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The Bird…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la tradition et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 12 mars 2017, 22è jour de ventôse dédié au persil. Par chez nous on fête les Paol-Aurelian  communément appelé kersaliousaint Pol-de-Léon, il fait partie des sept fondateurs d’évêchés bretons. Il naquit au Pays de Galles vers 480, où il fut condisciple de Gildas et de Samson à l’école monastique d’Ildut. Avec douze compagnons il quitta son île et débarqua à Ouessant. (à droite le manoir de Kersaliou) De là, il vint sur le continent, probablement à Lampaul-Plouarzel, séjourna à Lampaul-Ploudalmézeau, puis se dirigea vers le castel de Léon. Le comte Withur lui donna un évangéliaire et une cloche, la forteresse gallo-romaine en ruines et l’Ile de Batz.

En fait, je voulais marquer cette journée d’une pierre blanche car c’est le jour anniversaire de la mort du « Bird », Charlie Parker him self, le plus grand de tous les saxophonistes que Boris Vian surnommait « zoiseau ». Il nous a quitté alors qu’il n’avait pas 35 ans mais nous a laissé un héritage exceptionnel. Dans les années 40, avec Dizzy et Thelonius Charlie GMonk, ils ont posé les bases du jazz moderne et du Be-bop en particulier. Le saxophoniste a développé dans son adolescence une forte addiction aux opiacés, assez courante chez les artistes. De la morphine il passe rapidement à l’héroïne, ce qui va empoisonner sa vie et finalement causer son décès prématuré. De plus cette dépendance, rapidement devenue de notoriété publique, incite de nombreux jazzmen à se droguer eux-mêmes convaincus d’y trouver l’origine du génie Parkerien. Le jazz resta plusieurs décennies associé aux narcotiques, ce qui a grandement contribué à ternir l’image du mouvement be-bop dans son ensemble et a gâché l’ascension de nombreux musiciens talentueux.

L‘addiction de Parker aux drogues est importante et il se soucie davantage à l’obtention de ses doses plutôt que d’arriver à l’heure ou même d’assurer concerts et sessions d’enregistrement. 1946 fut pour lui ponctuée par une succession de péripéties qui se terminèrent par un séjour de 6 mois à l’hospital psychiatrique. Après des années où sa renommée est au plus haut, pendant lesquelles il ne parvient pas toujours à se tenir éloigné de l’héroïne ou à calmer ses pulsions autodestructrices, Charlie Parker meurt à New York chez la baronne Pannonica de Koenigswarter (on dirait une marque de bière), alors qu’il regardait la télévision, à l’âge de seulement 34 ans. Sa mort sera officiellement attribuée à une pneumonie et un ulcère, elle est surtout le résultat de ses excès avec l’alcool et la drogue. Le médecin chargé d’examiner le corps le trouvera si abîmé et épuisé qu’il estime son âge entre 50 et 60 ans, une erreur de près de 20 ans.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Sur la route de Memphis Slim…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du trot attelé et du pendule de Foucault réunis, bonjour ! Nous sommes, qui l’eut cru, le Vendredi 24 février 2017, sixième jour de Trille-rouge-fleur-01-300x199Ventôse dédié à l’Asaret qui est, chacun le sait, une plante herbacée de la famille des Aristolochiacées. L’Asaret du Canada est une plante désignée vulnérable à la récolte par le gouvernement, il est interdit de la cueillir ou d’en faire le commerce. Sa fleur est petite et de forme particulière. Le rhizome de l’Asaret du Canada a une odeur et une saveur de gingembre c’est pourquoi on l’appelle aussi gingembre sauvage. Voilà, vous savez tout.

C‘était la fin des années 60 (les sixties), une formation professionnelle m’avait entrainé dans la capitale. L’ami qui servait de guide au petit provincial que j’étais, me proposa de découvrir les caves de St-Germain et St Michel. Celle-ci se nommait « les trois mailletz » (sans doute en référence à une ancienne loge maçonnique) à travers l’écran de fumée 1200px-Aux_Trois_Mailletzdes cigarettes (quelle belle époque) on distinguait une scène minuscule sur laquelle officiait un pianiste de génie. Il s’appelait Memphis SLIM. Dans ce cabaret, rue Galande dans le quartier Latin, se produisaient Coleman, Armstrong, Count Basie et j’en passe. Haut lieu du jazz de l’après guerre jusqu’à ce que De Gaulle demande aux américains de rentrer chez eux. Magicien des claviers, Memphis Slim aura perpétué la tradition boogie-woogie, ce style piano-blues forgé dans les barrelhouses du Deep South. Fortement influencé par Roosevelt SYKES, le maître du style, Memphis Slim s’affirmera comme les des plus grands représentant du Chicago blues.

Après avoir accompagné des bluesmen tels que Big Bill Broonzy ou Ruby TAVERN, c’est avec l’arrivée du blues électrique, sous l’impulsion de Mmemphisuddy  Waters, que Memphis Slim crée la formation des House Rockers. Nous sommes alors en 1947, et débute pour Memphis Slim sa période la plus intense. Début des années soixante, après avoir   participé à la première tournée de l’american folk blues festival, Memphis Slim décide de s’installer en France. Son style, très apprécié en Europe, influencera le folk-blues de cette époque. Egalement très grand chef d’orchestre, Memphis Slim aura joué tout au long de sa carrière avec les plus grands noms du blues, laissant derrière lui quelques enregistrements incontournables dans l’histoire du blues. De son vrai nom John len Chatman, il est né à Memphis dans le Tennessee. Il est mort à Paris un 24 février en 1988 après avoir enregistré plus de trois cent disques…

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A vos cassettes…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour ! Au train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver… Nous sommes le Mercredi 22 février 2017 c’est à dire le quatrième jour de ventôse, dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun antidote. Même pas un remède de cheval.

Vous ai-je déjà parlé de Buddy TATE, né George Holmes TATE un 22 février en 1913 à Shermann, Texas ? Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au buddy 1ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk. Il rejoint en 1939 l’orchestre de Count Basie en raison du décès soudain de Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem. Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway.

Ci dessus en vidéo, un grand classique, le fameux standard Mack the Knife, vous savez, Kurt Weill, BrecBuddy Tate 2ht. Il reviendra en Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à gauche en compagnie de Milt Bruckner. Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à demain peut-être.

Il jouait du piano debout…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du pied-à-coulisse et du trombonne du même métal réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 23 décembre 2016, 3è jour de nivôse dédié au Bitume…

Or donc, aujourd’hui c’est la St Armand; c’est sans doute pour cela que je m’en vais vous causer d’Oscar. Tiens, en voici un qui est né un 15 août en 1925 dans ce quartier de OscarMontréal que l’on appelle la Petite Bourgogne et mort le 23 décembre 2007 à Mississauga (Ontario). Il va grandir baigné par la culture jazz et, très vite son père lui enseigne la trompette. Mais pour Oscar, le must c’est le piano. C’est sa sœur Daisy qui va se charger de l’apprentissage. A l’âge de 14 ans il gagne un prix national et quitte l’école pour devenir musicien professionnel. Le voici en compagnie d’un autre géant: Count Basie.

Oscar Peterson va rapidement se construire une réputation et il apparaîtra au Carnegie Hall pour la première fois en 1949. Influencé par Nat King Cole et surtout Art Tatumpeterson, il va accompagner Lester Young, Louis Armstrong et Ella Fitzgerald. Le tournant de sa carrière est son engagement par l’impressario Norman Granz qui va lui permettre de jouer avec les plus grands de son époque. De 1991 à 94, il est chancelier de l’université de York à Toronto, il faut noter par ailleurs qu’il est Franc-maçon. Après avoir parcouru le monde, enregistré des centaines de titres, joué avec les meilleurs, reçu tous les prix possibles, il va s’éteindre dans sa maison de la banlieue de Toronto le 23 décembre 2007. Je fais partie de ceux qui le considère comme le plus grand pianiste de jazz de tous les temps.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

RIP Toots…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

L’harmoniciste et compositeur de jazz Toots Thielemans s’est éteint à l’âge de 94 ans.
C‘est bien connu, nos amis belges sont cthielemansapables du meilleur comme du meilleur (j’veux me fâcher avec personne) les meilleurs chanteurs: Brel, Arno, Mauranne… Le meilleur waterzoï, les meilleures bières: Gueuze, Trappiste…Le meilleur système politique, euh non, la ils ne sont pas au top. Mais savez vous, une fois, qu’ils ont aussi produit  quelques uns des meilleurs jazzmen de la planète. Voici quelques mots sur l’un d’entre eux: Toots Thielemans est un nom que l’histoire de la musique, et du jazz en particulier, a accroché depuis longtemps au rayon des légendes. Né à Bruxelles en 1922, Toots thielemans découvre le jazz durant l’occupation allemande et Django Reinhardt devient alors son idole.

Guitariste, siffleur, harmoniciste, il rejoint la tournée européenne de Benny Goodman en 1950. Par la suite, c’est aux Etats-Unis qu’il commence à se faire un nom dans le Charlie Parker’s All Stars ou le thielemans 2quintet de George Shearing. Voici une vidéo qui le montre en compagnie de David Sandborn. Il parvient à créer un style, son style, et à donner à l’harmonica une place majeure sur la scène jazz. Sa carrière décolle et Toots Thielemans est demandé par un grand nombre de musiciens. Sur scène ou en studio, il accompagnera Ella Fitzgerald, Quincy Jones, Jaco Pastorius en encore Bill Evans. Quincy Jones dit de lui « Je peux dire sans hésitation que Toots est un des plus grands musiciens de notre temps. Nous avons travaillé ensemble un nombre de fois incalculable. C’est quelqu’un qui sait vous toucher au cœur et vous faire pleurer. » Bel hommage, non !

Un T-Bone sinon rien…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la satirologie et du pain bénit-oui-oui réunis bonjour ! Nous sommes, bon an mal an, arrivés ensemble jusqu’à ce Samedi 28 mai serpolet2016, 9è jour de prairial, que nos amis républicains avaient dédié au serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet c’est bon pour tout. En infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches, ce proche cousin du thym est une vraie panacée. C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale si cela ne risquait d’aggraver le déficit…

And now, ladies & gentlemen, oyez l’histoire de T-Bone Walker né Aaron Thibeaux Walker le 28 Mai 1910 à Linden, Texas. Elevé à Dallas où il vécut dès ses deux ans, T-Bone Walker fut rapidement influencé 220px-T-Bone_Walker,_American_Folk_Blues_Festival_1972_(Heinrich_Klaffs_Collection_46)par le jeu et la technique de Blind Lemon Jefferson. De 1920 à 1923 il le suivit dans les rues de Dallas et tenait sa soucoupe pour recueillir les pourboires des passants. Quand il eut dix ans sa mère se remaria avec un homme dont la famille possédait un groupe. T-Bone avait l’habitude de venir danser sur scène à la fin du spectacle, et de passer le chapeau parmi l’assistance. A 12 ans sa mère lui offrit un banjo mais il préféra changer pour la guitare. 1929 fut une année décisive pour lui. Il gagna un concours d’amateur, dont le premier prix était une semaine avec le groupe de Cab Calloway. A Houston il put prendre un solo sur un des morceaux du groupe. Ce fut là une de ses premières expériences avec le jazz. Sa musique s’en ressentit grandement, son style étant plus proche d’un guitariste jazz que de celui d’un bluesman traditionnel.

Un an après il enregistra pour le label Columbia les morceaux Witchita Falls et Trinity River Blues sous le nom de Oak Cliff T-Bone, d’après le nom de son quartier à Dallas. Il partit en tournée avec un groupe de musiciens blancs et rencontra quelques problèmes à Oklahoma City à cause de ses abus d’alcool. N’ayant que peu d’argent il quitta le Texas T-Bone gauchepour Los Angeles où il joua dans des formations de swing. Il fut l’un des premiers guitaristes à utiliser l’amplification électrique vers les années 1935 – 1936. En 1940 il enregistra quelques titres avec le groupe de swing Les Hite’s Cotton Club Orchestra dans lequel il était chanteur. Il enregistra T-Bone Blues qui eut un tel succès qu’en 1941 il forma son propre groupe. Toujours bien sapé, élégant, T-Bone Walker va devenir un modèle pour les jeunes noirs désirant réussir socialement à travers la musique. Il va continuer à jouer et quittera Black & White pour le label Imperial en 1950. Il y enregistrera pendant quatre ans une flopée de morceaux, améliorant constamment son jeu de guitare.

Au début des années 1960 son succès baissa lorsque le public blanc commença à découvrir le blues traditionnel. Walker avait une image trop brillante pour un public désirant du blues rural et traditionnel. Sa chance fut de tourner avec le premier American Folk Blues Festival en TBone3-300x2571962 grâce à John Lee Hooker. Dans les années qui suivirent il continua de se produire en Europe et aux Etats-Unis, abusant des plaisirs de la vie, l’alcool en tête. Cela lui valut de graves problèmes de santé et des soucis financiers. Ne pouvant plus se payer l’hospital il bénéficia d’un concert de soutien grâce à des artistes comme Gerry Mulligan ou Dizzy Gillespie. Son jeu et son « son » marquèrent nombre de musiciens, comme le grand B.B. KING. Sources : Adil-blues.com – la grande encyclopédie du blues. Il est mort des suites d’une pneumonie le 16 Mars 1975 à Los Angeles.

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Oh mamie blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis du soufisme éclairé et du soufflé au fromage réunis, bonjour ! Puisque aussi bien nous sommes le fromentalJeudi 26 mai 2016 et que ce jour était le 7è de Prairial dans le calendrier républicain, autant vous le dire tout de suite, il était dédié au fromental encore nommé, l’avoine élevée. Et quand bien même vous contesteriez ceci, ce ne serait pas une raison suffisante pour élever l’avoine. Oui, bon, d’accord… J’aurais voulu parler de la situation actuelle, mais le concert unanime des éditocrates, chiens de garde du libéralisme et leur rengaine « otages de la CGT » m’en a dissuadé ( jetez un oeil chez Acrimed :) . Et puisque vous êtes les meilleurs lecteurs qu’un blogue n’ai jamais eu, voici pour vous une véritable pépite dénichée sous les plis de la toile (c’est joli ça), le premier disque de blues de l’histoire, gravé en 1920.

C‘est Mamie Smith qui est la chanteuse, elle est née le 26 mai 1883 à Cincinnati, et décèdera en septembre 1946 à Harlem. C‘était une vraie enfant de la balle, elle se produisit dans des troupes de danse dès l’âge de 10 ans. Elle chanta dans de nombreux clubs et, en 1918, fit partie de la revue Made in Harlem de Percy Bradford. Très populaire dès 1914, elle est engagée par le même Percy Bradford qui réussi à convaincre la Grazy-Bluescompagnie Okeh de l’enregistrer. Crazy blues, c’est le titre du morceau, obtient un succès considérable dès sa parution. En fait, Crazy Blues était le second enregistrement de Mamie Smith, le premier ayant été un disque de deux chansons : You can’t keep a good man down et That thing called love . Sans être foudroyant, son succès avait été suffisant pour qu’on fasse de nouveau appel à elle, et cette fois ce fut une date dans l’histoire. On dit que le disque s’est vendu à 75000 exemplaires la première semaine. Dès lors Mamie entreprend une fructueuse carrière jusqu’en 1931. Elle défraie bien un peu la chronique par ses liaisons avec de grands jazzmen, ce qui ne l’empêche pas d’interpréter une série de films musicaux au début du parlant. Par la suite, Mamie Smith, drogue et alcool venant, sombrera dans la misère et l’oubli. Ah, la vie est dure madame Michu.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Every day I have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis,Colvert bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 mai 2016, cinquième jour de prairial dédié au canard. Dois-je vous rappeler que le 24 Mai 2016 est en réalité le Samedi 7 Merdre 143 Nativité de M. Plume, propriétaire selon le calendrier de pataphysique. Alors que par ici, certains vont célébrer Donatian & Rogatian, martyrs suppliciés sous l’empereur Maximien à Nantes, vers 288-290, pour n’avoir pas voulu renier leur foi, ils sont appelés les enfants nantais.

L’homme du jour s’appelle Elmore James, il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation il  James-297x300 gauchepartage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du Delta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom, sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il James droiteen restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec des compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau. Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Allez, c’est vraiment très sympa à vous de passer par ici de temps en temps. Portez vous bien et, à demain peut-être.

Shaw devant !

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis des années swing et du bourbon* sec réunis, bonjour ! * sauf le Jacks Daniel’s qui, comme chacun le sait n’est pas un bourbon mais un Tennessee whiskey filtré à travers du charbon de bois… Nous sommes artie Shawle Lundi 23 Mai 2016, quatrième jour de Prairial dédié à l’Angélique; pas la marquise, la plante. Je faisais un peu de ménage parmi des vieux vinyls lorsque je suis tombé sur ce « concertos for clarinet » de Artie SHAW… Comment peut-on se faire appeler Artie Shaw, je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-Léon (29), avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent.

Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à laArtie Shaw Live campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit:  Begin the beguine de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il est devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la artie gaucheMarine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, merci à vous qui passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

All that meat and no potatoes…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du bas de laine et de l’armoire normande réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 21 Mai 2016 et, mon p’tit calendrier républicain m’indique que le 21 mai, deuxième jour de prairial, est généralement 290px-Daylily_(Hemerocallis_fulva)_v2dédié à l’hémérocalle… Avouez que c’est une chance, Fabre d’Eglantine, l’un des inspirateurs, aurait pu choisir le pissenlit ou le coquelicot et bien non; le choix s’est porté sur l’hémérocalle mais je serai bien ennuyé s’il fallait vous dire pourquoi. Outre le fait qu’il s’agit d’une très jolie fleur et que certains cuisiniers téméraires la mélangent à leurs salades, je n’ai pas la moindre idée de ce qui a présidé à un tel choix. A la vérité, il me manquait une dizaine de lignes pour compléter ce billet, voilà qui est chose faite.

Les cénobites tranquilles ne pouvaient passer sous silence le jour anniversaire de la naissance de Fats Waller l’un des plus grands pianistes de jazz que la Virginie est connu. Thomas Wright Waller naît le 21 mai 1904 dans le quartier de  Harlem à New York (États-Unis). Son père, le prêcheur baptiste Edward Waller, lui enseigne dans sa jeunesse, dès six ans, quelques rudiments d’orgue à l’église et de piano fats waller à la maison. Il pense alors faire du garçon son successeur à la chaire dominicale. Mais, Fats préfère le swing des pianos bars à celui du gospel. Tout en jouant avec un sens du swing et une dextérité incroyable, « Fats » Waller régale le public de ses histoires ; ses performances qui le distinguent des autres pianistes attirent les foules qui le considèrent davantage comme un amuseur que le musicien surdoué qu’il est vraiment. Ecoutez « All That Meat And No Potatoes ». Boulimique de la vie (enregistrements, tournées, bouffe, boisson), Thomas « Fats » Waller est au fond de lui désabusé de n’être pas pris au sérieux et de ne pas être considéré comme un vrai jazzman. La tournée californienne de 1943 est la dernière.

Tombé malade durant un concert au club Zanzibar Room à Hollywood, le pianiste meurt d’une pneumonie dans le train qui le ramène de Santa Fé à New York, en gare de Kansas City, le15 décembre 1943. On fats-waller-02-300x260raconte qu’un jour, Fats Waller fut kidnappé par quatre  gangsters sous la menace de leurs armes et jeté dans une limousine. Étant noir et ses ravisseurs blancs, Fats était terrorisé. On l’emmena à une réception où on le fit s’asseoir au piano. Fats Waller était le cadeau d’anniversaire fait à Al Capone par ses hommes. Capone lui servit du champagne et remplissait ses poches de billets à chaque fois qu’il lui jouait un air à sa demande. Fats rentra chez lui au bout de 3 jours avec une gueule de bois et les poches remplies de billets… Quelle époque madame Michu!

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.