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Marx, Engels et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’épanaphore et du riz au lait réunis, bonjour! Nous sommes le Jeudi 21 février 2019, troisième jour de ventôse dédié au Violier que l’on nomme aussi la fausse giroflée. Le calendrier de la poste nous annonce qu’on doit fêter les Pierre-statue-de-st-gwennDamien mais les bretons savent bien (ou pas) qu’aujourd’hui, c’est la ste Gwenn. Sainte Gwenn est surnommée en breton Teir Bronn (aux trois seins) parce qu’elle a enfanté trois saints, les jumeaux Guethenoc et Jacut, puis saint Guénolé. Elle est l’épouse de saint Fragan, ils vivaient au Ve siècle. D’après la tradition, Fragan et son épouse Gwenn quittèrent vers 460 l’île de Bretagne et débarquèrent sur la côte nord de l’Armorique. Ils s’installèrent sur les rives du Gouët, à l’endroit appelé aujourd’hui Ploufragan (22). Bien évidemment vous pouvez croiser sa statue dans la très fameuse vallée des saints à Carnoët (œuvre du sculpteur santécois Patrice Leguen)

Tout à fait autre chose.

Savez vous que Le Manifeste du Parti communiste est un opuscule d’une cinquantaine de pages publié anonymement à Londres un 21 février, en 1848. Ses auteurs Karl Marx et Friedrich Engels n’en revendiqueront la paternité qu’en 1872. Curieusement, le texte débutait par: « Un spectre hante l’Europe: le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte Alliance pour Marx-Engels-Lenin-2traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d’Allemagne ». Il s’achevait sur une phrase devenue culte : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ». Quelques semaines plus tôt, Tocqueville, un penseur conservateur, avait aussi mis en garde ses contemporains contre l’avènement d’un conflit de classes ! Le Manifeste, en dépit de sa minceur, va inspirer presque tous les mouvements révolutionnaires du XXe siècle. Un siècle et demi plus tard, les chinois se milliardairisent, les vénézuéliens sont à la rue, les coréens jouent au ping-pong avec Trump et l’anti sionisme est en passe de devenir un délit au pays des droits de l’homme. On marche sur la tête, madame Michu…

Allez, c’est gentil à vous de continuer à visiter ce petit blog sans importance. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le petit peuple…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, TRADITION

Amis de la phytothérapie et du haddock à la crème réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 19 Février 2019 et, si l’on en croit le calendrier républicain, nous sommes le 1er jour de ventôse dédié au tussilage. Cette plante qui fait penser un peu au pissenlit est une des plus ancienne utilisée dans la tussillagemédecine traditionnelle. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés antitussives d’où son nom, tussilage. Les chinois l’utilisaient déjà sous la dynastie des Han pour lutter contre l’asthme. On en parle dans un ouvrage qui s’intitule classique de la matière médicale du laboureur céleste et qui sert encore de référence aux médecins traditionnels asiatiques. Pline l’ancien lui même en recommandait l’usage sous forme d’inhalation pour chasser la toux. Et comment ne pas relever cette anecdote amusante qui fait koropokkuruirrésistiblement penser aux facéties de nos korriganed bretons: Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue aïnoue – à gauche sur la photo) sont des « lutins » de la mythologie Aïnoue, population aborigène vivant au nord du Japon et à l’extrême est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d’un pied d’enfant, ces « lutins » sont à proprement parler des kamuys (« esprits » en langue Aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

On se croirait dans les monts d’Arrée (où ça ?) où se sont retiré nos korrigans à nous.(quand on vous dit que toutes les civilisations se valent). Petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les filles étant coiffées de bonnets violets. Pierre Dubois (grand elfologue devant l’éternel) les décrit comme des nains korrigancornus hauts d’une à deux coudées, aux pieds de boucs, aux sabots de fer et aux griffes de chat. Il est amusant de noter que Korrigan est le nom qui désigne le lutin breton (de korr, « nain » avec le diminutif ig « petit »). À l’origine, le mot « korrigan » est un féminin et désignait donc… des fées bien avant d’être récupéré pour désigner l’ensemble des lutins de Bretagne ! Mon aïeule m’a raconté qu’autrefois, lorsqu’on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit, et de dire: ” Poulpican, j’ai perdu tel ou tel objet.” Le lendemain on le retrouvait à sa porte. Aujourd’hui les humains ne savent plus où réside le petit peuple. Quoique…Si vous passez du côté de Plaudren (dans le Morbihan), auprès du petit bourg de Locqueltas, il est une lande appelée Motenn-Dervenn mais… Je ne peux en dire davantage.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

On voit d’ces choses…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’éthologie et de la terrine de lièvre réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 13 février 2019, 25è jour de pluviôse dédié au lièvre. Bel animal qui a tendance à se faire rare dans nos contrées. Il est très wolpert2-300x222présent dans l’imagination populaire de nombreuses civilisations : En Europe de l’Est, c’est le Wolpertinger, aux Etats-Unis d’amérique, le Jackalope ou encore, Leuk le lièvre au Sénégal… Animal improbable et souvent cornu, il animait les soirées un peu comme le Dahu. La légende le dit très farouche et difficile à observer, d’ailleurs on n’a jamais pu capturer de spécimen vivant. En revanche on peut l’entendre, puisqu’il imite la voix humaine à la perfection. Dans le la-poulegrand Ouest, les cowboys avaient parfois la surprise, le soir autour du feu, d’entendre leurs chants répétés fidèlement par une voix aux alentours. Chez nous on a des poules tout aussi improbables comme le démontre cette photo. Les mauvaises langues y verront certainement le résultat d’une alimentation à base de maïs transgénique. On voit d’ces trucs madame Michu et pas seulement des éléphants roses après maintes libations. Au train où vont les choses on ne devrait pas tarder à voir un oranger sur le sol irlandais (réchauffement oblige).

https://youtu.be/fNbTfNAKDIc

Je vous remercie encore de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

la dernière brigadiste…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des froidures hivernales et du lait d’poule réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 12 février 2019 c’est à dire le 24 de pluviôse, oui bon, ben, faut suivre aussi. Or donc, dans le calendrier républicain, c’est le jour de renouée-300x224la « traînasse » ; et n’allez pas imaginer que Fabre d’Eglantine pensait à quelqu’une en particulier. IL s’agit d’une plante herbacée de la famille des polygonacéés dont les graines sont particulièrement appréciées des petits oiseaux et des merles moqueurs en particulier. On la connait aussi sous le nom de « renouée des oiseaux ». Si vous en avez dans votre jardin, il paraît que c’est très joli mais très envahissant ; d’où le nom peut-être. Mon aïeule, qui se piquait de quelques connaissances médicinales, affirmait qu’en décoction c’est très efficace contre la goutte…

Lise London est née Ricol le 15 février 1916, à Montceau-les-Mines, en France. Elle a été mariée en première noce à Auguste Delaune, puis remariée avec Artur London dont elle est devenue veuve. Militante élise londoncommuniste avant la Seconde Guerre mondiale, elle participa à ce titre à la constitution des Brigades Internationales dans l’Espagne républicaine et résista dès le début de l’Occupation. Capitaine dans la Résistance, elle est arrêtée en août 1942 par la police française, livrée aux allemands et déportée au camp de concentration de Ravensbrück. Elle a reçu le titre d’Officier de la Légion d’honneur. Jean Ferrat parle d’elle dans une chanson intitulé « Le bilan ».

Son rôle dans l’Aveu, magnifique film de Costa-Gavras (1970) a été tenu par Simone Signoret, Lise London a signé l’appel claveuollectif de résistants de la première heure à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944. Ce texte enjoint notamment « les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. »

 

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Twist again…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’apophtegme et du pâté Hénaff réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 09 février 2019, 21è jour de pluviôse dédié au Tabouret des champs.

Je vous assure que j’invente pas. Vous connaissez le « tabouret bleu » ? Et bien c’est la Thlaspi. Vous connaissez pas la thlaspi ? C’est une belle plante de la famille des brasicasées. Non, pas des bras cassés.  Le tabouret-bleutabouret des champs est une mauvaise herbe annuelle qui pousse sur les terres labourées. Sa silique (cosse) aplatie, ovale et à larges ailes la rend particulièrement reconnaissable. Les parties vertes de la plante dégagent une légère odeur d’oignon (aujourd’hui, on peut dire ognon.) lorsqu’elles sont pressées. Mon aïeule lui donnait le nom d’herbe aux écus. C’est une plante dite « spécialiste » et extrêmophile, l’une des rares à pourvoir survivre sur des sols « extrêmes » naturellement riches en certains métaux. Cette thlaspi_bellidifolium-300x223tolérance au zinc, au plomb et au cadmium (5 à 100 fois supérieure à celles des autres métallophytes poussant sur les mêmes sols), lui permet de se développer là où la concentration en métaux est toxique pour les autres plantes, ce qui en fait un moyen de gestion de sites pollués; les spécialistes de la chose appellent cela la phytoremédiation. En d’autres termes, vous plantez de jolis parterres autour de Tchernobyl et Fukushima et vous attendez… 10 000 ans.

Et puis tiens, une pensée pour William John Clifton Haley disparu le 09 février en 1981. Ah oui, il est plus connu sous le nom de Bill Haley:

Oui ho, hein, bon. C’est bientôt la fin de la semaine ! On peut pas être au top tous les jours. Repassez lundi, je verrai ce que je peux faire; en attendant portez vous bien.

Véronique nique nique…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du confucianisme et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 février 2019, 16è jour de pluviôse, dénommé « jour du buis » dans le calendrier républicain. C’est le jour anniversaire de la naissance de Prévert et, pour marquer le coup, il pleut sur Brest. Et, me susurre t-on à l’oreille, aujourd’hui, le calendrier des postes nous invite à célébrer les Véronique, nique nique…

Tiens, le saviez tu ? Sur le chemin de croix, selon une tradition médiévale, une femme prise de pitié aurait essuyé le visage du Christ avec un voile et celui-ci aurait conservé les traits du supplicié… De là le nom de la femme: Véronique, déformation du latin « Vera iconica ». à gauche détail d’un tableau intitulé Le Gradismar de Blaise Ra de Débarras. Véronique ayant LE-GRASDIMAR-DE-BLAISE-RA-0005_6-copie-1-200x300amené le « voile de la Sainte Face » à Rome, elle aurait guéri l’empereur Tibère en le lui faisant toucher… Le voile est aujourd’hui vénéré à Saint-Pierre de Rome. Véronique aurait ensuite évangélisé l’Aquitaine avec son mari, un certain Zachée. Après sa mort, elle aurait été enterrée à Soulac, sur le littoral atlantique de la Gironde, où lui est dédiée une église. Une tradition médiévale du Quercy assimile l’ermite Amadour à Zachée qui, devenu veuf, se serait établi dans une grotte de la région. Amadour est à l’origine de l’actuel pèlerinage de Rocamadour (le nom de ce village rappelle le « rocher d’Amadour ») étonnant, non ? Et la foule des fidèles s’est mise à chanter:

Bon, allez, assez déliré pour un Lundi. Merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ah, les yeux noirs de Django…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 23 janvier 2019, quatrième jour de pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes perce-neigede l’orthographe ne manqueront pas de relever qu’il faudrait dire à la perce-neige; et je ne vous parle même pas du pluriel, un truc à épater maître Capello lui même. Entre ceux qui en font un invariable et ceux qui mettent un S à neige… Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre. Fêtons dignement les Laouenan: Laouenan vient de « Laouen » qui signifie gai, joyeux, rieur comme dans l’expression Nedeleg laouenn (joyeux Noël): c’est ainsi que l’on nomme le roitelet en Bretagne. Laouenan fut disciple de roiteletTugdual (Tudal) et de saint Pol au VIe siècle. Au XVIIIe siècle, l’épiscopat fit détruire son prétendu tombeau à Tréflaouénan car il était un lieu où survivaient des pratiques religieuses pré-chrétiennes. Il a laissé son nom à la commune de Tréflaouénan. Comment ! Vous ne connaissez pas Tréflaouénan ? (normalement on ne devrait pas mettre d’accent), cette commune du Nord-Finistère dans le Léon devait être un lieu de passage pour les migrants de l’époque. C’était bien avant le tunnel et surtout, dans l’autre sens…

C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Django. De son vrai nom Jean-Baptiste Reinhardt, il vit le jour un 23 janvier, en 1910, dans une roulotte en Belgique. Il appartient à une famille de Rroms (gadjkénés) qui voyage en Europe depuis des lustres. Autodidacte, ce banjoïste découvre la guitare après de graves brûlures à la main à la suite d’un incendie survenu dans sa caravane. Il va inventer ce que l’on appellera plus tard, le jazz manouche. Ses fils, Babik, et petit djangofils, David, perpétuent aujourd’hui encore la tradition. Il a beaucoup joué et enregistré avec Stéphane Grappelli avec qui il va créer le quintette du Hot Club de France, mais il a aussi fait une tournée au Etats-Unis dans le Big Band de Duke Ellington. Tournée dont il gardait d’ailleurs, un assez mauvais souvenir. Son extraordinaire dextérité, malgré ses blessures à la main gauche, lui a valu de rencontrer les plus grands. Il a très largement contribué à faire connaître le Be-Bop en France et reste à mes yeux plus qu’un guitariste tsigane mais un vrai et grand musicien de jazz. Il enregistre son dernier disque en 1953 avec un jeune pianiste devenu célèbre: Martial Solal. Il mourra un mois plus tard. J’adore cette caricature de lui.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être; je vais en effet m’absenter quelques jours pour pratiquer un échange standard entre bassin et fémur.

La ballade défendue…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des bars-à-vins et du coquelet en sauce réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 12 janvier 2019, 23è Villonjour de nivôse dédié au fer. Comme n’aurait pas manqué de le faire remarquer Bourvil: il faut le faire ! Quand bien même, pour la pataphysique, ce 12 Janvier 2019 est en réalité le Dimanche 15 Décervelage 146 Conscience d’UBU. Alors que je poursuis ma paisible retraite dans mon modeste ermitage et que les bruits du monde me parviennent assourdis par l’étrange lucarne, me laissant quelques temps libres, il m’est venu à l’esprit de relire Villon. Façon personnelle d’échapper au bruit et à la fureur des temps modernes;  Je vous ai mis de côté cette strophe qui ne saurait vous déplaire:

Sur mol duvet assis, ung gras chanoine,
Lez ung erasier, en chambre bien nattée,
A son costé gysant dame Sidoine,
Blanche, tendre, polie et attintée,
Boire ypocras, à jour et à nuytée,
Rire, jouer, mignonner et baiser,
Et nu à nu, pour mieux des corps s’aiser

François VILLON …

Voila bien la philosophie qui sied à un cénobite. D’ailleurs, je vais de ce pas m’en resservir un petit en guise de solution hydro-alcoolique ce qui devrait gibetavoir un effet immédiat sur les hordes de microbes qui se sont mis en tête de nous pourrir la vie. Juste pour vous faire baver, il s’agit d’un Single Malt en provenance de Isle of Jura, un Signatory vintage millésimé 1997, bouteille N° 311… Quand je pense qu’à une lettre près notre poète porte le même nom qu’un ancien premier sinistre. C’est un coup à vous éloigner de la poésie où de la politique!

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

In memoriam Louise Michel…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chanson réaliste et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 09 janvier 2019, 20è jour de nivôse, consacré au van, mais si, vous savez, ce panier d’osier qui permettait de séparer le bon grain de sa balle.

Le 9 janvier 1905, mort de Louise MICHEL. Je ne pouvais pas ne pas évoquer cette grande figure emblématique des anarchistes français, enseignante, communarde, écrivaine, poète, militante et propagandiste infatigable. Elle deviendra institutrice. Mais, déjà rebelle, elle refuse de prêter serment à Louise Michell’Empire et préfère ouvrir une école libre à Audeloncourt puis à Millières. Elle arrive ensuite à Paris où elle y rencontrera Jules Vallès, Eugène Varlin et surtout Théophile Ferré avec qui elle se lie. Elle collabore aux journaux d’opposition et écrit de la poésie. Le 12 janvier 1870, habillée en homme et armée d’un poignard, elle est parmi la foule qui assiste aux funérailles du journaliste Victor Noir, assassiné. Le 22 janvier 1871, en habit de garde national, elle participe à la fusillade de l’Hôtel de Ville contre le gouvernement accusé de lâcheté. Dès le 18 mars, elle prend une part active à la Commune de Paris où elle collabore au journal « Le Cri du Peuple » de Jules Vallès. Durant la Semaine sanglante, elle tire ses dernières cartouches sur la barricade de la Chaussée Clignancourt. Petite réflexion en rapport avec l’actualité.

Le 16 décembre 1871, elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Le 29 aout 1873 après 20 mois de prison elle est embarquée sur « La Virginie » en direction deLouise-tag La Nouvelle Calédonie où elle accoste quatre mois plus tard. Elle s’intéresse alors aux Canaques à qui elle va dispenser des cours, et prendra ensuite la défense des tribus lors de leurs révoltes contre le colonialisme. Amnistiée en juillet 1880 avec les autres communards, elle arrive le 9 novembre 1880 à Paris où elle est accueillie triomphalement par les ouvriers parisiens. Le 8 janvier 1882, elle est inculpée d’outrage à agent et condamnée à quinze jours de prison, suite à la manifestation marquant le 1er anniversaire de la mort de Blanqui. Libérée enterrement-Louise-1-300x202en  janvier 1886 elle devient rapidement la figure de proue des anarchistes. Exilée en Angleterre, elle y retrouve les communards Rochefort et Kropotkine. En 1895, elle se rend à Paris puis accompagne Sébastien Faure dont j’ai déjà parlé ici, et fonde avec lui « Le libertaire ».  le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise maintenue et mixte. De retour, très affaiblie, elle meurt dans un hôtel de Marseille le 9 janvier 1905, à l’issue d’un meeting. Le 22 janvier 1905, ses funérailles entre Paris et le cimetière de Levallois-Perret seront suivies par une foule immense.

Et ben dis donc, quelle envolée pour un Mercredi ! Allez, portez vous bien et, kenavo ar c’hentañ comme on dit par ici.

Les sanglots longs…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des bonnets rouges et des gilets jaunes réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 08 janvier 2019, dix-neuvième jour de Nivôse dédié au marbre. Oui, la mode est au souvenir, à la célébration, à la commémoration. On décore, on rend hommage car, c’est bien connu: les morts sont tous des braves types… En Bretagne par exemple, le 08 janvier 1499, la Duchesse Anne de Bretagne, notre duchesse à nous qu’ont avaient, Verlaineépouse le roi de France Louis XII devenant par là même, reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État breton et qui ne le sera jamais.  Pour ma part, j’ai choisi de me souvenir de Paul Verlaine, pour son génie et aussi parce que il est décédé un 8 janvier 1896 à Paris. Précurseur du symbolisme, le poète a inventé au fond de sa déchéance les quatrains les plus musicaux de notre langue. Avec Rimbaud, compagnon de misère, il représente une figure caractéristique de son époque, le poète maudit. Ici, on le voit photographié par Dornac dans un café de Mouffetard et buvant une absinthe. Ecoutez Léo Ferré dans une version jazzy de la chanson d’automne…

Tiens, à ce propos, connaissez vous ces gens là ? On les appelle les  artémophiles (du nom de la plante en latin Artemisia absinthum). Ce ne sont pas des buveurs invétérés d’absinthe comme Verlaine, mais des collectionneurs à la recherche de tout objet appartenant buveur-dabsinthe-204x300à l’univers de l’absinthe. Qu’il s’agisse de ces fameuses cuillères perforées pour tenir le sucre, des verres qui marquent la dose, des fontaines à absinthe, des  affiches sur l’absinthe, des cartes postales d’époque, des pyrogènes de marque, de catalogues des fabricants…  En chinant dans les brocantes et les vide-greniers, il est encore possible de dénicher des cuillères, des verres, des fontaines, des topettes ainsi que de nombreux objets au nom de cette boisson bannie. Bref ils donneraient n’importe quoi ou presque pour toutes ces reliques témoins de l’époque de la Fée verte. A gauche ci-dessus: le buveur d’absinthe – Picasso 1903.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.