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L’impératrice du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la liberté d’expression et du Be bop a lula réunis, bonjour !
Nous sommes le Lundi 15 avril 2019, et c’est pas le moment de se découvrir d’un fil, c’est un peu frisquet ce matin. Cette date correspond au 26è jour de germinal dédié au lilas… Qui me fait irrésistiblement penser à Serge Gainsbourg et son célèbre poinçonneur, c’était avant Gainsbar.

Si vous aimez le blues, vous aimez forcément Bessie SMITH. Bessie Smith est née le 15 avril 1894 à Chattanooga dans le Tennessee, elle est morte en 1937, elle fut surnommée « l’impératrice du blues ». Élevée par une famille d’une pauvreté extrême, elle commença très tôt à Bessie Smithgagner sa vie en chantant dans les rues de Chattanooga avec son frère Andrew. Devenue une jeune femme, elle rejoint le spectacle ambulant de William et Gertrude Rainey, connus sous le nom de « Ma and Pa ». En 1923, Bessie Smith fait ses débuts d’enregistrement chez Columbia Records avec sa première chanson, « Downhearted Blues » (le Blues abattu). Elle enregistrera finalement 123 chansons pour Columbia au cours de sa carrière musicale. Smith était aussi une des artistes afro-américaines parmi les mieux payées des années 1920, en gagnant quelque $2000 par semaine. Pourtant, sa carrière subit un ralentissement avec le commencement de la Grande Dépression des années 1930.

Bessie Smith a eu une influence musicale importante sur des chanteuses comme Billie Holiday, Sarah Vaughan, Dinah Washington, Nina Simone, Janis Joplin et Norah Jones. Sa voix puissante et son style de chant sont une contribution importante à l’histoire de la musique populaire. Le soir du 26 septembre 1937, Bessie Smith est tuée dans un accident d’automobile en traversant Clarksdale dans le Mississippi avec son ami Richard Morgan (oncle du musicien de jazz Lionel Hampton).

Et oui, toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du Blues… Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt surement…

SUMMERTIME…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis des saintes écritures et des romans de gare réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 10 avril 2019, 21è jour de Germinal dédié au Gainier. Rien à voir avec le « bon culottier » de la chanson mais un arbuste encore nommé « arbre de Judée », au motif, me dit-on, que Judas s’y serait pendu. Si tous ceux qui trahissent l’imitaient, les promenades au bois de Keroual ressembleraient vite à la ballade des pendus chère à ce vieux Villon.

Tiens, c’est le jour anniversaire (10 Avril 2007) de la disparition de Dakota Staton, chanteuse de jazz dak+ftaméricaine. Elle fut une des interprètes du célèbre Summertime. Georges Gershwin a créé Summertime en 1935 pour son opéra en trois actes Porgy and Bess (qui sera, plus tard, le nom d’un album d’Ella Fitzgerald et de Louis Armstrong). Les paroles seront écrites par DuBose Heyward et Ira Gershwin. 9 mois (1936) après l’ouverture de l’opéra Pergy and Bess, Billie Holiday sort cette chanson, un des grands standards de sa discographie.

Depuis, d’innombrables versions ont été éditées: Sarah Vaughan,Nina Simone, Diana Krall, Big mama Thornton, Billie-Holiday-PNGJanis Joplin et Nina Hagen pour les chanteuses; et pour les musiciens, Bechet, Charlie Parker, Chet Baker, Miles Davis et même Gene Vincent et John Coltrane sans oublier Duke Ellington him self. Ajouter Stan Getz, Count Basie et paul Mac Cartney et vous aurez une petite (toute petite) idée de l’universalité de ce morceau…

Voila pour le passage à l’heure d’été. En breton on a Toutouig la la va mabig une berceuse que nous chantait mon aïeule quand bien même elle n’avait pas le talent de Billie. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sarah, Ella, Billie & les autres…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’analyse concrète et du sirop d’érable réunis, bonjour ! Nous cheminons lentement vers avril et nous voici déjà le Mercredi 27 mars 2019, date qui correspond au 7è jour de germinal et qui est dédié au forêt-bouleaubouleau. Le bouleau est le premier arbre du calendrier celtique; il symbolise la sagesse, en breton Bezo. Le nom local du bouleau est également à l’origine du nom du mois de mars dans plusieurs langues slaves, comme en tchèque (březen); il s’agirait d’une évocation de la sève qui commence à circuler à cette époque. Voyez ici à droite ce magnifique tableau de Slavicek. Et voila, j’ai jamais tant parlé du bouleau que depuis que je suis retraité…

27 Mars 1924: naissance de Sarah Vaughan.

Comme beaucoup de chanteurs et musiciens de jazz, elle est née dans une famille aussi religieuse que musicienne et elle apprend le chant et Sarah Gl’harmonium au sein de l’Église baptiste. Comme quoi, la religion mène à tout…A condition d’en sortir. Elle garde la double spécialité (chant et piano), jouant du piano dans l’orchestre de son école et chantant dans les chœurs à l’église ; elle se consacre au chant lorsqu’elle gagne le concours d’amateurs du Théâtre Apollo à Harlem, dix ans après Ella Fitzgerald qui vient la féliciter. Elle rejoint l’orchestre d’Earl Hines puis l’orchestre moderniste, qui introduit le Be Bop dans la musique de Big Band, de Billy Eckstine. Elle est notamment influencée par Charlie Parker et Dizzy Gillespie, alors membres de l’orchestre.

En décembre 1944, elle enregistre sous son nom une splendide version de « A Night in Tunisia » sous le nom « d’Interlude » avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie en sidemen de luxe. En 1949, elle signe chez le label Columbia et y enregistre abondamment. Dans les années cinquante, elle alterne des faces plutôt commerciales avec grand orchestre pour Mercury et des faces accompagnée par de petites formations souvent sarah-vaughan-300x168de grande qualité comme celle de l’album historique With Clifford Brown (1954). En 1958, elle enregistre un album avec l’orchestre de Count Basie, No Count Sarah. Magnifique interprète de ballades, elle est aussi une chanteuse de scat accomplie. Je ne lui connaît guère de rivale dans ce domaine, hormis Ella Fitzgerald. Toutes ces qualités se retrouvent dans ses performances scéniques d’autant qu’elle sait les mettre en scène avec humour, comme dans sa version de « Tenderly », enregistrée au Tivoli en 1963. Personnellement je la considère, avec Ella Fitzgerald et Billie Holiday, comme l’une des trois plus grandes chanteuses de jazz.

Encore merci de passer par ici de temps à autre. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un roi de la soul…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du col Mao et de la crêpe Suzette réunis, bonjour ! Nous sommes germinal.1237759069le jeudi 21 mars 2019, c’est le premier jour de Germinal, généralement dédié à la primevère. Par chez nous on célèbre les Benead; forme bretonne du français Benoît, Saint Benoît de Nursie est le fondateur de l’ordre monastique des Bénédictins. Les moines de Landévennec (29) se soumirent à cet ordre à la suite de l’entrevue de leur abbé Matmonoc et de l’empereur franc Louis II le Pieux en l’an 818. Son influence est considérable sur le monachisme en Occident et dans le monde, ainsi que sur toute la vie intellectuelle du christianisme, surtout grâce à la Règle de saint Benoît. Il est invoqué contre les piqûres d’orties

Alleluia aurait chanté Solomon Burke dont je voulais parler aujourd’hui. Jusqu’à la fin, le chanteur d’Everybody needs somebody to love, rival éternel de James Brown, donna de la voix, qu’il avait ample et d’une infinie souplesse, livrant ses derniers concerts depuis un fauteuil. Chez lui, tout était démesure: Plus de 150 kilos, 21 enfants, 89 petits Solomon_Burkeenfants au dernier recensement. Solomon Burke s’arrangeait très bien du titre de « Roi du rock et de la soul » que lui avait décerné un DJ au début des années 60. Il montait rarement sur scène sans sa couronne, son sceptre et sa cape doublée d’hermine.

L‘âge venant, son poids augmentant dans d’inquiétantes proportions, il s’était même fait installer un trône et donnait, assis, des prestations aussi renversantes que ses électriques apparitions des années 60. Pour fêter leurs récentes retrouvailles, les membres de Led Zeppelin s’étaient offert le plus beau des cadeaux en l’invitant à donner un concert privé à leur descente de scène. De Jagger à Dylan, le chanteur de Cry to me était une idole pour tous les musiciens qui ont grandi dans l’adoration du rhythm & blues et de la soul des années 50 et 60. L’ Apollo de Harlem, cry to meoù il fit ses premières armes de chanteur de charme, se souvient encore qu’il fut le premier artiste (et sans doute le dernier) à fabriquer lui-même son propre pop corn et à le vendre à l’entrée de la salle avec ses côtelettes grillées et son soda maison, histoire d’arrondir le cachet. Cry to me a mené Solomon Burke vers des sommets dont il n’est pas redescendu pendant quelques années. De 1961 à 1964, rien ne lui résistait, et ses disques d’or permirent à Atlantic de prospérer. C’était l’âge d’or de la soul, et Solomon Burke en fut un roi incontesté, même s’il n’eut jamais le succès de certains de ses rivaux, comme Otis Redding ou James Brown. Bref, un sacré personnage qui méritait bien sa place dans notre galerie de portraits.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

The bird…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la tradition et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 12 mars 2019, 22è jour de ventôse dédié au persil. Par chez nous on fête les Paol-Aurelian  communément appelé saint Pol-de-Léon, il fait partie des sept fondateurs d’évêchés bretons. Il naquit kersaliou-300x199au Pays de Galles vers 480, où il fut condisciple de Gildas et de Samson à l’école monastique d’Ildut. Avec douze compagnons il quitta son île et débarqua à Ouessant. (à droite le manoir de Kersaliou) De là, il vint sur le continent, probablement à Lampaul-Plouarzel, séjourna à Lampaul-Ploudalmézeau, puis se dirigea vers le castel de Léon. Le comte Withur lui donna un évangéliaire et une cloche, la forteresse gallo-romaine en ruines et l’Ile de Batz.

En fait, je voulais marquer cette journée d’une pierre blanche car c’est le jour anniversaire de la mort du « Bird », Charlie Parker him self, le plus grand de tous les saxophonistes que Boris Vian surnommait « zoiseau ». Il nous a quitté alors qu’il n’avait pas 35 ans mais nous a laissé un héritage exceptionnel. Dans les années 40, avec Dizzy et Charlie-GThelonius Monk, ils ont posé les bases du jazz moderne et du Be-bop en particulier. Le saxophoniste a développé dans son adolescence une forte addiction aux opiacés, assez courante chez les artistes. De la morphine il passe rapidement à l’héroïne, ce qui va empoisonner sa vie et finalement causer son décès prématuré. De plus cette dépendance, rapidement devenue de notoriété publique, incite de nombreux jazzmen à se droguer eux-mêmes convaincus d’y trouver l’origine du génie Parkerien. Le jazz resta plusieurs décennies associé aux narcotiques, ce qui a grandement contribué à ternir l’image du mouvement be-bop dans son ensemble et a gâché l’ascension de nombreux musiciens talentueux. Ecoutez voir comme dit l’autre. Miles Davis(trumpet),Charlie Parker(alto sax),Bud Powell(piano),Tommy Potter(bass),MaxRoach(drums:

L‘addiction de Parker aux drogues est importante et il se soucie davantage à l’obtention de ses doses plutôt que d’arriver à l’heure ou même d’assurer concerts et sessions d’enregistrement. 1946 fut pour lui ponctuée par une succession de péripéties qui se terminèrent par un séjour de 6 mois à l’hospital psychiatrique (ici à droite avec Miles Davis). Après des années où sa bird-milesrenommée est au plus haut, pendant lesquelles il ne parvient pas toujours à se tenir éloigné de l’héroïne ou à calmer ses pulsions autodestructrices, Charlie Parker meurt à New York chez la baronne Pannonica de Koenigswarter (on dirait une marque de bière), alors qu’il regardait la télévision, à l’âge de seulement 34 ans. Sa mort sera officiellement attribuée à une pneumonie et un ulcère, elle est surtout le résultat de ses excès avec l’alcool et la drogue. Le médecin chargé d’examiner le corps le trouvera si abîmé et épuisé qu’il estime son âge entre 50 et 60 ans, une erreur de près de 20 ans.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le Jazz d’Ornette Coleman.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la santé publique et de la raie au beurre noir réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 09 mars 2019, 19è jour de ventôse dédié au cerfeuil.

A propos de Ornette Coleman.

C’est à New-York que le musicien né au Texas a fait l’essentiel de sa carrière et qu’il est mort à l’âge de 85 ans. En 1959, son album «The Shape of Jazz to come» (La forme du jazz à venir) est considéré comme l’un des premiers albums avant-gardiste de l’histoire du jazz. Connu surtout comme saxophoniste alto, Coleman rejetait les notions Coleman-200x300traditionnelles d’accords et se lançait à la place dans des solos que ses détracteurs considéraient comme chaotiques, mais qui sont devenus un courant dominant du jazz et du rock. Cet album comprend la chanson pleine de passion «Lonely Woman», écrite par Coleman, à propos d’une cliente de la haute société qu’il avait remarquée quand il travaillait dans un magasin à Los Angeles, et qui est, depuis, devenue un standard du jazz (pas la dame, la chanson).  «L’idée c’est que deux ou trois personnes peuvent avoir une discussion avec les sons sans essayer de les dominer», déclarait Ornette Coleman dans une interview publiée par «les Inrocks» en 1997 avec le philosophe français Jacques Derrida.

Par la suite,  il a souvent enregistré des albums avec son fils denardo Coleman, batteur de jazz, qui fut aussi son manager. Gai, primesautier, Ornette-217x300timide, réservé, provocateur, voire scandaleux, dynamiteur tranquille, habile compositeur, instrumentiste discuté, admirateur de Charlie Parker dont il prolonge mais dynamite le style, même pas artiste maudit pourtant tant il se plaît à vivre dans une relative obscurité, il a longtemps suscité jugements contrastés, polémiques, voire agressions physiques. Après cela, les goûts et les couleurs, surtout en matière d’avant-garde, font rarement bon ménage avec les débats sereins et les échanges d’idées apaisés.

Allez, voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être

Wes Montgomery…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’universalité partagée et du cochon de lait réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 06 Mars 2019, correspondant au 16è jour de ventôse, dédié à l’épinard. Et, comme disait Coluche: L’épinard…Ça devrait être obligatoire ! Trêve de calembour à la petite semaine et, place à l’homme du jour.

John Leslie « Wes » Montgomery est né le 06 mars 1925 à Indianapolis (Indiana), il est venu sur le tard à la guitare, vers l’âge de 19 ans, en écoutant, comme beaucoup de guitaristes de sa génération, le révolutionnaire Charlie Christian. Bien que n’ayant jamais appris à lire la musique, Wes avait une grandeWES D facilité pour déchiffrer les mélodies à l’oreille, de plus, il évoluait dans un environnement musical grâce à ses deux frères. Les débuts professionnels de Wes Montgomery furent pourtant rapides et prometteurs. Dès juillet 1948 il rejoint l’orchestre du vibraphoniste Lionel Hampton, avec lequel il tourne et enregistre jusqu’en Janvier 1950. Après avoir été dans l’ombre pendant presque toutes les années 50, il connaît le succès en tant que leader sans avoir pratiquement fait le sideman au préalable, ce qui est très rare dans le jazz.

C’est pendant cette période que les amateurs de jazz ont vraiment découvert Wes Montgomery et sa technique unique, terriblement efficace : à tel point que le « Wes Montgomery Tone » est devenu l’idéal d’une grande majorité des guitaristes de jazz. Ce son si particulier, il l’obtenait en jouant avec la chair de son pouce plutôt qu’avec un onglet, la légende veut qu’il ait commencé à utiliser cette technique pour ne pas déranger sa femme en travaillant son instrument (alors que Wes Gmoi, ça serait plutôt le contraire…). Il enregistre alors entre autres des versions « jazzy » de classiques de la pop comme « Eleanor Rigby » des Beatles ( en vidéo plus haut) ou « Scarborough Fair » (Simon & Garfunkel), ce qui lui ouvre les ondes radio au point qu’une de ses compositions, « Windy », atteindra la quarante quatrième place des charts américains et la dixième du classement easy listening. Plutôt bon père de famille, il n’a, contrairement à un grand nombre de musiciens de jazz, jamais touché à la drogue ou à l’alcool.  Malgré cela, et alors qu’il est en train d’enregistrer son 33ème album, Wes Montgomery décède brutalement, le 15 juin 1968, d’une crise cardiaque à l’age de 43 ans seulement; c’est sans doute pour cela que j’ai opté pour l’autre solution…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Buddy Tate au saxo ténor…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la médecine par les plantes et du Viandox réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 22 Février 2019, qui correspond au quatrième jour de Ventôse du calendrier républicain, ordinairement dédié au troène, jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux, il n’y a, parait-il aucun antidote, même pas un remède de cheval.

Vous ai-je déjà parlé de Buddy TATE? peut-être que oui mais, abondance de biens ne nuit pas. Il est né George Holmes TATE un 22 février en 1913 à Shermann, Texas. Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk. Il rejoint en 1939 l’orchestre de buddy-1Count Basie en raison du décès soudain de Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem. Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway.

Ci dessus en vidéo, un grand classique, le fameux standard Mack the Knife, vous savez, Kurt Weill, Brecht. Il reviendra en Buddy-Tate-2Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à gauche en compagnie de Milt Bruckner. Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ca vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la métaphore et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Mardi 15 janvier 2019, 26è jour de nivôse dédié à l’Etain. Si le prix du kilo de langoustines à provoqué chez vous un spleen insurmontable, je vous propose d’enfoncer le clou en écoutant un maître du blues : Junior Wells.

Amos Blackmore Wells – alias Junior Wells – est élevé à West-Memphis, Arkansas, où il apprend par lui-même l’harmonica. Il rencontre tout d’abord le maître de cet instrument, Sonny Boy Williamson puis, inspiré par les bluesmen locaux, Junior Wells se met à jouer dans les rues. Installé à Chicago en 1946,Junior-Wells devenu un Junior Wells virtuose et un très bon chanteur, il accompagne Tampa Red, Big Maceo et Little Johnny Jones. Il fonde ensuite les Little Chicago Devils, qui deviendront les Three Deuces puis les Aces, avec le guitariste Louis Myers, son frère David Myers à la basse et le batteur Fred Below. Aussi inventif que Little Walter, Junior Wells amplifie également son harmonica ce qui lui permet un jeu distordu et soutenu, en restant très respectueux des traditions du Blues. C’est ainsi que Muddy Waters fera appel à lui et que Memphis Slim en fera de même.

Mais le tournant de sa carrière a lieu en 1965, lorsqu’il s’associe au guitariste Buddy Guy dont je vous ai parlé ici (voir mon billet du 30 juillet 2010), pour donner naissance ensemble à une série de titres devenus aujourd’hui incontournables dans l’histoire du Chicago Blues. Ici à gauche Junior-Wells-et-Buddy-Guyavec Buddy Guy. A la fin des années 60, Buddy Guy et Junior Wells se partagent l’affiche à égalité et se produisent un peu partout dans le monde, faisant même la première partie d’un concert des Rolling Stones en 1970. Trop de titres pour tous les citer içi, tant l’empreinte de Junior Wells sur le Chicago Blues est immense. Un coup de coeur particulier pour ses enregistrements des années 50. Il est décédé le 15 janvier 1998 à Chicago.Sources:La grande encyclopédie du Blues. Petit rappel pour les puristes, l’harmoniciste est le joueur d’harmonica et non pas d’harmonium comme la fameuse Mlle Lelongbec de Fernand Raynaud qui en jouait à l’église Ste Marie des petits pieds de Jésus; dans ces cas là, on dit organiste, crois-je…

Pour sûr, un très grand à écouter en boucle ou en stéréo, c’est vous qui voyez. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Black velvet…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la prosopopée et du marron d’Inde réunis, bonjour Nous sommes le Lundi 14 janvier 2019 et malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur… c’est le 25è jour de nivôse dédié au chat. Pour ma part je voulais le dédier à un pianiste de jazz que je considère comme l’un des meilleurs pour son swing renversant et qui nous a quitté un 13 janvier en 1963 à New York. Je veux parler de SONNY CLARK.

Il débute sa carrière professionnelle au début des années 1950 en Californie, collaborant avec de nombreux musiciens et sonny clarknotamment comme sideman du saxophoniste ténor Wardell Gray et du clarinettiste Buddy De Franco. Avec ce dernier il effectue une tournée européenne en 1954, enregistrant de nombreuses sessions, notamment à Paris avec Jimmy Raney en février. L’année 1957 représente un tournant dans sa carrière musicale; il s’installe à New York et sa renommée naissante l’amène à effectuer de nombreuses collaborations avec des musiciens confirmés (Charles Mingus, Sonny Rollins…).

Le 23 juin 1957 il rejoint le label Blue Note. A partir de ce moment, il ne quittera plus le prestigieux label d’Alfred Lion. Un mois plus tard, le 21 juillet 1957, il enregistre son premier album en tant que leader, Dial « S » For Sonny. Disciple de Bud Powell, Sonny Clark après sa mort prématurée ,à l’age de 31 ans, d’une crise cardiaque ( la rumeur veut que ce soit à la cool-struttinsuite d’une overdose d’héroïne) a été longuement et injustement oublié du public. Il faut attendre le milieu des années 1990 et les nombreuses rééditions de Blue Note pour redécouvrir ce talentueux pianiste, qui était respecté par ses contemporains (dont Bud Powell) et qui à directement influencé nombreux pianistes par la suite (en particulier Bill Evans). Son style vif et très technique a longtemps été très prisé des amateurs de jazz. Pianiste hard bop par excellence, Sonny Clark enregistre le 5 janvier 1958, en tant que leader, Cool Struttin’ qui obtiendra un grand succès commercial et qui restera jusqu’à aujourd’hui, l’une des références majeures du hard bop. L’extrait vidéo c’est Black Velvet, un vrai petit bijou (bravig en breton).

Allez, merci à vous d’être venu jusqu’ici. Portez vous bien et à bientôt peut-être.