Vous lisez actuellement la catégorieNon classé

Page 1 de 80

CECI EST UN ESSAI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du triple A et de l’andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour !
Nous voici le 31 janvier, autant dire sans risque de se tromper, que la fin du mois estproche. brocoli_romanescoCe jour correspond au 12 de pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais, moi le Romanesco, je trouve cela magique… A ce propos, Magik-Studio, la meilleure boite de com à l’Ouest de la porte de Saint-Cloud travaille d’arrache-pied (de brocolis) pour relooker entièrement « les cénobites tranquilles ». Comme on dit à la télé, nous vous informerons en temps utile de la marche à suivre pour ne rien manquer de cet événement qui va marquer l’histoire de la blogosphère. Il s’agit de refaire les peintures, de se donner un peu plus d’espace, d’améliorer les fonctionnalités mais, rassurez vous, le fond restera inchangé.

Tout à fait autre chose.
Dimanche soir, le prince avait réquisitionné les télévisions comme au bon vieux temps de sarko_pinocchiol’ORTF. Les laquais du pouvoir tout auréolés d’obséquieuse civilité faisaient la cour. Sylvestre, drapé dans son abyssale incompétence, n’en revenait toujours pas d’être invité à la table du maitre. François lenglet, qui croit encore qu’il est économiste comme d’autres croient au père Noël, Laurent Delacouette Delahousse et son sourire carnassier à peine voilé par le brushing parce-qu’il-le-vaut-bien et Claire Chazal, fidèle à elle même, sybilline et mystérieuse, passaient les plats à tour de rôle… Tout cela pour nous dire que : Ach ! La Kulture germanique z’est autre choze madame Michu. Vous allez foir au mois de october, dout zela va changer…Quand je zerai jancelier de la Vrance.
Bon allez, je m’arrête là avant de perdre mon AAA. Portez vous bien et à demain peut-être.

LE RETOUR DES MONTY PYTHON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour !
Nous sommes donc le lundi 30 janvier, 11è jour de pluviôse dédié à l’hellébore qui, comme chacun le sait, appartient à la famille des ranunculaceae. dans l’antiquité, on croyait les hellébores propres à guérir la folie. L’ellébore porte le nom d’anticyricón , notamment chez  Dioscoride. Dans la Rome antique, le proverbe Mettre le cap sur Antycire signifiait montrer des signes de folie; on retrouve ce proverbe chez Horace; dixit Wikipédia…

Sacré Graal…

Alleluia, sonnez hautbois, résonnez musettes, les Monty Python nous préparent un nouveau film. C’est Terry Jones qui réalisera le long-métrage, une parodie des films deMonty_Python_530x336 science-fiction intitulée Asolutely Anything « Absolument n’importe quoi ». John Cleese, Michael Palin et Terry Gilliam ont déjà donné leur accord. Les Britanniques n’apparaitront pas à l’écran, ils prêteront leur voix à des extra-terrestres qui donnent à un terrien le pouvoir de faire n’importe quoi. Le long-métrage mélangera prises de vue réelles et images de synthèse.
A noter que l’acteur américain Robin Williams devrait également être de l’aventure. Il incarnera un chien doté de la parole, Dennis, « qui comprend l’humanité mieux que quiconque », indique Variety. Mike Medavoy, qui a produit le salué Black Swan de Darren Aronofsky, co-produira ce nouvel opus. Il avait déjà collaboré avec les Monty Python pour La Vie de Brian en 1979. je m’en pourlèche déjà les babines…

Aujourd’hui marque un autre anniversaire, quand bien même la date exacte fait toujours polémique, c’est l’enregistrement du premier disque de jazz par le groupe de Nick La Rocca, le fameux Original Dixieland Jazz Band (ODJB).

Le groupe de l’ODJB à l’époque de l’enregistrement « historique » de 1917 est composé de : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie).Bon, ça crachouille un peu mais c’est émouvant. A vos cassettes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

COURRIER DES LECTEURS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’entre-deux et du soufflé au fromage réunis, bonjour!

Nous sommes le 26 janvier, 7è jour de pluviôse dédié à l’Amadouvier. C’est une espèce de champignon dont on tirait le fameux amadou. Les plus anciens se souviennent des lampes et briquets à amadou que l’on appelait les briquets tempête et qui faisaient partie du barda militaire à une époque. J’en possédais un à une certaine époque mais c’était surtout pour jouer le personnage du vieux breizhou…

 

Aujourd’hui, un billet spécial courrier des lecteurs; on pourrait dire: courrier d’électeurs comme au Canard.

A J.P. qui n’a pas lu dans ces colonnes la nécro de Bernard THOMAS. Ce n’est que partie remise car j’avais bien l’intention de lui consacrer un billet. Ce chroniqueur libertaire (le canard enchainé) à la plume et au micro acérés à toute sa place dans notre galerie. Chacun se souvient de son talent dans l’émission « le masque et la plume ». A ce propos, permettez moi d’ouvrir une parenthèse (à l’époque de la libération des ondes et donc, des radios libres, nous avions en centre Bretagne créé une de ces stations. L’une des émissions que j’animais avec un ami et qui était consacrée au cinéma; s’était odieusement inspirée de l’autre, la grande émission de France-inter et s’appelait: le casque et l’enclume…) je referme la parenthèse car, jeunes lecteurs qui rêvez d’écriture, il ne faut jamais oublier de refermer une parenthèse. Cela provoque des courants d’air et les petits mots légers risquent de s’envoler. Mais n’attendez pas pour lire Le voyage de Yann dans lequel il évoque une douloureuse épreuve vécue à la suite de l’accident de son fils connu aujourd’hui dans le monde du slam sous le nom de Petit corps malade en référence à son copain Grand corps malade.

A Sceptique qui m’a fait découvrir le groupe Les yeux noirs que je ne connaissais pas et que je vous donne à écouter ici: Un gypsy-band de grande qualité assurément.

 

A Jancyve qui me signale la disparition de celui que ses camarades appelaient le petit pape de la navale. Marcel Guéhéneuf, Ouvrier chaudronnier chez Dubigeon et qui vient lui aussi de casser sa pipe après une vie de militantisme. Je mets l’info de côté et j’y consacrerai un billet dans les semaines qui viennent.

A jonquille bleue qui me renvoie vers Vaneigem et les situationnistes à propos de ce droit inaliénable à la paresse; Cet art majeur qui consiste à prendre le temps de ne rien faire. J’avoue en user parfois notamment en publiant un billet déjà paru il y a un ou deux ans…

Bref, à tous un grand merci, sans vous ce blog n’aurait guère de sens. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A L’INSU DE SON PLEIN GRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis de la tectonique des plaques et du veau marengo réunis, bonjour !
Nous sommes le 24 janvier, 5è jour de pluviôse dédié au taureau.

Indignez vous, qu’il disait…
L‘anecdote est amusante et mérite d’être contée. Chacun se souvient de ce grand petit livre de Stéphane Hessel qui a fait le tour du monde, edité initialement à 8OOO exemplaires et qui a dépassé allègrement le million aujourd’hui après avoir été traduit dans plus de trente langues. Il contient entre autre des passages de l’appel des résistants aux jeunes générations.
Voici ce qu’en dit Luc DOUILLARD, un nantais, prof  d’histoire dans un lycée professionnel :   « Ces mots, je les reconnais bien, il proviennent du texte de l’Appel, et c’est moi qui les ai rédigés dans mon petit bureau de Chantenay en décembre 2003, parce que l’association « Nantes Est Une Fête » (N.e.u.f.) avait lancé auparavant une invitation publique à célébrer le soixantième anniversaire du Programme du CNR, et que la direction d’ATTAC avait saisi cette opportunité, me confiant une mission dont une partie avait consistéà préparer le texte de l’appel.

 

C‘est Thierry Leclère de Télérama qui va en parler en Mai 2011 : « L’histoire est peu connue mais c’est ce prof d’histoire dans un lycée professionnel et ses quelques copains libertaires de l’association « Nantes est une fête » qui ont remis dans le débat public, en 2004, le programme du CNR…
…Luc Douillard, l’auteur de cet appel boudé en 2004 par Le Monde comme par Libération, savoure sa revanche, sans se départir de son humour critique : « C’est pas si bien écrit, ce sont des phrases un peu longues… »
(…) « Les idées sont faites pour être reprises », se réjouit sincèrement Luc Douillard, qui a largement contribué à lancer le mouvement, même si son association nantaise, méconnue, est un peu « le passager clandestin » de cette aventure qui a remis sur le devant de la scène les principes fondateurs de la France de l’après-guerre. » Retrouvez l’histoire racontée par l’auteur sur son blog: sous le titre amusant de : 2011 ; L’année où, à l’insu de mon plein gré, je suis devenu un auteur publié à 4 millions d’exemplaires et traduit dans une trentaine de langues.
Amusant non !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la tapinose (j’ai pas dis tapineuse) et du concombre à la crème réunis, bonjour!

Nous sommes le 20 janvier et c’est le premier jour de pluviôse dédié au Lauréole, encore nommé laurier des bois. Joli arbrisseau décoratif, rien à voir avec le laurier-cerises de 20m de haut qui trône au milieu des jardins de keramoal et qui s’est mis en tête de me faire de l’ombre dès trois heure de l’après-midi.

Et puisque le temps est à la pluie, allez donc au cinéma. Voici que paraît Les nouveaux chiens de garde.

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.
En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. En 1997, Serge Halimi publiait Les nouveaux chiens de garde. En 2009, Les éditocrates de Mona Chollet et Olivier Cyran exploitait la même veine.
Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise. Voici ce qu’en dit Yannick Kergoat un des auteurs: »Un film est très différent d’un livre. D’abord, on a fait le choix d’un film de combat, qui ne prétend pas chercher la nuance en toute chose… On a fait un film pour réveiller les consciences, pour fournir au spectateur une arme dont il pourra se saisir pour aller lui-même au combat, dans toutes les luttes qui l’occupent, car, à notre sens, la question des médias intéresse toutes les composantes des luttes sociales » (interrogé sur le site allocine.com)

Allez, bonne toile, portez vous bien et à demain peut-être.

LES TENTATIONS D’ANTOINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis de la gastronomie et de la brasse coulée réunies, bonjour !
Nous sommes le 17 janvier 2012, 28è jour de nivôse dédié au Zinc (mais pas au bar).

Aujourd’hui, 17 janvier, nous célébrons (ou pas) Saint Antoine. Attention, St Antoine le grand, pas celui de Padoue… C’est un peu le patron de tous les anachorètes et cénobites réunis. On sait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il vécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister toute au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations…

De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d’un cochon portant une clochette. Selon Emile Mâle qui signale que cette tradition date de la fin du XIVè siècle, le cochon n’a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en 1095 (les Antonins) : les porcs n’avaient pas le droit d’errer librement dans les rues, à l’exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette. A noter cependant que les démons qui ont tourmenté le saint ont, dans un premier temps, été représentés par des animaux sauvages (lion, ours, etc.) puis sous la forme d’animaux plus familiers comme le loup et le sanglier, ce dernier pouvant expliquer le lien avec le cochon. On le voit aussi très souvent en compagnie d’un autre ermite, saint Paul de Thèbes, on dit qu’ils étaient copains comme cochons…
Si tous les cénobites vivent aussi longtemps, vous allez encore devoir me supporter un peu. Il est vrai que j’ai un rendez-vous avec une amie (salut Marie-Anne) pour fêter notre cent vingtième anniversaire en reproduisant le « festin de Babette » immortalisé par le magnifique film danois de Gabriel Axel en 1987. Je crois qu’à l’origine il s’agissait d’une nouvelle de Karen Blixen (chez Folio). Si l’occasion se présente à vous de le lire ou de le visionner, n’hésitez pas, c’est une pure merveille. Il existe à Montmorillon, jolie cité médiévale du Poitou, une librairie entièrement consacrée à la gastronomie, œnologie et tabagie (les fameuses tentations) et qui porte le nom de Festin de Babette. Le patron s’appelle Robert de Jonghe ; je sais que l’on ne passe pas tous les jours à Montmorillon mais, si vos pas vous y conduisent, faites le détour.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE COEUR A SES RAISONS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Amis de l’antanaclase* et du prix d’Amérique réunis, bonjour!

Nous sommes le 14 janvier, 25è jour de nivôse que nos amis républicains avaient dédié au Chat. Tiens, à propos de républicain, il y en avait un jeudi soir à la téloche, le gars Mélenchon, il faut reconnaitre qu’il a une pêche d’enfer. Que se soient les pâles journaleux ou l’économiste de salon, ils ne tenaient pas la marée. On comprend que Fanch ne tienne pas trop à débattre avec ce redoutable bretteur. Je ne sais si c’est le coeur ou la raison qui parle mais, je ne vois guère d’autres porteurs des véritables valeurs de la gauche dans le paysage. Si je dis cela c’est pour vous remettre en mémoire ce qu’est *l’antanaclase cette figure de rhétorique qu’affectionnait Blaise Pascal: Le coeur à ses raisons que la raison ne connait pas…

Pour illustrer cette entrée en matière je vous ai déniché une photo de greffier des plus croquignolesques.

Bon, avouez que réussir à associer Mélenchon et Blaise Pascal dans un même billet c’est un exploit qui mériterait bien un Golden Blog Award. Le second aurait pu nous renseigner sur les probabilités de voir le premier présent au second tour des présidentielles.

Rappelons nous qu’il fut l’inventeur de la calculette, la fameuse Pascaline (à gauche en photo) et que ses travaux sur le calcul des probabilités ont passionné de nombreux joueurs.

Et voila, chers amis, comment on fait un billet quand on a rien à dire mais que les règles de l’exercice vous contraignent à publier chaque jour que fait le bon diable.

Allez, merci de votre fidélité et de votre indulgence, portez vous bien et à demain peut-être.

FRERES HUMAINS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Amis des bars-à-vins et du coquelet en sauce réunis, bonjour!

Nous sommes le 12 janvier, 23è jour de nivôse dédié au fer. Comme n’aurait pas manqué de le faire remarquer Bourvil: il fallait le faire…

Alors que je poursuis ma paisible retraite dans mon modeste ermitage et que les bruits du monde me parviennent assourdis par l’étrange lucarne, il m’est venu à l’esprit de relire Villon… Je vous ai mis de côté cette stophe qui ne saurait vous déplaire:

Sur mol duvet assis , ung gras chanoine ,
Lez ung erasier , en chambre bien nattée,
A son costé gysant dame Sidoine ,
Blanche , tendre , polie et attintée ,
Boire ypocras , à jour et à nuytée ,
Rire , jouer , mignonner et baiser ,
Et nu à nu , pour mieux des corps s’aiser
FRANÇOIS VILLON …

Voila bien la philosophie qui sied à un cénobite. D’ailleurs, je vais de ce pas m’en resservir un petit qui devrait avoir un effet immédiat sur ce maudit lumbago qui tient absolument à m’accompagner au cours de mes travaux de jardinage. Juste pour vous faire baver, il s’agit d’un Single Malt en provenance de Isle of Jura, un Signatory vintage millésimé 1997, bouteille N° 311… Quand je pense qu’à une lettre près notre poète porte le même nom que notre premier sinistre…C’est un coup à vous éloigner de la poésie.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA COMPLAINTE DE LA BUTTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis de la géologie et du rougaï saucisse réunis, bonjour!

Nous sommes le 10 janvier, 21è jour de nivôse dédié à la pierre à plâtre, autrement dit le Gypse. On l’a extrait pendant fort longtemps des fameuses carrières de Montmartre, dont le gypse fut exploité depuis l’époque gallo-romaine et transformé par les nombreux fours à chaux de la butte Montmartre. Ils ont longtemps servi à confectionner le plâtre le plus fin et le plus réputé, tant pour la construction que pour les moulages : le « plâtre de Paris » ou « blanc parisien ».

À la fin du XIXe siècle, les carrières s’étendaient sur plus de 300 km de galeries. Le plâtre fut utilisé à grande échelle dans la capitale, d’où le dicton montmartrois : « Il y a bien plus de Montmartre dans Paris que de Paris dans Montmartre ! » Hélas, lors de la Commune de Paris, les carrières de Montmartre furent transformées en lieu d’exécution et en fosses communes. D’ailleurs, lors de votre prochaine visite, cheminez donc jusqu’au bout de la rue Ronsard, vous y trouverez le square Louise Michel ; c’était l’entrée des carrières. C’est au gypse que l’on doit ces merveilleuses concrétions sédimentaires que sont les roses des sables. Et puisque l’on parle de Montmartre, prenez deux minutes pour écouter « la complainte… »

 

Et voila, maintenant vous l’avez dans la tête pour toute la journée… Vous remarquerez que je fais court car les travaux des champs mobilisent mon temps libre. Chez vous, je ne sais pas, mais à Keramoal la nature est en avance de plusieurs semaines: Tout bougeonne, les narcisses pointent déjà le bout de leur queue et mes hortensias sont repartis pour un tour… Le réchauffement madame Michu!

En attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être

CACHEZ CE SAINT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de l’histoire bretonne et des moules marinières réunies, bonjour !

Nous sommes le 05 du mois de janvier 2012, 16è jour de nivôse du calendrier républicain, dédié au silex.

 

J‘aurais pu vous parler itou de Saint CONWOÏON qui fut, chacun le sait, le premier higoumène (abbé) du monastère de St Sauveur près de Redon et que l’on célèbre ce jour, même si il a fricoté autant avec Nominoé qu’avec le roi de France pour obtenir sa charge. Il serait né vers 800 à Comblessac (en Ille-et-Vilaine) d’une famille gallo-romaine ayant eu des sénateurs romains dans son ascendance.

Conwoïon favorise la création d’une nouvelle abbaye dédiée à saint Maixent dans le village de Saint-Maxent, actuellement inclus dans la commune de Plélan-le-Grand. Il décide avec 5 compagnons, d’aller fonder un monastère, à l’extrémité de l’évêché de Vannes, à la frontière avec le royaume franc. Ayant eut successivement les autorisations du machtiern du lieu, Ratuili, de Nominoë et de l’empereur Louis le Pieux, et ayant décidé de suivre la règle monastique de Saint Benoît d’Aniane, Conwoion commence à accueillir de plus en plus de monde dans son monastère, et reçoit de plus en plus de donations.

L‘abbaye de Redon commence à devenir, alors, un pôle important qui accompagne l’ascension politique de Nominoë. Après la bataille de Ballon en 845, qui a lieu à proximité de Redon, Nominoë prend du recul par rapport au pouvoir Franc, et aidé de Conwoion, à l’occasion s’un synode vers 849, il chasse les évêques francs des diocèses Bretons, et nomme des évêques bretons. Conwoion ira jusqu’à Rome justifier ce qui sera qualifié de schisme breton. Voici ce qu’en dit Albert le Grand « L’an de grace 826, l’Empereur Louys le Debonnaire ayant esté degradé & enfermé dans un Monastere, les Bretons qui, dés l’an 826, avoient offert la Couronne Royale de Bretagne à Neomene (laquelle il refusa) l’importunerent de rechef d’accepter le Royaume, & les affranchir de la servitude de l’Empire, ce qu’il accepta ; &, ayant esté proclamé Roy, pour premier exploict, bannit & chassa de la Bretagne tous les Agents & Officiers des Empereurs, cassa et annula toutes leurs Loix et Ordonnances, remettant le pays en son entiere et prestine liberté. » Après les invasions normandes qui attaqueront Redon dès 854, Conwoion, fondera, grâce à Salomon, un second monastère à Plélan. C’est là qu’il mourra à l’age de 80 ans en 868, un 05 janvier, ceci explique cela…

Encore une histoire de saint me direz vous ! Oui mais, je suis bien obligé de reconnaître que l’histoire Bretonne contient moins d’anarcho-libertaires que de Poujado-populistes et qu’il y a plus de saints en Bretagne que de fromages en France.

Allez, les vacances sont terminées, il faut songer à reprendre le collier… Vous avez entendu Nicolas 1er, il était en Bretagne avant-hier pour présenter ses voeux aux forces armées comme on dit. L’avenir est devant nous qu’il a dit. J’ajoute, comme disait Pierre DAC que si on se retourne, on l’aura dans le dos ! Je crains fort qu’effectivement on l’ait dans le dos mais, bien plus profondément qu’espéré… Bon, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Page optimized by WP Minify WordPress Plugin