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Quand le ciel bas et lourd…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la santé publique et de la raie au beurre noir réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 09 mars 2017, 19è jour de ventôse dédié au cerfeuil. C’était hier le jour du Mouron, mais… Il y a des jours comme ça. Des jours où cela ne sourit pas, des jours tristes comme un discours de  Fillon, des jours où le pont de Recouvrance vous tend les bras… Il y a des jours comme ça où l’inspiration vous fait défaut, où la muse ne s’amuse plus. L’angoisse de la page blanche, de l’écran noir, le trou, le vide absolu, le néant abyssal, le rien ultime, l’apocalypse du blogueur, le stress de l’écrivaillon, le spleen du rimailleur…

Bien sûr, il reste encore à jouer avec les mots, folâtrer avec les maux, faire rimer les syllabes, s’entrechoquer les terminaisons, se rire du dérisoire, pour, en définitive, écrire pour ne rien dire. Il reste encore cette merveilleuse langue, écornée, diminuée, Internetisée, SMSisée, Iphonée, Tweetisée, en un mot, malmenée. Mais est-ce bien si important ? Voyez l’illustration ci-après; elle remplace de longs discours.

les mots

Mais c’est tellement plus beau lorsque les mots sont ordonnés par la plume du poète. Allez, petit cadeau à propos de spleen.

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couverclebeaudelaire
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Véronique, nique, nique…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du confucianisme et de l’irish stew  réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 04 février 2017, 16è jour de pluviôse, dénommé « jour du buis » dans le calendrier républicain. C’est le jour anniversaire de la naissance de Prévert et, pour marquer le coup, il pleut sur Brest et, me sussurre t-on à l’oreille, aujourd’hui, le calendrier des postes nous invite à célébrer les Véronique, nique nique…

Tiens, le saviez tu ? Sur le chemin de croix, selon une tradition médiévale, une femme prise de pitié aurait essuyé le visage du Christ avec un voile et celui-ci aurait conservé les traits du supplicié… De là le nom de la femme: VéroniqLE-GRASDIMAR-DE-BLAISE-RA-0005_6-copie-1-200x300ue, déformation du latin « Vera iconica ». à gauche détail d’un tableau intitulé Le Gradismar de Blaise Ra de Débarras. Véronique ayant amené le « voile de la Sainte Face » à Rome, elle aurait guéri l’empereur Tibère en le lui faisant toucher… Le voile est aujourd’hui vénéré à Saint-Pierre de Rome. Véronique aurait ensuite évangélisé l’Aquitaine avec son mari, un certain Zachée. Après sa mort, elle aurait été enterrée à Soulac, sur le littoral atlantique de la Gironde, où lui est dédiée une église. Une tradition médiévale du Quercy assimile l’ermite Amadour à Zachée qui, devenu veuf, se serait établi dans une grotte de la région. Amadour est à l’origine de l’actuel pèlerinage de Rocamadour (le nom de ce village rappelle le « rocher d’Amadour ») étonnant, non ? Et la foule des fidèles s’est mise à chanter:

Bon, allez, assez déliré pour un Samedi. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Aliboron – Boronali…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la symphonie inachevée et du plum-pudding réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 30 janvier 2017 c’est à dire le 11ème jour de Pluviôse et c’est le jour de l’Hellébore. Enfant, lorsque la maîtresse helleborenous faisait réciter « Le lièvre et la tortue » de ce bon Jean de la Fontaine, j’étais bigrement intrigué par cette étrange recommandation: « Ma commère, il vous faut purger avec quatre grains d’ellébore… » Le mot s’écrit avec ou sans « H » d’après le petit Robert. Aujourd’hui ma maîtresse ne me fait plus réciter de fables et c’est peut-être mieux comme cela…Les temps changent vertigineusement. La Fontaine, en vertu de la loi HADOPI serait poursuivit pour non respect des droits d’auteurs après avoir plagié, sans vergogne aucune, les fabulistes de l’antiquité.

Le noir nommé aussi rose de Noël tient son appellation d’une jolie légende que je m’en vais vous conter ici. Depuis le Moyen-âge la fleur est placée dans certaines crèches. Elle symbolise la pureté et rappelle la légende à l’origine du nom de rose de Noël : la nuit de la naissance helleb-rose de Noeldu petit Jésus, Madelon, une bergère gardant ses moutons, voit une caravane de bergers et Rois Mages traverser son champ enneigé pour aller offrir leurs cadeaux au nouveau-né (elle se dit in-petto: Tiens, le Paris-Dakar est plus tôt cette année). N’ayant rien à offrir, elle se met à pleurer. Un ange voit ses larmes sur la neige, les effleure et fait éclore son cadeau, une fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël.

Au Moyen Âge, la plante s’appelait aussi aliboron, terme de l’ancien français issu lui-même du grec elleboros, folie. Considérée comme un remède universel contre la folie dès l’Antiquité, aliboron a pu être associé au nom de maistre pour désigner le médecin, puis le savant et enfin l’âne ou le « maître Aliboron », personnage ridicule car se mêlant Boronalide tout. En effet, dans l’antiquité, on croyait les hellébores propres à guérir la folie. L’ellébore porte le nom d’anticyricón, notamment chez Dioscoride. Dans la Rome antique, le proverbe Mettre le cap sur Antycire signifiait montrer des signes de folie; on retrouve ce proverbe chez Horace. C’est un peu le rôle du blogueur des temps modernes que de vouloir assaisonner de son grain de sel l’actualité. Aliboron a aussi donné son nom, par anagramme interposé, à un peintre qui défraya la chronique: Boronali fut célèbre au début du XXe siècle, bien que n’ayant jamais peint qu’une seule toile: Coucher de soleil sur l’Adriatique. En raison du caractère abstrait de cette peinture, les critiques s’enthousiasment et l’affaire fait grand bruit, jusqu’au jour où le journal Le Matin reçoit la visite de l’écrivain Roland Dorgelès qui révèle, constat d’huissier à l’appui, que l’auteur se nomme en fait « Lolo », et qu’il est l’âne du patron du Lapin Agile, célèbre cabaret de la butte Montmartre.

Allez, voila pour ce début de semaine, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le soleil à rendez-vous avec la lune…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du panthéon nordique et des chaussettes à clous réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 15 novembre 2016, 25è jour de Brumaire dédié au faisan. Je suis tellement en retard que l’on pourrait se méprendre et penser qui je suis en avance sur les tâches du lendemain car, à l’heure où j’enregistre ce billet nous sommes Lundi soir et donc, le lendemain c’est Mardi, moment où vous lirez (merci à vous) cette petite fantaisie qui m’a été inspirée par les jours du calendrier républicain. Aujourd’hui donc, c’est Mardi et le Mardi pour les ultra-59781c73b9_98285_superlune-14novembremanchots c’est Tuesday à cause de TIW, équivalent germanique du dieu romain Mars. Tout comme Sunday pour les sujets de la très gracieuse c’est le jour du Soleil, oui parce que Monday c’est le jour de la Lune qui, soit dit en passant, hier au soir se montrait sous ses plus beaux atours. Ceci dit, sauf pour les médias, elle n’avait rien de super… Le Mercredi pour nous correspond à Mercure et en breton on dit Merc’her, au pays de Galles Dydd Mercher et les anglais, qui tiennent toujours à se singulariser, Wednesday en référence à Woden (du proto germanique Wotan ou si vous préférez Odin) et ainsi de suiteThursday, signifiant le jour de Thor; alors que pour nous latins, Thor est l’équivalent de Jupiter alors on dit Jeudi. Vendredi Vénus, Friday de l’autre côté de la Manche en référence à Frigga déesse de la beauté et de l’amour et samedi Saturne, même si quelquefois, saturne pas rond…

C‘est pour cela que votre fille est muette et c’est pour cela que Pluton n’est plus une planète. Parce que Pluday ça n’existe pas, ni Pludi, sauf à Groland peut-être. En Bretagne pour se venger, on a mis des Plu, des carte_bretagne1Plou, des Plo, des Ple, quasiment partout. Dans le Trégor, c’est plutôt Plou: Ploudalmézeau, plouider, Plouvorn. Chez les cornouaillais et les bigoudens, c’est plutôt Plo: Plozévet, Plomodiern, Plovan. En pays gallo c’est plutôt Ple: Pledran, Pleucadeuc, pleuhiden. Et en Belgique, c’est plutôt plat (humour). Bon, j’arrête là car cela part dans tous les sens. Maintenant que j’y repense, mon Paracétamol avait un drôle de goût ce matin.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Faut savoir c’qu’on veut…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la Philocratie* et du pâté Hénaff réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 13 novembre de l’an de grâce 2016 et malgré mes conseils vous êtes encore devant votre ordinateur… Ce 23è jour de Brumaire est le jour de la Garance, plante aujourd’hui tombée en désuétude qui servait essentiellement à produire de la teinture pourpre. A tel point qu’on la nommait « rouge des teinturiers ».  les racines et garanceles tiges souterraines contiennent de l’alizarine, qui a la propriété de donner aux tissu une belle couleur rouge. Les uniformes de l’armée française l’employaient abondamment avant la première guerre mondiale. « Le tristement célèbre pantalon rouge garance faisait des soldats des cibles parfaites pour l’ennemi, Le képi est aussi rouge et bleu, mais depuis 1913, il est prévu en campagne de le couvrir de bleu. La lourde capote est, elle aussi, de couleur bleue. Les pans sont remontés lorsque le fantassin est en campagne. » Cette teinture naturelle a été remplacée par des colorants synthétiques. La culture de la garance, très ancienne (elle est attestée depuis plus de 3000 ans en Inde) n’est plus qu’un souvenir.

*C’est un mot forgé par Voltaire et que l’on retrouve dans Histoire du docteur Akakia: « Le natif de Saint-Malo ayant été attaqué longtemps d’une maladie chronique appelée en grec philotimie et par d’aucun philocratie, elle lui porta si violemment au cerveau, et il eut de tels accès qu’il écrivit contre les médecins et contre les preuves de l’existence de Dieu. » En effet, la peuple-pouvoir-philocratie n’est rien de moins que l’amour immodéré pour le pouvoir. Nos dirigeants et les prétendants qui se bousculent dans les primaires feraient bien de s’inspirer de Voltaire et se souvenir que c’est le peuple qui les a placé là où ils sont et qu’à trop aimer le pouvoir ont mal étreint ceux qui vous l’on (rétro)cédé. Mais, de toute évidence, même le grand Voltaire n’imaginait pas à quel point les peuples sont versatiles. Hier, les angliches votaient pour le Brexit, aujourd’hui ils manifestent pour qu’on ne l’applique pas. Les ricains eux, ont porté au pouvoir un gugusse mais aujourd’hui, ils affirment que c’était pour rire; c’est vrai ça, qu’est-ce qu’on se marre !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le ballet des dindons…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la métempsychose et de la saucisse de Molêne réunies, bonjour ! Nous sommes aujourd’hui le Samedi 05 Novembre 2016, 15ème jour de Brumaire. Si j’en crois le calendrier des postes, c’est la sainte Sylvie. J’ai connu une Sylvie qui… Oui, bon, c’est une autre histoire. Nos amis républicains et néanmoins révolutionnaires, qui dindonsavaient des idées sur tout et surtout des idées, en avaient fait le jour du dindon. Cela me rappelle un spectacle forain ‘Le ballet des dindons’ qui a existé à Paris entre 1739 et 1844. Dans ce spectacle, des dindons étaient posés sur une plaque métallique progressivement chauffée par dessous au point que les pauvres volatiles finissaient par ‘danser’ pour tenter d’éviter de se brûler les pattes. Bien entendu cette ‘farce’ faisait beaucoup rire les spectateurs de l’époque qui appréciaient les cruautés animalières comme les combats d’animaux, par exemple, mais qui aimaient aussi d’autres spectacles divertissants comme les pendaisons ou les passages à la guillotine. Belle époque en vérité ! C’est l’anniversaire de Leny Escudero. Chanson d’actualité.

Tiens, un rappel pour les amateurs de vieilleries et de bretonnitude. Il y a cinq siècles, un certain CALVEZ, imprimeur à Tréguier, faisait paraître le premier dictionnaire breton-français-latin: LE CATHOLICON. C’est un catholicondénommé Jehan Lagadeuc qui eut cette riche idée et, il faut reconnaître que ça a pas mal marché. Les trégorrois ont toujours été forts dès lors qu’il s’agissait de primeur. La génération de mes parents, cinq siècles plus tard, a appris le français à travers un petit livre qui s’intitulait: « La vie des saints ». Ne pas s’étonner que les bretons d’aujourd’hui veuillent leurs dédier une vallée…

Voila pour aujourd’hui, 15ème jour de Brumaire. Allez, portez vous bien et, à bientôt… Peut-être.

La vieillitude est un naufrage…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la prétérition et du veau marengo réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 15 Octobreamaryllis 2016, 24è jour de vendémiaire dédié à l’amaryllis, magnifique fleur qui a donné son nom à un bistro rennais des plus sympas. Enfin, je vous parle de cela il y a très, très longtemps. C’était dans le bas de la place des Lices, pour ceux qui connaissent Rennes, et j’y ai passé quelques soirées mémorables. Et en Bretagne on célèbre les Konogan; un saint homme qui vivait à l’époque ou régnait Childebert et à qui est dédiée une très jolie petite chapelle au lieu dit Lescogan sur la commune de Beuzec-Cap-Sizun (29). Derrière la chapelle se trouve la fontaine de Saint Konogan. La légende raconte que Konogan soignait la fièvre, et pour obtenir guérison il fallait vider la fontaine; avec ce qu’il tombe par ici, c’était pas le tonneau des Danaïdes mais…

 
Tout à fait autre chose: Vous allez voir comme la vieillitude est un naufrage.
Oh, combien de seniors, combien d’octogénaires
Qui sont partis joyeux faire leurs courses au Leclerc
Au bout de deux semaines n’en sont pas revenus
Combien ont disparu, dure et triste fortune… Vous connaissez la suite. Or donc, l’autre soir, je me suis encanapé devant TF1 car j’avais mal assimilé le titre de l’émission avec les sept nains, les primaires de la droite et du centre. J’avais entendu: les fruits d’mer de l’adroite et du ventre… Je voyais déjà Maïté coacher Juppé qui nous présentait les huitres chaudes du bassin d’Arcachon et un petit Entre-deux-mers; CandidatsPrimaireDroiteCoppé et son Brie de Meaux au miel d’acacia; Fillon essayant de fourguer les rillettes du Mans à des gens qui ne mangent pas de porc. Bruno Lemaire, ancien ministre de l’agriculture, concoctant sous nos yeux ébahis, des pieds de mouton à la rouennaise; et Sarko, ancien premier flic de France, très à l’aise devant son poulet à la hongroise. Quand à Jean-Frédéric Poisson en catholique convaincu, il s’en sortait très bien avec ses pets-de-nonne. Et puis à la fin ce fut au tour de NKM, dont l’arrière-grand-père, André Morizet, l’un des créateur du parti communiste et maire de Boulogne-Billancourt a du se retourner dans sa tombe, elle se contenta de quelques macarons très prout-prout…
Grande fut ma déception car en vérité les recettes proposées sentaient le réchauffé, le déjà vu, le rase-gratis, le yaka faut qu’on, et le on va voir c’qu’on va voir…Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’amaranthe ne fait plus rire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du Bakouninisme éclairé et du filet mignon réunis, bonjour ! En ce huitième jour de vendémiaire, nous célébrons l’amaranthe (non, c’est pas Roselyne, la marrante…) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été cultivée pour l’alimentation notamment en Amérique Latine. Les graines l'amarantheétaient grillées et les feuilles consommées comme légumes verts. Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui s’exerça durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amaranthe a, presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). On me dit que les feuilles d’amaranthe se cuisinent comme les épinards; ce qui, j’en suis convaincu, vous en touche une sans faire bouger l’autre… Il y a aussi ce poème de Rimbaud qui commence comme ceci:

Plates-bandes d’amarantes jusqu’à
L’agréable palais de Jupiter.
-Je sais que c’est Toi, qui, dans ces lieux,
Mêles ton Bleu presque de Sahara!

Mais bon, le poète a-t-il toujours raison ? Et si le nez de Cléopâtre avait été moins long, le cours de l’histoire en eut-il été changé ? Et si la main de ma sœur ne s’était pas égarée dans la culotte d’un zouave, le pont de l’Alma verrait-il encore couler la Seine ? Allez, trêve de polémiques ermiteet retrouvons l’atmosphère bucolique, que dis-je, agreste, pastorale, champêtre, rurale, campagnarde qui caractérise l’ambiance que veut adopter ce blog. Tel un joyeux cénobite, depuis sa retraite, je me plais à vilipender les travers de notre société que les marchands du temple ont décidé de brader à l’encan. Quand bien même, ils trouvent dans la blogosphère quelques hérauts pour les défendre à tous crins, l’heure viendra où il leur faudra rendre compte devant le peuple souverain.

Bon, après une tirade comme celle là je peux aller faire ma pelouse. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Gardez la morale…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’isolexisme et du crabe mayo réunis, bonjour ! Voilà, nous sommes le Mardi 27 septembre 2016, 6è jour de vendémiaire dédié à la balsamine, jolie fleur s’il en est. Je sais, Ô leVendemiairettrés lecteurs, que vous n’ignorez rien des figures de rhétorique. Néanmoins, petit rappel : L’isolexisme est une figure consistant à réunir au moins deux mots ayant la même racine, dans le but de créer un mot nouveau, un effet emphatique ou comique. Exemple que l’on doit à ce cher Prévert : « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. »  J’adore les dames du calendrier républicain, je les trouve nettement plus accortes que celles du catalogue de La Redoute. Celle-ci adresse au vieux bouc qui l’accompagne un regard que d’aucun jugerait concupiscent alors que d’ordinaire c’est plutôt le contraire. L’observateur aguerri aura remarqué en effet, que ce dernier, de toute évidence, en veut à sa fleur…

Par ailleurs, connaissant votre passion pour l’observation de la chose politique, je sais que vous n’avez pas manqué de remarquer l’inflation PENTAX Imagede propositions pour revenir à l’école de Jules Ferry. La blouse grise, l’éducation civique, l’apprentissage dès 14 ans, l’internat, j’en passe et pas des meilleures… A propos de ce serpent de mer qu’est le thème, mille fois rabâché, de la morale à l’école, je me souviens de ce texte de Boileau qui sied parfaitement à nombre de blogueurs:

Muse, changeons de style, et quittons la satire :
C’est un méchant métier que celui de médire
A l’auteur qui l’embrasse il est toujours fatal
Le mal qu’on dit d’autrui ne produit que du mal.
Maint poète, aveuglé d’une telle manie,
En courant à l’honneur trouve l’ignominie ;
Et tel mot, pour avoir réjoui le lecteur,
A coûté bien souvent des larmes à l’auteur.

Médite cette pensée petit scarabée et continue néanmoins de visiter Les cénobites tranquilles. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

François de souche…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’apologue et de l’omelette au haddock réunis, bonjour ! Nous voici (déjà) le Samedi 24 septembre 2016, troisième jour de vendémiaire dans le calendrier républicain, dédié à la châtaigne. A franchouillardpropos de châtaigne, c’est pas l’envie qui me manque… Quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend comme le disait Jean Carmet, on ressent un désir irrépressible de distribuer des baffes. « Moi, quand on m’en fait trop je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile !» là c’était Blier dans les Tontons flingueurs. Je vous fais grâce des tribulations des amis du petit Nicolas et du petit François embourbés dans leurs histoires de primaire. C’est juste nauséeux. C’est à qui sera le plus gaulois, le plus nationaliste, le plus franchouillard, blanc, catholique et con à la fois…

Et chacun sort de son chapeau le dernier lapin blanc de la série: l’allégeance aux armes, le port de l’uniforme, le Guantanamo à la française, la création d’une garde nationale, la levée des couleurs en maternelle, les centres fermés, et puis les murs, les murs de l’exclusion, les murs de la honte, de la haine… Je mets trois points de suspension car là, je vous avoue, ça me la baille belle. Je me souviens défilé des écolesque dans les années cinquante, les maîtres d’école nous apprenaient à marcher au pas en chantant « la victoire en chantant nous ouvre la barrière… Un français doit viiiiiivre pour elle, pour elle, un français doit mourir ». C’était pour préparer le défilé de la fête des écoles, démonstration de la vitalité des écoles publiques face à la concurrence. Je revois encore monsieur Le L… et son béret basque, la cour de la communale et ses marronniers, son préau et la distribution de lait à la récré… 68 est passé par là et nous avons jeté aux orties les blouses grises et les chants martiaux. Mais Ciotti & consorts nous refont le coup de la patrie. Et pourquoi pas « Maréchal nous voila » pendant qu’on y est !

Non décidément, il se fait dans ce pays une politique aux relents nauséabonds et je ne vois guère se développer d’alternative, sauf peut-être ma cousine Bette qui s’est fait faire une indéfrisable…
Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.