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Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la musique baroque et du coco paimpolais réunis, bonjour ! En ce troisième jour de floréal, dédié à la fougère, j’en connais qui ne manqueront pas de souhaiter une bonne fête aux Gonvarc’h. Cynfarch Oer (ou Cunomarcus ou Cynfarch ap Meirchion ) était un roi de Rheged, au VIe siècle. On sait peu de choses sur lui. Il serait le fils de Meirchion Gul et père du roi Urien de Rheged. Sa lignée est connue sous le nom de ‘Cynferchyn’ . Selon le professeur H.M. Chadwick, Senyllt ap Dingat roi de Galloway était exilé dans l’île de Man vers 550, et David Nash 300px-RhegedFord suggère que Cynfarch était son ennemi. D’où le nom ‘Rheged’ à Dunragit près de Stranraer et les contes de Mark ap Meirchion (ou Cun-mark ap Meirchion) dans la même région. Il aurait participé à la bataille d’Arfderydd en 573. Le Rheged était l’un des royaumes bretons qui s’étaient constitués, vers le Ve siècle, après le départ des troupes romaines, au nord de l’île de Bretagne, dans une zone qui est aujourd’hui le nord-ouest de l’Angleterre et le sud-ouest de l’Écosse. La généalogie des rois de Rheged remonte jusqu’à Coel Hen (dont les anglais feront Old King Cole) qui régna au tout début du Ve siècle. On connaît aussi les victoires remportées par ses rois, Urien de Rheged, et son fils Owain mab Urien, sur les rois de Bernicie dans la seconde moitié du VIe siècle, car elles ont été chantées par le barde Taliesin.

Ecoutons ce qu’en dit Albert Deshayes:

Konvarc’h ['kõnvarx] : prénom masculin ; fêté le 22 avril ; gallois Cynfarch ['kenvarx] ; fêté le 8 septembre. Ce saint est l’éponyme de Saint-Gonvarc’h en Landunvez (29) non loin de mon ermitage et dont on voit ici le fameux menhir de St Gonvarc’h, et du village disparu de stgonvarch2Langonmarc’h en Berrien (29), mentionné en 1638. Au pays de Galles, deux saints ont porté le nom de Cynfarch. Le premier est le mari de Nyfain, fille de Bruchan, et le père d’Urien Rheged, chef d’un petit royaume au nord de la Bretagne insulaire. Il serait l’éponyme de Llangynfarch dans le Clwyd. Le second était un disciple de Dyfrig et l’éponyme de St. Kinmark, près de Chepstow, anciennement Llangynfarch. Attesté sous la forme Conmarch, comme témoins de plusieurs chartes de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon, le nom se compose des termes vieux bretons con « guerrier » et march « cheval ».

Allez, passez une bonne fin de semaine électorale et à bientôt peut-être.

C’est le jour du Lilas…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la relativité et du p’tit gris de Bourgogne réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 15 avril 2017, 26è jour de Germinal dédié au lilas et jour de la Saint Patern. Patern austère en ce qui me concerne car, on sait peu de choses du personnage si ce n’est qu’il fut (sans doute) le premier évêque de Vannes (56) et qu’il fait partie des sept saints fondateurs de Bretagne. C’est grâce à l’auteur de la Vita Paterni, que de nombreux points d’ombres s’éclaircissent. Patern ou Padern, fils de SANT-PATERN-3-NB-200x300Petran et Guean, est un gallo-romain qui aurait immigré de Grande-Bretagne, plus exactement du Pays de Galles, au cours de la seconde vague de l’émigration bretonne en Armorique. Avant cela il fonde plusieurs monastères au Pays de Galles dont celui de Llanbadarn Fawr dans l’actuel comté de Ceredigion (Llan-Padern-Vaur – « Grande église de Patern »). Une autre légende veut que certains Rois d’Irlande furent convertis par Patern. C’est à Jérusalem qu’il aurait, au cours d’un pèlerinage, reçu la consécration épiscopale. Son arrivée sur le siège de l’évêché de Vannes serait due au chevalier légendaire de la Table Ronde et premier souverain du Broërec, Caradoc. C’est au cours du concile de Vannes vers 465, que l’avènement de l’évêque est historiquement attesté. Inutile de préciser qu’il trône en bonne place dans la vallée des saints à Carnoët; réalisée par Olivier Lévèque sculpteur de Pléneuf-Val-André.

https://youtu.be/HxrH6iA0MrA

Allez, soyez remercié pour votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Tout ça c’est des Gonery…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la méditation transcendentale et du brocoli réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 04 avril 2017, jour correspondant au 15 de germinal habituellement dédié à l’abeille.

 
En Bretagne on fête les Goneri. Ils existent plusieurs saint-Gonery par chez nous et notamment un village le long du canal de Nantes à Brest où mon pote Thierry m’initia à la pêche au brochet, moi qui jusque là n’avait fréquenté que la vieille et le maquereau. Il y a très, très, longtemps. Il est aussi, en Côtes-d’Armor, du côté de Plougrescant, une chapelle St Gonery dont la fâcheuse habitude du clocher à pencher dangereusement a fait le bonheur de plus d’un photographe. Goneri ile loaven était dit-on le fils Elibouban qui se retira sur l’île de Loaven (située à deux encablures dans l’Ouest-Nord-Ouest de Roc’h Skeiviec face à Plougrescant; je peux assurer par expérience, qu’elle offre un très bon mouillage par gros temps) pour vivre sa vie d’ermite. Ce nom est formé à partir de « kon » (chien de guerre). L’église a popularisé la forme lénifiée « Goneri » au lieu de « Koneri ». Gonéry était un ermite de Grande-Bretagne qui émigra en Armorique au 6e siècle. Après avoir longtemps vécu à Brenngili près de Rohan, où il convertit le prince Alwand, tiern de Noyal, il se retira à Plougrescant pour mourir près de l’île Loaven ( où sa mère, sainte Elibouhan, s’était retirée. On raconte d’ailleurs que saint Gonéry, certes mort à Plougrescant, quitte tous les ans sa chapelle pour se rendre à l’île Loaven pour rendre hommage à sa maman. C’est-y pas mignon !

Saint Gonéry est invoqué pour soulager les angoisses et les ficlocherèvres. Le pardon (c’est une fête paroissiale locale) du 29 juillet (ou dernier dimanche de ce mois) est renommé. Autrefois, ce jour-là, il y avait toujours un audacieux pour escalader le clocher, à l’aide des crampons de fer qui garnissent sa face extérieure. Il montait pour attacher des rubans multicolores à la queue du coq de la flèche, sous les applaudissements de la foule admirative. A son retour au sol, le sportif recevait pompeusement une tasse pleine de vin. Voila, j’ai fait ma b.a. vis à vis de l’office du tourisme. Si le cœur vous en dit n’hésitezmaison rocher pas à visiter le coin de Plougrescant, vous ne serez pas déçu, c’est un des plus beaux endroits de la côte bretonne. C’est là où se trouve la fameuse petite maison nichée dans les rochers et qui a fait mille couvertures de magazines avant que le propriétaire ne fasse valoir son droit à l’image. J’espère qu’il ne va pas me faire un procès…

Allez, c’est pas tout, le Mardi j’ai piscine. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Kemo et Kirio sont dans un bateau…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la chronique locale et du bigorneau réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 13 mars 2017, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la Cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au cochleaire-officinale-1latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades.

Nul doute que le saint du jour, KEMO, en a trouvé sur son chemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne. Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en breton Loch-Kemo. La tradition locale en fait un compagnon de saint Efflam avec qui il aurait débarqué sur la Lieue de Grève au VIè siècle en compagnie de Tuder, de Haran, de Nérin, de Karé et de Kirio. Une bande de saints quoi ! Loch-Kemo « Lieu consacré à saint Kémo », ce village relevait autrefois algues vertesde l´abbaye cistercienne du Relecq en Plounéour-Ménez (Finistère) dont les lieux-dits Parc-ar-Manac´h, « le champ du moine », et Prat-ar-Manarty, « le pré du monastère », semblent constituer le seul souvenir sur le territoire communal. A cette époque là, les saints voyageaient en bandes organisées, une sorte de Costa croisière qui venait s’échouer sur les côtes bretonnes. Aujourd’hui ils feraient une drôle de tête en voyant les algues vertes s’amasser au fond de la baie (l’illustration de droite est signée Goutal.)

Si vous avez l’occasion de circuler sur cette magnifique corniche qui maison a l'aiglelonge la plage de Saint-Efflam, arrêtez vous un instant devant cette étrange bâtisse. Les gens du coin la nomme la maison à l’aigle; on la doit à l’ingénieur Ventome et elle est entièrement en béton ce qui était très rare pour l’époque (1928). C’est un mélange de styles arts-déco et oriental; on dit que l’aigle vient de l’exposition coloniale de Paris (1931).                                

Bon allez, ça suffit pour aujourd’hui. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le loup, le renard & la belette…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la sainte généalogie et du bar en croûte de sel réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 05 mars 2017, 15è jour de ventôse dédié à la chèvre. Il fait un temps à pas mettre un Fillonniste dehors: la pluie, le vent et le brouillard (ce qui mit la sage-femme en r’tard comme dans la célèbre chanson A recouvrance). Aujourd’hui c’est le cénobite qui est à la bourre; En conséquence de quoi, bis repetita placent pour ce billet; car, si l’on en croit Horace, les choses répétées plaisent…

Or donc, en Cornouailles et en Léon, on célèbre (ou pas) saint Piran, ou Péran qui serait selon certains historiens le Kiéran de Saighir évêque d’Ossory à qui on attribue l’introduction du christianisme en Irlande en compagnie de son pote  Patrick… Né en Irlande à Corca-Laighde, fils deSaïghir SaïghirLaighne, noble de l’Ossory et de Liadan. Avant sa conception, sa mère aurait eu le rêve qu’une étoile tombait dans sa bouche. Elle consulta ses druides qui lui dirent qu’elle enfanterait d’un fils qui aurait une très haute renommée. Piran rencontra Patrick, le futur Primat d’Irlande , qui lui dit: « précède-moi en Irlande, trouve un puît et bâtis un ermitage. Pour cela prends ma cloche et lorsqu’elle se mettra à parler d’une voix mélodieuse, c’est que ce sera le bon endroit. » Après des années de recherches , il trouva enfin l’endroit près d’Uaran et bâtit le monastère de Saighir (Saïghar).

Beaust-peran-1coup de légendes parlent de Kieran de Saighir comme ayant ressuscité plusieurs personnes. Il avait dit-on apprivoisé un loup, un blaireau et un renard. Le loup et le blaireau étaient devenus très obéissant mais le renard était resté espiègle. Il dérobait les chaussures de saint Kiéran et les cachait dans sa tanière. Pour un peu on l’entendrait chanter « j’entends le loup, le renard et la belette » mais, pour notre bonheur, il a refusé d’intervenir en faveur de Nolwenn Leroy aux victoires de la musique… Ci-dessous une version des plus emballantes par le groupe Blue railroad train. Saint Kieran de Saighir serait décédé en 530 de cause naturelle.

Péran a laissé de nombreuses traces en Bretagne : Saint Peran est le patron de la paroisse de Trézélidé en Léon, non loin de Morlaix. Dans l’Est de la Bretagne il est l’éponyme de Saint-Peran, une trêve de PaulePaimpont, jadis un prieuré , et de Lopéran dans la paroisse de Saint-Malo-des-Trois-Fontaines, au Nord-Ouest de Ploermel, ; et dans le Sud nous trouvons Loperan au Port-Louis près de Lorient ; au Nord il y a un Saint-Peran en Plédran (22) et une forteresse “vitrifiée” toute proche, appelée Camp de Peran (sans doute une forteresse Viking) un Prat-sant-Peran en Paule, et un bois, un château, et une lande, de Saint-Peran en Glomel, avoisinant Paule ainsi que le manoir, ici en photo.

Voilà pour la petite histoire du Dimanche, en attendant les prochaines, portez vous bien et à demain peut-être.

A la St Jaoua, Fillon est dans le caca…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’Espagne éternelle et de la tortilla réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 02 mars 2017, douzième jour de ventôse dédié à ormel’orme; Très bel arbre de haute futaie en voie de disparition à cause de la graphiose qui a dévasté cette essence depuis 1925 environ dans tout l’hémisphère Nord. A Paris on comptait 30 000 ormes avant l’épidémie; il en reste à peine quelques centaines. Mais vous pouvez vous exercer à la culture en bonsaï, il s’y prête très bien.

Par ici on fête les Jaoua:  Déclinaisons du prénom breton : Jaoven – Jova – Jaouen – Joeva. Patron de Brasparts, neveu de Paol-Aurelian. La légende dit qu’il aurait libéré les habitants du Faou (29) d’un dragon où d’un buffle sauvage. Il fut abbé de Daoulas puis évêquchapellesaintjaouae du Léon. Son tombeau se trouve à la chapelle de Saint-Jaoua, à Plouvien, non loin de mon ermitage. Dans la Vie de Paol Aurelian, le saint est appelé luuehinus, dont procède le français Joévin, nom que l’on peut lire sur son tombeau. D’origine insulaire, il accompagne son oncle Paol Aurelian en Armorique. Quand Paol Aurélian, probablement vers 520 , se décida à passer en Armorique (ou Petite Bretagne ), Jaoua fut du voyage.

Venant de Grande Bretagne, Pol Aurélien et ses 14 compagnons débarquèrent d’abord à Ouessant puis vinrent sur le continent. Jaoua, surnommé l’ermite, s’installa dans un lieu à l’écart aujourd’hui appelé Kerber en Lampaul-Ploudalmézeau. C’est à ce moment qu’aurait eu lieu l’histoire légendée du buffle sauvage. Comme son maître, il est né dans le Morgannwg, dans la région de Penychen. Sa légende raconte qu’il Jaoua 2aurait abordé à Landévennec (29), où l’accueuillit l’abbé Iudwall. Moine à l’abbaye jusqu’à son ordination à la prêtrise, il est conduit à Brasparts (29) pour lutter contre la paganisme. Budic, roi de Cornouaille, lui accorde des terres à Daoulas (29), à l’endroit où les abbés Tadeg et Iudwall auraient été assassinés. Il devient le premier abbé de Daoulas, puis le coadjuteur de Paol, qui en fera son successeur comme évêque du Léon. Au bout d’un an, il se démet de cette fonction pour revenir à Daoulas bénir les récoltes, qui s’annoncent mauvaises. Pris de fièvre durant son voyage, il meurt à Plouvien (29). À Saint-Jaoua en Plouvien, où se trouve son tombeau, sa statue le représente en évêque, debout sous un dais. Inutile de préciser que sa statue géante en granit bleu de Louvigné du désert et que l’on doit à Goulven Jaouen, trône en bonne place dans la vallée des saints à Carnoët.

Allez, c’est tout pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la saint Claude, le cénobite à la billebaude…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis des sciences occultes et des coups de pied du même nom réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 15 février 2017, 27è jour de Pipe st claudePluviôse dédié au noisetier. Le coup de tabac est passé, on peut retourner au jardin. Justement, à propos de tabac, c’est en allumant ma pipe que je m’aperçois qu’aujourd’hui, c’est la saint Claude… Ceci pour expliquer que ce billet est une rediff. Va donc pour Claude, chez nous on dit Glaoda, et comme disait Fernand Raynaud:  « vous allez voir comme les gens sont méchants… »

Voici comment Albert Le Grand présente la chose: «Du Temps du Pape Vigilius & de l’Empereur Justinian I, l’an de salut 540, regnant en la Bretagne Armorique le Roy Hoël, dit le Faineant, II du nom, un certain personnage, nommé Glaudan, passa la Mer, &, quittant la grande Bretagne (qu’à present on appelle Angleterre), vint, avec sa femme Gologuenn, aborder la coste de Leon, en la Bretagne Armorique : étans sortis du vaisseau, ils prirent leur chemin le long du rivage, & arriverentVallée 1 en la Paroisse de Ploüider, distant de deux lieuës de la ville de Lesneven,&, voulant passer outre, la nuit les surprit en la greve qui est entre ledit Ploüider & Plou-neour-trez, de façon qu’ils furent contraints de chercher à loger, cette nuit, en un Village situé és paluds de Brengorut, mais le Païsan à qui ils s’adresserent, voyant que c’estoient des étrangers pauvres & necessiteux, les refusa, de sorte qu’ils furent contraints de loger en un lieu, nommé alors Odena, où Gologuenn accoucha dun Fils.» Vous constatez comme moi que le refus de l’autre, la xénophobie, la peur du migrant, tout cela n’a rien de nouveau et Claude et sa petite famille en firent les frais comme aujourd’hui Mohamed ou Mamadou.

Bon, je vous fait grâce de la suite car, c’est long, très long, très très long… Vies des saints de la Bretagne Armorique par Albert Le Grand (1636) – Vè édition de 1901 . Le bon père Albert le Grand aurait fait fortune dans l’écriture de scénarios pour les séries télévisées. Personnages, Goulven-fontaine_saint_goulven__Lavoir-300x194suspense, rebondissements, tout y est. Dès qu’un paroissien lui parlait de l’existence d’une source sacrée, d’un menhir ou d’un arbre liés à la très vieille et très ancienne tradition celtique et peut-être même plus ancienne encore; il sortait son petit calepin et inventait illico une histoire de saint garanti grand teint, fervent chrétien et si possible catholique. Voilà pourquoi il y a davantage de saints en Bretagne que de jours dans les calendriers. Néanmoins, si vos pas vous conduisent dans le secteur, prenez le temps de visiter l’anse de Goulven, la baie de Kernic, les dunes de Keremma et le restaurant de la Butte à Plouider…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Dans la vallée…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la petite histoire et du céleri rémoulade réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 janvier 2017, 5è jour de Pluviôse dédié au taureau. Pour les armoricains c’est la saint Kadeg, ou Kadoc, ou Cadou qui a laissé son nom à une magnifique petite île du golfe du Morbihan dans la ria d’Etel, l’île de saint Cado; et non pas sac-à-dos (Enes-Cadvod, en la commune de Belz). Bien évidemment ce saint là à rapidement trouvé sa place dans la vallée des saints à Carnoët (22).

Fils d’un prince de Glamorgan en Pays de Galles, puis fondateur et abbé du grand monastère de Lancarvan (Llancarfan en Grande-vallée des saintsBretagne dans la région de Cambrie), Saint Cado (Saint Cadou) vécu en Armorique vers 560. Albert Le Grand écrivait (1636): Cado estoit natif de la grande Bretagne & fut fils d’un Prince, qui regnoit en un canton de ladite Isle, lequel s’appelloit Guillenus, descendu de la race du Grand Constantin, & sa mere se nommoit Gudalusa, fille de Brahanus, Roy d’une partie d’Irlande. Il nasquit environ l’an 522 sous le Pape saint Hormisda, l’Empereur Justin premier, & le Roy de Bretagne Armorique Hoël II de ce nomIl venait retrouver ses compatriotes chassés par l’invasion saxonne et résida dans l’ile de la rivière d’Etel qui porte aujourd’hui son nom.

Il y construit un oratoire, fonda un monastère et se consacra à l’évangélisation du pays. Il fût aussi à l’origine de la construction de la chaussée de 100 mètres qui relie l’île à la terre, ce qui lui valu une légende populaire. Cado, désirant un pont, mais manquant de ile_stcado13-300x197moyens pour le réaliser, reçu un jour la visite de Satan. Celui ci lui proposa d’en faire lui même la construction, et en guise de récompense, recevoir l’âme du premier être vivant qui traverserait ce pont. Cado accepta, et le Démon créa l’œuvre en une nuit. Au matin suivant, Cado lâcha un chat, qui passa sur le pont. Étonnant, non ! En cette période troublée où un socialiste ne reconnaitrait pas ses petits… Y’a de quoi fouetter un chat.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la saint Gwendal le cénobite s’en va t-au bal…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la libre pensée et de la caille aux raisins réunies, bonjour! Nous sommes le Mercredi 18 janvier 2017, 29è jour de nivôse dédié au Mercure.

Et les bas-bretons armoricains vont fêter les Gwendal. Gwenaël (puisque c’est là l’origine de ce prénom), né au commencement du VIème siècle, succéda en 532 à Gwennolé comme abbé de l’abbaye de Landévennec. En 539, il résigna son abbaye pour se rendre en Irlande où il séjourna trente quatre ans. Revenu en Armorique, il fonda sur les bords du Blavet un monastère où il mourut vers 585-590. Ce nom, dont la forme originelle Uuinhael revient à plusieurs reprises dans legouache anonyme cartulaire de Redon est un composé en vieux breton des qualificatifs uuin, « sacré, béni » et hael « noble, généreux ». Par fausse régression, ce nom a évolué en vendal dans plusieurs lieux-dits : Kervendal, noté anciennement Kervennal, et dans Saint-Guendal, nom d’une chapelle en Douarnenez noté Saint Guenel en 1691 (ci-contre une gouache de belle facture dont l’auteur restera à jamais inconnu). Pour la trouver (la chapelle, pas la gouache), il faut aller en direction de Confort-Meilars par la D 785. Elle se niche sur la gauche à environ 1 km après la sortie de Pouldavid (29). Dans le placître de la chapelle du même nom, en bas tout près de la route.

C’est un grand monument qui possède un toit incliné et un petit bassin. Elle est surmontée d’une croix. On y jetait des pièces, vite récupérées par les garnements. Aussi les pèlerins les cachaient dans les interstices, entre les pierres de construction. Le tout était dissimulé par des morceaux de faïence. Elle aurait le pouvoir Douarn-st-Vendal-300x214de guérir de la goutte et des rhumatismes ( en breton gwendré) et, plus largement, tous les maux qui entravent la marche. Encore aujourd’hui, et particulièrement le jour du pardon, des personnes s’aspergent les membres en souffrance de l’eau de la fontaine. Son pardon était très prisé surtout des bigoudens qui venaient nombreux même si les conditions étaient difficiles : le pardon était appelé « pardon va e kostez » en raison de la configuration du terrain. Certains l’appelaient aussi « pardon an dud affliged ». Quant au prénom Gwendal, qui jouit d’une vogue certaine, il apparaît donc comme une forme évoluée et populaire de Gwenhael. L’acception « au front béni » est donc erronée.  Largement répandu de nos jours, le succès de ce prénom est sans doute à mettre au crédit du célèbre groupe du même nom.

Bon, ben, je crois que j’ai tout dit, allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ici Londres…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’existentialisme sartrien et du poulet Stroganoff réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 02 janvier 2017, treizième jour de nivôse dédié à l’ardoise, maen-glas en breton.

Or donc fêtons les Koupaia prénom dans lequel on retrouve sans doute Copia, représentation symbolique de la déesse mère de Rome Cybèle (la coupe) le chaudron pour les celtes. Inutile de vous dire que Koupaia trône en bonne place dans la vallée des saints à Carnoët. Sainte Aspasie, plus connue sous le nom de Pompée si l’on en croit M. de Garaby dans: la vie des bienheureux et des saints de Bretagne: … dut le jour Koupaia-vallée-300x226à Eusèbe, qui devint roi d’Armorique, et à sainte Landouenne, son épouse. Eusèbe sévit une fois avec excès ou injustice contre des sujets qui l’avaient irrité : il fut attaqué d’une maladie, et sa fille unique fut obsédée du démon. Saint Melaine qui passait par là les délivra. La vierge généreuse porta son père à donner au prélat Comblessac, pour l’entretien de ses religieux. Plus tard, notre héroïne perdit un bon père, une mère excellente et, avec eux, un royaume. Les droits de l’orpheline furent sacrifiés à Budic; c’est-y pas malheureux madame Michu, mais elle se montra si digne du trône, que Hoël Ier, successeur de Budic, associa sa cousine Aspasie à la couronne, en l’épousant. En 509, les Frisons firent une irruption dans l’Armorique et, malgré les efforts de Hoël-le-Grand, ils s’en emparèrent (oui, le frison est taquin !). Le souverain et sa famille se retirèrent dans les îles britanniques. Certains historiens affirment qu’il y forma un gouvernement provisoire. Hoël et Aspasie s’attachèrent à donner une bonne éducation à leurs enfants, et en mirent deux en pension au petit séminaire, Tugdual et Léonor, sous la direction du savant et pieux Iltut.

En 513, le prudent et brave monarque chassa les barbares de ses états, y reprit les rênes du gouverneme300px-Koupaia2nt, et, aidé des conseils de son épouse, répara les maux qu’y avaient multipliés de féroces étrangers qui étaient venus jusque dans nos bras pour égorger nos fils et nos compagnes. Il paraît que la reine était restée en Angleterre. Hoël y rentra pour voler au secours de son parent, le roi Artur. Pompée eut à pleurer son illustre époux vers 545. Grande dans sa viduité, elle embrassa la vie religieuse, suivit, avec sainte Sève, sa fille, S. Tugdual et S. Léonor, lorsqu’ils vinrent en Bretagne, et qu’un autre de ses enfants, Hoël II, monta sur un trône que son père venait de couvrir de gloire. La bonne princesse passa le reste de ses jours dans un monastère à Langoat (à droite, le tombeau), à une lieue de celui de Tréguier, que dirigeait saint Tugdual.

Allez, je réitère tous mes vœux et je m’en vais faire mon bois, on annonce une semaine des plus frisquet. Portez vous bien et à bientôt peut-être.