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Le poste à galène…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis des oeuvres complètes de Bakounine et des Pataugas réunis, bonjour!

Nous sommes le vendredi 30 mars, dixième jour de germinal dédié au couvoir…Je constate, dans un sentiment partagé de joie et de tristesse, que vous êtes encore devant votre ordinateur alors qu’un ciel resplendissant appelle tout un chacun à s’ébrouer dans les jardins publics, à taquiner le gougeon, à titiller l’ablette, à faire les yeux doux à une Guiness-is-good-for-you, à regarder le monde sous les jupes des filles, à relire le dernier discours d’Eva Joly; euh non, là j’déconne…

Pour ma part j’ai un mot d’billet d’excuse car je déploie toute mon énergie et les faibles capacités intellectuelles qui sont les miennes à intégrer la logique MAC qui s’en va remplacer mon ancien système. Je vous fais grâce des problèmes de fiches, de câbles, de Wifi et autres étrangetés que des ingénieurs sournois ont délibérément placé sur le parcours du blogueur amateur. je me fais parfois l’impression d’avoir autant de talent qu’une poule devant une clé à molette. Je me souviens, quand j’étais enfant, mon père  m’a fait découvrir le fonctionnement des postes à galène. La galène, c’est une roche, un mélange de charbon et de cristaux, qui a comme propriété de se comporter à vrai dire comme un poste de radio ; elle peut concentrer les ondes électro magnétiques. Pour pouvoir les écouter, on avait inventé, et l’on pouvait acheter cela dans le commerce, le poste à galène, composé d’une aiguille, d’une bobine amplificatrice et d’un casque. Vous posiez l’aiguille sur la roche et le casque sur les oreilles, et vous pouviez entendre les ondes courtes. Je passais des heures sur ce truc. Aujourd’hui, il y a des lecteurs des cinq continents qui atterrissent, allez savoir comment, sur mon modeste blog, et la magie opère toujours…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

UNE HISTOIRE DE BARBUS…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis athées, libre-penseurs et autres mécréants, bonjour!

Nous sommes le vendredi 23 mars, troisième jour de germinal dédié à l’asperge…

Bon, puisque personne ne me le demande, je vais vous donner mon avis, sinon il se peut bien que je sois le seul blogueur de la planète à n’en point parler. Or donc, le coupable présumé de la tuerie de Toulouse et Montauban vient d’avaler son bulletin de naissance et est actuellement en train de batifoler dans les jardins d’Allah avec les 70 vierges que lui a promis le mollah Omar. Après moultes palabres, les hommes du RAID ont fini par mettre un terme à son itinéraire meurtrier. Il s’agit d’un fou dément comme disait mon aïeule, quand bien même quelques commentateurs trouveront dans ses propos quelques traces apparentées aux courants Salafiste, Djihadiste ou autres idéologies de mort et de haine. Tous les qualificatifs ont été utilisés et les chaînes d’info en continu ont épuisé leur dictionnaire des synonymes… Atroce, innommable, fétide, ignoble, ignominieux, immonde, indicible, infect, inqualifiable, sordide, répugnant, infâme, nauséabond… Certes mais, je persiste à penser que cet acte isolé relève davantage de la psychiatrie que de l’idéologie. Que ce malade mental ait trouvé quelques prédicateurs barbus dans les montagnes d’Afghanistan pour utiliser son délire ne peut en aucun cas justifier les thèses de Samuel Huntington sur le choc des civilisations. Que des déséquilibrés enfourchent le dada islamiste et se mettent à tirer sur tout ce qui bouge n’autorise ni Le Pen ni Guéant à agiter l’étendard de la guerre sainte pour la défense d’une Europe blanche et chrétienne. Il me revient en mémoire la déclaration du maire d’Oslo après la tuerie perpétrée par Anders Breivik un autre furieux : « Nous allons punir le coupable. La punition, ce sera plus de générosité, plus de tolérance, plus de démocratie

Amis républicains, il nous faut raison garder! Ne nous laissons pas emberlificoter par les diatribes nauséeuses de ceux qui, au nom d’une réélection improbable, distillent la haine de l’autre auprès des couches dites populaires. Ce sont ces classes laborieuses qui ont permis au siècle des lumières d’exister et d’éclairer le monde. Ils ont fait 1789, abolit l’esclavage, initié la Commune de Paris, le front populaire, la résistance au nazisme… Ils ont détrôné des rois et des tsars, des empereurs et des dictateurs, ce n’est pas pour endosser aujourd’hui le blanc manteau des croisés. Un autre vieux barbu a écrit en 1864 à propos des luttes du peuple «  Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !« . Car c’est bien de cela qu’il s’agit, les possédants ont, eux, tout à gagner, à nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne, la burqua pour une arme de destruction massive, et le Coran pour un manuel du petit terroriste. Pendant ce temps, ils vaquent à leurs funestes occupations qui consistent précisément à nous saigner à blanc.

Bon, je m’arrête là car cela commence à ressembler à du Mélenchon. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est le printemps, donc, Chanson d’Automne…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’incohérence magnifique et du bar braisé réunis, bonjour!

Nous sommes le mardi 20 mars 2012, dernier jour de ventôse dédié au Plantoir…

 

Le 21 mars (demain donc) a été proclamé Journée mondiale de la poésie par la Conférence générale de l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture, lors de sa 30e session, à Paris, en octobre et novembre 1999. L’objectif de cette journée est d’encourager la lecture, la rédaction, la publication et l’enseignement de la poésie dans le monde entier et de « donner une reconnaissance et une impulsion nouvelles aux mouvements poétiques nationaux, régionaux et internationaux ». Alors saluons à notre manière cette initiative de l’UNESCO.Voici ce que cela produit lorsque deux génies se rencontrent; l’immense Ferré interprétant de façon toute personnelle, quasiment jazzy, la « chanson d’automne » de Paul Verlaine… Voyez cette photo, en se penchant un peu, on devine l’absinthe. Une merveille.

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Tiens, connaissez vous ces gens là? On les appelle les  artémophiles (du nom de la plante en latin Artemisia absinthum). Ce ne sont pas des buveurs invétérés d’absinthe comme Verlaine (ci-dessus), mais des collectionneurs à la recherche de tout objet appartenant à l’univers de l’absinthe. Qu’il s’agisse de ces fameuses cuillères perforées pour tenir le sucre, des verres qui marquent la dose, des fontaines à absinthe, des  affiches sur l’absinthe, des cartes postales d’époque, des pyrogènes de marque, de catalogues des fabricants …  En chinant dans les brocantes et les vide-greniers, il est encore possible de dénicher des cuillères, des verres, des fontaines, des topettes ainsi que de nombreux objets au nom de cette boisson bannie. Bref ils donneraient n’importe quoi ou presque pour toutes ces reliques témoins de l’époque de la Fée verte.(paris-bistro.com)

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Gaza, j’écris ton nom…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la couche d’ozone et du paris-Brest réunis, bonjour !
Nous voici déjà (pourquoi déjà ?) le 18 mars, c’est à dire le 28ème jour de Ventôse qui est comme vous le savez, consacré à la capillaire dans le fameux et désormais célèbre calendrier républicain. Moi qui fut, comme Fabrice Lucchini,  apprenti coiffeur (la comparaison s’arrête là) je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais… Je vais au capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée (jolie expression même si elle n’est plus guère usitée). En Bretagne elle fait partie des espèces protégées alors qu’en Bavière on l’utilise sous forme de sirop dans la fabrication d’un breuvage incertain à base d’infusion de thé ou de café additionnée de lait. Ach, le modèle allemand !

Tout à fait autre chose.

Dans la famille HESSEL, je demande Madame… Si l’épouse de Stéphane Hessel a voulu écrire « le nom de Gaza », c’est pour que le peuple de cette bande de terre de 360 km2 au bord de la Méditerranée demeure visible, au-dessus des ténèbres que lui impose l’administration israélienne avec ses checkpoints, son blocus la privant de l’accès à ses propres richesses : son eau, sa pêche… Avec, aussi son goût de la vie, sa liberté affleurant sous les massacres. « Des femmes en pleurs qui «se cramponnent aux ruines de leur maison», des hommes «anéantis», des enfants ne sachant plus jouer sinon à courir «de façon incohérente». Des chars d’assaut dans les jardins publics, des quartiers rasés et laissés comme autant d’«espaces lunaires». Mais où l’on croise encore des habitants capables de s’évader par l’œilleton d’un télescope braqué vers Jupiter et ses satellites… »

La présidente de l’antenne palestinienne de la Voix de l’enfant – une association fédérative ayant pour but l’écoute et la défense de tout enfant en détresse – appartient, écrit-elle, à cette «génération qui a applaudi à la création de l’Etat d’Israël, en mai 1948». Elle dit aujourd’hui ne plus pouvoir se taire ni se «réfugier dans une attitude de neutralité». Elle a déjà ouvert les yeux de son époux, Stéphane Hessel qui, rappelle leur éditeur commun, ne supporte pas «que des juifs puissent perpétuer eux-mêmes des crimes de guerre».
Prenant la plume, elle espère désormais que ses mots et ceux, tout aussi forts et sobres, qu’elle a entendus dans ces ruines puissent amener chacun à seulement jeter un regard sur le sort des Gazaouis coupés du monde. (Association france-Palestine Solidarité)« Gaza, j’écris ton nom » un livre de Christiane Hessel-Chabry . 3 euros – éd:indigène-éditions

C’est paru au mois d’octobre mais, je n’en avais pas parlé à cette époque là. La recrudescence de la violence en Palestine me le remet en mémoire. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LA VERITE SI J’MENS…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR, TRADITION

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Amis de la chronique locale et du bigorneau réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 13 mars, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa, cuiller ?

Nul doute que le saint du jour, KEMO, en a trouvé sur son chemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne. Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en breton Loch Kemo. La tradition locale en fait un compagnon de saint Efflam avec qui il aurait débarqué sur la Lieue de Grève au VIème siècle en compagnie de saint Tuder, de saint Haran, de saint Nérin, de saint Karé et de saint Kirio.

« Lieu consacré à saint Kémo », ce village relevait autrefois de l´abbaye cistercienne du Relecq en Plounéour-Ménez (Finistère) dont les lieux-dits Parc-ar-Manac´h, « le champ du moine », et Prat-ar-Manarty, « le pré du monastère », semblent constituer le seul souvenir sur le territoire communal. A cette époque là, les saints voyageaient en bandes organisées, une sorte de Costa croisière qui venait s’échouer sur les côtes bretonnes. Aujourd’hui ils feraient une drôle de tête en voyant les algues vertes s’amasser au fond de la baie.(ici à gauche, une photo de Joël Le jeune que j’ai souvent rencontré à l’époque où il était maire de Trédrez-Locquémeau. Il contemple le désastre sur la plage de loc-Milin).

Tout à fait autre chose.

Dimanche, dans son grand métingue du métropolitain, le candidat-président, une fois de plus sans vergogne, a promis qu’il allait faire dans les cinq ans à venir, tout ce qu’il n’a pas fait dans les cinq ans passés. Pour un peu il promettait la disparition des algues vertes pour les remplacer par des cochléaires (oui bon, faut suivre!). Il faut reconnaître que dans sa reconquète de la confiance des français, il bénéficie du soutien indéfectible d’un trio de choc : Bernadette qu’est la plus chouette, Enrico qu’est le plus beau et Depardieu qu’est le plus mieux… Je ne sais pas pour vous mais, m’est avis que cela va être un peu juste. Comme disent Omar & Fred dans leur service après vente : je crois que je vais avoir des ennuis…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

QUE D’EAU, QUE D’EAU…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la santé publique et du riz au lait réunis, bonjour!

Nous sommes le vendredi 09 mars et c’est le jour du Cerfeuil dans notre calendrier républicain.. Voici pour votre réflexion un article publié sur le site:

lesmotsontunsens

Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s’ébruiter : En catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l’eau du robinet. Désormais à consommer avec modération…

C’est l’association Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale. Depuis 1998, un avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (CSHPF) tenait lieu de réglementation. Dans une transposition quelque peu olé-olé de la directive européenne 98/83, le CSHPF avait en effet décidé que l’eau ne devait « pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments » si un pesticide s’y trouvait à une quantité supérieure à 20 % d’une valeur répondant au doux nom de « valeur sanitaire maximale » (VMax, définie par divers organismes : OMS, EFSA, AFSSA…). Une interprétation qui dépassait déjà largement les normes européennes.

Les pesticides, c’est bon… buvez-en !

La « nouveauté », c’est qu’en février 2011, une instruction de la Direction Générale de la Santé (DGS, dépendant du ministère de la Santé), passée totalement inaperçue jusque là, a tout chamboulé. Sans tambour ni trompette, le ministère s’est donc jeté à l’eau et a décidé de porter les « seuils de potabilité » à 100 % de la VMax. Soit une multiplication par 5 des seuils en vigueur ! Défoliant Décoiffant ! « Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l’eau 5 fois plus importantes qu’avant décembre 2010 ! » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux États-Unis, on va maintenant tolérer jusqu’à 300 μg/l pendant plus d’un mois alors qu’auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/l pendant la même durée ! » fulmine-t-il.

Le ministère de la Santé en eaux troubles…

Autre conséquence de cette nouvelle mesure sanitaire : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticides nécessitant une restriction d’utilisation de l’eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939, selon les chiffres du ministère ! De la belle ouvrage… « Cette amélioration en trompe l’œil n’est due qu’à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l’eau et pas à une véritable amélioration de la situation » proteste François Veillerette qui voit là « la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre ! »…

Et bientôt, au fil de l’eau, il suffira d’arroser son jardin pour le désherber ? On n’arrête pas le progrès… (Remarque : la décision date du 9 décembre 2010, elle n’a été publiée au Bulletin Officiel que le 15 février 2011)

Allez, portez vous bien (façon de parler) et à demain peut-être.

 

 

LA FEMME EST L’AVENIR DE L’HOMME…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la cause féminine et du poulet basquaise réunis, bonjour !

Nous sommes le Jeudi 08 mars, 18è jour de ventôse dédié au Mouron. Allez, vous faites pas de bile, c’est seulement dans le calendrier Républicain. Il existe tout un tas de variétés de Mouron; Le rouge, le bleu, le mouron des oiseaux, le mouron délicat et même, la véronique faux mouron d’eau… Pour Capelo je précise que le mot « Mouron » vient du vieux français signifiant « chevelure ». D’où l’expresssion se faire des cheveux blancs, se faire du souci quoi (on revient aux fleurs) et en définitive: se faire du mouron.

Mais c’est aussi la journée internationale de la femme, officialisée par l’ONU en 1977.

« Investissons dans les femmes rurales, éliminons les discriminations dont elles sont victimes en droit et en pratique, veillons à ce que les politiques répondent à leurs besoins, garantissons leur le même accès aux ressources qu’aux hommes et accordons-leur un rôle à jouer dans la prise de décisions. » Ban Ki Moon – Secrétaire Général de l’ONU.

Le thème officiel de la Journée internationale de la femme 2012 est : « L’autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim, le développement et les défis actuels ».

En contribuant de manière déterminante aux économies mondiales, les femmes rurales jouent un rôle crucial dans les nations développées comme en développement : elles renforcent le développement agricole et rural, améliorent la sécurité alimentaire et peuvent aider à réduire les niveaux de pauvreté au sein de leurs communautés. Dans certaines parties du monde, les femmes constituent 70% de la main-d’œuvre agricole, comptant pour 43% des travailleurs agricoles de par le monde.

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Les estimations montrent que si les femmes bénéficiaient du même accès aux ressources productives que les hommes, elles pourraient augmenter les récoltes de leurs exploitations agricoles de 20 à 30%, permettant de sortir de la famine de 100 à 150 millions de personnes. L’inégalité entre les sexes et l’accès limité au crédit, aux soins de santé et à l’éducation ont toutefois posé un certain nombre de problèmes aux femmes rurales. La crise alimentaire et économique mondiale de même que les changements climatiques n’ont fait qu’aggraver la situation. On estime par exemple que 60% des personnes victimes de famine chronique sont des femmes et des filles. Et pourtant, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que les gains de productivité réalisés en garantissant aux femmes l’égalité de l’accès aux engrais, aux semences et aux outils pourrait permettre de réduire le nombre de personnes affamées de 100 à 150 millions.

Ce blog s’évertue depuis son origine à remettre en mémoire la lutte de ces pionnières qui ont placé la question de l’égalité au cœur de toutes les révolutions. Depuis louise Michel et son amie Nathalie Lemel (une brestoise), jusqu’à Madeleine Lamberet ou Ito Noe en passant par Leda Rafanelli et Isabelle Eberhardt sans oublier Olympe de Gouges, Emma Goldman et Clara Zetkin et Maria Deraisme et Paule Minck et Virginia Woolf, ici en photo… la liste est longue.

Quand on vous dit que la femme est l’avenir de l’homme… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

HOLLANDE OU ISLANDE…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la géo-politique pour les nuls et du Blanc-Cass réunis, bonjour !

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, une véritable révolution démocratique et anticapitaliste a lieu en Islande en ce moment même, et personne n’en parle, aucun média ne relaie l’information, bref, le black-out total. Je l’avais évoqué ici même au début du mois de décembre et depuis j’essaie d’en suivre l’évolution. Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : Un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités »  parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple (qui mérite bien une majuscule) pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.

Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.

Aujourd’hui, d’après les chiffres avancés par la Commission Européenne, il s’avère que l’Islande clôture l’année 2011 avec une croissance de 2,1 % ; il est même prévu qu’elle enregistre en 2012 une croissance pouvant aller jusqu’à 1,5%, un chiffre trois fois supérieur aux prévisions pour les pays de la zone euro. Cette tendance à la hausse pourrait ne pas s’arrêter là, et la croissance pourrait atteindre les 2,7 % en 2013. Plus important encore : des emplois se créent à nouveau dans le pays et la dette publique décroit de manière significative. Reste que cet ambitieux texte doit encore franchir une étape essentielle : la validation de l’Althingh, parlement islandais, qui doit accepter – ou non – de soumettre le projet en l’état par référendum. Des modifications, ou même un rejet, ne sont donc pas à exclure, ce qui ruinerait toute cette belle démarche et entacherait l’image de nouvel eldorado libertaire que veut afficher l’Islande depuis quelque temps. Reykjavik a ainsi mis en place une des législations les plus souples au monde concernant la liberté d’expression. L’île abrite certains serveurs du sulfureux site WikiLeaks, bête noire de plusieurs démocraties mondiales. À l’exception de l’Islande.

Alors, madame Michu, qu’est-ce qu’on attend ? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE TEMPS DES CERISES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, HUMEUR

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Amis de la mémoire retrouvée et du pain perdu réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 04 mars 2012, 14è jour de ventôse dédié au Vélar, encore nommée la fausse giroflée.

Le 18 mars prochain, le Front de gauche appelle à une grande manifestation, joliment intitulée, la prise de la Bastille. Occasion de commémorer l’événement déclencheur de la Commune de Paris :

Le 18 mars 1871 après que Paris ait subi un long et pénible siège de la part de la Prusse de Bismarck, le gouvernement de Thiers décide de capituler et d’enlever les canons de la butte Montmartre afin d’éviter toute insurrection de la part des parisiens; ceux-ci voient en effet la capitulation comme une catastrophe. Cependant la troupe envoyée à Montmartre pour enlever les canons fraternise avec la population. Peuple et soldats se retrouvent unis face à l’abus. Cet événement déclenche l’insurrection parisienne, des généraux sont fusillés, le gouvernement se replie à Versailles. C’est le début de la Commune de Paris. Mouvement de panique:le gouvernement, la police, l’armée, les classes riches, la pègre, abandonnent Paris pour se réfugier à Versailles. Paris est aux mains des travailleurs…Cet épisode de notre histoire se terminera dans le sang au cours de « la semaine sanglante » du 21 au 28 mai : incendie de Paris, exécutions en masse (le gouvernement avouera 17 000 exécutions, les rescapés parleront de 100 000).

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Est-ce que les jeunes qui défileront ce 18 mars 2012 auront en tête que les massacreurs d’alors, Thiers, « le sinistre vieillard », Trochu, « ce crétin militaire », Favre le faussaire, Vinoy le coupe-jarret bonapartiste,Galliffet, « les loups, les cochons et les chiens de la vieille société » sont toujours là, sous d’autres noms. (les citations entre guillemets sont de Karl Marx). Aujourd’hui, les banksters ont mis les nations au pain sec et à l’eau ; ils se dissimulent derrière des noms qui sentent bon les dorures de Bilderberg, les salons de Davos, la soupe du diner du siècle, les comptoirs de Goldman-sachs ; mais qu’on ne s’y trompe pas, ce sont les mêmes. Pouvons nous espérer demain chanter encore « le temps des cerises », pouvons imaginer un instant que « tout ça n’empêche pas Nicolas que la commune n’est pas morte »…

Allez, c’est pas interdit de rêver, portez vous bien et à demain peut-être.

LE FAKE SIMILE…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’instruction pour tous et de la poule-au-pot réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 02 mars, douzième jour de ventôse, dédié à l’Orme.

 

Entre 1500 et 2000 classes en moins dans les écoles a la rentrée 2012. 24000 places de plus dans les prisons d’ici 2014. Cette situation d’actualité qui fait la Une de certains journaux a vu fleurir ici et là, en guise d’illustration, une citation que d’aucun attribue à Victor HUGO.

« L’homme a un tyran, l’ignorance (…) ouvrez une école et vous fermerez une prison »

Si la première partie de la citation ne laisse aucune place au doute (elle est présente dans un dialogue de « Les Misérables ») la deuxième partie, devenue slogan, a suscité tout au long du XXe siècle l’interrogation des hugoliens, et pour cause, car elle ne se trouve nulle part dans l’œuvre de Victor Hugo. Citée sous diverses formes, à l’infinitif, à l’impératif au présent de l’indicatif, avec des variantes, elle est la plupart du temps attribuée à Hugo par ses partisans comme par ses adversaire.


Or, plus on remonte dans le temps, plus les sources de cette formule diffèrent : le ministre de l’Instruction publique Victor Duruy en 1865, le médiéviste et député des Hautes-Pyrénées Achille Jubinal en 1868, une expression à la mode et sans auteur particulier en 1869, l’écrivain et homme politique britannique Thomas Macaulay en 1886.
En réalité, la solution de ce problème se trouve sans doute dans le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle de
Pierre Larousse, qui, aux tomes VII (article « ECOLE », 1870) et XIII (article « PRISON », 1875), donne cette citation de Louis Jourdan : « Ouvrir une école aujourd’hui, c’est fermer une prison dans vingt ans. » Larousse n’étant guère avare en citations hugoliennes, il semble bien que Louis-Charles Jourdan (1810-1881), rédacteur au Siècle, soit l’auteur véritable de la formule. Sources:Armand Erchadi

Ainsi vont les choses, vite, très vite, on cite Machin qui a « retweetez » le billet de Truc qui lui même l’a copié sur le mur FB de Untel qui le tenait de Chose et bien sur, de source sûre… «Répétez un mensonge mille fois, il restera un mensonge, répétez le dix mille fois, il deviendra une vérité» Il faut dire que celui à qui l’on doit cette citation en connaissait un rayon : Joseph Goebbels – ministre de la propagande du Reich…

 

Ceci étant, et toute chose égale par ailleurs, madame Michu, vous connaissez le caractère iconoclaste de ce blog, voilà pourquoi, à propos de citation et d’école, je préfère nettement celle de Alphonse Allais : « on devrait pouvoir ouvrir des écoles pour professeurs inadaptés. »

Allez, je vois que vous vous habituez au nouveau site, merci de diffuser la nouvelle adresse autour de vous, portez vous bien et à demain peut-être.