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Buddy TATE…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour !

Au train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver… Nous 62078192_psommes le vendredi 22 février 2013 c’est à dire le quatrième jour de ventôse, dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun antidote. Même pas un remède de cheval.

 

Vous ai-je déjà parlé de Buddy TATE, né George Holmes TATE un 22 février en 1913 à Shermann, Texas ? Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk.

Il rejoint en 1939 l’orchestre de Count Basie en raison du décès soudain imagesde Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem.

Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway. Ci dessous en vidéo, un enregistrement de 1976 à Varsovie je crois. Le fameux standard Mack the Knife.

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Il reviendra en Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count images-1Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à droite en compagnie de Milt Bruckner.

Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à demain peut-être.

 

THELONIOUS MONK…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

 

Amis de la valse à trois temps et du flocon d’avoine réunis, bonjour!

Nous sommes le dimanche 17 février 2013, 29è jour de Pluviôse dédié à la chélidoine. Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, avait son avis72914340_p sur tout, et surtout son avis, l’appelait le lait de sorcières ou encore, l’herbe à verrue. Les savants ont expliqué depuis lors que la plante contenait un alcaloïde qui pourrait être à l’origine de son utilisation à des fins médicinales… Dans les campagnes, on l’appelle aussi la grande hirondelle car son apparition le long des chemins creux correspond à l’arrivée de ces charmants oiseaux.

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition de Thélonious MONK.

Thélonious Sphere Monk décédé un 17 février 1982 reste à mes yeux, et surtout à mes oreilles, un des plus grands pianistes de jazz que le 49834468_pmonde est connu. Monk est souvent considéré comme l’un des fondateurs du style Bebop, avec The Bird au saxo, l’immense Dizzy à la trompette et Kenny Clark à la batterie. Ses compositions autant que son jeu pianistique ont suscité les plus vives réactions tant ils bousculaient la mélodie, l’harmonie et le rythme. Malgré cela, nombre de ses compositions sont devenues de grands « classiques » : Blue Monk, Round about Midnight (c’est la vidéo), Well You Needn’t, Straight, No Chaser… et ses détracteurs des débuts ont dû se rendre à l’évidence que les fameuses « dissonnances Monkiennes » ne sont pas le fruit du hasard, ni d’une maladresse, mais bien l’expression d’un génie musical hors du commun.

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Monk était considéré comme un artiste d’avant-garde grâce à son approche unique de l’instrument. D’une manière générale, Monk imagesimprovisait beaucoup en jouant ses thèmes, et ses improvisations « collaient » toujours au thème. Les nombreux témoignages et hommages de grands musiciens tels que Miles Davis, John Coltrane, Sonny Rollins, pour ne citer qu’eux ne laissent aucun doute quand au fait que l’influence de Monk, tant sur le jeu que sur les compositions des jazzmen, a été, et est encore, aussi profonde et déterminante que celle de Duke Ellington, Charlie Parker, John Coltrane etc…

En plus d’être un maître en musique, Monk était un humaniste, un humoriste, et un philosophe. On retrouve d’ailleurs ces qualités dans son jeu et dans ses compositions. Les nombreuses anecdotes que l’on rapporte, si elles prêtent à rire, sont aussi une source d’inspiration et de réflexion pour de nombreux artistes. Pour les amateurs, il y a le bouquin de Jacques Ponzio (Blue MONK – ed. Actes Sud) sur la vie et l’oeuvre de Thelonious Monk. Waouuuuh, on se croirait sur france musique.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Stan Getz…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la botanique à deux balles et du pot au feu réunis, bonjour !

Or donc nous voici le 2 février, 14 de pluviôse jour de l’avelinier, ou si vous préférez, le noisetier_mb1007coudrier qui est l’ancien nom du noisetier…C’est la Chandeleurar goulou vras , la grande lumière, comme disent les brittophones.

A la Chandeleur, Quéré fait des crêpes jusqu’à pas d’heure, se plaisait à nous dire mon aïeule, sûre qu’elle était de nous épater. Savez vous que le noisetier se prète tout à fait à la culture du bonsaï comme le montre cette photo.

Tout à fait autre chose.

Voici une version de « The girl from Ipanema » que l’on doit au célèbrissime Vinicius da Moraès et que vous allez reconnaître dès les premières notes. La chanteuse c’est Astrud Joao, la propre femme de Gilberto Joao le roi de la Bossa. Le sax c’est celui de STAN GETZ.

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Stan Getz, né le 2 février 1927 à Philadelphie, fait ses débuts au saxophone ténor chez Dick Rogers en 1942, alors qu’il avait 15 ans. Installé en Californie, il s’associe avec Butch Jones, dirige un trio, et est engagé par Woody Herman (1947-1949). Au sein de cette formation, il participe aux travaux des « Brothers », surnom de la section des saxophonistes.

En 1962,il découvre le Brésil et la bossa nova. Il enregistre à images-1New York en 1963 le fameux album Getz/Gilberto avec le « père » de la bossa nova, João Gilberto et aussi la participation de son épouse Astrud notamment dans une version du standard d’Tom Jobim et Vinícius de Moraes : A Garota de Ipanema qui deviendra en anglais The Girl from Ipanema et sera la version de ce morceau la plus connue et la plus jouée sur les radios.

Il dirige de petits groupes, parmi lesquels figurent Gary Burton, la chanteuse Astrud Gilberto, le guitariste Charlie Byrd et se produit dans de nombreuses salles, dont le Go-Go de New York, ou il enregistre, avec Astrud, l’album Getz au Go-Go qui contient notamment une version très personnelle d’unDownloadedFile-1 autre standard de Jazz : Summertime. Mon ancien directeur, grand amateur de jazz, avait l’habitude de me dire: « c’est le plus grand saxophoniste de jazz…Blanc ! » Chef de file de l’école cool, il combine une sonorité douce au découpage rythmique de Lester Young, sa musique s’oppose à la rudesse des disciples de Coleman Hawkins, à la crudité du blues et aux excentricités du bebop. Elle eut une influence prépondérante sur l’évolution du jazz par son emprise sur les conceptions de Miles Davis. Vers le milieu des années 1950, au moment où le hard bop supplante le cool, Stan Getz évolue à l’intérieur même de son style, vers une expression plus virile. Il mêle douceur et punch, devient un artiste complet, improvisateur toujours en verve, véhément et raffiné, assumant les tâches les plus ambitieuses comme les plus routinières, à l’aise aussi bien avec Dizzy Gillespie ou Chet Baker qu’avec des orchestres à cordes ou des rythmes brésiliens. Sources: Dictionnaire du Jazz de Franck Tenot.

Et voilà un petit billet sans prétention pour accueillir le 100 000è visiteur des cénobites tranquilles. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Daphné Loréola…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Tiers-État et de la potée auvergnate réunies, bonjour !

Nous sommes le dimanche 27 janvier 2013, oui je sais, ça passe vite, dans un mois c’est les Gras à Douarnenez, il est temps de préparer le costume pour aller faire du reuz sur le port… Ce 8è jour de pluviôse est dédié au bois-joli, une sorte d’espèce de genre
de laurier qui porte bien son nom Daphné loréola et voici pourquoi.images Vous avez lu le récit d’Ovide qui conte comment, alors qu’elle était poursuivie par Apollon et qu’elle souhaitait lui échapper, la déesse Daphné se changea en laurier. Apollon vaincu par la nymphe ne put saisir qu’une seule petite branche, un rameau ; il fit du laurier son arbre. Plus étonnant encore, le mot “baccalauréat” est un dérivé du mot “laurier” puisque ce terme vient d’un mot latin signifiant “baie de laurier” : une couronne ou un rameau de lauriers ceignait, à l’origine, les génies et les sages. Etonnant, non !

 

Tout à fait autre chose.

Petit billet en souvenir d’une des plus grandes sinon la plus grande de toutes les chanteuses de Gospel disparue un 27 janvier de l’année 1972.  J’ai choisi de vous faire écouter « Trouble off the world », c’est d’actualité. La vidéo est tirée d’un film où Mahalia Jackson apparaît à la fin; il s’agit de « Mirage de la vie » de Dougla Sirk en 1959.

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En 1946 et 1947, celle que l’on surnomme couramment la « reine du Gospel » enregistre une série de titres (dont I’m Going to Tell God et Move On Up a Little Higher, disque vendu à plus d’un million d’exemplaires, et le fameux hymne baptiste Amazing Grace) qui la révèle au public américain. Elle chante par ailleurs Precious Lord, Take My Hand dans l’un des immenses stades de football de Washington devant un public enthousiaste.

Entre 1949 et 1952, elle interprète des grands succès comme Silent NightWalking to Jerusalem et le plus populaire d’entre eux, In the Upper Room. Mahalia Jackson se produit par la suite au Carnegie Hall, célèbre images-1salle de concert de New York. Grande vedette, gérant parfaitement sa carrière mais cédant parfois aux exigences commerciales des producteurs pour élargir son audience, Mahalia Jackson participe, malgré des problèmes cardiaques, aux rendez-vous européens tels que le festival d’Antibes-Juan-les-Pins en 1968 où elle se produit pendant plus de trois heures, habitée par une sensibilité et une ferveur inoubliables. Amie fidèle du pasteur Martin Luther King, elle se trouve à ses côtés pour la défense des droits civiques des Noirs et chante devant des milliers de personnes lors du service funèbre du leader assassiné.

Voilà pour l’hommage du jour. Je ne traine pas trop sur la toile car j’ai encore plus de 80 mêtres linéaires d’hortensias à tailler. Les bourgeonsDownloadedFile-1 sont déja au rendez vous, faut pas attendre, tout en se méfiant des intempéries. D’un autre côté, si j’attend qu’il arrête de pleuvoir, je risque fort de me retrouver au 15 août (en Bretagne il n’y a que deux saisons: Le 15 août et le reste de l’année) et là, pour le compte, il sera nettement trop tard. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Kid Ory tromboniste…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, Non classé

Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 23 janvier 2013, quatrième jour de Pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manqueront pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.
Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez et je n’ai pas vraiment attaqué mes tailles d’hortensias…
Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation.

On n’insiste jamais assez sur la place du trombone dans les formations de jazz. Voici un tromboniste créole tout à fait remarquable. Après avoir débuté au banjo dans un orchestre à cordes et dans des Marching Bands, Kid Ory se met au trombone. Sa carrière commence à prendre de l’importance au début des années 1910, à la Nouvelle-Orléans, où il se produit dans la formation de Lewis Matthews. Très populaire, cet orchestre, qu’il finit par codiriger avec Mutt Carey, recrute les meilleurs musiciens de la région, dont Louis ArmstrongSidney Bechet et King Oliver excusez du peu. Contraint de partir en Californie au début des années 1920, il profite de l’occasion pour monter une nouvelle formation, entièrement sous sa direction cette fois : le Kid’s Ory Creole qui deviendra le Spike’s Seven Pods of Pepper Orchestra. Celui-ci devient le premier jazz band afro-américain à réaliser une série d’enregistrements, avec des titres comme « Ory’s Creole Trombone » et « Society Blues ».

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En 1925, il retrouve, du côté de Chicago, les groupes de Louis Armstrong, Jelly Roll Morton et King Oliver. Kid Ory quitte ensuite la scène au cours des années 1930 pour occuper divers emplois et ne revenir qu’au début des années 1940. Il va notamment images-2s’occuper d’une ferme avec son frère. Acteur principal de la renaissance des orchestres du style de la Nouvelle-Orléans (Revival) au cours des années 1940 et 1950, il vit une nouvelle période de grande activité artistique qui lui permet d’investir dans la création d’une salle de concerts où il se produit encore à l’aube des années 1960. Mais des soucis de santé l’obligent à quitter peu à peu la scène pour aller vivre à Hawaii où il décède au début des années 1970. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire du jazz, Kid Ory apparaît comme le premier grand tromboniste de la culture noire américaine, et il a contribué à développer le style « tailgate », consistant, pour le trombone, à jouer une ligne rythmique sous les trompettes. Pionnier du jazz enregistré, son travail de compositeur contribua également à la gloire musicale de la Nouvelle-Orléans et du style Dixieland. La vidéo nous offre un morceau particulièrement émouvant; un des rares enregistrés en créole Blanche TouquatouxSources

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Down by the riverside…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la guitare sèche et de la potée Léonarde réunies, bonjour !

Ce lundi 21 janvier 2013 correspond au 2è jour de pluviôse dans notre calendrier républicain. C’était un jour dédié à la mousse, je vais donc, de ce pas tranquille qui caractérise les cénobites, m’en faire couler une petite…

Il y a quelques années de cela, dans un coffret consacré aux « Légendes du Blues », j’ai découvert Snooks EAGLIN. Il était en très bonne compagnie, entouré de John Lee imagesHooker, Bessie Smith, Sonny Terry, Sonny Boy Williamson et autres géants. Depuis, je ne m’en lasse pas. Il fut découvert par un musicologue à la fin des années cinquante, alors qu’il se produisait au coin des rues de la Nouvelle-Orléans dans un pur style de Blues rural.

Devenu aveugle à dix neuf mois, des suites d’une opération, Snooks EAGLIN apprend très jeune à jouer de la guitare, en reproduisant les accords et les tempos qu’il entend dans les rues et à la radio.  A l’âge de seize ans il se produit dans les églises puis dans des groupes locaux, comme  celui du pianiste Rhythm’n Blues, James « Sugar Boy » CRAWFORD, les Hawketts. Mais bien que ses chansons et son style soient reconnus localement, Snooks EAGLIN est obligé de continuer à chanter dans les rues pour gagner sa vie.

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Après avoir enregistré un premier disque en 1953, sous le nom de Blind Guitar Ferd, Snooks EAGLIN est découvert par le musicologue Harry OSTER, qui le fera enregistrer DownloadedFile-2tout un ensemble d’airs traditionnels en vogue à l’époque. De valeur inégale, ses séances d’enregistrements, récèlent pourtant quelques pépites, comme «Alberta» , «Every day i have the blues» ou «Hight society».

Mais malgré ses incursions dans un Rhythm’n Blues plus contemporain, le public continue à apprécier Snooks EAGLIN pour ses interprétations de blues rural   désespéré de la première heure. La pauvreté qu’il a cotoyée durant ses jeunes années, donne une telle intensité à ses premiers titres, que Snooks EAGLIN n’est toujours pas parvenu à se stade de sa carrière à se faire reconnaitre dans un autre style.

Je partage le sentiment de NPO qui écrivait dans ABC Blues & Soul en mars 2009: « les périodes Folways, Bluesville et Heritage, où Snooks EAGLIN chante et joue seul à la guitare sèche, représente la plus belle période artistique de sa carrière discographique. ». A l’âge de 72 ans, Snooks EAGLIN est décédé à la Nouvelle-Orléans le 18 février 2009, il était né un 21 janvier en 1936.

Bon, voilà pour la galerie de nos Bluesmen préférés.Je vous souhaite une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Artie fait son Shaw…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis des années swing et du bourbon* sec réunis, bonjour !

* sauf le Jacks Daniel’s qui, comme chacun le sait n’est pas un bourbon mais un Tennessee whiskey filtré à travers du charbon de bois…

Nous sommes le dimanche 30 décembre 2012, dixième jour de Nivôse dédié au Fléau. Je faisais un peu de ménage parmi des vieux vinyls lorsque je suis tombé sur ce « concertos pour clarinette » de Artie SHAW…

COMMENT PEUT-ON S’APPELER: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-Léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent.

Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il est devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

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En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz.

A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, on n’a jamais été aussi près de la fin de l’année; portez vous bien et à demain peut-être.

 

Remember Scott Joplin.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la liberté de conscience et de la clé à molette réunies, bonjour !

Nous sommes le 24 décembre 2012, ce jour où tout un chacun s’apprête à réveillonner en famille, correspond au quatrième jour de nivôse dédié au soufre. Si je vous dis que, précisément, la famille, est le lieu qui, à mes yeux, sent le plus le soufre, vous allez croire que je badine… Que nenni !

Je voulais profiter de ce 24 décembre donc, pour rendre hommage à un grand, très grand artiste, quasiment oublié malgré tout ce qu’il a apporté à la musique et à l’ancêtre du jazz: LE RAGTIME. J’ai nommé l’illustrissime SCOTT JOPLIN. Et pour commencer, voici un air qui vous est forcément connu, (rappelez vous le film L’arnaque) quand bien même vous ne sauriez identifier son auteur.

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Imaginez Harold LLYOD où encore Charlot et même Groucho Marx, ils ont tous utilisé le ragtime pour illustrer leurs films. Scott Joplin est né (croit-on) vers 1867 au Texas dans une famille pauvre issue de l’esclavage. Pauvre mais musicienne, ce qui permis à Scott de révéler très tôt ses talents. L’histoire raconte que Scott enfant, accompagnait sa mère qui faisait le ménage dans les maisons des Blancs et c’est ainsi qu’il découvrit le piano. Il y fera d’ailleurs allusion dans son opéra Treemonisha en 1911.

Vers la fin des années 1880, Joplin débute sa carrière musicale avec le Queen City Concert Band, il fera aussi partie d’une troupe de musiciens folk à Texarkana. En 1894, Il déménage dans le Missouri, où il travaille comme pianiste dans des clubs comme le Maple Leaf et le Black 400. En même temps, il enseigne à plusieurs jeunes musiciens locaux.C’est en 1895, qu’il publie sa première œuvre, Please Say You Will, bientôt suivie d’une autre, A Picture of Her Face.

L’année 1899 est celle de sa composition la plus célèbre : le Maple Leaf Rag. Cette
pièce devient un véritable phénomène dans l’environnement musical américain, et la partition se vendra à au moins un million d’exemplaires dans les années qui suivent. C’est d’ailleurs la première composition dont la partition atteint ces ventes. Cependant, le compositeur touche une part infime sur chaque vente de ses morceaux (un cent par vente). La publication du Maple Leaf Rag fait de Joplin l’une des grandes figures de ce nouveau courant musical, et son nom devient bientôt synonyme de ragtime.

 

 

Après avoir connu le succès et l’oubli, Scott Joplin va mourir en 1917 des suites de la syphilis, il avait 49 ans. Il aura marqué l’histoire de la musique Afro-américaine par son
apport considérable. D’ailleurs, en 1976, Joplin reçoit à titre posthume le prix Pulitzer pour sa contribution importante à la musique américaine. Pour terminer ce billet, une anecdote amusante: Le troisième album de Lucky Luke s’appelle « L’homme de Washington »; et bien dans cet album, Lucky Luke rencontre Scott Joplin…Amusant, non !

 

 

Allez, joyeux Noël à tous, ne vous freinez pas sur les chocolats, goinfrez vous de foie gras, ne modérez pas votre consommation de bulles, mais, attention au verglas, sortez couverts, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Elle vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du grand Nord et des lichouseries réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 11 décembre 2012, 21è jour de frimaire dédié à l’érable à sucre. C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Big Mama Thornton.

C‘est une des plus grandes chanteuses de blues et de gospel que le monde ait connu. De son vrai nom Willie Mae Thornton, elle était née en Alabama un 11 décembre 1926. Malheureusement, elle eut une triste fin, seule, sans le sou et, il faut bien le reconnaître, quelque peu alcoolisée; elle mourut en 1984. Fille d’un pasteur et d’une mère chanteuse d’église, elle semblait prédestinée à une telle carrière. Je pense que c’était une des rares femmes du blues des années 50 & 60. On se souvient de « Ball n’chain» et de l’extraordinaire reprise qu’en fit Janis Joplin.

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Elle connut les premières places du hit parade avec Hound Dog  et le célébrissime orchestre de Johnny Otis, pendant plusieurs semaines. « Après 1957, Big Mama connaît une période difficile. Sans orchestre, sans enregistrement, elle vivote dans de petits clubs de la côte Ouest où elle s’est installée. Comme pour beaucoup d’artistes noirs, c’est le blues revival qui va la remettre en selle ». ( in: La grande encyclopédie du blues) Si l’actualité  vous met vraiment le cafard, glisser un 33 tours de Big Mama sur votre platine, servez vous un verre de bourbon du Kentucky et… Laissez vous porter par cette voix puissante, rocailleuse comme l’Alabama.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Do you know Guitar Slim…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Blues éternel et de la soupe de cresson réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 10 décembre 2012, vingtième jour de Frimaire dédié à l‘Hoyau (sorte de houe). Commençons la semaine en musique avec ce petit hommage à Eddie Jones plus connu sous le nom de Guitar Slim.

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Il était issu des chorales religieuses de la Nouvelle-Orléans. On lui doit le célèbre Things I used to do. Remarquable showman, explorateur de la guitare électrique, il aurait pu devenir une immense vedette s’il n’était mort prématurément d’une crise d’éthylisme. Il a énormément influencé Buddy GUY qui continue de jouer sur scène avec une photo de Guitar Slim sur son ampli.

Un des véritables créateurs du blues moderne, dominé par des solos de guitare, il a emprunté le style de son idole T-Bone Walker  et lui a imprimé un ton dramatique et flamboyant, qui a considérablement influencé toute une génération de guitaristes.

Voilà pour ce lundi, portez vous bien et à demain peut-être.