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Un vent de Panic…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’agriculture biologique et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 29 juillet 2019, autant dire, le 11ème jour de thermidor et, surprise, c’est le jour de la panic… Pas de quoi s’inquiéter pour autant, il s’agit d’une plante herbacée cultivée dans certaines contrées paniccomme céréales alors qu’ailleurs on la considère comme une vulgaire mauvaise herbe. C’est-y pas triste… Et pourtant, cette plante pourrait constituer selon une étude publiée en 2008 une source intéressante d’agrocarburant grâce à un bilan écologique et énergétique bien meilleur que celui du maïs selon Hen Vogel et ses associés (il produit 540% d’énergie par rapport à l’énergie fournie pour le produire). C’est pas beautiful ça mes body boys ? Certes l’environnement est chose sérieuse pourtant je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cette pensée que l’on doit à Geluck, le dessinateur du chat: « en Amazonie on détruit chaque jour l’équivalent de 60 terrains de foot de forêt… C’est pas sérieux, y-aura jamais assez de joueurs!« 

Habituellement, après cette courte introduction, je rédige un petit billet. Et bien aujourd’hui… Non. Le temps me manque car, j’ai rendez-vous avec un spécialiste de la réhabilitation vestibulaire. Rien à 6835-vertige_machinevoir avec le type chargé de refaire les peintures dans le corridor. Non, il s’agit d’un genre de mécano supposé capable de remettre en état de marche le gyroscope qui se trouve dans l’oreille interne et qui vous permet de marcher droit. Il se trouve que depuis quelques temps j’ai une tendance au tangage (séquelle de mon AVC ?) qui me fait marcher a dreuz comme dirait mon aïeule. Bon, ben ça m’apprendra à toujours vouloir m’écarter du droit chemin.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

De tout et de rien, surtout de rien…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 25 Juillet 2019, septième jour de thermidor dédié à l’armoise (le premier qui dit l’armoise à pharmacie est à l’amende).

Alors que j’hésite sur le thème de ma chronique quotidienne, me  remonte à la mémoire ce texte de Stendhal:
« Pourvu qu’on ne plaisantât ni de Dieu, ni des prêtres, ni du roi, ni des gens en place, ni des artistes protégés par la cour, ni de tout ce qui est établi, pourvu qu’on ne dît du bien ni de Béranger, ni des journaux de l’opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de tout ce qui permet un peu de franc-parler ; pourvu qu’on ne parlât jamais de politique, on pouvait raisonner librement de tout ».
En cherchant plus loin, je trouve celui-ci de Beaumarchais:
« Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement sous l’inspection de deux ou trois censeurs »  
Force est de constater que l’on a rien inventé. Nos illustres ainés savaient déjà que pour la tranquillité d’esprit et les gros tirages, il est préférable de parler de tout et de rien, sréfléchir...urtout de rien, de la pluie et du beau temps, des amours tarifées des footballeurs, du dernier lauréat de la « star’ac », et de l’ascension dantesque du col du Tourmalet… Ainsi un blogue qui s’entête chaque jour à vous parler de l’anarchisme, des valeurs Républicaines, des luttes ouvrières, de justice sociale et autres billevesées a peu de chance de créer le buzz sur le Net et à se retrouver dans le top 10. Ainsi va la vie. Il y a des gens qui se plaignent de tout alors qu’ils ne manquent de rien pendant que d’autres qui manquent de tout ne se plaignent jamais de rien…

Voici donc bientôt dix ans que je me suis lancé dans l’aventure et que j’essaye vaille que vaille, jour après jour, avec humeur souvent, avec pensee-uniquehumour quelquefois, de parfaire une galerie de portraits de ceux qui ont lutté avant nous pour qu’aujourd’hui nous puissions continuer à espérer en des jours meilleurs. Ces rêveurs magnifiques qui ont inventé le concept de la chose publique et des droits de l’homme. Voilà pourquoi, chers lecteurs, votre fidélité m’est chère et vos commentaires toujours appréciés. Or donc, comme disait le grand Georges: Refusant d’acquitter la rançon de la gloir’, Sur mon brin de laurier je m’endors comme un loir.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’ivraie de famille…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de mes amis et du petit salé aux lentilles réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 22 juillet qui correspond au quatrième jour de thermidor c’est à dire au jour consacré par le calendrier Républicain à l’ivraie. Séparer le bon grain de l’ivraie…C’est quelque part dans les évangiles mais j’avoue que je ne m’en souviens pas, Matthieu peut-être. L’ivraie est une plante très commune de la famille des files-fichier_3055-satan-semant-l-ivraie-c-felicien-rops-c-musee-royal-de-mariemont-204x300graminées, utilisée comme fourrage et autrement nommée « Ray-grass ». L’ivraie enivrante, Lolium temulentum, est la seule graminée dont les graines sont toxiques pour l’homme. Consommées en petite quantité, elles induisent des effets comparables à l’ivresse, d’où son nom populaire. Perso, j’ai jamais compris en quoi l’ivresse était toxique ! C’est sans doute ce qui faisait dire à mon aïeule, toujours à l’affût d’un jeu de mots pourri: qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivraie… L’ivraie de famille évidemment ! répondait aussitôt quelqu’un d’encore plus influencé par l’almanach Vermot. (L’illustration représente un tableau de Félicien Rops: Satan semant l’ivraie) Et puis tiens, histoire de vous permettre de vous présenter à « questions pour un champion ». Saviez vous que les terrains de tennis « gazonnés » sont semés d’ivraie; notamment celui de Wimbledon. Ils sont aussi semés d’embûches ce qui explique peut-être les défaites répétées des français. Amusant non ? Je crois que c’est Isaac Asimov (Fondation) qui disait:  « le calembour est la forme la plus noble de l’esprit ». J’ai la faiblesse de croire qu’il ne disait pas que des bêtises… Il en écrivait aussi ! Bon d’accord, je m’arrête là (et las); je dois aller faire les commissions.

Allez merci pour votre infinie indulgence à l’égard de l’auteur. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Vingt dieux, la belle église…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, HUMEUR

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Amis de la conscience éclairée et du maréchage réunis, bonjour ! Tiens, histoire de déroger un peu à la haute tenue traditionnelle qui sied à ce blogue, commençons par une histoire de gourgane-4-300x198vesces. Eh oui, nous sommes le Mardi 16 juillet 2019, 28è jour de Messidor que Fabre d’Églantine avait imaginé consacrer à la vesce, plante herbacée appartenant à la famille des Fabacées  dont certaines sont cultivées comme plantes fourragères ou comme légumineuses. Par exemple, la fève que nos cousins Québecois appellent « Gourgane » et que les anciens glissaient à l’intérieur des galettes des rois. Étonnant, non !

Un peu d’histoire.

Le concordat de 1801 est signé le 26 messidor an IX à minuit entre Joseph Bonaparte, frère du Premier consul Napoléon Bonaparte et le cardinal Consalvi, secrétaire d’État et représentant du pape Pie VII. Ce Concordat, en créant des relations officielles entre l’État français et la papauté, nécessite une réorganisation de la hiérarchie catholique en France. En Alsace et en Moselle le régime concordataire est toujours en vigueur : un avis du Conseil d’État du 24 janvier 1925 déclare que la loi du 18 germinal an X est toujours en vigueur. En effet, la loi de  66796_concordat-alsace-eglise-napoleonséparation des Églises et de l’État de 1905, mettant fin au concordat de 1801, a été votée alors que ces régions étaient rattachées à l’Allemagne (à la suite du Traité de Francfort de mai 1871). Concrètement, la loi de séparation de 1905 n’est pas appliquée en Alsace-Moselle et les quatre cultes catholique, luthérien, réformé et juif y bénéficient d’un statut officiel. Prêtres et laïcs en mission, pasteurs et rabbins y sont rémunérés par l’État. Les évêques de Strasbourg et Metz sont nommés par le chef de l’État. De fait, l’Élysée suit désormais le souhait du Saint-Siège. Le président de l’Église protestante de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine (EPCAAL), dont le nom est proposé par un vote du consistoire supérieur de cette Église, est lui aussi nommé par l’État. Les membres laïcs élus des consistoires israélites des trois départements doivent avoir l’agrément du Premier ministre.

Le régime concordataire français a été contesté à plusieurs reprises. Cela a été le cas notamment en 1924 par le Cartel des gauches, mais les Alsaciens et Mosellans se sont alors mobilisés pour le conserver. Les partis de gauche avaient inscrit l’abolition du régime particulier de l’Alsace-Lorraine dans leur programme jusque dans les années 1970, mais y ont renoncé ensuite. En 2006, le député de Moselle François concordat -2-Grosdidier soumet une proposition de loi qui vise à le maintenir tout en y intégrant le culte musulman (ben alors !). La demande de son abolition refait surface en 2011, quand une sénatrice du Parti de gauche, revient sur le sujet en marge du débat sur la laïcité mis en place par l’UMP. En attendant: En Alsace-Moselle, le régime concordataire reconnaît et organise les cultes catholique, luthérien, réformé et israélite. Seules ces religions, reconnues par l’État, peuvent bénéficier du régime concordataire. Les dispositions prévues concernent notamment : L’enseignement religieux du primaire au lycée. La rémunération des ministres des quatre cultes reconnus est prise en charge par l’État.

A part cela, nous vivons dans une république laïque sous le régime de la séparation des églises et de l’État. Allez, oubliez cela, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bouquet de coriandre…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis des droits de l’homme et de Gibraltar réunis, bonjour ! (des droits de Gibraltar ! Oui c’est très mauvais, je vous l’accorde…) Nous voici le Samedi 29 juin 2019 c’est à dire le 11è jour du mois de Messidor, généralement consacré à la coriandre.

Je déteste la coriandre, je hais la coriandre, je milite pour l’éradication de la coriandre… Bon d’accord, les goûts et les couleurs ne se prêtent pas à débat. Et pourtant, regardez, même les étymologistes se disputent à propos de l’origine du mot: Grecs pour les uns, de source Mycéenne pour les autres – Koriadnon, pour Ariane la fille de Minos – En Arabe le mot se dit Kuzbur, même si dans l’Algérois on dit coriandrehachiche qui veut dire littéralement: Herbe. Mais, même bien  séchée, je vous déconseille de la fumer. La coriandre se marie très bien avec les carottes sous toutes les formes. Mais ça le fait aussi avec les patates.  Avec l’été venu, imaginez une petite salade de pommes de terre au cumin, légèrement citronnée et parsemée de coriandre; un vrai régal me dit-on. J’ai même ouï-dire que, la coriandre c’est comme le cochon, tout est bon de la feuille à la racine en passant par la fleur et la graine. On lui prête même des vertus antiseptiques dans les bains de bouche destinés à calmer les douleurs dentaires. Pour ceux qui s’intéressent à la littérature gastronomique, je leur conseille: Bouquet de coriandre, publié en 2007 et écrit par Rachel SAMOUL, un recueil de treize  nouvelles, où la coriandre joue un rôle essentiel. (complexe Eds)

Et voilà, je ne sais plus du tout de quoi je voulais vous entretenir; du coup je glisse une vidéo de Boby Lapointe puisque aujourd’hui marque la date anniversaire de sa disparition (1972). Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Rock Amadour…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la concorde universelle et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 22 juin 2019 c’est à dire que les jours vont commencer à diminuer. C’est le 4ème de Messidor consacré à la Véronique.

Or donc, le saviez tu ? Sur le chemin de croix, selon une tradition médiévale, une femme prise de pitié aurait essuyé le visage du Christ avec un voile et celui-ci aurait conservé les traits du supplicié… De là le nom de la femme: Véronique, déformation du latin « Vera iconica ». LE-GRASDIMAR-DE-BLAISE-RA-0005_6-copie-1-200x300La gente dame ayant ramené le « voile de la Sainte Face » à Rome, elle aurait guéri l’empereur Tibère en le lui faisant toucher… à gauche détail d’un tableau intitulé Le Gradismar de Blaise Ra de Débarras Le voile est aujourd’hui vénéré à Saint-Pierre de Rome. Véronique aurait ensuite évangélisé l’Aquitaine avec son mari, un certain Zachée. Après sa mort, elle aurait été enterrée à Soulac, sur le littoral atlantique de la Gironde, où lui est dédiée une église. Une tradition médiévale du Quercy assimile l’ermite Amadour à Zachée qui, devenu veuf, se serait établi dans une grotte de la région. Amadour est à l’origine de l’actuel pèlerinage de Rocamadour (le nom de ce village rappelle le « rocher d’Amadour ») étonnant, non ? Et la foule des fidèles s’est mise à chanter:

Bon, allez, assez déliré pour un samedi. Merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bourrage de crânes…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la vérité toute nue et du poulet basquaise réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 15 juin 2019, jour de la verveine dans le calendrier républicain.

Le billet du jour m’est inspiré par une réflexion du style « quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend, faut pas s’étonner que les gens y pensent c’qui pensent ». Le bourrage de crâne est d’autant plus fréquent de nos jours que entre internet, la télé, la presse écrite, il Victor Serge -D-devient de plus en plus difficile de séparer le vrai du faux, le bon grain de l’ivraie, l’info et l’intox. Tout cela se mélange dans une sorte de brouet lacédémonien que l’on pourrait nommer l’infox. Déjà en 1937, Victor Serge, nous alertait sur ce phénomène. Né à Bruxelles dans une famille d’exilés anti-tsaristes, rédacteur à l’anarchie, Victor Serge (1890–1947) rejoint la Russie à l’annonce de la révolution. Membre de l’opposition de gauche du parti bolchevique, il connaît la prison puis la relégation en Oural. Expulsé d’URSS après des années d’interventions de militants et d’écrivains, il arrive à Bruxelles en avril 1936. Boycotté en France par la presse du Front populaire, il est invité par La Wallonie, un journal socialiste de Liège, à publier une chronique hebdomadaire. Extrait:

« Il y a encore une forme du mensonge particulièrement riche parce qu’elle combine toutes les autres en y ajoutant l’information (ne souriez pas…), l’imagination et le grand tirage. Elle s’appelle le bourrage de crâne et dépasse de loin en capacité de nuire tous les autres procédés de truquages et d’escroqueries psychologiques. La chose est vieille comme la presse, le mot, un bourragemot magnifique par sa précision, est né pendant la guerre, à une époque où la presse s’attachait, avec un zèle sans bornes, à « bourrer » de sornettes les crânes des hommes qu’il fallait amener à tuer et se faire tuer pour que les oligarchies capitalistes rivales pussent refaire la carte du monde (de manière à recommencer plus tard…). » Aujourd’hui, Macron 1er, reprenant une pièce célèbre de son illustre prédécesseur Sarko, s’indigne des dérives capitalistes dans un discours devant l’Organisation Internationale du Travail à Genève; défendant une « économie sociale de marché où chacun trouve sa part » on croit rêver… A ce jour, le bourrage de crânes c’est cela: laisser croire au petit peuple tout de jaune vêtu, que nos dirigeants sont de dangereux gauchistes qui vont se dépêcher d’organiser une juste répartition des richesses car le grand soir est pour demain. Et si notre grand timonier se présente en thérapeute d’un capitalisme devenu fou, c’est d’abord un message qu’il lance aux actionnaires « accommodez vos exigences d’un peu d’apparence démocratique » et c’est bien sûr dans l’idée de sauver le capitalisme et pas la démocratie.

Pendant ce temps, si j’en crois Médiamétrie, vous fûtes dix millions à suivre les exploits de nos footeuses en bleu ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le cénobite ramène sa fraise…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la bigoudénie et des demoiselles du Guilvinec réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 30 mai 2019, ce qui tend à prouver que tout historique-plougastelarrive, et ce 11è jour de prairial est dédié à la fraise, ce qui, résidant à quelques kilomètres de Plougastel, m’autorise à la ramener quelque peu… En Bretagne armoricaine, on s’apprête à célébrer les Buan. Autrement dit Buen, ermite, fondateur de la paroisse de Loc’hbuen, aujourd’hui connue sous le nom de Locarn (22). Le nom semble identique au qualificatif buan « rapide » c’est ainsi que mon aïeule nous apostrophait lorsque nous trainassions: « hasta buan ! ».

Locarn est ce petit village breton qui héberge un discret institut: Ce think tank à la bretonne œuvre au développement de la Bretagne dans toutes ses dimensions notamment au plan économique. « Une des vocations de Locarn est de servir de lieu de négociation neutre et discret, où peuvent se rencontrer des personnalités économiques et institut-de-locarn-intro-couv-230x300politiques », confiait Jo Le Bihan (co-fondateur) lors de la création de l’institut. En 1994, l’Institut de Locarn, sous statut d’association, est inauguré en présence de 850 personnes, dont l’archiduc Otto de Habsbourg fils du dernier empereur d’Autriche, mais surtout sympathisant notoire de l’Opus Dei. L’institut de Locarn est à l’origine du projet « Diaspora économique bretonne » (DEB). Ce projet vise à fédérer les Bretons du monde entier pour qu’ils participent activement à l’essor économique de la région. La DEB a mis en place le parcours Guillaume Lejean, une formation à la culture économique et internationale pour une quinzaine d’étudiants et jeunes diplômés organisée chaque année. Les exercices d’intégration comportent des marches de nuit encadrées par d’anciens légionnaires (!). L’idée fondatrice de ce think tank est qu’en Bretagne « le développement locarn-panneau-indicatiféconomique revêt intrinsèquement la forme de la guerre, et que dans cet agôn, il est bon et efficace de s’armer de symboles culturels », tel que la Vallée des Saints. À ses débuts, l’initiative est critiquée, et l’institut « accusé » d’ultralibéralisme. Son emplacement (village isolé du centre-Bretagne de 500 habitants) fait croître la rumeur que l’institut est une loge de l’Opus Dei, à tel point qu’en 1999 l’institut renouvelle sa direction pour rafraîchir son image. La rumeur est également alimentée par la création en juin 1993 de l’Association Coudenhove-Kalergi-Aristide-Briand domiciliée à l’institut. Richard Coudenhove-Kalergi, père fondateur des préceptes paneuropéens, défend l’idée d’une Europe gouvernée par la conception chrétienne des droits de l’homme.

L’Institut mène ainsi un important travail de lobbying, par le biais de conférences, semble-t-il très prisées dans le gotha breton. Pour se donner une idée du contenu de ces conférences où le « politiquement correct » n’a pas sa place, il suffit de jeter un œil à celle qui précédait l’invitation d’Aymeric Chauprade. Intitulée « Changeons de Climat » le résumé annonce la couleur : la théorie du changement climatique et les idées écologistes qui en découlent sont un frein à l’investissement, et donc au profit. locarnComme à l’époque de la centrale nucléaire de Plogoff, les craintes des populations et les critiques sont « irrationnelles » et défendent des « intérêts particuliers » seule la croissance est synonyme d’intérêt général. D’ailleurs, dès 1993: Le projet de l’Institut de Locarn était exposé par son fondateur, Joseph Le Bihan, sous le titre « Genèse de l’Europe unifiée dans le nouveau monde du XXIe siècle » : la France n’a plus d’avenir ; l’État-nation doit disparaître ; il faut liquider l’Éducation nationale, les services publics et surtout les services culturels, en finir avec l’héritage de la Révolution française, syndicalisme, laïcité, et autre boulets :  « Nous allons réintégrer cette Europe de la civilisation et de la propreté qui existe déjà en Allemagne, en Suisse et dans certains pays nordiques ».Oups ! Identitaires de tous les pays unissez-vous dirait l’autre…

Oui, je sais, c’est trop long. Bon, ben, je m’arrête là, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un pognon de dingues…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, HUMEUR

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Amis de la rubrique à brac et du fourre-tout réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 19 avril 2019, trentième et dernier jour de Germinal dédié au greffoir. C’est sans vergogne que je pique à Gérard Alle le début de son récent billet: « Ne comptez pas sur moi pour joindre la moindre larmichette aux fleuves lacrymaux infestés de crocodiles qui déferlent depuis l’incendie. Décidément, je dois être un bien mauvais Français, tant je trouve obscène cette émotion qui a l’air de tout submerger, avec ses déballages de fric, sa curaille pleurnicharde et ses vibrants appels à la nation… » Vous pouvez (devez) lire la suite en suivant le lien.

Edouard Philippe, notre premier Ministre à nous qu’on a, veut une nouvelle flèche sur Notre-Dame, qui réponde aux enjeux de notre époque. Et là, je ne vous cache pas que je m’interroge un tantinet : quels peuvent bien être les enjeux de notre époque en matière de flèche de cathédrale ? Autant j’ai une petite idée de ce que pourraient être ces enjeux en matière de réchauffement climatique, de démocratie participative, de pouvoir d’achat, de justice fiscale, de répartition des richesses… Autant j’avoue que je reste coi face à l’immensité sidérale de la problématique concernant les enjeux de notre époque en matière de flèche de cathédrale…(photo de l’AFP) cathédrale en flamme

Ceci étant et, toute chose égale par ailleurs, pendant les travaux, la quête continue. Une souscription nationale, des cagnottes à la pelle, des dons de grosses fortunes et peut-être bientôt une conférence de donateurs. D’Apple à la Banque centrale européenne en passant par des milliers d’anonymes, les promesses de dons affluent pour rebâtir le monument, atteignant au moins 800 millions d’euros de promesses de dons. La barre du milliard devrait être facilement franchie. Plusieurs grandes fortunes françaises ont sorti leur carnet de chèques dans la nuit de lundi à mardi: la famille Pinault a promis 100 millions d’euros, suivie par le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, qui a annoncé un don de 200 millions, puis la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L’Oréal (200 millions). Parmi les donateurs, figurent de nombreuses associations, fondations et entreprises. Total a annoncé un « don spécial » de 100 millions d’euros, l’assureur Axa a promis 10 millions tout comme le groupe bancaire BPCE et la Société Générale. Le Crédit Agricole, via sa fondation, a annoncé un don de 5 millions d’euros.

Les mauvaises langues soulignent que cet élan de générosité intervient à un moment où les associations de lutte contre la pauvreté font face à une baisse des dons. Voici donc, par exemple, une opération très intéressante pour Total, note Libération. Avec son don de 100 millioob_4699ca_assiette-au-beurre-015ns d’euros, le groupe peut prétendre à une réduction d’impôts de 60 millions d’euros, alors qu’il n’a payé que 30 millions d’euros d’impôts sur les sociétés en 2016. La loi lui permet même de reporter l’excédent sur les 5 années suivantes. En clair, si le montant de son impôt sur les sociétés est toujours de 30 millions d’euros, Total pourrait ne payer aucun impôt sur les sociétés pendant deux ans. Oui madame Michu, Paris vaut bien une messe ! Et si la construction d’un consensus national passe par l’organisation d’un téléthon des milliardaires animé par les cosaques du don, Why not ?

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ite, missa est…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du piano (sans bretelles) et de la ceinture (sans chasteté) réunis, bonjour ! Nous voici déjà (pourquoi déjà ?) le Lundi 18 mars 2019, c’est à dire le 28ème jour de Ventôse qui est comme vous le savez, consacré au capillaire dans le fameux et désormais célèbre calendrier capillaire-300x225républicain. Moi qui ait en commun avec Fabrice Lucchini, d’avoir tenté de débuter dans la vie active à travers la coiffure pour dames (la comparaison s’arrête là) je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais, je vais… au capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée.

Oh, je sais bien ce que vous pensez, lecteurs assidus et néanmoins sans complaisance. La critique est aisée mais l’art est difficile ! A force de vilipender sans vergogne les curés, les patrons, les flics, le CAC 40, les militaires, la critique risque fort de se transformer en criticature. Il faut savoir jusqu’où ne pas aller trop loin. Comme le disait LAO TSEU dans son infinie sagesse: « Si tu marches trop loin à l’Est… C’est l’Ouest ! ». Rien que sur cette dernière citation, le philosophe du dimanche pourrait en faire dix pages. A l’instar des Bouvard et Pécuchet se targuant de savoir un peu de tout sur pas grand chose, je suis de bouvard-pécuchet-300x198ceux qui ne savent rien sur le grand tout… Aussi, chaque petit billet que je me plais à vous poster, réclame une longue et douloureuse préparation, d’infinies recherches dans les méandres d’internet au risque de se perdre tel Icare sans son fil d’Ariane dans le labyrinthe que ce psychopathe de Dédale avait si brillamment conçu. Vous me voyez ci, errer de page en page, de site en site, à la recherche du diamant vert qui viendra le lendemain orner les colonnes des « Cénobites tranquilles ». Pour votre bon plaisir, oui monsieur, oui madame, je poursuis inlassablement ma quête du Graal. Lancelot de l’entrelacs, Perceval sans retour, Gauvin nouveau, chaque jour me voit à la tache pour alimenter la chronique. Las, la retraite n’est plus ce qu’elle était, levé à matines, couché à complies, l’ermitage de Keramoal ressemble de plus en plus à celui des trappistes, sans la bière éponyme (j’avais envie de le placer celui la).

Allez, poursuivez en paix votre visite de ce blog quotidien et néanmoins journalier, Ite, missa est (expression signifiant Allez, c’est la mission et non pas allez, la messe est dite). Portez vous bien et à bientôt peut-être.