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Tommy Flanagan au piano…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la fraternelle union et du chutney réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 16 salade-pissenlitMars 2021, 26è jour de ventôse qui nous rappelle que nous abordons la deuxième quinzaine de Mars, il était généralement dédié au pissenlit. Ah, le pissenlit ! Quelle plante merveilleuse et pleine de ressources. Tiens, j’ai un souvenir de salade de pissenlits (moi qui ne suis pas très salade) particulièrement excellente. J’en ai dégusté du côté de Nancy où elle porte le nom de salade à la meurotte.

Tout à fait autre chose.

Il y a vingt ans disparaissait Tommy Flanagan, né le 16 mars 1930 à Detroit (Michigan) son style  s’inscrit indiscutablement dans la lignée des conquêtes rythmiques et harmoniques de Bud Powell. Sa manière reste cependant inimitable : un jeu sûr et précis, un phrasé à la fois Tommyélégant et souple. Offrant un soutien rythmique d’une grande richesse mélodique, doté d’une imagination s’adaptant à tous les tempéraments, d’une inventivité discrète, attentive et subtile, il fut l’un des accompagnateurs les plus recherchés de sa génération. La célébrité qu’il a acquise auprès d’Ella Fitzgerald ne doit cependant pas faire oublier sa participation à deux des plus importants albums de l’histoire du jazz : Saxophone Colossus, de Sonny Rollins, et Giant Steps, de John Coltrane.

 

Thomas Lee Flanagan naît le 16 mars 1930 à Detroit, dans le Michigan. Il commence à étudier la clarinette à six ans et le piano à onze ans, mais il Ella & Tommys’initie aussi à d’autres instruments : le saxophone, la contrebasse, le vibraphone. Il commence très tôt à travailler dans sa ville natale, où il se fait remarquer, à partir de 1945, comme pianiste auprès des frères Jones et du saxophoniste Dexter Gordon. Tommy Flanagan est d’abord influencé par Art Tatum, Teddy Wilson, Nat „King“ Cole et Erroll Garner. Comme nombre de musiciens afro-américains de cette époque, son statut de virtuose fut quelque peu négligé par une société alors très rétive à reconnaître la valeur de ses plus talentueux artistes issus de la communauté noire. Néanmoins, durant sa carrière il fut nominé quatre fois aux Grammy Awards (deux fois pour la meilleur performance jazz en groupe et deux fois en tant que soliste)

Allez, vous en « fête » pas, ça va s’arranger. Portez vous bien et à bientôt peut-être..

A vos cassettes…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour ! Au train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver… Nous sommes le Lundi 22 février 2021 c’est à dire le quatrième jour de ventôse, dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun antidote. Même pas un remède de cheval.

Vous ai-je déjà parlé de Buddy Tate, né George Holmes Tate un 22 février en 1913 à Shermann, Texas ? Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au buddy-1ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk. Il rejoint en 1939 l’orchestre de Count Basie en raison du décès soudain de Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem. Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway.

 

Ci dessus en vidéo, un grand classique, le fameux standard Mack the Buddy-Tate-2Knife, vous savez, Kurt Weill, Brecht. Il reviendra en Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à gauche en compagnie de Milt Bruckner. Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le blues de Willie Dixon…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la presse satirique et (forcément) du canard laqué réunis, bonjour ! Ce Vendredi 29 janvier 2021 ressemble comme deux gouttes d’eau à un 10 de Pluviôse, jour dédié à la cognée. Rassurez vous, manche et cognéej’évoque ici ce bel outil qui, nous dit-on, ne doit pas être jeté ni avant ni après le manche. Allusion à l’apologue du bûcheron qui, ayant laissé tomber dans un gouffre le fer de sa cognée, et désespérant de l’en retirer, y jeta le manche dont il pouvait encore faire usage. Comme disait mon aïeule en plagiant le grand Sénèque: Et post malam segetem serendum est, ce qui signifie : Après mauvaise récolte, il faut semer encore. En clair, mieux vaut lever le coude que baisser les bras.

Tiens, dédicace à Glenn.

Mon cadet s’est mis en tête de s’imprégner de l’histoire du blues, histoire de digérer les confinements. Du coup, je lui glisse quelques mots à propos de Willie Dixon. C’était un musicien, contrebassiste, Willie_Dixon-202x300compositeur, arrangeur, producteur et chanteur de blues américain. Son influence artistique chez Chess Records, autant que son rôle au début de la carrière de Chuck Berry et de Bo Diddley, ont été prépondérants. Par ses multiples talents, il a largement contribué à façonner une bonne partie du Chicago blues de l’immédiat après-guerre. A l’âge de 12 ans il est condamné pour un petit chapardage aux travaux forcés dans le terrible pénitencier de Ball Ground: sadisme des gardiens, meurtres, viols…Cette expérience le marquera à jamais. Il découvre la pratique du blues en prison, il chante et écrit des poèmes. Il déménage ensuite à Chicago où il devient boxeur professionnel mais arrête rapidement.


 

C‘est en 1959 qu’il sort le premier disque sous son nom : Willie’s blues. Il est principalement reconnu pour sa capacité à écrire et composer des chansons, mais aussi pour son apport exceptionnel dans ce genre musical en tant que producteur, il a même dit un jour « I am the blues », littéralement « Je suis le blues ». Willie Dixon écrit des chansons dessin-dixon.jpemythiques comme Back Door Man (1960), Evil (1954), You Shook Me (1962) ou encore Wang Dang Doodle (1960). Il sort une vingtaine de disques sous son nom entre 1959 et 2001 sous divers labels dont Columbia, Folkways ou encore Pausa. Il meurt en 1992, d’un arrêt cardiaque, alors qu’il est déjà atteint de diabète depuis des décennies. Willie Dixon a été récompensé d’un Grammy Award en 1989 pour l’album Hidden Charms. Il rentre peu après sa mort dans le prestigieux Rock n’ Roll Hall of Fame. Le chanteur français Francis Cabrel luit rend hommage dans une chanson en 1999, ainsi que les musiciens Bob Dylan et Tom Cochrane. Plusieurs livres ont été écrits sur sa vie.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Comment peux t-on se nommer Artie Shaw…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la protohistoire et du bœuf bourguignon réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 Décembre 2020, qui correspond au 10e jour du mois de nivôse, dans le calendrier républicain, officiellement dénommé jour du fléau. Ce qui n’a rien à voir avec ce qui suit..

Comment peut-on se nommer: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-Léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen,artie-D- autre clarinettiste de talent. Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter.

https://youtu.be/cCYGyg1H56s

En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents . Sa popularité atteint alors son apogée et il  devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie_ShawArtie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico. En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, l’année bientôt finira sa carrière, en attendant la prochaine, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ca vient de là, ça vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la mistoufle et des restos du cœur réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 28 décembre 2020, 8è jour de Nivôse que les républicains avaient dédié au fumier, allez savoir pourquoi justement le jour de la « saints innocents »… Peut-être parce que Nobody’ innocent ! C’est aussi la date anniversaire de la disparition d’un bluesman attachant.

Freddie KING, qui s’est vite appelé Freddy, est né et a grandi à Gilmer (Texas) en 1934, où il a appris à jouer de la guitare grâce à sa mère et à son oncle. King jouait au départ du blues rural acoustique dans la veine de Lightning Hopkins. En 1950, à 16 ans, sa famille déménage pour Chicago, où il fréquente les clubs de blues. Il y entend des musiciens freddy-king-1tels que Muddy Waters, Jimmy Rogers, Eddy Taylor et bien d’autres. Bientôt le jeune guitariste forme son propre groupe The Every Hour Blues Boys. « C’était un colosse débonnaire, carrure de taureau, écrasant sa guitare entre les doigts noueux qui en tiraient malgré tout des sons d’une extrême pureté.» Gérard Herzhaft La grande encyclopédie du blues. King enregistre son premier 45t en 58. Syd Nathan et Sonny Thompson font signer KING et enregistre son premier simple pour ce label ‘You’ve Got to Love Her with a Feeling’, en Aout 1960. Ce titre devient un petit succès en 1961. Allez, trois minutes trente cinq de bonheur comme chantait Sylvie Vartan.

https://youtu.be/WtpCAhbAJdc

Le premier album de King ‘Freddy King Sings’ sort en 1961 et est suivi l’année suivante de ‘Let’s Hide Away’ et un album instrumental ‘Dance freddy-2Away with Freddy King: Strictly Instrumental’. En 1961, il réalise une série d’instrumentaux (dont ‘San-Ho-Zay’, ‘The Stumble’ , et ‘I’m Tore Down’) qui deviennent des classiques du blues.(observez les deux orthographes du prénom sur les pochettes de disques) King trouve un nouveau contrat avec Shelter Records de Leon freddy-3Russell au cours de l’année 1970. Il enregistre trois albums au début des années 70 qui se vendent tous très bien. Ses concerts marchent bien aussi. En 1976, il tourne aux Etats-Unis, en dépit d’une santé qui commence à décliner. Le 29 décembre 1976, à seulement 45 ans, King meurt d’un problème cardiaque.

Du blues pour terminer l’année, on peut pas trouver mieux (si j’arrive à résoudre mon problème de vidéo). Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

My funny Valentine…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du grand soir et des petits matins réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 23 décembre 2020, troisième jour de Nivôse consacré au bitume… Sans commentaires.

Tiens, c’est l’anniversaire de Chet Baker.

Chesney Henry, « Chet » Baker Jr, le jazzman blanc le plus dépressif de l’histoire est né le 23 décembre 1929 à Yale, Oklahoma. A 10 ans, Chet et sa famille déménagèrent vers la Californie du Sud, pendant l’âge d’or du bebop. Pour les 12 ans de Chet, son père lui offrit un trombone . Le Chet-D-garçon trouvant l’instrument trop difficile l’échange pour une trompette. Il en jouera tout le long de sa scolarité. En 1946, il part à l’Armée, mais n’abandonne pas son instrument pour autant, il jouera d’ailleurs avec l’Army Band dans le Berlin conquis. Il passe avec succès une audition pour Charlie Parker et trouve le succès en 1952 au sein du Gerry Mulligan’s pianoless quartet, qui joue régulièrement à Hollywood. Chet s’illustre par la force de son solo sur le morceau « My Funny Valentine » , un morceau qu’il gardera comme fétiche tout au long de sa vie. A gauche superbe photo extraite du film Let’s get lost de Bruce Weber.

https://youtu.be/27398omqBGM

Après un séjour en Europe, il retourne aux Etats-Unis en 1956 et devient accro à l’héroïne et à la cocaïne. Après un concert à San Francisco en 1966, il se fait agresser par des dealers. Sa mâchoire est fracturée et beaucoup de ses dents (très fragilisées par des années de drogue) sont cassées. En 1973 Il recommence aussi à enregistrer,Chet-D--300x168 redevient toxicomane et repart en Europe, où il tourne et enregistre de plus en plus régulièrement, principalement à cause de ses besoins d’argent pour acheter sa drogue. Le vendredi 13 mai (pas d’bol) 1988 à Amsterdam, Chet Baker tombe de la fenêtre ouverte de sa chambre d’hôtel. Sa carrière prend fin brutalement, alors que ses qualités musicales sont au plus haut. Une autopsie révèle qu’il n’était ni saoul ni drogué au moment des faits. Son corps sera enterré au Cimetière du Parc d’Inglewood, en Californie.

Allez, je ne suis pas sûr que cela vous redonne le moral mais bon… Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Chicago blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du crétacé supérieur et de la lutte des glaces réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 19 décembre 2020, 29è jour de frimaire dédié à l’olive. Le 19 décembre 1915 à vu mourir Aloïs Alzheimer; il est très Rogers-2-300x300connu mais je ne me souviens plus pourquoi, j’ai la mémoire qui flanche… Je cherchais depuis un moment déjà l’occasion d’évoquer la carrière de Jimmy Rogers et je m’aperçois qu’il est décédé un 19 décembre à Chicago dans l’Illinois en 1997. C’est sans doute un des principaux concepteurs du Chicago blues de l’après-guerre. Encore enfant, il aide un ses oncles épiciers qui vend des disques au milieu des victuailles. En attendant le chaland,le jeune Jimmy apprend la guitare et l’harmonica à partir des disques de Memphis Minnie et John Lee «Sonny Boy»Williamson. Attention de ne pas le confondre avec Jimmie Rodgers, chanteur de country, célèbre pour son yodel…

https://youtu.be/Td7236JoTAk

Il rejoint Chicago en 1939 via Saint-Louis et se produit sur le marché aux puces de Maxwell Street. C’est là qu’il va rencontrer Leroy Foster et surtout Muddy Waters. Ensemble il vont former un groupe qui deviendra le premier «Muddy Waters blues band». Dans les années cinquante, Jimmy Rogers enregistre une trentaine de titres dont pas Rogers-300x300mal de chefs-d’oeuvre en compagnie du pianiste Eddie Ware. Lorsqu’il sera remplacé par Pat Hare chez Muddy en 1960, Rogers abandonne la musique et redevient épicier et chauffeur de taxi pour subvenir aux besoins de sa grande famille. Ce n’est qu’en 1970, pressé par le pianiste blanc Bob Riedy qu’il reprend sa guitare et son blues. Il va se produire dans les clubs de Chicago, sur les campus et participe à quelques tournées en Europe. Voici ce qu’en dit Gérard Herzaft dans sa grande encyclopédie du blues (Fayard): «…Discret, modeste, Jimmy Rogers n’a jamais connu l’engouement du public international du blues mais, peu à peu, son authenticité et le rôle historique qu’il a joué à Chicago, l’ont fait reconnaître et apprécier.»

Allez, c’est sympa à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la liberté de s’exprimer et des tortellini alla pana réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 05 Décembre 2020, 15è jour de frimaire dédié au Chevreuil.Tiens, puisque j’évoque les tortellini en voici tortellinol’origine légendée qui m’a été contée par un restaurateur briochin (de Saint Brieuc) spécialiste des pâtes et Italien pur souche: Un fabricant de pâtes, secrètement amoureux d’une de ses employées, ne put résister à la tentation d’observer la jeune fille par le trou de la serrure tandis qu’elle se changeait dans l’arrière boutique avant de se mettre au boulot. Las, il ne put voir que son nombril, mais il le trouva si beau qu’il saisit un petit disque de pâte et en reproduisit la forme. Ainsi naquit le premier tortellino. Etonnant, non !

Tout à fait autre chose.

David Warren Brubeck est un pianiste de jazz né à Concord en Californie le 6 décembre 1920 et mort le 5 décembre 2012 à Norwalk, dans le Connecticut. Jeune, il a reçu une éducation musicale donnée par sa mère, puis par le compositeur français Darius Milhaud. Étudiant, il fonda avec ses amis le « Jazz Workshop ensemble » qui enregistra dès 1949 sous le nom de Dave Brubeck Octet et qui deviendra populaire Jazz-Legend-Dave-Brubeck-Dies-at-91sous la forme de quartet (The Dave Brubeck Quartet) en 1951, rejoint notamment par le saxophoniste Paul Desmond. Claude Nougaro a rendu célèbres en France deux de ces morceaux en y ajoutant des paroles :Take Five, son premier succès a, quant à lui, été mis en paroles par de nombreux artistes dont Al Jarreau et surtout Carmen McRae qui l’a chanté avec Dave Brubeck lui-même au piano. Le succès de Take Five est l’un des rares exemples de musique innovatrice qui devient un hit planétaire, au point de paraître aujourd’hui banalisée. Take Five premier succès du quartet, a été composé par Paul Desmond en 1959 et non par Dave Brubeck.

Le quartet (Dave Brubeck, Paul Desmond, Joe Morello et Eugene Wright à la contrebasse) s’est dissout en 1967 mais Dave Brubeck a continué à jouer en trio (piano/basse/batterie) en invitant d’autres musiciens, dont Gerry Mulligan, avec qui il a fait plusieurs tournées et s’est produit, Dave+Brubeck+Quartetnotamment, à Paris. Il a fondé plusieurs quatuors et s’est produit aux festivals de Newport, Monterey, Concord et Kool Jazz. Il a joué à la Maison Blanche en 1964 et 1981 ainsi qu’au sommet de Moscou de 1988 en l’honneur des Gorbatchev. En 2004, il est également fait docteur honoris causa en théologie par l’Université de Fribourg. En 2010, à l’âge de 90 ans, il a continué à jouer, malgré une hospitalisation, dans le Connecticut, début octobre, pour pose d’un pacemaker. Dave Brubeck meurt la veille de son quatre-vingt-douzième anniversaire d’un arrêt cardiaque au Norwalk Hospital (Connecticut).

Voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien et à bientôt peut-être

Trompettes de la renommée…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis des « cénobites tranquilles » et des P.T.T. réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 24 septembre 2020 et pour nos amis républicains c’était le troisième jour de vendémiaire, jour de la châtaigne, ce qui n’est pas une raison suffisante pour s’échanger des marrons. Et tiens, lescenobitestranquilles-carte-postaleà propos d’échange… Voici en guise de piqure de rappel, la carte postale des « cénobites », disponible sur simple demande. Laissez votre adresse, on vous écrira ! Nul doute que cette carte là est appelée à devenir collector. Je rigole déjà en pensant à la tronche du préposé à la distribution du courrier surtout si elle tombe par hasard entre les mains de Besancenot. Il faut que je pense à me procurer une adresse qui se situe sur sa tournée. Un petit salut en passant à Fats Navarro, grand trompettiste de jazz, né un 24 septembre à Key West en Floride. Certainement un des rois du Be-Bop qui a joué avec les seigneurs du genre de Charlie Parker à Kenny Clarke’s ou Lionel Hampton.

Fats Navarro est un des trompettistes les plus représentatifs du style bebop. Il apprend le piano et le saxophone ténor avant d’opter pour la trompette. Il fait ses débuts professionnels à l’âge de 17 ans. De 1943 à 1944, il fait partie de l’orchestre d’Andy Kirk. De 1945 à 1946, il est membre du big band de Billy Eckstine. De 1946 à 1950, il devient un musicien très demandé. On peut l’entendre avec les «  Kenny Clarke’s Be Bop Boys  », «  Eddie Davis And His Reboppers  », dans les  Fats_Navarro1formations de musiciens comme Coleman Hawkins, Dexter Gordon ou Illinois Jacquet et, brièvement, dans le big band de Lionel Hampton (printemps 1948) et le sextet de Benny Goodman. Par trois fois, il est plébiscité par les lecteurs de la revue «  Metronome  » et amené à enregistrer avec le «  Metronome All Stars » (aux côtés de Charlie Parker et des autres « stars » du bebop). Il se produit aussi avec Parker à d’autres occasions (lors de concerts du JATP en 1949, au « Birdland » en 1950,…). On peut aussi l’entendre, en 1949, dans la formation du pianiste Bud Powell (avec Sonny Rollins au ténor). Les plages les plus significatives de Fats Navarro sont probablement celles enregistrées avec Tadd Dameron, parfois sous le nom du trompettiste, mais le plus souvent sous celui du pianiste. Souffrant depuis des années de tuberculose, il meurt, en 1950, à l’âge de 26 ans. Quelques mois de plus et il rejoignait le fameux club des 27: Jimi Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain ou encore Amy Winehouse. Mais aussi Brian Jones, Janis Joplin, Robert Johnson…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le Blues de Memphis Slim…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis de la trompette à cornet et du cornet de frites réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 03 Septembre 2020, 17è jour de Fructidor dédié à la Cardère. (Si tu ne viens pas à la Cardère…) en vérité, il s’agit d’une cardere-venise-verte-300x225plante bisannuelle, de 70 cm à 1,5 m de haut. Les feuilles opposées par paires le long de la tige sont soudées par leur base deux à deux et forment une cuvette dans laquelle l’eau de pluie peut s’accumuler, d’où le nom vernaculaire de « cabaret des oiseaux ». Cette racine pourrait aider à soigner la maladie de Lyme. Bien que peu connu, ce remède semblerait fonctionner. Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an.

Reprenons notre tour d’horizon des grands musiciens de jazz et aujourd’hui, coup de chapeau à Memphis SLIM. De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de Memphis dessinl’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus grands, une vraie cave comme on n’en fait plus. Il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire. Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris. On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues.

L‘auteur-illustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a consacrés au blues, Little Lou (1990) et La route du sud (2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petitles-3-mailletz pianiste. Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant d’avoir pu voir le livre terminé. On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres. Ici, c’est une photo de Coleman « aux trois mailletz », belle époque où l’on pouvait écouter de la bonne musique en buvant un coup et en fumant un clope…

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à bientôt peut-être.