Vous lisez actuellement la catégorieJAZZ

Page 14 de 15

Une tisane et…Au lit.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , , ,

Amis de l’aposiopèse* et de l’huile de foie de morue réunies, bonjour !

*L’aposiopèse est une brusque interruption du récit qui se signale par une typographie et une ponctuation spécifique (comme l’usage trop fréquent des points de suspension dont votre serviteur se rend volontiers coupable).

Nous sommes le vendredi 20 juillet, deuxième jour de thermidor dédié au bouillon-blanc. Une des plus anciennes plantes médicinales connues des apothicaires, herboristes et autres phytothérapeutes.

Les fleurs séchées de molène (rien à voir avec notre île du Ponant), c’est le nom de l’espèce, entrent dans la composition de la célèbre tisane des « quatre fleurs » utilisée de longue date et de nos jours encore en cas de refroidissement et de toux. Cette tisane n’a en fait des « quatre fleurs » que le nom car en réalité, elle en comprend 7 mélangées à parts égales : mauve, guimauve, gnaphale, tussilage, coquelicot, violette et bouillon-blanc. Le bouillon-blanc seul en infusion est également réputé pour résorber les petites irritations anales. Alors, ça vous chatouille ou ça vous gratouille ?

Le 20 juillet c’est aussi l’anniversaire de mon ainé qui le fêtera là bas de l’autre côté de la Méditerranée et à qui j’adresse tous mes voeux evel just…Il est né le même jour que Bonny B. célèbre joueur d’harmonica et chanteur de blues. Il a vu le jour en 1974 sous un arbre sacrée le Bagnan. Il passe ses premières années sous le régime de Pol Pot.

En 1978, poursuivi par les Khmers, lui et sa famille se réfugient dans la jungle près de la frontière thaïlandaise. Après trois jours et trois nuits de marche, sans manger, ils se retrouvent enfin en sécurité en Thaïlande. En mai 1998, autre point commun avec mon gars, Bonny décide de partir à Chicago à la quête du blues, « il fallait que je me rende sur place, comme en pélerinage ». Ne parlant pratiquement pas anglais, il ne se laisse pas impressionner pour autant et se retrouve « jammant » avec Louisiana Red, Buddy Guy, Jimmy Johnson, Kenny Neal, John Primer, Mc Kenzy ou Bernard Allison dans les clubs mythiques que sont le Blue Chicago, le Buddy Guy Legend’s ou le Koko Taylor. Ici en vidéo avec Dave Riley dans son club de Fribourg en 2010. Morceau que je dédicace à mon grand.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Le 28 février 2009, Bonny B. se lance dans un pari: devenir le seul harmoniciste au monde à jouer de l’harmonica pendant 24h non-stop pour le Guinness World Records. Tout cela afin de collecter des fonds pour son école au Cambodge. Bonny B. ouvre son premier Blues Club à Fribourg où il organise des concerts de Blues avec des artistes américains.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Charlotte et Billie sont sur un bateau…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, ,

Amis du développement durable et des sauveteurs en mer réunis, réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 17 juillet, 29è jour de Messidor dédié au Blé. C’est aussi la Ste Charlotte ce qui m’aurait autorisé à poster une vidéo de la célèbre chanson qui fit les beaux jours de la série de chansons paillardes le plaisir des dieux en 33t. je veux parler de « La p’tite Charlotte » dont voici le premier couplet… Eloignez les enfants.

DANS SON BOUDOIR LA PETITE CHARLOTTE
CHAUDE DU CON FAUTE D’AVOIR UN VIT
SE MASTURBAIT AVEC UNE CAROTTE
ET JOUISSAIT SUR LE BORD DE SON LIT…

Mais bon, j’entends déjà les commentaires des pisse-vinaigres, des peine-à-jouir, des tue l’amour et les admonestations des ligues de vertu. J’ai donc opté pour Billie plutôt que pour Charlotte.

Le 17 juillet 1959 c’est la disparition de Billie HOLIDAY, la plus grande d’entre les grandes dames du jazz. Alors, à tout seigneur, tout honneur ! Ce billet lui sera exclusivement consacré.

Elle était née à Baltimore en 1915. Enfance très difficile, viol à l’age de dix ans, couvent du bon pasteur… Jeune fille elle découvre Harlem, sa vie est faite d’hommes et de violences. Elle découvre aussi les boites clandestines où l’alcool coule à flots et où le jazz résonne du soir au matin. La petite Eléanora adopte le pseudo de Billie et connait ses premiers succès dans les clubs de harlem où elle chante pour quelques sous. Elle se lie d’amitié avec Lester Young qui la surnomme Lady Day. Elle accompagne également Duke Ellington qui la fait tourner dans son court métrage Symphony in black. Elle devient dès lors une des vedettes du jazz new-yorkais et la voici qui chante bientôt dans le grand orchestre de Count Basie. Mais ses tournées sont souvent écourtées notamment dans le sud où elle ne peut chanter ni même réserver une chambre ou entrer dans un restaurant avec les musiciens.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

C‘est en 1939 qu’elle va interpréter Strange fruit, ci-dessus en vidéo, métaphore du lynchage des noirs. Mais c’est aussi l’époque de l’alcool et de la drogue et de ses liaisons féminines. Son nouveau compagnon Jimmy Monroe l’entraine vers la cocaïne, l’opium; il faut dire que c’est un escroc qui se retrouve rapidement en prison. Puis, malgré ses succès, c’est la dérive totale, dépression, drogue, alcool et retour vers la case prison. En 1951, c’est Louis MCKAY qui va contribuer à relancer sa carrière. Il faudra attendre 1954 pour qu’elle réalise un vieux rêve, une tournée en Europe. En 1955, Billie retrouve Carnegie Hall où elle participe au grand concert en hommage à Charlie Parker. Le 30 mai 1959 elle est admise à l’hospital où elle décèdera le 17 juillet victime de sa cirrhose et d’une insuffisance rénale.

Billie Holiday s’est produite seulement deux fois en France et uniquement à Paris. En 54 et en 58. A l’issue de son passage au Mars Club, voici ce que disait Françoise Sagan: « C’était elle et ce n’était pas elle, elle avait maigri, elle avait vieilli, sur ses bras se rapprochaient les traces de piqures…Elle sautait un couplet, se tenait au piano comme à un bastingage… » et la Sagan elle s’y connaissait en matière de came.

Aujourd’hui encore, dès les premières notes d’une de ses chansons, vous êtes saisis par cette voix à nulle autre pareille et qui vous serre la gorge comme un mauvais whisky. Mais bon, c’est pas non plus « la danse du canard » ou « le petit bonhomme en mousse ». Il faudrait des pages et des pages pour narrer la vie de cette artiste et ce blogue n’a pas une telle prétention. Comme disait BLIER dans les « tontons flingueurs »: « J’critique pas…J’évoque ! ».

Allez, merci d’être passé et merci pour vos commentaires toujours appréciés. Si vous partez, bonnes vacances, si vous revenez, bon retour, si vous ne bougez pas… Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Mon nom est Brown, Ray Brown…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , ,

Amis du boudhisme zen et de la soupe à l’oignon réunis, bonjour !

Nous sommes en juillet, le 02 précisément, et ce premier lundi correspond au 14è jour de Messidor dédié à la lavande… Aujourd’hui, quelques notes de musique en compagnie d’un contre bassiste génialissime.

Ray Brown étudie d’abord le piano, mais déteste s’exercer et décide, à l’école, de passer à la contrebasse, persuadé qu’il est que cet instrument, avec ses 4 cordes sera plus facile à manier que les 88 touches.

À vrai dire, il avait envie de jouer du trombone, mais il fallait acheter un instrument, que son père ne pouvait pas lui payer ; il a donc choisi la contrebasse que le conservatoire pouvait lui prêter… ici en vidéo avec Larry FULLER (piano) et Karriem RIGGINS (drums)

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Il apprend d’oreille et se met même à travailler son instrument. Il est très doué et se produira rapidement à Pittsburgh. Une fois son diplôme d’université en poche, il part en tournée avec divers orchestres.

À 20 ans, il part pour New York et se confronte aux musiciens locaux. Il est rapidement engagé par Dizzy Gillespie qui lui réserve une place dans son groupe qui comporte également Charlie Parker au saxophone, Bud Powell au piano, Max Roach à la batterie. Rien que du beau linge comme disait mon aïeule en repassant son trousseau…

En 1948, il fonde son propre trio et épouse Ella Fitzgerald. Il rencontre Norman Granz et fait partie des tournées Jazz at the Philharmonic. Il divorce d’Ella Fitzgerald en 1952. Vous me direz, DSK s’est bien séparé de Anne Sainclair, Vanessa de Johnny Deep, Tom Cruise de sa Katie et Castor de Pollux…  Entre 1951 et 1966, il est membre du trio d’Oscar Peterson. Ici à gauche en compagnie de Ella Fitzgerald et Dizzy Gillespie.

Lorsqu’il quitte Oscar Peterson, il s’installe à Los Angeles, pour jouer, composer pour le cinéma et profiter du climat agréable de la Californie. Il y mène également une carrière de manager pour des gens comme Quincy Jones ou le Modern Jazz Quartet. Pendant un certain temps, il est même le directeur du Monterey Jazz Festival. Oscar Peterson et lui ont enregistré ensemble 240 albums. A propos de musique je voulais inclure le player de la radio des blogueurs sur le site mais la manip m’a échappée. J’ai demandé à mon coach de m’arranger le coup; ça devrait suivre avant la fin de l’été…

Et bien voilà pour ce début de semaine, en attendant la suite portez vous bien et à demain peut-être.

 

I’m in the mood…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, ,

Amis de la boule bretonne et du café serré réunis, bonjour !

Aujourd’hui, jeudi 21 juin, troisième jour de Messidor dédié à l’oignon, c’est le solstice d’été et j’avais donc le choix (pas dans la date) entre l’histoire de cette plante à bulbe de la famille des liliacées, les feux de la St Jean, la fête de la musique, l’anniversaire de la naissance de Guy Lux ou celui de la mort de Bolko II, Duc d’Opole, en 1356… J’aurai pu parler de fouteballe et de cette affligeante démonstration de néantitude que nous devons à l’équipe de France face à de fiers suédois. De ces grands garçons qui s’efforcent de jouer à la baballe pendant que Loulia Timochentko se fait des tresses dans sa cellule; à tel point que je m’interroge depuis fort longtemps sur l’état du lobe frontal gauche de ces sportifs. D’ailleurs, la photo ci-contre en dit plus que le ferait un long discours sur les us douteux de ces gus fouteux…

Finalement j’ai opté pour un petit hommage à John Lee HOOKER, décédé il y a onze ans le 21 juin 2001.

John Lee Hooker est un des onze enfants d’un métayer du Delta, prédicateur de son état et qui décédera peu après sa naissance. Il sera initié au blues par son beau-père Willie Moore. A treize ans John Lee quitte le domicile familial et atterrit à Memphis où il va pouvoir jouer avec B.B. King. En 1937, il gagne Cincinnati dans le Nord et exerce plusieurs petits boulots. Quelques années plus tard il rejoint Detroit, cité de l’industrie automobile, comme des milliers de Noirs sudistes. Très vite il devient le principal bluesman de la ville. Ce n’est qu’en 48 qu’il va enregistrer et devenir professionnel. C’est de cette époque que date le célèbre I’m in the mood.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Au début des années soixante il va écumer les festivals avec un répertoire de blues et de folk-songs accompagné par sa guitare acoustique. En 62 il fait partie de la toute première tournée européenne de l’American Folk Blues Festival. 1970 le voit s’adapter avec facilité et succès à l’émergence du Rock-blues. Succès colossal qui va faire de lui une figure emblématique, quasi patriarcale du Rock. Dans les années qui suivirent John lee Hooker va devenir une star internationale incontestée. Parmi ses derniers albums, retenez Urban blues qui contient l’original de Motor city is burning appelé à devenir le premier tube de MC5. Hooker a influencé et collaboré avec les plus grands tel Van Morrisson, les Beattles, Santana ou Keith Richards. Une pensée émouvante pour sa participation dans le film The Blues Brothers dans lequel il interprète son tube Boom Boom.

Son style, unique et authentique à la fois, en a fait l’un des artistes les plus importants de cette musique, et son influence sur le blues  et le Rock durant tout le XXe siècle est considérable.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La reine du scat…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , ,

Amis du Jazz et de la purée andouille réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 15 juin, 27è jour de Prairial dédié à la verveine…

Ce n’est pas parce que l’on aime le scat que l’on est scatophile, disait mon aïeule qui savait distinguer le vrai du faux. La preuve.

Décédée un 15 juin en 1996, elle était née au mois d’avril 1917. Elle s’appelait ELLA FITZGERALD. Un timbre de voix remarquable, une grande capacité d’improvisation, particulièrement en scat, voila ce qui a fait son succès. Personne n’a oublié cette interprétation de « Mack the knife » d’après « l’opéra de quat’sous » de Brecht (vidéo). La complainte de Mackie illustrait le thème de la pièce: la lutte entre le roi des mendiants et Mackie-le-surineur à Soho…

Au cours d’un concert à Berlin en 1960, elle est victime d’un trou de mémoire… Elle poursuit en improvisant alternativement, scat et paroles inventées.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Elle commence à chanter dès l’age de seize ans au théatre Apollo de Harlem à New York. Elle débute véritablement sa carrière solo en 1941. Au début, chanteuse de swing, elle aborde aussi le bebop, elle est la reine du scat, et elle a joué du blues, de la samba, du gospel etc., et même des chants de Noël. Ses concerts sont souvent enrichis par des imitations d’autres chanteurs; elle imite en particulier à la perfection les voix et les gestes aussi bien de Rose Murphy que de Louis Armstrong. On la voit ici à gauche en compagnie de Louis Armstrong.

ELLA FITZGERALD a interprété les plus grands compositeurs comme Cole Porter, Gershwin, Duke Ellington, avec qui elle fera une tournée fantastique en Europe. Elle a accompagné aussi bien Dizzy Gillespie que Count Basie ou Franck Sinatra. S’il fallait citer un ou deux disques de sa production, je garderai, « Porgy and Bess » et « Ella and Louis ». Mais toute son oeuvre est à consommer sans modération.

Voilà pour ce vendredi, jour des crèpes; le temps de faire ma pâte, qui doit reposer trois heures comme disait qui vous savez. Allez portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Ascenseur pour les fachos…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , ,

Amis du Jazz-dans-tous-ses-états et du double scotch réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 25 mai, c’est le sixième jour de Prairial dédié à la Mélisse. L’an passé les jardins de Keramoal avaient vu fleurir un plant de Mélisse-citronnelle mais hélas, le gel de l’hiver ne lui a laissé aucune chance. Or donc, replantation ce printemps. Le titre de ce billet m’a été inspiré par la montée du vote d’extrême droite en Europe. Quelquefois je rêve que je suis éditorialiste à Libé… Mais ça ne dure pas longtemps, rassurez vous.

Le 25 mai 1996 voit le décès de Barney WILEN. C’est un des grands saxophonistes Français et, c’est assez rare pour le noter.

Il a débuté sa carrière en se produisant dans les boites du coté de Nice sous l’incitation de Blaise Cendrars (il faudra que je consacre un billet à cet immense poète; à moins que je ne l’ai déjà fait…). On lui doit d’avoir travaillé avec Miles Davis sur la bande originale du film « ascenseur pour l’échafaud ». Miles Davis qui lui est né un 25 mai en 1926, étonnant non !

 

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Plus tard il a enregistré avec le fameux quintette de Thélonious Monk et on lui doit aussi la musique du film « Les liaisons dangereuses » de Roger Vadim.

La bande dessinée de Loustal, « Barney et la note bleue » est largement inspirée de sa vie. Plus tard il en a d’ailleurs tiré un disque intitulé « La note bleue ».

Je vous conseille particulièrement « Cookin’ at st germain » avec Bud Powell.

Bon, et bien voilà, le soleil est de retour sur la pointe bretonne; encore un peu et l’on se plaindra de la chaleur… En attendant la canicule, portez vous bien et à demain peut-être.

Le Blues et le diable…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , , ,

Amis du Delta blues et de l’endive braisée réunis, bonjour !

En ce 8 mai, 19è jour de Floréal dédié à l’Arroche (c’est une sorte d’espèce de genre d’épinard) plutôt que de fêter l’armistice qui n’en fut pas un, célébrons la naissance d’un des plus grands bluesmen que le Mississippi ait connu. Robert JOHNSON. Son oeuvre quoique mince a laissé un nombre considérable de classiques du blues.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Né dans le Delta il s’est très tôt interessé à la musique, notamment l’harmonica avant d’opter pour la guitare. Sa rencontre avec Willie Brown le décide à faire de la musique son gagne-pain. Il parcourt le Delta, joue ici et là pour quelques dollars. Sa vie chaotique est celle d’un grand buveur, coureur de femmes qui s’attire sans cesse un tas de problèmes. Cette personnalité se reflète dans des compositions sombres, dramatiques, pleines d’images hallucinantes. La légende veut que sa virtuosité vienne d’un pacte avec le diable. un soir très sombre alors qu’il se promenait dans les alentours de Clarksdale dans le Mississippi, il se perdit à un carrefour (crossroads) c’est le titre du morceau sur la vidéo. Alors qu’il commençait à s’endormir une brise fraîche le réveilla. Il vit au-dessus de lui une ombre immense avec un long chapeau. Effrayé, ne pouvant dévisager cette apparition Johnson resta comme paralysé. Sans un mot l’apparition se pencha, prit sa guitare, l’accorda, joua quelques notes divines avant de lui rendre l’instrument et de disparaître dans le vent noir du Sud. En réalité, cette légende provient d’un autre bluesman, Tommy Johnson, qui prétendait avoir vendu son âme au diable, un soir, à un carrefour, pour obtenir sa virtuosité à la guitare. Robert Johnson aurait donc repris cette histoire à son compte, à moins que – Tommy et lui portant le même nom (Johnson) – elle ne lui ait été attribuée à tort. Cette légende et le personnage de Tommy Johnson apparaissent dans le film des frères Coen, O’Brother.

Il est mort, empoisonné dit-on, dans un bouge du Mississippi du côté de Greenwood. Durant sa courte carrière, il aura laissé 29 titres enregistrés, 3 photos et 3 tombes. Faut-il préciser qu’il appartient au « club 27″ en brillante compagnie: Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Kurt Cobain ou, plus récemment Amy Winehouse.  Sa vie, sa musique et sa mort en ont fait une légende pour plusieurs générations de bluesmen et de rockers. Son blues, torturé, rempli de référence au démon, sera repris par d’innombrables musiciens comme Muddy Waters mais aussi, plus tard, les Rolling stones, Jimi Hendrix, Bob Dylan et Eric Clapton entre autres.

Un très grand à n’en point douter.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Asteur, c’est l’heure du 4 heures…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, ,

Amis de la vérité révélée et du livre de poche réunis, bonjour!

Nous sommes le mardi 1er mai, douzième jour de Floréal dédié au Sainfoin. Cette plante est autant appréciée des ânes que le sarkozisme des électeurs du FN. Plante mellifère par excellence on en fait un des meilleurs miels du marché. Pratiquement disparu par suite de la suppression de la culture du sainfoin comme plante fourragère, en particulier dans le Gâtinais, ce miel clair qui se teinte de jaune en se solidifiant a pourtant des atouts que lui reconnaissent les amateurs : léger, parfumé, fin et aromatique, il offre une cristallisation lente et fine. Je vous le conseille sur une crêpe de froment pour le quatre-heures; car, comme on dit à Dunkerque: Asteur, c’est l’heure du 4 heures…

Aujourd’hui, une chanteuse de jazz à la voix de miel:

Shirley Horn, née le 1er mai 1934 à Washington, D.C. (États-Unis) et décédée le 20 octobre 2005 à Washington DC, était une chanteuse et pianiste de jazz américaine.

Shirley Horn était une virtuose du piano dès son enfance. Elle devient la première pianiste et chanteuse de Jazz à 17 ans après Nat King Cole. Elle enregistre son premier album de jazz en 1960 sur le petit label Stere-o-craft. Ensuite, elle met sa carrière en suspens pendant les années 1970 et 1980 afin d’élever sa fille. Elle signe son retour en 1987.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Elle remporte le Grammy Award de la meilleure performance vocale sur un album en 1999 pour I Remember Miles (1998). Cet album est un hommage à Miles Davis, qui l’avait découverte en 1960. Cette même année sort un album intitulé « (The ultimate collection) Best Of » dont les morceaux ont été sélectionnés par Diana Krall.

Sa voix chaude et douce souffle les ballades avec une rare profondeur et une intense émotion, sublimées par une retenue délicate. Ses arrangements confèrent une intimité unique à ses enregistrements et ses concerts, servis par une rythmique complice : Charles Ables, à la basse et Steve Williams, à la batterie, qui l’ont accompagnée pendant près de trente ans.

Même limitée par le vieillissement de sa voix, elle garda jusqu’au bout son art intact, capable de donner à une seule note une charge émotionnelle intense, par une véritable construction dramatique de l’interprétation. L’album « You Won’t Forget Me » et notamment le titre co-interprété avec Miles Davis en constitue un exemple magistral.

Voila pour ce mardi, à lire et à écouter calmement au retour de la manif. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le jazz, madame Michu, le jazz!

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, ,

Amis des chemins de traverse et du veau marengo réunis, bonjour!

Nous voici le jeudi 19 avril et c’est le dernier jour de Germinal dédié au greffoir. je vous propose d’arroser cela avec un peu de jazz…

Aujourd’hui, portrait de NIELS-HENNING ORSTED PEDERSEN.

J‘ai souvent évoqué ici les bluesmen que j’aime, ils sont souvent noirs, issus du Mississipi, du Kentucky et ont fait leurs classes dans les clubs de jazz de Chicago. Celui-ci a un nom imprononçable et un talent immense. Il est né de ce coté ci de l’atlantique, tout là haut dans ce beau pays du Dannemark.Niels-Henning Ørsted Pedersen, jazzman et contrebassiste danois est né le 27 mai 1946 à Osted, sur l’île de Zélande au Danemark. Il est décédé le 19 avril 2005 à Copenhague d’une crise cardiaque. Réputé pour sa technique impressionnante, son approche instrumentale peut être considérée comme une prolongation du travail innovateur de Scott LaFaro. Pedersen, le « grand Danois avec un nom interminable », était plus simplement connu sous l’acronyme de NHØP parmi les fans de jazz. Enfant, Pedersen commence par apprendre le piano. À l’adolescence, il se tourne vers la contrebasse. Dès l’âge de 14 ans, tout en poursuivant ses études, il entame une carrière professionnelle de musicien de jazz et fonde son premier groupe, Jazzkvintet 60.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

À 17 ans, il se produit au sein l’orchestre de Count Basie, excusez du peu.Pendant les années soixante, Pedersen se produit aux côtés de jazzmen américains importants en tournées au Danemark: Chet Baker, Bill Evans, Brew Moore, Bud Powell, Count Basie, Dexter Gordon, Dizzy Gillespie, Oscar Peterson, Sonny Rollins, Miles Davis et la chanteuse Ella Fitzgerald, que du beau monde. Dans les années 1970, il joue en duo avec le pianiste Kenny Drew, puis fait une tournée avec le trio de Oscar Peterson dans toute l’Europe ainsi qu’en Amérique du Nord. Ensemble, ils ont enregistré plus de 50 albums. Il a également travaillé avec le violoniste français Stéphane Grappelli et le pianiste catalan Tete Montoliu.« My little Anna », « Jaywalkin » et « The Puzzle » figurent parmi ses compositions les plus connues. Il était également interprète de poésies et de chansons folkloriques danoises. Son travail fut plusieurs fois récompensé, il obtint ainsi en 1991 le Prix de Musique du Conseil nordique.Pedersen est resté un musicien très actif jusqu’à sa mort soudaine à Copenhague en 2005 à l’âge de 58 ans.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


Toute la musique que j’aime…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, ,

Amis du Cotton Club et du Livarot réunis, bonjour!

Nous sommes le dimanche 15 avril, 26è jour de Germinal dédié au Lilas.

Si vous aimez le blues, vous aimez forcément Bessie SMITH que nous allons accrocher aux cimaises de notre galerie…

Bessie Smith est née le 15 avril 1894 à Chattanooga dans le Tennessee, et décédée en 1937, elle fut surnommée « l’impératrice du blues ».

Élevée par une famille d’une pauvreté extrême, elle commença très tôt à gagner sa vie en chantant dans les rues de Chattanooga avec son frère Andrew. Devenue une jeune femme, elle rejoint le spectacle ambulant de William et Gertrude Rainey, connus sous le nom de « Ma and Pa ».

En 1923,Bessie Smith fait ses débuts d’enregistrement chez Columbia Records avec sa première chanson, « Downhearted Blues » (le Blues abattu). Elle enregistrera finalement 123 chansons pour Columbia au cours de sa carrière musicale. Smith était aussi une des artistes afro-américaines parmi les mieux payées des années 1920, en gagnant quelque $2000 par semaine. Pourtant, sa carrière subit un ralentissement avec le commencement de la Grande Dépression des années 1930.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Le soir du 26 septembre 1937, Bessie Smith est tuée dans un accident d’automobile en traversant Clarksdale dans le Mississippi avec son ami Richard Morgan (oncle du musicien de jazz Lionel Hampton).

Bessie Smith a eu une influence musicale importante sur des chanteuses comme Billie Holiday, Sarah Vaughan, Dinah Washington, Nina Simone, Janis Joplin et Norah Jones. Sa voix puissante et son style de chant sont une contribution importante à l’histoire de la musique populaire.

Hé oui, toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du Blues…

L‘actualité étant ce qu’elle est et toutes choses égales par ailleurs (j’adore cette expression !) Cet après-midi se déroule le Tro-Bro Léon qui est au Finistère ce que le Paris-Roubaix est au Nord. Les « ribinous » remplacent les secteurs pavés mais le spectacle est au rendez-vous. 

Vous avez choisi de visiter « les cénobites tranquilles » à moins que votre présence soit le fruit du hasard et d’une navigation hasardeuse sur le NET; en tous cas soyez en remercié et, repassez donc demain si le coeur vous en dit. C’est ouvert tous les jours. Allez, à demain peut-être.