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La fenêtre d’Overton…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la bio-diversité et de la perdrix aux lentilles réunies, bonjour ! Nous voici le Lundi 18 novembre 2019, c’est à dire le 28 de brumaire et c’est le jour du coingmarmelada-300x225. J’ai découvert cet été qu’au milieu du jardin, dans un embrouillamini buissonneux, se cachait un cognassier qui ne demandait qu’à s’épanouir. Après une bonne taille, il conviendra d’en surveiller la croissance… du « coing » de l’œil. Je me souviens en avoir dégusté au Portugal, en accompagnement du fameux Leitao, le cochon de lait et où il porte le joli nom de Marmelo qui a donné en français marmelade qui signifiait à l’origine confiture de coings.

Fichtre, voila t-y pas que le goût du jour est au débat ou plutôt à la polémique. Les chaines d’info se tirent la bourre; c’est à qui en fera le plus. Il faut que ça buzz ! Je suis tombé par hasard sur deux vieux schnocks particulièrement séniles, Finkielkraut et Kiejman dont les propos outranciers ne méritent même pas d’être repris ici. Voila qui apporte de l’eau au moulin des tenants du concept connu sous l’appellation; fenêtre d’Overton.  La Fenêtre d’Overton est une théorie fenetre-d-overton-350politique qui décrit avec une exactitude qui fait frémir comment l’on peut changer la perception de l’opinion publique pour que des idées qui auparavant étaient considérées comme insensées soient acceptées au fil du temps. Il s’agit d’une allégorie qui désigne l’ensemble des idées, opinions ou pratiques considérées comme acceptables dans l’opinion publique d’une société. La manipulation (supposée) consiste à transformer une idée, hier encore inacceptable, en quelque chose de «normal». Joseph Overton décrit comment des idées totalement inadmissibles pour la société peuvent être extraites de la benne à ordures du dédain public, blanchies, et enfin consolidées dans l’ordre législatif. Ainsi, la radicalisation des propos de Zemmour, Julie Graziani, Soral et consorts font passer les discours de Marine Le Pen comme d’aimables bluettes que l’on peut afficher dans les diners en ville sans crainte d’être ostraciser.

Dans l’esprit du professeur Overton, il existe donc  une fenêtre de possibilités. Dans les limites de cette « fenêtre » une question donnée peut être largement discutée, soutenue ouvertement, faire objet de propagande, ou se trouver en voie de légalisation. La fenêtre se déplace, modifiant ainsi l’éventail de ce qui est ou non possible, du stade de « l’impensable », c’est-à-dire totalement inacceptable pour la overton techniquemorale publique, au stade de « l’actualité politique », c’est-à-dire déjà largement débattu, accepté par les masses et ayant force de loi. Aujourd’hui, la fenêtre d’Overton s’élargit autour du concept identitaire (vous savez: les racines chrétiennes de la France blanche…) Ainsi, quand un de ces échotiers semble dépasser la mesure du politiquement correct, Clément Viktorovitch, l’excellent prof de rhétorique (et à sciences po aussi)  ne parle pas de dérapage mais de stratégie politique. L’objectif  est d’ouvrir la fenêtre pour que les idées de l’extrême droite soient acceptées par un plus grand nombre. Voila pourquoi, demain, au café du commerce, vous pourrez afficher votre haine du bougnoul islamisant sans susciter la moindre remarque.

Allez, que la force soit avec vous, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Kemper-Gwhezennec, deux minutes d’arrêt…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’anastrophe* et du Picon-bière réunis, bonjour ! *exemple : »D’amour vos beaux yeux, Marquise, mourir me font. » Nous sommes le Jeudi 14 novembre 2019, 24è jour de Brumaire dédié à l’orange.

Tiens, par chez nous aujourd’hui, on célèbre (ou pas) les Gwézhenec. le nom dérive du vieux breton uuethen, guethen, « combat », et admet pour acception « combattant ». En Cornwall, il est honoré sous la forme goas-vilinic-300x204Gwethenoc. Il a laissé son nom à la charmante commune de Kemper-Guézennec (22) où j’ai résidé durant quelques années et qui offrait aux navigateurs du coin l’abri de Goas Vilinic (ici en photo). La paroisse fut fondée par le moine Gwezennec nous dit la légende (ça va faire plaisir à Anne-Marie, fidèle parmi les fidèles qui trouve que ces jours ci, ça manque de saints…). Elle (la paroisse) aurait été cédée par l’abbé de Beauport à l’évêque et au chapitre de Tréguier en juin 1202. Kemper-Gwezhenneg en breton. Kemper signifie confluent; ici c’est la rencontre du Leff et du Trieux.

Un seigneur du nom de Guehenoc de Kemper est mentionné en 1235 dans une enquête concernant les droits de Henri d’Avaugour. Il existe une châtellerie de Quemper Gueheneuc et Pontreu dès 1405 (lettres de Jean V, n° 33). Quemper Gueheneuc est cité comme paroisse en 1426. Devenue Quemper-Guézennec , elle a, sous l’Ancien Régime, pourLOCO-300x200 succursales : Saint-Clet et Notre-Dame des Fontaines. Or donc, notre saint homme était fils du fameux Fragan, déjà évoqué ici et de Gwen sa maman; ce qui en fait ipso-facto le frère de Gwénolé et de saint Jacut qui, comme vous le savez, vous qui suivez régulièrement les chroniques du cénobite, devinrent tous deux disciples de Saint Budoc qui les emmena en Bretagne armoricaine lors de l’exode des chrétiens (Vè s.). Kemper-Guézennec est donc traversé par le Trieux, magnifique rivière à truites, mais aussi par la ligne de chemin de fer qui relie Pontrieux à Paimpol et qui voit tous les étés rugir et fumer une vieille loco vapeur en passant devant la «maison Seznec» mais ça, c’est une autre histoire….

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Gavotte & grenade…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la liberté de conscience et du gin tonic réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 09 novembre 2019 qui grenadecorrespond au 19è jour de brumaire que nos amis républicains, toujours à l’affut d’une plaisanterie, avaient dédié à la grenade (le fruit bien entendu). En Bretagne on s’apprête à célébrer les Mathurin ( Matilin en breton) tel Matilin an dall,  « Prince des joueurs de hautbois de la Bretagne » selon Hersart de La Villemarqué, le célèbre auteur du Barzaz-Breiz.

Or donc, Matilin an Dall (Mathurin l’aveugle en français), Mathurin François Furic à l’état-civil est un sonneur de bombarde, né place Saint-Michel, à Quimperlé le 29 matilin-198x300janvier 1789 et mort en cette même ville le 14 septembre 1859. Sonneur d’exception, il a connu un destin hors du commun, jusqu’à entrer dans la légende. Matilin était célèbre pour ses fameuses gavottes de l’Aven qui se caractérise par un pas « glissé » au contraire de nos gavottes du Centre Bretagne au pas « sauté ». Voyez cette vidéo: On dit qu’en 1847, le roi Louis-Philippe le fait venir aux Tuileries pour l’entendre jouer. En 1858, Napoléon III vient en Bretagne, et un grand bal est donné en son honneur à Quimper, animé, entre autres, par quatre couples de sonneurs, dont le vieux Matilin. Hélas Matilin décèdera quelques mois plus tard, en janvier 1859 dans l’incendie de sa maison.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

An alarc’h…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la tradition et de la galette saucisse réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 1er Novembre 2019, 11è jour de brumaire dédié au salsifis… Et puis tiens, en ce début novembre (miz du) poursuivons notre petite histoire de la Bretagne, pour les ceusses que cela peut intéresser…

Jean IV de Bretagne aussi connu so????????????????????????????????????us le nom de Jean le Conquéreur (le conquérant comme Guillaume) ou encore celui de Jean le Vaillant (en breton Yann IV) est né en 1339 et mort en novembre 1399 à Nantes. Il est le premier enfant de Jean de Montfort et de Jeanne de Flandre. A la mort de son père en pleine guerre de succession, il devient comte de Richmond et de Montfort ainsi que Duc de Bretagne en compétition avec Charles de Blois jusqu’en 1364. Suite à la victoire finale du parti Anglo-Breton sur le parti Blésiste en 1364 lors de la bataille d’Auray, dont je vous ai parlé ici même, il est reconnu par le fameux traité de Guérande comme seul et unique Duc de Bretagne.

Son père mourut en pleine lutte contre Charles de Blois lors de la guerre de succession alors qu’il n’avait que six ans. Ce fut sa mère Jeanne la Flamme qui poursuivit la guerre, remportant des succès alliée à l’Angleterre où il avait passé de nombreuses années en exil lors de la tombeau Jeanguerre de Succession qu’il n’avait pu gagner qu’avec l’assistance de troupes anglaises. Il avait épousé une sœur puis une belle-fille du Prince Noir et avait dû confier, ou confirmer à plusieurs capitaines et seigneurs anglais le contrôle de places fortes et de leurs environs, notamment Brest. En butte à la défiance de sa noblesse, il se vit attaquer par le roi de France Charles V sans que la noblesse bretonne ne le défende (les ingrats). Il dut alors s’embarquer pour un nouvel exil en Angleterre.

Charles V confisqua le duché et tenta de le réunir à la couronne au mépris des droits de Jean IV comme de ceux de la précédente duchesse Jeanne de Penthièvre et de ses fils. La noblesse bretonne révoltée (mais à la mémoire courte) rappela Jean IV qui débarqua à Dinard et reprit le contrôle du duché. Ce retour triomphal du duc de Bretagne en ses terres est le thème de la chanson traditionnelle An Alarc’h (« Le cygne » barzaz breizen breton). Dans son fameux recueil de chants populaires, Le Barzaz Breiz (1839), Hersart de La Villemarqué en fait une présentation très romantique. Ce chant de guerre, dit-il, lui aurait été transmis par un habitant du village de Kerc’hoant dans les monts d’Arrée et il ne fait aucun doute qu’il ait été composé à l’occasion du retour triomphal de Jean IV sur ses terres bretonnes… Cinq siècles plus tôt ! J’ai encore en mémoire le jour où j’ai entendu Stivell entonner An Alarc’h pour la première fois, c’était dans une petite salle de MJC finistérienne, quelques jours plus tard il la chantait à l’Olympia, nous étions en 1972. Mais, poursuivons : Réconcilié avec la France , notre Duc gouverna en paix mais dut faire face à la rébellion d’ Olivier de Clisson. Il parvint avec difficulté à racheter aux Anglais la place de Brest. Il épousa en troisième noce, à Guérande, Jeanne de Navarre et eurent de nombreux enfants parmi lesquels les futurs Ducs, Jean V et Arthur III.

Et voila pour la petite histoire. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Passez un bon dimanche (de pelle à gâteau…)

 

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Poètes, vos papiers…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la propédeutique et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi  26 octobre 2019, 5è jour de brumaire dédié à l’oie…Tandis qu’en Bretagne on célèbre saint Alar. Enfin, c’est pas une obligation non plus, hein ! Pour agrémenter notre galerie de portraits, aujourd’hui quelques mots à propos de Géo Norge, décédé un 25 octobre, pseudo de Georges Mogin, grand poète belge dont de très beaux textes furent interprétés par Jeanne Moreau. Oyez celui-ci.

« Je mets beaucoup d’ordre dans mes idées.
Ca ne va pas tout seul:
Il y a des idées qui ne supportent pas l’ordre
Et qui préfèrent crever.
À la fin j’arrive à avoir beaucoup d’ordre,
Et presque plus d’idées.« 
Géo Norge

En compagnie de Raymond Rouleau, il fonde, en 1925, le théâtre du Groupe libre, un groupe avant-gardiste et éphémère qui mettra en scène Cocteau, entre autres. Norge meurt à Mougins, en 1990, précédé de quelques années par sa femme. Il est enterré dans le cimetière du norge2-b05d2Grand Jas à Cannes. Voici ce qu’en disait Piers Tenniel.
«Avec Henri Michaux, Geo Norge est le poète contemporain belge qui a le plus contribué à la vitalité de la poésie francophone. Comme il ne se prenait pas beaucoup au sérieux, on a souvent tendance à ne pas le prendre au sérieux. C’est un tort : sa poésie, pour légère qu’elle puisse paraître (dans le sens où la poésie de Charles Cros, de Germain Nouveau ou de Jules Laforgue est légère) n’en rend pas moins compte d’une palette étendue de bouleversements intérieurs, où, entre autres, la foi et le désespoir ont chacun leur tour.

Comme René Depestre, Max Jacob, Desnos, il ne joue pas au poète, il est « le plus naturellement du monde poète » et plutôt que d’essayer de nous impressionner par des Jeanne chante Norgeacrobaties verbales, il voudrait bien nous parler et nous rejoindre. Sa langue colorée, charnelle, vivante, joueuse, sa « langue verte » pour emprunter le titre d’un de ses livres publiés à la NRF, y parvient le plus souvent.» La vie et l’œuvre de Norge ont été évoquées par son ami Marc Alyn dans la collection « Poètes d’aujourd’hui » de Pierre Seghers. C’est donc une poésie très neuve qui caractérise Norge, elle a pour modèles la chanson populaire et les fables, s’attache à décrire, à force d’argot, des anecdotes de la vie des gens simples, ceux d’en-bas, et se moque continuellement de la poésie « noble », c’est-à-dire de presque toute la poésie.

Et bien voila pour ce samedi pluvieux, en attendant un prochain billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Walking blues…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’histoire bégayante et du Gevrey-Chambertin réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 19 octobre 2019, vingt-huitième jour du mois de vendémiaire, dédié à la tomate, il vous reste donc 73 jours pour préparer votre réveillon.

Oyez l’histoire de Eddie James House Jr qui se fit connaître sous le nom de Son House. On n’est pas très sûr de sa date de naissance mais il est décédé un 19 octobre en 1988. Quand bien même il fait partie dSon-House-by-Dick-Waterman-236x300es fondateurs du Delta blues il commença par être pasteur et n’apprit la guitare que dans les années vingt.  Après une peine de bagne pour meurtre, il rencontre Charlie Patton qui l’entraine à sa suite avec Willie Brown et la pianiste Louise Johnson dans les studios du Nord. C’est là qu’il va enregistrer son fameux Preachin’ the blues. Il va ainsi sillonner le Delta et donner ses premières leçons de blues et de guitare à Muddy Waters et Robert Johnson; excusez du peu. On murmure qu’il serait le compositeur du fameux Walking Blues (ci-dessous en vidéo). Il faudra attendre 1941 pour de nouveaux enregistrements lorsque les Lomax passeront le Sud au peigne fin pour la bibliothèque du Congrès.

En 43, il rejoint Rochester dans l’Etat de New-York mais son style rural ne fait guère recette. Nous sommes en 1948 et Son a abandonné la son-house-pochette-212x300musique pour vivre de petits boulots. Sans qu’il le sache, ses disques sont adulés par les jeunes Yankees du folk boom. Il est redécouvert en 64 par Bob Hite et Alan Wilson alors qu’il vit semi reclus, alcoolique et n’a plus de guitare. Il va faire un triomphe au festival de Newport et, comme le dit Gérard Herzhaft: «ceux qui ont eu la chance d’assister au concert parisien de l’Américan Folk Blues Festival 1967 se souviennent de sa formidable performance…» En 71, ses capacités physiques déclinant, Son décide de se retirer, non sans avoir enregistré plusieurs albums dont le mémorable Father of the Delta blues. Sources:La grande encyclopédie du blues aux éditions Fayard.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bretonnitudes du père Erwan…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS, Non classé, TRADITION

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Amis de la révolution permanente et du veau marengo réunis, bonjour ! Nous sommes le amaryllis_4-300x277Mardi 15 Octobre 2019, 24è jour de vendémiaire dédié à l’amaryllis, magnifique fleur qui a donné son nom à un bistro rennais des plus sympas. Enfin, je vous parle de cela il y a très, très longtemps. C’était dans le bas de la place des Lices , pour ceux qui connaissent Rennes, et j’y ai passé quelques soirées mémorables (n’est-ce pas Thierry ?). Pour les initiés de la pataphysique, Le 15 Octobre 2015 est en réalité le Mardi 10 Haha 147 St Panmuphle, huissier.

Et en Bretagne on célèbre les Konogan.

Originaire d’Irlande, il s’en fut à l’abbaye de Landevennec dans le Finistère. Il succéda à saint Corentin sur le siège épiscopal de Quimper. Débarquant du Pays de Galles, et faisant probablement partie du groupe des compagnons de Pol, Konogan établit son monastère non loin de Landerneau, sur les bords de l’Elorn, à Beuzit-Conogan. Inutile Konogan valléede vous dire qu’il est représenté dans la vallée des saints à Carnoet. La tradition nous apprend qu’il se mit à l’école de saint Gwénolé, et c’est par Landévennec que son culte s’est propagé. Il vécut au temps de Childebert (dans la première moitié du VIe siècle). Il a une chapelle à Beuzec-Cap-Sizun (29). Cette chapelle de forme rectangulaire et qui date du 17è siècle est dédiée à  « Santez spe », Sainte Espérance en breton. Le pardon a lieu tous les ans le premier dimanche d’Août. Derrière la chapelle se trouve la fontaine de Saint Konogan. Elle a été déplacée en 1999 car précédemment elle se trouvait 50 m plus loin le long du talus. La légende raconte que Saint Konogan soignait la fièvre, et pour obtenir Barque_de_St_Conoganguérison il fallait vider la fontaine. Avec ce qu’il tombe par ici, c’était pas une mince affaire… Le bateau de pierre de saint Conogan (Bag sant Konogan en breton) est un bloc granitique gisant sur la lande. Cette roche monumentale complètement détachée du sol et ne reposant que par quelques points sur une pierre plate, évoque la proue d’un bateau; aucune signalétique n’est présente aux alentours. On «tombe dessus» au détour d’un chemin creux. C’est ainsi que je l’ai découvert en allant à la pêche du côté de la pointe de Kastel coz. Le vaisseau de pierre, en arrivant sur le rivage, aurait percuté un rocher appelé le Garreg-Toull (rocher troué en breton) que l’on voit devant la plage de Porz-Peron et aurait rebondi jusque-là, en haut de la falaise.

Allez, merci  d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Jolie fleur de papillon…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la botanique-pour-les-nuls et du pâté Hénaff réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 07 octobre 2019, 16è jour de vendémiaire dédié à la belle de nuit aussi connue sous le nom de Merveille du Pérou, de la famille des Nyctaginacées (rien à voir avec les Nyctamaire qui se développent sur le vieux port…), poussant aussi bien dans les jardins que dans les milieux incultes. Originaire d’Amérique subtropicale, elle fut introduite en Europe à la labelle de nuitfin du XVIe siècle. Elle tient son nom de sa principale caractéristique, ses fleurs s’ouvrent pleinement la nuit et se referment au petit matin. La partie la plus utilisée est sa grosse racine pivotante, en forme de navet. En Guadeloupe, on en constitue des emplâtres pour soigner les entorses. Au Brésil, les indiens Kayapos sniffent la poudre des fleurs séchées pour soigner les maux de tête et utilisent des décoctions de la racine pour laver les plaies et traiter les affections dermatologiques comme la lèpre. Au Pérou, le jus extrait des fleurs est utilisé pour les lésions herpétiques et le mal aux oreilles. Au Mexique, des décoctions de la plante entière servent pour la dysenterie, les blessures infectées et les piqures d’abeilles et de scorpions. Cette fleur fluorescente déploie ses pétales afin d’exposer des corolles luminescentes qui attirent les papillons de nuit afin d’assurer sa reproduction. A propos de papillon regardez cette petite vidéo (si j’arrive à résoudre mon problème d’intégration) autour d’une chanson de Jean Constantin et amusez vous à reconnaitre Jean Carmet, Annie Cordy ou Louis de Funès.

https://youtu.be/MNoCmOnQR3g

Ah, Jean Constantin,on lui doit entre autres Mon manège à moi pour Edith Piaf et Mon truc en plumes pour Zizi Jeanmaire, c’était un personnage jovial reconnaissable a sa moustache et a sa robuste stature.  Il s’était fait une spécialité dans le registre de la chanson loufoque et amusante. En 1955, avec Jean Dréjac (auteur du « Petit vin blanc »), il se fait remarquer en signant Jolie fleur de papillon, qui fut un des premiers succès de Annie Cordy. La même année, il écrit Mets deux thunes dans l’bastringue, pour Catherine Sauvage. On lui doit également plusieurs musiques de films, dont celle des « 400 coups », de François Truffaut.

Allez, je fais court car on m’appelle au jardin; je dois ramasser mes pommes. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ecolâtre toi même…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’arlésienne et du canotier réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 05 du mois d’octobre 2019, date qui correspond au quatorzième jour de vendémiaire dédié au réséda. C’est d’ailleurs le 14 450px-Abbaye_de_Saint-Maurice_-_Clohars-Carnoëtde vendémiaire de l’an II que fut crée par décret le calendrier républicain. Le nom de réséda vient du latin resedare qui signifie calmer en raison de ses propriétés médicinales. Certains feraient bien d’en consommer quelque peu… Par ici, on s’apprête à fêter les Moris qui fut, chacun le sait, abbé de Langonnet et fondateur de l’abbaye de Clohars-Carnoët au 12e siècle (à gauche, quelques ruines de l’abbaye). Il était écolâtre, ce qui n’est pas un gros mot, mais nous apprend qu’il était chargé de l’éducation des oblats, les Grecs disaient scholarques. Ainsi, au Lycée, chez les Aristotéliciens, ce fut Théophraste le premier scholarque (322 avant J.C.). Étonnant, non!

Tout à fait autre chose, quoique !

Les éditions Allia ont eu la bonne idée de rééditer une perle de la littérature qui, me semble t-il, trouve aujourd’hui tout son sel. Il s’agit de: «  Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans » que l’on doit au baron d’Holbach, ami de Diderot. Philosophe français d’origine allemande, érudit et fortuné, Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach est, grâce au salon qu’il anime, l’une des grandes personnalités de la vie parisienne. Sa formation aux sciences naturelles lui permet de collaborer Baron-dHolbachà l’Encyclopédie pour des articles de chimie et de minéralogie. Matérialiste et fataliste athée, Holbach s’oppose à toutes les doctrines religieuses, instruments du despotisme. Sans être vraiment novateur par les concepts qu’il développe, il emprunte ses idées aux sources les plus variées. Il les combine et les développe avec une grande hardiesse qui l’oblige à publier ses ouvrages sous un pseudonyme. Sa philosophie est exposée dans « Le christianisme dévoilé » et « Système de la nature », véritable code de l’athéisme. Il y décrit un univers entièrement déterminé par le principe de la causalité qui s’applique à toute la matière, excluant donc toute intervention divine. Ce sont la peur et l’ignorance qui conduisent les hommes à croire en Dieu et les poussent vers les religions.« L’homme n’est superstitieux que parce qu’il est craintif, il ne craint que parce qu’il est ignorant. » Un petit livre donc, à méditer en ces temps où il est à nouveau de bon ton de se  montrer à la cour.

Bonne lecture, portez vous bien et à bientôt peut-être.