Vous lisez actuellement la catégorieJAZZ

Page 14 de 16

Remember Scott Joplin.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

,

Amis de la liberté de conscience et de la clé à molette réunies, bonjour !

Nous sommes le 24 décembre 2012, ce jour où tout un chacun s’apprête à réveillonner en famille, correspond au quatrième jour de nivôse dédié au soufre. Si je vous dis que, précisément, la famille, est le lieu qui, à mes yeux, sent le plus le soufre, vous allez croire que je badine… Que nenni !

Je voulais profiter de ce 24 décembre donc, pour rendre hommage à un grand, très grand artiste, quasiment oublié malgré tout ce qu’il a apporté à la musique et à l’ancêtre du jazz: LE RAGTIME. J’ai nommé l’illustrissime SCOTT JOPLIN. Et pour commencer, voici un air qui vous est forcément connu, (rappelez vous le film L’arnaque) quand bien même vous ne sauriez identifier son auteur.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

 

Imaginez Harold LLYOD où encore Charlot et même Groucho Marx, ils ont tous utilisé le ragtime pour illustrer leurs films. Scott Joplin est né (croit-on) vers 1867 au Texas dans une famille pauvre issue de l’esclavage. Pauvre mais musicienne, ce qui permis à Scott de révéler très tôt ses talents. L’histoire raconte que Scott enfant, accompagnait sa mère qui faisait le ménage dans les maisons des Blancs et c’est ainsi qu’il découvrit le piano. Il y fera d’ailleurs allusion dans son opéra Treemonisha en 1911.

Vers la fin des années 1880, Joplin débute sa carrière musicale avec le Queen City Concert Band, il fera aussi partie d’une troupe de musiciens folk à Texarkana. En 1894, Il déménage dans le Missouri, où il travaille comme pianiste dans des clubs comme le Maple Leaf et le Black 400. En même temps, il enseigne à plusieurs jeunes musiciens locaux.C’est en 1895, qu’il publie sa première œuvre, Please Say You Will, bientôt suivie d’une autre, A Picture of Her Face.

L’année 1899 est celle de sa composition la plus célèbre : le Maple Leaf Rag. Cette
pièce devient un véritable phénomène dans l’environnement musical américain, et la partition se vendra à au moins un million d’exemplaires dans les années qui suivent. C’est d’ailleurs la première composition dont la partition atteint ces ventes. Cependant, le compositeur touche une part infime sur chaque vente de ses morceaux (un cent par vente). La publication du Maple Leaf Rag fait de Joplin l’une des grandes figures de ce nouveau courant musical, et son nom devient bientôt synonyme de ragtime.

 

 

Après avoir connu le succès et l’oubli, Scott Joplin va mourir en 1917 des suites de la syphilis, il avait 49 ans. Il aura marqué l’histoire de la musique Afro-américaine par son
apport considérable. D’ailleurs, en 1976, Joplin reçoit à titre posthume le prix Pulitzer pour sa contribution importante à la musique américaine. Pour terminer ce billet, une anecdote amusante: Le troisième album de Lucky Luke s’appelle « L’homme de Washington »; et bien dans cet album, Lucky Luke rencontre Scott Joplin…Amusant, non !

 

 

Allez, joyeux Noël à tous, ne vous freinez pas sur les chocolats, goinfrez vous de foie gras, ne modérez pas votre consommation de bulles, mais, attention au verglas, sortez couverts, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Elle vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , ,

Amis du grand Nord et des lichouseries réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 11 décembre 2012, 21è jour de frimaire dédié à l’érable à sucre. C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Big Mama Thornton.

C‘est une des plus grandes chanteuses de blues et de gospel que le monde ait connu. De son vrai nom Willie Mae Thornton, elle était née en Alabama un 11 décembre 1926. Malheureusement, elle eut une triste fin, seule, sans le sou et, il faut bien le reconnaître, quelque peu alcoolisée; elle mourut en 1984. Fille d’un pasteur et d’une mère chanteuse d’église, elle semblait prédestinée à une telle carrière. Je pense que c’était une des rares femmes du blues des années 50 & 60. On se souvient de « Ball n’chain» et de l’extraordinaire reprise qu’en fit Janis Joplin.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Elle connut les premières places du hit parade avec Hound Dog  et le célébrissime orchestre de Johnny Otis, pendant plusieurs semaines. « Après 1957, Big Mama connaît une période difficile. Sans orchestre, sans enregistrement, elle vivote dans de petits clubs de la côte Ouest où elle s’est installée. Comme pour beaucoup d’artistes noirs, c’est le blues revival qui va la remettre en selle ». ( in: La grande encyclopédie du blues) Si l’actualité  vous met vraiment le cafard, glisser un 33 tours de Big Mama sur votre platine, servez vous un verre de bourbon du Kentucky et… Laissez vous porter par cette voix puissante, rocailleuse comme l’Alabama.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Do you know Guitar Slim…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , ,

Amis du Blues éternel et de la soupe de cresson réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 10 décembre 2012, vingtième jour de Frimaire dédié à l‘Hoyau (sorte de houe). Commençons la semaine en musique avec ce petit hommage à Eddie Jones plus connu sous le nom de Guitar Slim.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Il était issu des chorales religieuses de la Nouvelle-Orléans. On lui doit le célèbre Things I used to do. Remarquable showman, explorateur de la guitare électrique, il aurait pu devenir une immense vedette s’il n’était mort prématurément d’une crise d’éthylisme. Il a énormément influencé Buddy GUY qui continue de jouer sur scène avec une photo de Guitar Slim sur son ampli.

Un des véritables créateurs du blues moderne, dominé par des solos de guitare, il a emprunté le style de son idole T-Bone Walker  et lui a imprimé un ton dramatique et flamboyant, qui a considérablement influencé toute une génération de guitaristes.

Voilà pour ce lundi, portez vous bien et à demain peut-être.

Jazz in Paris…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , , ,

Amis de la nostalgie et du maquereau-vin-blanc réunis, bonjour !

Oui, nous sommes le vendredi 23 novembre 2012, c’est à dire le troisième jour de Frimaire (mais non, pas fruits d’mer) dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) mais aussi cette jolie fleur bleu moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux. Parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais… Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel attendait la cafetière.

 

Tout à fait autre chose.

Les amateurs et les amoureux du bebop ne manqueront pas de célébrer la disparition de Anita O’DAY survenue un 23 novembre en 2006, elle était âgée de 87 ans.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Anita est née à Chicago of course, pure autodidacte, elle devient chanteuse professionnelle en 1939. Elle va connaître le succès dès ses premiers enregistrements avec Gene Krupa, comme celui qui illustre ce billet: let me off uptown 1941. Elle va évolué avec d’autres big bands comme celui de Stan Kenton avant de prendre le virage du bebop dans les années 50. Son heure de gloire, elle va la connaître lors du festival de jazz de Newport en 1958 alors qu’elle fut filmée à son insu pour le film Jazz on a summer’s day qui la fit connaître à travers le monde.

A l’instar de tant de musiciens de jazz de l’époque, elle fut accro à l’héroïne ce qui a failli lui coûter la vie lors d’une overdose en 1968 comme elle le raconte dans ses mémoires. Une anecdote l’a profondément marquée dans sa carrière: En octobre 1970, lors d’un passage à Paris en première partie du grand Charlie Mingus, elle fut huée et insultée par le public au motif qu’elle était blanche. C’est difficile d’être plus cons ! C’est Charlie Mingus lui même qui est venu sur scène pour calmer les choses et déclarer: « Ce que vous faites subir à Anita ce soir, c’est ce que nous vivons tous les jours, nous, les noirs américains ! ». Néanmoins elle est revenue chanter à Paris, au New morning, en 1987 ou 88, je crois; ainsi qu’au Franc Pinot (Hélas, ce club de l’Ile saint-Louis est aujourd’hui fermé) en 2003 (photo de gauche sur le site Jazz in Paris). J’aime particulièrement Sings the most avec Oscar Peterson, ça date de 1957.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Jazzatao…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis de la poésie érotique et du riz pilaf réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 18 novembre 2012, 28è de brumaire dédié au coing… Pendant que les banksters qui nous gouvernent continuent d’ajouter les réformes aux réformes, l’austérité à la rigueur et la chienlit au menu quotidien des peuples qui n’en peuvent mais… Le cénobite se retourne plein de zénitude vers les chemins du Jazzatao. C’est un concept nouveau qui remplace avantageusement le Jabadao… Bon, je reconnais qu’il faut posséder quelques accointances bretonnes pour saisir toute la subtilité du propos mais, nobody perfect, comme disait mon aïeule qui devait sa connaissance de la langue de Shakespeare à un aviateur anglais malencontreusement atterri dans les serres de la maison familiale.

le 18 novembre 1994, disparaissait celui qui à mes yeux, et surtout à mes oreilles, reste le roi du swing: CAB CALLOWAY. Il était sans doute le génial inventeur du scat. Chacun se souvient du fameux Zah Zuh Zah, thème du non moins fameux « Cotton Club ». C’est dans ce music hall de Broadway qu’il se fit connaître dès 1933, et pourtant ce n’était pas gagné d’avance quand on sait qu’il succédait à Duke ELLINGTON.

Le cabaret devait fermer en 1940 et Cab CALLOWAY se réfugia au « Zanzibar ». Une différence majeure avec ce qui se faisait jusqu’à lors, c’est qu’ici, on acceptait les noirs, pas seulement comme musiciens, mais aussi dans le public. Cab CALLOWAY a apporté sa musique à de nombreux films, il a même participé à plusieurs d’entre eux et, comment ne pas se souvenir de sa prestation dans le cultissime « The Blues Brothers ». J’ai découvert récemment qu »un site en français lui était enfin consacré: the hi de ho blog et ce n’est que justice.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Il faut vraiment que j’arrive à vous parler d’autre chose que de nos chers disparus. Mais, comme le dit avec son bon sens populaire notre ami Job Larigou: « Plus qu’on ira, plus qu’y en aura !« . Si je n’y prends garde, ce blog risque fort de virer à la chronique nécrologique. Je crois que c’est ce temps de toussaint qui influe sur nos inspirations. Fort heureusement, ne disparait pas cette musique extraordinaire que nous ont légué Calloway, Ellington, Fats Domino,Lionel Hampton,Count Basie et tant d’autres. Pas un jour sans que l’un d’entre eux ne fasse résonner son talent entre les murs de  l’ermitage de Keramoal.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ca vient du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , ,

Amis de la mélancolie et du Mississippi réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 03 octobre 2012 et, en ce douzième jour de vendémiaire, consacré à l’immortelle, coup de chapeau à un artiste qui en portait toujours un: Stevie Ray Vaughan.

Il est né un 3 octobre à Dallas, de triste mémoire, on lui doit l’apport de la guitare
électrique dans le blues. En 2003, le magazine Rolling stone le classe parmi les meilleurs guitaristes de tous les temps, excusez du peu. Il va beaucoup s’inspirer de Jimi hendrix et de BB King mais aussi de Buddy Guy dont je vous ai déjà parlé ici.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

C‘est David Bowie qui va le repérer au Montreux Jazz Festival et l’inviter à jouer sur son album Let’s dance, sorti en 1983. Aux prises avec la drogue et l’alcool au milieu des années 1980, il commence une cure de désintoxication en Géorgie, et s’en sort totalement. Pour son retour, il enregistre l’album In Step en 1989, qui remporte le Grammy Award du meilleur disque de blues contemporain. Son retour sur le devant de la scène sera de courte durée puisqu’il va trouver la mort dans un accident d’hélicoptère le 27 août 1990.

« Personne ne m’avait autant imposé le respect. La première fois que j’ai entendu Stevie Ray, c’était à la radio, dans ma voiture, je ne savais pas qui il était, et je me suis dit : ce gars-là va faire trembler le monde. » Eric Clapton.

En tous cas, ça balance sévère ! Tiens, puisque vous aimez le blues, ne ratez pas le rendez vous désormais traditionnel de Belle-Isle-en-terre, c’est pas loin de Guingamp (22) vendredi et samedi prochains ( 5 & 6 oct.) Martin Harley Band – West Weston – Blas Picon & the Junk express – Chris Farlowe. Cela se déroule dans les bars et à la salle polyvalente.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

My batteur is RICH…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

, ,

Amis de la concorde universelle et du pâté en croûte réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 30 septembre 2012, autant dire que c’est la fin du mois. Ce 9è jour de Vendémiaire était dédié au Panais, vieux légume qui revient à la mode.

Le coeur a ses raisons que la raison ignore dit-on. Et bien, le jazz a ses batteurs que le public méconnaît. Bon d’accord, je vous l’avoue, c’est un peu tiré par les cheveux mais, ce matin, le démarrage est un peu difficile, les bougies de préchauffage rechignent à la tâche et dans ces cas là, les vieux diesels toussent un peu.

Buddy RICH lui, est né un 30 septembre 1917 à Brooklyn, New-York. Il est resté célèbre grâce à sa formidable puissance de frappe et sa rapidité d’exécution ainsi que sa capacité à improviser. Bref, il était né pour être batteur de jazz.

Dès 1937 il joue avec Joe Marsala, Artie Shaw, Benny Carter, ainsi que dans son propre groupe. Il assiste aux débuts de Franck Sinatra avec qui il va faire partie du Tommy Dorsey Orchestra. Au début des années 50 on le retrouve aux côtés de Art Tatum.

Jusqu’à sa mort il a mené son propre big band et sans doute son plus grand succès fut son interprétation de West side story.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Buddy était réputé pour son caractère disons…Tempétueux. La légende rapporte qu’alors qu’il était hospitalisé, l’infirmière lui demanda si il n’était pas allergique à quoi que ce soit; il répondit: « si, à la musique country ! ».

Sacré bonhomme que celui là. Il est décédé en 1987 et son corps est inhumé au Westwood village memorial à Los Angelès. La cité des anges, cela ne doit pas être très loin du paradis des jazzmen !

Allez, on va lui faire une petite place dans notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.

Dans le ventre des espagnols…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

,

Amis de la criticature et de la vanille-fraise réunies, bonjour !

Nous sommes le samedi 15 septembre 2012, 29è jour de Fructidor dédié au marron. Le marron c’est un peu comme la madeleine de Proust; il suffit de l’évoquer pour percevoir cette odeur particulière qui nous titillait les narines.

Je me souviens très bien du père Hernandez qui vendait ses marrons grillés dès les premiers frimas. Il installait son brasero au coin de la place du marché en criant: Chauds, chauds les marrons…

En été il faisait de la glace et se déplaçait dans une magnifique carriole tirée par un vieux cheval. Il faisait partie de ces réfugiés espagnols qui avaient fini par s’implanter pour de vrai quand bien même, au fond du regard du vieil homme on y voyait encore l’ombre de la nostalgie et:

                                                                                                                          « Des pavés de flamenco aux gestes anarchiques                                                               Les rythmes du jazz-band pour les paralytiques                                                           Les tam-tams de l’Afrique à portée de guitare                                                                    De l’eau fraîche et de l’ombre à jurer pour y croire                                                              Une rue de Madrid avec des fleurs fanées                                                                        Un fusil de trente-six qui revient s’y mêler… »                                                                     Léo Ferré – L’espoir.                                                                  

Tiens, à propos de jazz-band, je vous ai souvent parlé du saxophoniste Bill Evans. Savez vous qu’il a un homonyme qui s’est fait un nom en jouant du piano. Il était né dans le New Jersey et est décédé un 15 septembre en 1980 à New york. Né d’un père Gallois et d’une mère Russe, tous les deux mélomanes, il était formaté pour devenir musicien. Il fait partie des « sideman » ceux là que l’on nomme quelquefois péjorativement les musiciens de studio. Cela lui aura permis d’accompagner les plus grands, Chet Baker, Miles Davis… Mais il se fera connaître plus tard par ses fameux trios avec contrebassiste et batteur, notamment Scott Lafaro et Paul Mottian. Il est mort alors qu’il n’avait que 51 ans usé par une forte addiction à la drogue.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Vous entendez comme ça swingue ? Imaginez un fauteuil qui vous tend les bras, un Highland de 18 ans, une bruyère profonde emplie d’un tabac brun et âcre… Ni les retraites, ni les expulsions, ni les taupes de Keramoal, ni Martine qui prend ses Désirs pour des réalités, ni les réalités qui dépassent souvent la fiction; rien ne saurait troubler un tel instant; tout disparaît. D’ailleurs, tout doit disparaître, je suis pour l’organisation d’une grande braderie, on solde l’humanité à petits prix, la bassesse, la vilénie, l’inéquité, l’injustice, le fait du prince à 1 euro. Sur tous les trottoirs, de Manille à Kergrist-Moelou, le grand déballage. Et un mensonge d’Etat pour trois sous, et une manipulation en cadeau, et une légion d’honneur déshonorée, allez deux euros et vous l’emportez. On fait table rase, on repart à zéro, vive l’an 01 de Gébé, Vive la sociale, à bas la calotte…

Hopala Chapalain, t’as oublié tes pilules ou quoi ?

Allez, ça va se passer, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Si tu ne viens pas à la Cardère…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , ,

Amis de la botanique pour les nuls et du perdreau de l’année réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 3 septembre 2012, 17è jour de fructidor dédié à la Cardère. Bon
d’accord, vous l’aurez voulu: Si tu ne viens pas à la Cardère…

C‘est une plante qui ne manque pas de piquant, on l’appelle aussi le cabaret à oiseaux à cause de sa capacité à conserver l’eau dans ses feuilles, et qui, paraît-il, serait efficace dans le traîtement de la maladie de Lyme (c’est la maladie la plus fréquente transmise à l’homme par les tiques). Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an. Allez, cor’une p’tit’ goutte…

L‘actualité étant des plus réjouissante, il nous reste la musique. Je vous propose de vous souvenir de Memphis SLIM.
De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de l’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus grands, une vraie cave comme on n’en fait plus; où l’on pouvait écouter de la bonne musique tout en buvant un coup et en fumant une pipe…

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire.
Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris.
On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues.

L‘auteur-illustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a consacrés au blues, Little Lou (1990) et La route du sud (2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petit pianiste. Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant d’avoir pu voir le livre terminé. On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres. Ici à gauche, c’est une photo de Bill Coleman lors d’un passage aux trois Mailletz.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


Suivez ce lupin blanc…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , ,

Amis de la jocrissade et du poulet basquaise réunis, bonjour!

Et bien voila, nous y sommes au 15 août…Si vous êtes impatient de finir le mois, dites vous que nous sommes le 28 de thermidor et que c’est le jour du lupin. Je connaissais la valeur décorative du lupin et ses fleurs de toutes les couleurs mais, un jour dans le Sud de la France j’ai découvert que ses graines saumurées étaient comestibles et que les autochtones les consommaient à l’apéro sous le nom de Tramousse, étonnant non !

En Amérique latine le lupin blanc est cultivé pour en faire de la farine et au Brésil ils en tirent une bière. Egyptiens, Incas et Mayas connaissaient déja cette plante protéagineuse fort nourrissante. Comme disait Lewis Carroll:Suivez ce lupin blanc… Et puisque nous sommes le jour de Marie, je vais en profiter pour vous parler de… Oscar.

Entre les expulsions des Rroms, les bateaux poubelles à trois encablures de la pointe saint Mathieu, la valse hésitation de la communauté internationale vis à vis du proche Orient, la solution c’est de fermer son poste, de choisir un vieux 33 t, de se servir une boisson hors d’âge, de s’allumer une pipe et de se laisser bercer… Or donc, voici Oscar Peterson.

Il est né un 15 août en 1925 dans ce quartier de Montréal que l’on appelle la Petite Bourgogne. Il va y grandir baigné par la culture jazz et, très vite son père lui enseigne la trompette. Mais pour Oscar, le must c’est le piano. C’est sa soeur Daisy qui va se charger de l’apprentissage. A l’âge de 14 ans il gagne un prix national et quitte l’école pour devenir musicien professionnel. Il va se joindre à la formation du Johnny Holmes Orchestra et sera soliste jusqu’en 1947. Le voici en compagnie d’un autre géant: Count Basie.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

 

Oscar Peterson va rapidement se construire une réputation et il apparaîtra au Carnegie Hall pour la première fois en 1949. Influencé par Nat King Cole et surtout Art Tatum, il va accompagner Lester Young, Louis Armstrong et Ella Fitzgerald. Le tournant de sa carrière est son engagement par l’impressario Norman Granz qui va lui permettre de jouer avec les plus grands de son époque. De 1991 à 94, il est chancelier de l’université de York à Toronto, il faut noter par ailleurs qu’il est Franc-maçon.

Après avoir parcouru le monde, enregistré des centaines de titres, joué avec les meilleurs, reçu tous les prix possibles, il va s’éteindre dans sa maison de la banlieue de Toronto le 23 décembre 2007. Je fais partie de ceux qui le considère comme le plus grand pianiste de jazz de tous les temps.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.