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Le Grevisse de la fin…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la mémoire en chantant et de la cotriade réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendre300px-StJudicaeldi 11 octobre 2019, 20è jour de Vendémiaire dédié au pressoir. En Bretagne, on fête (ou pas) les Gwinien qui n’était autre que le frère du roi de Bretagne Judikael, septième siècle. Il était le fils aîné de Judael et régna à la suite de son frère Haeloc; puis il devint moine après avoir renoncé à la couronne.

Mon secrétariat me fait remarquer que de nos jours, le point-virgule n’est plus (ou presque) employé en français. Et pourtant: C’est pour « disséquer les phrases » que le point-virgule devient le roi de la ponctuation moyenne. On en use et on en abuse au XIXe siècle; particulièrement dans les textes officiels. Le point-virgule marque une pause de moyenne durée. Il se place, en principe, entre des propositions indépendantes mais reliées par une même action et faisant partie d’une même idée. Ceci dit, l’emploi du point-virgule se rapproche souvent de celui d’une grevissesimple virgule. Tout est affaire de sensibilité, certains auteurs pensent même que c’est un signe superflu. Que nenni ! Pour ma part, peut-être à cause de mon amour immodéré pour le jazz, j’entends continuer à utiliser ce signe qui apporte du rythme à la phrase. La virgule, outre son emploi scatophile dans les édicules publics, est trop sage; Grabrielle Marquet disait: «la virgule m’est très familière; je l’aime; elle est aux mots; au cœur d’une phrase, comme un écrin…» Le point quand à lui se fait brutal; imaginez un point dans la figure de style! Comme le dit Danielle Sallenave (de l’Académie française) le point donne au récit un ton d’énumération laconique et brutale qui ne convient pas à un propos fait de distance et d’ironie légère; et elle poursuit en disant: «Le point-virgule non seulement convient, mais il est indispensable. Il laisse à la phrase le temps de s’épanouir, il évite de rompre l’unité de la pensée par la multiplication des phrases courtes.» Le point-virgule lui, est plein de créativité, de souplesse, il ouvre une porte sur l’imagination. Jamais Proust n’aurait pu écrire des phrases longues comme des jours sans pain sans l’utilisation du point-virgule. Dans son Traité de la ponctuation française, Jacques Drillon écrit : « Le point-virgule atteste un plaisir de penser. » Epatant, non !

Allez, voila pour l’humeur du jour. Le bonjour vous va, portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est un méchant métier que celui de médire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la physique quantique et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 27 Septembre 2019, sixième jour de Vendémiaire dédié à la Balsamine. Cette espèce (comme d’autres espèces voisines) doit son nom d’impatiente à la forte réactivité de son fruit au toucher : la capsule mûre explose quand on veut la saisir et peut projeter lesbalsamine1 graines à quelques mètres. La Balsamine dite de l’Himalaya elle, a adpté un caractère invasif sur le bord de nos rivières (le Dourduff et le Lapic). Le Syndicat mixte du Trégor mène une campagne de lutte contre la Balsamine et les plants présents au bord des cours d’eau seront arrachés ou fauchés. Cette opération, menée pendant trois années successives, doit permettre d’éradiquer la plante. Bref, une peau de vache déguisée en fleur comme le chantait ce vieux Georges.

https://youtu.be/lUIdj4FqRjs

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir.

Connaissant votre passion pour l’observation de la chose politique, je sais que vous n’avez pas manqué de remorale et politiquemarquer l’inflation de propositions pour revenir à l’école de Jules Ferry. La blouse grise, l’éducation civique, l’apprentissage dès 14 ans, l’internat, l’uniforme, j’en passe et pas des meilleures… A propos de ce serpent de mer qu’est le thème, mille fois rabâché, de la morale à l’école, je me souviens de ce texte de Boileau qui sied parfaitement à nombre de blogueurs:

Muse, changeons de style, et quittons la satire : 
C’est un méchant métier que celui de médire
A l’auteur qui l’embrasse il est toujours fatal
Le mal qu’on dit d’autrui ne produit que du mal.
Maint poète, aveuglé d’une telle manie,
En courant à l’honneur trouve l’ignominie ;
Et tel mot, pour avoir réjoui le lecteur,
A coûté bien souvent des larmes à l’auteur.

Médite cette pensée petit scarabée et continue néanmoins de visiter Les cénobites tranquilles. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A Droite toute…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des « cénobites tranquilles » et des PTT réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 septembre 2019 et pour nos amis républicains racismec’était le troisième jour de Vendémiaire, dédié à la châtaigne, ce qui n’est pas une raison suffisante pour s’échanger des marrons. Quoique… C’est pas l’envie qui me manque… Quand on voit c’qu’on voit pis qu’on sait c’qu’on sait, ben on a meilleur temps d’penser c’qu’on pense et pis d’ne rien dire ! Et pourtant, vous, je ne sais pas mais pour ce qui me concerne, je ressens un désir irrépressible d’éparpiller façon puzzle, de dynamiter, de disperser, de ventiler, de distribuer des baffes, des mornifles, des beignes, des mandales, des bourre-pif et autres talmouses. Mais, sur les conseils de mes médecins (oui, j’ai plusieurs médecins) je m’oblige à la zénitude.

Les politicards décidément n’ont aucune imagination et dès qu’ils craignent de se faire doubler sur la droite, ils nous refont le coup de la patrie en danger. Voila pourquoi, à l’approche des échéances électorales, Emmanuel 1er en appelle à la vigilance face à l’immigration. Et pourquoi pas « Maréchal nous voila » pendant qu’on y est! La gent politique classe victor Hugo 1952m’horripile, me sort par les trous de nez, me dégoûtationne, m’agace, m’exaspère et, in fine, me donne de l’urticaire. Je me souviens que dans les années cinquante, les maîtres d’école nous apprenaient à marcher au pas en chantant « la victoire en chantant nous ouvre la barrière… Un français doit viiiiiivre pour elle, pour elle, un français doit mourir« . C’était pour préparer le défilé de la fête des écoles, démonstration de la vitalité des écoles publiques face à la concurrence. Je revois encore monsieur Le L… et son béret basque, la cour de la communale et ses marronniers, son préau et la distribution de lait à la récré… 68 est passé par là et nous avons jeté aux orties les blouses grises et les chants martiaux. Mais, chassez le nationalisme, il revient au galop !

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Leçon d’économie…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la Beat génération et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 14 septembre 2019 et certains persistent à penser que nous sommes le 28 de fructidor qui, comme chacun le sait, était le jour du maïs. C’est la Ste Croix et, comme disait mon aïeule: A la Sainte Croix, cueille tes pommes et gaule tes noix ! Une flemmingite aiguë (jamais compris pourquoi on mettait le tréma sur le «e») m’ayant sournoisement rattrapé, je vous sers un billet réchauffé.

La crise expliquée à mon petit-fils.

Un homme portant cravate (c’est important) se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il l'ane-1-achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendit les bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village. Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l’unité.

Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent. Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés. Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le la crise le chatremboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune. Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne traça pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement. Voyant sa note en passe d’être dégradée et prise à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes. Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.(inexcusable:je ne me souviens plus de la source.)

Quand on vous dit que l’économie c’est simple comme tout… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’orange amère…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’entente cordiale et du couscous au poulet réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 12 septembre 2019, 26è jour de fructidor dédié à la bigarade (le premier qui ditdj99_bigarade_fs_map bigarade du Tigre est à l’amende). Le bigaradier est un petit arbre de 3 à 10 mètres, épineux, à feuilles persistantes, à fleurs très odorantes, aux fruits comestibles mais amers; la fameuse orange amère chère au poète. Dédions celui-ci de poème à Jean-Yves, fidèle lecteur et néanmoins ami, qui fête aujourd’hui son anniversaire en cette bonne ville de Nantes.

https://youtu.be/EWqWLagYoM4

J‘apprends à la lecture de mon quotidien préféré, que la cote de Emmanuel 1er est en train de remonter. Étonnement et stupéfaction de ma part qui pensait que les français avaient enfin compris qu’ils s’étaient fait rouler dans la farine. Et bien pas du tout; il faut croire que la bêtise est vraiment ce qu’il y a de mieux partagé en ce bas monde. Il est vrai, comme le disait Jean-Pierre Chabrol que: « La bêtise a ceci de commun avec les maladies jean-pierre-chabrol1-238x300vénériennes, c’est qu’il est très agréable de l’attraper » c’est sans doute ce qui fait son succès. J’ai eu le bonheur de rencontrer le bonhomme dans les années 70 et j’en garde un souvenir particulièrement marquant. Cet ancien maquisard était devenu conteur, romancier (lisez « les colères des Cévennes » chez Grasset je crois) il avait même tâté du cinéma (avec Costa Gavras si j’ai bonne mémoire) le visage buriné comme les monts de Lozère qu’il aimait tant, il vous entraînait dans ses récits et vous offrait un voyage dont on revient rarement indemne. Écolo avant l’heure, éveilleur des consciences, gardien des milles et une nuits de la culture universelle, ce paysan Cévenol était à lui seul une leçon de vie. En scrutant les gesticulations des princes qui nous gouvernent, il aurait sorti de sa besace un dicton dont il avait le secret, un adage qu’il aurait attribué à quelque vieux berger de ses montagnes et aurait continuer de bourrer sa pipe comme si de rien n’était.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quand on voit c’qu’on voit…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’égalité des sexes et des sœurs Tatin réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 05 Septembre 2019, 19è jour de Fructidor dédié à la Tagette.

Ces jours ci, le gouvernement fait grand bruit autour de la question des féminicides. On parle de Grenelle, de grande cause nationale, bref, on va voir c’qu’on va voir. Féminicide ! Encore un mot valise dont s’emparent les médias. C’est tendance coco; c’est comme homophobie, les ultrasou islamophobie, c’est mode. De mon temps, comme dit l’autre, le mot phobie désignait une peur irrationnelle: agoraphobie, claustrophobie, etc. Aujourd’hui, on suspend un match de fouteballe au motif que des slogans homophobes parcourent les gradins. Mais que je sache, on parle de haine, de rejet, d’exécration; qu’est-ce que la phobie vient faire la dedans ? C’est d’autant plus affligeant que le terme Homo provient du grec « homoios » signifiant « semblable » et non, selon la croyance répandue, du latin « homo » signifiant « homme ». Phobie vient lui aussi du Grec phobos, signifiant crainte. L’homophobie serait donc, textuellement: la peur de son semblable. Et pan, sur les bas du front qui alimentent les cohortes de supporteurs décérébrés.

De la Grèce à l’Olympe, il n’y a qu’un pas…

Le 5 septembre 1791, Olympe de Gouges présentait la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Ce texte devait être présenté à l’assemblée Nationale le 28 octobre de la même année. Ainsi se voyait dénoncé le fait que la révolution oubliait les femmes dans son projet de Olympe-D-liberté et d’égalité.  La phrase la plus célèbre de sa Déclaration est : « La Femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Cette Déclaration restera sans valeur légale car ce projet fut refusé par la Convention à laquelle elle avait été proposée et restera à l’état de projet. D’une part, elle n’a paru qu’en cinq exemplaires et a été politiquement complètement ignorée tandis que, de l’autre, il a été dit que « la Déclaration a fait sensation dans toute la France, et même à l’étranger. » Il faut attendre 1840 pour que quelques extraits de cette Déclaration soient publiés, et l’intégralité du texte ne l’a été qu’en 1986, par Benoîte Groult.

Allez, c’est la rentrée et, je vous l’avais dit, le soleil est à nouveau au dessus de nos têtes…Vivement l’hiver ! En attendant, soyez remercié de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un vent de Panic…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’agriculture biologique et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 29 juillet 2019, autant dire, le 11ème jour de thermidor et, surprise, c’est le jour de la panic… Pas de quoi s’inquiéter pour autant, il s’agit d’une plante herbacée cultivée dans certaines contrées paniccomme céréales alors qu’ailleurs on la considère comme une vulgaire mauvaise herbe. C’est-y pas triste… Et pourtant, cette plante pourrait constituer selon une étude publiée en 2008 une source intéressante d’agrocarburant grâce à un bilan écologique et énergétique bien meilleur que celui du maïs selon Hen Vogel et ses associés (il produit 540% d’énergie par rapport à l’énergie fournie pour le produire). C’est pas beautiful ça mes body boys ? Certes l’environnement est chose sérieuse pourtant je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cette pensée que l’on doit à Geluck, le dessinateur du chat: « en Amazonie on détruit chaque jour l’équivalent de 60 terrains de foot de forêt… C’est pas sérieux, y-aura jamais assez de joueurs!« 

Habituellement, après cette courte introduction, je rédige un petit billet. Et bien aujourd’hui… Non. Le temps me manque car, j’ai rendez-vous avec un spécialiste de la réhabilitation vestibulaire. Rien à 6835-vertige_machinevoir avec le type chargé de refaire les peintures dans le corridor. Non, il s’agit d’un genre de mécano supposé capable de remettre en état de marche le gyroscope qui se trouve dans l’oreille interne et qui vous permet de marcher droit. Il se trouve que depuis quelques temps j’ai une tendance au tangage (séquelle de mon AVC ?) qui me fait marcher a dreuz comme dirait mon aïeule. Bon, ben ça m’apprendra à toujours vouloir m’écarter du droit chemin.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

De tout et de rien, surtout de rien…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 25 Juillet 2019, septième jour de thermidor dédié à l’armoise (le premier qui dit l’armoise à pharmacie est à l’amende).

Alors que j’hésite sur le thème de ma chronique quotidienne, me  remonte à la mémoire ce texte de Stendhal:
« Pourvu qu’on ne plaisantât ni de Dieu, ni des prêtres, ni du roi, ni des gens en place, ni des artistes protégés par la cour, ni de tout ce qui est établi, pourvu qu’on ne dît du bien ni de Béranger, ni des journaux de l’opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de tout ce qui permet un peu de franc-parler ; pourvu qu’on ne parlât jamais de politique, on pouvait raisonner librement de tout ».
En cherchant plus loin, je trouve celui-ci de Beaumarchais:
« Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement sous l’inspection de deux ou trois censeurs »  
Force est de constater que l’on a rien inventé. Nos illustres ainés savaient déjà que pour la tranquillité d’esprit et les gros tirages, il est préférable de parler de tout et de rien, sréfléchir...urtout de rien, de la pluie et du beau temps, des amours tarifées des footballeurs, du dernier lauréat de la « star’ac », et de l’ascension dantesque du col du Tourmalet… Ainsi un blogue qui s’entête chaque jour à vous parler de l’anarchisme, des valeurs Républicaines, des luttes ouvrières, de justice sociale et autres billevesées a peu de chance de créer le buzz sur le Net et à se retrouver dans le top 10. Ainsi va la vie. Il y a des gens qui se plaignent de tout alors qu’ils ne manquent de rien pendant que d’autres qui manquent de tout ne se plaignent jamais de rien…

Voici donc bientôt dix ans que je me suis lancé dans l’aventure et que j’essaye vaille que vaille, jour après jour, avec humeur souvent, avec pensee-uniquehumour quelquefois, de parfaire une galerie de portraits de ceux qui ont lutté avant nous pour qu’aujourd’hui nous puissions continuer à espérer en des jours meilleurs. Ces rêveurs magnifiques qui ont inventé le concept de la chose publique et des droits de l’homme. Voilà pourquoi, chers lecteurs, votre fidélité m’est chère et vos commentaires toujours appréciés. Or donc, comme disait le grand Georges: Refusant d’acquitter la rançon de la gloir’, Sur mon brin de laurier je m’endors comme un loir.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’ivraie de famille…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de mes amis et du petit salé aux lentilles réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 22 juillet qui correspond au quatrième jour de thermidor c’est à dire au jour consacré par le calendrier Républicain à l’ivraie. Séparer le bon grain de l’ivraie…C’est quelque part dans les évangiles mais j’avoue que je ne m’en souviens pas, Matthieu peut-être. L’ivraie est une plante très commune de la famille des files-fichier_3055-satan-semant-l-ivraie-c-felicien-rops-c-musee-royal-de-mariemont-204x300graminées, utilisée comme fourrage et autrement nommée « Ray-grass ». L’ivraie enivrante, Lolium temulentum, est la seule graminée dont les graines sont toxiques pour l’homme. Consommées en petite quantité, elles induisent des effets comparables à l’ivresse, d’où son nom populaire. Perso, j’ai jamais compris en quoi l’ivresse était toxique ! C’est sans doute ce qui faisait dire à mon aïeule, toujours à l’affût d’un jeu de mots pourri: qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivraie… L’ivraie de famille évidemment ! répondait aussitôt quelqu’un d’encore plus influencé par l’almanach Vermot. (L’illustration représente un tableau de Félicien Rops: Satan semant l’ivraie) Et puis tiens, histoire de vous permettre de vous présenter à « questions pour un champion ». Saviez vous que les terrains de tennis « gazonnés » sont semés d’ivraie; notamment celui de Wimbledon. Ils sont aussi semés d’embûches ce qui explique peut-être les défaites répétées des français. Amusant non ? Je crois que c’est Isaac Asimov (Fondation) qui disait:  « le calembour est la forme la plus noble de l’esprit ». J’ai la faiblesse de croire qu’il ne disait pas que des bêtises… Il en écrivait aussi ! Bon d’accord, je m’arrête là (et las); je dois aller faire les commissions.

Allez merci pour votre infinie indulgence à l’égard de l’auteur. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Vingt dieux, la belle église…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, HUMEUR

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Amis de la conscience éclairée et du maréchage réunis, bonjour ! Tiens, histoire de déroger un peu à la haute tenue traditionnelle qui sied à ce blogue, commençons par une histoire de gourgane-4-300x198vesces. Eh oui, nous sommes le Mardi 16 juillet 2019, 28è jour de Messidor que Fabre d’Églantine avait imaginé consacrer à la vesce, plante herbacée appartenant à la famille des Fabacées  dont certaines sont cultivées comme plantes fourragères ou comme légumineuses. Par exemple, la fève que nos cousins Québecois appellent « Gourgane » et que les anciens glissaient à l’intérieur des galettes des rois. Étonnant, non !

Un peu d’histoire.

Le concordat de 1801 est signé le 26 messidor an IX à minuit entre Joseph Bonaparte, frère du Premier consul Napoléon Bonaparte et le cardinal Consalvi, secrétaire d’État et représentant du pape Pie VII. Ce Concordat, en créant des relations officielles entre l’État français et la papauté, nécessite une réorganisation de la hiérarchie catholique en France. En Alsace et en Moselle le régime concordataire est toujours en vigueur : un avis du Conseil d’État du 24 janvier 1925 déclare que la loi du 18 germinal an X est toujours en vigueur. En effet, la loi de  66796_concordat-alsace-eglise-napoleonséparation des Églises et de l’État de 1905, mettant fin au concordat de 1801, a été votée alors que ces régions étaient rattachées à l’Allemagne (à la suite du Traité de Francfort de mai 1871). Concrètement, la loi de séparation de 1905 n’est pas appliquée en Alsace-Moselle et les quatre cultes catholique, luthérien, réformé et juif y bénéficient d’un statut officiel. Prêtres et laïcs en mission, pasteurs et rabbins y sont rémunérés par l’État. Les évêques de Strasbourg et Metz sont nommés par le chef de l’État. De fait, l’Élysée suit désormais le souhait du Saint-Siège. Le président de l’Église protestante de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine (EPCAAL), dont le nom est proposé par un vote du consistoire supérieur de cette Église, est lui aussi nommé par l’État. Les membres laïcs élus des consistoires israélites des trois départements doivent avoir l’agrément du Premier ministre.

Le régime concordataire français a été contesté à plusieurs reprises. Cela a été le cas notamment en 1924 par le Cartel des gauches, mais les Alsaciens et Mosellans se sont alors mobilisés pour le conserver. Les partis de gauche avaient inscrit l’abolition du régime particulier de l’Alsace-Lorraine dans leur programme jusque dans les années 1970, mais y ont renoncé ensuite. En 2006, le député de Moselle François concordat -2-Grosdidier soumet une proposition de loi qui vise à le maintenir tout en y intégrant le culte musulman (ben alors !). La demande de son abolition refait surface en 2011, quand une sénatrice du Parti de gauche, revient sur le sujet en marge du débat sur la laïcité mis en place par l’UMP. En attendant: En Alsace-Moselle, le régime concordataire reconnaît et organise les cultes catholique, luthérien, réformé et israélite. Seules ces religions, reconnues par l’État, peuvent bénéficier du régime concordataire. Les dispositions prévues concernent notamment : L’enseignement religieux du primaire au lycée. La rémunération des ministres des quatre cultes reconnus est prise en charge par l’État.

A part cela, nous vivons dans une république laïque sous le régime de la séparation des églises et de l’État. Allez, oubliez cela, portez vous bien et à bientôt peut-être.