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Oh, la belle vie…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du piano-bar et du Mojito réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 20 octobre 2018, vendémiaire touche à sa fin, et c’est le jour dédié à l’orge. Je saisis l’occasion de l’anniversaire de la disparition de cette grande pianiste et chanteuse de jazz, pour vous en parler un peu et surtout, vous inciter à vous procurer un de ses disques.

Avant d’être découverte par Miles Davis, Shirley Horn apprend le piano dès l’âge de quatre ans. Elle doit renoncer à étudier à la Julliard School de New-York, la très réputée école de musique, faute de moyens. Elle suit donc les cours de la Howard University de Washington. Elle chante dans des clubs et signe en 1961 l’album Embers and Ashes. Miles Davis la repère et lui Horn pochettepermet de signer un contrat avec Mercury. Elle enregistre alors le disque Horn with horn. Dans les années 1960, elle décide de faire une pause dans sa carrière pour s’occuper de sa fille. Elle revient en 1978 avec l’album A lazy afternoon avec comme musiciens le contrebassiste Buster Williams et le batteur Billy Hart. Elle eut son propre groupe dans le milieu des années 50 et enregistra de nombreuses sessions pour Mercury Records, souvent avec des musiciens de bop. Pendant des années elle passa beaucoup de son temps en Europe où ses performances dans le monde du cabaret connurent un succès énorme. En 1981, elle participe au Jazz festival de La Haye où elle triomphe et sort les disques I thought about you, puis Close enought for love. Dans deux albums, elle rend hommage à Ray Charles et à Miles Davis. Avec sa voix rauque et son timbre subtil, Shirley Horn, la Diva Jazzy, marque résolument l’histoire du jazz américain. Son album du shirley Horn Gmilieu des années 90 The Main Ingredient fut une inspiration lumineuse, créant une atmosphère détendue de jam-session avec des musiciens d’exception. Cet album a été enregistré en 5 jours, alors qu’elle préparait la cuisine pour ses invités-musiciens. Elle nous a quitté un 20 octobre en 2005. Je vous propose de l’apprécier dans sa fameuse interprétation de the good life puis prenez quelques secondes pour écouter Sacha Distel en 1968 dans, la belle vie. C’est d’ailleurs Sacha Distel qui l’a composée en 62 puis refilée à Tony Bennet qui en à fait un tube repris par Sinatra, Sarah vaughan, Sammy Davis, Petula Clark, Ray Charles et tant d’autres, mais j’avoue que j’ai une tendresse particulière pour la version de Julie London. Affaire de goût…

Voila, j’ai aussi sous le coude la version Gérard Darmon…Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ca vient de là, ça vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’histoire bégayante et du Gevrey-Chambertin réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 19 octobre 2018, vingt-huitième jour du mois de vendémiaire, dédié à la tomate, il vous reste donc 73 jours pour préparer votre réveillon.

Oyez l’histoire de Eddie James House Jr qui se fit connaître sous le nom de Son House. On n’est pas très sûr de sa date de naissance mais il est décédé un 19 octobre en 1988. Quand bien même il fait partie des fondateurs du Delta blues il commença Son-House-by-Dick-Waterman-236x300par être pasteur et n’apprit la guitare que dans les années vingt.  Après une peine de bagne pour meurtre, il rencontre Charlie Patton qui l’entraine à sa suite avec Willie Brown et la pianiste Louise Johnson dans les studios du Nord. C’est là qu’il va enregistrer son fameux Preachin’ the blues. Il va ainsi sillonner le Delta et donner ses premières leçons de blues et de guitare à Muddy Waters et Robert Johnson; excusez du peu. On murmure qu’il serait le compositeur du fameux Walkin blues (ci-dessous en vidéo). Il faudra attendre 1941 pour de nouveaux enregistrements lorsque les Lomax passeront le Sud au peigne fin pour la bibliothèque du Congrès.

En 43, il rejoint Rochester dans l’Etat de New-York mais son style rural ne fait guère recette. Nous sommes en 1948 et Son a abandonné la musique pour vivre de petits boulots. Sans qu’il le sache, ses disques sont adulés par les jeunes Yankees du folson-house-pochette-212x300k boom. Il est redécouvert en 64 par Bob Hite et Alan Wilson alors qu’il vit semi reclus, alcoolique et n’a plus de guitare. Il va faire un triomphe au festival de Newport et, comme le dit Gérard Herzhaft: «ceux qui ont eu la chance d’assister au concert parisien de l’Américan Folk Blues Festival 1967 se souviennent de sa formidable performance…» En 71, ses capacités physiques déclinant, Son décide de se retirer, non sans avoir enregistré plusieurs albums dont le mémorable Father of the Delta blues. Sources:La grande encyclopédie du blues aux éditions Fayard.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Trompettes de la renommée…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis des « cénobites tranquilles » et des PTT réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 24 septembre 2018 et pour nos amis républicains c’était le troisième jour de vendémiaire, jour de la châtaigne, ce qui n’est pas une raison suffisante pour s’échanger des marrons. Et tiens, à propos d’échange… Voici en guise de piqure de rappel, la carte postale des « cénobites », disponible sur simple demande. Laissez votre adresse, on vous écrira !

lescenobitestranquilles carte postale

Nul doute que cette carte là est appelée à devenir collector. Je rigole déjà en pensant à la tronche du préposé surtout si elle tombe par hasard entre les mains de Besancenot. Il faut que je pense à me procurer une adresse qui se situe sur sa tournée. Un petit salut en passant à Fats Navarro, grand trompettiste de jazz, né un 24 septembre à Key West en Floride. Certainement un des rois du Be-Bop qui a joué avec les seigneurs du genre de Charlie Parker à Kenny Clarke’s ou Lionel Hampton.

Fats Navarro est un des trompettistes les plus représentatifs du style bebop. Il apprend le piano et le saxophone ténor avant d’opter pour la trompette. Il fait ses débuts professionnels à l’âge de 17 ans. De 1943 à 1944, il fait partie de l’orchestre d’Andy Kirk. De 1945 à 1946, il est membre du big band de Billy Eckstine. De 1946 à 1950, il devient un musicien très demandé. On peut l’entendre avec les «  Kenny Clarke’s Be Bop Boys  », «  Eddie Davis And His Reboppers  », dans les fats navarroformations de musiciens comme Coleman Hawkins, Dexter Gordon ou Illinois Jacquet et, brièvement, dans le big band de Lionel Hampton (printemps 1948) et le sextet de Benny Goodman (septembre 1948). Par trois fois, il est plébiscité par les lecteurs de la revue «  Metronome  » et amené à enregistrer avec le «  Metronome All Stars » (aux côtés de Charlie Parker et des autres « stars » du bebop). Il se produit aussi avec Parker à d’autres occasions (lors de concerts du JATP en 1949, au « Birdland » en 1950,…). On peut aussi l’entendre, en 1949, dans la formation du pianiste Bud Powell (avec Sonny Rollins au ténor). Les plages les plus significatives de Fats Navarro sont probablement celles enregistrées avec Tadd Dameron, parfois sous le nom du trompettiste, mais le plus souvent sous celui du pianiste. Souffrant depuis des années de tuberculose, il meurt, en 1950, à l’âge de 26 ans. Quelques mois de plus et il rejoignait le fameux club des 27: Jimi Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain ou encore Amy Winehouse. Mais aussi Brian Jones, Janis Joplin, Robert Johnson…

https://youtu.be/7z1ma6adzxw

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Doucement les basses…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du club Dorothée et de l’écrevisse sauce Nantua réunis, bonjour ! Colchique dans les prés, c’est la fin de l’été, chantait mon aïeule qui, vous le constatez, avait tous les talents. J’anticipe quelque peu car l’Automne n’interviendra que le 23 à 1h 54 05 pour être précis. C’était généralement le cinquième jour complémentaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour des récompenses.

Profitons de ce 21 septembre pour rendre hommage à celui que nous sommes quelques uns à considérer comme le plus grand bassiste de jazz de tous les temps. j’ai nommé Jaco PASTORIUS. Il nous a quitté dans des conditions tragiques le 21 septembre 1987, assassiné par un gérant de boite de nuit. Son père, pastorius Gd’origine allemande, était lui même musicien. Il débute dans des orchestres locaux qui jouent des reprises de Otis Redding, Aretha Franklin et James Brown. Il avoue son admiration pour Herbie Hancock qui l’a fortement influencé. Mais on pourrait citer tout autant, Charlie Mingus, Ray Charles, Charlie Parker ou Tony Bennet. En 1975 il enregistre son premier album intitulé Jaco Pastorius qui va lui apporter la célébrité. Album sur lequel on retrouve la fameuse reprise de Dona Lee (en vidéo) de Charlie Parker. Puis il va rejoindre le groupe Weather Report  dans lequel il jouera jusqu’en 82. Entre temps il accompagne de nombreux artistes, on le trouve même sur un morceau de Michel Polnareff « une simple mélodie ».

Dès cette époque il consomme beaucoup de drogue et souffre de comportements bipolaires. Son comportement de plus en plus chaotique alimente la presse à scandale plus souvent qu’à l’ordinaire. Il est en plein divorce et en procès avec sa maison de disque qui le contraint à dissoudre son big band. Sans orchestre et sans maison de disque, ses problèmes psychiatriques s’aggravent; il multiplie les excentricités et les accidents. A partir de 84, son comportement lui JACO Dferme la porte de la plupart des scènes musicales. On considère que Jaco Pastorius a apporté au jazz un vent de folie (une de ces compositions est intitulée « Punk jazz »), il a hissé au top niveau l’utilisation de la fameuse Fender Jazz Bass. Il devient carrément sans domicile fixe et erre avec des clochards. En juillet 86 il est interné à New York et interdit de séjour dans de nombreux clubs de jazz. Un soir de septembre 87 il est violemment tabassé par Luc Havan, responsable du Midnight Bottom Club. Il meurt quelques jours plus tard.

Un sacré musicien, un peu agité du bocal certes, mais virtuose de la basse comme il n’y en a plus. Allez écoutez un de ses morceaux, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quand le jazz est là…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis de l’onomastique et du Télégramme de Brest réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 23 juillet 2018, 5è jour de Thermidor dédié au bélier (ar maout en breton).

Et, kiséki qui est né un 23 Juillet en 1923 ? Ecoutons Boris Vian répondre à cette question: « Claude, Gérald, Georges, Luter, 26 ans, né à Paris, 1,84 m, châtain, 80 kg, pratique la clarinette depuis Luter D1941 environ. Le plus connu en Europe des rénovateurs du style Nouvelle-Orléans. (…) C’est lui qui le premier lança une cave, Les Lorientais. (…). Il faut dire pour être sincère et objectif que les fillettes y venaient tout autant pour Claude et ses amis que pour la musique et la danse… Car outre ses talents de musiciens, Claude Luter était un fort bel homme avec un physique de sportif, et un amour immodéré du judo et du sport qui fait des anatomies appréciables. »

Dès 1946 Claude Luter joue à Paris au Caveau des Lorientais puis rapidement s’impose parmi les meilleurs jazzmen européens. Le Lorientais draine alors le tout Paris intellectuel. Il n’est pas rare d’y croiser Sartre, Boris Vian (lui même trompettiste) Queneau, Prévert… Plus tard viendront, la rose rouge, le Tabou, le club Saint-Germain et le vieux colombier. Toujours selon Boris Vian, la première consécration de Claude Luter est arrivée au début 1947 lorsqu’il bechet+Luterapparaît dans un numéro de la revue America Jazz 47 aux côtés de Tyree Glenn, le trombone noir de l’orchestre de Don Redman. On le retrouve ensuite dans un grand nombre de festivals de jazz, notamment à la première édition du Nice Jazz Festival (1948), à Nice, où « la phalange des Lorientais brilla d’un vif éclat. »  En 1949, il fait l’ouverture du club Le Vieux Colombier. Son orchestre se compose alors de Pierre Dervaux (trompette), Bernard Zacharias dit Zaza (trombone), Christian Azzi (piano), Roland Bianchini (contrebasse) et François Galepides (batterie), mieux connu sous son surnom « Moustache ». Cette même année, il tourne dans Rendez-vous de juillet de Jacques Becker et il accompagne Sidney Bechet au cours du Festival de jazz de Paris de 1949, où Miles Davis et Charlie Parker se produisaient également à la salle Pleyel.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Cool Sonny, cool…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis de l’homélie et de l’omelette réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 21 juillet 2018 et, si on continue à cette allure là, vous allez voir qu’on va se retrouver en août sans y prendre garde. C’est le 3è jour de thermidor dédié au melon.

C‘est aussi l’anniversaire de la naissance d’un de mes pianistes (de jazz) préférés, je veux parler de Sonny Clark;  pianiste de jazz américain né à Herminie, en Pennsylvanie le 21 juillet 1931 et mort à New York le 13 janvier 1963. Il débute sa carrière professionnelle au sonnydébut des années 1950 en Californie, collaborant avec de nombreux musiciens et notamment comme sideman du saxophoniste ténor Wardell Gray et du clarinettiste Buddy De Franco. Avec ce dernier il effectue une tournée européenne en 1954, enregistrant de nombreuses sessions, notamment à Paris avec Jimmy Raney en février. L’année 1957 représente un tournant dans sa carrière musicale; il s’installe à New York et sa renommé naissante l’amène à effectuer de nombreuses collaboration avec des musiciens confirmés (Charles Mingus, Sonny Rollins…).

Le 23 juin 1957 il rejoint le label Blue Note. A partir de ce moment, il ne quittera plus le prestigieux label d’Alfred Lion. Un mois plus tard, le 21 juillet 1957, il enregistre son premier album en tant que leader, Dial « S » For Sonny. Disciple de Bud Powell, Sonny Clark après sa mort prématurée (à l’age de 31 ans, d’une crise cardiaque, la rumeur veut que ce soit à la suite d’une overdose d’héroïne) a été cool struttinlonguement et injustement oublié du public. Il faut attendre le milieu des années 1990 et les nombreuses rééditions de Blue Note pour redécouvrir ce talentueux pianiste, qui était respecté par ses contemporains (dont Bud Powell) et qui à directement influencé nombreux pianistes par la suite (en particulier Bill Evans). Son style vif et très technique a longtemps été très prisé des amateurs de jazz. Pianiste hard bop par excellence, Sonny Clark enregistre le 5 janvier 1958, en tant que leader, Cool Struttin’ qui obtiendra un grand succès commercial et qui restera jusqu’à aujourd’hui, l’une des références majeures du hard bop. L’extrait vidéo c’est Black Velvet, un vrai petit bijou (bravig en breton).

Allez, merci à vous d’être venu jusqu’ici. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Stange fruits…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du développement durable et des sauveteurs en mer réunis, plaisir-des-dieux bonjour ! Nous sommes le Mardi 17 juillet 2018, 29è jour de Messidor dédié au Blé. C’est aussi la Ste Charlotte ce qui m’aurait autorisé à poster une vidéo de la célèbre chanson qui fit les beaux jours de la série de chansons paillardes le plaisir des dieux en 33t.

 

Le 17 juillet 1959 c’est la disparition de Billie HOLIDAY, la plus grande d’entre les grandes dames du jazz. Alors, à tout seigneur, tout honneur ! Ce billet lui sera exclusivement consacré. Elle était née à Baltimore en 1915. Enfance très difficile, viol à l’age de dix ans, couvent du bon pasteur… Jeune fille elle découvre Harlem, sa vie est faite d’hommes et de violences. Elle découvre aussi les lester-billieboites clandestines où l’alcool coule à flots et où le jazz résonne du soir au matin. La petite Eléanora adopte le pseudo de Billie et connait ses premiers succès dans les clubs de harlem où elle chante pour quelques sous. Elle se lie d’amitié avec Lester Young qui la surnomme Lady Day. Elle accompagne également Duke Ellington qui la fait tourner dans son court métrage Symphony in black. Elle devient dès lors une des vedettes du jazz new-yorkais et la voici qui chante bientôt dans le grand orchestre de Count Basie. Mais ses tournées sont souvent écourtées notamment dans le sud où elle ne peut chanter ni même réserver une chambre ou entrer dans un restaurant avec les musiciens.

C‘est en 1939 qu’elle va interpréter Strange fruit, métaphore du lyncstrange fruitshage des noirs. Mais c’est aussi l’époque de l’alcool et de la drogue et de ses liaisons féminines. Son nouveau compagnon Jimmy Monroe l’entraine vers la cocaïne, l’opium; il faut dire que c’est un escroc qui se retrouve rapidement en prison. Puis, malgré ses succès, c’est la dérive totale, dépression, drogue, alcool et retour vers la case prison. En 1951, c’est Louis MCKAY qui va contribuer à relancer sa carrière. Il faudra attendre 1954 pour qu’elle réalise un vieux rêve, une tournée en Europe. En 1955, Billie retrouve Carnegie Hall où elle participe au grand concert en hommage à Charlie Parker. Le 30 mai 1959 elle est admise à l’hôpital où elle décèdera le 17 juillet victime de sa cirrhose et d’une insuffisance rénale.

Billie Holiday s’est produite seulement deux fois en France et uniquement à Paris. En 54 et en 58. A l’issue de son passage au Mars Club, voici ce que disait Françoise Sagan: « C’était elle et ce billie-holiday-e1528307146895-700x365n’était pas elle, elle avait maigri, elle avait vieilli, sur ses bras se rapprochaient les traces de piqures…Elle sautait un couplet, se tenait au piano comme à un bastingage… » et la Sagan elle s’y connaissait en matière de came. Aujourd’hui encore, dès les premières notes d’une de ses chansons, vous êtes saisis par cette voix à nulle autre pareille et qui vous serre la gorge comme un mauvais whisky. Mais bon, c’est pas non plus « la danse du canard » ou « le petit bonhomme en mousse ». Il faudrait des pages et des pages pour narrer la vie de cette artiste et ce blogue n’a pas une telle prétention.

Allez, merci d’être passé et merci pour vos commentaires toujours appréciés. Si vous partez, bonnes vacances, si vous revenez, bon retour, si vous ne bougez pas… Portez vous bien et à demain peut-être.

I have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis,Colvert bonjour ! Nous sommes le Jeudi 24 mai 2018, cinquième jour de prairial dédié au canard. Dois-je vous rappeler que le 24 Mai 2017 est en réalité le Samedi 7 Merdre 145 Nativité de M. Plume, propriétaire selon le calendrier de pataphysique.

L’homme du jour s’appelle Elmore James, il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation James-297x300-gaucheil  partage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du Delta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom, sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse JAMES E.et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il en restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec des compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, (ici en vidéo) cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau. Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Allez, c’est vraiment très sympa à vous de passer par ici de temps en temps. Portez vous bien et, à demain peut-être.

Super Mann…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis de la Grèce antique et de la montre en toc réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 16 avril 2018, 27è jour de Germinal dédié à l’Anémone. Quand à nous, nous allons dédié ce billet à un flûtiste des plus talentueux.

Herbie Mann, de son vrai nom Herbert Solomon, est un flûtiste de jazz américain né le 16 avril 1930 et mort le 1er juillet 2003. Dès la fin des années 50, Herbie Mann a contribué à faire de la flûte un instrument de jazz. Mann a souvent incorporé dans sa musique desMann D éléments tirés de la musique africaine, la musique afro-cubaine, la musique d’Europe de l’Est, la musique moyenne-orientale, la musique indienne et de la musique brésilienne. Il débute avec l’accordéoniste Mat Mattews et la chanteuse Carmen McRae. Dans les années 50-60, il joue avec de nombreux artistes ( Sarah Vaughan, Clifford Brown, Chet Baker, Bill Evans,…). Le voici en train de régler son compte au standard Harlem nocturne fameux thème du non moins fameux Mike Hammer. Tiens, on le dédie à Stéphane G. (il se reconnaîtra).

Précurseur de la world music, il enregistre des albums intégrant des éléments puisés dans les « musiques du monde ». On peut l’entendre avec des musiciens brésiliens ( Baden Powell, Joao Mann GGilberto, Sergio Mendes mais aussi cubains, Carlos Valdes, Willie Bobo ). Fin des années 60, s’éloignant du jazz et de la bossa nova, il s’oriente vers un jazz fusion mâtiné de Rhythm & Blues et de Soul music.  Dans les années 70, il enregistre même quelques albums purement « discos » et des albums avec la chanteuse Cissy Houston. En 1974, il enregistre un album de reggae. Dans les années 80-90, on peut encore l’entendre aussi bien dans des contextes « totalement jazz » (avec Ron Carter, Phil Woods que dans des contextes Rock ou même pop avec Average White Band, Stéréolab…) Il décède à 73 ans à la suite d’une longue maladie comme on dit.

Quand à vous, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Buddy à la batterie…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la concorde universelle et du pâté en croûte réunis, bonjour ! Nous somme le Lundi 02 avril 2018,13è jour de germinal dédié à la morille. Ah, le filet de bœuf et sa sauce aux morilles… Un vrai péché filet-boeuf-morilles-300x225surtout si vous avez les moyens de l’accompagner d’un Margaux. Sinon, un Corbières fera parfaitement l’affaire. La cuisine et le jazz ont ceci de commun qu’ils ont chacun(e) leur propre batterie… Le cœur a ses raisons que la raison ignore dit-on; et bien, le jazz a ses batteurs que le public méconnaît. Bon d’accord, je vous l’avoue, c’est un peu tiré par les cheveux mais, ce matin, le démarrage est un peu difficile, les bougies de préchauffage rechignent à la tâche et dans ces cas là, les vieux diesels toussent un peu.

Bernard « Buddy » Rich est né à Brooklin, USA, et est décédé un 2 avril en 1987. C’était un batteur de jazz et, je prends le risque de dire que c’était le plus grand qu’on ait jamais connu mon aïeule et buddy-rich-300x220moi. Cet autodidacte était réputé pour sa technique, sa puissance, sa vitesse et son habileté à improviser. Son père découvrit que Buddy était familier avec le rythme, car il était capable de battre de façon rythmée à l’âge d’un an. Sa plus grande qualité était son habileté et sa rapidité sur des doigtés frisés comme disent ceux qui connaissent la musique. (alternance : un coup main gauche, un coup main droite).

Il assiste aux débuts de Frank Sinatra, avec qui il fait un temps partie du Tommy Dorsey Orchestra. Il va aussi jouer avec Art batterieTatum, au début des années 1950. À partir de 1966 jusqu’à sa mort, il va mener son propre big band, sa pièce la plus connue est l’arrangement de West Side Story. En tant que meneur de groupe, il était réputé pour son caractère explosif. Sur son lit de mort, une infirmière lui aurait demandé s’il était allergique à quoi que ce soit. Il aurait répondu : « Oui, à la musique country ! » Il est enterré au Westwood Village Memorial Park Cemetery à Los Angeles, Californie.

Allez, ne vous découvrez pas d’un fil, portez vous bien et à demain peut-être.