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Les dindons de la farce…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la tradition et de la fraise de veau réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 05 Novembre 2019,15è jour de brumaire que nos amis républicains avaient dédié au dindon. Au Moyen Âge, les farces étaient des intermèdes comiques dans des spectacles. Mais, depassements-honoraires_756823l’explication viendrait d’un spectacle forain ‘Le ballet des dindons’ qui a existé à Paris entre 1739 et 1844.
Dans ce spectacle, des dindons étaient posés sur une plaque métallique progressivement chauffée par dessous au point que les pauvres volatiles finissaient par ‘danser’ pour tenter d’éviter de se brûler les pattes. Bien entendu cette ‘farce’ faisait beaucoup rire les spectateurs de l’époque qui appréciaient les cruautés animalières comme les combats d’animaux, par exemple, mais qui aimaient aussi d’autres spectacles divertissants comme les pendaisons ou les passages à la guillotine. Aujourd’hui, l’association L214 aurait déjà mis en route et les rézosocios réclameraient la tête des coupables.

Et puis tiens, fêtons un bon anniversaire à Léni Escudero pour ceux qui s’en souviennent. Il est né un 5 novembre leny & Leoen1932 en Espagne d’une famille républicaine. Il n’a pas chanté que la ballade à Sylvie ou Pour une amourette. On lui doit quelques magnifiques textes qui dénoncent l’injustice, le fascisme, les dictatures, l’intolérance…Il a été récompensé par le grand prix de l’académie Charles Cros. ici avec Ferré lors de « la fête à Léo » en 1992.

Hier encore, j’avais vingt ans…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des commémorations et du goulash de bœuf réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 novembre 2019, 14è jour de brumaire dédié à l’endive… Il y a maintenant fort longtemps de cela, un petit bonhomme vit le jour dans la port-rhu-avant-300x199maison familiale sur les bords du Port-Rhu à Douarnenez (29). C’était avant que d’ingénieux ingénieurs décident d’en faire une marina pour touristes égarés. Très tôt il montra tous les signes du révolté  chronique, vilipendant la famille, l’école, l’armée, les patrons, les curés, les flics et tutti quanti. Comme Jean kemener, de Recouvrance, il grandit puis il devint grand… Et le voici en 1968 cherchant la plage sous les pavés; autant dire que l’air du temps lui convenait parfaitement. Le stalinisme et les atermoiements de la sociale-démocratie achevèrent sa conversion et il se rangea définitivement dans le camp des non-alignés.

Aujourd’hui, après une carrière, somme toute bien remplie, il coule des jours heureux dans son ermitage d’où il vous abreuve quasi quotidiennement de ses modestes billets sous le pseudonyme du cénobite. Résultat lescenobitestranquilles carte postaledes courses; ensemble nous venons de franchir la barre des 4 500 billets. Et, cerise sur le gâteau, le jour de mon anniversaire. Traditionnellement, ce jour là je déguste un St Honoré de chez Traon à Morlaix, la meilleure pâtisserie à l’Ouest du Couesnon. Même ses kouign amann valent ceux de Douarnenez. Un grand merci donc à vous fidèles parmi les fidèles et, bienvenue, welcome, degemer mat aux nouveaux visiteurs. J’ai bien conscience que de « durs et difficiles travaux nous attendent » (comprenne qui pourra) pour conserver à ce blog la haute teneur rédactionnelle qui fait sa renommée. Remarquez que je vous associe volontiers car, pour bloguer en toute sérénitude, il faut être plusieurs. Un blog sans commentaire, c’est Castor sans Pollux, Laurel sans Hardy, Jules sans Jim, Chevalier sans Laspallès…

Merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le Monde comme il va…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du « beau parler» et de la figue de barbarie réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 octobre 2019, neuvième jour de Brumaire qui était dédié à l’alisier dans notre calendrier républicain. C’est bien connu, tous les cochons vous le diront, en Bretagne, l’alisier se métro-300x167ramasse à la tonne !!! C’est aussi la fête à Bienvenue qui était une dominicaine de Cividale dans le Frioul en Italie et donc qui n’a rien à voir avec notre Bienvenüe à nous qu’on à en Bretagne. Fulgence, né à Uzel (22) en 1852, réussit à 18 ans son entrée à Polytechnique et devint ingénieur des Ponts et Chaussées. Il entrera au service de la ville de Paris et mettra en œuvre le chantier du métropolitain. Son nom est désormais accouplé à celui de la station Montparnasse, mais pas pour souhaiter (bien des voyageurs le croient) à nos gens de l’Ouest qui descendent du train… « La bienvenue à Paris ».

A part cela, dans le monde on continue à s’entretuer allègrement, SP20180819_ExtremeDroite-1200le réchauffement s’accélère, le brexit s’enlise, le Chili s’excite, Trump a ajouté un barbu à sa collection, Barcelone n’est plus ce qu’elle était, en Thuringe (allemagne) la résistible ascension de l’AFD (extrême droite) se  confirme, en Argentine, c’est le retour des Péronistes, en Ombrie, c’est la droite de Salvini qui triomphe. La Californie est en feu, le Groenland est en train de fondre, Greta s’en mord les couettes et on voudrait que j’ai le moral.
Heureusement il y a la trompette de Miles, le talent de Duke, le génie du « Bird » , le tempo de Cab’Calloway, la maestria de Bill Evans, les fulgurances de Dizzy Gillespie, les envolées du Big Fats, le spleen de Billie Holiday, pour nous rassurer sur les capacités de l’humanité à produire autre chose que du Régent et du Gaucho, des pesticides, des insecticides, des herbicides, des fongicides, des féminicides…Mais à quand un prix Nobel pour celui qui inventera la connerieticide ? En attendant, la zénitude étant la force principale désarmée…(Je ne suis pas mécontent de celle-là) je vais reprendre le train-train (malgré les grèves) du retraité pépère et retrouver une activité normale comme disaient les guignols de l’info. Portez vous bien et, à bientôt Peut-être.         

ça branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la numérologie et de la crêpe dentelle réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 24 octobre 2019, troisième jour de brumaire dédié à la poire.

En ce temps là, Josué conduisit son armée autour de l’enceinte de la ville pendant sept jours, accompagné par sept prêtres, portant sept quand tout sera privé...trompettes. Le septième jour, il a encerclé Jéricho à sept reprises et a crié, puis les murailles tombèrent. Je crains, hélas, qu’il faille plus de 777 manifs pour faire tomber les murailles de la finance internationale et mettre à mal ce Moloch des temps modernes. Aujourd’hui, ce dieu féroce  réclame aux peuples de nouveaux sacrifices et exige que les bijoux de familles soient cédés au plus offrant. Les hôpitaux, les aéroports, les chemins de fer, les grands barrages, l’éducation, la santé, tout doit passer au privé.

Au lendemain de la première guerre punique, dans laquelle s’étaient affrontés Carthage et Rome, les mercenaires engagés par CarthageMoloch, lassés d’attendre une solde cent fois promise et jamais payée, firent le siège de Carthage. Plutôt que de payer enfin ses dettes, le Conseil des Anciens décida alors de réitérer le Moloch. Chaque famille de Carthage, dut livrer un enfant pour le sacrifice. La foule commença à défiler, jetant au feu, à travers l’énorme bouche incandescente, bijoux et richesses. Des membres du clergé, les Dévoués, s’appliquèrent mille supplices, se perçant la poitrine de pointes de fer, se fendant les joues, sa lacérant tout le corps. Puis l’on poussa le premier enfant. Un prêtre étendit sa main sur lui, et le chargea de tous les péchés du peuple pour satisfaire la colère de Baal.

Oui, la crise est là, politique, économique, financière, sanitaire, environnementale, morale, sociale… Au Liban, au Chili, en Espagne, à Honkong, au Yemen, en Bolivie, au Kurdistan, à Haïti… Partout la colère gronde et s’habille de jaune. Mais de quelle crise, parle t-on , sinon celle du système capitaliste, acculé dans ses derniers retranchements, il fait ce qu’il a toujours violencesfait; il use et abuse de la force, de la répression, de la violence. Les tentatives de rebellion, de résistance, de protestation prennent différentes formes mais, au final, ce sont les peuples, les citoyens, qui sont sacrifiés et subissent de plein fouet les effets des politiques totalement contraires à leurs intérêts, supprimant toujours plus leurs ultimes protections, en particulier sociales, et les livrant pieds et poings liés au Grand Capital qui se servira d’eux pour s’enrichir toujours plus quel que soit le coût social, humain, environnemental…

L’histoire nous apprend que ce système la ne connait qu’une manière de s’en sortir: le Krach financier (1929), la guerre (1939) ou les deux (1990). Allez, restons optimistes, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le Grevisse de la fin…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la mémoire en chantant et de la cotriade réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendre300px-StJudicaeldi 11 octobre 2019, 20è jour de Vendémiaire dédié au pressoir. En Bretagne, on fête (ou pas) les Gwinien qui n’était autre que le frère du roi de Bretagne Judikael, septième siècle. Il était le fils aîné de Judael et régna à la suite de son frère Haeloc; puis il devint moine après avoir renoncé à la couronne.

Mon secrétariat me fait remarquer que de nos jours, le point-virgule n’est plus (ou presque) employé en français. Et pourtant: C’est pour « disséquer les phrases » que le point-virgule devient le roi de la ponctuation moyenne. On en use et on en abuse au XIXe siècle; particulièrement dans les textes officiels. Le point-virgule marque une pause de moyenne durée. Il se place, en principe, entre des propositions indépendantes mais reliées par une même action et faisant partie d’une même idée. Ceci dit, l’emploi du point-virgule se rapproche souvent de celui d’une grevissesimple virgule. Tout est affaire de sensibilité, certains auteurs pensent même que c’est un signe superflu. Que nenni ! Pour ma part, peut-être à cause de mon amour immodéré pour le jazz, j’entends continuer à utiliser ce signe qui apporte du rythme à la phrase. La virgule, outre son emploi scatophile dans les édicules publics, est trop sage; Grabrielle Marquet disait: «la virgule m’est très familière; je l’aime; elle est aux mots; au cœur d’une phrase, comme un écrin…» Le point quand à lui se fait brutal; imaginez un point dans la figure de style! Comme le dit Danielle Sallenave (de l’Académie française) le point donne au récit un ton d’énumération laconique et brutale qui ne convient pas à un propos fait de distance et d’ironie légère; et elle poursuit en disant: «Le point-virgule non seulement convient, mais il est indispensable. Il laisse à la phrase le temps de s’épanouir, il évite de rompre l’unité de la pensée par la multiplication des phrases courtes.» Le point-virgule lui, est plein de créativité, de souplesse, il ouvre une porte sur l’imagination. Jamais Proust n’aurait pu écrire des phrases longues comme des jours sans pain sans l’utilisation du point-virgule. Dans son Traité de la ponctuation française, Jacques Drillon écrit : « Le point-virgule atteste un plaisir de penser. » Epatant, non !

Allez, voila pour l’humeur du jour. Le bonjour vous va, portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est un méchant métier que celui de médire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la physique quantique et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 27 Septembre 2019, sixième jour de Vendémiaire dédié à la Balsamine. Cette espèce (comme d’autres espèces voisines) doit son nom d’impatiente à la forte réactivité de son fruit au toucher : la capsule mûre explose quand on veut la saisir et peut projeter lesbalsamine1 graines à quelques mètres. La Balsamine dite de l’Himalaya elle, a adpté un caractère invasif sur le bord de nos rivières (le Dourduff et le Lapic). Le Syndicat mixte du Trégor mène une campagne de lutte contre la Balsamine et les plants présents au bord des cours d’eau seront arrachés ou fauchés. Cette opération, menée pendant trois années successives, doit permettre d’éradiquer la plante. Bref, une peau de vache déguisée en fleur comme le chantait ce vieux Georges.

https://youtu.be/lUIdj4FqRjs

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir.

Connaissant votre passion pour l’observation de la chose politique, je sais que vous n’avez pas manqué de remorale et politiquemarquer l’inflation de propositions pour revenir à l’école de Jules Ferry. La blouse grise, l’éducation civique, l’apprentissage dès 14 ans, l’internat, l’uniforme, j’en passe et pas des meilleures… A propos de ce serpent de mer qu’est le thème, mille fois rabâché, de la morale à l’école, je me souviens de ce texte de Boileau qui sied parfaitement à nombre de blogueurs:

Muse, changeons de style, et quittons la satire : 
C’est un méchant métier que celui de médire
A l’auteur qui l’embrasse il est toujours fatal
Le mal qu’on dit d’autrui ne produit que du mal.
Maint poète, aveuglé d’une telle manie,
En courant à l’honneur trouve l’ignominie ;
Et tel mot, pour avoir réjoui le lecteur,
A coûté bien souvent des larmes à l’auteur.

Médite cette pensée petit scarabée et continue néanmoins de visiter Les cénobites tranquilles. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A Droite toute…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des « cénobites tranquilles » et des PTT réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 septembre 2019 et pour nos amis républicains racismec’était le troisième jour de Vendémiaire, dédié à la châtaigne, ce qui n’est pas une raison suffisante pour s’échanger des marrons. Quoique… C’est pas l’envie qui me manque… Quand on voit c’qu’on voit pis qu’on sait c’qu’on sait, ben on a meilleur temps d’penser c’qu’on pense et pis d’ne rien dire ! Et pourtant, vous, je ne sais pas mais pour ce qui me concerne, je ressens un désir irrépressible d’éparpiller façon puzzle, de dynamiter, de disperser, de ventiler, de distribuer des baffes, des mornifles, des beignes, des mandales, des bourre-pif et autres talmouses. Mais, sur les conseils de mes médecins (oui, j’ai plusieurs médecins) je m’oblige à la zénitude.

Les politicards décidément n’ont aucune imagination et dès qu’ils craignent de se faire doubler sur la droite, ils nous refont le coup de la patrie en danger. Voila pourquoi, à l’approche des échéances électorales, Emmanuel 1er en appelle à la vigilance face à l’immigration. Et pourquoi pas « Maréchal nous voila » pendant qu’on y est! La gent politique classe victor Hugo 1952m’horripile, me sort par les trous de nez, me dégoûtationne, m’agace, m’exaspère et, in fine, me donne de l’urticaire. Je me souviens que dans les années cinquante, les maîtres d’école nous apprenaient à marcher au pas en chantant « la victoire en chantant nous ouvre la barrière… Un français doit viiiiiivre pour elle, pour elle, un français doit mourir« . C’était pour préparer le défilé de la fête des écoles, démonstration de la vitalité des écoles publiques face à la concurrence. Je revois encore monsieur Le L… et son béret basque, la cour de la communale et ses marronniers, son préau et la distribution de lait à la récré… 68 est passé par là et nous avons jeté aux orties les blouses grises et les chants martiaux. Mais, chassez le nationalisme, il revient au galop !

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Leçon d’économie…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la Beat génération et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 14 septembre 2019 et certains persistent à penser que nous sommes le 28 de fructidor qui, comme chacun le sait, était le jour du maïs. C’est la Ste Croix et, comme disait mon aïeule: A la Sainte Croix, cueille tes pommes et gaule tes noix ! Une flemmingite aiguë (jamais compris pourquoi on mettait le tréma sur le «e») m’ayant sournoisement rattrapé, je vous sers un billet réchauffé.

La crise expliquée à mon petit-fils.

Un homme portant cravate (c’est important) se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il l'ane-1-achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendit les bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village. Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l’unité.

Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent. Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés. Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le la crise le chatremboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune. Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne traça pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement. Voyant sa note en passe d’être dégradée et prise à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes. Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.(inexcusable:je ne me souviens plus de la source.)

Quand on vous dit que l’économie c’est simple comme tout… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’orange amère…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’entente cordiale et du couscous au poulet réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 12 septembre 2019, 26è jour de fructidor dédié à la bigarade (le premier qui ditdj99_bigarade_fs_map bigarade du Tigre est à l’amende). Le bigaradier est un petit arbre de 3 à 10 mètres, épineux, à feuilles persistantes, à fleurs très odorantes, aux fruits comestibles mais amers; la fameuse orange amère chère au poète. Dédions celui-ci de poème à Jean-Yves, fidèle lecteur et néanmoins ami, qui fête aujourd’hui son anniversaire en cette bonne ville de Nantes.

https://youtu.be/EWqWLagYoM4

J‘apprends à la lecture de mon quotidien préféré, que la cote de Emmanuel 1er est en train de remonter. Étonnement et stupéfaction de ma part qui pensait que les français avaient enfin compris qu’ils s’étaient fait rouler dans la farine. Et bien pas du tout; il faut croire que la bêtise est vraiment ce qu’il y a de mieux partagé en ce bas monde. Il est vrai, comme le disait Jean-Pierre Chabrol que: « La bêtise a ceci de commun avec les maladies jean-pierre-chabrol1-238x300vénériennes, c’est qu’il est très agréable de l’attraper » c’est sans doute ce qui fait son succès. J’ai eu le bonheur de rencontrer le bonhomme dans les années 70 et j’en garde un souvenir particulièrement marquant. Cet ancien maquisard était devenu conteur, romancier (lisez « les colères des Cévennes » chez Grasset je crois) il avait même tâté du cinéma (avec Costa Gavras si j’ai bonne mémoire) le visage buriné comme les monts de Lozère qu’il aimait tant, il vous entraînait dans ses récits et vous offrait un voyage dont on revient rarement indemne. Écolo avant l’heure, éveilleur des consciences, gardien des milles et une nuits de la culture universelle, ce paysan Cévenol était à lui seul une leçon de vie. En scrutant les gesticulations des princes qui nous gouvernent, il aurait sorti de sa besace un dicton dont il avait le secret, un adage qu’il aurait attribué à quelque vieux berger de ses montagnes et aurait continuer de bourrer sa pipe comme si de rien n’était.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quand on voit c’qu’on voit…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’égalité des sexes et des sœurs Tatin réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 05 Septembre 2019, 19è jour de Fructidor dédié à la Tagette.

Ces jours ci, le gouvernement fait grand bruit autour de la question des féminicides. On parle de Grenelle, de grande cause nationale, bref, on va voir c’qu’on va voir. Féminicide ! Encore un mot valise dont s’emparent les médias. C’est tendance coco; c’est comme homophobie, les ultrasou islamophobie, c’est mode. De mon temps, comme dit l’autre, le mot phobie désignait une peur irrationnelle: agoraphobie, claustrophobie, etc. Aujourd’hui, on suspend un match de fouteballe au motif que des slogans homophobes parcourent les gradins. Mais que je sache, on parle de haine, de rejet, d’exécration; qu’est-ce que la phobie vient faire la dedans ? C’est d’autant plus affligeant que le terme Homo provient du grec « homoios » signifiant « semblable » et non, selon la croyance répandue, du latin « homo » signifiant « homme ». Phobie vient lui aussi du Grec phobos, signifiant crainte. L’homophobie serait donc, textuellement: la peur de son semblable. Et pan, sur les bas du front qui alimentent les cohortes de supporteurs décérébrés.

De la Grèce à l’Olympe, il n’y a qu’un pas…

Le 5 septembre 1791, Olympe de Gouges présentait la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Ce texte devait être présenté à l’assemblée Nationale le 28 octobre de la même année. Ainsi se voyait dénoncé le fait que la révolution oubliait les femmes dans son projet de Olympe-D-liberté et d’égalité.  La phrase la plus célèbre de sa Déclaration est : « La Femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Cette Déclaration restera sans valeur légale car ce projet fut refusé par la Convention à laquelle elle avait été proposée et restera à l’état de projet. D’une part, elle n’a paru qu’en cinq exemplaires et a été politiquement complètement ignorée tandis que, de l’autre, il a été dit que « la Déclaration a fait sensation dans toute la France, et même à l’étranger. » Il faut attendre 1840 pour que quelques extraits de cette Déclaration soient publiés, et l’intégralité du texte ne l’a été qu’en 1986, par Benoîte Groult.

Allez, c’est la rentrée et, je vous l’avais dit, le soleil est à nouveau au dessus de nos têtes…Vivement l’hiver ! En attendant, soyez remercié de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.