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Un blogueur ayant blogué tout l’été…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la blogosphère libérée et du poulet frites réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 15 décembre 2017, 25è jour de Frimaire dédié au grillon.

Mais qui dira l’incommensurabilité de l’égo du blogueur ordinaire ? Il est là, guettant son compteur comme l’épicier son tiroir-caisse. Voici dépassé le cap des 400 000 visites, flatteuses et flagorneuses qui lui ouvrent des horizons littéraires aussi lointains qu’inaccessibles. blogueurC’est son Goncourt, son Renaudot et son Molière à la fois. Ah, César, souviens toi que tu es mortel disait l’esclave à l’impérator. Et rappelons nous les premiers mots de l’Ecclésiaste: Vanitas, vanitatum, omnia vanitas… Souviens toi, petit scarabée, que la blogosphère est immense, quasi infinie, et l’infime particule que représente ton apport est quantité négligeable au regard des milliards de données qui transitent chaque minute sur la toile. Garde toi de croire que c’est arrivé. Remercie ces visiteurs qui te font l’honneur de jeter un regard sur tes élucubrations quotidiennes. Ta prose approximative, tes fautes d’orthographe, tes accords désaccordés, tes jugements à l’emporte pièce, tes raccourcis saisissants, ta galerie de portraits qui doit davantage à l’archéologie sociale qu’à l’analyse concrète d’une situation concrète. Laisse tes mots enfourcher les vents de l’Ouest qui balayent Keramoal au bois flottérythme des dépressions et qui secouent le ponant depuis de longues semaines. Le calme revenu, ils iront se déposer comme autant de feuilles mortes sur les écrans de ces anonymes visiteurs qui, au hasard d’un moteur de recherche auront échoué sur ton site. Ce sont des bois flottés qui ornent la laisse de basse mer des ordinateurs, leurs écrans depuis longtemps sont devenus leurs estrans, rivages modernes de rêveurs impénitents et les dédales informatiques leurs tiennent lieu de chemin des douaniers. Puisse ce petit journal rester sans prétentions autres que celles qui consistent à taquiner la muse, raviver les mémoires, jouer avec les mots et rassurer mes proches sur mon état de santé (poil au nez).

Allez, merci à vous pour votre fidélité et votre indulgence à l’égard de l’auteur. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Poil dans la main…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du grand Nord et des lichouseries réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 11 décembre 2017, 21è jour de frimaire dédié à l’érable à sucre.

Une légende amérindienne attribue la découverte du sucre d’érable à Nokomis, la grand-mère de Manabush, héros de nombreuses légendes indiennes. Nokomis aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à recueillir la sève. Manabush, constatant que cette sève était un sirop prêt à manger, alla trouver sa grand-mère et lui dit : « Grand-mère, il n’est pas bon que les arbres produisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent érableainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu’ils ne puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois et de passer des nuits à surveiller la cuisson du sirop. ». Il n’en dit pas plus long, mais, craignant que Nokomis ne fût indifférente à ses paroles et qu’elle n’omît de prendre des mesures pour empêcher les hommes de devenir paresseux, il grimpa au haut d’un érable avec un vaisseau rempli d’eau et en versa le contenu à l’intérieur même de l’arbre dissolvant ainsi le sucre qui se trouvait dans l’érable. Fable moraliste inventée par François Lenglet pour faire comprendre à tout un chacun que le revenu universel est une utopie et qu’avant de gouter aux bénéfice, il vous faudra travailler, suer sang et eau, prendre de la peine car c’est le fond qui manque le moins…  Aujourd’hui, ce sont nos cousins de la belle province qui produisent 70% du sirop d’érable dans le monde.

Et voila pour débuter la semaine. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être

Amusez vous, foutez vous d’tout…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la franche républicaine et du fromage de tête réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 18 octobre 2017, vous lisez le 3954 ème billet posté chez « les cénobites tranquilles » ce qui tend à prouver que vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur… Est-ce bien raisonnable ? Nos aïeux Républicains avaient consacré ce 27è jour de vendémiaire au piment. Essayez donc d’en mettre un peu dans votre quotidien, de la fantaisie, de l’impromptu, surprenez vous, osez, sortez des chemins battus et, comme le dit cette vieille chanson libertaire du XIXè siècle: Amusons nous, faisons les fous, la vie passera comme un rêve…

Oyez ce faisant des nouvelles de notre bon roi qui est apparu dans la petite lucarne pour donner de ses nouvelles au bon peuple ébaubi. Il est vrai, chers lecteurs, qu’il n’est guère aisé de paraître à la fois Rastignac, Sorel et Rubempré. Exercice, on peut l’écrire, Ô combien affligeant dans un décor tape-à-l’oeil où se cotoient les fauteuils du designer Patrick Jouin, un tableau du peintre belge Pierre Alechinsky ou une œuvre du street artiste Shepard Fairey – alias Obey – célébrant notre devise républicaine… Et que nous le roiapprend t-il ? Qu’il a « engagé des démarches pour retirer la Légion d’honneur à Harvey Weinstein » (vous savez le tripoteur en chef d’Hollywood). Bien entendu, illico, Pujadas lui a posé la question: faites vous la même chose pour Bachar el-Assad ? Ah non? Ah, j’avais cru entendre cela. Un effet de mes sens abusés. Et alors, le bordel, les fainéants, les illettrés, les jaloux, ceux qui ne sont rien… Regrette t-il ce langage ? Que nenni. Macron 1er «assume totalement» tout ce qu’il a pu dire et qui a fait scandale, mais explique que ses propos ont été sortis de leur contexte. Et voila, madame Michu, aujourd’hui, il faut faire peuple. Mais, poursuit-il, tout ceci n’est que méchancetés de la part des envieux et pour un peu il aurait ajouter: «Contre la médisance, il n’est point de rempart» citant les mots que Molière mettait dans la bouche de Tartuffe… Bref, pendant les travaux, la vente continue et notre Prince entend poursuivre sa marche en avant, supprimant l’ISF sur les yachts, les tableaux de maîtres, les lingots d’or et augmentant la CSG pour le petit retraité que je suis. Autrement dit, l’impôt sur l’infortune !

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Parler pour ne rien dire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la poésie contemporaine et de la soupe aux choux réunis, bonjour ! Nous voici (déjà) le Dimanche 24 septembre 2017, troisième jour de vendémiaire dans le calendrier républicain, dédié à la châtaigne. A propos de châtaigne, c’est pas l’envie qui me manque… Quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend comme le disait Jean Carmet, on ressent un désir irrépressible de distribuer des baffes. Entre le nain mégalomane et psychopathe de Corée du Nord et le Tartarin endimanché de la maison blanche, la course est lancée… Alors, vont-ils finir par s’envoyer des missiles plutôt que des invectives ?

Il y a des jours ou mes lapins et moi nous nous demandons que faire pour satisfaire l’insatiable curiosité de nos visiteurs. Il faut pourtant assurer. La crédibilité du blogueur journalier est en jeu. Le blanc sur un blog c’est comme à la radio, ça ne passe pas, alors il faut remplir coco! Mais, me susurre la petite voix du philosophe qui sommeille en chacun blabla1-300x300de nous, à quoi sert de parler si c’est pour ne rien dire? Je le remercie au passage de m’avoir posé la question et continue néanmoins ma péroraison dépourvue de tout contenu. Car enfin, s’il fallait que parler ait un sens, crénom de non, ça se saurait et nous n’aurions pas eu l’heur de connaître Leprince-Ringuet ni Riquet à la houppe, pas plus que l’entarté bellâtre Germano-pratin. Ah ! la vanité et la vacuité du parler pour ne rien dire… Quant à parler sur le fait de parler pour ne rien dire, je ne vous raconte pas… « Oh ! je sais ! Vous pensez : « S’il n’a rien à dire … il ferait mieux de se taire ! » Evidemment ! Mais c’est trop facile ! Vous voudriez que je fasse comme tout ceux qui n’ont rien à dire et qui le gardent pour eux ? Eh bien non ! Mesdames et messieurs, moi, quand je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache ! Je veux en faire profiter les autres ! » Raymond Devos. Et l’humoriste n’est pas seul; ainsi le philosophe Emmanuel Lévinas pouvait-il reconnaître au « parler pour ne rien dire » une dimension éthique fondamentale : « Il est difficile de se taire en 398px-Mouscron_(Le_Hurlu)_1présence de quelqu’un ; cette difficulté a son fondement ultime dans cette signification propre du dire quel que soit le dit. Il faut parler de quelque chose, de la pluie et du beau temps, peu importe, parler, blablater, ragoter. » Rubin Dunbar (anthropologue) établit une analogie entre l’activité d’épouillage à laquelle se livrent les singes pour maintenir un contact et entretenir des relations sociales de proximité avec leurs congénères, et l’activité de ragotage des êtres humains qui consistent à chercher des poux à leurs semblables, une sorte d’« épouillage verbal » en somme. Autrement dit, colporter des sales bruits sur les autres décourage ceux qui entendent ces récits de mal se comporter, le prix à en payer étant une mauvaise réputation : le « gossip » (en français le ragot ) a une vertu sociale. (à droite, le Hurlu de Mouscron, là ou est né Raymond Devos)

Et voila, à l’heure de mettre sous presse je vais pouvoir terminer ce papier, avec la satisfaction du tâcheron, la sérénité de l’artisan, ayant rassasié mes lecteurs quotidiens de leur pain béni. Oui, j’ose le dire, ils sont un certain nombre (je ne prends pas de risque) à réclamer leur dose journalière, à attendre, assoiffés, le dernier avatar en direct de Keramoal, la petite photo, le mot d’humour, la référence qui fera date,  bref, l’insondable néantitude d’un retraité bl(a)ogueur. Ne prenez pas la peine de commenter ce billet, je vous avais prévenu dès les premières lignes. Avouez que vous n’êtes pas pris par surprise.

Alors, portez vous  bien et à demain peut-être.

Ici y’a du vent, gast…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des paradis artificiels et de la sardine à l’huile réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 13 septembre 2017 qui correspond au 27 de verge d'orfructidor et, c’est pas pour me vanter, mais c’est le jour de la verge d’or ! On dit que LINNÉ, père de la terminologie binomiale latine, donna à la verge d’or le nom scientifique de Solidago (littéralement, « je rends entier », « je consolide ») en raison de sa réputation à favoriser la guérison des plaies. Considérée dans la tradition européenne comme stimulante, sudorifique, tonique, carminative, apéritive et pectorale, on a utilisé la verge d’or pour les rhumes, les affections pulmonaires, les nausées et les douleurs causées par les « vents ».

A ce propos, il fait un vent à décorner les bœufs et il pleut comme vache qui pisse. C’est plus une météo, c’est carrément de l’élevage bovin. Les roseaux au fond du jardin font le dos rond et leurs voisins les chênes n’en mènent pas large pour autant. Cette atmosphère me rappelle la fameuse pièce de René De Obaldia: « Du vent dans lesPARIS : Theatre Gramont, Du vent dans les branches de sassafras branches de sassafras » avec un Michel Simon gigantissime. Allez savoir pourquoi, le bruit, les odeurs, l’environnement ont la capacité de réveiller en vous des souvenirs que l’on croyait à jamais enfouis dans les méandres de notre mémoire. Proust avait sa madeleine, je suppose que nous avons la nôtre. Moi c’est la chicorée LEROUX ! Il me suffit d’apercevoir une réclame sur une tôle émaillée au cours d’un vide grenier, pour me retrouver tout petiot sur les genoux de mon arrière grand-mère devant un grand bol de café. Aujourd’hui, il ne viendrait chicoréeplus à l’esprit de personne de mettre de la chicorée dans son café… Et voila, à laisser vagabonder son esprit, on s’éloigne des vicissitudes quotidiennes, résultat des courses, à force de procrastination, j’ai pris du retard. J’entends déja mon commentateur favori me dire que: l’important c’est de partir à l’heure ! Ce qui n’est pas totalement dénué de bon sens je dois l’admettre. Quoique… On a vu des gens se perdre dans les ribins (on devrait écrire: ribinou) du Léon, se noyer dans un verre, errer dans les monts d’Arrée, y’en a même qui lisent du Obaldia, c’est vous dire.

Pendant que je tiens la plume, je veux adresser un grand merci aux visiteurs qui ont la gentillesse de relayer mes modestes papiers sur Facebook et autres réseaux…Ca attire le chaland comme disait mon aïeule! Allez, portez vous bien et, à bientôt peut-être.

France, terre d’asile…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la soupe à l’oignon et de la messe en latin réunis, bonjour ! Cette fois ci on y est, Mercredi 06 septembre 2017, autant dire le 20 de fructidor et c’est le jour de la hotte; ne me demandez pas pourquoi. 53. _onesiphorus_apostleAujourd’hui, si le cœur vous en dit, vous pouvez fêter les Onésiphore. C’était un pote à Saint Paul qui lui même était grossiste en artichauts du côté d’Ephèse avant de s’installer définitivement en Bretagne d’où la cité légumière qui lui doit son nom: Saint pol de Léon… A la saint Onésiphore, la sève s’endort répétait mon aïeule qui en connaissait un rayon. L’heure est venue de ranger les tongs et le bob Ricard et de se présenter au rapport.

A la télé, la grille de rentrée est aussi débile que la grille de sortie était médiocre, il vont même jusqu’à nous reprogrammer des vieux numéros de Navarro… J’aurais préféré un documentaire sur Benito Milla Navarro militant anarchiste né un 6 septembre à Villena -Alicante). Dès juillet Navarro1936 il intègre la colonne Durruti et collabore à son organe de presse « El Frente » puis il retourne à Barcelome comme responsable du journal des jeunesses libertaires. Réfugié en France il passe par différents camps de concentration (vous savez, France terre d’asile dont la présidente avait épousé celui qui allait devenir Président de la République et qui était aussi la sœur de la femme de Roger Hanin, alias notre commissaire Navarro…). En 1949 il émigre en Uruguay à Montévidéo où il fonde plusieurs revues et une importante maison d’éditions. En 68 il se fixe au Vénézuela où là encore il édite de nombreux ouvrages. Il rentrera à Barcelone où il décèdera le 22 décembre 1987. Figure importante du monde libertaire espagnol, c’est quand même autre chose que son homonyme de la série télé franchouillarde. L’autre option consistait à consacrer une émission à Fats Navarro: grand trompettiste de jazz, né à Key West en Floride. Certainement un des rois du Be-Bop qui a joué avec les seigneurs du genre de Charlie Parker à Kenny Clarke’s ou Lionel Hampton. Il est décédé prématurément de la tuberculose à l’âge de 26 ans en 1950.

Allez, tous à la manif, portez vous bien et à demain peut-être.

DOSTA !

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la liberté d’éternuer et du poivre de Cayenne réunis, bonjour ! Bon et bien voila, c’est la rentrée, nous sommes le Vendredi 1er septembre 2017. En vérité, le 15 de fructidor et c’est le jour de la truite. C’est bien la seule vagabonde qui n’ait pas encore été reconduite à la frontière.

Si l’on en croit les gazettes, elle (la rentrée) sera chaude. Jour de grève et grande manif le 12 à l’appel de la CGT pour tenter de mettre un frein à l’immobilisme des masses. Méluche lui appelle à un grand rassemblement le 23 afin de se débarrasser le la goutte d’eau qui mettrait le feu à la poudre de perlimpinpin. Quand à FO, il refuseextrait-chanson-la-semaine-sanglante l’obstacle car la centrale de Mailly craint l’étincelle qui ferait déborder le vase. La CFDT, fidèle à sa légendaire prudence, se refuse à arpenter un boulevard où la main de l’homme n’a jamais mis les pieds. Car, avez vous remarqué, chers lecteurs, à quel point nos gouvernants tout comme nos représentants syndicaux z-et politiques  sont soucieux de votre sécurité…Combien de fois faudra t-il vous le répéter: Vous n’êtes pas en sécurité ! Oui, une terrible menace plane sur vos filles, vos femmes, vos emplois, vos économies, votre pain quotidien (amen). Des hordes sauvages, le couteau entre les dents traversent nos frontières et déferlent sur nos paisibles villages, laissant derrière eux, ruines et désolation. Le temps est venu de leur mener une guerre sans merci, de raser leurs campements, de les bouter hors du sol de la mère patrie avant que l’irrémédiable se produise.

Imaginez un instant que l’un d’entre eux, ou le fils de l’un d’entre eux, d’origine polonaise ou roumaine ou hongroise ou turco-mongole, avec un nom à coucher dehors comme  nagybócsai Sárközy Pál Istvan Ernő, parvienne à se hisser jusqu’à la plus haute marche de notre système, Ô combien démocratique, que resterait-il de notre douce France ? De ses traditions d’accueil et d’hospitalité, de la République des lumières, des aguiguidroits de l’homme et du citoyen, de la libre circulation place du trocadéro à 18h, du respect d’autrui, de la diversité culturelle, de son camembert et de son Côtes du Rhône… Je ne peux envisager un seul instant qu’une telle alternative nous échoit (quel talent !) aussi, je me refuse absolument à choisir entre l’aile ou la cuisse, entre marinisme et macronisme, entre la peste ou le choléra, entre Charybde et Scylla, entre fromage ou dessert, entre nous et la place de la Nation. Les défilés traine-savates se feront sans moi, pour ma part, j’en appelle à la désobéissance civile, à l’ONU, à l’OTAN, au pape, à Rambo, aux marabouts d’Afrique, aux Chamans d’Asie, au père Noël, au père Fouettard, aux persifleurs, et même aux perfides, bref, à tous ceux qui pourraient nous aider à éradiquer la menace. L’heure est (re)venue de faire flotter le drapeau noir sur la marmite, et de crier basta, ça suffit ! En Romani, cela se dit DOSTA !!

Allez,bonne rentrée, portez vous bien et à demain…Peut-être !

Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du contrepet et du homard grillé réunis, bonjour ! Et bien voilà, nous sommes le Vendredi 14 juillet 2017, fête nationale mais bon, Par nature j’émets des réserves envers tout ce qui se réclame du National: Le drapeau national, l’équipe nationale, la gendarmerie nationale, le front national… et, inutile de vous préciser qu’à l’instar de Jacques Brel, défiléj’ai horreur de tous les flonflons, de la valse musette et de l’accordéon. Ou encore, comme le disait le grand Georges : le jour du quatorze juillet, je reste dans mon lit douillet… Je rêve d’une grande parade d’où l’on aurait remisé tous les blindés, les fusils et autres avions semeurs de mort. Ce serait un immense défilé peuplé de jeunes filles en fleur, de jardiniers joviaux, de poètes échevelés, de moissonneurs en bras de chemise, de papy gâteau et de lady gaga. Et tout ce beau monde entonnerait La Ravachole dans les dédales de Montmartre. La caricature est de Haitzinger.

Pour le calendrier républicain, c’est le jour de la Sauge. Dans le Mexique pré-hispanique, il existait une espèce appelée « Chia » et qui a donné son nom à l’Etat du Chiapas (saluons le Sous-commandant Marcos). D’ailleurs, mon aïeule, qui en connaissait un rayon, répétait à Marcosloisirs (et à nous aussi):qui a de la sauge en son jardin, n’a point besoin de médecin… Non vraiment si j’avais « le choix dans la date » pour commémorer quelque chose, ce serait le 14 juillet 1896, naissance de Buenaventura Durruti, anarchiste espagnol qui donna son nom à une fameuse colonne de combattants anti-franquistes ou bien 14 Juillet 1934 la naissance de Gotlieb pour son « Fluide glacial » mais encore le 14 juillet 1993, la mort de Léo Ferré pour « la mémoire et la mer » et pourquoi pas le 14 juillet 2003, le dernier chant de Compay Segundo et ses Montecristo N°5. Mais, j’ai une tendresse particulière pour le 14 juillet 1912 parce que c’est la naissance de Woody GUTHRIE.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Dis papy, comment c’était ?

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la communale et de la nostalgie réunies, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 02 juillet, 14è jour de messidor et c’est la lavande qui est à l’honneur dans le calendrier républicain. Le calendrier brLa_Vallée_des_Saints_-_statues_Carnoët_22-200x300eton nous invite à fêter Luner qui aurait laissé son nom à la commune de Saint-Lunaire (35) blottie entre la rivière Crévelin et la pointe du Décollé. Cette ancienne cité fondée au 6ème siècle par le Saint du même nom devint à la fin du 19ème siècle une véritable station balnéaire. Luner était un jeune évêque gallois de passage en Armorique au VIe siècle. Il débarqua à l’embouchure de la Rance et fonda un monastère qui donna son nom à la cité de Saint-Lunaire, où l’on peut voir son gisant dans l’église. On voit ici à droite sa statue créée par Olivier Levêque (ça ne s’invente pas) qui siège à Carnoët dans la désormais fameuse vallée des saints.

A la demande générale, l’auteur de ce blog a enfin accepté de lever le voile sur son identité. Voici en avant première, et spécialement pour vous chers lecteurs, une photo sur laquelle il est parfaitement reconnaissable. C’était l’époque des blouses grises, des marronniers dans la cour de récré, des bouteilles de lait distribuées à 16h, des sacs de billes et de la victoire en chantant. Les écoliers portaient des culottes courtes et des godillots, les filles n’étaient pas encore admises sur les mêmes bancs et tous les vendredis, ont allaient à la crêperie chez madame Tudall, rue du pont. C’était bien avant qu’on invente « la complète », le choix se limitait à: Froment ou blé noir.Chacun apportait une assiette sur laquelle il y avait autant de morceaux de beurre que de crêpes désirées et tout cela bien sûr avec un grand bol de « gros lait ». Le jeudi, jour bénit, était un jour sans et, à nous les grands espaces.

photo de classe

L‘homme n’avait pas encore institué le principe de précaution et on pouvait grimper dans les arbres, construire des radeaux de fortune, faire le coup de poing avec la bande de « l’enfer » ou celle du « guet ». Les lance-pierres étaient « fait main » avec des élastiques achetées chez Cossec et, bon an mal an, on allait jusqu’au certif’ en sachant, lire, poste-tsfécrire et compter. Etions nous plus heureux pour autant ? La religion cathodique ne s’était pas encore imposée dans nos chaumières et, les jeudis pluvieux on se réunissait autour de la TSF pour écouter Jacques Pauliac et Marianne Oswald dans leur émission « Ah, les beaux jeudis ! ». Des années plus tard, une partie de ceux là allait faire « 68″ et, rien ne serait plus vraiment comme avant. Pour vous faciliter la tache d’identification, voici un indice: Aujourd’hui encore, l’auteur ne supporte pas les culottes courtes ! Si vous avez la bonne réponse, tapez 1, sinon, revenez en deuxième semaine.

Et bien voila pour la séquence nostalgie. Merci encore de votre fidélité qui ne cesse de m’étonner. Les « cénobites tranquilles » ont fait mentir les oracles qui leurs prédisaient une fin rapide. Grâce à vous 3870 billets ont déjà été postés sur la toile et le compteur des visites indique le chiffre astronomique de 379 400 . En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Que les Dieux m’tripotent…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la félicité et des nuits de Chine réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 17 juin 2017. C’est le 29è jour de prairial dédié à la pivoine, plante magique s’il en est (comme celle-ci à droite, réalisée par Yun Xhouping – XVIIè). Son nom vient du grec Paiôn qui était un dieu guérisseur. On lui doit le prompt rétablissement de Hadès et Arès de leurs blessures de guerre. Hyppocrate la prescrivait comme remèdepivoine pour bon nombre de maux de femmes « Remède qui attire les règles et qui les fixe. Ayez trois ou quatre graines de pivoine, noires ou rouges : pilez-les dans du vin et faites boire. ». Et Théophraste d’ajouter:  « Cette plante, doit être arrachée la nuit car si on l’arrache de jour, et que l’on est vu par un pivert en train de cueillir le fruit, on risque de perdre les yeux, et si on coupe la racine, on risque la procidence de l’anus ». Une procidence de l’anus ! Non mais, vous imaginez cela, madame Michu ? C’est le genre de truc qu’il ne faut souhaiter à personne même à son pire ennemi. Quoique…

Pour ma part, je suis pour l’heure fortement handicapé par une espèce de sorte de genre de torticolis qui se prolonge tout le long du bras et qui réduit mes activités au strict minimum. Si la Grèce avait ses dieux guérisseurs, la Bretagne avait ses Saints à l’instar de Hervé, Houarneau Saint-Hervé-205x300en breton, que l’on fête aujourd’hui. Il est le patron des bardes bretons (espèce en voie de disparition) et à laissé son nom à la commune de Lanhouarneau dans le Finistère. Il est invoqué pour les maladies des yeux, la guérison des peurs, des angoisses et de la dépression nerveuse, pour repousser les démons et protéger les chevaux. En Bretagne, saint Hervé a aussi la réputation de faire cesser les coassements des grenouilles. Sauf celles dites de bénitier qui vont le pas pressé porter l’andouille à leur curé comme chantait Glenmor, barde s’il en fut.  En revanche, je n’ai rien trouvé concernant le torticolis ou la procidence de l’anus…

Allez, je vais m’arrêter là, vous pouvez éteindre votre ordinateur et vous consacrer à une activité normale. Portez vous bien et à demain peut-être.