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Que les Dieux m’tripotent…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la félicité et des nuits de Chine réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 17 juin 2017. C’est le 29è jour de prairial dédié à la pivoine, plante magique s’il en est (comme celle-ci à droite, réalisée par Yun Xhouping – XVIIè). Son nom vient du grec Paiôn qui était un dieu guérisseur. On lui doit le prompt rétablissement de Hadès et Arès de leurs blessures de guerre. Hyppocrate la prescrivait comme remèdepivoine pour bon nombre de maux de femmes « Remède qui attire les règles et qui les fixe. Ayez trois ou quatre graines de pivoine, noires ou rouges : pilez-les dans du vin et faites boire. ». Et Théophraste d’ajouter:  « Cette plante, doit être arrachée la nuit car si on l’arrache de jour, et que l’on est vu par un pivert en train de cueillir le fruit, on risque de perdre les yeux, et si on coupe la racine, on risque la procidence de l’anus ». Une procidence de l’anus ! Non mais, vous imaginez cela, madame Michu ? C’est le genre de truc qu’il ne faut souhaiter à personne même à son pire ennemi. Quoique…

Pour ma part, je suis pour l’heure fortement handicapé par une espèce de sorte de genre de torticolis qui se prolonge tout le long du bras et qui réduit mes activités au strict minimum. Si la Grèce avait ses dieux guérisseurs, la Bretagne avait ses Saints à l’instar de Hervé, Houarneau Saint-Hervé-205x300en breton, que l’on fête aujourd’hui. Il est le patron des bardes bretons (espèce en voie de disparition) et à laissé son nom à la commune de Lanhouarneau dans le Finistère. Il est invoqué pour les maladies des yeux, la guérison des peurs, des angoisses et de la dépression nerveuse, pour repousser les démons et protéger les chevaux. En Bretagne, saint Hervé a aussi la réputation de faire cesser les coassements des grenouilles. Sauf celles dites de bénitier qui vont le pas pressé porter l’andouille à leur curé comme chantait Glenmor, barde s’il en fut.  En revanche, je n’ai rien trouvé concernant le torticolis ou la procidence de l’anus…

Allez, je vais m’arrêter là, vous pouvez éteindre votre ordinateur et vous consacrer à une activité normale. Portez vous bien et à demain peut-être.

A la fin de l’envoi…Je tousse.

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis, bonjour ! Or donc, nous sommes le Jeudi 1er juin 2017, treizième jour de prairial dédié au pois. A l’heure où je m’apprête à rédiger le 3840è billet de ce blog, je Zo D'Axane cesse de me laisser surprendre, fort agréablement, par votre fidélité. J’avoue que parfois le doute m’habite (oui, bon…) mais une petite voix me suggère de poursuivre sur mon chemin vicinal à côté des autoroutes de l’actualité fréquentées par les grands médias. Je repense alors à cette citation de Zo D’Axa: « Celui que rien n’enrôle et qu’une impulsive nature guide seule, ce hors la loi, ce hors d’école, cet isolé chercheur d’au-delà ne se dessine-t-il pas dans ce mot : L’ENDEHORS ? » .

En vérité, il s’appelait Alphonse Gallaud de la Pérouse. On le connaît comme anarchiste, pamplétaire, anti-militariste et journaliste. Il était descendant du fameux navigateur La Pérouse, sa sœur Marie, sculptrice et grande voyageuse, visita le Tibet, déguisée en homme, avant Alexandra David-Néel. On lui doit, outre des ouvrages renommés sur le bouddhisme, de magnifiques bronzes représentants des têtesbretonne de bretonnes comme celle-ci. Mais c’est là une autre histoire… De bronzes et de bonzes ! Mais où en étais-je ? Ah oui, la solitude du blogueur de fond, en dehors des courants, détaché des contingences, rivé à son clavier comme le birinig à la roche, il ne sait pas vraiment pourquoi ni pour qui il écrit. Ses billets sont autant de lettres mortes qui, à l’instar des feuilles du même nom, se laissent disperser au gré des vents portants et il bénit l’écho qui lui revient par le biais d’un commentaire, amusant, sympathique, critique, doux-amer, cruel ou dithyrambique. Fin de l’envoi.

Allez, merci à vous de passer par ici de temps en temps, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bouvard & Pécuchet…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Nous sommes donc le Vendredi 19 mai 2017, Zant Erwan evel just, mais c’est aussi, je sais que vous l’attendez, le 30 de Floréal, jour habituellement consacré à la houlette dans le calendrier républicain. Le premier qui dit houlette russe est à l’amende. La houlette donc est cehoulette fameux bâton de berger (pas le saucisson) appelé aussi crosse. D’ailleurs il est symbolisé par la crosse que porte les évêques pour rappeler qu’ils sont pâtres au milieu de leur troupeau. « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ta houlette et ton bâton me rassurent. » (Livre 19. Psaume 23:4). Encore qu’il ne convienne pas de confondre le pâtre et le berger. Le premier menant toutes sortes de bête à pâture alors que l’autre ne s’occupe que des ovins. Etonnant non ! C’est encore, et depuis plus longtemps, le Heq que porte Osiris accompagné du fouet.

Expliquez moi pourquoi les républicains ont jugé bon de le mettre dans leur calendrier… Toujours est-il que l’expression est restée dans le langage populaire: Telle activité se déroule sous la houlette de… Mais, là encore, n’en profitez pas pour confondre l’égide et la houlette. Par exemple, les interventions des occidentaux pour chasser terroristes et méchants dictateurs et les remplacer par leur démocrassie se déroulent la plupart du temps sous l’égide de l’ONU mais régulièrement sous la houlette de l’OTAN. Ainsi vont les choses de la vie: on entretient le flou, l’ambiguïté, on confond aisément le vrai et le faux. Tenez, longtemps le Sous_légide_de_Marspetit peuple a cru que les socialistes étaient de gauche et que la transition énergétique consistait à remplacer la vieille gazinière par un four à micro ondes. Mais revenons à notre égide. Ceux qui ont fait un peu de Grec ancien dans leurs tendres années se rappellent peut-être que le mot est tiré de aigís qui signifie peau de chèvre. Nous voilà bien avancé… En quoi être placé sous une peau de chèvre pourrait-il bien nous être d’un quelconque secours? C’est la mythologie qui nous donne l’explication tant attendue. Quand il était petit, Zeus se nourrissait du lait d’une chèvre portant le doux nom d’Amalthée. Quand l’animal mourut, Zeus récupéra sa peau et l’ajouta au puissant bouclier qu’Héphaïstos lui avait forgé. Notez bien que son égide, Zeus ne s’en sert pas uniquement pour se protéger… Il lui suffit de le secouer un peu pour déchaîner les éléments et semer la terreur chez les pauvres Humains. L’Illiade nous présente d’ailleurs un petit aperçu de la puissance du maître des Dieux:

    « Un jour viendra où périront et la sainte Ilion
    Et Priam et le peuple de Priam, le bon lancier,
    Et où Zeus, le Cronide, ce grand prince de l’éther,
    Outré de cette félonie, agitera sur tous
    Sa sombre égide. »

Hopala Chapalain, comme disait mon aïeule, c’est pas parce que c’est la saint Erwan qu’il faut se croire autoriser à pérorer comme Pécuchet dans un diner en ville. Allez, merci de votre indulgence, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La bourrache et paturache…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la météorologie et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 12 Mai 2017, et, allez savoir pourquoi, cette période que de joviaux jardiniers avaient baptisé Les saintes glaces, saints-de-glace-150x150est, subito, devenue; les saints de glace… Mamert, Pancrace et Gervais medium qui sont censés annoncer l’ultime retour du froid avant les beaux jours. Ils donnent lieu à tous les dictons que vous connaissez, mais, en Bretagne, c’est saint Yves qui est considéré comme le dernier saint de glace. Cela donnait l’occasion à mon aïeule, qui ne pouvait jamais faire comme tout un chacun, de nous en servir un, de dicton, des plus croquignolets: craignez le petit Yvonnet, c’est le pire de tous quand il s’y met ! Vous voilà prévenus…

Quand je vous aurai dit que ce Vendredi est le 23è jour de Floréal dédié à la bourrache, vous saurez presque tout. Sauf à rajouter qu’au Moyen-âge, la bourrache, était considérée comme une plante magique et aphrodisiaque et qu’elle donnait de l’assurance et de la hardiesse dans les entreprises amoureuses. Un rameau de bourrache fleurie, permet au séducteur de remporter le succès auprès d’une femme. Ceci permettait à mon aïeule, jamais en manque d’un mauvais calembour, de rajouter: la bourrache et paturache sont les deux mamelles de la Franche. Étonnant, non ? Elle n’avait pourtant rien d’auvergnat étant bretonne31-05-FestDeiz-web-Nono élevée au leurre salé (non, non, y’a pas de coquille) et maîtrisait l’art de la bourrée autant que celui du jabadao. La bourrée et le jabadao étant, comme vous le savez, deux danses populaires et néanmoins régionales qui se pratiquent encore dans les veillées des uns et les festou-noz des autres. A tel point que devant une telle richesse, l’UNESCO, canal historique de la culture Onusienne, a décidé d’inscrire le fest-noz au patrimoine immatériel de l’humanité. Je n’ai rien contre l’accordéon mais, c’est pas demain qu’on verra la bourrée auvergnate faire l’objet de tant d’attentions de la part de l’UNESCO. J’ai bien connu une auvergnate chez qui la bourrée était devenue une seconde nature; surtout en fin de semaine, mais ça, c’était avant.

Allez, cela suffira pour un vendredi matin, il faut que je prépare ma pâte à crêpes. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

De débattre mon coeur s’est arrêté…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 03 Mai 2017 c’est à dire le 14 de floréal, dédié au chamerops, encore nommé le 300px-StEventpalmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la méditerranée mais que l’on retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige. Certains vont souhaiter une bonne fête aux Evans, prénom rare du latin Eventius «dénouement». Prêtre chrétien, il est arrêté, livré aux flammes, et meurt décapité en 119. Si, à Lannebert (22), il est statufié en prêtre au-dessus de sa fontaine, il est, à La Malhoure (22), représenté en vêtements sacerdotaux, coiffé d’une barrette et tenant une palme à la main. On l’invoquait, à sa fontaine, pour guérir les coliques des jeunes enfants; en reconnaissance d’une guérison, les mères venaient déposer un bonnet au-dessus du bassin..

Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’elle fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous de Léon Blum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève !
Souvenons nous des congés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la congés-payéssemaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chômage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte… C’est pas interdit de rêver ! Aujourd’hui, le petit peuple va se retrouver par millions devant la sainte télé pour assister au match entre les deux finalistes de l’élection présidentielle. A gauche de l’écran, le représentant de la Macronésie, dents blanches haleine fraîche et qui bénéficie du soutien du beau monde et de la Hollandie réunie. Avec lui, on change tout mais on touche à rien. A l’extrême droite la fille de son père, string bleu-marine, casaque bleu blanc rouge. Avec elle, je sors de l’Europe, je sors de l’euro, je sors mes griffes, je sors le dimanche soir ça fait plus chic. La rencontre sera arbitrée par madame St Cricq de la Deux, alias: ce qu’il faut en penser. Croyez vous que je sois jaloux, pas du tout, pas du tout…

Allez, portez vous bien, à demain peut-être et vive le p’tit commerce.

En Mai fais ce qu’il te plaît…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR, TRADITION

Amis de la blanche hermine et du kig ha farz réunis, bonjour ! Votre calendrier des postes ne vous trahit pas, nous sommes bien le Lundi 1er mai 2017, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin. Le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais c’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan.

Or donc, ce 1er mai  les prolétaires du monde entier, répondant aux vœux du grand père Karl et du grand oncle Vladimir, ignorant souvent les martyrs de Haymarket, s’unissent religieusement devant leurs petits écrans pour suivre les avatars d’un prince de la perfide Albion ou se 1er-Mai-228x300pâmer devant vingt et deux bonhommes en short à moins qu’ils n’aient les yeux de Chimène pour la gagnante endimanchée d’un télé-crochet à deux balles… Alors que les anciens Celtes fêtaient Beltan (le feu de Bel), saluant la lumière et la connaissance, leurs descendants décérébrés du XXIè siècle se complaisent devant les atermoiement des millionnaires en culottes courtes du PSG ou l’insoutenable spectacle du dernier voyage de mystiques népalais quand ce n’est pas celui de ces étranges étrangers, migrants vers nos eldorados comme on s’embarque pour l’Olympe éthéré, là où festoient les saints, les anges et tous les élus.

Dans les siècles passés, cette frénésie de la célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les feux-de-beltan-300x202envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le disait fort à propos mon aïeule: « y-a pas d’mal à faire le mai !» .  L’église chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres, jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la vie par une célébration de la virginité et de la chasteté… C’est-y pas malheureux !  

Faut-il que les capacités intellectuelles et spirituelles de notre pauvre humanité en soient réduites à leurs plus simples expressions pour que nous soyons condamnés à de telles extrémités. Ce spectacle des foules apoplexiques devant les contes de fées aurait tendance à me renforcer dans mes certitudes, au risque d’y perdre mes illusions: ces gens là ont vérité-mensonges-300x220ce qu’ils méritent !!! Faut-il que les médias, publics et privés, soient définitivement aux ordres de l’oligarchie régnante pour que par milliards, oui, par milliards, la gent humaine s’ébaubisse de la sorte devant les fastes de la royauté, l’apparat de la papauté, les prétentieux falbalas des puissants de ce monde. Faut-il que notre éducation, en laquelle Jules Ferry voyait le creuset de l’émancipation, ait échoué dans ses missions, pour que l’aveuglement des masses atteigne un tel niveau himalayesque. Alors que dans une semaine le peuple souverain va devoir choisir son prochain président; je continue à m’interroger sur ses capacités à exercer ce droit, alors que son niveau de réflexion est à peu près égal à celui d’un buffet de cuisine.

J‘en étais là de mes réflexions lorsque j’ai aperçu le petit marchand de muguet sur son coin de trottoir… Ah, tradition, quand tu nous tiens ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Troubles de l’élection…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la métempsychose et des œufs en meurette réunis, bonjour ! Nous voici le Vendredi 28 avril 2017, neuvième jour de Floréal dédié à la Hyacinthe; excepté en Bretagne où l’on fête les Loudiern Déclinaisons du prénom breton : Louziern – Louthiern. Anachorète et néanmoins irlandais, il aurait évangélisé la région d’Alet (St Malo). « Lou », en celte, signifie lumière, et « thiern » signifie chef.

Or donc, nous y voilà ! Le petit peuple est appelé à donner de la voix; il lui faut choisir entre Marraine la pine et Tintin au Congo. Diantre, quel dilemme cornélien. J’ai failli utiliser le terme choix cornélien, mais il eut été inexact puisqu’un choix doit impliquer plusieurs possibilités, tandis qu’un dilemme ne propose que deux possibilités qui s’excluent l’une de l’autre. Je rappelle au passage qu’avant que le sieur Voltaire ne s’en rêves urnesmêlat on écrivait choix corneillien avec deux L (lettre à Chauvelin, 1764 (Littré). Hier, des manifestants rennais défilaient au cri de : ni Marine, ni Macron – Ni patrie, ni patron ! à croire qu’il y a des anars chez les communicants. Certains d’entre vous se souvienne peut-être de la formule prêtée au candidat communiste à l’élection présidentielle de 1969, Jacques Duclos, qui avait estimé avec son accent inimitable que choisir entre Poher et Pompidou (blanc bonnet et bonnet blanc) c’était choisir entre « la peste et le choléra ». On nous invite donc à rejouer la même comédie qu’il y a 15 ans. Dans le rôle de l’épouvantail, la fille du père. Et dans le rôle du républicain de service : Macron. Un autre Emmanuel, Todd nous avait prévenus en 2008 dans son ouvrage « après la démocratie ». Le maintien du système économique au sein d’une Europe ultralibérale nécessite la disparition de tout risque démocratique et l’installation d’une oligarchie inamovible. Quand au front républicain, si l’objectif est vraiment de faire barrage au FN c’est idiot et c’est trop tard. C’est durant ces trente dernières colucheannées qu’il aurait fallu appliquer des politiques économiques, institutionnelles et sociales qui ne laisse pas une part de la population toujours croissante au bord de la route et finalement ne la pousse dans les bras du FN. L’argument du Front républicain est littéralement débile et ne tient pas la route une demi-seconde. Le Front national pourrait décrocher tous les leviers de pouvoir que l’élite et notamment le monde de la finance, de la haute bourgeoisie ne s’en porterait pas plus mal pour autant. C’est évidemment le peuple qui aurait à en pâtir et notamment les plus pauvres d’entre nous. Aucun régime d’extrême droite n’a jamais été favorable au peuple, de Franco à Pinochet en passant par Mussolini ou les colonels grecs. Le 07 Mai m’entendra donc répéter; élections piège abscon…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bis repetita placent…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’ésotérisme et de la lessive St Marc réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 25 avril 2017, sixième jour de Floréal dédié à l’ancolie dans le calendrier républicain. Néanmoins soyez indulgent envers ceux qui vous diront qu’en réaliArcane-Arcana-21-monde-worldté nous sommes le vendredi 6 Palotin 144 – Ste Oneille, gourgandine; ce sont des pataphysiciens. Quand aux bretons bretonnants de Cornouaille et de Léon, ils sont persuadés qu’aujourd’hui marque la St Gourloez… Mais, le calendrier du facteur lui, indique bien St Marc. Il faisait partie de la bande des quatre évangélistes et on le trouve représenté par le lion sur l’arcane 21 du tarot: Le Monde. En fait, on devrait dire la carte 22, considérant qu’il existe une carte non numérotée dans le jeu. Ce bestiaire ( l’ange pour Matthieu, l’aigle pour Jean, le taureau pour Luc et le lion pour Marc.) entoure aussi le fameux carré magique  dit du Notre Père : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS que ceux qui ont des yeux voient, que ceux qui ont des oreilles entendent… Mais que tous pensent, trouvent… mais se taisent !

Ainsi donc, les français se sont exprimés et ils nous proposent un match retour entre Le Pen et Macron ! Après Chirac Le Pen, bis repetita placent. Pensez vous que les électeurs (soi disant de gauche) qui avait voté Chirac à l’époque, pour faire barrage au FN… se souviennentMacron GAD comment ils se sont fait envaseliner ? Que nenni, l’histoire va se répéter et Macron 1er va s’installer sous les ors de la République et sous les applaudissements d’une foule En Marche. En marche peut-être mais, en marche arrière assurément. Comment faire confiance à un type qui baptise son mouvement de ses propres initiales EM. Comment confier les clés de la maison France à un type soutenu à la fois par Robert Hue, Bayrou et BHL ?

Allez, vous en r’prendrez bien pour cinq ans…

Au retour du chat noir…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la tradition et du café-cognac sans café, bonjour ! Nous sommes le Lundi 24 avril 2017, lendemain d’élection; c’est vous dire que les choses ne traînent pas et c’est le cinquième jour de Floréal dédié au rossignol. Ah, Luis Mariano ! Vous vous souvenez: il était une fois, une fille de roi, au cœur plein de tristesse…Il y a quelques temps j’avaisnawak-le-pen-e1492099037398-810x759 utilisé une litho de STEINLEN pour illustrer un billet sur le « guillotinage » des membres de la bande à Bonnot. Une lectrice me demande s’il s’agit du même Steinlen que celui à qui l’on doit les affiches « du Chat noir » célèbre cabaret Montmartrois. Et bien oui c’est le même. Ce dessinateur, peintre, graveur d’origine Suisse, ami de Toulouse-Lautrec et d’Aristide Bruant, vouait une véritable passion à ce noble animal et l’a dessiné sous toutes les coutures, si j’ose écrire.

Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités, qui alors ne manquaient pas à Montmartre, il décrivit des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. 683491-minute-silence-geluckMais ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés. Par ailleurs il fut aussi le spécialiste des chats qu’il décrivit sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère. Comme tous les autres artistes picturaux, il ne dédaigna pas non plus la représentation des femmes nues, à la différence de Léautaud qui aimait bien les chats mais pas trop les femmes… Il faudrait interroger Geluck sur cette relation au chat ou encore Siné pour ces célèbres séries.

Allez, gardez l’espoir, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les amours de Cassandre…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’humanisme et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 21 avril 2017 et, que les dieux m’tripotent si j’mens, nous serions le  deuxième jour de Floréal dédié au chêne. J’ai pourtant rencontré un fieffé pataphysicien qui m’a affirmé sans honte qu’en vérité nous étions le Lundi 2 Palotin 144 Fête des Écluses. Et quand je vous aurais dit que mes voisins fêtent benoitement la saint Hamon, dont la légende nous dit qu’il s’agit d’un chevalier qui revint de Palestine porteur de la lèpre et que les paroissiens laissèrent sans Cavanna mignonne allons voir si la rosesoins; (Mal leur en pris car les pis des vaches se tarirent aussi sec, si j’ose dire). Enfin si vous consultez le calendrier du facteur vous verrez que c’est la St Anselme et, vous serez en mesure de vous faire une petite idée de la diversité calendaire de notre joyeuse humanité, poil au nez. Tiens, à propos de poésie, saviez vous que Pierre de Ronsard, clerc et aumônier ordinaire du roi François 1er, avait 20 ans quand il rencontra, le 21 avril 1545, à Blois, lors d’un bal, la fille du banquier italien  Salviatti. La belle a 14 ans et se prénomme Cassandre. Le jeune homme se prend d’amour pour elle mais ne peut rien en attendre car il est déjà tonsuré et ne peut se marier. Il lui dédiera le recueil Les Amours de Cassandre (paru en 1552, il en existe une réédition illustrée par Dali) il existe aussi un fameux bouquin de Cavanna portant sur ses amours pour la langue française.

«Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil… »

Allez, merci de passer par ici, portez vous bien et à demain peut-être.