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De chat rires en syllabes…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’antanaclase* et de la confiture de mirabelles réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 14 Janvier 2017, 25è jour de Nivôse dédié au chat dans notre calendrier républicain. Pour illustrer cette entrée en chat lunettematière je vous ai déniché une photo de greffier des plus croquignolesques. Ce qui devrait faire plaisir à Siné dont je collectionne les dessins de chat. Bon, je m’avance peut-être un peu mais je sais que de là ou il est, il consulte régulièrement Les cénobites tranquilles. Après tout, je continue bien de mon côté à lire assidument Siné-Mensuel en dépit de son absence. *Pour les amoureux de la langue française je rappelle que l’antanaclase est la répétition d’un mot ou d’une expression avec un sens différent, en exploitant sa polysémie. Elle est proche de la paranomase et de la syllepse de sens. Ex : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. » (Blaise Pascal, Pensées) C’est pas littéraire ça mes body boys ?

Ah oui, croquignolesque ! J’aime bien ces mots dont la phonétique donne d’emblée du sens, ces mots qui se laissent entendre, qui pieds_nickeles_pour_netprocurent du plaisir à les prononcer… Dans celui-ci, on entend Guignol, grotesque, et finalement, c’est tout à fait cela… De plus, il donne l’occasion d’évoquer Louis Forton, l’auteur d’une bande dessinée culte : Les Pieds Nickelés. Le dessin n’est pas génial, mais certains considèrent que « Les Pieds Nickelés » est le début de la bande dessinée française moderne, non sexiste, non raciste . Forton interrompt « Les Pieds Nickelés » de 1924 à 1927 pour dessiner « Bibi Fricotin » pour Le Petit Illustré, puis les dessinera jusqu’à sa mort en 1934.

Allez, je vous souhaite une bonne fin de semaine, attention, ça glisse. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Superstitieux ? Ah non, ça porte malheur…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la protosynthèse et des p’tits chanteurs à la croix de bois réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 13 (aie !) janvier 2017, et malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur… c’est le 24è jour de nivôse dédié au Cuivre.

Oui, nous sommes un vendredi 13, de triste mémoire, et qui doit sa réputation (parait-il) à ce jour d’octobre 1307 où, dès l’aube, toutes les polices et les gens d’armes de France et de Navarre, ont investi près de trois mille demeures sur l’ensemble du territoire, pour en arrêter tous templiersles occupants. En fin de journée, l’opération est terminée et il est encore impossible de connaître le nombre exact de ces arrestations. Nous sommes le vendredi 13 octobre 1307. C’est bien ce vendredi 13 qui sera à l’origine d’une croyance populaire, de bon ou de mauvais présage, qui persiste encore aujourd’hui, sept siècles plus tard.

Jaloux de leur puissance et de leur richesse, inquiet de leur pouvoir auprès du pape, ou bien mal informé par une campagne délétère, le roi de France, Philippe IV Le Bel, fait arrêter tous les Templiers du jacques-de-molay-230x300royaume, pour apostasie et mauvaises mœurs. L’Affaire est menée par Guillaume de Nogaret, qui fait adresser, dans le plus grand secret, dés le 14 septembre, des « lettres closes » à tous les Baillis et Sénéchaux du royaume, à n’ouvrir « qu’à jour dit ». Ce matin du vendredi 13, de Nogaret lui-même, dirige l’arrestation de près de 140 Templiers de la Maison Centrale de Paris. Sur tout le territoire, ils sont incarcérés, puis interrogés et torturés. Ceux qui réussissent à s’échapper sont repris le jour même. On leur propose le pardon ou la mort. Très peu abjureront. Peu de temps après, ils sont condamnés au bûcher, et dés le 12 mai 1310, 54 Templiers sont brûlés à Paris. Voilà pour les âmes damnées…

Allez, je m’arrête là, je dois aller faire mon loto… Portez vous bien et à demain peut-être.

La ballade défendue…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des bars-à-vins et du coquelet en sauce réunis, bonjour! Nous Villonsommes le Jeudi 12 janvier 2017, 23è jour de nivôse dédié au fer. Comme n’aurait pas manqué de le faire remarquer Bourvil: il faut le faire… Alors que je poursuis ma paisible retraite dans mon modeste ermitage et que les bruits du monde me parviennent assourdis par l’étrange lucarne, il m’est venu à l’esprit de relire Villon. Façon personnelle d’échapper au bruit et à la fureur des temps modernes;  Je vous ai mis de côté cette strophe qui ne saurait vous déplaire:

Sur mol duvet assis , ung gras chanoine ,
Lez ung erasier , en chambre bien nattée,
A son costé gysant dame Sidoine ,
Blanche , tendre , polie et attintée ,
Boire ypocras , à jour et à nuytée ,
Rire , jouer , mignonner et baiser ,
Et nu à nu , pour mieux des corps s’aiser
François VILLON …

Voila bien la philosophie qui sied à un cénobite. D’ailleurs, je vais de ce pas m’en resservir un petit en guise de solution hydro-alcoolique ce qugibeti devrait avoir un effet immédiat sur ce maudit rhume qui pourrait bien se transformer en méchante grippe si je n’y prends garde. Juste pour vous faire baver, il s’agit d’un Single Malt en provenance de Isle of Jura, un Signatory vintage millésimé 1997, bouteille N° 311… Quand je pense qu’à une lettre près notre poète porte le même nom qu’un ancien premier sinistre et un (peut-être futur Président de la République). C’est un coup à vous éloigner de la poésie où de la politique…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La peste d’Elliant…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la semaine des 32 heures et des causes perdues réunies, 220px-Page_de_garde_du_livre_la_vie_des_bienheureux_et_des_saints_de_Bretagne,_pour_tous_les_jours_de_l'annéebonjour ! Nous sommes le Mardi 10 janvier 2017, Vingt et unième jour de Nivôse dédié à la pierre à plâtre, autrement nommée: le gypse. En Bretagne, histoire de ne point faire comme tout un chacun, on fête les Ratian. Disciple de saint Guénolé, saint Ratian aurait protégé Elliant, Tourc’h, Langolen et les localités avoisinantes lors d’une épidémie de peste. Un chant du Barzaz Breiz transcrit par Théodore Hersart de La Villemarqué, mais qui daterait du VIe siècle l’évoque:

La peste d’Elliant
Entre Langolen et Le Faouët
Habite un saint barde
Qu’on appelle Père Raslan

Tre Langolen hag ar Faouet
Eur Barz santel a zo kavet ;
Hag hen Tad Rasian hanvet.

Dans les veillées et les festou-noz, La Peste d’Elliant ne se chante jamais sans qu’on y joigne la légende que voici :

« C’était jour de pardon au bourg d’Elliant ; un jeune meunier, arrivant au gué avec ses chevaux, vit une belle dame en robe blanche, assise au bord de la rivière, une baguette à la main, qui le pria de lui faire passer Louis_Duveau_La_peste_d'Elliantl’eau. — Oh ! oui, sûrement, madame, répliqua-t-il ; et déjà elle était en croupe sur sa bête, et bientôt déposée sur l’autre rive. Alors, la belle dame lui dit : — Jeune homme, vous ne savez pas qui vous venez de passer : je suis la Peste. Je viens de faire le tour de la Bretagne, et me rends à l’église du bourg, où l’on sonne la messe ; tous ceux que je frapperai de ma baguette mourront subitement ; pour vous, ne craignez rien, il ne vous arrivera aucun mal, ni à votre mère non plus. »

La peste (sans doute le botulisme d’après les historiens) à longtemps marqué les esprits et de nombreuses réalisations illustrent son souvenir. Ainsi, certaines silhouette sur le fût des calvaires sont accompagnées de bosses ou protubérances semi-sphériques qui sont censées rappeler les bubons de la peste. De ce fait, le calvaire est crois de pestegénéralement classifié comme une « croix de peste ». Dans son livre Mémoires d’un paysan bas-breton (dont j’ai parlé ici), Jean-Marie Déguignet y fait allusion: Cependant la Bossen, sa besogne terminée en Elliant, voulut passer en Ergué-Gabéric. Oh oui, mais la Dame de Kerdévot était là, en face, et lorsque celle-ci sut que la vieille voulait venir chez elle, elle courut vite sur le bord du ruisseau par où la mégère devait venir, et elles se rencontrèrent là, toutes deux face à face, une sur chaque bord . Il paraît qu’elles durent rester là un bon moment à se disputer, car j’ai vu là les deux pierres sur lesquelles elles durent rester en équilibre chacune sur un pied. On voyait [en] effet la marque d’un petit soulier sur la pierre du côté d’Ergué-Gabéric, et la marque d’un pied de cheval sur celle du côté d’Elliant. N’importe, la Bossen dut rebrousser chemin, et la commune d’Ergué-Gabéric fut sauvée de la peste.

Bon, ben c’est pas gai tout ça; aujourd’hui c’est la grippe qui nous caresse les narines. Vite, ma solution hydro-alcoolique. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A cheval sur mon dada…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’histoire bretonne et des moules marinières réunies, bonjour ! statue-de-saint-conwoion-de-l-eglise-saint-sauveur-redonNous sommes le Jeudi 05 du mois de janvier 2017, 16è jour de nivôse du calendrier républicain, dédié au silex.

 

De ce côté ci du Couesnon, en Bretagne armoricaine donc, on célèbre (ou pas) KONWOÏON qui fut, chacun le sait, le premier higoumène (abbé) du monastère de St Sauveur près de Redon. Il est resté célèbre dans notre petite histoire pour avoir fricoté autant avec Nominoé (Duc de Bretagne) qu’avec le roi de France (Louis le débonnaire) pour obtenir sa charge. Il serait né vers 800 à Comblessac (en Ille-et-Vilaine) d’une famille gallo-romaine ayant eu des sénateurs romains dans son ascendance.

 

C’est en Janvier 1920 que Tristan Tzara débarque à Paris. Quelques années plus tôt, le 08 février 1916, dans un cabaret de Zurich, le poète et ses amis proclament l’avènement de Dada en réaction à l’absurdité de la Grande Guerre. Il était né à Moinesti (Roumanie) en 1896. Pendant la première guerre mondiale, il séjourne à Bâle où il contribue à la fondation du mouvement Dada avec Ball, Arp et Huelsenbeck. En 1916, il publie le premier texte dadaïste: Les Aventures Célestes de Monsieur Antipyrine. Il fonde également la revue Le Cabaret Voltaire à laquelle collaborent Apollinaire, Picasso, Cendrars, Kandinsky et Retrato_de_Tristan_Tzara_(Robert_Delaunay)Modigliani. En 1918, il publie le Manifeste Dada et, deux ans plus tard, se rend à Paris où les surréalistes l’accueillent avec enthousiasme. A partir de 1920, Tzara organise avec les surréalistes une série de manifestations qui feront scandale. En 1922, il se sépare de Breton qui se refuse à garder une attitude purement nihiliste. Tzara reste quelques temps en dehors du groupe surréaliste, mais il y revient en 1929. Tzara participe aux activités du mouvement jusqu’en 1935 et collabore notamment au Surréalisme ASDLR (surréalisme Au Service De La Révolution). Passé cette date, l’activité de Tzara qui fini par adhérer au Parti Communiste (personne n’est parfait) cesse peu à peu de concerner le surréalisme.(à gauche, un portrait signé Delaunay) En 1938, il voyage en Espagne où de 1934 à 1936 il avait été secrétaire du Comité pour la Défense de la Culture Espagnole. Pendant la guerre, il participe à la résistance intellectuelle et vit clandestinement dans le Midi de la France. A la libération, il participe à Toulouse à la fondation de l’Institut d’Etudes Occitanes.

Pour faire un poème dadaïste
Prenez un journal.
Prenez des ciseaux.
Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème.
Découpez l’article.
Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article et mettez-les dans un sac.
Agitez doucement.
Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre.
Copiez les consciencieusement dans l’ordre où elles ont quitté le sac.
Le poème vous ressemblera.
Et vous voilà un écrivain infiniment original et d’une sensibilité charmante, encore qu’incomprise du vulgaire.
Manifeste sur l’amour faible et l’amour amer. – 1921.

Oui-da, en ces jours où l’affligeante actualité inonde nos téléviseurs, la seule question qui vaille d’être posée est bien: être ou ne pas être Dada, avec ou sans bidet … Allez, merci à vous d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Bonne et heureuse…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des années bissextiles et de la pizza trois fromages réunies, bonjour ! Nous nous retrouvons donc en ce Dimanche 1er janvier 2017 dans les vapeurs à peine dissipées de cette nuit d’ivresse pour un nouveau parcours. Après moult* hésitations, le cénobite a décidé de poursuivre cette aventure à laquelle vous êtes forcément associés. Pas de lecteur, pas de blogueur, aurait dit mon aïeule qui ne voulait jamais s’en laisser compter… Nous sommes le 12è jour du mois de nivôse dédié à l’argile. C’est la période qui veut ça, chacun y va de ses vœux. Pour la plupart, vous reprenez ceux de l’année dernière et ceux de l’année d’avant et vous aurez une magnifique collection de langue de bois suffisante pour vous chauffer tout l’hiver. Pour ma part, mon vœu le plus cher est de conserver votre fidélité; cela suffit à me réchauffer le cœur. Au menu des bonnes résolutions, j’espère pouvoir continuer à bouffer du flic, du curé, du militaire et du patron tant que le mien, de St patron, me laissera la santé de fer qui me caractérise…

lescenobitestranquilles carte postale

Allez, merci de débuter cette année nouvelle en compagnie des « cénobites tranquilles », pour vos vœux, je tiens à votre disposition des cartes postales de ce blogue (création Breizhtorm). Laissez un message avec votre adresse en cliquant sur: à propos de l’auteur (en haut à droite) et je vous en expédie une douzaine… C’est cadeau ! Portez vous bien et à demain peut-être.

*vieux débat pour savoir s’il convient d’accorder moult…

Tout augmente…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la métempsycose et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour ! Voici donc le dernier jour de la dernière semaine du dernier mois de cette année 2016 qui n’en finit pas de disparaître… Dans notre calendrier républicain, c’est le 11è jour de nivôse, dédié au granit.

Avez vous remarqué, amis fidèles, avec quelle rapidité nos prix sont en train de s’envoler ? Oh, pas de quoi fouetter un ministre, on nous dit que l’inflation est maitrisée… Je ne sais pas chez vous mais très franchement je ne m’en suis pas rendu compte. Les tarifs du gaz vont augmenter ainsi que ceux de l’électricité. Le timbre va finir par se vendre au prix du caviar. Le prix du billet de train augmente lui aussi.  Et puis tiens, pendant qu’on y est, le gaz va augmenter, je l’ai déjà dit, la farine va augmenter, et donc le pain, les pâtes. Ajoutez à cela le café, le beurre, le chocolat, l’huile, le camenbert, les biscuits… Et nos SOULCIE---Tout-augmenteamis de la FNSEA veulent augmenter le prix du beurre (salé), du lait (ribot), de la viande (kig sal), du yaourt, bref, la vie augmente sauf ma retraite. Les tarifs bancaires grimpent en flèche – Le prix du gaz augmente, à l’instar des derniers mois écoulés. Pour les clients d’Engie (ex-GDF Suez), la facture de gaz sera plus élevée; les tarifs réglementés vont croître de 5% – Les taxes sur les contrats d’assurance de biens réhaussées. La taxe dite « terrorisme », qui porte sur les contrats d’assurance de biens uniquement, comme ceux des logements et automobiles, va passer de 4,30 euros à 5,90 euros – Les complémentaires santé augmentent de 2 à 5% – Le prix du courrier va augmenter de 3,1% en moyenne. Envoyer des courriers postaux va désormais coûter plus cher. À compter du 1er janvier 2017, le prix du timbre rouge, celui qui est prioritaire, augmentera de 5 centimes d’euros. La rémunération globale des dirigeants des 120 plus grandes entreprises françaises a grimpé de 20 % en 2015. Le montant 2017 du Smic est en hausse de 0,93% par rapport à 2016. Le montant mensuel brut du Smic 2017 est de 1 480,27 euros, contre 1 466 en 2016. Il s’agit donc d’une hausse mensuelle de 13,65 euros. Vive la France, vive la République, vive la sociale et, à bas la calotte…

Je ne peux m’empêcher de repenser à ce poème de Guillevic.

Quand on nous dit :
La vie augmente, ce n’est pasguillevicportrait-276x300
Que le corps des femmes
Devient plus vaste, que les arbres
Se sont mis à monter
Par-dessus les nuages,
Que l’on peut voyager
Dans la moindre des fleurs,
Que les amants
Peuvent des jours entiers rester à s’épouser.
Mais, c’est, tout simplement,
Qu’il devient difficile
De vivre simplement.

Allez, le bonjour vous va; ainsi que tous mes vœux; portez vous bien et à l’année prochaine peut-être.

Shaw devant !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la protohistoire et du bœuf bourguignon réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 30 Décembre 2016, qui correspond au 10e jour du mois de nivôse, dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du fléau. Ce qui suit n’a rien à voir, mais…

Comment peut-on se nommer: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St- Pol-de-léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent. Né à New York, Arthur Arshawsky y Artie Shaw Liveapprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter.

En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents . Sa popularité atteint alors son apogée et il  devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie_Shaw_8120802Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico. En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, l’année bientôt finira sa carrière, en attendant la prochaine, portez vous bien et à bientôt peut-être.

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Amis des colonies de vacances et du surimi réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 20 décembre 2016, dernier jour de frimaire dédié à la pelle. Ce qui réfute une fois pour toutes l’idée absurde qui voudrait que ce jour corresponde au 18 juin…Tandis qu’en Bretagne on célèbre saint Alar. Enfin, c’est pas une obligation non plus, hein !

Nous ne savons pas grand chose de la vie du bonhomme dont le culte était pourtant si rép220px-StAlar-134x300andu en Finistère. (pourquoi en faire un billet alors ? Oui, bon, soyez pas désagréable non plus…) Je poursuis, or donc, il aurait été le troisième évêque de Quimper succédant à Corentin et Connogan. Il a laissé son nom à la très jolie vallée du Stangala près de Quimper ainsi qu’à un petit val qui accueille le magnifique jardin botanique de Brest: le Stang-Alar. Il fut très populaire comme protecteur des chevaux quand bien même le nom laisse supposer qu’il s’agissait à l’origine d’un saint protecteur des alevins et des alevineurs (an alaer signifie « l’alevineur » en breton) . Ce n’est que par la suite qu’il est devenu le saint patron des poulains, et par extension, des chevaux. Mais il fut invoqué aussi pour obtenir de la pluie… Non mais vous imaginez cela… Prier pour qu’il pleuve en Finistère !

On rapporte que le saint homme, poursuivit par des brigands arriva à la 29 Plozevet egl st Demat 14pointe du Griffonez qui surplombe l’Odet d’une grande hauteur. Sur le point d’être rejoint, il fit un signe de croix et s’élança dans le vide et, d’un bond prodigieux il atterrit sur l’autre rive en kerfeunteun. Étonnant, non ! Peu à peu Saint Alar s’éclipsa au profit de Saint Éloi pour se confondre avec ce dernier dans la croyance populaire. Rappelons que le bon Saint Éloi, en mission de paix pour le roi Dagobert rencontra le roi breton Judicaël, deux siècles après la mort de Saint Alar; mais bon, on va pas chipoter.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Et, de bon aloi…

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Amis du spleen et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour! Nous sommes le Lundi 19 décembre 2016 et c’est le 29è jour de frimaire dédié à l’Olive…

Tiens, il était né un 19 décembre en 1922 et a passé l’arme à gauche en 2011. Nul doute qu’il nous aurait dit: Cette locution provient du langage militaire. Au XVIIe siècle, quand les soldats devaient charger Capeloleur fusil, ils le tenaient de la main gauche, afin de pouvoir utiliser leur main droite et être plus à l’aise. Cependant, les mouvements à effectuer étaient longs et nombreux, laissant les soldats très vulnérables. « Passer l’arme à gauche » pouvait donc à ces occasions être synonyme de mourir. De plus, lors des funérailles avec les honneurs militaires, les soldats passaient leur arme à gauche, canon vers le sol, en signe de deuil et de respect envers le défunt. Enfin, le mot « gauche » a toujours eu une connotation négative, d’où senestre, sinistre… Vous l’avez reconnu ? Oui, c’est Maître Capelo.

 

 

De son vrai nom Jacques Capelovici, il devint célèbre en participant aux fameux jeux de vingt heures qui démarrèrent sur FR3 en 1976. La liaison entre les studios et la province était assurée par l’inénarrable Jean-Pierre Descombes qui a terminé sa carrière en faisant de capelo et descombesl’animation dans les grandes surfaces. Ardent défenseur de la langue française, Maître Capelo était agrégé d’anglais, lisait le braille, était diplômé d’italien et de scandinave ancien, et était aussi certifié d’allemand. Bon et bien dites moi, voila qui nous change des anarcho-libertaires et autres libres penseurs auxquels les « cénobites tranquilles » nous ont habitué. Mais dans ce monde de brutes, un peu de légèreté n’est pas de mauvais aloi…

Je m’en vais donc en rester là; en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.