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Chez Laurette ou chez Marie-Rose…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rythm and Blues et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 13 Juin 2018, 25è jour de Prairial dédié à wild-bill-300x225la tanche, il n’est donc pas trop tard pour s’en payer une…Vous connaissez dorénavant ma tendresse particulière pour le saxo et ceux qui en jouent. Voici un salut tout particulier à l’un d’entre eux qui fût sans doute le premier à enregistrer un disque de Rock et dont le titre est resté dans l’histoire: « We’re gonna rock, We’re gonna roll ». Il s’agit de WILD BILL MOORE, né à Houston au Texas en 1918, c’était un 13 juin. Il est décédé en 1983 à Los angeles.

Son tout premier disque, il l’a enregistré avec Christine Chapman qui n’était autre que la femme de Memphis Slim. On lui doit aussi d’avoirjuke box collaboré au désormais mythique « What’s Going on » de Marvin GAYE. Chacun se souvient du fameux « Rock around the clock » et de la reprise tout aussi fameuse que l’on doit à Bill Haley et qui fit sa réputation après la sortie du film « graine de violence » en 1955. Ce morceau, emblématique de la série « Happys days » a été enregistré en 1952 et marque sans doute le début du succès que va connaître le Rock. Et bien, « We’re gonna rock » date lui de 1948… Sur 33t.

En France à la même époque, Boris Vian et son ami Henri Cording (qui deviendra célèbre sous le nom de Henri Salvador) tente d’implanter le rock face à la variété. Je me souviens que dans les années 60, sur le jukebox de «chez Marie-rose», sur le port, à douarenez-029-300x189Douarnenez, il y avait surtout de la chanson française: Brel, Brassens, Aznavour… Mais on y trouvait quelques perles made in USA, Bill Haley, Little Richard, Elvis Presley. C’était avant que la pop music débarque. Ah, le jukebox de Marie rose… Nous on écoutait « dans le port d’Amsterdam » en buvant un rouge lim’ tout en refaisant le monde. Parfois passait Georges Perros à peine débarqué de son invraisemblable moto et on se rapprochait de lui comme dans le cercle des poètes disparus. En règle générale ça se terminait à cinq mètres de là, chez « Micheline » café restaurant de la rade.

Bon allez, c’est pas tout, j’ai mon lait qu’est su’l’feu… Portez vous bien, à bientôt peut-être et n’oubliez pas, vive le p’tit commerce.

La montagne de l’anarchiste…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’anaphore et de la brandade de morue réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 06 juin 2018, dix huitième jour de prairial dédié au pavot et, vous êtes encore devant votre ordinateur. Il faut rappeler que le pavot se classait parmi les plantes médicinales bien avant que les chefs de guerre afghans n’en fassent leur fond de pavotcommerce. Cela étant, on peut aussi en faire de très jolis bouquets, j’en ai eu sur mon balcon qui fleurissaient admirablement ; un ami malouin avait récupéré quelques graines dans un jardin colonial de la ville corsaire. Au jour d’aujourd’hui, la maréchaussée risque fort de vous interdire de participer au concours des maisons fleuries. Tant pis, essayez le concombre espagnol, actuellement les prix sont au plus bas…

Qui a dit que l’anarchisme ne laissait derrière lui que poudres et cendres… Voici une anecdote des plus amusantes. Le 6 juin 1922, la montagne qui domine la ville d’Osoyoos en Colombie-Britannique (Canada), prend officiellement le nom « d’Anarchist Mountain ». Cette appellation est due à un colon d’origine irlandaise du nom de Richard pompiers logoG. Sidley qui est venu s’installer dans la région vers 1889. Receveur du premier bureau de Poste en 1895, il deviendra ensuite juge de paix puis douanier. Mais les opinions politiques qu’il exprime lui vaudront d’être qualifié d’anarchiste et d’être relevé de ses fonctions. Le plateau (qui culmine à 1491 mètres) où il résidait sera alors désigné comme « La montagne de l’anarchiste » appellation qui deviendra ensuite officielle. Et pour que cela soit complet, voici le logo officiel des pompiers du comté.

Et voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

En Juin, t’as l’air malin…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du calembour et de la potée auvergnate réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 05 Juin 2018 et c’est le jour du sureau qui est fort utile comme chacun le sait puisque même Harry Potter s’en sert BD-Musique-verte-300x224pour fabriquer sa baguette magique…  Le nom original de la baguette, « The elder wand » joue sur le double sens du mot « Elder » en anglais qui signifie à la fois « sureau » et « ancien », « aîné », mais ce sens s’est perdu à la traduction. Enfant, un de nos jeux favoris consistait à élaborer toutes sortes d’appeaux à l’aide de branches de sureau. En effet, le cœur tendre des branches de sureau peut facilement être évidé, ce qui rend cette plante idéale pour la confection d’instruments à vent simples tels que le mirliton.

Aujourd’hui, en Bretagne armoricaine, on fête les Pereg:  Saint originaire du pays de Galles, il est le patron de Trégron (22) sous le 200px-Petroc-vitnom de Petrog et de Lopérec (29). Pereg vient sans doute du latin Petrus, Pierre en français. C’était un moine gallois qui vécut en cornwall. Il serait venu en Bretagne et eut des rapports avec St Samson et St Guezennec mais, cela ne nous regarde pas… Théophile Janvrais nous apprend que: « … était le petit-fils d’un roi de la Cornouailles insulaire qui, renonçant au trône, se fit moine et vint s’exiler en Armorique pour l’évangéliser. Il vécut là vers l’an 600, non loin et peut-être dans un recoin de la grande forêt du Cranou, en pleine retraite ignorée et au milieu des animaux des bois, sauvages ou craintifs. L’église paroissiale de Lopérec, grâce au cardinal Brossays Saint-Marc, possède ses reliques, et il est le patron de la région. Jadis on l’appelait même la paroisse Saint-Pérec. ».

C’est à Lopérec que vécut Jean de Penguern, fidèle compagnon de la Duchesse Anne. Jean de Penguern, surnommé Divarsoëz en langue bretonne (“gaillard”, littéralement “sans rhumatismes”), fils aîné de Christophe de Penguern et de Marie de Kermodiern, naquit dans les dernières années du XVe siècle au manoir de Loperzec Anne(Lopérec). Il entra fort jeune au service de la reine Anne, par ordre de laquelle il composa la « Généalogie de très haute, très puissante, très excellente et très chrestienne princesse et nostre sovvereine dame Anne, très illustre Royne de France et duchesse de Bretaigne, et les noms des Roys et Princes ses prédécesseurs, en droite ligne depuis la création jusqu’à présent, composée et extraite de plusieurs livres et chroniques par Divarsoëz Penguern, natif de Cornouailles, en l’honneur et louange de ladite dame ». Cette chronique contient 1 920 vers, divisés en strophes de huit vers de dix syllabes. Elle s’arrête à l’an 1510. Le 21 mars 1551, il épousa Annie de Kersauzon dont il eut trois enfants et mourut à un âge très avancé en 1579 et fut inhumé dans l’église paroissiale de Lopérec.

Et voila, vous savez tout. En mai fais ce qu’il te plait, mais en juin, t’as l’air malin aurait dit mon aïeule avec son sens de l’à propos que vous lui connaissez maintenant. Les grèves, les inondations, le tennis, en prélude à la grand-messe du fouteballe, ah, on est mal patron comme dit la pub. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

A l’intérieur de l’endehors…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis, bonjour ! Or donc, nous sommes le Vendredi 1er juin 2018, treizième jour de prairial dédié au pois et Nicolas Hulot est toujours ministre.

A l’heure où je m’apprête à rédiger le 4146è billet de ce blog, je ne cesse de me laisser surprendre, fort agréablement, par votre fidélité. J’avoue que parfois le doute m’habite (oui, bon…) mais une petite voix me suggère de poursuivre sur mon chemin vicinal à côté des autoroutes de l’actualité fréquentées par les grands médias. Je repense alors à cette citation de Zo D’Axa à qui j’avais consacré un billet il y a fort longtemps : « Celui que rien n’enrôle et qu’une Zo d'Axaimpulsive nature guide seule, ce hors la loi, ce hors d’école, cet isolé chercheur d’au-delà ne se dessine-t-il pas dans ce mot : L’ ENDEHORS ? »  En vérité, il s’appelait Alphonse Gallaud de la Pérouse. On le connaît comme anarchiste, pamplétaire, anti-militariste et journaliste. L’ En Dehors, c’est le nom de la revue de Zo d’Axa, qui rassemblera, à partir de 1891, Octave Mirbeau, Bernard Lazare, Victor Barrucand, Félix Fénéon, Georges Darien… Tous ceux pour qui La Révolte, le journal anarchiste de Jean Grave (le pape de la rue Mouffetard), semblait trop sérieux, trop orthodoxe ». Son ambition en créant le journal était de donner une feuille libre aux écrivains impatients de parler sans retenue, une tribune où chacun pourrait aller jusqu’au bout de sa pensée : un groupement sans idéal, sans hiérarchie, dans lequel l’artiste s’épanouirait. Aujourd’hui L’ En Dehors est un quotidien anarchiste que l’on trouve sur la toile et d’où sont tirées les lignes ci-dessus.

Zo d’Axa était descendant du fameux navigateur La Pérouse, sa sœur Marie, sculptrice et grande voyageuse, visita le Tibet, déguisée en homme, avant Alexandra David-Néel. On lui doit outre des ouvrages renommés sur le bouddhisme, de magnifiques bronzes tête de bretonnereprésentants des têtes de bretonnes comme celle-ci. Mais c’est là une autre histoire… De bronzes et de bonzes ! Mais où en étais-je ? Ah oui, la solitude du blogueur de fond, en dehors des courants, détaché des contingences, rivé à son clavier comme le birinig à la roche, il ne sait pas vraiment pourquoi ni pour qui il écrit. Ses billets sont autant de lettres mortes qui, à l’instar des feuilles du même nom, se laissent disperser au gré des vents portants et il bénit l’écho qui lui revient par le biais d’un commentaire, amusant, sympathique, critique, doux-amer, cruel ou dithyrambique.

Holà, il faut que je m’arrête avant de sombrer dans la geignardise. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Le plein de « FIOUL »…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Eutonologie et du boudin aux pommes réunis, bonjour !  Nous sommes le Vendredi (diryaou e brezonheg) 18 mai 2018, 29è jour 300px-Yellow_mustard_flowerde Floréal et c’est le jour du sénevé. On devrait cultiver bien davantage cette plante en Bretagne car on dit que c’est un excellent piège à nitrates. On voit de plus en plus souvent ses fleurs jaunes en bordure de champ et, sachez qu’on la nomme aussi la moutarde blanche bien qu’ici elle serve surtout de fourrage. Ce sont ses graines qui sont utilisées pour confectionner le condiment qui est à la galette-saucisse ce que le ketchup est au hamburger…

Je m’apprêtais à dire tout le bien que je pense du deuxième roman de Stéphane Grangier lorsque je suis tombé sur cette criticature de Nyctalopes. J’aurais pas dit mieux.

« Du raffinage des matières noires à la base des littératures de même couleur, on extrait des produits de viscosités diverses. Le contenu du gros baril (et la couleur d’icelui) de Stéphane Grangier, intitulé Fioul, ne prendra donc personne par surprise. Il s’agit là du deuxième roman de l’auteur, après Hollywood-Plomodiern paru chez Goater NoirStephane-Grangier en 2014, un road movie foutraque et West Coast, c’est-à-dire terminant en butée dans le Cap-Sizun finistérien (dont l’auteur est bien plus proche sentimentalement) au lieu que dans les canyons qui entourent la Cité des Anges. Quelques-uns des lecteurs de ce blog auront peut-être entendu parler de cette maison d’édition rennaise dont les Nyctalopes ont déjà chroniqué des romans (Thierry Paulin, Marek Corbel) ou un recueil collectif (Sandinista ! Hommage à The Clash), dans lequel Paulin, Corbel et Grangier se côtoient car, à Rennes, on écrit et on publie aussi en camaraderie.

Déjà manifesté dans Hollywood-Plomodiern, le plaisir de Stéphane Grangier à faire clapoter dans la même nappe bitumineuse les méandres de mecs cabossés par la vie, pas glorieux et même fumiers sur les bords, se réitère dans Fioul. S’additionnent, s’embrouillent et s’enfoncent, dans le roman, un auteur en panne fioul_def-270x388d’inspiration et de force pour parcourir le prochain mètre (à moins qu’il ne s’arrose le moral de gnôle et de poudre), pas très heureux dans ses choix féminins, des bandits manchots (du bulbe) lancés à sa poursuite, réveillés d’une congélation barbouze par un coup de fil, des flics à problèmes qui remontent la piste sanglante et, loin au dessus, des pontes noirs salauds de la finance grise. D’une préfecture sur les bords de la Vilaine, nous carburerons jusqu’à un département du Var en prise avec des vilains, proches du FN.  Pour finir, il y aura une mare où les cloques de goudron éclateront et feront sombrer les losers de droit, sinon de destin. Il est d’ailleurs difficile d’étiqueter un roman qui mélange des éléments de polar, de thriller économique et de fibroscopie biographique.

Ecrit avec une langue crue, verte, Fioul est pourtant bien d’un noir hydrocarbure. Epais également car l’auteur est généreux, ce qui parfois fait naître l’idée d’un découennage de bon aloi. Au risque de nous faire perdre les saillies de l’auteur ou les épices de poésie sale dont il a le secret, capable par exemple de ressortir un doigt d’un rectum enrobé d’effluves « sylvestres ».

Un texte noir et visqueux qui se répand inexorablement. On fait confiance à l’étanchéité de sa combinaison ou on fait demi-tour. »

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Anarcho-ploum-ploum-tralala…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Delta blues et de l’endive braisée réunis, bonjour ! En ce Mardi 08 mai 2018, dix neuvième jour de Floréal surnommé jour de l’arroche (encore nommée le faux épinard), plutôt que de fêter l’armistice de 1945 qui n’en fut pas un, mais une reddition des armées allemandes, je vous invite à avoir une pensée pour un trublion des plus émouvants.

Souvenons nous que c’est un 8 mai en 1999 que disparaissait une figure des plus pittoresques du pavé parisien et qui se définissait lui même comme: Anarcho-ploum-ploum-tralala… C’est en effet un 8 mai en 1999 que décède Aguigui MOUNA, de son vrai nom André aguiguiDupont. Cavanna disait de lui : « Mouna c’est une manif à lui tout seul. C’est l’indignation. Sa philosophie ? Un amour universel, boulimique. »  Sa philosophie est un mélange d’antimilitarisme, d’anarchisme et d’écologisme. Il a mené campagne contre le travail des enfants dans le tiers monde et pour l’aide aux réfugiés du Chili, et il a été l’un des premiers à s’opposer au programme nucléaire de la France. Il fut nommé chevalier des arts et des lettres par le ministre de la culture Jack Lang qui médaillait beaucoup, il faut bien le reconnaître. Pour certains, son prédécesseur se nommait Diogène, tandis que pour d’autres il s’appelait Ferdinand Lop, qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer afin que les étudiants puissent se baigner plus souvent. Pour beaucoup, Mouna était tout simplement un apôtre de la bonne humeur.

Quelques unes des citations qu’il aimait à faire:

C’est en parlant haut qu’on devient haut-parleur.
Du gazon, pas de béton, des moutons, pas de canons.
Aimez-vous les uns sur les autres.
La grossesse à 6 mois ! La retraite à 15 ans !
On vit peu mais on meurt longtemps.  
Riez et vous serez sauvé.
Aguigui, le cri de la vie !
Les valeurs morales ne sont pas cotées en bourse.
Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain.

Allez, puisse cela vous apporter le sourire, portez vous bien et à demain peut-être.

On the road again…

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Amis des jardins à l’anglaise et des champignons à la grecque réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 05 mai 2018, 16è jour de floréal dédié à la consoude, plante que les anciens nommaient la bonne à tout faire. Utilisée depuis l’antiquité comme cicatrisant, la consoudeconsoude sert aussi à la consolidation des fractures. On consomme ses racines crues ou cuites, les feuilles servent dans les soupes, à la façon du tapioca. On confectionne des beignets avec ses feuilles, qui rappellent le goût du filet de sole. Bon, n’exagérez pas car elle renferme des alcaloïdes dangereux pour le foie ! Autrefois, les nourrices utilisaient les racines des « toutes-bonnes » pour soigner les gerçures de leurs mamelons. Elle est maintenant appréciée comme engrais sous forme de purin. Profitez en avant que cela ne soit interdit par l’Europe. Il parait qu’on peut même teindre la laine grâce à une teinture brune qu’on obtient à partir de ses racines. Alors, qui dit mieux ?
Sur ce, je me retire discrètement, je vous laisse les clés de la maison car je dois m’absenter quelques jours.

La Chine s’est mise en Commune…

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Amis de l’humour noir et du blanc-manger réunis, bonjour ! Ce Vendredi O4 mai 2018 correspond au 15è jour de floréal dédié au ver à soie, à ne pas confondre avec cette sale bête qui est le ver à soi, quand bien même par ici il soit surtout question du verre à soi… Puisque le Vendredi c’est Histoire, il est intéressant de noter comment la date du 4 mai a été importante pour la Chine. Je m’inspire ici d’un document posté par Alban Dignat sur le site Herodote.

Le 4 mai 1919, peu après la naissance de la République Chinoise, 3000 étudiants manifestent à Pékin, sur la place Tien An Men. Oui, vous avez bien lu,en 1919.Ils dénoncent les «21 conditions» présentées par le Japon à leur gouvernement, car elles tendent à la longue marcheune colonisation de la Chine. Ils protestent aussi contre le traité de Versailles qui livre au Japon les concessions allemandes du Chang-toung, une province du nord du pays. Guidés par de jeunes intellectuels progressistes, les étudiants dénoncent également le poids des traditions, le pouvoir des mandarins et l’oppression des femmes. Ils se montrent favorables à la modernité et aux sciences nouvelles. L’agitation gagne les citadins et les commerçants, dans tout le pays. Elle se double d’un mouvement de boycott des produits japonais. Mais elle reste dans l’immédiat sans effet sur les Occidentaux comme sur les Japonais.

Le «Mouvement du 4-mai», ainsi baptisé par les historiens, n’en est pas moins capital car il traduit l’émergence en Chine d’une conscience patriotique opposée aux Occidentaux comme aux Japonais, et l’abolition de l’empire Mandchou. En 1935, c’est l’épopée de « la longue marche » menée par Mao à travers 12 000 kilomètres et parsemée de milliers de morts. La Longue Marche reste un des symboles les plus importants de l’histoire de la lutte communiste tien an menchinoise. De nombreux responsables politiques du PCC ont participé à la Longue Marche. Ces derniers ont transformé une défaite en une victoire et en un symbole de la résistance contre les troupes du Kuomintang. Plusieurs des leaders du mouvement du 4 mai rejoignent le Parti communiste chinois dans l’espoir de régénérer la Chine. Trente ans plus tard, ils célèbreront sur la place Tien An Men le triomphe de l’insurrection communiste. 70 ans plus tard, se rappelant du «Mouvement du 4-mai», d’autres étudiants  réclameront la démocratie sur la même place Tien An Men. Nous sommes en 1989, année de la chute du mur de Berlin. Leur révolte finira dans un bain de sang (sans doute des milliers de morts) mais débouchera paradoxalement sur une ouverture de leur pays au monde extérieur.

A Et puisque l’on parle de verre à soi (jeux de mots Capelo) j’ai repéré pour vous chez notre ami Edouard L. deux petits vins à déguster sans plus attendre. D’abord un bourgogne blanc, « les tours de Pierreux » un Brouilly à moins de 6 euros. Puis un Bordeaux rouge avec un tannin a faire reculer un abbé, c’est un Côtes de bourg  » chateau Labadie ». Allez yec’hed mat, portez vous bien et à demain peut-être.

Dans la rue des blancs-manteaux…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la paracentèse bilatérale et de la foire à Neuneu réunies, bonjour ! Nous sommes bien le Mercredi 02 mai 2018, treizième jour de Floréal dédié au bâton d’or (c’est une sorte d’espèce de genre de giroflée), jolie plante qui fleurit au printemps sur les vieux murs où macaronésieelle épanouit ses fleurs jaune orangé d’une odeur délicieuse, recherchées par les abeilles. Si je vous dis qu’il s’agit d’une plante  de la famille des Brassicacées qui inclut les giroflées, dont beaucoup sont originaires de Macaronésie, ça vous la baille belle non ? Encore que je soupçonne certains d’entre vous de faire semblant de prendre la Macaronésie pour un pays de nouilles comme d’autres prennent l’helvétie pour une lanterne… Bon, allez, je vous dis tout: la Macaronésie est un ensemble formé par plusieurs groupes d’îles disséminées au large du continent africain, dans le nord-est de l’Atlantique. Le nom de Macaronésie signifie « îles fortunées » … ce nom leur a été attribué par les géographes de la Grèce antique, qui désignaient sous ce vocable les îles situées à l’ouest du détroit de Gibraltar.

Par ici on célèbre les Avoye. La légende raconte que Sainte Avoye est venue d’Angleterre, remontant la rivière d’Auray (56) dans un mortier de granit rose. Oui, c’était ainsi à l’époque, les saints dans le granit bleu, les saintes dans le granit rose. Devant le Jubé, les visiteurs peuvent se recueillir devant la fameuse pierre; par ailleurs, l’orthophoniste se faisant rare en Morbihan, ils y déposent leurs ste-avoye-001-format-web-300x246enfants ayant des difficultés à parler ou à marcher. Eponyme de Sainte-Avoye en Pluneret (56), cette sainte aurait été l’une des compagnes de sainte Ursule. Jetée en prison par un chef barbare, elle aurait été décapitée à cause de sa vertu. Voilà comment on peut perdre la tête à ne pas vouloir perdre sa virginité. Un ordre de religieuses placé sous son patronage s’était établi à Paris, dans le quartier du Temple, vers 1288. La chapelle abrite une pièce rare : un jubé polychrome de style Renaissance entièrement sculpté. En bois de chêne, il sépare le chœur de la nef et délimite l’espace réservé aux seigneurs et au clergé (le chœur) de celui réservé aux fidèles (la nef).

A Paris, le quartier Sainte-Avoye est derrière celui de la Grève, dont il est séparé, au midi, par une partie de la rue de la Verrerie. Il est borné, à l’orient, par le quartier Saint-Antoine ; au nord, par celui du Temple ; et à l’occident, par celui de Saint-Martin. [...] Si l’on entre blanc-manteauxdans la petite rue de l’Homme-armé, on arrivera bientôt à la rue des Blancs-manteaux, qui traverse celle de Sainte-Avoye dans la vieille rue du Temple. C’est là qu’on trouve le couvent des Blancs-manteaux, où un étranger, qui y est attiré par la curiosité, est bien étonné de voir des moines noirs, tels que les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. C’est que cette maison était autrefois habitée par d’autres religieux qui portaient des manteaux blancs. Quant à la rue des Blancs-Manteaux elle-même, elle fut pendant la Révolution le théâtre de massacres, immortalisés dans une chanson écrite par Jean-Paul Sartre et chantée par Juliette Gréco sur une musique de Joseph Kosma.

Voici comment des îles fortunées nous arrivons à la rue des blanc-manteaux. Etonnant, non ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’aubépine dorsale…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la phylogénétique et du rougail saucisses réunis, bonjour ! Vous voudrez bien noter, chers lecteurs, que nous sommes le Lundi 23 avril 2018, autrement dit le 4è jour de floréal dédié à l’aubépine.

Ah l’aubépine, outre le fait qu’elle vient souvent au secours du contrepèteur de base, c’est une fleur qui illumine nos talus de la plus belle façon. Que n’a t-on raconté sur cet arbuste si décoratif… Son bois était parait-il le mieux adapté pour fabriquer les aubépinepieux qui convenaient pour se débarrasser des vampires. Sa facilité d’hybridation fait qu’on en recense plus de 1200 espèces. D’ailleurs, un jardinier espagnol, Miguel Sulcudor, de la ville de Vigo, s’était passionné pour les greffes sur les aubépines. il greffait de l’aubépine rose, du poirier, du néflier, en mélangeant sur un même arbre ces variétés. Il produisait ainsi des arbres qui donnaient des fruits d’un côté et des fleurs de l’autre. Il réalisait aussi des greffes en écusson sur un même tronc en panachant aubépine rose, poirier, néflier, ce qui donnait des arbres où chaque branche était différente.

Il donna à ces créations le nom de Sulcudus et plusieurs dizaines de ce type d’arbres furent plantées dans les différents parcs et jardins de la ville. Faute d’entretien, beaucoup de ces arbres ont dégénéré et seul subsiste le greffon d’aubépine rose qui a supplanté le reste ; néanmoins, on peut encore admirer qubonsaïelques magnifiques spécimens de Sulcudus dans le parc de Pontevedra où chaque année au mois de mai, ces arbres se couvrent de fleurs roses et blanches (aubépine et poirier) et qui dès août produisent profusions de belles poires pour le bonheur des promeneurs. En France, des greffeurs amateurs se sont inspirés des créations de Miguel Sulcudor et l’on peut trouver, notamment en Bretagne, sous le nom de « Soulcoudus » des aubépines donnant plusieurs sortes de fleurs et de fruits sur un même arbre.

Voilà pour la petite histoire de l’aubépine qui a séduit Marcel Proust lui même dans «  A la recherche du temps perdu »: « je revenais devant les aubépines comme devant ces chefs-d’œuvre dont on croit qu’on saura mieux les voir quand on a cessé un moment de les regarder … ». Et puis, si le cœur vous en dit, vous pouvez vous lancez dans la culture de l’aubépine bonsaï, c’est très zen ! Allez, voila pour débuter la semaine. Portez vous bien et à bientôt peut-être.