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Fay ce que vouldras…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la botanique pour les nuls et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes, bon an mal an, arrivés ensemble serpoletjusqu’à ce Jeudi 28 mai 2020, 9è jour de prairial, que nos amis républicains avaient dédié au serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet c’est bon pour tout. En infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches, ce proche cousin du thym est une vraie panacée. C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale si cela ne risquait d’aggraver le déficit…

Vous, je ne sais pas mais moi, le monde comme il va m’est de plus en plus insupportable; la pensée unique qui s’est imposée ces dernières décennies à refoulé loin, très loin, nos rêves humanistes; la gauche progressiste s’est autodissoute, éparpillée façon puzzle pendant qu’au grand bazar du village global, tout se vend, tout s’achète. Depuis des siècles , des humanistes, des rêveurs, des utopistes, prêchent dans le thomas-more-D--216x300désert, pissent dans des violons et se mouchent dans les étoiles aurait ajouté Jacques Brel. Thomas More étaient de ceux là à tel point qu’il en perdit la tête… En effet, Le 6 juillet 1535, Thomas More où Morus, va perdre la tête. Non pas qu’il soit devenu fada mais sous l’effet d’une décapitation voulu par Henry VIII. Homme politique anglais, philosophe et écrivain, précurseur du communisme libertaire et père des utopistes, est né à Londres (février 1478). Fils d’un magistrat, il entame une carrière politique qui le mènera au poste d’ambassadeur extraordinaire, puis à celle de chancelier du royaume en 1529. Mais Thomas Morus est surtout connu pour son livre « L’Ile d’Utopie ou la Meilleure des Républiques » publié en 1516, il décrit une société idéale ayant aboli la propriété et où la tolérance est une règle. La fameuse devise « Fay ce que vouldras » est d’ailleurs emprunté à Morus, par Rabelais, pour son Abbaye de Thélème.

Trois siècles plus tard, d’autres utopistes seront à leur tour envoyés ad patres non plus par la folie d’un roi mais par les sbires de la bourgeoisie. Ce fut le cas d’Eugène Varlin; membre de la Commune de cri du peupleParis, Il participe aux derniers combats de la semaine sanglante. Arrêté le 28 mai 1871, il est roué de coups, puis fusillé par les Versaillais, après avoir crié « Vive la République vive la Commune ». C’est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l’exploitation, de l’agiotage, des monopoles, des privilèges, auxquels le prolétariat doit son servage, la Patrie, ses malheurs et ses désastres. Eugène Varlin. Relisez le cri du peuple cette magnifique bande dessinée de Tardi d’après le roman de Vautrin. Aujourd’hui, un vilain virus nous appelle à rêver d’un autre monde. Qu’en sera t-il demain ?

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Coffee shop…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la trompinette et du ris de veau réunis, bonjour ! Faut-il vous le rappeler, nous sommes le Samedi 16 Mai 2020, 27è jour de Floréal et bureau-de-tabac-plus-vieux-de-Paris-201x300c’est le jour de la civette; petit mammifère plus proche du blaireau que du chat d’après Buffon mais qui sent comme un putois. Les secrétions des glandes anales de la civette étaient utilisées en pharmacie et dans la fabrication des cigares ou de parfums d’où le nom de nombreux débit de tabac en manque d’imagination (celui-ci en photo est le plus ancien de Paris, il se trouve rue St-Honoré et existe toujours depuis 1716). Leur usage remonte à plus de 2 000 ans ; elles avaient la réputation d’être très appréciées de Cléopâtre; il est vrai qu’elle avait du nez… Il existe par ailleurs un café, que les connaisseurs jugent « le meilleur du monde » et qui est récolté dans les excréments d’une civette; le kopi luwak..

La civette consomme en effet les cerises du caféier, digérant leur pulpe mais pas leur noyau, qui se retrouve dans ses excréments. Dans le tube digestif du Luwak, les sucs gastriques font subir une Gourmet-Kopi-Luwak-or-Civet-Coffee-300x239transformation bénéfique aux arômes des grains de café. Il est produit essentiellement dans l’archipel indonésien, à Sumatra, Java, Bali, Sulawesi, aux Philippines et dans le Timor oriental. Au début du XVIIIe siècle, les Néerlandais créèrent dans leurs colonies des Indes orientales de Java et Sumatra des plantations de café, notamment d’arabica du Yémen et ils interdirent aux fermiers indigènes et à leurs employés de cueillir le café pour leur usage personnel.

Désireux de goûter néanmoins le fameux breuvage, ceux-ci découvrirent que certaines espèces de musang ou luwak (civette palmiste commune) consommaient les fruits des caféiers et rejetaient les graines dans leurs excréments. Ils consommèrent celles-ci nettoyées, grillées et moulues. La réputation de ce café de civette atteignit bientôt les propriétaires des plantations, qui en firent leur Kopi-luwak-cluwak5-300x218favori. Le kopi luwak est le café le plus cher du monde, vendu entre 100 et 600 dollars américains la livre. En avril 2008, la brasserie du grand magasin Peter Jones de Sloane Square (à Londres) a commencé à vendre un mélange de kopi luwak et de Jamaica Blue Mountain sous le nom de Caffe Raro pour 50 livres la tasse. Vive le Brexit ! Le kopi luwak est le café adulé par Edward Cole, interprété par Jack Nicholson, dans le film Sans plus attendre (2007), avant que Carter Chambers, joué par Morgan Freeman, lui révèle sa nature spécifique.

Allez, à déguster sans modération si votre budget vous le permet. Merci d’être passé, portez vous bien, à bientôt peut-être et vive le p’tit commerce.

François Malicet, le barbier des Ardennes…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’anarchisme éclairé et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 15 mai 2020, 26è jour de Floréal dédié au Fusain d300px-Fusain-150x150ans le calendrier républicain. A propos de calendrier, vous pouvez aussi tenter d’utiliser celui de Malicet. Comment ! Jamais entendu parler. Oyez braves gens l’histoire de François Malicet, barbier-perruquier en la bonne ville de Nouzon dans les Ardennes. Membre du groupe  Les déshérités,  on lui doit la fameuse devise: « … et du boyau du dernier prêtre serrons la gorge du dernier flic ». Il fut tué le 7 septembre 1927 par un cambrioleur. Y’a pas de justice madame Michu…

François Malicet avait été arrêté et condamné à 25f d’amende pour avoir participé le 14 octobre 1877, lors des élections suivant le coup de force de Mac-Mahon, à une réunion dans un cabaret de Nouzon où avait été crié « Vive les rouges, à bas les blancs, Vive la Commune ». Pour un peu, il aurait porté un gilet jaune… Dès sa formation en septembre 1892, il adhérait au groupe anarchiste Les Deshérités dont l’un des anarchy_harper-223x300 animateurs était Emile Roger et rencontrait cette même année Fortuné Henry venu faire une conférence et dont il deviendra l’ami. Dans une lettre datée du 21 novembre 1893, Fortuné Henry, emprisonné à Clairvaux, écrivait à Nicolas Thomassin : « Une poignée de main à Malicet le figaro de Nouzon ». Le 1er janvier 1894 il s’était opposé aux policiers voulant perquisitionner chez lui, les traitant d’assassins et de voleurs, leur criant « Foutez-moi le camp ou je vous brûle la gueule », les menaçant de leur jeter un baquet d’eau et concluant par un magistral « Je vous emmerde », ce qui lui valut d’être condamné le 13 janvier à 8 jours de prison. Lors de cette perquisition la police avait saisi diverses correspondances (avec Fortuné Henry, Bouillard), quelques journaux et une vingtaine de brochures anarchistes. Lorsque Fortuné Henry avait fondé en 1903 la colonie L’Essai dans la forêt d’Aiglemont, il avait mis en commun une grosse partie de son avoir au bénéfice de la Colonie qu’il fréquenta régulièrement jusqu’en 1909.

Malicet portait une cravate noire striée de vert, les deux couleurs de ses idées politiques. Chaque année il confectionnait un calendrier bordé barber-175x300également de vert et noir et annoté de sa  fameuse devise . Farceur il s’amusa pendant des années à jouer les revenants pour épouvanter sa vieille bigote de sœur. Il hébergeait et nourrissait gratuitement un locataire que, le dimanche 7 septembre 1927, il surprit s’introduisant dans la maison; le locataire armé d’une hachette se jeta sur Malicet et le frappa. Malicet lui demanda « Pourquoi que t’as fait ça ? – Pour vos sous ! – Fallait m’en demander, je t’en ai déjà donné, tu le sais bien ». Quand les gendarmes apparurent, Malicet leur ordonna de sortir de chez lui et mourut dans la nuit sans avoir dénoncé son assassin. Sources: dictionnaire des militants anarchistes.

Merci à vous d’être passé par ici, déconfinez gaiement et, à bientôt peut-être.

Yellow submarine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du sous-marin jaune et du petit livre rouge réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 21 mars 2020, premier jour de germinal dédié évidemment à la primevère…

Le 21 mars 1961, un groupe de jeunes donne son premier spectacle au « Cavern Club » de Liverpool. Le Cavern Club est une salle de spectacle beatleslocalisée dans une petite rue du centre de Liverpool, au Royaume-Uni. Il doit son nom au local présent au sous sol de l’établissement, dans lequel de nombreux groupes y ont joué comme The Rolling Stones, Arctic Monkeys, The Who, Pink Floyd, Oasis, Aretha Franklin, John Lee Hooker, The Ting Tings… Que du beau linge, dont certains sont devenus célèbres. Le 21 mars 1961 donc, se produit pour la première fois, un jeune groupe dont on va beaucoup reparler… Les Beatles. Ils s’y produiront plus de 300 fois par la suite jusqu’en 1963.

 

Début juillet, ils deviennent les « Silver Beatles ». En août 1960, ils adoptent définitivement le mot-valise « Beatles », formé à partir de beat (« rythme ») et beetle (« scarabée »), avant d’honorer leur premier contrat dans un club de Hambourg. Le site existe toujours, et une reconstitution du lieu tel qu’il était à l’époque des Beatles est présente dans le musée du groupe, situé sur l’Albert Dock de Liverpool. On peut y voir les signatures des membres du groupe ainsi que des dessins sur le mur du fond, derrière la scène. A leur début, John Lennon, alors adolescent, avait trouvé le nom The Quarrymen qui perdura pendant plusieurs années ou le groupe se produit dans divers salles de concerts de Liverpool… Les futurs « Fab four » vont commencer à utiliser différentes variantes – Beetles, Silver Beetles, Long John & The Silver Beetles ou encore Siver Beats – avant de définitivement tomber d’accord en aout 1960 sur le nom The Beatles! Ce dernier fait référence au groupe The Crickets ainsi qu’au film L’équipée sauvage qui parle d’un gang de scarabée (beetles en anglais). Il fait également référence au rythme beat du Rock’n’roll et aux écrivains et poètes Beat de l’époque, Jack Kerouac, William Burrough ou encore Allan Ginsberg, auxquels le groupe s’identifie.

Et voila pour la petite histoire. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

3,141592. de PI en pire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la lutte finale et de la quiche au thon réunies, 3,141592bonjour ! Nous sommes le Samedi 14 Mars 2020. Ce jour est célébré un peu partout dans le monde par les matheux comme étant celui du PI (3.14). Ça ressemble davantage au jour du pire si vous voulez mon avis. Les républicains eux (ceux d’avant off course), avaient dédié ce jour (24 de Ventôse) à la Pâquerette, c’est autrement plus bucolique.

La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et du Moyen-Âge, même si elle mentionnée pour la première fois au dixième siècle, et ne s’être fait une place en thérapeutique qu’à partir des XV° et XVI° siècles. Durant la Renaissance, elle a jouit d’une excellente réputation : Expectorante, sudorifique et jeune-fille-fleur-180x3001dépurative; les gens de la campagne ne disaient-ils pas jadis d’elle qu’elle « nettoie le sang » au sortir de l’hiver .(à droite un joli tableau que l’on doit à William-Adolphe Bouguereau. Fin du XIXè). « Elle effeuillait une pâquerette. Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un cœur  »: Victor Hugo, Les misérables . De nos jours, elle semble un peu retombée dans l’oubli. C’est surtout l’homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures. Avec l’arnica et le calendula [souci], elles forment le trio des plantes cicatrisantes souvent utilisées  sous forme d’huile et d’emplâtre. Dépêchez vous, ce n’est plus remboursé et Boiron ferme son usine à Brest…

Bon, ben, m’en faudrait une brouettée pour me remettre d’aplomb. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la saint Kémo le cénobite en a plein l’dos…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chronique locale et du Baekoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 13 (hé oui !) mars 2020, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au cochléaire-300x225latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance, très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades. Les feuilles fraîches écrasées sont utilisées en cataplasme pour guérir les ulcères. J’ai « emprunté » l’illustration sur le site Les taxinomes géré par Les petits débrouillards (pas certain qu’il existe encore) photo prise sur les dunes de Plouarzel.

Nul doute que le saint du jour, Kemo, en a trouvé sur son maison-a-laiglechemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne.  Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en breton Loch-Kemo. Si vous avez l’occasion de circuler sur cette magnifique corniche qui longe la plage de Saint-Efflam, arrêtez vous un instant devant cette étrange bâtisse. Les gens du coin la nomme la maison à l’aigle; on la doit à l’ingénieur Ventome et elle est entièrement en béton ce qui était très rare pour l’époque (1928). C’est un mélange de styles arts-déco et oriental; on dit que l’aigle vient de l’exposition coloniale de Paris (1931).

Bon allez, ça suffit pour aujourd’hui. En attendant la suite, confinez vous et à bientôt peut-être.

T’es Rock Coco…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rockabilly et de la mousse de cresson réunis, bonjour ! Nousdoronic-150x150 sommes le Samedi  07 Mars 2020 qui correspond au 17è jour de ventôse dédié au doronic, jolie fleur qui n’a d’autre intérêt que d’être jolie, ce qui, pour une fleur n’est déjà pas si mal. Cette plante fait partie de la même famille que l’Arnica, voila qui, j’en suis sûr, vous fait autant d’effet que cautère sur jambe de bois…

Tiens, quelque chose qui n’a rien à voir avec ce qui précède. Histoire d’une chanson tant et tant de fois reprises par les plus grands. Blue carl-perkinsSuede Shoes. C’est une chanson écrite et enregistrée par Carl Perkins en 1955. Ce titre, devenu un standard du Rock, est considéré par certains comme l’acte fondateur du Rockabilly . Il est le premier morceau intégrant des éléments de Blues, de Country et de Pop à s’être classé à la fois dans les trois classements des meilleurs ventes de pop, R’n’B et country. Carl Perkins raconte que les paroles de la chanson lui ont été inspirées par une scène qu’il a vue dans un bal où un danseur ne voulait pas que sa cavalière marche sur ses chaussures en daim bleu (don’t step on my blue suede shoes).

Ce morceau a été repris par de nombreux artistes. Une des interprétations les plus célèbres est celle d’Elvis Presley parue sur son cover-Blue-Suede-Shoes-Elvis-Presleypremier album en mars 1956. Elle remporte un tel succès que beaucoup de gens croient aujourd’hui qu’elle est de lui. La liste de ceux qui l’ont reprise est assez stupéfiante depuis Eddie Cochran jusqu’à Johnny Hallyday en passant par Vince Taylor, Johnny Cash, Jimi Hendrix et Bill Halley. Elle fut interprétée par le groupe Mountain au fameux festival de Woodstock. Carl Perkins représente la fusion exceptionnelle du blues noir du Tennessee et de la music country des blancs. Il est décédé en 1998.

Ça balance autrement que les biniouseries de Nolwenn Leroy non ? Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Fanny de laninon…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la ville rose et du cassoulet réunis, bonjour ! Pourquoi Toulouse, parce que nous sommes le mercredi 26 février 2020, autrement dit le 8è jour de ventôse dédié à la violette. Or Toulouse est la ville de la violette et de ses fameux bonbons. On dit que cette fleur symbolise la timidité, la modestie et la pudeur. Mais une autre violetteinterprétation veut que la Pensée, famille dont fait partie la violette, représente le souvenir. Dans la mythologie, la nymphe Io, bien connue des cruciverbistes, fut aimée de Jupiter. Mais les amours de celui-ci furent une fois de plus contrariées par son épouse Junon, qui se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement dans les allées du salon de l’agriculture lorsqu’elle vit sortir de terre de petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle. Elle reconnut en elles les pensées de ses amis venus la consoler. C’est pas touchant ça, madame Michu…

Tiens, juste un mot à propos de ce grand bonhomme qu’était Pierre Mac-Orlan. De son vrai nom Pierre Dumarchey, il est né à Péronne dans la Somme un 26 février en 1882.  AprOrlan -D-ès une enfance assez délicate, il fait l’école normale d’instituteurs à Rouen puis il s’installe à Paris où il vit chichement au « bateau lavoir » haut lieu de résidence des artistes en tous genres. Il fréquentait assidument le cabaret « le lapin agile » dont il épousa la fille du patron.  Proche de Max Jacob, de Picasso et d’Apollinaire, il voit son roman « quai des brumes » adapté au cinéma par Marcel Carné qui le fait entrer dans la légende. Le fameux « Quai des brumes » doit d’ailleurs son nom à cet établissement qui était surnommé « le quai ».

Journaliste, poète, bourlingueur, il siégea vingt ans à l’académie Goncourt au coté de Dorgelès et Carco. De Montmartre aux ports du nord peuplés de filles à matelots, il était passé maitre dans l’art du pierre-mac-orlanroman d’aventures à l’image d’un Stevenson ou d’un Kipling. Mobilisé pendant la grande guerre, il est blessé en 1916 devant Péronne sa ville natale. On lui doit entre autres, l’ancre de miséricorde, les clients du bon chien jaune, la bandera…Et de nombreuses chansons dont ma préférée « Fanny de Laninon », souvenez vous: « Allons sur le quai Gueydon, devant l’pitit pont, chanter la chanson, le branle bas de la croisière et dans la blanche baleinière…« . Nombre d’entre elles furent interprétées par de grands noms comme Catherine Sauvage, Juliette Gréco, et plus récemment Renaud. Il est décédé à St Cyr sur morin en juin1970.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quelle connerie la guerre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

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Amis du triple A et de l’andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour ! Nous voici le Vendredi 31 janvier 2020, autant dire sans risque de se romanesco-150x150tromper, que la fin du mois est proche. Ce jour correspond au 12 de pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais, moi le Romanesco, je trouve cela magique…La disposition des bourgeons floraux en spirales régulières illustre les lois de la phyllotaxie. De plus, un examen attentif montre que le nombre de spirales orientées dans le sens des aiguilles d’une montre et le nombre de spirales orientées en sens inverse sont deux nombres de la suite de Fibonacci. Étonnant, non !

C‘est un 31 janvier qui a vu la naissance de Roger Monclin en 1903; écrivain libertaire et grand pacifiste. Après de brèves études, il monclinrencontre Victor Meric qui va l’influencer profondément. Il adhère à la ligue des combattants de la paix dès 1929 et deux ans plus tard il participe à la création de la revue La patrie humaine dont il deviendra administrateur. Il va y travailler pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontre Robert Jospin, le père de Lionel… Dans ses conférences, ses articles, il n’aura de cesse de stigmatiser le militarisme, les marchands de canons et la « justice » militaire. Dans son ouvrage Les damnés de la guerre, il dénonce les généraux pour leur mépris du soldat et cette justice d’exception que furent les tribunaux militaires notamment pour les fusillés pour l’exemple.

En août 1939 il déserte et se réfugie en Suède où il sera aidé par des militants pacifistes. Il est arrêà-lOuest...-214x300té en 40 et restera emprisonné jusqu’en 42; de retour en France, il sera à nouveau emprisonné jusqu’en 44. Il est décédé en 1985 dans le Var. Il est amusant de noter que c’est un 31 janvier en 1929 qu’est publié ce magnifique livre de Erich Maria Remarque A l’ouest rien de nouveau.Terrible réquisitoire contre la guerre et que les nazis s’empresseront de brûler. Cet ouvrage, découvert alors que j’avais une quinzaine d’années, fait partie de ceux qui m’ont convaincu que Prévert avait raison: Quelle connerie la guerre ! Roger Monclin a aussi écrit un joli livre sur Gaston Couté, poète patoisant dont je vous ai parlé ici, c’est paru aux éditions Paris-Bruxelles en 1962.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Cap sur Antycire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour Nous sommes donc le Jeudi 30 janvier 2ellebore2020, 11è jour de pluviôse dédié à l’hellébore (avec ou sans H) qui, comme chacun le sait, appartient à la famille des ranunculaceae. dans l’antiquité, on croyait les hellébores propres à guérir la folie.  Enfant, lorsque le maître d’école nous faisait réciter « Le lièvre et la tortue » de ce bon Jean de la Fontaine, j’étais bigrement intrigué par cette étrange recommandation: « Ma commère, il vous faut purger avec quatre grains d’ellébore… »  L’ellébore porte le nom d’anticyricón , notamment chez  Dioscoride. Dans la Rome antique, le proverbe « Mettre le cap sur Antycire » signifiait montrer des signes de folie; on retrouve ce proverbe chez Horace; et cela permet de briller dans les diners en ville.

Aujourd’hui marque un autre anniversaire, quand bien même la date exacte fait toujours polémique, c’est l’enregistrement du premier disque de jazz par le groupe de Nick La Rocca, le fameux Original Dixieland Jazz Band (ODJB). L’Original Dixieland Jazz Band est un quintette de blancs américains formé par le cornettiste Nick la Rocca, les premiers a avoir enregistré un disque de Jazz en 1917. Il sont pour la plupart originaires de la Nouvelle Orléans mais ils se sont installés à Chicago puis à New York.

Autoproclamés « créateurs du jazz » (The Creators of Jazz), les musiciens de l’Original Dixieland Jazz Band n’étaient pas de grands jazzmen. L’ODJB n’a d’ailleurs pas survécu quand, au début des années 1920, de vrais jazzmen ont commencé à être enregistrés. À l’ODJBODJB revient le mérite d’avoir fait connaître le jazz, d’avoir ouvert la porte des studios à des musiciens plus intéressants et d’avoir éveillé des vocations chez de jeunes instrumentistes des années 1920. Bix Beiderbecke, par exemple, a toujours reconnu avoir été initialement inspiré par Nick La Rocca.  Le groupe de l’ODJB à l’époque de l’enregistrement « historique » de 1917 est composé de : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie). Bon, ça crachouille un peu mais c’est émouvant. A vos cassettes.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.