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Sweet melody…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Muscadet sur lie et des moules marinières réunis, bonjour ! tournesol-240x300Nous sommes le Jeudi 10 octobre 2019, 19è jour de vendémiaire consacré au tournesol. En Bretagne armoricaine on célèbre sant Kler, on dit qu’il fut le premier évêque de Nantes; déclinaison du prénom Sklaer, lumineux. Il y a très longtemps de cela, j’avais une amie qui répondait au magnifique prénom de Sklerijenn, qui est pourtant du genre masculin (mais mon amie ne l’était pas du tout…) La correspondance française est sans doute Claire (contemporaine de François d’Assises et native de la même ville) celle-la même qui fonda les clarisses.

Or donc, ce dix du mois d’octobre est une bonne occasion pour vous parler d’un trompettiste de génie ! Harry sweets Edison est en effet né un 10 octobre en 1915 à Colombus. Trompettiste de talent, c’était le roi du swing. Il a joué avec les plus grands depuis Count Basie jusqu’à Oscar Peterson en passant par Lester Young et Nat King Cole.

Son jeu très économe s’appuie sur une précision rythmique exemplaire. Il se soucie avant tout du placement le plus juste de ses notes et de leur coloration avec ce son d’une extrême douceur, qui lui valEdisonut son surnom de « Sweets » donné par Lester Young membre du même orchestre, qui avait été impressionné par le ton chaleureux et doux de sa musique. Compositeur et arrangeur occasionnel, le style sensible d’Edison à la trompette avait été grandement apprécié par des chanteurs tels que Ella Fitzgerald, Sarah Vaughn, Joe Williams et plus particulièrement Frank Sinatra.. Ce goût de la précision est constant dans tous ses solos et fait de son style un certain idéal de swing. Il fait partie de ces rares jazzmen qui sont reconnaissables dès les premières notes. Il nous a quitté en juillet 1999.

Voila pour aujourd’hui, en attendant une suite éventuelle, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La vie en Rosetta…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du Gospel et de la galette de blé noir réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 09 octobre 2019, 18è jour de vendémiaire dédié au sarrazin. Chez nous on l’appelle le blé noir ce qui, de toute évidence, est un abus de langage car le sarrasin n’est pas une graminée et se particularise en étant dépourvu de gluten ce qui, j’en suis convaincu, champ-sarrasin-300x170vous fait une belle jambe. J’ai souvenir d’avoir, dans le Cantal dégusté des galettes de sarrasin qui portaient le joli nom de « Bourriols »; rien à voir avec « la complète » du Finistère. Ici, un champ de sarrasin en fleur de chez Hellégouet à Guipavas un des producteurs qui fournit régulièrement le restaurant brestois Le Ruffé dont je vous parle de temps à autre. Ici on pratique l’agriculture de conservation des sols, en valorisant au maximum les processus naturels qui permettent de nourrir la plante. Pour cela, il faut éviter de perturber mécaniquement le sol qui bénéficie en permanence de couverts végétaux (moutarde, phacélie, navette, tournesol, niger, trèfle d’Alexandrie, trèfle incarnat, vesce…). Les rotations de cultures sont plus longues, mais le rendement augmente après plusieurs cycles.

Je souhaitais évoquer la vie de Sister rosetta Tharpe disparue un 9 octobre en 1973. Cette chanteuse de gospel était en fait une représentante du Holy Blues. C’est la fille d’une évangéliste itinérante. Rosetta -D-Elle joue très tôt de la guitare et du piano. En 1934 elle épouse le révérend Thorpe. Chanteuse et guitariste remarquable comme le montre cette vidéo, elle est très tourné vers le swing. Elle va débuter dans les orchestres de Cab Calloway et Lucky Millinder mais délaisse assez vite la musique profane pour se consacrer au gospel. Elle va enregistrer une série de titres en compagnie de Sammy Price et de son trio, si l’inspiration est religieuse, le feeling est très blues.

Son chant et son jeu de guitare en diable font de ses gospels certains des meilleurs morceaux de la musique américaine de cette époque. Rosetta s’associe ensuite à la chanteuse Marie Knight. Le duo obtient un grand succès et enregistre abondamment. Elle se remarie en 1951 et Rosetta -G-dès 57 s’envole pour une tournée en Europe qui l’installe définitivement comme une vedette. Pour l’anecdote, elle fait une apparition dans le film la vie rêvée d’Amélie Poulain. Sources:la grande encyclopédie du Blues. Le 9 Octobre 1973, âgée de 57 ans, Sister Rosetta Tharpe nous quitte pour un autre monde. « The Godmother Of Rock and Roll » pour qui le public arpentait les États-Unis afin d’assister à ses représentations ne trouva le jour de ses funérailles qu’un cortège tout juste suffisant pour remplir la moitié d’une église. Et, celle qui fût un jour la reine des scènes, radios et télévisions, se vit offrir comme dernier lieu de représentation une tombe anonyme. Désolant non !

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Every days…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la mécanique des fluides et de la Motobécane (la bleue) réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 03 Septembre 2019, 17è jour de Fructidor dédié à la Cardère. (Si tu ne viens pas à la Cardère…) en cardere-venise-verte-300x225vérité, il s’agit d’une plante bisannuelle, de 70 cm à 1,5 m de haut. Les feuilles opposées par paires le long de la tige sont soudées par leur base deux à deux et forment une cuvette dans laquelle l’eau de pluie peut s’accumuler, d’où le nom vernaculaire de « cabaret des oiseaux ». Cette racine pourrait aider à soigner la maladie de Lyme. Bien que peu connu, ce remède semblerait fonctionner. Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an.

Reprenons notre tour d’horizon des grands musiciens de jazz et aujourd’hui, coup de chapeau à Memphis SLIM. De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de l’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus grands,Memphis une vraie cave comme on n’en fait plus. Il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire. Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris. On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues

https://youtu.be/LQFisTkXC48

L‘auteur-illustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a cLittle-lou-route-du-sudonsacré au blues, Little Lou (1990) et La route du sud (2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petit pianiste. Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant d’avoir pu voir le livre terminé. On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres. Le caveau de la Huchette, les trois mailletz, belle époque où l’on pouvait écouter de la bonne musique en buvant un coup et en fumant un clope…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le son du Prez…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la chapelle Sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 27 Août 2019, c’était généralement le 10e jour du mois de fructidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l’échelle.

Je profite de ce jour anniversaire, pour dire quelques mots d’un musicien que j’apprécie particulièrement; il s’agit de Lester Young. C’est à Woodville (Mississipi), petite ville au fin fond du Sud des Etats-Unis, que Lester Willis Young est né le 27 août 1909. Le jeune garçon grandit à la Nouvelle-Orléans, puis à Minneapolis où sa famille a déménagé. Il réalise plusieurs tournées avec l’orchestre familial, auquel participe billie-lester -D-également son jeune frère Lee (batteur). Les premières années du parcours en solitaire de Lester Young sont marqués par des participations à un grand nombre d’ensembles musicaux et il se fait rapidement remarquer par son style d’interprétation atypique, jouant du saxophone de manière détendue, en adoptant souvent des attitudes nonchalantes, et en tenant son instrument de travers, presque à l’horizontale. Suivant la tradition de la « royauté du jazz », qui veut que les musiciens vedettes se voient attribuer des sobriquets prestigieux (« King », « Duke », « Queen », etc.), il reçoit le surnom de « Prez », diminutif de « Président », qui semble lui avoir été attribué, par Billie Holiday.

Lester Young réalise avec Count Basie une série d’enregistrements de grand renom, notamment les légendaires Kansas City Sessions, jouant tant du saxophone que de la clarinette. A la fin des années 1930, il se partage entre l’orchestre de Count Basie, l’accompagnement de Billie Holiday et d’autres ensembles. Mais, à paLester-Young-45-degreesrtir du début des années 1950, Lester Young entre dans une spirale mortifère, tenaillé par des problèmes aussi bien physiques que psychologiques. Si ses interprétations s’en ressentent parfois, il n’en demeure pas moins un pilier de Jazz at the Philarmonic, dont il suit les tournées américaines et européennes, et son style de swing traditionnel continue d’influencer grandement les nouvelles générations de jazzmen. En 1955, il est hospitalisé pour dépression nerveuse durant un an. Mais ses habitudes mortifères reprennent bientôt le dessus, une consommation abusive d’alcool s’ajoutant à une alimentation de plus en plus insuffisante.

Au début de 1959, il réalise une tournée européenne, qui s’achève à KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERAParis par une prestation au Blue Note, avec Kenny Clarke: durant son séjour sur le vieux continent, il boit sans discontinuer et ne mange  quasiment rien. Après un ultime enregistrement dans la capitale française, Lester Young reprend l’avion pour les Etats-Unis et atterrit à New York le 15 mars 1959. Quelques heures après son retour, il succombe à un arrêt cardiaque. Sa mort et celle, quelques mois plus tard, de sa complice Billie Holiday, viennent alimenter la légende tragique du Jazz et de ses musiciens consumés par les feux de la rampe.
Sources: les travaux de Nikita Malliarakis et les textes d’Alain Gerber.

Voila pour cette rentrée, à écouter sans modération aucune. Eteignez la télé et laissez vous emporter par le saxo de Lester Young et la voix inoubliable de Lady Day… Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Il jouait du piano debout…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la jocrissade et du poulet basquaise réunis, bonjour! Et bien voila, nous y sommeapéro-lupins au 15 août… Si vous êtes impatient de finir le mois, dites vous que nous sommes le 28 de thermidor et que c’est le jour du lupin. Au Portugal, le lupin (Tremoços) est très apprécié aux apéritifs accompagné de chorizo, jambon fumé, fromage et bien entendu d’une bière bien fraîche. En Amérique latine le lupin blanc est cultivé pour en faire de la farine et au Brésil ils en tirent une bière. Égyptiens, Incas et Mayas connaissaient déjà cette plante protéagineuse fort nourrissante. Comme disait Lewis Carroll: Suivez ce lupin blanc…

Or donc, aujourd’hui en Bretagne on célèbre Intron-Varia evel just;peterson-D- c’est sans doute pour cela que je m’en vais vous causer d’Oscar. Tiens, en voici un qui est né un 15 août en 1925 dans ce quartier de Montréal que l’on appelle la Petite Bourgogne et mort le 23 décembre 2007 à Mississauga (Ontario). Il va grandir baigné par la culture jazz et, très vite son père lui enseigne la trompette. Mais pour Oscar, le must c’est le piano. C’est sa sœur Daisy qui va se charger de l’apprentissage. A l’âge de 14 ans il gagne un prix national et quitte l’école pour devenir musicien professionnel.

Oscar Peterson va rapidement se construire une réputation et il apparaîtra au Carnegie Hall pour la première fois en 1949. Influencé par Nat King Cole et surtout Art Tatum, il va accompagner Lester Young, Louis Armstrong et Ella Fitzgeraldcshf_08_oscar_peterson_library_and_archives_canada_466. Le tournant de sa carrière est son engagement par l’impressario Norman Granz qui va lui permettre de jouer avec les plus grands de son époque. De 1991 à 94, il est chancelier de l’université de York à Toronto, il faut noter par ailleurs qu’il est Franc-maçon. Après avoir parcouru le monde, enregistré des centaines de titres, joué avec les meilleurs, reçu tous les prix possibles, il va s’éteindre dans sa maison de la banlieue de Toronto le 23 décembre 2007. Je fais partie de ceux qui le considère comme le plus grand pianiste de jazz de tous les temps.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le sax de Willem…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du métissage absolu et de l’andouille de Guéméné réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 07 Aout 2019, qui correspond au vingtième jour de Thermidor dédié à l’écluse. A l’été 2010, nous apprenions la disparition d’un grand saxophoniste de free jazz, Willem Breuker.

«Il était le Duke Ellington de la free music», si l’on en croit Armand Meignan, directeur de l’Europa Jazz du Mans, dowillem Breuker-D-nt il fut l’un des invités les plus fréquents. Né le 4 novembre (c’est une excellente date) 1944, le saxophoniste hollandais, un des pères de la free music, a bien connu le festival Manceau voué, dans sa genèse, au jazz européen de façon assez radicale. Il y fut l’invité en 1982 de l’indétrônable Régional Tour, qui lui fit sillonner les Pays de la Loire pour douze concerts. Breuker était de ces personnages à part dans l’histoire de la musique. Hors modes, tout sauf show-business.

Son parcours, marqué par son engagement social, avait commencé dans la rue et les usines. Une dimension politique qui a dominé son œuvre, tout à fait originale, qui se situe entre lbreuker3a tradition jazz américaine, le nouvel élan européen survenu au milieu des années 60, et des influences Kurt Weill. Sa musique, ouverte à tous les horizons, à toutes les influences laissait une grande part à l’improvisation et le Willem Breuker Kollektief qu’il avait crée, offrait de véritables spectacles qui relevaient autant du théâtre que de la musique. Pour des raisons qui me restent obscures il fut dédaigné des médias français. Il méritait bien un petit coup de chapeau. Salut l’artiste !

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Cow cow boogie…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la philologie et de la sardine grillée réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 12 Juillet 2019, c’est le 24è jour de messidor qui était dédié à l’orcanette; jolie plante des rivages méditerranéens dont la racine rouge était autrefois utilisée pour fabriquer de la teinture. ParToreille (66) - 16/04/2008 ici, on fête saint Menou qui fut évêque de Quimper au septième siècle (et peut-être au septième ciel…) et qui a laissé son nom à la commune de Saint-Menoux, non loin de Moulin. Son tombeau est appelé le débredinoire (de « bredin » simple d’esprit en patois bourbonnais), car ce saint est réputé soigner les maux de tête et guérir les bredins. »

Allez, retour au Jazz et au saxo. 12 juillet: Anniversaire de la mort de Benny Carter. Dans les vieux 33t, on trouve encore l’orthographe BeBennie Carternnie Carter. Ce natif de New-York était un génial touche à tout: trompettiste, saxophoniste, chanteur, arrangeur, compositeur et chef d’orchestre. Il a été un des grands du Jazz des années trente jusqu’à 1990. Il est mort en 2003 à Los Angelès. Benny  Carter a passé son enfance à Harlem en compagnie de Duke Ellington et de Bubber Miley auprès de qui il a appris la trompette. Quand il comprit qu’il ne jouerait jamais aussi bien que lui, il troqua sa trompette pour un saxophone.

A 15 ans, il enregistre son premier disque (1927), un an plus tard il crée son propre big band. En 1935 il part pour l’Europe et devient l’arrangeur de l’orchestre de danse de benny carter cosmopolitela BBC. Entre Europe et États Unis, il va jouer, chanter et composer jusqu’à ses 90 ans. Il travaille pour les plus grands, Ray Charles, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Louis Armstrong. Son plus grand succès a sans doute été: Cow Cow Boogie. Il reste un des premiers noirs à avoir écrit de la musique de film. Il a beaucoup inspiré Quincy Jones quand celui-ci a commencé à écrire pour le cinéma et la télévision.

Allez, bel été à tous, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Artie Shaw fait son show…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la musicothérapie et du biniou bras réunis, bonjour ! C’est à n’y pas croire, nous sommes le Jeudi 23 mai 2019, quatrième jour de Angélique-2prairial dédié à l’angélique (pas la marquise, la fleur). On l’appelle aussi l’herbe aux anges car elle avait la réputation d’être efficace contre les maléfices et autres envoûtements. La légende voudrait en effet que l’ange Raphaël révéla les bienfaits de l’angélique à un moine français au 17ème siècle, anecdote correspondant à sa traduction du grec : « aggelikos » « ange ou messager ». Elle est encore cultivée dans certains endroits notamment du côté de Niort pour en faire des fruits confits, on en retrouve souvent dans les cakes. Attention de ne pas la confondre avec une proche parente, la cigüe…

Comment peut-on se nommer: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen, Artie_Shaw Gautre clarinettiste de talent. Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter.

En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il  devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant artie-droite-300x212Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico. En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Clin d’oeil à betty Carter…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la trompinette et du ris de veau réunis, bonjour ! Faut-il vous le rappeler, nous sommes le Jeudi 16 Mai 2019, 27è jour de Floréal et c’est le jour de la civette; petit mammifère plus proche du blaireau que du chat d’après Buffon et qui sent comme un putois.

Carmen McRae déclara un jour qu’il n’y avait qu’une et une seule chanteuse de jazz : Betty Carter. Cette chanteuse américaine reconnue pour ses capacités d’improvisations et son style très personnel est née Lillie Mae Jones le 16 mai 1929 à Flint (Michigan).  Elle grandit à Détroit betty-carteroù son père dirige un chœur d’église. Elle étudie le piano au conservatoire de Detroit. Elle gagne un concours et devient une habituée des clubs locaux où elle chante et joue du piano. À 16 ans, elle chante avec Charlie Parker, puis plus tard avec Dizzy Gillespie et Miles Davis; excusez du peu. Betty aiguise ses capacités en scat en tournée avec Lionel Hampton à la fin des années 1940. La femme de Lionel Hampton, Gladys, la surnomme Betty Bebop, surnom qu’elle déteste. En 1963, elle part en tournée au Japon avec Sonny Rollins.

Dans sa dernière décennie, Betty perçoit enfin la reconnaissance qu’elle attendait. Elle signe en 1987 chez Verve qui ressort en CD la majorité de ses albums enregistré chez Bet-Car les rendant ainsi disponibles au plus grand nombre. En 1988 elle gagne un Grammy Award pour son album Look What I Got! et chante au Cosby Show (épisode « How Do You Get to Carnegie Hall? »). En 1994 elle se produit à la maison blanche et est la figure de proue du 50e anniversaire de Verve au Carnegie Hall. En 1997 elle reçoit la médaille des arts par le président Bill Clinton. Betty reste une chanteuse active jusqu’à son décès, d’un cancer du pancréas. Elle était connue pour travailler avec de jeunes artistes. Elle commence dès 1970 à recruter ses accompagnateurs parmi la jeune génération. Betty était aussi arrangeuse (ce féminin n’est vraiment pas beau.) et compositrice. Sa composition Open The Door devient sa signature; elle l’enregistra plusieurs fois, dans de nombreuses versions. Son enregistrement de 1964 fait partie de la bande originale du film American Beauty.

Et voila pour aujourd’hui. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le Doudou de Sidney…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis de la marine à voile et des pommes vapeur réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 14 mai 2019, 25è jour de floréal, et nous célébrons la carpe puisque les républicains lui ont dédié ce jour dans leur calendrier.

Rapidement, quelques mots sur un musicien de jazz qui a poussé l’harmonie jusqu’à naître (1897) et mourir (1959) un 14 mai. Prodige musical, né au sein d’une famille créole (la famille serait originaire de Haute-Savoie, et plus sydney Gprécisément de Féternes), il a étudié auprès de Louis dit « Papa Tio » à la Nouvelle-Orléans. Je veux parler de Sidney Bechet. Sacré bonhomme qui se fit connaître en participant au groupe de Duke Ellington mais aussi comme un bagarreur impénitent; expulsé de Grande Bretagne, et de France après avoir passé plusieurs mois en prison à Fresnes, nous sommes en 1928. Il venait de passer plusieurs années dans la revue nègre de Joséphine Baker. En 1949 il revient s’installer définitivement en France. Il va imposer au monde entier son thème Petite fleur.

A la fin de sa vie, en 56, au cours d’une grande tournée en Belgique, il adapte le doudou, cette fameuse musique traditionnelle qui anime les jeux de la non moins fameuse ducasse MonsDucasse de Mons (Belgique), procession rituelle et cérémonie multiséculaire qui est assez déjantée pour vous faire oublier la grande soirée des gras à Douarnenez (Finistère-France). Ma fiancée et moi même ne ratons jamais une occasion de nous arrêter sur la grand’place de Mons pour y savourer une de leurs merveilleuses bières.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.