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Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’oxymore et du pâté en croûte réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 16 juin 2019, 28è jour de prairial dédié au thym. Et le dimanche, le cénobite se la coule douce…

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ça vous gratouille ou ça vous chatouille …

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, TRADITION

Amis de la pédagogie active et du gros-lait réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Mercredi 12 juin 2019, 24è jour de prairial dédié au gaillet, encore surnommé le caille-lait. On dit que cette plante possède une enzyme qui permet au lait de cailler. Mais d’une manière générale, on la considère comme de la mauvaise herbe. Le gaillet gratteron estsphynx-caille-lait assez connu car il a la particularité de s’accrocher à tout ce qui passe à sa portée. Mon aïeule, qui se targuait d’en connaître un rayon en plante médicinale, en faisait une sorte de pommade qui était censée lutter contre les irritations. 100G de cette plante, 50g d’écorce d’orme, 500g de saindoux et vous faites chauffer en tournant sans cesse. Regardez cette jolie photo, il s’agit d’un papillon que l’on nomme le sphynx du caille-lait. Étonnant, non !

https://youtu.be/nq6p_-p2Bs0

Bon, allez, une petite pensée pour ceux à qui des parents inconscients ont donné le prénom de Gourhan que l’on célèbre le 12 juin. Vivant probablement au 9e siècle, éponyme de Plourhan et de Saint-Thurien. Oui je sais, c’est assez compliqué mais, si l’on en croit Albert Dehayes,  Gourhan est l’éponyme présumé de Plourhan (22), Plorhan, mais aussi de Saint-Thurien (29),  et de Saint-Ethurien en Plounévez-Moëdec (22), henri le Sauxdans le voisinage duquel existe un lieu-dit Méné-Sant-Ourhen. Son nom est issu par spirantisation (modification phonétique) de l’anthroponyme ancien Uurgen composé de uur « Homme » et de gen « naissance, famille ». Hourchan a cédé sa place à Thurien au fil des siècles; ainsi on rencontre les appellations suivantes : Sainctourchan (en 1278), Sainct Tourhan (en 1599), Sainct Tourhan (1599), Saint Thurien (en 1669). Bref, une mère n’y retrouverait pas ses petits. En tout état de cause, Gourhan était probablement un de ces sadhus (du sanskrit sādhu, « homme de bien, saint homme ») bretons que le petit peuple et l’église romaine réunis ont fait saint. Il devait ressembler à ce bénédictin breton Henri Le Saux (qui adopta le nom indien de Abhishiktananda) et qui contribua beaucoup au dialogue entre le christianisme et l’hindouisme. Voilà pourquoi, madame Michu, il y a plus de saints en Bretagne que de jours dans l’année et d’îles dans le golfe du Morbihan.

Allez, merci à vous, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La solitude du blogueur de fond…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis, bonjour ! Or donc, nous sommes le Samedi 1er Juin 2019, treizième jour de prairial dédié au pois. A l’heure où je m’apprête à rédiger le 4421è billet de ce blog, je ne cesse Zo d'axade me laisser surprendre, fort agréablement, par votre fidélité. J’avoue que parfois le doute m’habite (oui, bon…) mais une petite voix me suggère de poursuivre sur mon chemin vicinal à côté des autoroutes de l’actualité fréquentées par les grands médias. Je repense alors à cette citation de Zo D’Axa à qui j’avais consacré un billet: « Celui que rien n’enrôle et qu’une impulsive nature guide seule, ce hors la loi, ce hors d’école, cet isolé chercheur d’au-delà ne se dessine-t-il pas dans ce mot : L’En-dehors ? » . En vérité, il s’appelait Alphonse tête bretonneGallaud de la Pérouse. On le connaît comme anarchiste, pamplétaire, anti-militariste et journaliste. Il était descendant du fameux navigateur La Pérouse, sa sœur Marie, sculptrice et grande voyageuse, visita le Tibet, déguisée en homme, avant Alexandra David-Néel. On lui doit outre des ouvrages renommés sur le bouddhisme, de magnifiques bronzes représentants des têtes de bretonnes comme celle-ci. Mais c’est là une autre histoire… De bronzes et de bonzes !

Mais où en étais-je ! Ah oui, la solitude du blogueur de fond, en dehors des courants, détaché des contingences, rivé à son clavier comme le birinig à la roche, il ne sait pas vraiment pourquoi ni pour qui il écrit.le cenobite face à son clavier Ses billets sont autant de lettres mortes qui, à l’instar des feuilles du même nom, se laissent disperser au gré des vents portants et il bénit l’écho qui lui revient par le biais d’un commentaire, amusant, sympathique, critique, doux-amer, cruel ou dithyrambique. A part ça, comment sont les choses avec vous ? disait mon aïeule dans son inénarrable parler douarneniste, quand elle voulait s’enquérir de la santé de son prochain. C’est qu’il y a de quoi s’inquiéter entre la montée des populismes et le prix des langoustines, entre le score de la France insoumise et celui de l’En Avant de Guingamp, entre nous et la place de la Concorde; ça fait flipper comme disait le dauphin (de plus en plus mauvais). Soyez indulgent, ce n’est que le début du mois et j’ai un quota de signes à respecter.

Je vous salue, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Rue de la visitation…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du libre examen et de la friture d’ablettes réunis, bonjour ! Voici Mai qui s’achève alors que prairial n’en est qu’à son douzième jour dédié à la bétoine (et non pas à l’abbé Toine comme le suggère madame Michu). La bétoine jouissait dans l’antiquité d’une réputation prestigieuse qui la-bétoine-300x225lui conférait des pouvoirs magiques (Elle fut dit-on découverte par Esculape et on la disait capable de chasser les mauvais esprits. C’est dire si elle aurait du boulot aujourd’hui) et faisait d’elle un remède quasi universel. Le nom bétoine est dérivé de celui d’un peuple ibérique, les Vettones, qui utilisa cette plante dont la réputation s’est maintenue jusqu’au Moyen-Âge et au delà. On utilisait autrefois les feuilles séchées de cette plante comme du tabac à priser ou comme substitut du thé; les jeunes pousses sont consommables en salade avec modération. Personnellement, je ne m’y risquerais pas ; déjà que le concombre espagnol aurait tendance à me torturer les entrailles, alors la bétoine ibérique…

https://youtu.be/kPGR0qjWEKI

Tiens, mon secrétariat me prie de vous rappeler que c’est aujourd’hui La visitation; célébrée par les catholiques et les orthodoxes et qui  commémore un épisode de l’Évangile selon Luc : la visite que rend Marie, enceinte du Christ, à sa cousine Élisabeth, enceinte de Jean Baptiste. La lhistoire-de-la-mini-jupe-plisséechronique nous rapporte que, à peine s’étaient-elles fait la bise que la cousine Elisabeth en tressaillit de plaisir et s’exclama: tu es bénie entre toutes… Et ce fut le début du fameux «Ave» je vous salue Marie. Je ne sais vraiment pas pourquoi je vous raconte cela. Ah oui, ça me revient comme un pâté chaud. Il y a longtemps de cela, j’ai résidé à Rennes, rue de la visitation. Sous ma fenêtre, de l’autre côté de la rue il y avait une institution pour jeunes filles de la bourgeoisie locale, style couvent des oiseaux, jupe plissée et socquettes blanches. A l’instar de Maxime Le Forestier je crois que certains jours j’étais amoureux de tout un pensionnat.

Allez, merci aussi à vous pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Every days i have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 24 mai 2019, cinquième jour de prairial dédié au canard. Dois-je vous rappeler que le 24 Mai 2019 est en réalité le Samedi 7 Merdre 146 Nativité de M. Plume, propriétaire selon le calendrier de pataphysique.

L’homme du jour s’appelle Elmore James, il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation il  James-297x300-gauchepartage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du Delta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom, sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baissJAMES De et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il en restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec des compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, (ici en vidéo) cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau. Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Allez, c’est vraiment très sympa à vous de passer par ici de temps en temps. Portez vous bien et, à bientôt peut-être.

Comme à la parade…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Eutonologie* et du boudin aux pommes réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 18 Mai 2019 et, ce 29è jour de floréal, dans le I-Grande-16731-engrais-vert-moutarde-blanche.netcalendrier républicain, était généralement dédié à la Sénevé. Cette plante que l’on voit de plus en plus souvent en bordure de champ et que l’on nomme aussi la moutarde blanche sert aussi de fourrage. Ce sont ses graines qui sont utilisées pour confectionner le condiment qui est à la saucisse de Molène ce que le ketchup est au hamburger…
*(science de l’agression, du stress, de l’inhibition. Voir les expériences de Milgram sur l’autorité et de Laborit sur l’inhibition de l’action)

Tout à fait autre chose…

Le 18 mai 1917, au plus fort de la Grande Guerre, le théâtre du Châtelet, à Paris, crée le ballet Parade. Cette création singulière, qui raconte les tourments d’une troupe de comédiens, a été suggérée à Diaghilev, fondateur des Ballets russes, par Jean Cocteau qui va en écrire le scénario. Le rideau de scène et les costumes vont porter la signature déjà prestigieuse de Picasso ! La musique est l’œuvre d’Éric Pablo_Picasso_and_scene_painters_sitting_on_the_front_cloth_for_Parade_(Ballets_Russes)_at_the_Théâtre_du_Châtelet,_Paris,_1917,_Lachmann_photographerSatie. Parade va révolutionner les arts, pas seulement la chorégraphie  mais aussi la peinture, la musique, la poésie et la littérature. Il va engendrer aussi le surréalisme. Le mot lui-même apparaît pour la première fois dans le texte que le poète Guillaume Apollinaire consacre à Parade. Il voit dans les décors et les costumes conçus par Picasso comme dans la chorégraphie de Messine une « sorte de surréalisme ». Une chose assez intéressante à savoir à propos du rideau de scène est que lors de son transport, il est tombé à l’eau mais n’a pas pu être sorti de suite ce qui lui donna un aspect délavé. Pablo Picasso conscient de cela, choisit de laisser le rideau tel quel. Ci-dessus l’artiste au travail entouré de son équipe.

Le mot parade reviendra quelques semaines plus tard, le 24 juin 1917, à l’occasion de la première représentation des Mamelles de Tirésias, une pièce écrite par le même Apollinaire et sous-titrée « drame surréaliste en deux actes et un prolog220px-Erik_Satie_Paradeue ». Le poète, de nationalité russe, s’était engagé dans la Légion étrangère dès le 5 décembre 1914. Il avait été gravement blessé à la tête par un éclat de shrapnel dans une tranchée, le 17 mars 1916, alors qu’il lisait le Mercure de France ! Réformé, il avait eu le loisir de reprendre ses travaux d’écriture et c’est ainsi qu’il avait inventé le surréalisme… Ce 18 Mai 1917, sur scène, le danseur Massine mime des gestes de la vie quotidienne suivi par un cow-boy, une fillette américaine à bicyclette sur fond de crépitement d’une machine à écrire et de crécelles, seuls bruits que Cocteau ait réussi à préserver. On voit un chinois, des acrobates. Cette parade hétéroclite surprend et surtout agace le public qui manifeste bruyamment. Le spectacle s’achève dans la confusion. Le surréalisme venait de voir le jour.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’école des sages et du camembert au lait cru réunis, bonjour ! Nous voici, déjà, le Samedi 11 Mai 2019 c’est à dire le 21è jour de floréal, dédié généralement à la fritillaire (ça ne s’invente pas) mais, il faut le reconnaître, c’est une très jolie fleur.

Tiens, voici les saints de glace…

Les saints de glace sont traditionnellement fêtés les 11, 12 et 13 mai de chaque année. D’après les croyances populaires d’Europe du nord et de la mer Méditerranée, Mamert, Pancrace et Servais sont ainsi implorés par les agriculteurs et mis à contribution pour éviter l’effet sur les cultures d’une baisse de la température qui s’observe à saints-de-glace-263x300cette période et qui peut amener une période de gel (phénomène de la lune rousse). Une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre. La plupart des calendriers mentionnent actuellement d’autres saints à souhaiter ces jours-là : Estelle, Achille et Rolande. Le changement date de 1960. L’Église catholique romaine a décidé alors, de « remplacer » les saints associés aux inquiétudes agricoles (réminiscence de paganisme au regard du Vatican) par d’autres saints et saintes qui n’auraient aucun lien avec ces croyances populaires. Mais à quels saints se vouer… Ma doue benniget!

Comme disait Maïa l’abeille à son cousin qui avait le bourdon: « tout cela laisse l’essaim de glace » , allez, portez vous bien, soyez indulgent envers les humoristes à deux balles, et à bientôt peut-être.

The devil blues…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

Amis du Delta blues et de l’endive braisée réunis, bonjour 220px-Arroche_rouge! En ce Mercredi  08 mai 2019, dix neuvième jour de Floréal dédié à l’arroche, plutôt que de fêter l’armistice qui n’en fut pas un, célébrons la naissance d’un des plus grands bluesmen que le Mississippi ait connu. Robert Johnson. Son œuvre quoique mince a laissé un nombre considérable de classiques du blues.

Né dans le Delta il s’est très tôt intéressé à la musique, notamment l’harmonica avant d’opter pour la guitare. Sa rencontre avec Willie Brown le décide à faire de la musique son gagne-pain. Il parcourt le Delta, joue ici et là pour quelques dollars. Sa vie chaotique est celle d’un grand buveur, coureur de femmes qui s’attire sans cesse un tas de problèmes. Cette personnalité se reflète dans des compositions sombres, dramatiques, pleines d’images hallucinantes. Johnson

La légende veut que sa virtuosité vienne d’un pacte avec le diable. un soir très sombre alors qu’il se promenait dans les alentours de Clarksdale dans le Mississippi, il se perdit à un carrefour (crossroads). Alors qu’il commençait à s’endormir une brise fraîche le réveilla. Il vit au-dessus de lui une ombre immense avec un long chapeau. Effrayé, ne pouvant dévisager cette apparition Johnson resta comme paralysé. Sans un mot l’apparition se pencha, prit sa guitare, l’accorda, joua quelques notes divines avant de lui rendre l’instrument et de disparaître dans le vent noir du Sud. Il est mort, empoisonné dit-on, dans un bouge du Mississippi du côté de Greenwood. Son blues, torturé, rempli de référence au démon, sera repris par d’innombrables musiciens comme Muddy Waters mais aussi, plus tard, les Rolling stones, Jimi Hendrix, Bob Dylan et Eric Clapton entre autres. Un grand à n’en point douter.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les temps nouveaux…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’humour noir et du blanc-manger réunis, bonjour ! Ce Samedi 04 Mai 2019 correspond au 15è jour de floréal dédié au ver à soie, à ne pas confondre avec le taenia qui est le ver à soi…

En Bretagne on célèbre les Eneour, Enewyr en gallois, qui doit son nom bien entendu à un supposé saint venu d’outre manche sur une barque de granite aux alentours du VIè siècle. Il fait partie de cette cohorte de saints que les évangélisateurs de la Bretagne ont imposé pour christianiser à marche forcée cette terre de païens. Un certain nombre de communes lui doivent leur nom à l’instar de Ploneour-Menez, le lit d'EneourPloneour-Trez ou Ploneour-Lanvern, toutes dans le Finistère. La légende le fait débarquer en pays Bigouden, ce qui n’est pas le plus court chemin quand on vient du pays de galles vous en conviendrez. Il aurait été accompagné de sa sœur Thumette, on n’est jamais trop prudent. La légende toujours, le veut enterré dans l’église de Ploneour-Menez. D’ailleurs, dans les monts d’Arrées, à quelques pas de Roc’h-Trevezel se trouve une pierre remarquable que les autochtones nomment le lit de Eneour. On y voit, avec beaucoup de bonne volonté, l’empreinte du chapeau, du livre et des sandales de Enéour ainsi que la marque de son corps. 

Mediapart n’a rien inventé…

C‘est le 4 mai 1895 que paraît le premier numéro du journal Les temps nouveaux, à l’initiative de Jean Grave, dont j’ai souvent parlé ici même. Cet hebdomadaire qui vivra jusqu’en 1914 sera un formidable outil de propagande des idées anarchistes. De nombreux artistes et intellectuels y ont collaboré: Kropotkine, Elisée Reclus, Octave Mirbeau, Felix Nadar… les temps nouveauxOn peut voir ici, à gauche, une lithographie de Maximilien Luce pour illustrer le supplément littéraire du journal. C’est donc plus de 900 numéros qui verront le jour ainsi que quelques suppléments et brochures consacrés à Malatesta, Elisée Reclus, Proudhon… Voici ce que l’on pouvait lire dès le premier numéro: « Par ces temps de tripotages financiers, de réclame sans vergogne, la presse est devenue la servante de la banque et du commerce. Il est admis, aujourd’hui, qu’un journal ne peut vivre sans bulletin financier et qu’en abandonnant sa quatrième page aux petites correspondances amoureuses, aux marchands de « curiosités », aux charlatans de la « spécialité ». Sans capitaux et sans avance, nous lançons notre journal, ne comptant que sur l’appui du public intellectuel et la bonne volonté de les tempsceux qui nous connaissent. Nous n’insérerons ni bulletin financier, ni réclame payée, ni annonces commerciales, n’espérant pour faire vivre notre journal qu’en la seule vente de ses numéros. Cette tentative réussira-t-elle ? Au public d’en juger s’il doit continuer à servir le puffisme qui se fait sur son dos, ou apporter son concours à une œuvre d’idée. »

Cela vous rappelle quelque chose ? En tous cas, ce petit billet m’a permis de découvrir ce qu’était le « puffisme », cet art de la réclame outrancière. De l’anglais to puff. Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Voici le mois de Mai…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, TRADITION

Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 03 Mai 2019 c’est à dire le 14 de floréal, jour du chamerops, encochamaerops-excelsare nommé le palmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la méditerranée mais que l’on retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige. D’ailleurs, les jardins de Keramoal s’enorgueillissent d’en posséder un qui semble apprécier sa villégiature. En Bretagne, on célèbre St Event; à La Malhoure (22), où il a sa fontaine on l’invoquait pour guérir les coliques des jeunes enfants.

Le mois de mai doit son nom au latin maius en l’honneur de la déesse de la fécondité, Maia (rien à voir avec l’abeille). la tradition du mât de mai remonte à la nuit des temps. Il s’agirait d’un vestige des Celtes qui ont peuplé le Sud de l’Allemagne : venant des steppes orientales, ils vénéraient la nature et célébraient le début de l’été, le 1er Mai, en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits. Cette coutume n’a cessé de se perpétuer au fil du temps, malgré l’opposition farouche de l’Église qui y voyait un rite païen arbre-de-Maicélébrant la fécondité. Finalement, comme bon nombre des rites de nos ancêtres, il fut intégré au culte chrétien. Depuis le XVIIIè siècle, et encore plus depuis la Seconde Guerre mondiale, le mât de Mai est devenu le symbole des villes et villages de la Bavière du Sud. Il représente l’honneur de la commune et de sa communauté. Il est source de compétition entre les villages bavarois, qui rivalisent d’ingéniosité et d’efforts pour se doter du plus grand et du plus bel arbre. Aussi, des hauteurs de 30 mètres ne sont-elles pas rares… Et jusqu’à ce qu’il soit érigé, le jour de la cérémonie, il fait l’objet de toutes les convoitises et à ce titre, il est jalousement surveillé, jour et nuit, par les hommes de la commune, pour décourager les éventuels ravisseurs… L’enjeu est de taille, car en cas de vol, les victimes se verraient dans l’obligation de verser une rançon en nature (bière et victuailles) et surtout de porter le poids de la honte ! le tronc d’arbre dont on se sert pour ce mât de mai est ensuite peint en bandes blanches et bleues (les couleurs de la Bavière) et le sommet du mât est décoré d’une couronne en branches de sapin. Bien souvent, on retrouve tout le long du mât, des figurines représentant les différents corps de métiers, comme le cordonnier, le ramoneur, le menuisier, le charpentier, etc. Allez, en chaîne pour un laridé…

Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’elle fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous de Léon congés-payésBlum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève !
Souvenons nous des congés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la semaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chômage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte… C’est pas interdit de rêver !

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.