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Ca balance pas mal…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la transmutation et de la froment-beurre réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 10 février 2018, 22è jour de pluviôse que nos amis républicains dans leur calendrier avaient dédié au Thymèle. Jolie plante qui donne une très belle floraison par grappes. Elle aime les sols sablonneux. Les jardins de Keramoal en abrite une qui daphné-garou-300x199malheureusement est en train de disparaître sous la pression de ses voisins envahissants, les bambous. Mon aïeule m’a raconté que le daphné garou était traditionnellement cloué par les bergers sur les portes des enclos pour éloigner à la fois les puces et les sorcières. Le daphné garou (saint-bois) est utilisé à des fins thérapeutiques, en tant que destructeur de leucoblaste. Le daphné garou servait autrefois pour ces vertus diurétiques et purgatives, en traitement de la syphilis.

Or donc, l’hiver a fait son œuvre et les journaleux gnan gnan continuent de s’extasier sur le fait qu’il neige en Février. Les routes sont bloquées, les trains retardés, les avions cloués au sol, les riverains exaspérés, les facteurs emmitouflés, les jardiniers joviaux, les notaires véreux et les professeurs éminents; bref, c’est la chienlit dirait un Général et néanmoins Président de la République. Bonne occasion pour rendre hommage à un grand petit homme qui Chick-Webbétait à la batterie ce que Petrucciani était au piano. Quelques mots à propos de William Henry Webb dit Chick WEBB. Batteur et chef d’orchestre étatsunien. Bossu et mesurant moins d’un mètre cinquante (1,24 m). Chick Webb lutta toute sa vie contre une tuberculose congénitale de la colonne vertébrale. Il devint ainsi un des batteurs et des chefs d’orchestre les plus compétitifs de l’ère des big bands. Benny Goodman emprunta à partir de 1935 quelques-uns de ses plus grands succès.Sur la photo à gauche ce n’est pas henri salvador… A partir de 1930, il se produisit régulièrement avec son orchestre au Savoy Ballroom de Harlem. C’est notamment dans cet orchestre qu’Ella Fitzgerald fit ses débuts en 1935. la formation s’appela Ella Fitzgerald and Her Famous Band à la mort de Chick Webb en 39, propulsant la chanteuse à la tête de l’orchestre. Le temps de poser la galette sur l’électrophone et je vous fais écouter « LIZA »…

Ça balance, non ! Allez, vous revenez quand vous voulez, c’est ouvert tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.

Original dixieland…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour Nous sommes donc le Mardi 30 janvier 2018, 11è jour de pluviôse dédié ellebore2à l’hellébore (avec ou sans H) qui, comme chacun le sait, appartient à la famille des ranunculaceae. dans l’antiquité, on croyait les hellébores propres à guérir la folie.  Enfant, lorsque le maître d’école nous faisait réciter « Le lièvre et la tortue » de ce bon Jean de la Fontaine, j’étais bigrement intrigué par cette étrange recommandation: « Ma commère, il vous faut purger avec quatre grains d’ellébore… »  L’ellébore porte le nom d’anticyricón , notamment chez  Dioscoride. Dans la Rome antique, le proverbe « Mettre le cap sur Antycire » signifiait montrer des signes de folie; on retrouve ce proverbe chez Horace.

Aujourd’hui marque un autre anniversaire, quand bien même la date exacte fait toujours polémique, c’est l’enregistrement du premier disque de jazz par le groupe de Nick La Rocca, le fameux Original Dixieland Jazz Band (ODJB). L’Original Dixieland Jazz Band est un quintette de blancs américains formé par le cornettiste Nick la Rocca, les premiers a avoir enregistré un disque de Jazz en 1917. Il sont pour la plupart originaires de la Nouvelle Orléans mais ils se sont installés à Chicago puis à New York.

https://youtu.be/5WojNaU4-kI

Autoproclamés « créateurs du jazz » (The Creators of Jazz), les musiciens de l’Original Dixieland Jazz Band n’étaient pas de grands jazzmen. L’ODJB n’a d’ailleurs pas survécu quand, au début des ODJBannées 1920, de vrais jazzmen ont commencé à être enregistrés. À l’ODJB revient le mérite d’avoir fait connaître le jazz, d’avoir ouvert la porte des studios à des musiciens plus intéressants et d’avoir éveillé des vocations chez de jeunes instrumentistes des années 1920. Bix Beiderbecke, par exemple, a toujours reconnu avoir été initialement inspiré par Nick La Rocca.  Le groupe de l’ODJB à l’époque de l’enregistrement « historique » de 1917 est composé de : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie).Bon, ça crachouille un peu mais c’est émouvant. A vos cassettes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Freddy, the king…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la mistoufle et des restos du cœur réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 28 décembre 2017, 8è jour de nivôse que les républicains avaient dédié au fumier, allez savoir pourquoi justement le jour de la « saints innocents »… Peut-être parce que Nobody’ innocent !

C‘est aussi la date anniversaire de la disparition d’un bluesman attachant. Freddie KING, qui s’est vite appelé Freddy, est né et a grandi à Gilmer (Texas) en 1934, où il a appris à jouer de la Freddy Kingguitare grâce à sa mère et à son oncle. King jouait au départ du blues rural acoustique dans la veine de Lightning Hopkins dont je vous ai déjà parlé. En 1950, à 16 ans, sa famille déménage pour Chicago, où il fréquente les clubs de blues. Il y entend des musiciens tels que Muddy Waters, Jimmy Rogers, Eddy Taylor et bien d’autres. Bientôt le jeune guitariste forme son propre groupe The Every Hour Blues Boys. « C’était un colosse débonnaire, carrure de taureau, écrasant sa guitare entre les doigts noueux qui en tiraient malgré tout des sons d’une extrème pureté. » gérard Herzhaft in: La grande encyclopédie du blues.

King enregistre son premier 45t en 58. Syd Nathan et Sonny Thompson font signer KING et enregistre son premier simple pour ce label ‘You’ve Got to Love Her with a Feeling’, en Aout 1960. Ce titre King Gdevient un petit succès en 1961. Le premier album de King ‘Freddy King Sings’ sort en 1961 et est suivi l’année suivante de ‘Let’s Hide Away’ et un album instrumental ‘Dance Away with Freddy King: Strictly Instrumental’. En 1961, il réalise une série d’instrumentaux (dont ‘San-Ho-Zay’, ‘The Stumble’ , et ‘I’m Tore Down’) qui deviennent des classiques du blues.(observez King Dles deux orthographes du prénom sur les pochettes de disques) King trouve un nouveau contrat avec Shelter Records de Leon Russell au cours de l’année 1970. Il enregistre trois albums au début des années 70 qui se vendent tous bien. Ses concerts marchent bien aussi. En 1976, il tourne aux Etats-Unis, en dépit d’une santé qui commence à décliner. Le 29 décembre 1976, à seulement 45 ans, King meurt d’un problème cardiaque.

Du blues pour terminer l’année, on peut pas trouver mieux. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

My funny Valentine…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du pied-à-coulisse et du trombone du même métal réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 23 décembre 2017, 3è jour de nivôse dédié au Bitume… L’actualité nous abreuve d’infos toutes plus désespérantes les unes que les autres. D’ailleurs, dans la blogosphère, en tous cas dans la gauchoblogosphère, le climat est à la désolation. Le ras-le-bol se généralise, cette impression de prêcher dans le désert ou de pisser dans un violon face à la triste soumission des masses laborieuses (on dirait du Georges marchais).

Fort heureusement, il nous reste la musique.

Tiens, c’est l’anniversaire de CHET BAKER. Chesney Henry, « Chet » Baker Jr, le jazzman blanc le plus dépressif de l’histoire est né le 23 décembre 1929 à Yale, Oklahoma. A 10 ans, Chet et sa famille déménagèrent vers la Californie du Sud, pendant l’âge d’or du bebop. Pour les 12 ans de Chet, son père lui offrit un trombone. Le chet bakergarçon trouvant l’instrument trop difficile , l’échange pour une trompette. Il en jouera tout le long de sa scolarité. En 1946, il part à l’Armée, mais n’abandonne pas son instrument pour autant, il jouera d’ailleurs avec l’Army Band dans le Berlin conquis. Il passe avec succès une audition pour Charlie Parker et trouve le succès en 1952 au sein du Gerry Mulligan’s pianoless quartet, qui joue régulièrement à Hollywood. Chet s’illustre par la force de son solo sur le morceau « My Funny Valentine », un morceau qu’il gardera comme fétiche tout au long de sa vie.A gauche superbe photo extraite du film Let’s get lost de Bruce Weber.

Après un séjour en Europe,Il retourne aux Etats-Unis en 1956 et devient accro à l’héroïne et à la cocaïne. Après un concert à San Francisco en 1966, il se fait agresser par des dealers. Sa mâchoire est fracturée et beaucoup de ses dents (très fragilisées par des années de drogue) sont cassées. En 1973 Il recommence aussi àmy chet baker enregistrer, redevient toxicomane et repart en Europe, où il tourne et enregistre de plus en plus régulièrement, principalement à cause de ses besoins d’argent pour acheter sa drogue. Le vendredi 13 mai (pas d’bol) 1988 à Amsterdam, Chet Baker tombe de la fenêtre ouverte de sa chambre d’hôtel. Sa carrière prend fin brutalement, alors que ses qualités musicales sont au plus haut. Une autopsie révèle qu’il n’était ni saoul ni drogué au moment des faits. Son corps sera enterré au Cimetière du Parc d’Inglewood, en Californie.

Allez, je ne suis pas sûr que cela vous redonne le moral mais bon… Portez vous bien et à demain peut-être.

Mississippi Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la flûte enchantée et de la révolution en chantier réunies, bonjour ! Nous sommes le 02 novembre, 12è jour de brumaire, habituellement dédié à la Mâcre, plante aquatique autrement appelée châtaigne d’eau, on dit que les chinois en sont friands… En trépassés-02-300x198Bretagne c’était un grand jour que celui-là. Il était consacré aux trépassés, ici on dit Anaon. Peut-être connaissez vous ce recoin de côte entre la pointe du Van et celle du Raz (29), c’est la baie des trépassés, bae an anaon. Mon aïeule m’a souvent conté l’histoire du Treizour (le passeur) chargé de mener les âmes vers l’autre monde et qui accostait la nuit venue sur ses rivages. Il faudra que je lui consacre un billet. Au treizour, pas à mon aïeule…

Tiens, à propos d’Avalon, connaissez vous Mississippi John Hurt, né John Smith Hurt le 08 mars 1892 à Teoc, Mississippi et mort le 02 novembre 1966 à Avalon, Mississippi ? C’est un chanteur et guitariste de blues et de folk. Sa musique est un mélange subtil de blues, de country, du bluegrass, de folk et de rock and roll. Son Mississippi-John-Hurt-web-250x300style se caractérise par son jeu de guitare raffiné et sa voix douce. À l’âge de deux ans il part, avec sa famille, pour Avalon, une petite ville du Mississippi. Comme il passe la majeure partie de sa vie dans cet État du Sud, il est surnommé « Mississippi » John Hurt. Il étudie seul la guitare à l’âge de 9 ans et quitte l’école en 1902 pour travailler dans les champs de coton. Occasionnellement il joue dans des bals et à des soirées. Son idole est Jimmie Rodgers, une star de country. Très vite il développe son propre style avec une technique de pincement de cordes avec trois doigts, une technique reprise plus tard par Bob Dylan.

Sa carrière débute en 1928 quand il est découvert par Okeh Records à Avalon. Cette année-là, il enregistre ses premiers titres de blues à Memphis (Tennessee), dont Frankie et Nobody’s Dirty John-Hurt-300x223Business, qui sortent en 78 tours chez Okeh Records. Tommy Rockwell le fait ensuite venir à New York pour graver de nouveaux morceaux (« Candy Man », « Stack O Lee Blues »). Il y rencontre Lonnie Johnson. Le nom de Mississippi John Hurt plonge alors dans l’oubli pour n’en ressortir qu’en 1963 où, redécouvert par un musicologue, il enregistre de nouveaux titres à Washington. Il se produit ensuite au Newport Folk Festival, puis au Philadelphia Folk Festival. Il meurt d’une crise cardiaque le 2 novembre 1966.

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Tout va très bien, madame la Marquise…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la tautologie et du bœuf miro(n)ton réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 31 octobre 2017, 10è jour de brumaire dédié à la charrue qu’il convient de ne pas mettre avant les bœufs…

Je suis né sous le signe du Scorpion (ascendant Lion) et mon horoscope ne laisse place à aucun doute: tout va très bien madame la Marquise. Et pourtant, je constate que la CSG sur ma maigre pension de retraite va augmenter, le joint de culasse de mon antique automobile donne des signes de lassitude et la lombalgie qui me plie en deux n’a pas l’air de vouloir s’arranger. Dans ces cas là docteur, illinoisla prescription est sans appel: un verre de scotch et glissez sur la platine un vieux 33t de Illinois Jacquet, du sax, du vrai. Ce saxophoniste ténor était né un 31 octobre en 1922 en Louisiane. A moitié Sioux et moitié créole, il a joué dans les orchestres de Lionel Hampton, Cab Calloway et count Basie avant de créer son propre big band. C’est en Californie qu’il sera remarqué par Nat King Cole et très vite il deviendra célèbre autant pour son style propre, le screeching que pour son fameux chapeau en croûte de porc.

https://youtu.be/h1hlTGdTTas

Il a été le premier musicien de jazz à être artiste résident à l’université de Harvard. Il a joué le C-Jam Blues avec le président B33 trill Clinton sur la pelouse de la Maison Blanche au bal inaugural de Clinton en 1993. Il apparaît dans le court-métrage Jammin’ the blues avec Billie Holiday et Lester Young. Il remplace Lester Young dans l’orchestre de Count Basie en 1946. La légende dit qu’il insistait pour que son nom soit prononcé « à la française », Jacques. Il est mort d’une crise cardiaque chez lui à New-York en juillet 2004. Je vous recommande Swing’s the thing de 1957 qui a été réédité en CD.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca vient de là, ça vient du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’histoire bégayante et du Gevrey-Chambertin réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 19 octobre 2017, vingt-huitième jour du mois de vendémiaire, dédié à la tomate, il vous reste donc 73 jours pour préparer votre réveillon.

Oyez l’histoire de Eddie James House Jr qui se fit connaître sous le nom de Son House. On n’est pas très sûr de sa date de naissance mais il est décédé un 19 octobre en 1988. Quand bien même il fait Son-House-by-Dick-Waterman-236x300partie des fondateurs du Delta blues il commença par être pasteur et n’apprit la guitare que dans les années vingt.  Après une peine de bagne pour meurtre, il rencontre Charlie Patton qui l’entraine à sa suite avec Willie Brown et la pianiste Louise Johnson dans les studios du Nord. C’est là qu’il va enregistrer son fameux Preachin’ the blues. Il va ainsi sillonner le Delta et donner ses premières leçons de blues et de guitare à Muddy Waters et Robert Johnson; excusez du peu. On murmure qu’il serait le compositeur du fameux Walkin blues (ci-dessous en vidéo). Il faudra attendre 1941 pour de nouveaux enregistrements lorsque les Lomax passeront le Sud au peigne fin pour la bibliothèque du Congrès.

En 43, il rejoint Rochester dans l’Etat de New-York mais son style rural ne fait guère recette. Nous sommes en 1948 et Son a abandonné la musique pour vivre de petits boulots. Sans qu’il le son-house-pochette-212x300sache, ses disques sont adulés par les jeunes Yankees du folk boom. Il est redécouvert en 64 par Bob Hite et Alan Wilson alors qu’il vit semi reclus, alcoolique et n’a plus de guitare. Il va faire un triomphe au festival de Newport et, comme le dit Gérard Herzhaft: «ceux qui ont eu la chance d’assister au concert parisien de l’Américan Folk Blues Festival 1967 se souviennent de sa formidable performance…» En 71, ses capacités physiques déclinant, Son décide de se retirer, non sans avoir enregistré plusieurs albums dont le mémorable Father of the Delta blues. Sources:La grande encyclopédie du blues aux éditions Fayard.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Sweets Edison…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du Muscadet sur lie et des moules marinières réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 10 octobre 2017, 19è jour de vendémiaire tournesolconsacré au tournesol. En Bretagne armoricaine on célèbre sant Kler, on dit qu’il fut le premier évêque de Nantes; déclinaison du prénom Sklaer, lumineux. Il y a très longtemps, j’avais une amie qui répondait au magnifique prénom de Sklerijenn, qui est pourtant du genre masculin (mais mon amie pas du tout…) La correspondance française est sans doute Claire (contemporaine de François d’Assises et native de la même ville) celle-la même qui fonda les clarisses.

Or donc, ce dix octobre est une bonne occasion pour vous parler d’un trompettiste ! Harry sweets Edison est en effet né un 10 octobre en 1915 à Colombus. Trompettiste de talent, certains disent de génie, c’était le roi du swing. Il a joué avec les plus grands depuis Count Basie jusqu’à Oscar Peterson en passant par Lester Young et Nat King Cole. Dans la vidéo, on le voit en compagnie du fameux batteur Buddy Rich dont je vous ai déjà parlé ici.

https://youtu.be/14C7A7V6q8k

Son jeu très économe s’appuie sur une précision rythmique exemplaire. Il se soucie avant tout du placement le plus juste de ses notes et de leur coloration avec ce son d’une extrême douceur, qui lui valut son Edisonsurnom de « Sweets » donné par Lester Young membre du même orchestre, qui avait été impressionné par le ton chaleureux et doux de sa musique. Compositeur et arrangeur occasionnel, le style sensible d’Edison à la trompette avait été grandement apprécié par des chanteurs tels que Ella Fitzgerald, Sarah Vaughn, Joe Williams et plus particulièrement Frank Sinatra.. Ce goût de la précision est constant dans tous ses solos et fait de son style un certain idéal de swing. Il fait partie de ces rares jazzmen qui sont reconnaissables dès les premières notes. Il nous a quitté en juillet 1999.

Voila pour ce 3946è billet; en attendant le prochain et la fin des allocs réunis, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la st Melar, le cénobite reste peinard…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la dérision et du civet de lapin réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 1er octobre 2017, 10è jour de vendémiaire dédié à last melar cuve… Allez savoir ce qui s’est passé dans la tête de Fabre d’Eglantine, il avait peut-être mal aux cheveux ce jour là. En Bretagne, demain c’est la St Melar dont il faudra que je vous conte la triste histoire. Mélar n’avait que 7 ans quand son père, Miliau, fut traîtreusement tué par Rivode son frère. Celui-ci s’en prit ensuite au fils de sa victime, lui faisant couper la main droite et le pied gauche pour l’empêcher de manier l’épée et de monter à cheval. Il finit par le faire assassiner près de Lanmeur, où une partie de ses reliques fut gardée dans la crypte jusqu’aux invasions normandes. De Lannéanou à Plouigneau (dans le Finistère), le chemin porte le nom de « Hent sant Melar », chemin du martyre d’un jeune innocent.

 
Mais pour ce jour, souvenons nous de CeDell Davis: Un lecteur bien intentionné, et bien informé, me fait savoir que Cedell Davis, légende vivante du blues du delta, vient de casser sa pipe. J’avoue que l’info m’avait échappée moi qui suis pourtant un inconditionnel. Né en 1927, il a grandi dans les plantations. jusqu’à encore il y a peu, il continuait de chanter le blues comme il l’a fait toute sa vie… Gamin déjà il jouait, mais cedell-davis-featimagemalheureusement une mauvaise polio aura eu raison de ses articulations, de sa dextérité… En voilà une bonne raison d’avoir le Blues ! Qu’a cela ne tienne, le jeune Cedell, agé alors de 10 ans, prend sa guitare en gaucher, se coince un couteau à beurre dans ses doigts recroquevillés, et c’est reparti ! Devenu un joueur de club,il fera danser les plus belles mamas pendant que les hommes noieront leurs défaites aux dés dans du moonshine frelaté…

https://youtu.be/RvevhguQ7oA

Et dans ces bouges où l’atmosphère est toujours électrique, une énième bagarre éclatera : c’est l’émeute ; la foule se rue dans toutes les directions et le pauvre Cedell se fera piétiner… De cette soirée il en sortira les deux jambes affreusement cassées et sera contraint à passer le reste de sa vie en fauteuil roulant. Que croyez-vous qu’il fit ensuite ? Il continua à jouer le Blues, avec son style et un son de guitare inimitable et une voix puissante et chargée d’émotion… Feel Like Doin ‘Something Wrong, son album de 1994 produit par Robert Palmer est reconnu par les amateurs comme un summum du blues. On dit qu’il jouait de manière tellement crue que seul Ornette Coleman, prince du free jazz, savait s’accorder avec lui.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

My Buddy is Rich.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la concorde universelle et du pâté en croûte réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 septembre 2017, autant dire la fin du mois, qui correspond au 9è jour de vendémiaire dédié au panais.

Le cœur a ses raisons que la raison ignore dit-on. Et bien, le jazz a ses batteurs que le public méconnaît. Bon d’accord, je vous l’avoue, c’est un peu tiré par les cheveux mais, ce matin, le démarrage est un peu difficile, les bougies de préchauffage rechignent à la tâche et dans ces cas là, les vieux diesels toussent un peu. Buddy RICH lui, est né un 30 BRseptembre 1917 à Brooklyn, New-York. Il est resté célèbre grâce à sa formidable puissance de frappe et sa rapidité d’exécution ainsi que sa capacité à improviser. Bref, il était né pour être batteur de jazz. Dès 1937 il joue avec Joe Marsala, Artie Shaw, Benny Carter, ainsi que dans son propre groupe. Il assiste aux débuts de Franck Sinatra avec qui il va faire partie du Tommy Dorsey Orchestra. Au début des années 50 on le retrouve aux côtés de Art Tatum. Jusqu’à sa mort il a mené son propre big band et sans doute son plus grand succès fut son interprétation de West side story. Buddy était réputé pour son caractère disons…Tempétueux. La légende rapporte qu’alors qu’il était hospitalisé, l’infirmière lui demanda si il n’était pas allergique à quoi que ce soit; il répondit: « si, à la musique country ! ». Sacré bonhomme que celui là. Il est décédé en 1987 et son corps est inhumé au Westwood village memorial à Los Angelès. La cité des anges, cela ne doit pas être très loin du paradis des jazzmen !

Bon allez, le temps de m’équiper et je pars en forêt. Merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.