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Quand ça veut pas…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’histoire bretonne et des moules marinières réunies, bonjour !Konwoion Nous sommes le Samedi 05 du mois de janvier 2019, 16è jour de nivôse du calendrier républicain, dédié au silex. De ce côté ci du Couesnon, en Bretagne armoricaine donc, on célèbre (ou pas) KONWOÏON qui fut, chacun le sait, le premier higoumène (abbé) du monastère de St Sauveur près de Redon. Il est resté célèbre dans notre petite histoire pour avoir fricoté autant avec Nominoé (Duc de Bretagne) qu’avec le roi de France (Louis le débonnaire) pour obtenir sa charge. Il serait né vers 800 à Comblessac (en Ille-et-Vilaine) d’une famille gallo-romaine ayant eu des sénateurs romains dans son ascendance.

Bon, et à part ça, comment kssé ? Aie, aie, aie, ma doué beniged, ça va pas fort madame Michu. Résumé des épisodes précédents: Or donc, au mois  d’Août, un AVC. Vous savez, c’est ce truc étrange où votre cerveau décide unilatéralement de ne plus vous associer aux décisions vous concernant et c’est parti pour un parcours du combattant. Il faut réapprendre à marcher, informaticien-fauxà parler, chaque petit geste de la vie quotidienne prend une dimension himalayesque et je ne vous parle pas de la conduite automobile. A peine les toubibs eurent fini de m’ausculter sous toutes les coutures qu’ils décidèrent à l’issue d’un symposium qu’il convenait de m’opérér de la hanche dans les meilleurs délais. Et v’la t-y pas que, cerise sur le gâteux (avouez qu’elle est excellente. On ne sais pas si cela relève de la coquille ou du génie littéraire.) je suis rattrapé par une gastro force 9 qui me voit claudicant tenter de rejoindre les lieux d’aisance avant de retapisser les murs de la chambre-bureau où je me terre depuis lors. Bref, quand ça veut pas, ça veut pas !

Allez, je vois que vous êtes encore là; portez vous bien et à bientôt peut-être.

Je hais le nouvel an…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis des années bissextiles et de la pizza trois fromages réunies, bonjour ! Nous nous retrouvons donc en ce Mardi 1er janvier 2019 dans les vapeurs à peine dissipées de cette nuit d’ivresse pour un nouveau parcours. Après moult hésitations, le cénobite a décidé de poursuivre cette aventure à laquelle vous êtes forcément associés. Pas de lecteur, pas de blogueur, aurait dit mon aïeule qui ne voulait jamais s’en laisser compter… Nous sommes le 12è jour du mois de nivôse dédié à l’argile. Plutôt que de vous enquiquiner avec mes états d’âme, je cède la parole à Antonio gramsci.

Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que gramsci-533x421d’une année à l’autre existe une solution de continuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs etc. etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. Voilà Gramsci_tombepourquoi je déteste le nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant.
(Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!, édition de Turin, rubrique « Sotto la Mole ») Traduit par Olivier Favier.

Allez, c’est reparti pour un tour, pour une nouvelle année, dix ans après le début de l’aventure. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Vanitas, omnia vanitas…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la laïcité et du baeckoffe réunis, bonjour ! le-grillon-du-foyerNous sommes le Samedi 15 décembre 2018, il vous reste 15 jours pour préparer le réveillon, et c’est le 25è jour de frimaire dédié au grillon… Vous vous souvenez de ce conte de Dickens le grillon du foyer ? J’ai en mémoire un maître d’école, oui, c’est comme cela que l’on disait à l’époque, qui ne jurait que par cet auteur. Je crois bien avoir fait des dictées de tous les contes de Noël que Dickens écrivait chaque année pour ses enfants. Vous remarquerez que cela n’empêche pas les phautes d’ortografes…

 

Ah, qui dira l’incommensurabilité de l’égo du blogueur ordinaire ? Il est là, guettant son compteur comme l’épicier son tiroir-caisse. Voici la 470.000ème visite, flatteuse et flagorneuse qui lui ouvre des horizons littéraires aussi lointains qu’inaccessibles. C’est son Goncourt, son Renaudot et son Molière à la fois. Ah, César, souviens toi que tu es mortel disait le prêtrepaon-4-083221 à l’impérator. Et rappelons nous les premiers mots de l’Ecclésiaste: Vanitas, vanitatum, omnia vanitas… Souviens toi, petit scarabée, que la blogosphère est immense, quasi infinie, et l’infime particule que représente ton apport est quantité négligeable au regard des milliards de données qui transitent chaque minute sur la toile. Garde toi de croire que c’est arrivé. Remercie ces visiteurs qui te font l’honneur de jeter un regard sur tes élucubrations quotidiennes. Ta prose approximative, tes fautes d’orthographe, tes accords désaccordés, tes jugements à l’emporte pièce, tes raccourcis saisissants, ta galerie de portraits qui doit davantage à l’archéologie sociale qu’à l’analyse concrète d’une situation concrète. Laisse tes mots enfourcher les vents de l’Ouest qui balayent le Finistère au rythme des dépressions et qui secouent le vanitéponant depuis de longues semaines. Le calme revenu, ils iront se déposer comme autant de feuilles mortes sur les écrans de ces anonymes visiteurs qui, au hasard d’un moteur de recherche auront échouer sur ton site. Ce sont des bois flottés qui ornent la laisse de basse mer des ordinateurs, leurs écrans depuis longtemps sont devenus leurs estrans, rivages modernes de rêveurs impénitents et les dédales informatiques leurs tiennent lieu de chemin des douaniers. Puisse ce petit journal rester sans prétentions autres que celles qui consistent à taquiner la muse, raviver les mémoires, jouer avec les mots et rassurer mes proches sur mon état de santé (poil au nez).

Merci à vous d’être encore là, fidèle au poste. N’oubliez pas le thermolactyl, portez vous bien et, à bientôt peut-être.

Philomène & philocrate sont dans un bateau…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la vérité historique et de la moussaka réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 13 novembre 2018, 23è jour de brumaire dédié à la garance; plante aujourd’hui tombée en désuétude qui servait essentiellement à produire de la teinture pourpre. A tel point qu’on la nommait « rouge des teinturiers ».  les Garanceracines et les tiges souterraines contiennent de l’alizarine, qui a la propriété de donner aux tissus une belle couleur rouge. Les uniformes de l’armée française l’employaient abondamment avant la première guerre mondiale. « Le tristement célèbre pantalon rouge garance faisait des soldats des cibles parfaites pour l’ennemi». Cette teinture naturelle a été remplacée par des colorants synthétiques. La culture de la garance, très ancienne (elle est attestée depuis plus de 3000 ans en Inde) n’est plus qu’un souvenir. Il paraît qu’au milieu du XIXè on comptait cinquante moulins à garance dans le Vaucluse.

Or donc, qu’est-ce que la philocratie ? C’est un mot forgé par Voltaire et que l’on retrouve dans Histoire du docteur Akakia: « Le natif de Saint-Malo ayant été attaqué longtemps d’une maladie chronique appelée en grec philotimie et par d’aucun philocratie, elle lui porta si violemment au cerveau, et il eut de tels accès qu’il écrivit contre les médecins et contre les preuves de l’existence de Dieu. » En effet, la philocratie n’est rien de moins que l’amour immodéré pour le pouvoir. Nos peuple-pouvoir-300x259dirigeants et les prétendants à leur remplacement qui se bousculent sur les plateaux télé feraient bien de s’inspirer de Voltaire et se souvenir que c’est le peuple qui les a placé là où ils sont et qu’à trop aimer le pouvoir on mal étreint ceux qui vous l’ont (rétro)cédé. Mais, de toute évidence, même le grand Voltaire n’imaginait pas à quel point les peuples sont versatiles. Hier, les angliches votaient pour le Brexit, aujourd’hui ils manifestent pour qu’on ne l’applique pas. Les ricains eux, ont porté au pouvoir un gugusse mais aujourd’hui, ils affirment que c’était pour rire; c’est vrai ça, qu’est-ce qu’on se marre !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Plates-bandes d’amarantes…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du Bakouninisme éclairé et du filet mignon réunis, bonjour !

En ce huitième jour de vendémiaire, nous célébrons l’amarante (non, c’est pas  celle à qui vous pensez.) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été cultivée pour l’alimentation notamment en Amérique Latine. Les graines étaient grillées et les feuilles consommées comme légumes verts. Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante étaitamaranthe utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévissait durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amarante a, depuis le XXe siècle, presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). Tiens, on me prie de signaler aux cuistots du dimanche que les feuilles d’amarantes se cuisinent comme les épinards. Il y a aussi ce poème de Rimbaud qui commence comme ceci: Plates-bandes d’amarantes jusqu’à l’agréable palais de Jupiter

Ceci étant et, toutes choses égales par ailleurs comme disait mon aïeule, ma poésie n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. Cf les derniers commentaires postés sur ce blog et dont je vous épargne la lecture. Je ne sais plus qui a dit: « Pas de liberté pour les ennemis de moinela liberté » mais, ça mérite réflexion… Allez, trêve de polémiques et retrouvons l’atmosphère bucolique, dont les synonymes se passent de commentaires, eux: Agreste, pastoral, champêtre, rural, campagnard, et qui caractérisent l’ambiance que veut adopter ce blog. Tel un joyeux cénobite, depuis ma retraite de Keramoal, je me plais à vilipender les travers de notre société que les marchands du temple ont décidé de brader à l’encan. Quand bien même, ils trouvent dans la blogosphère quelques hérauts pour les défendre à tous crins, l’heure viendra où il leur faudra rendre compte devant le peuple souverain.

Bon, après une tirade comme celle là je peux aller aux champignons. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Fascisme larvé…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la psychiatrie institutionnelle et du canard à l’orange réunis, bonjour ! Ce Mercredi19 septembre 2018 fait partie des jours « complémentaires » rajoutés au calendrier républicain ; celui-ci était dédié au travail. Quelle drôle d’idée… Tout ce qui est excessif est dérisoire ! Je crois que l’on doit cette sage parole à Pierre-Augustin Caron, plus connu sous le nom de Beaumarchais.

Ceci pour évoquer avec vous une idée qui m’est venu alors que j’attendais d’être servi au café-bar-tabac-presse-épicerie de mon village. Au coin du bar un convive se plaignait que la France était désormais en karikaturen-anti-pegida-nach-attentat-von-parisrégime fasciste. Ce à quoi son acolyte (j’ai failli écrire alcoolyte) lui répondait que ça avait le goût du fascisme, la couleur du fascisme mais que non, quand même pas… A peine avais-je rejoins mes pénates que je me suis rué sur les dictionnaires pour y trouver ceci: « Fascisme: mouvement politique ou régime hiérarchisé s’appuyant sur un pouvoir fort, prônant un État sécuritaire, le corporatisme, l’exaltation du sentiment nationaliste et une politique réactionnaire ». Cela m’a rappelé quelque chose.

Poursuivant mes recherches je suis tombé sur cette photo prise pendant les dernières manifestations et je me suis dit in petto, tiens, on dirait que l’idée fait son chemin ! Et comme le dit Carlita, serait-ce possible affiche fascismealors. Le point de vue de notre pilier de bar (faut suivre) est-il aussi excessif que son copain le laisse entendre. Et si dans le tréfonds des consciences populaires une petite voix était en train de s’éveiller ? Ami entends tu le cri sourd du pays qu’on enchaîne ? Et si les hommes et les femmes de cette vieille nation républicaine décidaient que basta, ça suffit. Et si le moment était venu d’organiser la résistance, et si on allait à l’île de Sein prendre un bateau pour l’Angleterre, et si… Et si ma tante, oui, bon ça va ! On a bien le droit de rêver, non ?

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’AVC était fermé de l’intérieur…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la jocrissade et du poulet basquaise réunis, bonjour! Et bien voila, nous y sommes à la mi-Août…Si vous êtes impatient de finir le mois, dites vous que nous lupinsommes le 28 de thermidor et que c’est le jour du lupin. Je connaissais la valeur décorative du lupin et ses fleurs de toutes les couleurs mais, un jour dans le Sud de la France j’ai découvert que ses graines saumurées étaient comestibles et que les autochtones les consommaient à l’apéro sous le nom de Tramousse. Pour ma part, je suis privé d’apéro pour quelques temps. Ainsi que vous l’avez peut-être remarqué, je ne poste plus depuis un moment. La faute à un vilain AVC qui s’est invité frauduleusement dans ce qui me sert de cerveau… Résultat des courses: Samu, pompiers, hosto, scanner, IRM, doppler, trombolise et patali et patala. Je commence à émerger et j’entame la rééducation. Tant pis pour ceux qui se croyaient définitivement débarrassé d’un cénobite pas si tranquille que cela.

Allez, portez vous bien et, Comme disait Lewis Carroll:Suivez ce lupin blanc…

Un barbu des barbouzes…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la Maçonnerie spéculative et du Homard Thermidor réunis, bonjour ! Puisque ce Vendredi 27 juillet 2018 correspond au 9ème jour de thermidor, consacré à la mûre et non pas au homard… A vos confitures ! Rappelons nous que ce 9 thermidor a vu la chute de Robespierre…

Et bien voilà, nous y sommes. La Macronie est à son tour rattrapée par les vieux démons de la cinquième République. Vous avez apprécié les gendarmes de Vincennes, les diamants de Bokassa, le S.A.C. de Pasqua, la disparition de Robert Boulin, les emplois fictifs de la mairie de Paris, l’hélicoptère dans l’affaire Tibéri; vous allez adorer la rocambolesque histoire d’un garde du corps et néanmoins Lieutenant-colonel au service de sa majesté. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire le tube de Le-Crapouillot-1971-1126871020_Ll’été: passe-droit, copinage, réseau d’influence et, bien sur, un soupçon de Franc-maçonnerie. Ajoutez à cela un ministre qui ne sait rien mais qui dira tout, un directeur qui sait tout mais qui ne dira rien; vous jetez le tout dans les réseaux sociaux et vous agitez énergiquement. Du coup, les oppositions sortent de leur coma, réclament des têtes, auditionnent les uns et les autres (surtout les autres) et espèrent se refaire une virginité en tentant de faire oublier leurs propres turpitudes. Et ça fulmine dans les états major, ça phosphore sous les képis, ça frissonne du galon. Quand aux représentants de la majorité, ils tiennent le rôle que l’on attend d’eux, un bataillon de godillots le petit doigt sur la couture du pantalon.

Hein, quoi, comment, des barbouzes plus ou moins accoquinés au pouvoir se déguisent en pandores pour tabasser du gauchiste; mais, que fait la police ? Les chaînes d’info se régalent, le mondial de foot est terminé, ste-cine01le tour de France touche à sa fin, rien, pas le moindre moucheron à se mettre sous la dent. Il y a bien quelques incendies de ci de là, quelques inondations meurtrières mais bon, c’est du déjà vu. Il faut innover coco. Alors, un scandale d’État en plein été, un watergate à la française, c’est tout bon cela, ça fait vibrer l’audimat. Oui, bon d’accord mais, la sécu, la SNCF, la réforme constitutionnelle… Ho, hé, hein, bon, tu voudrais pas qu’on parle de la retraite des vieux non plus ! Ainsi va la vie en Macronie an 01.

Voila pour l’humeur du jour, en attendant que je me calme, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la lanterne…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la poésie et du Kig ha farz réunis, bonjour. Nous sommes le Vendredi 8 juin 2018 c’est à dire le 20 de Prairial et, l’auriez vous deviné, c’est le jour de la fourche ! La fourche, comme chacun le sait, est un outil qui a les dents longues et qui est surtout utilisé fourchepour empaler les zombies dans les films de genre. Ceci étant, quelque part entre Nîmes et le Mont Aigoual, dominant la vallée de la Vidourle, il existe un magnifique village Cévenol qui a fait de la fourche son fond de commerce. En effet, c’est à SAUVE que l’on trouve le conservatoire de la fourche, attention, la vraie fourche à trois becs en bois de micocoulier. Ici point question de fourche fantaisie made in Taïwan. La recette est tenue secrète depuis près de dix siècles. Mais si vous tenez absolument à faire l’acquisition de la véritable fourche de Sauvé, assurez vous qu’elle porte bien la fameuse « cravate » en écorce; c’est un label aussi solide que l’abeille de Laguiole.

Maintenant, j’entends bien vos réticences:
- Mais, Erwan de Keramoal, que faire aujourd’hui d’une fourche à trois becs en bois de micocoulier?
- Et bien, si vous êtes patients, je vous donnerais bientôt une liste de banquiers, spéculateurs, ministres, escrocs, dont la tête pourrait bien fournir à vos fourches à trois becs en bois de micocoulier, l’occasion de reprendre du service…

Voila pour ce jour, avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu, portez vous bien et à bientôt peut-être.

St Yves et la houlette russe…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’apocope* et des sardines grillées réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Samedi 19 mai 2018, sant Erwan (St Yves) evel just, mais c’est aussi, je sais que vous l’attendez, le 30 de Floréal, jour habituellement consacré à la houlette (Le premier qui dit houlette russe est à l’amende). * L’apocope est une figure de style qui consiste à supprimer des phonèmes ou des syllabes en fin d’un mot. C’est très utile si vous Twittez…

La houlette donc est ce fameux bâton de berger (pas le saucisson) appelé aussi crosse. D’ailleurs il est symbolisé par la crosse que porte les évêques pour rappeler qu’ils sont pâtres au milieu de leur troupeau. « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, houletteJe ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ta houlette et ton bâton me rassurent. » (Livre 19. Psaume 23:4). Je vous laisse juger de l’éclectisme de ce blog ! C‘est encore, et depuis plus longtemps, le Heq que porte Osiris accompagné du fouet. Expliquez moi pourquoi les républicains ont jugé bon de le mettre dans leur calendrier… J’ai dans l’idée que Fabre d’Eglantine devait avoir des états d’âme ce jour là. Toujours est-il que l’expression est restée dans le langage populaire: Telle activité se déroule sous la houlette de…
Par exemple, les interventions des occidentaux pour chasser terroristes et méchants dictateurs et les remplacer par leur démocrassie se déroulent la plupart du temps sous l’égide de l’ONU mais régulièrement sous la houlette de l’OTAN.

Ainsi vont les choses de la vie: on entretient le flou, l’ambiguïté, on confond aisément le vrai et le faux. Tenez, longtemps le petit peuple a cru que les socialistes étaient de gauche et que la transition énergétique consistait à remplacer la vieille gazinière par un four à micro ondes. Mais revenons à notre égide. Ceux qui ont fait un peu Sous_légide_de_Marsde Grec ancien dans leurs tendres années se rappellent peut-être que le mot est tiré de aigís qui signifie peau de chèvre. Nous voilà bien avancé… En quoi être placé sous une peau de chèvre pourrait-il bien nous être d’un quelconque secours? C’est la mythologie qui nous donne l’explication tant attendue. Quand il était petit, Zeus se nourrissait du lait d’une chèvre portant le doux nom d’Amalthée. Quand l’animal mourut, Zeus récupéra sa peau et l’ajouta au puissant bouclier qu’Héphaïstos lui avait forgé. Notez bien que son égide, Zeus ne s’en sert pas uniquement pour se protéger… Il lui suffit de le secouer un peu pour déchaîner les éléments et semer la terreur chez les pauvres Humains. L’Illiade nous présente d’ailleurs un petit aperçu de la puissance du maître des Dieux:

« Un jour viendra où périront et la sainte Ilion
 Et Priam et le peuple de Priam, le bon lancier,
 Et où Zeus, le Cronide, ce grand prince de l’éther,
 Outré de cette félonie, agitera sur tous
 Sa sombre égide. »

Hopala Chapalain, comme disait mon aïeule, c’est pas parce que c’est la saint Erwan qu’il faut se croire autoriser à pérorer comme Pécuchet dans un diner en ville. Allez, merci de votre indulgence, portez vous bien et à bientôt peut-être.