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Antoine & Babette…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la gastronomie et de la brasse coulée réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 17 janvier 2018, 28è jour de nivôse dédiAntoineé au Zinc (mais pas au bar). Aujourd’hui, 17 janvier, nous célébrons (ou pas) Saint Antoine. Attention, St Antoine le grand, pas celui de Padoue… C’est un peu le patron de tous les anachorètes et cénobites réunis. On sait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il vécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister toute au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations…

Si tous les cénobites vivent aussi longtemps, vous allez encore devoir me supporter un peu. Il est vrai que j’ai un rendez-vous avec une amie (salut Marie-Anne) pour fêter notre cent vingtième festin babetteanniversaire en reproduisant le « festin de Babette » immortalisé par le magnifique film danois de Gabriel Axel en 1987. Je crois qu’à l’origine il s’agissait d’une nouvelle de Karen Blixen (chez Folio). Si l’occasion se présente à vous de le lire ou de le visionner, n’hésitez pas, c’est une pure merveille. Il existe à Montmorillon, jolie cité médiévale du Poitou, une librairie entièrement consacrée à la gastronomie, œnologie et tabagie (les fameuses tentations) et qui porte le nom de Le Festin de Babette. Le patron s’appelle Robert de Jonghe ; je sais que l’on ne passe pas tous les jours à Montmorillon mais, si vos pas vous y conduisent, faites le détour.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Et si j’faisais grève !

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des colères homériques et du bouillon de poule réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 16 janvier 2018, 27è jour de nivôse dédié au plomb et vous me faites l’amitié de jeter un œil sur le billet quotidien des « cénobites tranquilles ». C’est le 3031è de la série et, comme le cenobite face à son claviervous, 408 800 autres visiteurs ont bien voulu s’y attarder un moment. Je ne dirais jamais assez l’indicible bonheur que cela me procure. Infime goutte d’eau dans l’océan chimérique d’internet, minuscule bloguinet tentant d’apporter sa pierre à l’édification d’une conscience universelle qui donnerait aux peuples la force de se débarrasser de tous ces malfaisants qui se sont accaparé  notre droit imprescriptible à disposer de nous mêmes… Voilà pourquoi je continue et continuerai à présenter ma galerie de portraits des Proudhon, Louise Michel, Kropotkine, Bakounine et tant d’autres. Les résistants, les indignés. Ils n’avaient pas Free mais ils avaient tout compris.

Combien de temps encore les damnés de la terre supporteront-ils ce système qui, non content d’engraisser quelques uns avec la sueur des autres, s’ingénie à détruire notre planète ? Ce sont les mêmes milliardaires-2-ca3a9qui font monter la menace du terrorisme pour justifier la guerre. Ce sont les mêmes qui exagèrent les risques de pandémie pour vendre leurs vaccins. Ce sont les mêmes qui louent les mérites des OGM pour forcer le commerce de leurs semences. Ce sont les mêmes qui polluent, qui déforestent, qui délocalisent, qui font travailler les mômes en Inde et au Pakistan pour un salaire de misère. Ce sont les  mêmes qui laissent crever les habitants de Gaza et qui s’apprêtent à foutre sur la gueule de l’Iran parce que là bas il y a du pétrole qu’on ne peut tout de même pas laisser entre les mains de ces enturbannés. Ils tiennent popote à Bilderberg ou aux diners du Siècle, ils pantouflent dans les agences de notation, ils sinécurent dans les conseils d’administration, ils font du gras dans les salons dorés de retraité en grèvel’Europe ou de la République, notre République. La leur, celle des copains et des coquins s’est couchée depuis longtemps, comme une vielle catin à la resquille devant sa majesté Le Marché. Marché de dupes bien entendu, qui pratique la théorie du pâté d’alouette ; enrichissement pour les déjà riches, austérité pour les toujours pauvres.

Résultat des courses, je m’emporte, je vitupère, et ça, c’est pas bon pour mes artères. Je m’en vais donc reprendre la taille de mes hortensias comme le sage sur sa montagne en attendant des lendemains qui chantent. Allez, portez vous bien et à demain peut-être

A, a, a la commémo…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la mémoire ouvrière et du pâté en croûte réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 08 du mois de janvier de l’an 2018 c’est à dire le 19è jour de nivôse dédié au Marbre. Le 08 janvier 1499, la AnneDuchesse Anne de Bretagne, notre duchesse à nous qu’on avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État breton et qui ne le sera jamais. A la mort de la Duchesse, un anonyme rédigea un poème que, cinq siècles plus tard, les « Tri Yann » mirent en musique: « SI MORT A MORS », en voici un extrait, ça devrait faire plaisir à Jencyves qui y retrouvera son copain Jossic.

Vous voyez comme vont les choses. On n’y prend garde et hop, on se retrouve en 2018; année de toutes les commémorations. Le centenaire de la grande boucherie 14/18 bien sûr. Les cinquante ans de Mai 68. Les soixante dix de la création d’Israël. L’avènement de la cimetic3a8res-allemands1cinquième République. J’entends déjà les commentaires: la paix, la concorde universelle, l’humanisme et, le sous-Préfet aux champs, sautant comme un cabri en criant l’Europe, l’Europe, l’Europe… Mes deux grand-pères sont restés sur le chemin des dames, ou plutôt en dessous à grignoter les pissenlits par la racine. La cinquième est à bout de souffle, Israël poursuit sa politique mortifère en déniant aux palestiniens le droit d’exister. Depuis 1968, on continue à enlever les pavés mais on n’a toujours pas trouvé la plage. Quand à l’Europe, qu’en ont-ils fait ? Alors m’est-avis que leurs commémos se fera sans moi.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les experts de l’expertise…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’économie solidaire et des ormeaux-juste-poëlés-avec-un-peu-d’ail réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 décembre 2017 et les jours ressemblent de plus en plus aux derniers de l’année. C’est encore le 10è jour de nivôse, dédié au Fléau dans notre calendrier républicain. Le notre de fléau continue d’empiriser l’Etat en poursuivant la mise en œuvre de sa politique de redistribution entre pauvres et riches: politique dite du pâté d’alouette: un cheval, une alouette, un cheval, une alouette… Je vous laisse deviner ce qui va aux uns et aux autres.

En tous cas, ce choix ravit les économistes invités sur les plateaux télé à tel point qu’on est en droit de se demander si il n’y a pas que les économistes libéraux qui sont invités… Serait-ce possible alors ? Quelle que soit l’émission, ces experts de l’expertise sont toujours les mêmes et j’emprunte  à Mathias Reymond (ACRIMED) une medias-faujour-1définition qui date un peu mais qui conserve toute son actualité: « Pour les journalistes, l’expert appelé à la rescousse doit répondre à plusieurs critères : efficacité (il doit être bref et concis), disponibilité (il doit habiter en Île-de-France) et orthodoxie (il doit être partisan de l’économie de marché). Les trois critères sont essentiels… et presque toujours vérifiés. Le talent ne semble pas toujours nécessaire pour devenir un « bon client ». » On peut citer par exemple: Agnès Verdier-Molinié, Elie Cohen, Dessertine, Etienne, Godet, alors que jamais vous ne croiserez Jean Gadrey ou Frédéric Lordon ou encore Piketty. Mais au fait, pourquoi les grands médias et la télé font-ils appel à un nombre réduit d’économistes très en vue ? Tout d’abord parce qu’une bonne partie des médias, en France, ne peut pas être considérée comme indépendante des pouvoirs économiques et politiques et qu’ils appartiennent tous (ou presque) à quelques milliardaires. parce qu’il s’agit d’un réseau bien constitué (« gO.L. Barentonrands » économistes et quelques « grandes » rédactions) de gens qui se côtoient, se valorisent mutuellement (citez-vous les uns les autres comme je vous ai cités), font partie des mêmes clubs, cercles ou fondations, ont des liens communs avec les milieux d’affaires. Donc aujourd’hui, chez le cénobite, c’est économie au programme ; prenez vos cahiers, indiquez la date dans la marge et recopiez la maxime du jour.

« le capital c’est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent » (Auguste Detœuf – qui se fit connaître par son recueil d’aphorismes :P ropos de O.L. Barenton, confiseur, Éd. du Tambourinaire, 1962. Je pense qu’on le trouve encore en librairie)

Bon, et bien, je ne sais plus ce que je voulais dire. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

N’oublie pas tes gouttes…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la procrastination et du trot monté réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 27 décembre 2017, l’année tire à sa fin et c’est le 7è jour de Nivôse dédié à l’humus. Depuis plusieurs jours maintenant, il fait un temps à ne pas mettre un cénobite dehors et, pour couronné le tout, je tiens une de ces crèves…  Des éléments extérieurs et, manifestement hostiles, ont eu raison de ma résistance lége120px-Havana_Club_Anejo_Oro1ndaire. Vous me voyez ci, larmoyant, toussant, reniflant, tremblotant et frémissant de fièvre (bon, j’exagère un peu). La seule chose qui participe à me donner le sourire, c’est que dans « enrhumé » il y a rhum… J’en suis à mon troisième grog et, résultat des courses, c’est moi qui suis groggy (amusant). Je reconnais qu’il y a un côté désespérant à mettre du rhum dans de l’eau chaude, surtout un fameux cubain comme celui là, mais, d’un autre côté c’est bien l’origine du nom. Old Grog était le surnom de l’amiral anglais Edward Vernon qui avait décidé que le rhum serait coupé d’eau à bord afin d’en limiter la consommation. Ce surnom lui venait du fait qu’il portait toujours un vêtement réalisé dans un tissu appelé grogram (gougouran en français). Les anglais en effet, prononçaient grogram pour gros-grains qui désignait une étoffe de soie grossière; on parle encore aujourd’hui du Gros-de-Tours. Quand je pense que Fidel avait passé un deal avec Pernod-Ricard pour commercialiser ce divin breuvage, c’est à devenir contre révolutionnaire…

Allez, cor’une p’tit’ goutte. Portez vous mieux que moi et à demain peut-être.

Tout va très bien madame la banquise…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du crétacé supérieur et de la lutte des glaces réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 19 décembre 2017, 29è jour de frimaire dédié à l’olive. Le 19 décembre 1915 à vu mourir Aloïs Alzheimer; il est très connu mais je ne me souviens plus pourquoi, j’ai la mémoire qui flanche…

Puisque on vous dit que ça s’réchauffe.

Au dehors, un rouge-gorge ventru et une élégante mésange se disputent l’accès à un petit peu de graisse déposée là pour leur permettre d’affronter les rigueurs hivernales. Maître Jeannot, lapin autochtone, reste à couvert sous les feuillages de la haie, le merle à l'ermitagebec jaune sautille dans la gelée matutinale, laissant derrière lui l’empreinte de son passage. Une vraie carte postale quoi ! A l’extérieur de l’ermitage, dans le reste du monde, la grande comédie continue. De sommet en sommet, d’assemblée générale en assemblée générale et de réunion extraordinaire en séminaire de la dernière chance, on a fini par se mettre d’accord sur le fait qu’on n’était pas d’accord. Je ne résiste pas au plaisir de faire appel, une fois encore à ce cher vieux Victor Hugo: « Un jour, espérons-le, le globe sera civilisé. Tous les points de la demeure humaine seront éclairés, et alors sera accompli le magnifique rêve de l’intelligence : avoir pour patrie le Monde et pour nation l’Humanité. » C’est tiré des Burgraves et ça date de 1843… Plus de 170 ans plus tard, on a guère avancé de ce point de vue.

Mais à part ça, Madame la banquise, tout va très bien, tout va très bien…Je suis surpris qu’il ne se soit pas trouvé un humoriste pour nous la faire, celle là. Il est vrai que n’est pas Ventura qui veut ! Allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Pour ma part, c’est ce que je vais faire. Portez vous bien et à demain, peut-être.

Un blogueur ayant blogué tout l’été…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la blogosphère libérée et du poulet frites réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 15 décembre 2017, 25è jour de Frimaire dédié au grillon.

Mais qui dira l’incommensurabilité de l’égo du blogueur ordinaire ? Il est là, guettant son compteur comme l’épicier son tiroir-caisse. Voici dépassé le cap des 400 000 visites, flatteuses et flagorneuses qui lui ouvrent des horizons littéraires aussi lointains qu’inaccessibles. blogueurC’est son Goncourt, son Renaudot et son Molière à la fois. Ah, César, souviens toi que tu es mortel disait l’esclave à l’impérator. Et rappelons nous les premiers mots de l’Ecclésiaste: Vanitas, vanitatum, omnia vanitas… Souviens toi, petit scarabée, que la blogosphère est immense, quasi infinie, et l’infime particule que représente ton apport est quantité négligeable au regard des milliards de données qui transitent chaque minute sur la toile. Garde toi de croire que c’est arrivé. Remercie ces visiteurs qui te font l’honneur de jeter un regard sur tes élucubrations quotidiennes. Ta prose approximative, tes fautes d’orthographe, tes accords désaccordés, tes jugements à l’emporte pièce, tes raccourcis saisissants, ta galerie de portraits qui doit davantage à l’archéologie sociale qu’à l’analyse concrète d’une situation concrète. Laisse tes mots enfourcher les vents de l’Ouest qui balayent Keramoal au bois flottérythme des dépressions et qui secouent le ponant depuis de longues semaines. Le calme revenu, ils iront se déposer comme autant de feuilles mortes sur les écrans de ces anonymes visiteurs qui, au hasard d’un moteur de recherche auront échoué sur ton site. Ce sont des bois flottés qui ornent la laisse de basse mer des ordinateurs, leurs écrans depuis longtemps sont devenus leurs estrans, rivages modernes de rêveurs impénitents et les dédales informatiques leurs tiennent lieu de chemin des douaniers. Puisse ce petit journal rester sans prétentions autres que celles qui consistent à taquiner la muse, raviver les mémoires, jouer avec les mots et rassurer mes proches sur mon état de santé (poil au nez).

Allez, merci à vous pour votre fidélité et votre indulgence à l’égard de l’auteur. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Poil dans la main…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du grand Nord et des lichouseries réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 11 décembre 2017, 21è jour de frimaire dédié à l’érable à sucre.

Une légende amérindienne attribue la découverte du sucre d’érable à Nokomis, la grand-mère de Manabush, héros de nombreuses légendes indiennes. Nokomis aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à recueillir la sève. Manabush, constatant que cette sève était un sirop prêt à manger, alla trouver sa grand-mère et lui dit : « Grand-mère, il n’est pas bon que les arbres produisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent érableainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu’ils ne puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois et de passer des nuits à surveiller la cuisson du sirop. ». Il n’en dit pas plus long, mais, craignant que Nokomis ne fût indifférente à ses paroles et qu’elle n’omît de prendre des mesures pour empêcher les hommes de devenir paresseux, il grimpa au haut d’un érable avec un vaisseau rempli d’eau et en versa le contenu à l’intérieur même de l’arbre dissolvant ainsi le sucre qui se trouvait dans l’érable. Fable moraliste inventée par François Lenglet pour faire comprendre à tout un chacun que le revenu universel est une utopie et qu’avant de gouter aux bénéfice, il vous faudra travailler, suer sang et eau, prendre de la peine car c’est le fond qui manque le moins…  Aujourd’hui, ce sont nos cousins de la belle province qui produisent 70% du sirop d’érable dans le monde.

Et voila pour débuter la semaine. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être

Amusez vous, foutez vous d’tout…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la franche républicaine et du fromage de tête réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 18 octobre 2017, vous lisez le 3954 ème billet posté chez « les cénobites tranquilles » ce qui tend à prouver que vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur… Est-ce bien raisonnable ? Nos aïeux Républicains avaient consacré ce 27è jour de vendémiaire au piment. Essayez donc d’en mettre un peu dans votre quotidien, de la fantaisie, de l’impromptu, surprenez vous, osez, sortez des chemins battus et, comme le dit cette vieille chanson libertaire du XIXè siècle: Amusons nous, faisons les fous, la vie passera comme un rêve…

Oyez ce faisant des nouvelles de notre bon roi qui est apparu dans la petite lucarne pour donner de ses nouvelles au bon peuple ébaubi. Il est vrai, chers lecteurs, qu’il n’est guère aisé de paraître à la fois Rastignac, Sorel et Rubempré. Exercice, on peut l’écrire, Ô combien affligeant dans un décor tape-à-l’oeil où se cotoient les fauteuils du designer Patrick Jouin, un tableau du peintre belge Pierre Alechinsky ou une œuvre du street artiste Shepard Fairey – alias Obey – célébrant notre devise républicaine… Et que nous le roiapprend t-il ? Qu’il a « engagé des démarches pour retirer la Légion d’honneur à Harvey Weinstein » (vous savez le tripoteur en chef d’Hollywood). Bien entendu, illico, Pujadas lui a posé la question: faites vous la même chose pour Bachar el-Assad ? Ah non? Ah, j’avais cru entendre cela. Un effet de mes sens abusés. Et alors, le bordel, les fainéants, les illettrés, les jaloux, ceux qui ne sont rien… Regrette t-il ce langage ? Que nenni. Macron 1er «assume totalement» tout ce qu’il a pu dire et qui a fait scandale, mais explique que ses propos ont été sortis de leur contexte. Et voila, madame Michu, aujourd’hui, il faut faire peuple. Mais, poursuit-il, tout ceci n’est que méchancetés de la part des envieux et pour un peu il aurait ajouter: «Contre la médisance, il n’est point de rempart» citant les mots que Molière mettait dans la bouche de Tartuffe… Bref, pendant les travaux, la vente continue et notre Prince entend poursuivre sa marche en avant, supprimant l’ISF sur les yachts, les tableaux de maîtres, les lingots d’or et augmentant la CSG pour le petit retraité que je suis. Autrement dit, l’impôt sur l’infortune !

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Parler pour ne rien dire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la poésie contemporaine et de la soupe aux choux réunis, bonjour ! Nous voici (déjà) le Dimanche 24 septembre 2017, troisième jour de vendémiaire dans le calendrier républicain, dédié à la châtaigne. A propos de châtaigne, c’est pas l’envie qui me manque… Quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend comme le disait Jean Carmet, on ressent un désir irrépressible de distribuer des baffes. Entre le nain mégalomane et psychopathe de Corée du Nord et le Tartarin endimanché de la maison blanche, la course est lancée… Alors, vont-ils finir par s’envoyer des missiles plutôt que des invectives ?

Il y a des jours ou mes lapins et moi nous nous demandons que faire pour satisfaire l’insatiable curiosité de nos visiteurs. Il faut pourtant assurer. La crédibilité du blogueur journalier est en jeu. Le blanc sur un blog c’est comme à la radio, ça ne passe pas, alors il faut remplir coco! Mais, me susurre la petite voix du philosophe qui sommeille en chacun blabla1-300x300de nous, à quoi sert de parler si c’est pour ne rien dire? Je le remercie au passage de m’avoir posé la question et continue néanmoins ma péroraison dépourvue de tout contenu. Car enfin, s’il fallait que parler ait un sens, crénom de non, ça se saurait et nous n’aurions pas eu l’heur de connaître Leprince-Ringuet ni Riquet à la houppe, pas plus que l’entarté bellâtre Germano-pratin. Ah ! la vanité et la vacuité du parler pour ne rien dire… Quant à parler sur le fait de parler pour ne rien dire, je ne vous raconte pas… « Oh ! je sais ! Vous pensez : « S’il n’a rien à dire … il ferait mieux de se taire ! » Evidemment ! Mais c’est trop facile ! Vous voudriez que je fasse comme tout ceux qui n’ont rien à dire et qui le gardent pour eux ? Eh bien non ! Mesdames et messieurs, moi, quand je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache ! Je veux en faire profiter les autres ! » Raymond Devos. Et l’humoriste n’est pas seul; ainsi le philosophe Emmanuel Lévinas pouvait-il reconnaître au « parler pour ne rien dire » une dimension éthique fondamentale : « Il est difficile de se taire en 398px-Mouscron_(Le_Hurlu)_1présence de quelqu’un ; cette difficulté a son fondement ultime dans cette signification propre du dire quel que soit le dit. Il faut parler de quelque chose, de la pluie et du beau temps, peu importe, parler, blablater, ragoter. » Rubin Dunbar (anthropologue) établit une analogie entre l’activité d’épouillage à laquelle se livrent les singes pour maintenir un contact et entretenir des relations sociales de proximité avec leurs congénères, et l’activité de ragotage des êtres humains qui consistent à chercher des poux à leurs semblables, une sorte d’« épouillage verbal » en somme. Autrement dit, colporter des sales bruits sur les autres décourage ceux qui entendent ces récits de mal se comporter, le prix à en payer étant une mauvaise réputation : le « gossip » (en français le ragot ) a une vertu sociale. (à droite, le Hurlu de Mouscron, là ou est né Raymond Devos)

Et voila, à l’heure de mettre sous presse je vais pouvoir terminer ce papier, avec la satisfaction du tâcheron, la sérénité de l’artisan, ayant rassasié mes lecteurs quotidiens de leur pain béni. Oui, j’ose le dire, ils sont un certain nombre (je ne prends pas de risque) à réclamer leur dose journalière, à attendre, assoiffés, le dernier avatar en direct de Keramoal, la petite photo, le mot d’humour, la référence qui fera date,  bref, l’insondable néantitude d’un retraité bl(a)ogueur. Ne prenez pas la peine de commenter ce billet, je vous avais prévenu dès les premières lignes. Avouez que vous n’êtes pas pris par surprise.

Alors, portez vous  bien et à demain peut-être.