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Le jour de l’amarante, c’est drôle, non !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Bakouninisme éclairé et du filet mignon réunis, bonjour ! En ce Mardi 29 Septembre 2020, huitième jour de vendémiaire, nous célébrons l’amarante (non, madame Michu, il ne s’agit pas de la marrante…) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été cultivée pour l’alimentation notamment en Amérique Latine. Les graines étaient grillées et les feuilles consommées comme légumes amarantes-aix-20180827verts. Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévissait durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amarante (avec ou sans H) a, depuis le XXe siècle, presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). Les feuilles d’amarante se cuisinent comme les épinards me dit-on. La plante s’est fait connaitre du grand public par sa grande résistance au Roundup qui s’explique par une amplification génique, la multiplication du gène de l’enzyme cible du glyphosate. Réjouissant, non ! En Juillet 1872, cinq ans après la mort de Baudelaire, Rimbaud est à Bruxelles pour ce qu’il nommera son vertigineux «voillage» et écrit ceci:

Plates-bandes d’amarantes jusqu’à
L’agréable palais de Jupiter.
Je sais que c’est Toi qui, dans ces lieux,
Mêles ton Bleu presque de Sahara !

En Bretagne on célèbre ce jour Charlez Bleiz ou, si vous préférez, Charles de Blois. Duc de Bretagne et comte de ichrsbi001p1Limoges, il fut célèbre pour sa piété. Fait prisonnier, au cours de la bataille de la Roche-Derrien (1347) il endura neuf années d’emprisonnement dans la Tour de Londres. Il périt à Auray lors de la guerre de succession de la Bretagne. C’est lui qui adoubera Bertrand du Guesclin au château de Montmuran dans les Ifs (entre Rennes et Saint-Malo) et le fera capitaine de Pontorson et du mont St-Michel. Il est vrai que ce Duc là était un affidé du roi de France dont Du Guesclin fut connétable.

Et voilà, tout ceci nous entraine bien loin des illuminations rimbaldiennes. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

In memoriam Victor Jara…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la tradition celtique et de la bolée armoricaine réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Lundi 28 septembre 2020, 7è jour de boléevendémiaire dédié à la carotte. Par ici, aujourd’hui, on fête les Conan, nom sans doute issu de celui qui fut le premier Duc de Bretagne Konan Meriadeg, dont on peut par ailleurs supposer qu’il était plus romain que breton (il débarqua en Armorique dans les bagages du tyran Maximus). Je dis ça pour les imbéciles heureux qui sont nés quelque part et qui voudraient nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne et les « desouches » pour des enracinés multiséculaires.

Pour ma part, je consacre quelques lignes à un poète victime du fascisme de Pinochet avec le soutien à peine déguisé des men-in-black de la CIA. Connaissez vous Víctor Lidio Jara Martínez né à San Ignacio, province de Ñuble, le 28 septembre 1932? C’était un chanteur populaire chilien plus connu sous le nom de Victor Jara. Membre du Parti communiste chilien, il fut l’un des principaux soutiens de l’Unité graff Victor Jarapopulaire et du président Salvador Allende. Ses chansons critiquent la bourgeoisie chilienne (Las casitas del barrio alto, Ni chicha ni Limoná), contestent la guerre du Viêt Nam (El derecho de vivir en paz), rendent hommage aux grandes figures révolutionnaires latino-américaines (Corrido de Pancho Villa, Camilo Torres, Zamba del Che), mais aussi au peuple et à l’amour (Vientos del pueblo, Te recuerdo Amanda). Arrêté par les militaires lors du coup d’État du 11 septembre 1973, il est emprisonné et torturé à l’Estadio Chile (qui se nomme aujourd’hui stade Víctor Jara) puis à l’Estadio Nacional avec de nombreuses autres victimes de la répression qui s’abat alors sur Santiago. Il y écrit le poème Estadio Chile (aussi connu comme la chanson-titre Canto qué mal me sabes) qui dénonce le fascisme et la dictature. Ce poème est resté inachevé car Víctor Jara est rapidement mis à l’écart des autres prisonniers. Il est assassiné entre le 14 et le 16 septembre après avoir eu les doigts coupés par une hache.

Après avoir été enterré semi-clandestinement le 18 septembre 1973, il est enterré le 5 décembre 2009 (après trois jours d’hommage populaire) dans le cimetière général de Santiago lors d’une cérémonie à veillée funebrelaquelle assistent sa veuve Joan Turner et leurs deux filles Manuela et Amanda, la présidente du Chili de l’époque Michelle Bachelet, et plus de 5 000 personnes. Après un parcours à travers les différents quartiers de Santiago, les restes du chanteur sont apportées au Memorial de Detenidos Desaparecidos, pour une cérémonie intime où sa famille lui a rendu hommage, avant que Victor Jara ne soit enterré au cimetière général. Certaines de ses chansons les plus connues, comme Te recuerdo Amanda ou Plegaria a un labrador, sont entonnées par le public présent. L’officier du groupe soupçonné d’avoir porté le coup de grâce à Victor Jara vit aux États-Unis, malgré une demande d’extradition des autorités chiliennes.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Y’a qu’un cheveu sur la tête à Mathieu…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tectonique des plaques et du riz Basmati réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 21 Septembre 2020. C’était généralement le cinquième jour complémentaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour des récompenses et on me polnareff le retoursouffle à l’oreille que c’est la saint Mathieu. Les moins jeunes se souviennent de la chanson «Y’a qu’un cheveu sur la tête à Mathieu…» popularisée par Polnareff qui l’a déposée à la Sacem en 1973. Mais, c’est une vieille chanson, traditionnellement chantée par les enfants lors des marches en forêt et des camps scouts, bien avant la naissance de ce chanteur. La chanson d’origine « La mâchoire à Jean » (Queyriaux / E. Ouvrard) fut créée par Éloi Ouvrard à l’Éden-Concert (1881-1895). En 68 le chanteur met la dernière touche à son album Le bal des laze, une balade un peu baroque et franchement sombre. Pour finir l’album, il manque un titre; Pierre Delanoë, l’auteur de Polnareff, s’inspire alors d’une comptine pour enfants et d’une chanson de marin et en sort un titre loufoque qui fait un carton à la radio. Étonnant, non !

Voila pour aujourd’hui, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Dans le ventre des espagnols…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la criticature et de la vanille-fraise réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 15 septembre 2020, 29è ptits-metiers-de-Paris009jour de Fructidor dédié au marron. Le marron c’est un peu comme la  madeleine de Proust; il suffit de l’évoquer pour percevoir cette odeur particulière qui nous titillait les narines. Je me souviens très bien, à Douarnenez, du père Hernandez qui vendait ses marrons grillés dès les premiers frimas. Il installait son brasero au coin de la place du marché en criant: Chauds, chauds les marrons… En été il faisait de la glace et se déplaçait dans une magnifique carriole tirée par un vieux cheval. Il faisait partie de ces réfugiés espagnols qui avaient fini par s’implanter pour de vrai quand bien même, au fond du regard du vieil homme on y voyait encore l’ombre de la nostalgie et:

Des pavés de flamenco aux gestes anarchiques
Les rythmes du jazz-band pour les paralytiques
Les tam-tams de l´Afrique à portée de guitare
De l´eau fraîche et de l´ombre à jurer pour y croire
Une rue de Madrid avec des fleurs fanées
Un fusil de trente-six qui revient s´y traîner.

Manuel de Falla mis en musique par Ferré (L’espoir).

Voila pour ce jour, portez vous bien et à bientôt peut-être.

ça balance un max…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la Beat génération et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 14 septembre 2020 et certains persistent à penser que nous sommes le 28 de fructidor qui, comme chacun le sait, était le jour du maïs. C’est la Ste Croix et, comme disait mon aïeule: A la Sainte Croix, cueille tes pommes et gaule tes noix !

Je vous ai souvent parlé du saxophoniste Bill Evans mais, le saviez-tu, il a un homonyme qui s’est fait un nom en jouant du piano. Il était né dans le New Jersey et est décédé en septembre 1980 à New York. Né Bill Evans-D-d’un père Gallois et d’une mère Russe, tous les deux mélomanes, il était formaté pour devenir musicien. Il fait partie des « sideman » ceux là que l’on nomme quelquefois péjorativement les musiciens de studio. Cela lui aura permis d’accompagner les plus grands, Michel legrand, Chet Baker, Miles Davis… Mais il se fera connaître plus tard par ses fameux trios avec contrebassiste et batteur, notamment Scott Lafaro et Paul Mottian. Il est mort alors qu’il n’avait que 51 ans usé par une forte addiction à la drogue; ma doue beniged!

Vous entendez comme ça swingue ? Imaginez un fauteuil qui vous tend les bras, un Highland de 18 ans, une bruyère profonde emplie d’un an01-p65tabac brun et âcre… Même le macronisme aigu n’existe plus, ni les violences policières, ni celles faites aux femmes, ni les retraites à pas d’âge, ni les expulsions, ni les taupes dans mon jardin; tout disparaît. D’ailleurs, tout doit disparaître, je suis pour l’organisation d’une grande braderie, on solde l’humanité à petits prix, la bassesse, la vilénie, l’inéquité, l’injustice, le fait du prince à un euro. Sur tous les trottoirs, de Manille à Kergrist-Moelou, le grand déballage. Et un mensonge d’Etat pour trois sous, et une manipulation en cadeau, et une légion d’honneur déshonorée, allez deux euros et vous l’emportez. On fait table rase, on repart à zéro, vive l’an 01 de Gébé ! Holà, holà camarade Erwan, t’as oublié tes pilules ou quoi ?

Allez, ça va se passer, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bis repetita…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

J’ai ‘foiré » un lien dans le billet du jour. Je rectifie.

Le goùt de l’orange amère…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’entente cordiale et du couscous au poulet réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 12 septembre 2020, 26è jour de fructidor dédié à la bigarade (le premier qui dit bigarade du Tigre est à l’amende). Le bigaradier est un dj99_bigarade_fs_map-300x245petit arbre de 3 à 10 mètres, épineux, à feuilles persistantes, à fleurs très odorantes, aux fruits comestibles mais amers; la fameuse orange amère chère au poète. Cela tombe bien car, si j’en crois le calendrier des postes, c’est aujourd’hui la saint Apollinaire; un franciscain du quinzième siècle qui voulut évangéliser le Japon. Mal lui en prit, il fut arrêté et brûlé vif avec ses compagnons. Rien à voir avec l’auteur des11000 verges prénommé Guillaume. Dédions celui-ci de poème à Jean-Yves, fidèle lecteur et néanmoins ami, qui fête aujourd’hui son anniversaire en cette ancienne capitale des Ducs de Bretagne.

https://youtu.be/EWqWLagYoM4

Ah, madame Michu, on me dit que la cote de Emmanuel 1er remonte en même temps que celle de la pandémie…chabrol-droitePour les ceusses qui rêvent d’un autre monde, ce n’est pas l’orange mais la pilule qui est amère. Mais quand les français comprendront-ils qu’ils se font rouler dans la farine. il faut croire que la bêtise est vraiment ce qu’il y a de mieux partagé en ce bas monde. Il est vrai, comme le disait Jean-Pierre Chabrol (photo) que: « La bêtise a ceci de commun avec les maladies vénériennes, c’est qu’il est très agréable de l’attraper » c’est sans doute ce qui fait son succès.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Faut reconnaître, c’est du brutal…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’esprit critique et des spiritueux réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 10 septembre 2020, c’est le 24è jour de fructidor dédié au sorgho. Il y a longtemps de cela, une de mes connaissance d’origine chinoise m’a fait goûter au fameux Moutai. Le Moutai (prononcez Maotai) est un baiju, un spiritueux régional chinois. C’est un alcool Moutai1-225x300confectionné à partir de sorgho. En Chine il sert lors des toasts portés à un invité de marque. Il peut titré jusqu’à 55 degrés c’est dire s’il « arrache » un tantinet… Mis à fermenter après avoir été broyé, humidifié, tassé, puis mis dans un bain d’eau, il produit cette « bière » qui va être ensuite distillée, pas moins de 7 fois en une année et ce avant d’être enfin mise à vieillir en jarres en terre cuite enterrées pour des durées très variables de une à plusieurs années. Ensuite c’est le travail d’un assembleur (comme un masterblender de whisky) qui fera la différence en sélectionnant différentes « cuvées » pour réaliser son «blend ». C’est du fameux comme dans la célébrissime scène culte des tontons flingueurs.

https://youtu.be/lGGI3ubLmaU

Allez, je fais court car je dois consacrer mon temps à décalaminer ma vieille automobile que des malfaisants s’entêtent à refuser au contrôle technique; au motif d’une soi-disant opacité des fumées d’échappement. Bref, les vieux diesel à la casse et les verts passeront la barre des 30%. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le père UBU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

Amis des contrées exotiques et du lama Delon réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 08 septembre 2020, 22è jour de Fructidor dédié à la noisette. Bien évidemment, à tout seigneur tout honneur car, le Vendredi 08 Septembre 2017 est en réalité le Dimanche 1er Absolu 148 NATIVITÉ d’Alfred Jarry fête suprême première première dans le calendrier pataphysique.

Et puis tiens, puisqu’on en parle, une pensée pour ce maître en absurdie: Alfred Jarry. Il est né à Laval (Mayenne) le 08 septembre1873 et mort à Paris le 1er Ubu-Jarry-187x300novembre 1907. Il a fréquenté le lycée de Saint-Brieuc jusqu’en 1888 avant d’émigrer pour Rennes. Il va s’inspirer de son professeur de physique, M. Hébert, pour créer le personnage de UBU, interprété récemment par Eric Cantona (UBU enchaîné mis en scène par l’anglais Dan Jemmet). La vie pourtant ne lui aura guère laissé le temps de produire davantage, il est mort à 37 ans non sans nous avoir légué la pataphysique; « science » qui cherche à théoriser la déconstruction du réel et sa reconstruction dans l’absurde.

Jarry est l’un des inspirateurs des surréalistes et du théâtre contemporain. Si j’en crois Jean-Pierre Bouyxou dans Sine-Mensuel:  » On a l’esprit pataphysique ou on ne l’a pas ; c’est inné. Dans Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, l’ouvrage qui est à la ‘pataphysique ce que le nouveau testament est au catholicisme et le Jarry-vélocatalogue Leroy Merlin au bricolage, Alfred Jarry la définit comme la science des solutions imaginaires…». Le collège de pataphysique a accueillit aussi bien Boris Vian que Marcel Duchamp, Max Ernst, Juan Miro, Dario Fo, ou encore Siné lui même, qui fut intronisé gonfanonier de l’ordre de la Grande Gidouille le 26 merdre 86 (11 juin 1959). C’est dans ce cadre que Boris Vian publia cette fameuse lettre sur la coquille: « retirez le Q de la coquille, vous avez la couille, et ceci constitue précisément une coquille» hilarant, non !

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ni Dieu ni maître…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la mécanique des fluides et de la panse de brebis escourgeonfarcie réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 24 août 2020, 07è jour de Fructidor dédié à l’Escourgeon. C’est une sous-espèce de l’Orge commune  dont les épis comptent six rangées de grains. On dit orge à six rangs, par opposition aux orges à deux rangs qui peuvent être de printemps ou d’hiver.

Difficile pour « les cénobites » de ne pas saluer le jour anniversaire de la naissance du grand Léo. Le 24 août 1916 en effet, naissance de Léo Ferré à Monaco. Poète, anarchiste, auteur-compositeur-interprète de chansons et écrivain. Il naît dans une famille aisée et, très jeune, se passionne pour la musique. A 9 ans, ses parents le placent en pension dans un collège religieux à Bodighera en Italie; Ferréil y passera 8 ans (lire « Benoît Misère ») et découvrira à 14 ans le mot « anarchie » dans les pages d’un dictionnaire. En 1935, il arrive à Paris pour y étudier le droit. Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé jusqu’en août 40. Début 1968, il collabore au « Monde libertaire » (qu’il aidera ensuite par des galas de soutien comme ce 10 mai 68) et à la revue « La Rue ». En 1969, il enregistre son spectacle à Bobino, puis part s’installer en Toscane (Italie). Sa carrière et son succès se poursuivront au delà des frontières, mais il continuera de soutenir « Le Monde libertaire », « Radio Libertaire » et le « Théâtre Libertaire de Paris ». Malade, il meurt en Toscane le 14 juillet 1993.

Cette parole d’Évangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l’horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n’a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite ni dieu ni maitre.

Et bien, moi aussi. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.