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Pendant les vacances, le massacre continue…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’agriculture biologique et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 29 juillet 2017, autant dire, le 11ème jour de thermidor et, surprise, c’est le jour de la panic… Pas de quoi s’inquièter outre mesure, il s’agit d’une plante herbacée cultivée dans certaines contrées comme céréales alors qu’ailleurs on la considère comme une vulgaire mauvaise herbe. C’est-y pas triste… Et pourtant, cette plante Amazopourrait constituer selon une étude publiée en 2008 une source intéressante d’agrocarburant; grâce à un bilan écologique et énergétique bien meilleur que celui du maïs selon Hen Vogel et ses associés (il produit 540% d’énergie par rapport à l’énergie fournie pour le produire). C’est pas beautiful ça mes body boys ? On apprend tous les jours quelque chose sur « les cénobites tranquilles » votre blog préféré et qui reste ouvert tout l’été; enfin presque, la semaine prochaine: relâche. L’environnement est chose sérieuse pourtant je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cette pensée que l’on doit à Geluck, le dessinateur du chat: « en Amazonie on détruit chaque jour l’équivalent de 60 terrains de foot de forêt…C’est pas sérieux, y-aura jamais assez de joueurs! »
Habituellement, après cette courte introduction, je rédige un petit billet. Et bien aujourd’hui… Non. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est au pied du mur qu’on voit le Masson…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la raison pure et des causes perdues réunies, bonjour ! En ce Vendredi 28 juillet 2017, dixième jour de Thermidor dédié à l’arrosoir, je voulais vous entretenir d’un brestois, disparu lui aussi dans les oubliettes de l’histoire: Emile MASSON, né à Brest un 28 juillet en 1869, il n’est pas élevé en breton et n’apprendra la langue que plus tard non sans avoir obtenu deux licences, en philosophie et en anglais. A Paris il fréquente les mouvements Emile Massondreyfusard, anarchistes, antimilitaristes et se lie d’amitié avec Elisée Reclus, Kropotkine et Romain Rolland. Il deviendra professeur d’anglais au lycée de Pontivy (56) entre 1904 et 1921. On lui doit la création de la revue « Brug » (bruyère), revue anarchiste en langue bretonne. Il a traduit une brochure d’Elisée Reclus « à mon frère paysan » en dialectes Léonard et Vannetais. Son oeuvre est toute axée sur la libération de l’homme, il accorde une place essentielle à l’éducation et se réfère sans cesse aux concepts de pédagogie, humanisme, tolérance, non violence…Il y a du Gandhi chez Emile Masson. On peut se demander pourquoi cet écologiste avant l’heure, antimilitariste en pleine boucherie de 14/18, féministe déclaré, socialiste ET breton, intellectuel original et prolixe (il faut lire « l’utopie des iles bienheureuses dans le Pacifique ») a disparu des mémoires.

Plus qu’oublié, il semble avoir été refoulé de la mémoire collective des uns et des autres tant ses idées refusaient la simplicité et le manichéisme, le bien et le mal. Parce que il était athée ET tolérant, parce que son nationalisme breton était la voie vers l’internationalisme, parcelivre Masson que ses idées anarchistes étaient faites d’amour et de fraternité. Bref, Emile Masson emmerdait tout le monde et particulièrement le petit monde de gauche franchouillard et Jacobin. Dans « Brug » en 1914, il écrit ceci: « …Les ouvriers manifestent pour leur langue un mépris de civilisés et les intellectuels bretons, nourris aux lettres françaises et latines, considèrent qu’un honnête homme (un bon français) commence par cesser d’être breton. » Il va mourir à Paris le 9 février 1923. Son fils Michel Masson a été maire de Pontivy. Il est intéressant de relire « Les bretons et le socialisme » paru aux éditions Maspero accompagné d’une présentation de Jean-Yves Guiomar. Un recueil de textes et de lettres où la question nationale bretonne se mêle au socialisme libertaire.

Allez, voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les ciseaux d’Anastasie…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 26 juillet 2017 huitième jour de Thermidor dédié à la Carthame. Le carthame des teinturiers ou Safran des teinturiers, parfois appelé Safran bâtard, est une plante originaire d’Égypte, dont le nom dériverait d’un mot arabe qurtum. Elle produit un fruit, un akène oléagineux dont les graines sont utilisées pour produirecarthame des huiles alimentaires ou de massage (la fameuse huile de carthame) qui sont parfois intégrées à des produits cosmétiques pour les cheveux. Cette huile au parfum prononcé est surtout utilisée à froid. Non raffinée, elle a une légère saveur de noisette et sa couleur se rapproche du jaune ambré foncé, tandis que raffinée, elle ne présente aucune saveur et sa couleur est plutôt jaune pâle. Les jeunes feuilles de carthame peuvent se manger crues, en salade. Ce sont les pistils qui sont utilisés en teinturerie ou comme mauvais substitut au safran.

Alors que j’hésite sur le thème de ma chronique quotidienne, me  remonte à la mémoire ce texte de Stendhal: « Pourvu qu’on ne plaisantât ni de Dieu, ni des prêtrliste_La-censure_2081es, ni du roi, ni des gens en place, ni des artistes protégés par la cour, ni de tout ce qui est établi, pourvu qu’on ne dît du bien ni de Béranger, ni des journaux de l’opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de tout ce qui permet un peu de franc-parler ; pourvu qu’on ne parlât jamais de politique, on pouvait raisonner librement de tout » (Stendhal). En cherchant plus loin, je trouve celui-ci de Beaumarchais: « Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement sous l’inspection de deux ou trois censeurs »

Et madame Michu de s’offusquer: Ben, c’est pas aujourd’hui qu’on verrait des choses comme ça… Depuis le coup d’État manqué du 15 juillet 2016 en Turquie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a intensifié la répression dans le pays. Ainsi, des intellectuels et des journalistes qui ont osé critiquer le régime ont été arrêtés et emprisonnés. 166 journalistes sont actuellement en prison. La Turquie est 155e sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières pour 2017. Les avocats et réseaux de 640_turcssoutien ont beau dénoncer des instructions bâclées, les syndicats ont beau manifester en hurlant que « la presse libre ne peut être réduite au silence », rien n’y fait : plus de 150 journalistes sont embastillés dans les geôles du régime, et environ 180 médias ont été fermés en un an. Une situation dramatique qui ne saurait faire oublier l’ampleur des purges qui ont suivi le putsch avorté. Selon les estimations, près de 140 000 fonctionnaires ont été limogés ou suspendus, 50 000 personnes ont été arrêtées, et 950 entreprises ont été saisies. Tout cela se déroule aux portes de l’Union Européenne, à trois heures de vol de Paris. Mais, la communauté internationale, mais l’ONU, mais, y’a pas de mais. Encore un mot et j’ouvre en grand les vannes de l’immigration. Ainsi s’exprime Erdogan face à Angela et Emmanuel qui n’en peuvent mais. Voici comment une si jolie dictature est en train de s’installer dans un silence assourdissant.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la St Treveur, le cénobite s’fait peur…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du libertinage et des cucurbitacées réunis, bonjour ! Pour ce troisième jour de thermidor, il faut avouer que Fabre d’Eglantine ne s’est pas beaucoup remué les méninges en consacrant ce jour au melon… En effet, nous sommes le Vendredi 21 juillet 2017 et, si on conomor-264x300continue à cette allure là, vous allez voir qu’on va se retrouver en août sans y prendre garde. En Bretagne, il est dédié à  Triffin :Trifina (ou Trivina) ce nom apparaît comme la forme féminime de Trivin, il pourrait dériver d’un terme apparenté au gallois triw, « vrai, exact,  fidèle ». Fille de Waroc, comte de Vannes au 6e siècle, elle épouse le tyran Conomor, comte du Poher et régent de la Domnonée. Ayant appris qu’elle attendait un enfant, il la décapite. Mais, on ne décapite pas une sainte comme on décapsule une Kronenbourg et, Ressuscitée par Gweltas (St Gildas de Rhuys), elle se réfugie à la cour de son père et  s’en ira fonder un monastère à Vannes où elle se retire.

Bon c’est vrai, Conomor c’était pas vraiment un marrant, il assassina toutes les femmes portant un enfant de lui car on lui avait prédit qu’il mourrait assassiné par son fils. Lorsque Trifin donna naissance àTremeur Tréveur, Conomor rechercha l’enfant et lui fit couper la tête. Tréveur aurait pris sa tête entre ses mains et ses jambes à son cou et l’aurait porté sur le tombeau de sa mère. Il a, depuis, bien entendu trouver sa place dans la vallée des saints de Carnoët.(la photo est de Bruno le Lay que vous pouvez retrouver sur son blog) Quand à la maman, elle a laissé son nom à la charmante commune de Sainte-Tréphine, commune proche de St Nicolas-du-Pelem (22). Etonnant, non !

Allez, merci encore de passer par ici de temps en temps, portez vous bien et à demain peut-être.

Le bouillon mais pas de onze heure…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’aposiopèse* et de l’huile de foie de morue réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 20 juillet 2017, deuxième jour de thermidor dédié au bouillon-blanc. Une des plus anciennes plantes médicinales connues des apothicaires, herboristes et autres phytothérapeutes. Le bouillon-blanc porte d’autres noms populaires : herbe de saint Fiacre, cierge de Notre-Dame, fleur de grand chandelier, bonhomme, oreille de Bouillon_blanc-225x300saint Cloud, queue de loup ou encore herba luminaria… La métaphore avec la queue du loup se retrouve dans l’espagnol gordolobo, mot à mot gros loup, en fait déformation du latin populaire coda lupi « queue de loup ». Au Québec, elle est aussi appelée tabac du diable et bonhomme. Les fleurs séchées de molène (rien à voir avec notre île du Ponant), c’est le nom de l’espèce, entrent dans la composition de la célèbre tisane des « quatre fleurs » utilisée de longue date et de nos jours encore en cas de refroidissement et de toux. Cette tisane n’a en fait des « quatre fleurs » que le nom car en réalité, elle en comprend 7 mélangées à parts égales : mauve, guimauve, gnaphale, tussilage, coquelicot, violette et bouillon-blanc. Le bouillon-blanc seul en infusion est également réputé pour résorber les petites irritations anales. Bon, maintenant, je dis cela mais il n’est, en aucune manière, dans mes intentions d’entrer dans votre intimité. Alors, ça vous chatouille ou ça vous gratouille ?

Le 20 juillet c’est aussi l’anniversaire de mon ainé qui le fêtera là bas de l’autre côté de la Manche et à qui j’adresse tous mes vœux, evel just… Il est né le même jour que Bonny B. célèbre joueur d’harmonica et chanteur de blues qui a vu le jour en 1974 sous un arbre sacrée le Bagnan. Il passe ses premières années sous le régime de Pol Pot. C’est pas de bol ! Les initiés reconnaitront un morceau de Muddy Waters.

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ne jamais dire fontaine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du petit patrimoine et du riz au lait réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 18 juillet 2017, c’est à dire le 30 de messidor et c’est onpljossic2le jour de la chalemie. Il s’agit d’un ancêtre de la bombarde et du hautbois que l’on jouait généralement accompagné d’une cornemuse. Ici on voit J.L. Jossic, des Tri Yann, en plein exercice. Tiens, justement, en Bretagne c’est la saint Tivizio, qui a laissé son nom à Landivisiau (29). Si vous passez dans le coin vous pouvez admirer une très jolie fontaine qui lui est dédié. A 50 m de l’église, la ruelle Saint-Thivisiau, à droite de la place, débouche sur la fontaine de dévotion.

A la tête de la fontaine 10 panneaux sculptés en kersanton de style gothique sont encastrés dans le mur et on peut les admirer de près. Mais ils gardent le secret de leur origine. L’un représente un ange tenant un écusson pour la moitié Tournemine et l’hypothèse que l’on rencontre le plus couramment est celle de fragments provenant du fontainetombeau de François de Tournemine, seigneur de Coatmeur et de sa femme Renée de Saint-Amadour et datant du XVIème. Sur les autres on y voit des moines et des nonnes en prière. La source alimente aujourd’hui trois grands bassins servant d’ornement à une place coquette, et un lavoir public. Les mères recommandaient leurs bébés au saint patron réputé agir contre le rachitisme: ou elles déposaient quelques vêtements de l’enfant ou elles habillaient la statue d’habits neufs. Les jeunes gens venaient consulter saint Thivisiau pour leur mariage: une épingle en bois retirée discrètement du corsage de la jeune fille et jetée dans la fontaine indiquait si la fiancée était vertueuse. Bon, fallait pas se tromper dans le déroulé des opérations, au risque de se retrouver avec une épingle dans la main et une fiancée dans la fontaine.

Allez, merci de passer par ici en plein été caniculaire. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Etrange fruits…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du développement durable et des sauveteurs en mer réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 17 juillet 2017, 29è jour de Messidor dédié au Blé. C’est aussi la Ste Charlotte ce qui m’aurait autorisé à poster une vidéo de la célèbre chanson qui fit les beaux jours de la série de chansons paillardes leplaisir des dieux plaisir des dieux en 33t. Il en existe une vingtaine de galettes depuis le curé de Camaret jusqu’à La femme du vidangeur. J’avais une amie qui possédait la collection complète; ces disques furent enregistrés par des internes des hôpitaux de Paris. Sur le pourtour central du disque est inscrit : Collection privée et hors commerce éditée par souscription pour l’usage exclusif du corps medical. Ici  je veux parler de « La p’tite Charlotte » dont voici le premier couplet… Eloignez les enfants.

 

Mais bon, j’entends déjà les commentaires des pisse-vinaigres, des peine-à-jouir, des tue l’amour et les admonestations des ligues de vertu. J’ai donc opté pour Billie plutôt que pour Charlotte. En effet, le 17 juillet 1959 c’est la disparition de Billie HOLIDAY, la plus grande d’entre les grandes dames du jazz. Plutôt que de longs discours, écoutons la.

Et voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Cuba libre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la conscience éclairée et du maréchage réunis, bonjour ! Tiens, histoire de déroger un peu à la haute tenue traditionnelle qui sied à ce blogue, commençons par une histoire de vesces. Eh oui, nous sommes le Dimanche 16 juillet 2017, 28è jour de Messidor que Fabre gourgane 4d’Eglantine avait imaginé consacrer à la vesce, plante herbacée appartenant à la famille des Fabacées  dont certaines sont cultivées comme plantes fourragères ou comme légunineuses. Par exemple, la fève que nos cousins Québecois appellent « Gourgane » et que les anciens glissaient à l’intérieur des galettes des rois. Étonnant, non !

Il y a quatorze ans disparaissait Celia de la Caridad Cruz Alfonso, alias Celia Cruz (21 octobre 1925 – 16 juillet 2003). C’était une chanteuse de musique cubaine et de Salsa. Elle était originaire de Santo Suarez, un quartier pauvre de La Havane. Enfant, elle gagna sa première paire de chaussures en chantant pour un couple de touristes. Adolescente, sa tante l’a amené chanter dans des cabarets. Son père voulait qu’elle poursuive ses études pour devenir institutrice, mais une institutrice lui avec pedroa dit qu’elle gagnerait en un jour ce qu’une institutrice gagne en un an. Elle a par la suite gagné de nombreux concours de chant. En 1950, elle devient la chanteuse du groupe cubain La Sonora Matancera, connue dans tout l’Amérique latine et surnommée Café con Leche (café au lait). Celia Cruz trouve alors son mot fétiche : Azúcar ! (du sucre). En 1960, à l’époque de la révolution cubaine, Celia a émigré aux États-Unis (elle ne sera pas tondue à la libération). En 1961, elle joue avec son orchestre à l’Hollywood Palladium. En 1962, elle épouse son trompettiste, Pedro Knight. En 1965, elle entame une carrière solo, et prend la nationalité américaine. En 1966, Celia Cruz et Tito Puente (photo de droite) ont débuté leur association, éditant huit albums ensemble pour Tico Records. Allez, faites vous un planteur, rappelez vous Guantanamera et essayez de vous dégotter une entrée pour le festival du bout du monde (Crozon début août)…

 

En 1974, l’album « Celia y Johnny » avec Johnny Pacheco, a été disque d’or et Celia Cruz rejoint la Fania All Stars, composé des banderasmeilleurs musiciens de la maison de disque Fania, avec qui elle fera une tournée au Royaume-Uni, en France, au Zaïre et en Amérique latine. En 1976, Celia Cruz chante pour Willie Colón. Dans les années 1980, elle a fait de nombreux concerts et duos. En 1988, elle a participé au film Hollywoodien Salsa, avec Robi Draco Rosa et en 1992 au film Les Mambo Kings avec Antonio Banderas . En juillet 2003 elle succombe suite à une tumeur cancéreuse au cerveau, chez elle, à Fort Lee (New Jersey). Elle est enterrée au cimetière de Woodlawn. Sources:Wikipédia.

Et voilà pour l’ambiance. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Quand on n’a rien à dire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la météo marine et des tonnerre de Brest réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 15 juillet 2017, 27è jour de Messidor, dénommé jour de l’ail; alors que s’éloignent déjà les flonflons du bal. En ce lendemain du jour où la Nation se souvient qu’il est toujours possible de se débarrasser des gougnafiers qui les gouvernent, je vous avoue que je suis un peu sec; or donc, je vous Dimeyrenvoie vers ce billet consacré à Bernard DIMEY, intitulé: quand on n’a rien à dire. Mouloudji disait de lui: « c’est un tragique qui ne se prends pas au sérieux » Bernard Dimey restera parmi les poètes du XX° siècle aux côtés de Prévert ou de Vian… Eternel angoissé par la vie qui lui filait entre les doigts au fil de ses excès, il était une des figures de la place du Tertre dont il avait fait son refuge, et plus largement de tous les quartiers de Paris dans lesquels il déambulait des nuits entières, son carton à dessins sous le bras et dans lequel ses croquis se mélangeaient avec les bribes de poèmes ou les traits de génie qui lui venaient à l’esprit dans le feu de ses ivresses . C’était un « être démesuré » qui se demandait pourquoi il vivait souvent avec les « nains ». J’ai connu quelqu’un qui dans ses moments d’ivresse répétait souvent: « On est entouré de petits… », sans doute un connaisseur…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Bertrand du déclin…

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Amis de la métalinguistique et du catalogue de la Redoute réunis, 290px-Pintade_domestique1-150x150bonjour ! Nous sommes le Jeudi 13 juillet 2017, 25è jour de Messidor dédié à la pintade, décrite par Jules Renard comme la « bossue de la cour au crâne chauve et à la queue basse » qui « ne rêve que plaies à cause de sa bosse ». Cela vous évoque quelqu’un ? On dit que la pintade cacabe ou qu’elle criaille. En Bretagne armoricaine nous fêtons (ou pas) st Turio: C’est dans le Morbihan (56), au plafond de l’église de la commune de Saint-Thuriau qu’est contée l’histoire du bonhomme qui vit le jour à Lanvollon (22) au 7è siècle nous dit on.

C’est un 13 Juillet, en 1380 que disparut l’affreux Bertrand du Guesclin. Oyez son histoire. Le 2 octobre 1369, dans sa résidence de l’hôtel Saint-Pol, dans le quartier parisien du Marais, le roi Charles V le Sage octroie à Bertrand Du Guesclin le titre de connétable en reconnaissance des services rendus. Le titre de connétable correspond au Moyen Âge aux fonctions modernes de chef d’état-major. Le mot vient du latin comes stabuli, qui désigne le comte de l’étable (aussi appelé grand écuyer). Né un demi-siècle plus tôt au château de La Motte-Broons, près de Dinan, dans le duché de Bretagne alors indépendant, Bertrandduguesclin_connetable-242x300 D Du Guesclin se signale très tôt par son caractère combatif (et sa laideur). Il fait ses premières armes dans la guerre de la Succession de Bretagne, aux côtés de Charles de Blois, le candidat du roi de France. Il se fera battre et même capturer à Auray par les Anglais du Prince Noir, alliés du camp rival. Charles V le fait libérer contre 100.000 livres, et lui demande en retour de libérer le royaume des Grandes Compagnies. Il s’agit de bandes de mercenaires qui, depuis la paix de Brétigny (mai 1360) et la fin des hostilités avec les Anglais, mettent les campagnes au pillage. Du Guesclin leur trouve une occupation en les emmenant de l’autre côté des Pyrénées où, là comme en Bretagne, se déroule une guerre entre prétendants à la couronne de Castille. Le premier choc est fatal à Du Guesclin. À Navarette, en 1367, il est capturé par le Prince Noir. Le Breton, par orgueil, fixe lui-même le montant de sa rançon au niveau qui sied à sa valeur… C’est ainsi que le roi Charles V le fait libérer en échange de 60.000 florins. Peu après, Du Guesclin prend sa revanche sur Pierre le Cruel et l’oblige à se réfugier dans la forteresse de Montiel. Capturé, Pierre 1er est tué par Henri de Trastamare. Fin de l’épisode castillan.

De retour à Paris, le mercenaire reçoit donc du roi le titre de connétable malgré les réticences des courtisans et des princes qui supportent mal le rude caractère du Breton. En l’honorant ainsi, le roi veut s’attacher son concours pour chasser les Anglais des dernières provinces qui leur restent sur le Continent et en finir avec une guerre qui n’a que trop duré (on ne l’appelle pas encore guerre de Cent Ans). Le chevalier breton, célèbre pour sa laideur tout autant que sa vigueur et son talent de stratège, accepte l’honneur qui lui est fait par le Conseil du roi et va Bertrand-Du-Guesclin-213x300s’en acquitter avec succès pendant les dix années qui lui restent à vivre.À la fin, Du Guesclin chasse les Anglais de Normandie, de Guyenne, de Saintonge et du Poitou. Il fait également la chasse aux routiers qui sèment la désolation. Il meurt de maladie à 60 ans, le 13 juillet 1380, en assiégeant un de leurs repaires, à Châteauneuf-de-Randon, en Gévaudan. Le gouverneur de la place se rend et vient solennellement déposer les clés de la forteresse sur le cercueil du héros ! Si le personnage était sans peur, il n’était pas sans reproche. C’était un soudard et les massacres qu’il a perpétrés sur les Juifs d’Espagne n’ont rien à envier aux horreurs commises par les sbires des temps modernes. Sources:Vous pouvez lire :Chronique de Bertrand du Guesclin par Cuvelier, trouvère du XIV siècle; Chronique en forme de chanson de geste, versifiée en français ancien, sur la vie de Bertrand du Guesclin. Ou bien consulter l’article de André Larané sur Herodote. Dans le mouvement breton (emsav) il était surnommé Bertrand du déclin tant son attachement à la couronne française hérissait le poil du militant. Résultat, en février 1977, la statue du connétable qui trônait au bord de la quatre voies St-Brieuc Rennes, à proximité de Broons (22), fut pétardée par le FLB.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.