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I’m in the mood…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la boule bretonne et du café serré réunis, bonjour !

Aujourd’hui, jeudi 21 juin, troisième jour de Messidor dédié à l’oignon, c’est le solstice d’été et j’avais donc le choix (pas dans la date) entre l’histoire de cette plante à bulbe de la famille des liliacées, les feux de la St Jean, la fête de la musique, l’anniversaire de la naissance de Guy Lux ou celui de la mort de Bolko II, Duc d’Opole, en 1356… J’aurai pu parler de fouteballe et de cette affligeante démonstration de néantitude que nous devons à l’équipe de France face à de fiers suédois. De ces grands garçons qui s’efforcent de jouer à la baballe pendant que Loulia Timochentko se fait des tresses dans sa cellule; à tel point que je m’interroge depuis fort longtemps sur l’état du lobe frontal gauche de ces sportifs. D’ailleurs, la photo ci-contre en dit plus que le ferait un long discours sur les us douteux de ces gus fouteux…

Finalement j’ai opté pour un petit hommage à John Lee HOOKER, décédé il y a onze ans le 21 juin 2001.

John Lee Hooker est un des onze enfants d’un métayer du Delta, prédicateur de son état et qui décédera peu après sa naissance. Il sera initié au blues par son beau-père Willie Moore. A treize ans John Lee quitte le domicile familial et atterrit à Memphis où il va pouvoir jouer avec B.B. King. En 1937, il gagne Cincinnati dans le Nord et exerce plusieurs petits boulots. Quelques années plus tard il rejoint Detroit, cité de l’industrie automobile, comme des milliers de Noirs sudistes. Très vite il devient le principal bluesman de la ville. Ce n’est qu’en 48 qu’il va enregistrer et devenir professionnel. C’est de cette époque que date le célèbre I’m in the mood.

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Au début des années soixante il va écumer les festivals avec un répertoire de blues et de folk-songs accompagné par sa guitare acoustique. En 62 il fait partie de la toute première tournée européenne de l’American Folk Blues Festival. 1970 le voit s’adapter avec facilité et succès à l’émergence du Rock-blues. Succès colossal qui va faire de lui une figure emblématique, quasi patriarcale du Rock. Dans les années qui suivirent John lee Hooker va devenir une star internationale incontestée. Parmi ses derniers albums, retenez Urban blues qui contient l’original de Motor city is burning appelé à devenir le premier tube de MC5. Hooker a influencé et collaboré avec les plus grands tel Van Morrisson, les Beattles, Santana ou Keith Richards. Une pensée émouvante pour sa participation dans le film The Blues Brothers dans lequel il interprète son tube Boom Boom.

Son style, unique et authentique à la fois, en a fait l’un des artistes les plus importants de cette musique, et son influence sur le blues  et le Rock durant tout le XXe siècle est considérable.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La reine du scat…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Jazz et de la purée andouille réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 15 juin, 27è jour de Prairial dédié à la verveine…

Ce n’est pas parce que l’on aime le scat que l’on est scatophile, disait mon aïeule qui savait distinguer le vrai du faux. La preuve.

Décédée un 15 juin en 1996, elle était née au mois d’avril 1917. Elle s’appelait ELLA FITZGERALD. Un timbre de voix remarquable, une grande capacité d’improvisation, particulièrement en scat, voila ce qui a fait son succès. Personne n’a oublié cette interprétation de « Mack the knife » d’après « l’opéra de quat’sous » de Brecht (vidéo). La complainte de Mackie illustrait le thème de la pièce: la lutte entre le roi des mendiants et Mackie-le-surineur à Soho…

Au cours d’un concert à Berlin en 1960, elle est victime d’un trou de mémoire… Elle poursuit en improvisant alternativement, scat et paroles inventées.

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Elle commence à chanter dès l’age de seize ans au théatre Apollo de Harlem à New York. Elle débute véritablement sa carrière solo en 1941. Au début, chanteuse de swing, elle aborde aussi le bebop, elle est la reine du scat, et elle a joué du blues, de la samba, du gospel etc., et même des chants de Noël. Ses concerts sont souvent enrichis par des imitations d’autres chanteurs; elle imite en particulier à la perfection les voix et les gestes aussi bien de Rose Murphy que de Louis Armstrong. On la voit ici à gauche en compagnie de Louis Armstrong.

ELLA FITZGERALD a interprété les plus grands compositeurs comme Cole Porter, Gershwin, Duke Ellington, avec qui elle fera une tournée fantastique en Europe. Elle a accompagné aussi bien Dizzy Gillespie que Count Basie ou Franck Sinatra. S’il fallait citer un ou deux disques de sa production, je garderai, « Porgy and Bess » et « Ella and Louis ». Mais toute son oeuvre est à consommer sans modération.

Voilà pour ce vendredi, jour des crèpes; le temps de faire ma pâte, qui doit reposer trois heures comme disait qui vous savez. Allez portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Ascenseur pour les fachos…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Jazz-dans-tous-ses-états et du double scotch réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 25 mai, c’est le sixième jour de Prairial dédié à la Mélisse. L’an passé les jardins de Keramoal avaient vu fleurir un plant de Mélisse-citronnelle mais hélas, le gel de l’hiver ne lui a laissé aucune chance. Or donc, replantation ce printemps. Le titre de ce billet m’a été inspiré par la montée du vote d’extrême droite en Europe. Quelquefois je rêve que je suis éditorialiste à Libé… Mais ça ne dure pas longtemps, rassurez vous.

Le 25 mai 1996 voit le décès de Barney WILEN. C’est un des grands saxophonistes Français et, c’est assez rare pour le noter.

Il a débuté sa carrière en se produisant dans les boites du coté de Nice sous l’incitation de Blaise Cendrars (il faudra que je consacre un billet à cet immense poète; à moins que je ne l’ai déjà fait…). On lui doit d’avoir travaillé avec Miles Davis sur la bande originale du film « ascenseur pour l’échafaud ». Miles Davis qui lui est né un 25 mai en 1926, étonnant non !

 

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Plus tard il a enregistré avec le fameux quintette de Thélonious Monk et on lui doit aussi la musique du film « Les liaisons dangereuses » de Roger Vadim.

La bande dessinée de Loustal, « Barney et la note bleue » est largement inspirée de sa vie. Plus tard il en a d’ailleurs tiré un disque intitulé « La note bleue ».

Je vous conseille particulièrement « Cookin’ at st germain » avec Bud Powell.

Bon, et bien voilà, le soleil est de retour sur la pointe bretonne; encore un peu et l’on se plaindra de la chaleur… En attendant la canicule, portez vous bien et à demain peut-être.

Le Blues et le diable…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Delta blues et de l’endive braisée réunis, bonjour !

En ce 8 mai, 19è jour de Floréal dédié à l’Arroche (c’est une sorte d’espèce de genre d’épinard) plutôt que de fêter l’armistice qui n’en fut pas un, célébrons la naissance d’un des plus grands bluesmen que le Mississippi ait connu. Robert JOHNSON. Son oeuvre quoique mince a laissé un nombre considérable de classiques du blues.

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Né dans le Delta il s’est très tôt interessé à la musique, notamment l’harmonica avant d’opter pour la guitare. Sa rencontre avec Willie Brown le décide à faire de la musique son gagne-pain. Il parcourt le Delta, joue ici et là pour quelques dollars. Sa vie chaotique est celle d’un grand buveur, coureur de femmes qui s’attire sans cesse un tas de problèmes. Cette personnalité se reflète dans des compositions sombres, dramatiques, pleines d’images hallucinantes. La légende veut que sa virtuosité vienne d’un pacte avec le diable. un soir très sombre alors qu’il se promenait dans les alentours de Clarksdale dans le Mississippi, il se perdit à un carrefour (crossroads) c’est le titre du morceau sur la vidéo. Alors qu’il commençait à s’endormir une brise fraîche le réveilla. Il vit au-dessus de lui une ombre immense avec un long chapeau. Effrayé, ne pouvant dévisager cette apparition Johnson resta comme paralysé. Sans un mot l’apparition se pencha, prit sa guitare, l’accorda, joua quelques notes divines avant de lui rendre l’instrument et de disparaître dans le vent noir du Sud. En réalité, cette légende provient d’un autre bluesman, Tommy Johnson, qui prétendait avoir vendu son âme au diable, un soir, à un carrefour, pour obtenir sa virtuosité à la guitare. Robert Johnson aurait donc repris cette histoire à son compte, à moins que – Tommy et lui portant le même nom (Johnson) – elle ne lui ait été attribuée à tort. Cette légende et le personnage de Tommy Johnson apparaissent dans le film des frères Coen, O’Brother.

Il est mort, empoisonné dit-on, dans un bouge du Mississippi du côté de Greenwood. Durant sa courte carrière, il aura laissé 29 titres enregistrés, 3 photos et 3 tombes. Faut-il préciser qu’il appartient au « club 27″ en brillante compagnie: Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Kurt Cobain ou, plus récemment Amy Winehouse.  Sa vie, sa musique et sa mort en ont fait une légende pour plusieurs générations de bluesmen et de rockers. Son blues, torturé, rempli de référence au démon, sera repris par d’innombrables musiciens comme Muddy Waters mais aussi, plus tard, les Rolling stones, Jimi Hendrix, Bob Dylan et Eric Clapton entre autres.

Un très grand à n’en point douter.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Asteur, c’est l’heure du 4 heures…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la vérité révélée et du livre de poche réunis, bonjour!

Nous sommes le mardi 1er mai, douzième jour de Floréal dédié au Sainfoin. Cette plante est autant appréciée des ânes que le sarkozisme des électeurs du FN. Plante mellifère par excellence on en fait un des meilleurs miels du marché. Pratiquement disparu par suite de la suppression de la culture du sainfoin comme plante fourragère, en particulier dans le Gâtinais, ce miel clair qui se teinte de jaune en se solidifiant a pourtant des atouts que lui reconnaissent les amateurs : léger, parfumé, fin et aromatique, il offre une cristallisation lente et fine. Je vous le conseille sur une crêpe de froment pour le quatre-heures; car, comme on dit à Dunkerque: Asteur, c’est l’heure du 4 heures…

Aujourd’hui, une chanteuse de jazz à la voix de miel:

Shirley Horn, née le 1er mai 1934 à Washington, D.C. (États-Unis) et décédée le 20 octobre 2005 à Washington DC, était une chanteuse et pianiste de jazz américaine.

Shirley Horn était une virtuose du piano dès son enfance. Elle devient la première pianiste et chanteuse de Jazz à 17 ans après Nat King Cole. Elle enregistre son premier album de jazz en 1960 sur le petit label Stere-o-craft. Ensuite, elle met sa carrière en suspens pendant les années 1970 et 1980 afin d’élever sa fille. Elle signe son retour en 1987.

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Elle remporte le Grammy Award de la meilleure performance vocale sur un album en 1999 pour I Remember Miles (1998). Cet album est un hommage à Miles Davis, qui l’avait découverte en 1960. Cette même année sort un album intitulé « (The ultimate collection) Best Of » dont les morceaux ont été sélectionnés par Diana Krall.

Sa voix chaude et douce souffle les ballades avec une rare profondeur et une intense émotion, sublimées par une retenue délicate. Ses arrangements confèrent une intimité unique à ses enregistrements et ses concerts, servis par une rythmique complice : Charles Ables, à la basse et Steve Williams, à la batterie, qui l’ont accompagnée pendant près de trente ans.

Même limitée par le vieillissement de sa voix, elle garda jusqu’au bout son art intact, capable de donner à une seule note une charge émotionnelle intense, par une véritable construction dramatique de l’interprétation. L’album « You Won’t Forget Me » et notamment le titre co-interprété avec Miles Davis en constitue un exemple magistral.

Voila pour ce mardi, à lire et à écouter calmement au retour de la manif. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le jazz, madame Michu, le jazz!

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis des chemins de traverse et du veau marengo réunis, bonjour!

Nous voici le jeudi 19 avril et c’est le dernier jour de Germinal dédié au greffoir. je vous propose d’arroser cela avec un peu de jazz…

Aujourd’hui, portrait de NIELS-HENNING ORSTED PEDERSEN.

J‘ai souvent évoqué ici les bluesmen que j’aime, ils sont souvent noirs, issus du Mississipi, du Kentucky et ont fait leurs classes dans les clubs de jazz de Chicago. Celui-ci a un nom imprononçable et un talent immense. Il est né de ce coté ci de l’atlantique, tout là haut dans ce beau pays du Dannemark.Niels-Henning Ørsted Pedersen, jazzman et contrebassiste danois est né le 27 mai 1946 à Osted, sur l’île de Zélande au Danemark. Il est décédé le 19 avril 2005 à Copenhague d’une crise cardiaque. Réputé pour sa technique impressionnante, son approche instrumentale peut être considérée comme une prolongation du travail innovateur de Scott LaFaro. Pedersen, le « grand Danois avec un nom interminable », était plus simplement connu sous l’acronyme de NHØP parmi les fans de jazz. Enfant, Pedersen commence par apprendre le piano. À l’adolescence, il se tourne vers la contrebasse. Dès l’âge de 14 ans, tout en poursuivant ses études, il entame une carrière professionnelle de musicien de jazz et fonde son premier groupe, Jazzkvintet 60.

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À 17 ans, il se produit au sein l’orchestre de Count Basie, excusez du peu.Pendant les années soixante, Pedersen se produit aux côtés de jazzmen américains importants en tournées au Danemark: Chet Baker, Bill Evans, Brew Moore, Bud Powell, Count Basie, Dexter Gordon, Dizzy Gillespie, Oscar Peterson, Sonny Rollins, Miles Davis et la chanteuse Ella Fitzgerald, que du beau monde. Dans les années 1970, il joue en duo avec le pianiste Kenny Drew, puis fait une tournée avec le trio de Oscar Peterson dans toute l’Europe ainsi qu’en Amérique du Nord. Ensemble, ils ont enregistré plus de 50 albums. Il a également travaillé avec le violoniste français Stéphane Grappelli et le pianiste catalan Tete Montoliu.« My little Anna », « Jaywalkin » et « The Puzzle » figurent parmi ses compositions les plus connues. Il était également interprète de poésies et de chansons folkloriques danoises. Son travail fut plusieurs fois récompensé, il obtint ainsi en 1991 le Prix de Musique du Conseil nordique.Pedersen est resté un musicien très actif jusqu’à sa mort soudaine à Copenhague en 2005 à l’âge de 58 ans.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


Toute la musique que j’aime…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Cotton Club et du Livarot réunis, bonjour!

Nous sommes le dimanche 15 avril, 26è jour de Germinal dédié au Lilas.

Si vous aimez le blues, vous aimez forcément Bessie SMITH que nous allons accrocher aux cimaises de notre galerie…

Bessie Smith est née le 15 avril 1894 à Chattanooga dans le Tennessee, et décédée en 1937, elle fut surnommée « l’impératrice du blues ».

Élevée par une famille d’une pauvreté extrême, elle commença très tôt à gagner sa vie en chantant dans les rues de Chattanooga avec son frère Andrew. Devenue une jeune femme, elle rejoint le spectacle ambulant de William et Gertrude Rainey, connus sous le nom de « Ma and Pa ».

En 1923,Bessie Smith fait ses débuts d’enregistrement chez Columbia Records avec sa première chanson, « Downhearted Blues » (le Blues abattu). Elle enregistrera finalement 123 chansons pour Columbia au cours de sa carrière musicale. Smith était aussi une des artistes afro-américaines parmi les mieux payées des années 1920, en gagnant quelque $2000 par semaine. Pourtant, sa carrière subit un ralentissement avec le commencement de la Grande Dépression des années 1930.

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Le soir du 26 septembre 1937, Bessie Smith est tuée dans un accident d’automobile en traversant Clarksdale dans le Mississippi avec son ami Richard Morgan (oncle du musicien de jazz Lionel Hampton).

Bessie Smith a eu une influence musicale importante sur des chanteuses comme Billie Holiday, Sarah Vaughan, Dinah Washington, Nina Simone, Janis Joplin et Norah Jones. Sa voix puissante et son style de chant sont une contribution importante à l’histoire de la musique populaire.

Hé oui, toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du Blues…

L‘actualité étant ce qu’elle est et toutes choses égales par ailleurs (j’adore cette expression !) Cet après-midi se déroule le Tro-Bro Léon qui est au Finistère ce que le Paris-Roubaix est au Nord. Les « ribinous » remplacent les secteurs pavés mais le spectacle est au rendez-vous. 

Vous avez choisi de visiter « les cénobites tranquilles » à moins que votre présence soit le fruit du hasard et d’une navigation hasardeuse sur le NET; en tous cas soyez en remercié et, repassez donc demain si le coeur vous en dit. C’est ouvert tous les jours. Allez, à demain peut-être.

Vous reprendrez bien un peu de blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du blues profond et du spleen de banlieue réunis, bonjour!

Nous sommes le mercredi 04 avril, 15è jour de germinal dédié à l’abeille. Voici le petit portrait d’un bluesman qui aurait du figurer depuis longtemps dans notre galerie.

 

Né McKinley Morganfield le 14 Avril 1915 à Rolling Fork, Mississippi.Comme beaucoup de musiciens du Delta du Mississipi, Muddy Waters naquit dans une famille de métayer. Sa mère mourut lorsqu’il avait 3 ans et il fut élevé à la plantation Stovall près de Clarksdale. Vers 7 ou 8 ans il apprit à jouer de l’harmonica et attendit ses 17 ans pour commencer à jouer de la guitare. Il joua dans les parties et les picnics. A cet âge il était déjà impressionné par Son House. plus tard il emprunta des trucs à Robert Johnson. C’est surtout Son House qui influença son jeu, y mêlant accord ouvert de Sol et le bottleneck .Avant 1941 il était encore fermier, bien qu’il dirigeait un petit tripot lui rapportant quelques dollars issus des jeux et de la vente de whisky de contrebande. Tiens écoutez ça, ça gratte mais c’est du tout bon…

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En 1941 il enregistra quelques morceaux pour Allan Lomax qui enregistrait des bandes pour la Library of Congress. Le succès tarde à venir et Muddy Waters décide de partir pour Chicago en 1943.Il commença à y enregistrer quelques morceaux et électrifia son style. En 1948 il enregistra I Can’t Be Satisfied et Feel Like Going Home pour le label Aristocrat des frères Chess. En moins d’un jour le stock de ce disque fut entièrement vendu. Muddy Waters connut donc un grand succès et se produisit dans les clubs de Chicago, avec Jimmy Rogers derrière lui à la seconde guitare. Dans les années 1950 il enregistra ses meilleurs morceaux, Mannish Boy, Got My Mojo Working, et Hoochie Coochie Man écrite par Willie Dixon.En 1958 Muddy Waters part faire une tournée en Angleterre. L’accueil qu’il y reçu fut très enthousiaste de la part du public anglais. C’était le début du Blues Revival où tous les musiciens de rock se plongeaient dans les racines du blues.Se souvenant du soutien que lui avait procuré Big Bill Broonzy, il enregistra un album complet de reprises de son collègue.En 1977 il cessa sa longue collaboration avec Chess et signa chez CBS. Il fut produit par le guitariste Johnny Winter. C’est celui ci qui produisit ses deux derniers albums, Muddy « Mississippi » Waters Live et King Bee.Il finit sa vie en jouant dans de grands concerts avec des artistes célèbres lui rendant hommage.Mort le 30 Avril 1983 d’une attaque cardiaque pendant son sommeil.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


Batterie…De cuisine.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du ragtime et du p’tit salé aux lentilles réunis, bonjour!

Nous somme le lundi 02 avril,13è jour de germinal dédié à la morille. Ah, le filet de bœuf et sa sauce aux morilles…Un vrai péché surtout si vous avez les moyens de l’accompagner d’un Margaux. Sinon, un Corbières fera parfaitement l’affaire. La cuisine et le jazz ont ceci de commun, la batterie…

Contrairement au Rock peut-être, on délaisse souvent les batteurs et les percussionnistes du Jazz au profit des joueurs de saxo et autres clarinettes. Chacun connait ou a entendu parler de Charlie Parker ou de Stan Getz mais peu peuvent citer le nom d’un batteur. Écoutez et observez « Buddy » dans ses œuvres…

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Bernard « Buddy » Rich est né à Brooklin, USA, et est décédé un 2 avril en 1987. C’était un batteur de jazz et, je prends le risque de dire que c’était le plus grand batteur qu’on ait jamais connu. Cet autodidacte était connu pour sa technique, sa puissance, sa vitesse et son habileté à improviser.

Il est né dans une famille juive de New York. Son père découvrit que Buddy était familier avec le rythme, car il était capable de battre de façon rythmée à l’âge d’un an. Sa plus grande qualité était son habileté et sa rapidité sur des doigtés frisés comme disent ceux qui connaissent la musique. (alternance : un coup main gauche, un coup main droite)

En 1937, il commence à jouer du jazz avec Joe Marsala, puis avec Bunny Berigan (1938), Artie Shaw, Tommy Dorsey, Benny Carter (1942), Harry James (1953-1956), Les Brown, Charlie Ventura, Jazz at the Philharmonic, tout comme dans son propre groupe, tout en accompagnant de célèbres groupes de musique.

Il assiste aux débuts de Frank Sinatra, avec qui il fait un temps partie du Tommy Dorsey Orchestra.

Il va aussi jouer avec Art Tatum, au début des années 1950.

À partir de 1966 jusqu’à sa mort, il menait un big band, alors que leur popularité était déclinante depuis les années 1930. Sa pièce la plus connue est l’arrangement de West Side Story.

Sur son lit de mort, une infirmière lui aurait demandé s’il était allergique à quoi que ce soit. Il aurait répondu : « Oui, à la musique country ! » Il est enterré au Westwood Village Memorial Park Cemetery à Los Angeles, Californie.

Avant sa mort Buddy Rich légua sa batterie à Armand Zildjian le directeur de la célébre marque de cymbales Zildjian. M.Zildjian vient rendre visite a Buddy sur son lit de mort et il lui dit : « j’ai ta batterie Buddy. » Buddy lui répondit : « Tu en prendras soins Zildj’. » Il mourut le lendemain. Amen!

Tout à fait autre chose. Le billet que j’ai consacré à Lise LONDON au mois de février ne lui a pas porté chance; elle vient de mourir samedi.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Tiens, du jazz, du vrai…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de l’Amérique profonde et du calamar grillé réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 28 mars et c’est le jour de mon « canard » préféré. Mais c’est aussi le 8è jour de germinal dédié à la Jonquille. Et la question du jour est:connaissez vous Herb ELLIS ?

« Bien sûr que vous connaissez ce musicien et l’avez tous entendu au moins une fois ; ne serait-ce qu’avec le fabuleux et insurpassable trio d’Oscar Peterson avec Ray Brown. Vous allez vous dire : « Oui, mais à part cela, je ne sais pas grand chose de lui », et vous aurez bien raison. Lorsque l’on parle des grands guitaristes, on cite souvent les mêmes mais son nom n’est pas forcément mentionné. Pourtant, il compte réellement parmi les plus grands, sans aucun doute possible… » Ecoutez cet extrait de l’album Nothing but the blues et notez que c’est tout de même Stan Getz qui est au saxo et Ray Brown à la basse…Du joli monde quoi !

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« …Herb Ellis vient du Texas où il est né le 4 août 1921. Jack Teagarden, Jimmy Giuffre, Hot Lips Page,  Eddie Vinson, Sammy Price, Buddy Tate, Booker Ervin, Harold Land, Ornette Coleman, Teddy Wilson, Kenny Dorham, Cedar Walton, Arnett Cobb, et quelques guitaristes et non des moindres tels que Eddie Durham, Oscar Moore, Lightnin’ Hopkins et Charlie Christian ! pour ne citer qu’eux, viennent également du même endroit. .. ». « Nous avions une petite bicoque car nous étions fermiers. Il n’y avait rien aux alentours et nous étions isolés de tout. Tout y était « blues » : le paysage, la vie … J’entendais siffler le train et rien qu’à l’écoute de ça, cela vous le donnait. Nous étions le Blues! » C’est extrait d’un article de « Beethoven » par Jean-Michel Reisser du 27 février 2006
Ellis joue avec le trio d’Oscar Peterson de 1953 à 1958, bien que ce trio est musicalement reconnue pour son excellence, il rencontre à l’époque certaines critiques qui voient d’un mauvais œil un guitariste blanc dans un groupe de noirs alors que le racisme est toujours bien vivant aux Etats-Unis.

Et bien voila pour aujourd’hui, les jonquilles, le soleil, le jazz…What else? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.