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Mississippi Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la flûte enchantée et de la révolution en chantier réunies, bonjour ! Nous sommes le 02 novembre, 12è jour de brumaire, habituellement dédié à la Mâcre, plante aquatique autrement appelée châtaigne d’eau, on dit que les chinois en sont friands… En trépassés-02-300x198Bretagne c’était un grand jour que celui-là. Il était consacré aux trépassés, ici on dit Anaon. Peut-être connaissez vous ce recoin de côte entre la pointe du Van et celle du Raz (29), c’est la baie des trépassés, bae an anaon. Mon aïeule m’a souvent conté l’histoire du Treizour (le passeur) chargé de mener les âmes vers l’autre monde et qui accostait la nuit venue sur ses rivages. Il faudra que je lui consacre un billet. Au treizour, pas à mon aïeule…

Tiens, à propos d’Avalon, connaissez vous Mississippi John Hurt, né John Smith Hurt le 08 mars 1892 à Teoc, Mississippi et mort le 02 novembre 1966 à Avalon, Mississippi ? C’est un chanteur et guitariste de blues et de folk. Sa musique est un mélange subtil de blues, de country, du bluegrass, de folk et de rock and roll. Son Mississippi-John-Hurt-web-250x300style se caractérise par son jeu de guitare raffiné et sa voix douce. À l’âge de deux ans il part, avec sa famille, pour Avalon, une petite ville du Mississippi. Comme il passe la majeure partie de sa vie dans cet État du Sud, il est surnommé « Mississippi » John Hurt. Il étudie seul la guitare à l’âge de 9 ans et quitte l’école en 1902 pour travailler dans les champs de coton. Occasionnellement il joue dans des bals et à des soirées. Son idole est Jimmie Rodgers, une star de country. Très vite il développe son propre style avec une technique de pincement de cordes avec trois doigts, une technique reprise plus tard par Bob Dylan.

Sa carrière débute en 1928 quand il est découvert par Okeh Records à Avalon. Cette année-là, il enregistre ses premiers titres de blues à Memphis (Tennessee), dont Frankie et Nobody’s Dirty John-Hurt-300x223Business, qui sortent en 78 tours chez Okeh Records. Tommy Rockwell le fait ensuite venir à New York pour graver de nouveaux morceaux (« Candy Man », « Stack O Lee Blues »). Il y rencontre Lonnie Johnson. Le nom de Mississippi John Hurt plonge alors dans l’oubli pour n’en ressortir qu’en 1963 où, redécouvert par un musicologue, il enregistre de nouveaux titres à Washington. Il se produit ensuite au Newport Folk Festival, puis au Philadelphia Folk Festival. Il meurt d’une crise cardiaque le 2 novembre 1966.

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Tout va très bien, madame la Marquise…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la tautologie et du bœuf miro(n)ton réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 31 octobre 2017, 10è jour de brumaire dédié à la charrue qu’il convient de ne pas mettre avant les bœufs…

Je suis né sous le signe du Scorpion (ascendant Lion) et mon horoscope ne laisse place à aucun doute: tout va très bien madame la Marquise. Et pourtant, je constate que la CSG sur ma maigre pension de retraite va augmenter, le joint de culasse de mon antique automobile donne des signes de lassitude et la lombalgie qui me plie en deux n’a pas l’air de vouloir s’arranger. Dans ces cas là docteur, illinoisla prescription est sans appel: un verre de scotch et glissez sur la platine un vieux 33t de Illinois Jacquet, du sax, du vrai. Ce saxophoniste ténor était né un 31 octobre en 1922 en Louisiane. A moitié Sioux et moitié créole, il a joué dans les orchestres de Lionel Hampton, Cab Calloway et count Basie avant de créer son propre big band. C’est en Californie qu’il sera remarqué par Nat King Cole et très vite il deviendra célèbre autant pour son style propre, le screeching que pour son fameux chapeau en croûte de porc.

https://youtu.be/h1hlTGdTTas

Il a été le premier musicien de jazz à être artiste résident à l’université de Harvard. Il a joué le C-Jam Blues avec le président B33 trill Clinton sur la pelouse de la Maison Blanche au bal inaugural de Clinton en 1993. Il apparaît dans le court-métrage Jammin’ the blues avec Billie Holiday et Lester Young. Il remplace Lester Young dans l’orchestre de Count Basie en 1946. La légende dit qu’il insistait pour que son nom soit prononcé « à la française », Jacques. Il est mort d’une crise cardiaque chez lui à New-York en juillet 2004. Je vous recommande Swing’s the thing de 1957 qui a été réédité en CD.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca vient de là, ça vient du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’histoire bégayante et du Gevrey-Chambertin réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 19 octobre 2017, vingt-huitième jour du mois de vendémiaire, dédié à la tomate, il vous reste donc 73 jours pour préparer votre réveillon.

Oyez l’histoire de Eddie James House Jr qui se fit connaître sous le nom de Son House. On n’est pas très sûr de sa date de naissance mais il est décédé un 19 octobre en 1988. Quand bien même il fait Son-House-by-Dick-Waterman-236x300partie des fondateurs du Delta blues il commença par être pasteur et n’apprit la guitare que dans les années vingt.  Après une peine de bagne pour meurtre, il rencontre Charlie Patton qui l’entraine à sa suite avec Willie Brown et la pianiste Louise Johnson dans les studios du Nord. C’est là qu’il va enregistrer son fameux Preachin’ the blues. Il va ainsi sillonner le Delta et donner ses premières leçons de blues et de guitare à Muddy Waters et Robert Johnson; excusez du peu. On murmure qu’il serait le compositeur du fameux Walkin blues (ci-dessous en vidéo). Il faudra attendre 1941 pour de nouveaux enregistrements lorsque les Lomax passeront le Sud au peigne fin pour la bibliothèque du Congrès.

En 43, il rejoint Rochester dans l’Etat de New-York mais son style rural ne fait guère recette. Nous sommes en 1948 et Son a abandonné la musique pour vivre de petits boulots. Sans qu’il le son-house-pochette-212x300sache, ses disques sont adulés par les jeunes Yankees du folk boom. Il est redécouvert en 64 par Bob Hite et Alan Wilson alors qu’il vit semi reclus, alcoolique et n’a plus de guitare. Il va faire un triomphe au festival de Newport et, comme le dit Gérard Herzhaft: «ceux qui ont eu la chance d’assister au concert parisien de l’Américan Folk Blues Festival 1967 se souviennent de sa formidable performance…» En 71, ses capacités physiques déclinant, Son décide de se retirer, non sans avoir enregistré plusieurs albums dont le mémorable Father of the Delta blues. Sources:La grande encyclopédie du blues aux éditions Fayard.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Sweets Edison…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du Muscadet sur lie et des moules marinières réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 10 octobre 2017, 19è jour de vendémiaire tournesolconsacré au tournesol. En Bretagne armoricaine on célèbre sant Kler, on dit qu’il fut le premier évêque de Nantes; déclinaison du prénom Sklaer, lumineux. Il y a très longtemps, j’avais une amie qui répondait au magnifique prénom de Sklerijenn, qui est pourtant du genre masculin (mais mon amie pas du tout…) La correspondance française est sans doute Claire (contemporaine de François d’Assises et native de la même ville) celle-la même qui fonda les clarisses.

Or donc, ce dix octobre est une bonne occasion pour vous parler d’un trompettiste ! Harry sweets Edison est en effet né un 10 octobre en 1915 à Colombus. Trompettiste de talent, certains disent de génie, c’était le roi du swing. Il a joué avec les plus grands depuis Count Basie jusqu’à Oscar Peterson en passant par Lester Young et Nat King Cole. Dans la vidéo, on le voit en compagnie du fameux batteur Buddy Rich dont je vous ai déjà parlé ici.

https://youtu.be/14C7A7V6q8k

Son jeu très économe s’appuie sur une précision rythmique exemplaire. Il se soucie avant tout du placement le plus juste de ses notes et de leur coloration avec ce son d’une extrême douceur, qui lui valut son Edisonsurnom de « Sweets » donné par Lester Young membre du même orchestre, qui avait été impressionné par le ton chaleureux et doux de sa musique. Compositeur et arrangeur occasionnel, le style sensible d’Edison à la trompette avait été grandement apprécié par des chanteurs tels que Ella Fitzgerald, Sarah Vaughn, Joe Williams et plus particulièrement Frank Sinatra.. Ce goût de la précision est constant dans tous ses solos et fait de son style un certain idéal de swing. Il fait partie de ces rares jazzmen qui sont reconnaissables dès les premières notes. Il nous a quitté en juillet 1999.

Voila pour ce 3946è billet; en attendant le prochain et la fin des allocs réunis, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la st Melar, le cénobite reste peinard…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la dérision et du civet de lapin réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 1er octobre 2017, 10è jour de vendémiaire dédié à last melar cuve… Allez savoir ce qui s’est passé dans la tête de Fabre d’Eglantine, il avait peut-être mal aux cheveux ce jour là. En Bretagne, demain c’est la St Melar dont il faudra que je vous conte la triste histoire. Mélar n’avait que 7 ans quand son père, Miliau, fut traîtreusement tué par Rivode son frère. Celui-ci s’en prit ensuite au fils de sa victime, lui faisant couper la main droite et le pied gauche pour l’empêcher de manier l’épée et de monter à cheval. Il finit par le faire assassiner près de Lanmeur, où une partie de ses reliques fut gardée dans la crypte jusqu’aux invasions normandes. De Lannéanou à Plouigneau (dans le Finistère), le chemin porte le nom de « Hent sant Melar », chemin du martyre d’un jeune innocent.

 
Mais pour ce jour, souvenons nous de CeDell Davis: Un lecteur bien intentionné, et bien informé, me fait savoir que Cedell Davis, légende vivante du blues du delta, vient de casser sa pipe. J’avoue que l’info m’avait échappée moi qui suis pourtant un inconditionnel. Né en 1927, il a grandi dans les plantations. jusqu’à encore il y a peu, il continuait de chanter le blues comme il l’a fait toute sa vie… Gamin déjà il jouait, mais cedell-davis-featimagemalheureusement une mauvaise polio aura eu raison de ses articulations, de sa dextérité… En voilà une bonne raison d’avoir le Blues ! Qu’a cela ne tienne, le jeune Cedell, agé alors de 10 ans, prend sa guitare en gaucher, se coince un couteau à beurre dans ses doigts recroquevillés, et c’est reparti ! Devenu un joueur de club,il fera danser les plus belles mamas pendant que les hommes noieront leurs défaites aux dés dans du moonshine frelaté…

https://youtu.be/RvevhguQ7oA

Et dans ces bouges où l’atmosphère est toujours électrique, une énième bagarre éclatera : c’est l’émeute ; la foule se rue dans toutes les directions et le pauvre Cedell se fera piétiner… De cette soirée il en sortira les deux jambes affreusement cassées et sera contraint à passer le reste de sa vie en fauteuil roulant. Que croyez-vous qu’il fit ensuite ? Il continua à jouer le Blues, avec son style et un son de guitare inimitable et une voix puissante et chargée d’émotion… Feel Like Doin ‘Something Wrong, son album de 1994 produit par Robert Palmer est reconnu par les amateurs comme un summum du blues. On dit qu’il jouait de manière tellement crue que seul Ornette Coleman, prince du free jazz, savait s’accorder avec lui.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

My Buddy is Rich.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la concorde universelle et du pâté en croûte réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 septembre 2017, autant dire la fin du mois, qui correspond au 9è jour de vendémiaire dédié au panais.

Le cœur a ses raisons que la raison ignore dit-on. Et bien, le jazz a ses batteurs que le public méconnaît. Bon d’accord, je vous l’avoue, c’est un peu tiré par les cheveux mais, ce matin, le démarrage est un peu difficile, les bougies de préchauffage rechignent à la tâche et dans ces cas là, les vieux diesels toussent un peu. Buddy RICH lui, est né un 30 BRseptembre 1917 à Brooklyn, New-York. Il est resté célèbre grâce à sa formidable puissance de frappe et sa rapidité d’exécution ainsi que sa capacité à improviser. Bref, il était né pour être batteur de jazz. Dès 1937 il joue avec Joe Marsala, Artie Shaw, Benny Carter, ainsi que dans son propre groupe. Il assiste aux débuts de Franck Sinatra avec qui il va faire partie du Tommy Dorsey Orchestra. Au début des années 50 on le retrouve aux côtés de Art Tatum. Jusqu’à sa mort il a mené son propre big band et sans doute son plus grand succès fut son interprétation de West side story. Buddy était réputé pour son caractère disons…Tempétueux. La légende rapporte qu’alors qu’il était hospitalisé, l’infirmière lui demanda si il n’était pas allergique à quoi que ce soit; il répondit: « si, à la musique country ! ». Sacré bonhomme que celui là. Il est décédé en 1987 et son corps est inhumé au Westwood village memorial à Los Angelès. La cité des anges, cela ne doit pas être très loin du paradis des jazzmen !

Bon allez, le temps de m’équiper et je pars en forêt. Merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Il jouait du piano debout…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la carabistouille et des nids d’ortolans réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Vendredi 15 septembre 2017 et cela correspond au 29 de fructidor qui est dédié au marron. Car, comme dit le poète: L’avocat c’est bon et le marron délicieux, hélas, l’association des deux…

Je vous ai souvent parlé du saxophoniste Bill Evans mais il a un homonyme qui s’est fait un nom en jouant du piano. Il était né dans le New Jersey et est décédé un 15 septembre en 1980 à New York. Né BillEvansd’un père Gallois et d’une mère Russe, tous les deux mélomanes, il était formaté pour devenir musicien. Il fait partie des « sideman » ceux là que l’on nomme quelquefois péjorativement les musiciens de studio. Cela lui aura permis d’accompagner les plus grands, Michel legrand, Chet Baker, Miles Davis… Mais il se fera connaître plus tard par ses fameux trios avec contrebassiste et batteur, notamment Scott Lafaro et Paul Mottian. Il est mort alors qu’il n’avait que 51 ans usé par une forte addiction à la drogue; ma doue beniged!

Vous entendez comme ça swingue ? Imaginez un fauteuil qui vous tend les bras, un Highland de 18 ans, une bruyère profonde emplie d’un tabac brun et âcre…Même le macronisme aigu n’existe plus, ni la CSG, on_arrete_toutni les APL, ni les retraites à pas d’âge, ni les expulsions, ni les taupes dans mon jardin; tout disparaît. D’ailleurs, tout doit disparaître, je suis pour l’organisation d’une grande braderie, on solde l’humanité à petits prix, la bassesse, la vilénie, l’inéquité,l’injustice, le fait du prince à 1 euro. Sur tous les trottoirs, de Manille à Kergrist-Moelou, le grand déballage. Et un mensonge d’Etat pour trois sous, et une manipulation en cadeau, et une légion d’honneur déshonorée, allez deux euros et vous l’emportez. On fait table rase, on repart à zéro, vive l’an 01 de Gébé ! Holà, holà erwandekeramoal, t’as oublié tes pilules ou quoi ?

Allez, ça va se passer, portez vous bien et à demain peut-être.

Si tu ne viens pas à la Cardère…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la trompette à cornet et du cornet de frites réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 03 Septembre 2017, 1èè jour de Fructidor dédié à la Cardère. (Si tu ne viens pas à la Cardère…) en vérité, il s’agit cardere-venise-verted’une plante bisannuelle, de 70 cm à 1,5 m de haut. Les feuilles opposées par paires le long de la tige sont soudées par leur base deux à deux et forment une cuvette dans laquelle l’eau de pluie peut s’accumuler, d’où le nom vernaculaire de « cabaret des oiseaux ». Cette racine pourrait aider à soigner la maladie de Lyme. Bien que peu connu, ce remède semblerait fonctionner. Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an.

Reprenons notre tour d’horizon des grands musiciens de jazz et aujourd’hui, coup de chapeau à Memphis SLIM. De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de Memphisl’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus grands, une vraie cave comme on n’en fait plus. Il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire. Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris. On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues.

L‘auteur-illustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a consacrés au blues, Little Lou (1990) et La route du sud (2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petit les 3 mailletzpianiste. Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant d’avoir pu voir le livre terminé. On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres. Ici, c’est une photo de Coleman « aux trois mailletz », belle époque où l’on pouvait écouter de la bonne musique en buvant un coup et en fumant un clope…

Allez, voila pour ce Dimanche de rentrée, portez vous bien et à demain peut-être.

I’m in the mood…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’apophtegme et du Coco boer réunis, bonjour ! Cahin caha nous avons atteint le solstice d’été et, en ce Mercredi 21 juin 2017, 3è jour de messidor, nous célébrons l’oignon. Avouez que c’est quand oignonsmême autre chose que de vénérer saint Frusquin ou saint truc, sauf peut-être St Pourçain, St Amour et St Joseph. Par ailleurs, tous les gastronomes vous le diront, l’oignon rosé de Roscoff (29) mériterait à lui tout seul un jour férié. Or donc, j’ai longtemps hésité à consacrer ce billet à la fête de la musique, Jack lang, le solstice d’été, ou la soupe à l’oignon. Finalement j’ai opté pour un petit hommage à John Lee HOOKER, décédé un 21 juin (2001).

John Lee Hooker est un des onze enfants d’un métayer du Delta, prédicateur de son état et qui décédera peu après sa naissance. Il sera Lee Hookerinitié au blues par son beau-père Willie Moore. A treize ans John Lee quitte le domicile familial et atterrit à Memphis où il va pouvoir jouer avec B.B. King. En 1937, il gagne Cincinnati dans le Nord et exerce plusieurs petits boulots. Quelques années plus tard il rejoint Detroit, cité de l’industrie automobile, comme des milliers de Noirs sudistes. Très vite il devient le principal bluesman de la ville. Ce n’est qu’en 48 qu’il va enregistrer et devenir professionnel. C’est de cette époque que date le célèbre I’m in the mood.

Au début des années soixante il va écumer les festivals avec un répertoire de blues et de folk-songs accompagné par sa guitare acoustique. En 62 il fait partie de la toute première tournée européenne de l’American Folk Blues Festival. 1970 le voit s’adapter avec facilité et succès à l’émergence du Rock-blues. Succès colossal qui va faire de lui une figure emblématique, quasi patriarcale du Rock. Dans les années blues brothersqui suivirent John lee Hooker va devenir une star internationale incontestée. Parmi ses derniers albums, retenez Urban blues qui contient l’original de Motor city is burning appelé à devenir le premier tube de MC5. Hooker a influencé et collaboré avec les plus grands tel Van Morrisson, les Beattles, Santana ou Keith Richards. Une pensée émouvante pour sa participation dans le film The Blues Brothers dans lequel il interprète son tube Boom Boom. Son style, unique et authentique à la fois, en a fait l’un des artistes les plus importants de cette musique, et son influence sur le blues blanc et le Rock durant tout le XXe siècle est considérable.

 Allez, bonne fête de la musique, portez vous bien et à demain peut-être.

Quand le jazz est là…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du pain perdu et de la liberté retrouvée, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 16 juin 2017 soit le 28è jour de prairial et c’est le jour du thymus que des paresseux ont pris l’habitude de nommer le thym. Cette plante de la famille des lamiacées est aussi appelée, serpolet et, dans le sud, les occitans  disent farigoule. Le thym est utilisé depuis le thymfort longtemps et pas seulement pour aromatiser les côtes de bœuf… Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé aux onguents pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l’autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures, pensant que cette plante était source de courage; ils en mettaient aussi dans leurs plats; le thym était encore utilisé à profusion comme parfum stimulant qu’ils versaient dans leur bain. La légende veut que Pâris enleva la belle Hélène et que la princesse était fort triste: à chaque larme qui tombait de ses yeux sur le sol, naissait une touffe de thym. C’est beau, non !

Aujourd’hui rendons hommage à un grand petit homme qui était à la batterie ce que Petrucciani était au piano. Quelques mots à propos de William Henry Webb dit Chick WEBB. Batteur et chef d’orchestre étatsunien. Bossu et mesurant moins d’un mètre cinquante (1,24 m) Chick WebbChick Webb lutta toute sa vie contre une tuberculose congénitale de la colonne vertébrale. Il devint ainsi un des batteurs et des chefs d’orchestre les plus compétitifs de l’ère des big bands. Benny Goodman emprunta à partir de 1935 quelques-uns de ses plus grands succès.Sur la photo à gauche ce n’est pas henri salvador… A partir de 1930, il se produisit régulièrement avec son orchestre au Savoy Ballroom de Harlem. C’est notamment dans cet orchestre qu’Ella Fitzgerald fit ses débuts en 1935. la formation s’appela Ella Fitzgerald and Her Famous Band à la mort de Chick Webb en 39, propulsant la chanteuse à la tête de l’orchestre. Le temps de poser la galette sur l’électrophone et je vous fais écouter « LIZA »…

Ça balance, non ! Allez, vous revenez quand vous voulez, c’est ouvert tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.