la suite (en particulier Bill Evans). Son style vif et très technique a longtemps été très prisé des amateurs de jazz. Pianiste hard bop par excellence, Sonny Clark enregistre le 5 janvier 1958, en tant que leader, Cool Struttin’ qui obtiendra un grand succès commercial et qui restera jusqu’à aujourd’hui, avec son tempo à la fois funky et bluesy l’une des références majeures du hard bop.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Frères humains qui après nous vivez…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des bars-à-vins et du coquelet en sauce réunis, bonjour! Nous Villonsommes le Vendredi 12 janvier 2018, 23è jour de nivôse dédié au fer. Comme n’aurait pas manqué de le faire remarquer Bourvil: il faut le faire… Alors que je poursuis ma paisible retraite dans mon modeste ermitage et que les bruits du monde me parviennent assourdis par l’étrange lucarne, il m’est venu à l’esprit de relire Villon. Façon personnelle d’échapper au bruit et à la fureur des temps modernes;  Je vous ai mis de côté cette strophe qui ne saurait vous déplaire:

Sur mol duvet assis, ung gras chanoine,
Lez ung erasier, en chambre bien nattée,
A son costé gysant dame Sidoine,
Blanche, tendre, polie et attintée,
Boire ypocras, à jour et à nuytée,
Rire, jouer, mignonner et baiser,
Et nu à nu, pour mieux des corps s’aiser
François VILLON …

Voila bien la philosophie qui sied à un cénobite. D’ailleurs, je vais de ce pas m’en resservir un petit en guise de solution hydro-alcoolique gibetce qui devrait avoir un effet immédiat sur les hordes de microbes qui se sont mis en tête de nous pourrir la vie. Juste pour vous faire baver, il s’agit d’un Single Malt en provenance de Isle of Jura, un Signatory vintage millésimé 1997, bouteille N° 311… Quand je pense qu’à une lettre près notre poète porte le même nom qu’un ancien premier sinistre et ex futur Président de la République… C’est un coup à vous éloigner de la poésie où de la politique!

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.