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Dans la vallée Ohoh…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’analyse concrète et du Fernet-Branca réunis, bonjour ! Cela devait finir par arriver, nous sommes le Vendredi 16 août 2019, 29è jour du mois de thermidor Arzhel valléehabituellement consacré au coton. Pour ceux qui croient au ciel, c’est la Saint Armel dont les traces sont nombreuses par chez nous (Bretagne). Par exemple Ploermel, Ergué-Armel ou encore Plouarzel. Oui parce que en breton on dit Arzhel; nom issu du celtique « arz » (ours) et « maël » (prince). Invoqué contre la sècheresse.  En voila un qui a rapidement trouver sa place dans la vallée des saints à Carnoët: œuvre du sculpteur Seenu de Ploezal.

Or donc, Armel ou Arzel, comme vous voulez, fait partie de ces moines qui débarquèrent en Armorique en provenance du pays de Galles en voyage organisé entre le 4è et le 6è siècle à bord de la Brittany ferries, bien décidés à conquérir l’âme de ces pauvres indigènes que les Romains et les Vikings avaient laissé dans un état de dénuement spirituel catastrophique.  Il serait né vers 482 dans le Glamorgan au Sud du pays de Galles. En vérité, Statue valléecette région doit son nom au roi Morgan ap Owain et non à son ancêtre le souverain Morgan Mwynfawr ap Arthrwys qui lui a du vider quelques hanaps avec Armel. Pour sa part, notre ami Armel décida de débarquer au fond de l’aber Ildut, pas très loin d’ici. A peine arrivé il créa sa petite entreprise qu’il dénomma modestement « abbaye de Plouarzel ». Le roi des Francs, Childebert 1er, ayant remarqué son zèle le fit appeler à ses côtés. Il s’empressa de guérir aveugles et boiteux et sa majesté le renvoya en Bretagne où il fonda la marque « produit en Bretagne ». Sur le chemin du retour, qui, faut-il le rappeler, était très long au temps, au bon temps, des rois fainéants, il s’arrêta près de Corps-Nuds en Ille-et-Vilaine, débarrassa le coin d’un vilain dragon qui faisait peur aux petites filles et en profita pour créer une succursale qu’il baptisa « monastère de Saint-Armel ». Bref, une réussite de tous les diables !

Saint Armel reviens, il y a un méchant dragon qui veut croquer notre République. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La cipale et la fourmi…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la métaphore et du Sèvre et Maine réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 09 août 2019, autant dire que les jours raccourcissent, celui ci correspond au 22 de thermidor et était dédié au câprier. C’est cet arbuste méditerranéen dont les boutons floraux, confits dans le caprier en boutonvinaigre, donnent les fameuses câpres. En Crête, les feuilles du câprier commun sont utilisées en salade. Par ailleurs, les racines et l’écorce trouvent leur utilité dans la pharmacopée naturelle. On dit que ses grandes et belles fleurs très odorantes ne vivent qu’une seule journée. Avant de préparer votre tartare soyez vigilant, les vraies câpres sont vendues sous l’appellation « câpres surfines » sinon, il s’agit souvent de boutons de capucine préparés de la même façon mais beaucoup moins chers évidemment.

En Bretagne, le 9 août on fête les Herlé, nom d’un petit saint de seconde catégorie qui a laissé son nom à la commune de Ploaré (Ploerlé en 1426) dans le Finistère. C’est d’ailleurs, à ma connaissance, la seule trace que l’on trouve de ce saint. Quimperlé par exemple n’a rien à y voir et vient de Kemper (confluent) et Ellé, une des rivières qui la cipaletraversent la ville. La commune de Ploaré est considérée comme le berceau rural de Douarnenez. Les deux ne forment plus qu’une seule et même commune depuis l’après guerre. Herlé est représenté en diacre portant la dalmatique dans l’église paroissiale, un livre dans une main et la palme du martyre dans l’autre. Mais, Herlé évoque pour moi l’harmonie municipale qui portait son nom, on disait « la Cipale ». Elle était dirigée par François Cuadrat puis par son fils Fernando, famille de réfugiés républicains espagnols qui trouvèrent asile en terre bretonne. J’en ai retrouvé une photo amusante où l’on voit sous le porche de l’église de Ploaré, les retrouvailles d’un républicain espagnol et d’un représentant de la sainte église. Alleluhia !!!

Allez, vive le p’tit commerce, portez vous bien et à bientôt peut-être.

St-Lunaire…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’universalisme et du double cheeseburger réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 02 juillet 2019, 14è jour de messidor et c’est la lavande qui est à l’honneur dans le calendrier républicain.

Vous étonnerais-je en vous disant qu’ici on fête les Luner et non pas les pierrots (!): Luner était un jeune évêque gallois de passage en Armorique au VIe siècle. Il débarqua à l’embouchure de la Rance et fonda un monastère qui donna son nom à la cité de Saint-Lunaire, où l’on peut voir son gisant dans l’église.  On voit ici à droite sa statue créée par Olivier Lévêque (ça ne s’invente pas) et qui siège à Carnoët dans la désormais fameuse vallée des saints. C’est vers 1890 qu’un riche Haïtien, Sylla Laraque, tenta st Lunaire statuede faire de l’ombre à sa prestigieuse voisine Dinard. Il n’y réussit pas … Il reste toutefois de cette époque de superbes maisons construites pour de riches résidents. N’ayant pas de vocation maritime, les habitants du village restèrent longtemps tournés vers les terres. Cela explique les quelques traces d’un passé déjà lointain que l’on y trouve, telle une ancienne allée couverte (à la Plate-Roche) datant de 3500 ans avant l’ère chrétienne.  Elle s’est effondrée au début du 20ème siècle. Disloquée parmi les herbes folles, entre un terrain de sports et un lotissement résidentiel, à l’ombre d’une arbre centenaire, elle passe inaperçue et la plupart des habitants du quartier ignorent même ce que représentent ces blocs de granit éparpillés ! La vieille église fut construite au 11ème siècle, sur les ruines du couvent fondé par Lunaire au 6ème siècle. Partant du chœur de l’édifice, un souterrain, dont la construction a été attribuée à Lunaire, menait jusqu’à la Pointe du Décollé. Il s’est effondré après le dernier conflit mondial, le souterrain, pas Lunaire.

Bon allez, je fais court, après tout, c’est l’été.

Les grenouilles de bénitier…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la félicité et des nuits de Chine réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 17 juin 2019 et malgré mes recommandations, vous êtes encore devant votre ordinateur. C’est le 29è jour de prairial dédié à la pivoine, plante magique s’il en est. Son nom vient du grec Paiôn qui était un dieu guérisseur, que l’on retrouve sous le patronyme de Péan. pivoine ChineOn lui doit le prompt rétablissement de Hadès et Arès de leurs pivoine Chineblessures de guerre. Hyppocrate la prescrivait comme remède pour bon nombre de maux de femmes « Remède qui attire les règles et qui les fixe. Ayez trois ou quatre graines de pivoine, noires ou rouges : pilez-les dans du vin et faites boire. »  Et Théophraste d’ajouter:  « Cette plante, doit être arrachée la nuit car si on l’arrache de jour, et que l’on est vu par un pivert en train de cueillir le fruit, on risque de perdre les yeux, et si on coupe la racine, on risque la procidence de l’anus ». Une procidence de l’anus ! Non mais, vous imaginez cela, madame Michu ? C’est le genre de truc qu’il ne faut souhaiter à personne même à son pire ennemi. Quoique…

Si la Grèce avait ses dieux guérisseurs, la Bretagne avait ses Saints à l’instar de Hervé, Houarneau en breton, que l’on fête aujourd’hui. Il est Saint-Hervé-205x300le patron des bardes bretonSaint-Hervé-205x300s (espèce en voie de disparition) et à laissé son nom à la commune de Lanhouarneau dans le Finistère. Il est invoqué pour les maladies des yeux, la guérison des peurs, des angoisses et de la dépression nerveuse, pour repousser les démons et protéger les chevaux (avouez qu’il a du boulot !). En Bretagne, saint Hervé a aussi la réputation de faire cesser les coassements des grenouilles. Sauf celles dites de bénitier qui vont le pas pressé porter l’andouille à leur curé comme chantait Glenmor, barde s’il en fut.  En revanche, je n’ai rien trouvé concernant la procidence de l’anus…

Allez, je vais m’arrêter là, vous pouvez éteindre votre ordinateur et vous consacrer à une activité normale. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est une maison rose…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la Libre Pensée et du kouign-amann réunis, bonjour ! Réjouissez vous, il ne reste plus que 207 jours avant le réveillon… Nous sommes le Vendredi 07 Juin 2019, 19 de Prairial et c’est le jour du tilleul; alors si vos nuits sont moins belles que vos jours, n’hésitez pas à abuser de la tisane. En Bretagne armoricaine on fête les Meriadec.

Mériadec est un saint breton du VIIe siècle, qui fut évêque de Vannes. Il est connu en Armorique sous le nom de Meriasek. Selon les ouvrages Vie latine médiévale et le Beunans Meriasek, il serait issu de la lignée du roi  Caplan-Co-300x225breton légendaire Conan Meriadec. Ordonné prêtre contre la volonté familiale, la légende veut qu’il effectue plusieurs guérisons miraculeuses avant de traverser la Manche en direction des Cornouailles. Débarqué à Camborne, les persécutions du chef païen Teudar (Theodoric) l’obligent à revenir en Bretagne continentale (courageux mais pas téméraire notre bonhomme). Il aborde à Plougasnou (29) où il apprivoise un loup qui terrorisait les environs. On retrouve sa trace à Saint-Jean-du-Doigt qui est une commune  située non loin, dans le département du Finistère.

Le nom breton de la commune est Sant-Yann-ar-Biz. Il vient d’une relique supposée être l’index de saint Jean-Baptiste. La paroisse se nommait autrefois Traon-Meriadec, en l’honneur de notre Mériadec à nous qu’on cause comme disent les ceusses qui ne maîtrisent pas la CapLan-2-225x300langue de Molière. A quelques pas de là, arrêtez vous boire un coup chez CapLan & Co café librairie des plus sympathiques. Ah oui, CapLan: CapLan and Co est un café librairie, c’est à dire un lieu de vie, à la fois café-cave-épicerie, librairie et maison d’édition. Ici vous pourrez lire et acheter des livres, mais également vous restaurer (l’ assiette CapLan est une assiette de produits grecs, accompagnée, pour qui le souhaite, du fameux vin Retsina…). Ici vous trouverez des vins à emporter, de l’huile d’olive de Crête, du savon d’Alep, de la fleur de sel ou de l’huile d’argan… Pourquoi CapLan ? Tout simplement parce qu’il fut créé par Caprini et Lan Mafart au début des années 90. Pour votre GPS, tapez Poul rodou à Guimaec (29).

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le jeudi c’est piscine…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la méditation transcendantale et du brocoli réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 04 avril 2019, jour correspondant au 15 de germinal habituellement dédié à l’abeille.

 
En Bretagne on fête les Goneri. Ils existent plusieurs Saint-Gonery par chez nous et notamment un village le long du canal de Nantes à Brest où mon pote Thierry m’initia à la pêche au brochet, moi qui jusque là n’avait fréquenté que la vieille et le maquereau. Il est aussi, en Côtes-d’Armor, du côté de Plougrescant, une chapelle St Gonery dont la clocherfâcheuse habitude du clocher à pencher dangereusement a fait le bonheur de plus d’un photographe. Goneri  était dit-on le fils de Elibouban qui se retira sur l’île de Loaven qui est située à deux encablures dans l’Ouest-Nord-Ouest de Roc’h Skeiviec face à Plougrescant et je peux assurer par expérience, qu’elle offre un très bon mouillage par gros temps; pour vivre sa vie d’ermite. Ce nom est formé à partir de « kon » (chien de guerre). Gonéry était un ermite de Grande-Bretagne qui émigra en Armorique au 6e siècle. Après avoir longtemps vécu à Brenngili près de Rohan, où il convertit le prince Alwand, tiern de Noyal, il se retira à Plougrescant pour mourir près de l’île Loaven.

Saint Gonéry est invoqué pour soulager les angoisses et les fièvres. Le pardon (c’est une fête paroissiale locale) du 29 juillet (ou dernier dimanche de ce mois) est renommé. Autrefois, ce jour-là, il y avait toujours un audacieux pour escalader le clocher, à l’aide des crampons de fer qui garnissent sa face extérieure. Il montait pour attacher des MaisonRochers-300x199rubans multicolores à la queue du coq de la flèche, sous les applaudissements de la foule admirative. A son retour au sol, le sportif recevait pompeusement une tasse pleine de vin. Voila, j’ai fait ma b.a. vis à vis de l’office du tourisme. Si le cœur vous en dit n’hésitez pas à visiter le coin de Plougrescant, vous ne serez pas déçu, c’est un des plus beaux endroits de la côte bretonne. C’est là où se trouve la fameuse petite maison nichée dans les rochers et qui a fait mille couvertures de magazines avant que le propriétaire ne fasse valoir son droit à l’image. J’espère qu’il ne va pas me faire un procès…

Allez, c’est pas tout, le jeudi j’ai piscine. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ergat & ma cousine Bette…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la physique nucléaire et de la bourrée auvergnate réunies, bonjour! Nous sommes donc le Mardi 26 mars 2019, sixième jour de germinal dédié à la Bette. A nla bettee pas confondre avec le jour de la bête (666). rien à voir non plus avec ma cousine Bette, qui s’est fait une une indéfrisable Elle est admirable, on en mangerait Un tout petit peu tout petit peu tout petit peu . (Boby Lapointe) Mais, depuis le temps que je psalmodie quotidiennement le calendrier républicain, vous devez le connaître par cœur. On ne peut dire la même chose du calendrier breton qui lui, contient plus de saints que de promesses non tenues rue du Faubourg-Saint-Honoré. C’est vous dire l’étendue des dégâts… Mais revenons à la bette: très utilisées dans la cuisine niçoise, toutes les parties de la plante se consomment. Les feuilles hachées entrent dans la composition de la tourte de blettes, des raviolis et du célèbre tian. La partie verte remplace les usages que l’on fait ailleurs des épinards et les côtes s’accommodent de plusieurs manières : à la vapeur avec un filet de citron, frites ou en gratin avec une sauce béchamel, c’est vous qui voyez.

Or donc, par ici, en ce jour, il est possible de célébrer St Ergat. Vous le savez, au cours des Vème et VIè siècles, l’Armorique vit débarquer sur ses rivages de nombreuses bandes de Bretons insulaires que les pouldergat-font-st-ergatinvasions saxonnes avait chassés. Sous la conduite de leurs chefs de clans, de moines ou d’évêques, ces émigrants arrivaient des diverses régions de l’île de Bretagne, principalement des provinces comprises dans la Cambrie et de celles qu’occupaient les Cornovii, peuple considérable qui a donné son nom à la Cornouaille(s). (à droite, la fontaine St Ergat) D’autres émigrations importantes, notamment celle des Corisopites, eurent pour point de départ la Bretagne du Nord. C’est à ce dernier Pays (d’après Mr de la Villemarqué) que devait appartenir Ergat ou Argad que la Paroisse de Pouldergat (29) honore comme fondateur. Fils du roi barde Loumarch, chef d’un petit État nommé l’Argoët, Ergat, selon la tradition aurait lui-même été barde.

La vie de saint Ergat n’a guère suscitée de vocations chez les hagiographes et le souvenir de son apostolat se serait depuis longtemps effacé, si le nom d’Ergat n’était resté incorporé dans celui d’un certain nombre d’églises et de chapelles que la vénération des fidèles avait placées sous son patronage. Dans le seul diocèse de Quimper, indépendamment de 300px-Pouldergat églisePouldergat, on pourrait citer comme ayant été vraisemblablement consacrées à ce saint, l’ancienne trêve de Tréouergat et bien qu’elles aient changé de vocable, les paroisses de Pouegat-Moysan et de Plouégat-Guerrand. C’est au sud de la baie de Douarnenez , non loin de l’endroit où l’opinion la plus accréditée place la légendaire ville d’Is, que vinrent s’établir les exilés qui avaient suivi Ergat. Le Pays, à cette époque, ne devait compter que de rares habitants et le Plou qu’y fondèrent les bretons se développa dans la partie méridionale d’un ancien pagus qui s’étendait à l’Est jusqu’au ruisseau du Riz, au Nord et à l’Ouest jusqu’à la mer et au Midi jusqu’à la baie d’Audierne et à la rivière de Pont-Croix. Ce vaste territoire, dans les chartes du moyen-âge, est encore dénommé Pagus-cap-Sizun.

Bon, c’est pas tout, j’ai mon tian qui gratine (il n’y a pas de contrepèterie) allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Antoine au jardin des délices…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la gastronomie et de la brasse coulée réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 17 janvier 2019, 28è jour de nivôse dédié au Zinc (mais pas au bar). Aujourd’hui, nous célébrons (ou pas) Antoine. Attention, St Antoine le grand, pas celui de Padoue… C’est un peu le patron de tous les anachorètes et cénobites réunis. On sait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il st Antoine Dvécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister toute au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations… La vie de saint Antoine et ses tentations ont inspiré de nombreux artistes, notamment Jérôme Bosch, Pieter Bruegel,  Max Ernst, Matthias Grünewald, Diego Vélasquez et Dali dont on voit un extrait ci-dessous: La toile fut réalisée en 1946 à New York. Dali s’était alors rapproché du cinéma et réalisa cette œuvre lors d’un concours organisé pour une adaptation cinématographique du roman de Guy de Maupassant, Bel-Ami. Le concours fut remporté par Max Ernst et la toile de Dali ne fut pas acceptée. Gustave Flaubert lui a DALIégalement consacré un récit (La Tentation de saint Antoine). Les artistes ont aussi souvent représenté sa rencontre avec Paul de Thèbes, peu de temps avant la mort des deux ermites (cathédrale de Chartres). De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d’un cochon portant une clochette. Selon Émile Mâle qui signale que cette tradition date de la fin du XIVe siècle, le cochon n’a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 (les Antonins) : les porcs n’avaient pas le droit d’errer librement dans les rues, à l’exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette. Etonnant, non !

Allez, encore merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Des contes à prier debout…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la liberté d’expression et de la saucisse de Molène réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredbruyere-zi 12 décembre 2018, 22è jour de frimaire dédié à la Bruyère, plante emblématique de notre Bretagne. Et cela tombe bien car ce jour on célèbre les Kaourintin (Corentin), patron de la ville de Quimper… Il est un des sept saints fondateurs de la Bretagne et sa statue de granit trône déjà en la fameuse vallée de Carnoët.

Voici ce qu’en disait Albert Le Grand en 1636 dans son blog.

« Saint Corentin, premier Evesque de Cornoüaille, en la Bretagne Armorique, nasquit au même Diocese, environ l’an 375, treize ans avant que le tyran Maxime passast és Gaules, & fut, dés son enfance, instruit par ses parents en la Religion Chrestienne; ayant esté preservé pendant les guerres que le Roy Conan Meriadec fit aux garnisons Romaines, qu’il chassa entierément de Bretagne, il s’adonna tout de bon au service de Dieu; St Corentin G&, pour mieux y vacquer, & faire un perpétuel divorce avec le monde, il se retira en une solitude, dans une forest en la Paroisse de Plou-Vodiern, au pied de la montagne de S. Cosme (Plomodiern, au pied du Menez-Hom 29 -NDLR-) où il bastit un petit Hermitage près d’une fontaine, & passant en ce lieu les nuits & les jours en prieres & Oraisons, inconnu & retiré de toute conversation humaine. Pour sa nourriture & sustentation en cette solitude, Dieu faisoit un miracle admirable & continuel; car, encore qu’il se contentast de quelques morceaux de gros pain, qu’il mendioit quelques fois és villages prochains, & quelques herbes & racines sauvages, que la terre produisait d’elle-mesme, sans travail ny industrie humaine, Dieu luy envoya un petit poisson en sa fontaine, lequel, tous les matins, se presentoit au Saint, qui le prenoit & en coupoit une piece pour sa pitance, & le rejetoit dob_6ec2e1_goustan-diminue-200x300ans l’eau, &, tout à l’instant, il se trouvoit tout entier, sans lesion ny blesseure, & ne manquoit, tous les matins, à se présenter à St Corentin, qui faisoit toûjours de mesme.» Curieusement, on retrouve cette même légende à propos de St Goustan: Il est souvent représenté avec un poisson à la main(ici à droite); c’est l’illustration de la légende qui l’entoure. Blessé sur son île, il se serait contenté seulement d’une portion d’un gros poisson, en gardant une part pour le lendemain. Et chaque jour, le poisson se recomposait totalement.

Je me demande à quel point les évangélisateurs, qui concevaient ces contes à prier debout, étaient végétariens ? Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un café vous aurez ?

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la propédeutique et du Glenfarclas (40 ans) réunis, bonjour. Oui, nous sommes le Vendredi 23 novembre 2018, c’est à dire le troisième jour de frimaire (mais non, pas fille-mère, madame Michu) dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon). moulin-a-cafe-peugeotMon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux. Hé oui, petit scarabée, parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais… Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel attendait la cafetière.

Si vous avez un pote qui se prénomme Bieuzy, c’est le jour ou jamais pour lui souhaiter une bonne fête: sans doute origine Celtique, de « buheseg » qui signifie plein de vie. Disciple de saint Gildas de Rhuys, il se construisit un ermitage sur les bords du Blavet. D’après la légende, il eût un jour à choisir entre guérir la meute des chiens de son seigneur atteinte de rage et ne pas chapelle-saint-gildas-bieuzy-lady-breizh (14)célébrer la liturgie pour son peuple, ou bien célébrer ce service religieux et ne pas répondre aux injonctions du seigneur brutal qui le demandait. Il préféra ses fidèles aux chiens, ce pourquoi il fut tué d’un coup d’épée par le seigneur breton. C’est que ça ne rigolait pas à l’époque. De nombreuses fontaines lui sont dédiées en Bretagne. Il est le patron de la localité de Bieuzy-les-Eaux (56) et de Saint-Bihy (22) près de Quintin. La photo de l’ermitage vient du site les tribulations d’une bigoudène (sans autorisation bien sur.)

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.