Vous lisez actuellement la catégorieNon classé

Page 1 de 136

Yellow submarine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du sous-marin jaune et du petit livre rouge réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 21 mars 2020, premier jour de germinal dédié évidemment à la primevère…

Le 21 mars 1961, un groupe de jeunes donne son premier spectacle au « Cavern Club » de Liverpool. Le Cavern Club est une salle de spectacle beatleslocalisée dans une petite rue du centre de Liverpool, au Royaume-Uni. Il doit son nom au local présent au sous sol de l’établissement, dans lequel de nombreux groupes y ont joué comme The Rolling Stones, Arctic Monkeys, The Who, Pink Floyd, Oasis, Aretha Franklin, John Lee Hooker, The Ting Tings… Que du beau linge, dont certains sont devenus célèbres. Le 21 mars 1961 donc, se produit pour la première fois, un jeune groupe dont on va beaucoup reparler… Les Beatles. Ils s’y produiront plus de 300 fois par la suite jusqu’en 1963.

 

Début juillet, ils deviennent les « Silver Beatles ». En août 1960, ils adoptent définitivement le mot-valise « Beatles », formé à partir de beat (« rythme ») et beetle (« scarabée »), avant d’honorer leur premier contrat dans un club de Hambourg. Le site existe toujours, et une reconstitution du lieu tel qu’il était à l’époque des Beatles est présente dans le musée du groupe, situé sur l’Albert Dock de Liverpool. On peut y voir les signatures des membres du groupe ainsi que des dessins sur le mur du fond, derrière la scène. A leur début, John Lennon, alors adolescent, avait trouvé le nom The Quarrymen qui perdura pendant plusieurs années ou le groupe se produit dans divers salles de concerts de Liverpool… Les futurs « Fab four » vont commencer à utiliser différentes variantes – Beetles, Silver Beetles, Long John & The Silver Beetles ou encore Siver Beats – avant de définitivement tomber d’accord en aout 1960 sur le nom The Beatles! Ce dernier fait référence au groupe The Crickets ainsi qu’au film L’équipée sauvage qui parle d’un gang de scarabée (beetles en anglais). Il fait également référence au rythme beat du Rock’n’roll et aux écrivains et poètes Beat de l’époque, Jack Kerouac, William Burrough ou encore Allan Ginsberg, auxquels le groupe s’identifie.

Et voila pour la petite histoire. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

3,141592. de PI en pire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la lutte finale et de la quiche au thon réunies, 3,141592bonjour ! Nous sommes le Samedi 14 Mars 2020. Ce jour est célébré un peu partout dans le monde par les matheux comme étant celui du PI (3.14). Ça ressemble davantage au jour du pire si vous voulez mon avis. Les républicains eux (ceux d’avant off course), avaient dédié ce jour (24 de Ventôse) à la Pâquerette, c’est autrement plus bucolique.

La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et du Moyen-Âge, même si elle mentionnée pour la première fois au dixième siècle, et ne s’être fait une place en thérapeutique qu’à partir des XV° et XVI° siècles. Durant la Renaissance, elle a jouit d’une excellente réputation : Expectorante, sudorifique et jeune-fille-fleur-180x3001dépurative; les gens de la campagne ne disaient-ils pas jadis d’elle qu’elle « nettoie le sang » au sortir de l’hiver .(à droite un joli tableau que l’on doit à William-Adolphe Bouguereau. Fin du XIXè). « Elle effeuillait une pâquerette. Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un cœur  »: Victor Hugo, Les misérables . De nos jours, elle semble un peu retombée dans l’oubli. C’est surtout l’homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures. Avec l’arnica et le calendula [souci], elles forment le trio des plantes cicatrisantes souvent utilisées  sous forme d’huile et d’emplâtre. Dépêchez vous, ce n’est plus remboursé et Boiron ferme son usine à Brest…

Bon, ben, m’en faudrait une brouettée pour me remettre d’aplomb. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la saint Kémo le cénobite en a plein l’dos…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chronique locale et du Baekoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 13 (hé oui !) mars 2020, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au cochléaire-300x225latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance, très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades. Les feuilles fraîches écrasées sont utilisées en cataplasme pour guérir les ulcères. J’ai « emprunté » l’illustration sur le site Les taxinomes géré par Les petits débrouillards (pas certain qu’il existe encore) photo prise sur les dunes de Plouarzel.

Nul doute que le saint du jour, Kemo, en a trouvé sur son maison-a-laiglechemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne.  Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en breton Loch-Kemo. Si vous avez l’occasion de circuler sur cette magnifique corniche qui longe la plage de Saint-Efflam, arrêtez vous un instant devant cette étrange bâtisse. Les gens du coin la nomme la maison à l’aigle; on la doit à l’ingénieur Ventome et elle est entièrement en béton ce qui était très rare pour l’époque (1928). C’est un mélange de styles arts-déco et oriental; on dit que l’aigle vient de l’exposition coloniale de Paris (1931).

Bon allez, ça suffit pour aujourd’hui. En attendant la suite, confinez vous et à bientôt peut-être.

T’es Rock Coco…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rockabilly et de la mousse de cresson réunis, bonjour ! Nousdoronic-150x150 sommes le Samedi  07 Mars 2020 qui correspond au 17è jour de ventôse dédié au doronic, jolie fleur qui n’a d’autre intérêt que d’être jolie, ce qui, pour une fleur n’est déjà pas si mal. Cette plante fait partie de la même famille que l’Arnica, voila qui, j’en suis sûr, vous fait autant d’effet que cautère sur jambe de bois…

Tiens, quelque chose qui n’a rien à voir avec ce qui précède. Histoire d’une chanson tant et tant de fois reprises par les plus grands. Blue carl-perkinsSuede Shoes. C’est une chanson écrite et enregistrée par Carl Perkins en 1955. Ce titre, devenu un standard du Rock, est considéré par certains comme l’acte fondateur du Rockabilly . Il est le premier morceau intégrant des éléments de Blues, de Country et de Pop à s’être classé à la fois dans les trois classements des meilleurs ventes de pop, R’n’B et country. Carl Perkins raconte que les paroles de la chanson lui ont été inspirées par une scène qu’il a vue dans un bal où un danseur ne voulait pas que sa cavalière marche sur ses chaussures en daim bleu (don’t step on my blue suede shoes).

Ce morceau a été repris par de nombreux artistes. Une des interprétations les plus célèbres est celle d’Elvis Presley parue sur son cover-Blue-Suede-Shoes-Elvis-Presleypremier album en mars 1956. Elle remporte un tel succès que beaucoup de gens croient aujourd’hui qu’elle est de lui. La liste de ceux qui l’ont reprise est assez stupéfiante depuis Eddie Cochran jusqu’à Johnny Hallyday en passant par Vince Taylor, Johnny Cash, Jimi Hendrix et Bill Halley. Elle fut interprétée par le groupe Mountain au fameux festival de Woodstock. Carl Perkins représente la fusion exceptionnelle du blues noir du Tennessee et de la music country des blancs. Il est décédé en 1998.

Ça balance autrement que les biniouseries de Nolwenn Leroy non ? Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Fanny de laninon…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la ville rose et du cassoulet réunis, bonjour ! Pourquoi Toulouse, parce que nous sommes le mercredi 26 février 2020, autrement dit le 8è jour de ventôse dédié à la violette. Or Toulouse est la ville de la violette et de ses fameux bonbons. On dit que cette fleur symbolise la timidité, la modestie et la pudeur. Mais une autre violetteinterprétation veut que la Pensée, famille dont fait partie la violette, représente le souvenir. Dans la mythologie, la nymphe Io, bien connue des cruciverbistes, fut aimée de Jupiter. Mais les amours de celui-ci furent une fois de plus contrariées par son épouse Junon, qui se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement dans les allées du salon de l’agriculture lorsqu’elle vit sortir de terre de petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle. Elle reconnut en elles les pensées de ses amis venus la consoler. C’est pas touchant ça, madame Michu…

Tiens, juste un mot à propos de ce grand bonhomme qu’était Pierre Mac-Orlan. De son vrai nom Pierre Dumarchey, il est né à Péronne dans la Somme un 26 février en 1882.  AprOrlan -D-ès une enfance assez délicate, il fait l’école normale d’instituteurs à Rouen puis il s’installe à Paris où il vit chichement au « bateau lavoir » haut lieu de résidence des artistes en tous genres. Il fréquentait assidument le cabaret « le lapin agile » dont il épousa la fille du patron.  Proche de Max Jacob, de Picasso et d’Apollinaire, il voit son roman « quai des brumes » adapté au cinéma par Marcel Carné qui le fait entrer dans la légende. Le fameux « Quai des brumes » doit d’ailleurs son nom à cet établissement qui était surnommé « le quai ».

Journaliste, poète, bourlingueur, il siégea vingt ans à l’académie Goncourt au coté de Dorgelès et Carco. De Montmartre aux ports du nord peuplés de filles à matelots, il était passé maitre dans l’art du pierre-mac-orlanroman d’aventures à l’image d’un Stevenson ou d’un Kipling. Mobilisé pendant la grande guerre, il est blessé en 1916 devant Péronne sa ville natale. On lui doit entre autres, l’ancre de miséricorde, les clients du bon chien jaune, la bandera…Et de nombreuses chansons dont ma préférée « Fanny de Laninon », souvenez vous: « Allons sur le quai Gueydon, devant l’pitit pont, chanter la chanson, le branle bas de la croisière et dans la blanche baleinière…« . Nombre d’entre elles furent interprétées par de grands noms comme Catherine Sauvage, Juliette Gréco, et plus récemment Renaud. Il est décédé à St Cyr sur morin en juin1970.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quelle connerie la guerre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

,

Amis du triple A et de l’andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour ! Nous voici le Vendredi 31 janvier 2020, autant dire sans risque de se romanesco-150x150tromper, que la fin du mois est proche. Ce jour correspond au 12 de pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais, moi le Romanesco, je trouve cela magique…La disposition des bourgeons floraux en spirales régulières illustre les lois de la phyllotaxie. De plus, un examen attentif montre que le nombre de spirales orientées dans le sens des aiguilles d’une montre et le nombre de spirales orientées en sens inverse sont deux nombres de la suite de Fibonacci. Étonnant, non !

C‘est un 31 janvier qui a vu la naissance de Roger Monclin en 1903; écrivain libertaire et grand pacifiste. Après de brèves études, il monclinrencontre Victor Meric qui va l’influencer profondément. Il adhère à la ligue des combattants de la paix dès 1929 et deux ans plus tard il participe à la création de la revue La patrie humaine dont il deviendra administrateur. Il va y travailler pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontre Robert Jospin, le père de Lionel… Dans ses conférences, ses articles, il n’aura de cesse de stigmatiser le militarisme, les marchands de canons et la « justice » militaire. Dans son ouvrage Les damnés de la guerre, il dénonce les généraux pour leur mépris du soldat et cette justice d’exception que furent les tribunaux militaires notamment pour les fusillés pour l’exemple.

En août 1939 il déserte et se réfugie en Suède où il sera aidé par des militants pacifistes. Il est arrêà-lOuest...-214x300té en 40 et restera emprisonné jusqu’en 42; de retour en France, il sera à nouveau emprisonné jusqu’en 44. Il est décédé en 1985 dans le Var. Il est amusant de noter que c’est un 31 janvier en 1929 qu’est publié ce magnifique livre de Erich Maria Remarque A l’ouest rien de nouveau.Terrible réquisitoire contre la guerre et que les nazis s’empresseront de brûler. Cet ouvrage, découvert alors que j’avais une quinzaine d’années, fait partie de ceux qui m’ont convaincu que Prévert avait raison: Quelle connerie la guerre ! Roger Monclin a aussi écrit un joli livre sur Gaston Couté, poète patoisant dont je vous ai parlé ici, c’est paru aux éditions Paris-Bruxelles en 1962.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Cap sur Antycire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour Nous sommes donc le Jeudi 30 janvier 2ellebore2020, 11è jour de pluviôse dédié à l’hellébore (avec ou sans H) qui, comme chacun le sait, appartient à la famille des ranunculaceae. dans l’antiquité, on croyait les hellébores propres à guérir la folie.  Enfant, lorsque le maître d’école nous faisait réciter « Le lièvre et la tortue » de ce bon Jean de la Fontaine, j’étais bigrement intrigué par cette étrange recommandation: « Ma commère, il vous faut purger avec quatre grains d’ellébore… »  L’ellébore porte le nom d’anticyricón , notamment chez  Dioscoride. Dans la Rome antique, le proverbe « Mettre le cap sur Antycire » signifiait montrer des signes de folie; on retrouve ce proverbe chez Horace; et cela permet de briller dans les diners en ville.

Aujourd’hui marque un autre anniversaire, quand bien même la date exacte fait toujours polémique, c’est l’enregistrement du premier disque de jazz par le groupe de Nick La Rocca, le fameux Original Dixieland Jazz Band (ODJB). L’Original Dixieland Jazz Band est un quintette de blancs américains formé par le cornettiste Nick la Rocca, les premiers a avoir enregistré un disque de Jazz en 1917. Il sont pour la plupart originaires de la Nouvelle Orléans mais ils se sont installés à Chicago puis à New York.

Autoproclamés « créateurs du jazz » (The Creators of Jazz), les musiciens de l’Original Dixieland Jazz Band n’étaient pas de grands jazzmen. L’ODJB n’a d’ailleurs pas survécu quand, au début des années 1920, de vrais jazzmen ont commencé à être enregistrés. À l’ODJBODJB revient le mérite d’avoir fait connaître le jazz, d’avoir ouvert la porte des studios à des musiciens plus intéressants et d’avoir éveillé des vocations chez de jeunes instrumentistes des années 1920. Bix Beiderbecke, par exemple, a toujours reconnu avoir été initialement inspiré par Nick La Rocca.  Le groupe de l’ODJB à l’époque de l’enregistrement « historique » de 1917 est composé de : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie). Bon, ça crachouille un peu mais c’est émouvant. A vos cassettes.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sur l’air(e) des gens du voyage…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 23 janvier 2020, quatrième jour de pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de la pureté orthographique ne manqueront pas perce-neigede relever qu’il faudrait dire à « LA » perce-neige; et je ne vous parle même pas du pluriel, un truc à épater maître Capello lui même. Entre ceux qui en font un invariable et ceux qui mettent un « S » à neige… Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre. Fêtons dignement les Laouenan: Laouenan vient de « Laouen » qui signifie gai, joyeux, rieur comme dans l’expression Nedeleg laouenn (joyeux Noël): c’est ainsi que l’on nomme le roitelet en Bretagne. Laouenan fut disciple de Tugdual (Tudal) et de saint Pol au VIe siècle. Au XVIIIe siècle, l’épiscopat fit détruire son prétendu tombeau à roitelet-300x240Tréflaouénan car il était un lieu où survivaient des pratiques religieuses pré-chrétiennes; c’est à dire, pas très catholiques. Il a laissé son nom à la commune de Tréflaouénan. Comment ! Vous ne connaissez pas Tréflaouénan ? (normalement on ne devrait pas mettre d’accent), cette commune du Nord-Finistère dans le Léon devait être un lieu de passage pour les migrants de l’époque. C’était bien avant le tunnel et surtout, dans l’autre sens…

C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Django. De son vrai nom Jean-Baptiste Reinhardt, il vit le jour un 23 janvier, en 1910, dans une roulotte en Belgique.

Il appartient à une famille de Rroms (gadjkénés) qui voyage en Europe depuis des lustres. Autodidacte, ce banjoïste découvre la guitare après de graves brûlures à la main à la suite d’un incendie survenu dans sa caravane. Il va inventer ce que l’on appellera plus tard, le jazz manouche. Son extraordinaire dextérité, malgré ses blessures à la main gauche, lui a valu de rencontrer les plus grands. Il a très largement contribué à faire connaître le Be-Bop en France et reste à mes yeux plus qu’un guitariste tsigane mais un vrai et grand musicien de jazz. Il enregistre son dernier disque en 1953 avec un jeune pianiste devenu célèbre: Martial Solal. Il mourra un mois plus tard. J’adore cette caricature de lui.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être

La gavotte romaine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des stances à Marquise et du maquereau à l’oseille réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Lundi 20 janviedaphne-du-maurierr 2020 et, dans le calendrier républicain, c’est le premier jour de Pluviôse, dédié au Lauréole encore nommé le Daphné lauréole ou Laurier des bois. Daphné du laurier ne doit pas non plus (même dans les diners en ville) être confondu avec Daphne du maurier, la célèbre romancière à qui nous devons Les oiseaux, mais aussi et peut-être surtout Rebecca magistralement adapté au cinéma par Hitchcock himself… Rien à voir avec l’auréole de sainteté que chantait Glenmor.

Tiens, à ce propos, je constate qu’aujourd’hui c’est la saint Tarieg (oui je sais, y’en a pas beaucoup par ici). Il naquit en Bretagne (Vè siècle) il en devint évêque après avoir suivi l’enseignement de Gweltaz. Il est le patron de la commune de Lannilis (29) et a laissé son nom à l’île Tariec. Enfin, c’est une île à la mode de Brile-tariegetagne, on s’y rend à pied à marée basse.  A l’Ouest de l’île, on remarque un petit menhir, sans doute vestige d’un culte solaire. Lorsqu’on pose le menton sur le menhir, on peut voir le soleil se lever le matin du solstice d’été  exactement entre les pieds du dolmen de Guernevez, situé sur le continent. Pour ceux qui ne connaisse pas bien le coin; nous sommes en plein pays des abers entre l’aber Wrac’h et l’aber Benoist.

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition de Gerry Mulligan, le roi du CooGerry Mulligan-G-l jazz. Il ne se passe pas un jour sans que le programmateur de Radio-Neptune sur Brest (classique le jour, Jazz la nuit) ne le mette à  l’antenne. Dans le début des années 50, Gerry Mulligan joue dans un quartette sans piano. Il est accompagné par le trompettiste Chet Baker. Non mais, vous imaginez cela: vous êtes au fond d’une cave à St-Germain; on y voit pas grand chose à cause de la fumée de cigarettes, le whisky n’est vraiment pas terrible mais, devant vous sur une petite estrade, Chet Baker et Gerry Mulligan. Un truc de ouf comme dit l’autre.

Allez, merci d’être passé, je m’aperçois que je n’ai pas entré assez de bois; j’y retourne. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les sanglots longs…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des bonnets rouges et des gilets jaunes réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 08 janvier 2020, dix-neuvième jour de Nivôse dédié au marbre. Oui, la mode est au souvenir, à la célébration, à la commémoration. On décore, on rend hommage car, c’est bien connu: les morts sont tous des braves types… En Bretagne par exemple, le 08 janvier 1499, la Duchesse Anne de Bretagne, notre duchesse à nousVerlainequ’ont avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État breton et qui ne le sera jamais.  Pour ma part, j’ai choisi de me souvenir de Paul Verlaine, pour son génie et aussi parce que il est décédé un 8 janvier 1896 à Paris. Précurseur du symbolisme, le poète a inventé au fond de sa déchéance les quatrains les plus musicaux de notre langue. Avec Rimbaud, compagnon de misère, il représente une figure caractéristique de son époque, le poète maudit. Ici, on le voit photographié par Dornac dans un café de Mouffetard et buvant une absinthe. Ecoutez Léo Ferré dans une version jazzy de la chanson d’automne…

Tiens, à ce propos, connaissez vous ces gens là ? On les appelle les  artémophiles (du nom de la plante en latin Artemisia absinthum). Ce ne sont pas des buveurs invétérés d’absinthe comme Verlaine, mais des buveur-dabsinthe-204x300collectionneurs à la recherche de tout objet appartenant à l’univers de l’absinthe. Qu’il s’agisse de ces fameuses cuillères perforées pour tenir le sucre, des verres qui marquent la dose, des fontaines à absinthe, des  affiches sur l’absinthe, des cartes postales d’époque, des pyrogènes de marque, de catalogues des fabricants…  En chinant dans les brocantes et les vide-greniers, il est encore possible de dénicher des cuillères, des verres, des fontaines, des topettes ainsi que de nombreux objets au nom de cette boisson bannie. Bref ils donneraient n’importe quoi ou presque pour toutes ces reliques témoins de l’époque de la Fée verte. A gauche : le buveur d’absinthe – Picasso 1903.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.