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My Buddy is Rich.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la concorde universelle et du pâté en croûte réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 septembre 2017, autant dire la fin du mois, qui correspond au 9è jour de vendémiaire dédié au panais.

Le cœur a ses raisons que la raison ignore dit-on. Et bien, le jazz a ses batteurs que le public méconnaît. Bon d’accord, je vous l’avoue, c’est un peu tiré par les cheveux mais, ce matin, le démarrage est un peu difficile, les bougies de préchauffage rechignent à la tâche et dans ces cas là, les vieux diesels toussent un peu. Buddy RICH lui, est né un 30 BRseptembre 1917 à Brooklyn, New-York. Il est resté célèbre grâce à sa formidable puissance de frappe et sa rapidité d’exécution ainsi que sa capacité à improviser. Bref, il était né pour être batteur de jazz. Dès 1937 il joue avec Joe Marsala, Artie Shaw, Benny Carter, ainsi que dans son propre groupe. Il assiste aux débuts de Franck Sinatra avec qui il va faire partie du Tommy Dorsey Orchestra. Au début des années 50 on le retrouve aux côtés de Art Tatum. Jusqu’à sa mort il a mené son propre big band et sans doute son plus grand succès fut son interprétation de West side story. Buddy était réputé pour son caractère disons…Tempétueux. La légende rapporte qu’alors qu’il était hospitalisé, l’infirmière lui demanda si il n’était pas allergique à quoi que ce soit; il répondit: « si, à la musique country ! ». Sacré bonhomme que celui là. Il est décédé en 1987 et son corps est inhumé au Westwood village memorial à Los Angelès. La cité des anges, cela ne doit pas être très loin du paradis des jazzmen !

Bon allez, le temps de m’équiper et je pars en forêt. Merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Il jouait du piano debout…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la carabistouille et des nids d’ortolans réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Vendredi 15 septembre 2017 et cela correspond au 29 de fructidor qui est dédié au marron. Car, comme dit le poète: L’avocat c’est bon et le marron délicieux, hélas, l’association des deux…

Je vous ai souvent parlé du saxophoniste Bill Evans mais il a un homonyme qui s’est fait un nom en jouant du piano. Il était né dans le New Jersey et est décédé un 15 septembre en 1980 à New York. Né BillEvansd’un père Gallois et d’une mère Russe, tous les deux mélomanes, il était formaté pour devenir musicien. Il fait partie des « sideman » ceux là que l’on nomme quelquefois péjorativement les musiciens de studio. Cela lui aura permis d’accompagner les plus grands, Michel legrand, Chet Baker, Miles Davis… Mais il se fera connaître plus tard par ses fameux trios avec contrebassiste et batteur, notamment Scott Lafaro et Paul Mottian. Il est mort alors qu’il n’avait que 51 ans usé par une forte addiction à la drogue; ma doue beniged!

Vous entendez comme ça swingue ? Imaginez un fauteuil qui vous tend les bras, un Highland de 18 ans, une bruyère profonde emplie d’un tabac brun et âcre…Même le macronisme aigu n’existe plus, ni la CSG, on_arrete_toutni les APL, ni les retraites à pas d’âge, ni les expulsions, ni les taupes dans mon jardin; tout disparaît. D’ailleurs, tout doit disparaître, je suis pour l’organisation d’une grande braderie, on solde l’humanité à petits prix, la bassesse, la vilénie, l’inéquité,l’injustice, le fait du prince à 1 euro. Sur tous les trottoirs, de Manille à Kergrist-Moelou, le grand déballage. Et un mensonge d’Etat pour trois sous, et une manipulation en cadeau, et une légion d’honneur déshonorée, allez deux euros et vous l’emportez. On fait table rase, on repart à zéro, vive l’an 01 de Gébé ! Holà, holà erwandekeramoal, t’as oublié tes pilules ou quoi ?

Allez, ça va se passer, portez vous bien et à demain peut-être.

Si tu ne viens pas à la Cardère…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la trompette à cornet et du cornet de frites réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 03 Septembre 2017, 1èè jour de Fructidor dédié à la Cardère. (Si tu ne viens pas à la Cardère…) en vérité, il s’agit cardere-venise-verted’une plante bisannuelle, de 70 cm à 1,5 m de haut. Les feuilles opposées par paires le long de la tige sont soudées par leur base deux à deux et forment une cuvette dans laquelle l’eau de pluie peut s’accumuler, d’où le nom vernaculaire de « cabaret des oiseaux ». Cette racine pourrait aider à soigner la maladie de Lyme. Bien que peu connu, ce remède semblerait fonctionner. Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an.

Reprenons notre tour d’horizon des grands musiciens de jazz et aujourd’hui, coup de chapeau à Memphis SLIM. De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de Memphisl’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus grands, une vraie cave comme on n’en fait plus. Il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire. Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris. On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues.

L‘auteur-illustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a consacrés au blues, Little Lou (1990) et La route du sud (2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petit les 3 mailletzpianiste. Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant d’avoir pu voir le livre terminé. On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres. Ici, c’est une photo de Coleman « aux trois mailletz », belle époque où l’on pouvait écouter de la bonne musique en buvant un coup et en fumant un clope…

Allez, voila pour ce Dimanche de rentrée, portez vous bien et à demain peut-être.

I’m in the mood…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’apophtegme et du Coco boer réunis, bonjour ! Cahin caha nous avons atteint le solstice d’été et, en ce Mercredi 21 juin 2017, 3è jour de messidor, nous célébrons l’oignon. Avouez que c’est quand oignonsmême autre chose que de vénérer saint Frusquin ou saint truc, sauf peut-être St Pourçain, St Amour et St Joseph. Par ailleurs, tous les gastronomes vous le diront, l’oignon rosé de Roscoff (29) mériterait à lui tout seul un jour férié. Or donc, j’ai longtemps hésité à consacrer ce billet à la fête de la musique, Jack lang, le solstice d’été, ou la soupe à l’oignon. Finalement j’ai opté pour un petit hommage à John Lee HOOKER, décédé un 21 juin (2001).

John Lee Hooker est un des onze enfants d’un métayer du Delta, prédicateur de son état et qui décédera peu après sa naissance. Il sera Lee Hookerinitié au blues par son beau-père Willie Moore. A treize ans John Lee quitte le domicile familial et atterrit à Memphis où il va pouvoir jouer avec B.B. King. En 1937, il gagne Cincinnati dans le Nord et exerce plusieurs petits boulots. Quelques années plus tard il rejoint Detroit, cité de l’industrie automobile, comme des milliers de Noirs sudistes. Très vite il devient le principal bluesman de la ville. Ce n’est qu’en 48 qu’il va enregistrer et devenir professionnel. C’est de cette époque que date le célèbre I’m in the mood.

Au début des années soixante il va écumer les festivals avec un répertoire de blues et de folk-songs accompagné par sa guitare acoustique. En 62 il fait partie de la toute première tournée européenne de l’American Folk Blues Festival. 1970 le voit s’adapter avec facilité et succès à l’émergence du Rock-blues. Succès colossal qui va faire de lui une figure emblématique, quasi patriarcale du Rock. Dans les années blues brothersqui suivirent John lee Hooker va devenir une star internationale incontestée. Parmi ses derniers albums, retenez Urban blues qui contient l’original de Motor city is burning appelé à devenir le premier tube de MC5. Hooker a influencé et collaboré avec les plus grands tel Van Morrisson, les Beattles, Santana ou Keith Richards. Une pensée émouvante pour sa participation dans le film The Blues Brothers dans lequel il interprète son tube Boom Boom. Son style, unique et authentique à la fois, en a fait l’un des artistes les plus importants de cette musique, et son influence sur le blues blanc et le Rock durant tout le XXe siècle est considérable.

 Allez, bonne fête de la musique, portez vous bien et à demain peut-être.

Quand le jazz est là…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du pain perdu et de la liberté retrouvée, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 16 juin 2017 soit le 28è jour de prairial et c’est le jour du thymus que des paresseux ont pris l’habitude de nommer le thym. Cette plante de la famille des lamiacées est aussi appelée, serpolet et, dans le sud, les occitans  disent farigoule. Le thym est utilisé depuis le thymfort longtemps et pas seulement pour aromatiser les côtes de bœuf… Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé aux onguents pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l’autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures, pensant que cette plante était source de courage; ils en mettaient aussi dans leurs plats; le thym était encore utilisé à profusion comme parfum stimulant qu’ils versaient dans leur bain. La légende veut que Pâris enleva la belle Hélène et que la princesse était fort triste: à chaque larme qui tombait de ses yeux sur le sol, naissait une touffe de thym. C’est beau, non !

Aujourd’hui rendons hommage à un grand petit homme qui était à la batterie ce que Petrucciani était au piano. Quelques mots à propos de William Henry Webb dit Chick WEBB. Batteur et chef d’orchestre étatsunien. Bossu et mesurant moins d’un mètre cinquante (1,24 m) Chick WebbChick Webb lutta toute sa vie contre une tuberculose congénitale de la colonne vertébrale. Il devint ainsi un des batteurs et des chefs d’orchestre les plus compétitifs de l’ère des big bands. Benny Goodman emprunta à partir de 1935 quelques-uns de ses plus grands succès.Sur la photo à gauche ce n’est pas henri salvador… A partir de 1930, il se produisit régulièrement avec son orchestre au Savoy Ballroom de Harlem. C’est notamment dans cet orchestre qu’Ella Fitzgerald fit ses débuts en 1935. la formation s’appela Ella Fitzgerald and Her Famous Band à la mort de Chick Webb en 39, propulsant la chanteuse à la tête de l’orchestre. Le temps de poser la galette sur l’électrophone et je vous fais écouter « LIZA »…

Ça balance, non ! Allez, vous revenez quand vous voulez, c’est ouvert tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.

Ellingtonia…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la prosopopée et de la polenta réunies, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 4 juin correspond au 16è jour de prairial, dédié à l’œillet. L’œillet rouge est un des symboles du mouvement ouvrier.femme à l'oeillet La tradition viendrait du 1er mai 1890, où pour répondre à l’appel de la deuxième Internationale, malgré l’interdiction de manifester, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance. Plutôt délaissé en République fédérale d’Allemagne, ce symbole était très utilisé en RDA, entre autres par les organisations de jeunesse. Regardez ce tableau de Mary Cassat « femme à l’œillet rouge », elle est considérée comme la première peintre impressionniste de l’histoire.

Au Portugal, l’œillet était également le signe de ralliement des militaires opposés à la dictature de Salazar, terminée par la révolution steve lacydes œillets en 1974. Mais le 4 juin marque aussi l’anniversaire de la mort d’un maître du saxophone que j’ai eu le bonheur d’entendre jouer en live au caveau de la huchette dans le quartier St Michel à Paris. Steve Lacy est un saxophoniste et un compositeur de jazz. De son vrai nom Steven Norman Lackritz, il est né à New York le 23 juillet 1934 et il est mort à Boston le 4 juin 2004. Steve Lacy est, de mon point de vue, parmi les plus grands joueurs de saxophone soprano avec Bechet et Coltrane. Il a débuté par le jazz traditionnel qu’on nommait le Dixieland, avant de s’engager dans le free jazz avec Cecil Taylor. C’est avec lui qu’il découvre une grande source d’inspiration : Thelonious Monk.

 

Il a longtemps vécu en Europe et en particulier à Paris. Depuis Sidney Bechet, aucun musicien n’a mieux développé l’art du saxophone soprano que lui. Reconnu comme l’héritier prodigue et inventif de Thelonious Monk, Steve Lacy tient son savoir et son inspiration d’Anton Webern, de Duke Ellington, des peintres et des écrivains qu’il a aimés, lus et côtoyés. Il raconte lui même comment tout cela a commencé : « Depuis tout petit, j’étais branché par le jazz. Cette musique était populaire à l’époque. Dans les années 40, le jazz était diffusé partout, il était dans l’air en Amérique. C’était en quelque sorte la musique pop. caveauOn entendait partout des big bands de swing à la radio. Mais j’ai vraiment découvert le jazz quand j’ai acheté Ellingtonia, quatre disques de Duke Ellington datant de 1929. J’avais douze ans. Je les ai achetés sans savoir ce que c’était, intuitivement. A partir de là, j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire du jazz, Armstrong et tutti quanti. Finalement quand j’ai entendu Sidney Bechet, cela a déterminé le choix de mon instrument. Surtout parce qu’il jouait un morceau d’Ellington. » Steve Lacy faisait partie de cette génération pour qui la rupture entre jazz traditionnel et jazz d’avant-garde n’a jamais réellement existé : pour eux, le premier ne représentait pas l’histoire mais leur jeunesse, et le second n’était ni un choix de départ, ni une répudiation, mais une évolution naturelle. Steve Lacy, c’était la solution de continuité entre le New Orleans et Monk – un bopper qui jouait du free, un avant-gardiste dont le jeu de soprano renvoyait directement au blues par son phrasé empreint de swing, son timbre riche et varié, son ironie et son lyrisme sardonique.

Allez, à bientôt peut-être.

Moonlight serenade…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la bigoudénie et des demoiselles du Guilvinec réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 30 mai 2017, ce qui tend à prouver que tout arrive, et ce 11è jour de prairial est dédié à la fraise, ce qui, résidant à quelques kilomètres de Plougastel, m’autorise à la ramener quelque bigoudeniepeu… En Bretagne armoricaine, on s’apprête à célébrer les Buan: Saint BUEN, ermite, fondateur de la paroisse de Loc’hbuen, autrement dit Locarn (22). On ne sait rien (ou si peu de chose) de cet obscur saint breton. Un saint de ce nom est honoré au pays de Galles. Il était le fils d’Ysgwn et le petit fils de Llywarch Hen, le barde guerrier du 6e siècle et prince breton. Impuissant face aux Angles, Llywarch s’était réfugié en Galles. Le nom semble identique au qualificatif buan « rapide » c’est ainsi que mon aïeule nous apostrophait lorsque nous trainassions: «hasta buan !».

Tiens, c’est le jour anniversaire de la naissance de Benny Goodman: 30 mai 1909 à Chicago. Clarinettiste exceptionnel, on lui a attribué le titre de Roi du Swing. Il est âgé de 16 ans lorsqu’on lui demande de se joindre à un groupe de musique basé en Californie dirigé par Ben Pollack, avec qui il fait ses premiers enregistrements. En 1934, il crée 220px-Benny_Goodman_-_c1970un big band qui deviendra un des orchestres les plus populaires de l’ère du swing. Cette même année, lui et son orchestre passent une audition pour participer à une émission radiophonique de la NBC (National Broadcasting Company) intitulée Let’s Dance. Il obtient le contrat et, pendant cette émission, joue en rotation avec deux autres orchestres ayant un style de musique différent.  C’est en juillet 1935 que naît le Benny Goodman Trio, grâce à l’arrivée de Teddy Wilson. Rejoint par Lionel Hampton en août 1936, il devient le Benny Goodman Quartet. En formant ces petits groupes, Benny est un des premiers musiciens blancs à embaucher, à une époque où sévit une ségrégation raciale, des musiciens noirs.

Enfin, le 16 janvier 1938,  le Carnegie Hall lui ouvre ses portes. C’est dans ce temple de la musique américaine, situé dans la septième avenue en plein cœur de New-York, et où plusieurs grands artistes débutèrent leur carrière (la salle est également la maison de l’Orchestre philharmonique de New York), qu’a lieu la consécration pour Benny Goodman.  Lors de ce concert historique Benny Goodman, que l’on Carnegie-300x300entend jouer avec Harry James, Ziggy Elman, Teddy Wilson, Jess Stacy, Lionel Hampton et le batteur Gene Krupa partage aussi l’affiche avec des invités prestigieux comme Duke Ellington et Count Basie. C’est également dans cette salle que Benny Goodman débute sa carrière de soliste. En 1947, Benny Goodman dissout son Big Band. Il se produit à partir de cette date essentiellement comme leader de petites formations. Il meurt d’un arrêt cardiaque le 13 juin 1986 à New York à l’âge de 77 ans. On l’enterre au cimetière Long Ridge à Stamford, dans le Connecticut. Cette même année, il est honoré du Grammy Lifetime Achievement Award. Toutes les partitions que Benny Goodman a écrites ont été léguées à l’Université Yale après sa mort.                                        

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Oh Mamy, Mamy. Oh Mamy blue…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du soufisme éclairé et du soufflé au fromage réunis, bonjour ! Puisque aussi bien nous sommes le Vendredi 26 mai 2017 et que ce jour était le 7è de Prairial dans le calendrier républicain, autant vous le dire tout de suite, il était dédié au fromental encore nommé, l’avoine élevée. Et quand bien même vous contesteriez ceci, ce ne serait pas une raison suffisante pour élever l’avoine. Oui, bon, d’accord…Le calendrier des brittophones lui, consacre les Sieu ou, si vous préférez Sieg; de l’ancien Seuuoc, formé sur la racine sew, à rapprocher du 22_Lancieux_Plage-300x225gallois moderne syw, « beau, excellent ; sage ; prudent ». Ce saint est l’éponyme de Lancieux (22). La tradition locale rapporte qu’il aurait débarqué sur un rocher connu sous le nom de « Berceau de saint Sieu ». Sa statue le représente en moine, une crosse à la main. Une croix, déplacée depuis pour cause d’érosion de la côte, rappelait l’endroit où il aurait été assassiné. C’était un disciple de saint Brieuc. C’est par la mer que, de l’embouchure du Gouët, il s’était rendu à l’estuaire du ruisseau du Lastier pour établir son monastère.A cette époque là, on se fiait aux poteaux Michelin; aujourd’hui, chacun a son jépéesse…

Et puisque vous êtes les meilleurs lecteurs qu’un blogue n’ai jamais eu, voici pour vous une véritable pépite dénichée sous les plis de la toile (c’est joli ça), le premier disque de blues de l’histoire, gravé en 1920 (j’ai lu cela dans quelque magazine). C‘est Mamie Smith qui est la chanteuse, elle est née le 26 mai 1883 à Cincinnati, et décèdera en Grazy-Bluesseptembre 1946 à Harlem. C‘était une vraie enfant de la balle, elle se produisit dans des troupes de danse dès l’âge de 10 ans. Elle chanta dans de nombreux clubs et, en 1918, fit partie de la revue Made in Harlem de Percy Bradford. Très populaire dès 1914, elle est engagée par le même Percy Bradford qui réussi à convaincre la compagnie Okeh de l’enregistrer. Crazy blues, c’est le titre du morceau, obtient un succès considérable dès sa parution. En fait, Crazy Blues était le second enregistrement de Mamie Smith, le premier ayant été un disque de deux chansons : You can’t keep a good man down et That thing called love .

Sans être foudroyant, son succès avait été suffisant pour qu’on fasse de nouveau appel à elle, et cette fois ce fut une date dans l’histoire. Onmamie smith dit que le disque s’est vendu à 75000 exemplaires la première semaine. Dès lors Mamie entreprend une fructueuse carrière jusqu’en 1931. Elle défraie bien un peu la chronique par ses liaisons avec de grands jazzmen, ce qui ne l’empêche pas d’interpréter une série de films musicaux au début du parlant. Par la suite, Mamie Smith, drogue et alcool venant, sombrera dans la misère et l’oubli. Ah, la vie est dure madame Michu.

Allez, portez vous bien, à demain peut-être et, vive le p’tit commerce.

Le blues d’Elmore James…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis,Colvert bonjour ! Nous sommes le Mercredi 24 mai 2017, cinquième jour de prairialles enfants nantais dédié au canard. Dois-je vous rappeler que le 24 Mai 2017 est en réalité le Samedi 7 Merdre 144 Nativité de M. Plume, propriétaire selon le calendrier de pataphysique. Alors que par ici, certains vont célébrer Donatian & Rogatian, martyrs suppliciés sous l’empereur Maximien à Nantes, vers 288-290, pour n’avoir pas voulu renier leur foi, ils sont appelés les enfants nantais. On attribue au duc de Bretagne, Jean 4, la fondation d’une église de Saint-Donatien et de Saint-Rogatien, au faubourg de Saint-Clément de la ville de Nantes, et l’établissement de 6 chanoines pour y faire le service; mais on se trompe : cette fondation est du duc Jean 3, qui la fit en 1325. Avouez que ça change tout…

L’homme du jour s’appelle Elmore James, il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation il  partage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du James-297x300-gaucheDelta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom, sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il en restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec James-droitedes compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, (ici en vidéo) cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau. Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Allez, c’est vraiment très sympa à vous de passer par ici de temps en temps. Portez vous bien et, à demain peut-être.

All that meat and no potatoes…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du bas de laine et de l’armoire normande réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 21 Mai 2017 et, mon p’tit calendrier républicainHémérocalle m’indique que le 21 mai, deuxième jour de prairial, est généralement dédié à l’hémérocalle… Avouez que c’est une chance, Fabre d’Eglantine, l’un des inspirateurs, aurait pu choisir le pissenlit ou le coquelicot et bien non; le choix s’est porté sur l’hémérocalle mais je serai bien ennuyé s’il fallait vous dire pourquoi. Outre le fait qu’il s’agit d’une très jolie fleur et que certains cuisiniers téméraires la mélangent à leurs salades, je n’ai pas la moindre idée de ce qui a présidé à un tel choix. A la vérité, il me manquait une dizaine de lignes pour compléter ce billet, voilà qui est chose faite.

Les cénobites tranquilles ne pouvaient passer sous silence le jour anniversaire de la naissance de Fats Waller l’un des plus grands pianistes de jazz que la Virginie est connu. Thomas Wright Waller naît le 21 mai 1904 dans le quartier de  Harlem à New York (États-Unis). Son père, le prêcheur baptiste Edward Waller, lui enseigne dans sa Waller Gjeunesse, dès six ans, quelques rudiments d’orgue à l’église et de piano à la maison. Il pense alors faire du garçon son successeur à la chaire dominicale. Mais, Fats préfère le swing des pianos bars à celui du gospel. Tout en jouant avec un sens du swing et une dextérité incroyable, « Fats » Waller régale le public de ses histoires ; ses performances qui le distinguent des autres pianistes attirent les foules qui le considèrent davantage comme un amuseur que le musicien surdoué qu’il est vraiment. Ecoutez « All That Meat And No Potatoes ». Boulimique de la vie (enregistrements, tournées, bouffe, boisson), Thomas « Fats » Waller est au fond de lui désabusé de n’être pas pris au sérieux et de ne pas être considéré comme un vrai jazzman. La tournée californienne de 1943 est la dernière.

Tombé malade durant un concert au club Zanzibar Room à Hollywood, le pianiste meurt d’une pneumonie dans le train qui le ramène de Santa Fé à New York, en gare de Kansas City, le15 décembre 1943. On fats-waller-al-capone-fb-shareraconte qu’un jour, Fats Waller fut kidnappé par quatre  gangsters sous la menace de leurs armes et jeté dans une limousine. Étant noir et ses ravisseurs blancs, Fats était terrorisé. On l’emmena à une réception où on le fit s’asseoir au piano. Fats Waller était le cadeau d’anniversaire fait à Al Capone par ses hommes. Capone lui servit du champagne et remplissait ses poches de billets à chaque fois qu’il lui jouait un air à sa demande. Fats rentra chez lui au bout de 3 jours avec une gueule de bois et les poches remplies de billets… Quelle époque madame Michu!

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.