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Pause…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la féminine engeance et  des vermicelles aux crevettes réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 12 novembre 2020, 22è jour du mois de Brumaire, dédié à l’azérole…

Votre serviteur devant se plier aux vicissitudes d’un déménagement; ce petit blogue, modeste et génial comme disait l’autre, verra sa régularité, devenue légendaire, quelque peu perturbée durant quelques jours.

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Merci de votre fidélité, soutenez votre libraire et, à très bientôt.

De Monet à Gwendal…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS, Non classé

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Amis de l’égalité des sexes et des sœurs Tatin réunies, bonjour ! Et bien voilà, à force d’en parler ça devait finir par arriver, nous sommes le  Mardi 3 novembre 2020, treizième jour du mois de brumaire consacré fleurs_de_topinambour_affiche_de_claude_monet-r6a42298d32e54dbd918a6ad942a8e250_2w58c_8byvr_512-300x300au Topinambour. Curieuse plante à la vérité qui doit son nom à celui d’une tribu brésilienne dont certains membres furent amenés en France au début du XVIIè, les Topinamboux (tupinambas) ce qui amena Carl Von Linné à croire en l’origine brésilienne de la plante. On la nomme aussi artichaut de Jérusalem; cela viendrait là encore d’une déformation linguistique de l’Italien Girasol, le topinambour appartenant à la même famille que le tournesol. Admirez ces fleurs de topinambour magnifiées par le pinceau de Monet.

Et en Bretagne armoricaine on célèbre Gwenael (ou Gwenhael, Guenaël, Guénault, Guinal, Guénal, Gwendal, Guennal, Guénaud ou Guenhaël) C’est un saint homme breton du VIe siècle né à Ergué-Gabéric (29), deuxième abbé de Landévennec et successeur en 532 de Guénolé qui l’aurait rencontré quand il avait onze ans dans une rue de Quimper. Ah, jeune garçon, ne vous laissez pas approcher par des étrangers, même dans les rues de Quimper… Il obtint de ses parents qu’il vienne étudier 300px-VitrailStGuenole01sous sa direction. On l’a parfois, à tort, assimilé à saint Guénolé. Les chroniques nous disent qu’il aurait restauré plusieurs monastères en Irlande, mais son culte s’est surtout répandu dans l’Ouest de la Bretagne, ce que l’on peut constater après déchiffrement des différentes formes dialectales ou graphiques. L’église paroissiale d’Ergué-Gabéric (Finistère) lui est dédiée sous le nom de saint Guinal (gui = goui = gw), ce qui, du fait de la proximité de Quimper, a fait penser que c’est dans cette commune qu’il a pu naître. A gauche: vitrail en l’église de Ergué-Gabéric. Une statue de Guinal se trouve aussi dans l’église de Poullaouen. Une chapelle de Pouldergat près de Douarnenez lui était aussi consacrée. Il aurait fondé un monastère à Caudan (sur le territoire actuel de Lanester-56-) où on voit une chapelle Saint Guénaël et y serait mort vers 590. Les églises paroissiales de Bolazec, Lescouët-Gouarec et Tréguidel sont aussi sous son invocation, ainsi qu’une chapelle à Guiscriff et la chapelle Saint-Guénal à Kerlouan.

Selon Gwennole Le Menn, on retrouve très probablement son nom à Locunel en Caudan, à Saint-Guinel en Mauron, à Saint-Guénal et Saint-Vinnel en Poullaouen, à Lanvenaël en Plomeur, à Saint-Vénal et Saint-Guénal en Landivisiau et à Saint-Vénal en Saint-Pol-de-Léon. On trouve aussi trois Kervénal en Côtes-d’Armor, Finistère et Morbihan. A droite la superbe petite chapelle en Kerlouan (29); Vouée à Saint-Guénal, patronst-guenal-300x225 des bouchers, elle a été construite vers 1520. Le pardon avait lieu pendant le Mardi-Gras (c’est assez rare, un pardon d’hiver !) et on y vendait aux enchères des morceaux de lard offerts par les habitants. La photo est « empruntée » au site voisin Maiwennthai Par ailleurs, les noms de famille Guénal, Guénel, Trévinal et Kervennal ont sans doute un rapport étroit avec lui. Son nom qui signifierait « bienheureux » est issu du breton gwenn (blanc, pur, immaculé) et haël (généreux, magnanime, noble). « Hael », avec le « H » aspiré, à ne pas confondre avec « Ael » qui signifie « ange » en breton et est souvent la traduction erronée privilégiée par beaucoup.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La où il y a de l’Origène…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’apathéia ( C’est la tranquillité de l’âme d’après Origène) et du Origene-138x150ris de veau aux morilles réunis, bonjour ! En ce mardi 27 octobre 2020, 6è jour de brumaire, comme l’a souhaité Fabre d’Eglantine, nous célébrons l’Héliotrope. Alors que pour les pataphysiciens, ce 27 octobre est en réalité le Dimanche 22 Haha 148 RÉSURRECTION DE BOSSE-DE-NAGE. Les bretonnants eux, ont coché sur leur calendrier, Milliau: Roi ou  Comte de Bretagne, à l’époque on disait Duc, aux alentours de l’an 530.

Petit fils d’Alain le long et fils de Budic 1er. On retrouve ce nom dans plusieurs communes du Finistère (29) et des Côtes d’Armor (22): Pluméliau, Ploumilliau et son fameux calvaire, Guimiliau et son retable, et bien sûr, la magnifique île Milliau en face de Trébeurden, dans les Côtes d’Armor cette fois, et qui fut habitée plusieurs milliers d’années avant ile-Milliaul’arrivée des grands bretons comme en témoigne cette allée couverte (Ici à droite). A cette époque là, les Bretons qui débarquaient de la grande île se regroupaient en petites colonies indépendantes, civiles pour les unes, les « Plou » et monastiques pour les autres, les « Lann ». Ce n’est qu’au fil des ans qu’ils formèrent petit à petit des semblant d’États: La Domnonée au Nord de l’Armorique, approximativement  du Léon jusqu’à Dol en passant par le Penthièvre, la Cornouaille à l’Ouest et Bro-weroc, le Vannetais au Sud. Miliau fut donc un des chefs de la retableCornouaille. C’est pas fantastique ça mes body boys ? Ici à gauche, le fameux retable de Guimiliau, (remarquez le style flamboyant-Renaissance), à ne pas confondre avec Lampaul-Guimiliau qui, à quelques kilomètres possède aussi un enclos paroissial parmi les plus beaux de Bretagne. A noter que parfois l’orthographe utilisée est « Milio ». oui, je sais, c’est compliqué… Voila pour le côté « Guide vert », quand au Gault & Millaut, je ne sais pas si il y a un lien avec notre saint pas plus que pour le viaduc du même nom. Pour les visites, n’hésitez pas à réclamer la clé au bistro-épicerie-quincaillerie-dépôt de pain, en face de l’église…

Allez, comme le disait mon aïeule, longtemps avant J.M. Caradec, qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Isabelle l’africaine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Internationale prolétarienne et des rillettes de maquereaux réunies, bonjour ! Nous sommes donc le mercredi 21 octobre 2020,Yasmina trentième et dernier jour de vendémiaire dédié au tonneau. Vous le savez, vous qui suivez assidument les rebondissements de ce blogue, j’ai une tendresse particulière pour ces personnages que l’on dirait tout droit sortis de l’imagination d’un romancier. Les brefs portraits que je vous propose d’accrocher à notre galerie n’ont pas la prétention de faire œuvre de biographe. Il s’agit simplement de vous mettre l’eau à la bouche pour vous inviter à aller plus avant dans la découverte de cette personnalité. Aujourd’hui, profitant de ce 21 octobre,  évoquons ensemble la vie et l’œuvre de Isabelle Eberhardt.

Elle est née « illégitime » en 1877 à Genève. Sa mère était mariée avec le général Paul de Moerder mais s’enticha du précepteur de ses enfants Alexandre Trophimowsky. Leur idylle donna naissance à une fille, Isabelle_Eberhardt-G-Isabelle. Philosophe, érudit, polyglotte, on présume qu’il a joué un rôle dans le mouvement révolutionnaire Russe. Le vieux général va mourir en laissant à sa veuve une fortune considérable et celle-ci accompagnée de Trophimowsky va voyager à travers l’Europe. Celui-ci est un anarchiste et c’est comme tel qu’il va éduquer la petite Isabelle. Elle ne fréquentera pas l’école mais découvrira avec lui, l’histoire, la géographie, la chimie et les langues qu’il maîtrise, le grec, l’italien, l’arabe, le russe, le latin et le turc. A 20 ans elle quitte Genève pour le Constantinois et découvre une culture, un pays et une religion, l’islam qui vont l’imprégner excessivement.

Elle va dès lors mener une vie de nomade en Afrique du nord, se faisant passer pour un homme sous l’identité de Mahmoud Saadi. Elle isabellese convertit à l’Islam (personne n’est parfait) et rencontre Slimane Ehnni musulman de nationalité française sous-officier dans les spahis. Elle l’épousera en 1901 ce qui lui permet d’obtenir la nationalité française à son tour. Elle va croiser Lyautey qui dira d’elle: « Elle était ce qui m’attire le plus au monde, une réfractaire…Je l’aimais pour ce qu’elle était et ce prodigieux tempérament d’artiste, tout ce qui en elle faisait tressauter les notaires, les caporaux, les mandarins de tout poils. » Elle sera victime d’une tentative d’assassinat le 29 janvier 1901 alors qu’elle accompagne Si El Hachemi, chef religieux de la confrérie des Kadiryas.

Revenue en Algérie, elle collabore au journal Akbar et couvre les troubles près de la frontière marocaine. Il y a sans conteste un côté Alexandra David Neel chez ce personnage. Le 21 octobre 1904, sa isabelle-eberhardt-4944maison est emportée par un torrent qui transforme l’oued en piège mortel, elle ne survivra pas. Elle avait 27 ans. Son histoire a été portée à l’écran par Ian Pringle en 1992, dans un film éponyme, je crains qu’il n’ait pas laissé de grands souvenirs, dans lequel Mathilda May jouait son rôle et Tcheky Karyo celui de Slimane. Vous pouvez peut-être vous procurer quelques uns de ses livres, Amara le forçat, l’anarchiste publié en 1923, au pays des sables chez Losfeld éditeur. Edmonde Charles-Roux lui a consacré une biographie chez Grasset en 1995. Ce petit bout de femme était un sacré bonhomme ! Euh, là je vais me faire rappeler à l’ordre.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le jour de l’amarante, c’est drôle, non !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Bakouninisme éclairé et du filet mignon réunis, bonjour ! En ce Mardi 29 Septembre 2020, huitième jour de vendémiaire, nous célébrons l’amarante (non, madame Michu, il ne s’agit pas de la marrante…) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été cultivée pour l’alimentation notamment en Amérique Latine. Les graines étaient grillées et les feuilles consommées comme légumes amarantes-aix-20180827verts. Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévissait durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amarante (avec ou sans H) a, depuis le XXe siècle, presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). Les feuilles d’amarante se cuisinent comme les épinards me dit-on. La plante s’est fait connaitre du grand public par sa grande résistance au Roundup qui s’explique par une amplification génique, la multiplication du gène de l’enzyme cible du glyphosate. Réjouissant, non ! En Juillet 1872, cinq ans après la mort de Baudelaire, Rimbaud est à Bruxelles pour ce qu’il nommera son vertigineux «voillage» et écrit ceci:

Plates-bandes d’amarantes jusqu’à
L’agréable palais de Jupiter.
Je sais que c’est Toi qui, dans ces lieux,
Mêles ton Bleu presque de Sahara !

En Bretagne on célèbre ce jour Charlez Bleiz ou, si vous préférez, Charles de Blois. Duc de Bretagne et comte de ichrsbi001p1Limoges, il fut célèbre pour sa piété. Fait prisonnier, au cours de la bataille de la Roche-Derrien (1347) il endura neuf années d’emprisonnement dans la Tour de Londres. Il périt à Auray lors de la guerre de succession de la Bretagne. C’est lui qui adoubera Bertrand du Guesclin au château de Montmuran dans les Ifs (entre Rennes et Saint-Malo) et le fera capitaine de Pontorson et du mont St-Michel. Il est vrai que ce Duc là était un affidé du roi de France dont Du Guesclin fut connétable.

Et voilà, tout ceci nous entraine bien loin des illuminations rimbaldiennes. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

In memoriam Victor Jara…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la tradition celtique et de la bolée armoricaine réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Lundi 28 septembre 2020, 7è jour de boléevendémiaire dédié à la carotte. Par ici, aujourd’hui, on fête les Conan, nom sans doute issu de celui qui fut le premier Duc de Bretagne Konan Meriadeg, dont on peut par ailleurs supposer qu’il était plus romain que breton (il débarqua en Armorique dans les bagages du tyran Maximus). Je dis ça pour les imbéciles heureux qui sont nés quelque part et qui voudraient nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne et les « desouches » pour des enracinés multiséculaires.

Pour ma part, je consacre quelques lignes à un poète victime du fascisme de Pinochet avec le soutien à peine déguisé des men-in-black de la CIA. Connaissez vous Víctor Lidio Jara Martínez né à San Ignacio, province de Ñuble, le 28 septembre 1932? C’était un chanteur populaire chilien plus connu sous le nom de Victor Jara. Membre du Parti communiste chilien, il fut l’un des principaux soutiens de l’Unité graff Victor Jarapopulaire et du président Salvador Allende. Ses chansons critiquent la bourgeoisie chilienne (Las casitas del barrio alto, Ni chicha ni Limoná), contestent la guerre du Viêt Nam (El derecho de vivir en paz), rendent hommage aux grandes figures révolutionnaires latino-américaines (Corrido de Pancho Villa, Camilo Torres, Zamba del Che), mais aussi au peuple et à l’amour (Vientos del pueblo, Te recuerdo Amanda). Arrêté par les militaires lors du coup d’État du 11 septembre 1973, il est emprisonné et torturé à l’Estadio Chile (qui se nomme aujourd’hui stade Víctor Jara) puis à l’Estadio Nacional avec de nombreuses autres victimes de la répression qui s’abat alors sur Santiago. Il y écrit le poème Estadio Chile (aussi connu comme la chanson-titre Canto qué mal me sabes) qui dénonce le fascisme et la dictature. Ce poème est resté inachevé car Víctor Jara est rapidement mis à l’écart des autres prisonniers. Il est assassiné entre le 14 et le 16 septembre après avoir eu les doigts coupés par une hache.

Après avoir été enterré semi-clandestinement le 18 septembre 1973, il est enterré le 5 décembre 2009 (après trois jours d’hommage populaire) dans le cimetière général de Santiago lors d’une cérémonie à veillée funebrelaquelle assistent sa veuve Joan Turner et leurs deux filles Manuela et Amanda, la présidente du Chili de l’époque Michelle Bachelet, et plus de 5 000 personnes. Après un parcours à travers les différents quartiers de Santiago, les restes du chanteur sont apportées au Memorial de Detenidos Desaparecidos, pour une cérémonie intime où sa famille lui a rendu hommage, avant que Victor Jara ne soit enterré au cimetière général. Certaines de ses chansons les plus connues, comme Te recuerdo Amanda ou Plegaria a un labrador, sont entonnées par le public présent. L’officier du groupe soupçonné d’avoir porté le coup de grâce à Victor Jara vit aux États-Unis, malgré une demande d’extradition des autorités chiliennes.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Y’a qu’un cheveu sur la tête à Mathieu…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tectonique des plaques et du riz Basmati réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 21 Septembre 2020. C’était généralement le cinquième jour complémentaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour des récompenses et on me polnareff le retoursouffle à l’oreille que c’est la saint Mathieu. Les moins jeunes se souviennent de la chanson «Y’a qu’un cheveu sur la tête à Mathieu…» popularisée par Polnareff qui l’a déposée à la Sacem en 1973. Mais, c’est une vieille chanson, traditionnellement chantée par les enfants lors des marches en forêt et des camps scouts, bien avant la naissance de ce chanteur. La chanson d’origine « La mâchoire à Jean » (Queyriaux / E. Ouvrard) fut créée par Éloi Ouvrard à l’Éden-Concert (1881-1895). En 68 le chanteur met la dernière touche à son album Le bal des laze, une balade un peu baroque et franchement sombre. Pour finir l’album, il manque un titre; Pierre Delanoë, l’auteur de Polnareff, s’inspire alors d’une comptine pour enfants et d’une chanson de marin et en sort un titre loufoque qui fait un carton à la radio. Étonnant, non !

Voila pour aujourd’hui, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Dans le ventre des espagnols…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la criticature et de la vanille-fraise réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 15 septembre 2020, 29è ptits-metiers-de-Paris009jour de Fructidor dédié au marron. Le marron c’est un peu comme la  madeleine de Proust; il suffit de l’évoquer pour percevoir cette odeur particulière qui nous titillait les narines. Je me souviens très bien, à Douarnenez, du père Hernandez qui vendait ses marrons grillés dès les premiers frimas. Il installait son brasero au coin de la place du marché en criant: Chauds, chauds les marrons… En été il faisait de la glace et se déplaçait dans une magnifique carriole tirée par un vieux cheval. Il faisait partie de ces réfugiés espagnols qui avaient fini par s’implanter pour de vrai quand bien même, au fond du regard du vieil homme on y voyait encore l’ombre de la nostalgie et:

Des pavés de flamenco aux gestes anarchiques
Les rythmes du jazz-band pour les paralytiques
Les tam-tams de l´Afrique à portée de guitare
De l´eau fraîche et de l´ombre à jurer pour y croire
Une rue de Madrid avec des fleurs fanées
Un fusil de trente-six qui revient s´y traîner.

Manuel de Falla mis en musique par Ferré (L’espoir).

Voila pour ce jour, portez vous bien et à bientôt peut-être.

ça balance un max…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la Beat génération et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 14 septembre 2020 et certains persistent à penser que nous sommes le 28 de fructidor qui, comme chacun le sait, était le jour du maïs. C’est la Ste Croix et, comme disait mon aïeule: A la Sainte Croix, cueille tes pommes et gaule tes noix !

Je vous ai souvent parlé du saxophoniste Bill Evans mais, le saviez-tu, il a un homonyme qui s’est fait un nom en jouant du piano. Il était né dans le New Jersey et est décédé en septembre 1980 à New York. Né Bill Evans-D-d’un père Gallois et d’une mère Russe, tous les deux mélomanes, il était formaté pour devenir musicien. Il fait partie des « sideman » ceux là que l’on nomme quelquefois péjorativement les musiciens de studio. Cela lui aura permis d’accompagner les plus grands, Michel legrand, Chet Baker, Miles Davis… Mais il se fera connaître plus tard par ses fameux trios avec contrebassiste et batteur, notamment Scott Lafaro et Paul Mottian. Il est mort alors qu’il n’avait que 51 ans usé par une forte addiction à la drogue; ma doue beniged!

Vous entendez comme ça swingue ? Imaginez un fauteuil qui vous tend les bras, un Highland de 18 ans, une bruyère profonde emplie d’un an01-p65tabac brun et âcre… Même le macronisme aigu n’existe plus, ni les violences policières, ni celles faites aux femmes, ni les retraites à pas d’âge, ni les expulsions, ni les taupes dans mon jardin; tout disparaît. D’ailleurs, tout doit disparaître, je suis pour l’organisation d’une grande braderie, on solde l’humanité à petits prix, la bassesse, la vilénie, l’inéquité, l’injustice, le fait du prince à un euro. Sur tous les trottoirs, de Manille à Kergrist-Moelou, le grand déballage. Et un mensonge d’Etat pour trois sous, et une manipulation en cadeau, et une légion d’honneur déshonorée, allez deux euros et vous l’emportez. On fait table rase, on repart à zéro, vive l’an 01 de Gébé ! Holà, holà camarade Erwan, t’as oublié tes pilules ou quoi ?

Allez, ça va se passer, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bis repetita…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

J’ai ‘foiré » un lien dans le billet du jour. Je rectifie.