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Prison 101…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la neige en hiver et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 Janvier 2020 qui correspond au quinzième jour de Nivôse dédié au lapin. En vérité, j’ai dagobertbien failli vous en poser un car je ne sais fichtrement pas de quoi je vais vous entretenir. Les fêtes sont derrière nous, l’actualité ne m’inspire guère et, rien à glander today au club des métaphores comme le disait Léo Ferré. Ah, le métier d’échotier n’est pas une sinécure madame Michu ! J’en connais qui vont fêter les Madeg. Madeg était un compagnon de Gwenneg. On suppose qu’il était l’un des nombreux frères du roi Judikael (roi des bretons qui fut soumis à l’allégeance par le bon roi Dagobert).

Or donc, amis lecteurs, de quoi donc vais-je « kaoser » ? Une fois que l’on a dit tout le bien que l’on pensait de ceux qui nous gouvernent; pesté contre les augmentations; vitupéré contre les brigands qui sont causes des guerres; accablé les mollahs, les rabbins, les curés, les pasteurs; asticoté les banquiers; étrillé les philosophes bleu cobaltGermanopratins; asticoté les pseudo-socialistes; vilipendé les pollueurs; asticoté les patrons du CAC 40; blasphémé envers Allah, Jésus,Vishnu, leurs prophètes et tous les saints; dénoncé les républiques bananières; pleuré sur la retraite des vieux; récriminé la-justice-de-mon-pays; tergiversé sur le bien fondé du vaccin pour tous; regretté le bon vieux temps d’avant que c’était mieux… Que reste t-il pour alimenter un blogue qui se veut quotidien sinon la poésie. Certains d’entre vous se souviennent peut-être de Annkrist et de son bleu cobalt, artiste d’origine brestoise, qui interprète ici Prison 101. Ce disque a été enregistré en 1975 je crois, c’est du blues à la mode bretonne.

https://youtu.be/4N3aoap785s

Allez, portez vous bien, gardez vos distances et à bientôt peut-être.

Je hais le Nouvel An…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR, Non classé

Amis de la charité bien ordonnée et du café-cognac réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 02 janvier 2020, treizième jour de nivôse dédié à l’ardoise, maen-glas en breton. On me dit que notre Préfet à la large caricaturecasquette (Lallement) n’a pas hésité à inscrire une citation de Léon Trotsky, fondateur de l’Armée rouge, sur la carte envoyée à ses relations pour leur souhaiter la bonne année: «Je suis profondément convaincu, et les corbeaux auront beau croasser, que nous créerons par nos efforts communs l’ordre nécessaire. Sachez seulement et souvenez-vous bien que, sans cela, la faillite et le naufrage sont inévitables ». Pour ma part, n’ayant pas trop le cœur à l’ouvrage, j’ai convoqué le camarade Gramsci pour vous parler du nouvel an…

« Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une solution de continuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette Gramsci-2-ses erreurs etc. etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser gramsci-533x421quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. Voilà pourquoi je déteste le Gramsci-3-nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant. » (Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!, édition de Turin, rubrique « Sotto la Mole ») Traduit par Olivier Favier.

Voilà pour débuter l’année. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sous les pavés…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la métempsycose et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour ! Voici donc le dernier jour de la dernière semaine de cette année 2020 qui n’en finit pas de disparaître avec son cortège d’emmerdements… Dans notre calendrier républicain, c’est le 11è jour de Nivôse, dédié au granite. A ne pas confondre avec Le Granit qui est une municipalité régionale du Québec (Canada) dans la région de l’Estrie. Son chef-lieu est Lac-Mégantic; étonnant, non !

Ah, je vous vois venir, pointilleux que vous êtes. Granit (e) ! Non, il ne s’agit pas d’une faute d’orthographe ; le mot « granite » existe bel et bien. Mais il n’a pas la même signification que son homologue sans « e ». Le terme « granite » est issu de la géologie. Il s’agit d’une roche pavé-68-300x204volcanique (ou magmatique – plutonique ) qui a une composition chimique et minéralogique très précise. Le mot « granit », quant à lui, vient de l’italien « granito », signifiant « grenu » (ou granuleux). Granit est donc un terme commercial qui reprend l’ensemble des roches dures, grenues et non poreuses, quelques soient leurs natures minéralogiques. Des granites, calcaires, grès, gneiss, brèches et conglomérats sont donc repris sous l’appellation générique de granit. Malgré leurs différences géologiques, tous les granits sont reconnaissables grâce à la présence de grains de cristaux mais aussi à leurs effets pervers sur le casque d’un pandore. A gauche (si j’ose dire) sur cette photo de Jean Pottier il s’agit des pavés de Mai 68 sous lesquels aurait du se trouver la plage…

https://youtu.be/NJDkUJD54N4

Je ne vous étonnerai pas en vous disant que ma préférence va au granite de Kersanton de la rade de Brest, très fin et très dur – Gris bleuté. D’autres vont préférer le granite de Le Saint (56) plutôt blond; Site naturel protegealors que certains vont apprécier Le gris de Moulin-Mer gris blanc. Et que dire du granite rose: La côte de Granit(e) rose s’étend de Trébeurden au sémaphore de Ploumanac’h. Vieux de 300 millions d’années, ce massif tire sa couleur du fort pourcentage de feldspath potassique qu’il contient. Heureusement pour l’office de tourisme, Ploumanac’h a rejoint Perros-Guirec lors de la création de la municipalité, en 1790. Toutes ces nuances se retrouvent dans les œuvres de nos sculpteurs qui peuplent aujourd’hui la vallée des saints sur la colline de Quenequillec à 230 m d’altitude, dans la commune de Carnoët (Côtes-d’Armor). Car en effet, comme le dit Emile Vaillant, lui même sculpteur sur granite: «  La Bretagne a vallée-02-300x156taillé dans le granite ses calvaires et ses saints et ceux-ci sont immortels ainsi que les dieux de l’Egypte antique. Ce n’est ni sur la pierre commune, ni sur l’airain, ni même sur le marbre, que les peuples doivent écrire leurs noms s’ils veulent le faire en caractères ineffaçables : c’est sur le granite, qui ne prend les empreintes que lentement et à force de peine, mais qui les garde.»

Et voila, Bloavez mad ha yech’ed mad d’an holl. Portez vous bien et à l’année prochaine peut-être.

Toubib or not toubib…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la pyrotechnie à l’italienne et des ortolans à la provençale réunis, bonjour ! En ce Mardi 29 décembre salpetre12020, outre le fait que nous approchons du moment fatidique où nous allons basculer vers 2021, nous honorons le 9è jour de nivôse du calendrier Républicain, jour consacré au Salpêtre (du latin Sal Petrae -le sel de la pierre). Le salpêtre, vous le mélangez à un peu de souffre et du charbon de bois et vous obtenez la poudre à canon. Ensuite, chacun fait ce qu’il veut…

Par exemple, se vacciner…ou pas !

Or donc, le vaccin de chez Pfizer et consorts n’en serait pas un. Serait-ce possible madame Michu ? On ne nous dit pas tout ! Si j’en crois quelques sources, généralement bien informées comme on dit à la DGSI, il s’agirait en fait de thérapie génique… J’explique. On va vous injecter un ARN messager (molécule fabriquée en laboratoire) qui va demander à vos cellules de produire une protéine appeléeplusieurs-vaccins «spicule» et qui se trouve à la surface du virus. C’est contre ces protéines que votre système va synthétiser des anticorps. Oups ! Génétique, modification, les dés sont jetés; agitez fortement et laissez faire les rézosossio. D’autant plus que les autorités anglo-saxonnes ont exonéré Pfizer de toute poursuite légale dans le domaine de la covid; cette immunité s’étendant même aux manufacturiers du produit. C’est pas moi qui le dit mais Nicolas Druz, membre de l’académie de médecine de New-York. C’en est assez pour virer complotiste avant la fin de l’année. Bon, rappelez moi le serment d’Hippocrate avant de sortir: Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion…

Allez, encore un effort et vous êtes en 2021. Merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Travaillez, prenez de la peine…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des grands espaces et du petit salé réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 11 décembre 2020 c’est à dire le 21è jour de frimaire habituellement dédié à l’érable à sucre, tabernacle…

Une légende amérindienne attribue la découverte du sucre d’érable à Nokomis, la grand-mère de Manabush, héros de nombreuses légendes indiennes. Nokomis aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à recueillir la sève. Manabush, constatant que cette sève était un sirop prêt à manger, alla trouver sa grand-mère et lui dit : « Grand-mère, il n’est pas bon que les arbres érableproduisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent ainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu’ils ne puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois et de passer des nuits à surveiller la cuisson du sirop. ». Il n’en dit pas plus long, mais, craignant que Nokomis ne fût indifférente à ses paroles et qu’elle n’omît de prendre des mesures pour empêcher les hommes de devenir paresseux, il grimpa au haut d’un érable avec un vaisseau rempli d’eau et en versa le contenu à l’intérieur même de l’arbre dissolvant ainsi le sucre qui se trouvait dans l’érable. Fable moraliste inventée par François Lenglet pour faire comprendre à tout un chacun que le revenu universel est une utopie et qu’avant de gouter aux bénéfices, il vous faudra travailler, suer sang et eau, prendre de la peine car c’est le fond qui manque le moins…

 https://youtu.be/6Uk_6ET_CxA

Et voila pour aujourd’hui. En attendant la suite, préparez vous au pire et à bientôt peut-être

Les Sabins de Noël…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’éclectisme et du chinchard poêlé réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 09 décembre 2020, 19è jour de frimaire dédié à la Sabine. C’est une sorte de chancerellegenévrier réputée extrêmement toxique. Rien à voir avec celles que Chancerelle met en boite depuis 1853 à Douarnenez… Les « Sabines à l’huile ». Bon, ben, ça commence mal; voila qu’il nous ressort son humour d’almanach Vermot. Hier monsieur faisait son intéressant en évoquant l’âme des poètes et aujourd’hui, patatras, il retombe dans ses travers en sortant la grosse artillerie, la blague de bout de comptoir, le jeu de mots à cent balles. Ma doue benniget !

Rien à voir non plus avec cette histoire que nous narra Tite-Live et qui est restée dans l’histoire sous le nom de l’enlèvement des sabines; épisode légendaire de l’histoire de Rome au cours duquel la première génération des hommes de Rome se procure des femmes en les enlevantPoussin_RapeSabineLouvre aux autres villes de la région, notamment aux Sabins. L’action se déroule à une époque où Romulus tente d’organiser la ville nouvelle de Rome et peine à y faire venir de nouveaux habitants. Cette histoire a inspiré de nombreuses œuvres d’art et va donner à de grands artistes l’occasion d’étaler leurs talents à l’instar de Nicolas Poussin (ci-dessus) où encore David. Bon, alors là, c’est le moment où le cénobite essaie de se rattraper en étalant sa culture… Vous savez ce machin qui ressemble à la confiture, moins on en a, plus on l’étale… Et voila, ça recommence. Comme disait mon aïeule qui n’était pas bégueule, chassez le naturel, il revient au galop.

Bien, je pense qu’il vaut mieux en rester là pour aujourd’hui, trop de digressions tue le charme de l’éclectisme. En attendant le prochain billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les amis de Georges (Perros).

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des causes désespérées et des cailles aux raisins réunies, bonjour! Nous sommes le Mardi 08 décembre 2020, 18è jour de frimaire dédié au Lierre… Alors que je perros-Dm’efforce de redonner un semblant d’organisation à ma bibliothèque (déménagement oblige) hier soir j’ai ressorti d’un des cartons qui encombrent le couloir, un vieux manuscrit de Georges Perros. Nostalgie peut-être de nos rencontres douarnenistes. Ce sont quelques feuillets griffonnés sur des bristols, dont il fit cadeau à mon aïeule, celle-là même que j’évoque souvent ici, pour la remercier de ses soins attentionnés (la bougresse était infirmière). Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cet inédit.

« On meurt de rire, on meurt de faim,  
On meurt pour blessure à la guerre,
On meurt au théâtre, à la fin
D’un drame où le ciel est par terre.
Il est cent façons de mourir.
Pour vivre on est beaucoup plus sage,
Il suffit de savoir moisir
Entre l’espoir et le fromage. »

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Travailler, c’est trop dur…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la métempsycose et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 30 novembre 2020, dixième jour de Frimaire dans le calendrier républicain, dédié à la pioche. Allez, une citation de ce cher Victor, pour finir le mois et oublier les paradoxes de la démocratie.  « Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. – Soyons l’humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie.  « Choses vues » (1887), dans œuvres complètes, Victor HUGO.

Puisque novembre s’achève comme il a débuté, sous la pluie, et devant bon gré mal gré nous rendre à l’évidence, nous constatons que ce fut une année sans trompettes où si peu, sauf peut être celles de la renommée que G. Brassens trouvait fort mal embouchées. Je parle des champignons bien entendu ! Nous n’irons plus au bois, d’ici le ne_travaillez_jamais02_web-212x300printemps prochain; par ailleurs ce refrain me fait penser que j’ai mes lauriers à tailler et je ne peux guère compter sur une belle pour aller les ramasser. Tiens, il y a vingt ans nous quittait Guy Debord: Ce chantre de l’internationale situationniste nous avait passionnés en 1967 en faisant paraître « la société du spectacle ». L’histoire s’acharne à lui donner raison. Il était de ces gens courageux qui s’étaient insurgés contre la guerre d’Algérie en signant, en 1960, le fameux manifeste des 121. En 68, avec Raoul Vaneigem, ils faisaient figures de véritable références pour tous ceux qui voulaient changer le monde. Il a choisi de mettre fin à ces jours en novembre 1994. Aujourd’hui, ses analyses nous seraient des plus profitables pour décortiquer la société « bling-bling » . Alors, en sa mémoire, juste une citation extraite de « Panégyrique » 1989.
« J’ai d’abord aimé, comme tout le monde, l’effet de la légère ivresse, puis très bientôt j’ai aimé ce qui est au-delà de la violente ivresse, quand on a franchi ce stade : une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps. »

Quand à votre serviteur, il s’en va vaquer à ses domestiques occupations; qui consistent à aménager son nouvel ermitage. Contre sens s’il en est car vaquer signifie justement ne rien faire; emprunté au le-chat-300x243latin vacare « être libre, inoccupé, vacant, oisif ». En vieux français, un vacant désignait un oisif, une personne en vacances, et celles-ci ont remplacé les vacations sauf dans le domaine judiciaire où elles désignent encore les périodes où les tribunaux interrompent leurs travaux. Dans la même famille on trouve aussi evacuare: faire le vide, en français moderne: évacuation. Tous ces termes venant du latin vacuus à qui l’on doit le mot français vacuité.

Bon, ben, dans quoi j’m’embarque là ? Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les mystères du zodiaque…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la lexicographie et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Jeudi 05 novembre 2020, dindonquinzième jour de Brumaire; et nos amis républicains et néanmoins révolutionnaires, qui avaient des idées sur tout et surtout des idées, en avaient fait le jour du dindon. A l’heure où je mets sous presse, outre-Atlantique, on ne sait pas encore lesquels, parmi les supporters de Trump et de Biden, seront les dindons de la farce car, comme disent les Yankees le jour de thanks giving: que la farce soit avec toi…

Tout à fait autre chose. 

Voici que  Martial Ménard vient de se livrer à un travail de titan: faire paraitre, quasiment seul, un dictionnaire français-breton de 51 000 entrées (ed. Palantines). Il y a 510 ans, jour pour jour, un certain CALVEZ, imprimeur àCalvez Tréguier, faisait lui, paraître le premier dictionnaire breton-français-latin: Le Catholicon. C’est un dénommé Jehan Lagadeuc qui eut cette riche idée et, il faut reconnaître que ça a pas mal marché. Les trégorrois ont toujours été forts dès lors qu’il s’agissait de primeur. Cinq siècles plus tard, des générations entières ont appris le français à travers un petit livre qui s’intitulait: « La vie des saints ». Ne pas s’étonner que les bretons d’aujourd’hui  leurs dédient une vallée entière…

Hier encore pour ma part, tristement confiné, je fêtais mon anniversaire et,vous allez voir comme les choses sont parfois étranges. BHLFigurez vous que que le monsieur ici caricaturé, est né un 05 novembre. Et en quelle année ? Je vous le donne en mille… En 1948. Avouez que je l’ai échappé belle. A quelques heures près j’aurais du assumer des accointances astrologiques avec ce germano-pratin endimanché. A choisir, je préfèrerais m’acoquiner avec la belle Arielle qui lui sert de compagne. Les voies du zodiaque sont impénétrables.

Allez, portez vous bien et à bientôt… Peut-être.

Libre pensée…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, HUMEUR

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Amis du contrepet et de la vache-qui-rit réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 30 octobre 2020, 9è jour de brumaire dédié à l’alisier (un coup a en faire des tonnes).

Par les temps qui courent, c’est peu dire que la laïcité fasse débat : « 800px-Émile_Combes_sépare_l'Église_et_l'ÉtatElle est attaquée, menacée. Marine Le Pen se présente comme une grande laïque, la gauche bien pensante parle de « laïcité ouverte », les catholiques de « laïcité apaisée », et la droite de « laïcité plurielle ». Mais, faut-il le rappeler, la laïcité n’a pas besoin d’être qualifiée. Elle est la sœur jumelle de la liberté de pensée et de la liberté de conscience et constitue avec elles, le fondement même de notre «vivre ensemble » républicain inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et rappelées dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Il semblerait que La notion de libre-pensée, soit apparue pour la première fois dans un discours de Victor Hugo datant de 1850 pour désigner un mode de pensée et d’action débarrassé des postulatslibre pensée religieux, philosophiques, idéologiques ou politiques, mais se fiant  principalement aux propres expériences existentielles du libre-penseur, à la logique et à la raison. Pour ma part, je vois sa naissance bien avant et précisément l’année 1600 considérée comme fondatrice de la libre-pensée moderne. Le 17 février 1600, à l’instigation du pape Clément VIII, l’ancien moine dominicain Giordano Bruno est brûlé vif pour hérésie. Par cruauté et afin de le réduire au silence, on lui a cloué la langue… Mais avant et après lui, dans toute l’Europe chrétienne, maints individus meurent sur un bûcher pour avoir soutenu une opinion qui s’oppose au dogme. Et oui, et pourtant, elle tourne ! Et voici qu’en 1905 est adoptée à l’initiative du député républicain-socialiste Aristide Briand La loigiordano concernant la séparation des Églises et de l’État qui stipule en son article 2: « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. […] ». Fin du concordat (sauf en Alsace Moselle, faut-il le rappeler…). Voila pourquoi, madame Michu, j’ai aujourd’hui, parfaitement le droit de critiquer, caricaturer, et même conchier les Dieux, les saints, les curés, les prophètes et tous leurs avatars; sans qu’un abruti bas du front ne décide de me raccourcir.

 

Merci d’être passé, vive la République et à bas les calottes.