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Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, HUMEUR

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Amis de la blanche hermine et du Breizh-Cola réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 31 juillet, autant dire que c’est la fin du mois… A ne pas confondre avec la fin du moi, comme disait ce vieux Lacan. C’est aussi le treizième jour de Thermidor dédié à l’abricot et c’est encore le triste anniversaire de l’assassinat de Jaurès.

A part cela les jeux du cirque continuent d’endormir le petit peuple pendant que simultanément de l’autre côté de la Méditerranée on bombarde des populations civiles. Les envoyés spéciaux sont plus nombreux à Londres qu’à Alep et nos journaleux cocardiers s’égosillent à saluer les médailles en chocolat qui cachent mal l’hideux nationalisme de nos « monsieur-muscle » en string bleu-blanc-rouge.

Je rêve de Jeux Olympiques sans tambours ni fanfares, sans drapeaux ni oriflammes, sans sponsors, sans hymnes nationaux, sans primes autres que le plaisir d’avoir participer à une immense fête de la fraternité universelle. Un grand monsieur qui avait posé un oeil pertinent et amusé sur les Jeux d’Helsinki (Olympia 52) vient de nous quitter, il s’appelait Chris Marker. Je rêve, hé oui, madame Michu, je rêve…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

In memoriam Pierre-Valentin BERTHIER.

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, HISTOIRE

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Amis de la mélancolie et du melon au porto réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 21 juillet, troisième jour de Thermidor dédié au melon.

Je m’empresse de répondre à une amicale sollicitation de Jean-Pierre qui me fait remarquer que j’ai passé sous silence la disparition de Pierre-Valentin  Berthier. Toujours à l’affût des dernières informations il m’informe par ailleurs que des fous insensés se sont lancé dans la réédition de la magistrale et démesurée oeuvre de Sébastien Faure, dont je parle fréquemment ici, L’encyclopédie anarchiste. Excellente initiative. Pour ma part, je continue à la consulter en ligne sur encyclopédie-anarchiste.org.

Pierre-Valentin  Berthier donc,  est né le 18 septembre 1911 à Issoudun. Il passe deux  ans et demi à l’  » école primaire supérieure  » avant d’en être chassé pour  indiscipline.  Pendant  une  décennie,  il exerce le métier d’artisan mégissier  dans  l’atelier  de  ses  parents.  En 1932,  il est arrêté pour insoumission. Malade, il est relâché peu après.

Le  pacifisme  est  alors  et  restera toute sa vie son principal cheval de bataille. D’abord antimilitariste et ensuite anarchiste, quoiqu’il apprécie très  peu  les étiquettes, quelles qu’elles soient. Et déjà, il participe à un  certain  nombre  de  feuilles  pacifistes  et  libertaires  : La Patrie Humaine,  journal  dirigé par Victor Méric, La Clameur,  » organe mensuel de l’Union des Intellectuels pacifistes « 1, Le Contre Poison,  » organe mensuel d’éducation  sociale.  Pour  la  Paix  » ou La Conquête du Pain, dirigée par Bidault.

En 1936 c’est une autre presse qui lui permet de gagner sa vie : il devient le  correspondant  local du Journal du département de l’Indre qui deviendra Le  Département  sous  l’Occupation  puis  La  Marseillaise  du  Berry à la Libération.  Après  avoir été 15 ans journaliste à Issoudun, P.-V. Berthier perd  sa  place  lorsque  le  journal accentue son obédience communiste. En 1951,  il  rejoint  alors  la  capitale  où  il  sera  correcteur  dans des imprimeries, des maisons d’édition comme Amiot-Dumont et des journaux comme le  Monde,  où  il  prend  sa retraite en 1976. En parallèle, il continue à apporter  sa  contribution  à  la  presse  anarchiste. Avec Charles-Auguste Bontemps,  il est l’un des plus proches collaborateurs de Louis Lecoin avec Défense  de  l’Homme.  Puis  il  écrira dans Liberté. Il écrit également au Monde  Libertaire  dès  1954. Il réalise de longues chroniques pour L’Union pacifiste  qui  prône le désarmement unilatéral à titre exemplaire.

Outre celui de la presse, Berthier appartient au monde de la littérature, dans lequel il est entré par le biais de la poésie.  Après quelques nouvelles, ses premiers romans paraissent dans les années 1950. En 1957, L’enfant des ombres est, selon Thierry Maricourt, le roman  » dans lequel se révèle le talent de son auteur « . Dans ce plaidoyer contre la guerre, on voit apparaître un personnage par lequel va se faire l’introduction d’idées libertaires : Planchette, évocation de Fernand Planche, à qui Pierre-Valentin Berthier a emprunté quelques souvenirs et événements. Deux ans plus tard, l’auteur expose ses conceptions économiques dans un roman intitulé On a tué M. Système. Outre les romans, il s’intéresse à la langue française, à laquelle il consacrera une dizaine d’ouvrages, en majeure partie réalisés avec Jean-Pierre Colignon, correcteur au Monde, qui voit en lui  » un ouvrier du verbe instruit sur le  » tas « , pour qui le langage est un matériau noble, comme le bois, le fer ou l’or  » Pierre-Valentin Berthier est également l’auteur de quelques essais : une biographie de Gaston Couté, parue en 1958 et rééditée en 1980, un essai sur la famille et un sur la  » laïcité égarée  » parus tous deux en 1995. Sources: http://www.alalettre.com/auteurs-contemporains-b.php et ICI et encore  ICI et même ICI

Voilà un oubli réparé. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Et voici thermidor…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, TRADITION

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Amis de l’ornithologie et de l’ortolan braisé réunis, bonjour !

Nous sommes bien le jeudi 19 juillet 2012 qui correspond au 1er jour de Thermidor dédié à l’épeautre. Comme disait mon aïeule, qui connaissait l’évangile de Matthieu sur le bout des doigts de pieds: regarde l’épeautre dans ton oeil avant la paille dans le mojito de ton voisin…

Dans la première mouture du calendrier républicain ce mois là avait été nommé fervidor, du latin fervidus, brûlant. Mais, allez savoir pourquoi, Fabre d’Eglantine décida de le débaptiser sans autre forme de procès et sans même en informer la Convention. Thermidor a l’inconvénient d’introduire une expression d’origine grecque dans une nomenclature dont tous les autres termes sont latins. Ça c’est pour les puristes. Néanmoins, je retiens que c’est thermidor qui a vu la fin de Robespierre et du même coup de la terreur. Encore deux verres d’absinthe et il l’aurait baptisé Therminador…

La fièvre révolutionnaire eut-elle été moins sanguinaire si Fabre avait conservé le nom de fervidor ? Et si le nez de Cléopâtre…Et si ma tante, oui bon. En tous cas, vous, je ne sais pas mais, personnellement, ce que j’apprécie dans thermidor, c’est le homard…

Justement tiens, aujourd’hui c’est le départ de la flottille de vieux gréements de Brest, cap sur Douarnenez pour « Temps fêtes ». Je me suis déguisé en Kersauzon histoire de me glisser incognito à bord d’une chaloupe sardinière. Je vous tiendrais au courant de ce retour de noces finistérien en diable. Je triche un petit peu, la photo date déjà de quatre ans lors du passage des « Tas de pois ». Cette année il y aura encore plus de soleil. Si si !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ne jamais dire: Fontaine…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis du petit patrimoine et du riz au lait réunis, bonjour !

Nous sommes le 18 juillet c’est à dire le 30 de messidor et c’est le jour de la chalemie. Il s’agit d’un ancêtre de la bombarde et du hautbois que l’on jouait généralement accompagné d’une cornemuse.

Tiens, justement, en Bretagne c’est la saint Tivizio, qui a laissé son nom à Landivisiau. Si vous passez dans le coin en vous rendant aux Tonnerres de Brest, vous pourrez admirer une très jolie fontaine qui lui est dédié. A 50 m de l’église, la ruelle Saint-Thivisiau, à droite de la place, débouche sur la fontaine de dévotion.
A la tête de la fontaine 10 panneaux sculptés en kersanton de style gothique sont encastrés dans le mur et on peut les admirer de près. Mais ils gardent le secret de leur origine. L’un représente un ange tenant un écusson pour la moitié Tournemine et l’hypothèse que l’on rencontre le plus couramment est celle de fragments provenant du tombeau de François de Tournemine, seigneur de Coatmeur et de sa femme Renée de Saint-Amadour et datant du XVIème. Sur les autres on y voit des moines et des nonnes en prière. La source alimente aujourd’hui trois grands bassins servant d’ornement à une place coquette, et un lavoir public.
Les mères recommandaient leurs bébés au saint patron réputé agir contre le rachitisme: ou elles déposaient quelques vêtements de l’enfant ou elles habillaient la statue d’habits neufs. Les jeunes gens venaient consulter saint Thivisiau pour leur mariage: une épingle en bois retirée discrètement du corsage de la jeune fille et jetée dans la fontaine indiquait si la fiancée était vertueuse.

Tout à fait autre chose.

Le 18 juillet 1881, naissance de Jules SELLENET dit Francis BOUDOUX, à St Etienne. Militant anarchiste, antimilitariste et anarcho-syndicaliste français.

En août 1904, il déserte de son régiment et, munis des papiers d’un compagnon, change d’identité. Ouvrier du fer et secrétaire du syndicat de Longwy, il prend part à la grève d’août 1905. Membre de « l’Association Internationale Antimilitariste », il est arrêté en novembre 1905 comme déserteur. Libéré, il regagne l’Est de la France où il sera condamné à plusieurs reprises pour des « délits » liés aux conflits du travail. En 1910, le syndicat des ouvriers métallurgistes d’Auboué, dont il était le secrétaire, le dénonce comme agent provocateur au service d’un maître des forges. Cette accusation ( sans doute calomnieuse) pour le moins étonnante, sera reprise après-guerre par les communistes. Mobilisé durant le conflit de 14-18, il reprend ensuite son militantisme syndical et anarchiste. Le 11 janvier 1924, salle de la Grange-aux-Belles, à Paris, il est blessé lors d’un meeting qui se termine en bagarre entre anarcho-syndicalistes et communistes (deux anarchistes y trouveront la mort, tués par balles).

En 1926, il est aux côtés de Pierre Besnard, le fondateur de la C.G.T- S.R (syndicaliste révolutionnaire) dont il devient secrétaire de la Fédération du bâtiment. En 1936, il se rend en Espagne combattre dans les rangs internationaux de la Colonne Durruti. Il meurt à Argenteuil (Ile de France), le 17 mars 1941. Sources: Ephéméride Anarchistes.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Un Mojito sinon rien…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la Grèce antique et du Cuba libre réunis, bonjour !

Nous voici lundi 09 juillet, vingtième jour de Messidor dédié à la Menthe.

Le mot « menthe » vient du latin mentha, qui dérive lui-même du grec Mínthê du nom de Minthé qui dans la mythologie grecque était une nymphe qui fut  métamorphosée en cette plante (Elle est chez Oppien fille du Cocyte, un des cinq fleuves des Enfers). Aimée d’Hadès, elle est délaissée par le dieu lorsque celui-ci enlève Perséphone ; elle n’a alors de cesse de se lamenter et de dénigrer sa rivale, ce qui lui vaut d’être piétinée et changée en menthe par Déméter, mère de Perséphone. Si l’on en croit Strabon, c’est Perséphone elle même (jalouse comme une teigne) qui se chargea de la sale besogne…

Pour ma part, la menthe évoque davantage le Mojito (boisson préférée de ma fiancée) que la Grèce antique, quand bien même, dans bien des bars, on vous le maltraite comme c’est pas permis. Du coup je vous poste une vidéo sur la préparation de ce divin breuvage.

On en buvait déjà dès le XVIè siècle si l’on en croit les récits de l’explorateur (et un peu brigant) Francis Drake, même si à l’époque la recette était à base de Tafia. Très apprécié par l’écrivain et journaliste américain Ernest Hemingway qui venait régulièrement le déguster au légendaire bar de la Havane la Bodeguita del medio, le cocktail finit par s’exporter d’abord aux Etats-Unis puis en Europe, avant d’être préparé dans la plupart des bars du monde entier.

 

Allez, yec’hed mat, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

La bataille de Little Big Horn…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’histoire ancienne et du vin nouveau réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 25 juin 2012, 7è jour de Messidor dédié au concombre. Pas celui de Mandryka dont la philosophie à peine masquée me fait toujours autant rigoler. Mais profitons de cette date pour nous souvenir de ce 25 juin 1876 où les tuniques bleues de Custer ont mordu la poussière des Black Hills.

La bataille de Little Big Horn, surnommée aux États-Unis Custer’s Last Stand (« l’ultime résistance de Custer »), et en sioux la bataille de la Greasy Grass, est une bataille qui opposa les 647 hommes du 7e régiment de cavalerie de l’US Army du lieutenant-colonel George A. Custer à une coalition de Cheyennes et de Sioux rassemblés sous l’influence de Sitting Bull.

Elle s’est déroulée les 25 et 26 juin 1876 à proximité de la rivière Little Bighorn (« petit mouflon », un affluent du Bighorn), dans l’est du Territoire du Montana, près de ce qui est aujourd’hui Crow Agency dans l’état du Montana.

C‘est l’action la plus célèbre de la Grande guerre Sioux de 1876 (aussi connue sous le nom de guerre des Black Hills) et résulta par une victoire écrasante des Indiens menés par Crazy Horse, le chef Sioux Gall et le chef cheyenne Lame White Man. Custer et 267 de ses hommes périrent dans cette bataille. Tiens, une vidéo de Johnny Cash et Buffy Sainte-Marie qui nous parlent de Custer…

À Little Big Horn, 263 hommes du 7è de cavalerie  trouvent la mort, et 38 sont blessés. Les dernières recherches des historiens laissent penser que les pertes amérindiennes ont été très lourdes, allant de 190 morts et 200 blessés au total à 200 morts sur le champ de bataille, sans compter les morts par blessure. Globalement, la moitié de ses 647 hommes du 7e de cavalerie est hors de combat (tués/blessés) et les Amérindiens ont perdu environ un tiers de leurs 1 500 guerriers disponibles. A droite: Sitting Bull.

Durant cette bataille, le lieutenant-colonel CUSTER ainsi que le chef Cheyenne Lame White Man trouvèrent la mort. Cette bataille eut un grand retentissement dans l’opinion publique américaine, et conduisit au massacre de la Wounded Knee Creek, quatorze ans plus tard. Devenue un mythe, elle est l’une des batailles les plus célèbres de l’histoire des États-Unis, étudiée de façon approfondie par les historiens et faisant toujours l’objet d’une littérature abondante. Souvenez vous de  Little Big Man avec Dustin Hoffman.  Le site de la bataille est préservé comme monument national.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le banquet des affamés…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’histoire en marche et du café-croissants réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 08 juin, jour de la saint Médard… Comme disait mon aïeule, qui savait de quoi elle causait: S’il pleut à la saint Médard, on est dans le coltar !

Dans notre calendrier républicain, c’est le 20 de Prairial dédié à la fourche. Le 20 Prairial de l’an II voit l’apparition du culte de l’être suprême, une des fantaisies qu’affectionnait Robespierre. Ce dernier, déiste, avait vivement attaqué les tendances athées et la politique de déchristianisation des ultra-révolutionnaires, qui avaient institué le culte de la Raison fin 1793. Il leur opposa une religion naturelle – reconnaissance de l’existence de l’Être suprême et de l’immortalité de l’âme – et un culte rationnel (institution des fêtes consacrées aux vertus civiques) dont le but était, selon lui, « de développer le civisme et la morale républicaine ». Tiens, à propos de républicains, voici une idée de lecture pour vos vacances à venir: Le banquet des affamés de Didier Daeninckx chez Gallimard. Il fallait bien tout le talent de cet auteur pour nous remettre en mémoire la vie mouvementée de Maxime Lisbonne, héros de la Commune.

Maxime LISBONNE est né à Paris, le 24 mars 1839, il aura un sacré parcours. Il s’engage très jeune dans la vie militaire, et dès le 7 mai 1854, il embarque comme mousse sur la Belle Poule et participe ainsi à la campagne de Crimée. Maxime Lisbonne fait la campagne en Italie et en Syrie. Envoyé aux compagnies de discipline, il fut gracié pour s’être signalé pendant l’incendie de l’hôpital d’Orléansville.

Pendant le siège de Paris, il se range du côté des Fédérés, et joue un rôle très actif dans la défense de la capitale. Il prend part à plusieurs combats (Arcueil, Buzenval). Capitaine au 24ème bataillon de la garde nationale, lieutenant dans un régiment de marche, il prit une part active à la journée du 18 mars 1871, s’empara de la caserne des Minimes et fut nommé le 1er mai 1871 Lieutenant-colonel par la Commune.

 Louise Michel dira de lui : « Quand Lisbonne vint le matin ( à Clamart  ) amenant du monde, il fut à la foi content et furieux, secouant ses cheveux sous les balles qui recommençaient à siffler ainsi qu’il eut chassé  des mouches importunes ». Le 26 mai, il est blessé et arrêté. En décembre 1871, le Conseil de guerre le condamne à la peine de mort, mais un second conseil, en juin 1872, commue sa peine en travail forcé en Nouvelle-Calédonie. Après l’amnistie de 1880, il revient en France, reprend ses activités théâtrales aux Bouffes du Nord. Il se lance dans le journalisme avec L’Ami du peuple où il prône la révolution sociale. Il ouvre différents cabarets, La Taverne du BagneLe Casino des ConciergesLe Ministère des Contributions directes. Il s’y ruine. En juin 1889, un candidat de cinquante ans aux élections législatives à Paris publia un manifeste qui contenait ce passage : « SALTIMBANQUE Je suis ! SALTIMBANQUE Je reste ! Envoyez-moi grossir le nombre de ceux auxquels vous osez donner cette épithète, et vous verrez si j’hésite, en vrai acrobate, à crever le papier du cerceau sur lequel sera écrit : RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE ! » Le texte était signé de Maxime Lisbonne, ancien communard. Il termina sa vie comme débitant de tabac à la Ferté-Alais.

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

Sagrada Anarchista…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’imprécation et du tilleul-menthe réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 07 juin, 19è jour de Prairial dédié au Tilleul.

En Allemagne et notamment à Limmersdorf et Peesten on rencontre  des Tilleul à danser (Tanzlinde) dans lesquels se trouvent des pistes de danse (ou des passerelles). Des escaliers taillés dans le tronc ou d’autres en colimaçon permettent d’y accéder. La plupart ont aujourd’hui disparu, toutefois il est possible d’en rencontrer en Bavière.

Lors des célébrations, le tilleul devenait le centre des festivités : les villageois le décoraient et dansaient autour de son tronc à l’occasion d’un mariage. En effet, les jeunes mariés venaient danser à l’intérieur de l’octogone ou sur les pistes de bois et se souhaitaient bonheur et amour. Une autre festivité voulait que l’on fête le printemps et la nature au mois de mai autour de ces arbres (vivants ou abattus pour l’occasion) sur la place du village. Ces arbres était appelés des « mais ». En France, l’usage de ces mais a évolué pour se transformer en Arbre de la Liberté pour les sans-culottes.

Tout à fait autre chose.

Le 7 juin 1896, à Barcelone, en pleine répression anti-anarchiste (où des centaines de personnes sont soumises à la torture dans la prison de Montjuich), une bombe explose au milieu d’une procession religieuse du Corpus Christi, rue Cambios-Nuevos, où défile le capitaine général.
Une douzaine de personnes trouve la mort dans l’explosion et on dénombre une trentaine de blessés. Cinq anarchistes rendus responsable de cet attentat seront fusillés le 04 mai 1897 et des centaines d’autres arrêtés et torturés. Aujourd’hui, les touriste se pressent pour visiter la « Sagrada Familia » de l’architecte Gaudi, mais vont-ils remarquer cette étrange oeuvre que l’auteur avait intitulée « Sculpture d’un terroriste poseur de bombe inspiré par le diable »…

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 



 

La montagne de l’anarchiste…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis des paradis artificiels et du Pousse rapière* réunis, bonjour !

*Il doit son nom à la rapière, longue épée légère, ramenée des guerres d’Italie par Monluc et ses capitaines gascons. La liqueur d’Armagnac « Pousse Rapière » dont la recette ancienne est un secret bien gardé s’allie avec le Vin Sauvage, méthode traditionnelle, pour donner le cocktail Pousse Rapière.

Nous sommes le mercredi 06 juin 2012, dix huitième jour de prairial dédié au pavot et, vous êtes encore devant votre ordinateur. Il faut rappeler que le pavot se classait parmi les plantes médicinales bien avant que les chefs de guerre afghans n’en fassent leur fond de commerce. Cela étant, on peut aussi en faire de très jolis bouquets, j’en ai eu sur mon balcon qui fleurissaient admirablement ; un ami malouin avait récupéré quelques graines dans un jardin colonial de la ville corsaire. Au jour d’aujourd’hui, la maréchaussée risque fort de vous interdire de participer au concours des maisons fleuries. Tant pis, essayez la tulipe, la Hollande est très « mode ». Et pour vous changer les idées à quelques jours du premier tour des législatives, voici l’histoire de:

ANARCHIST MOUNTAIN.

Qui a dit que l’anarchisme ne laissait derrière lui que poudres et cendres… Voici une anecdote des plus amusantes.

Le 6 juin 1922, la montagne qui domine la ville d’Osoyoos en Colombie-Britannique (Canada), prend officiellement le nom « d’Anarchist Mountain ».

Cette appellation est due à un colon d’origine irlandaise du nom de Richard G. Sidley qui est venu s’installer dans la région vers 1889. Receveur du premier bureau de Poste en 1895, il deviendra ensuite juge de paix puis douanier. Mais les opinions politiques qu’il exprime lui vaudront d’être qualifié d’anarchiste et d’être relevé de ses fonctions. Le plateau (qui culmine à 1491 mètres – Photo -) où il résidait sera alors désigné comme « La montagne de l’anarchiste » appellation qui deviendra ensuite officielle.

Et pour que cela soit complet, voyez ci-dessus le logo officiel des pompiers du comté. C’est pas beautiful ça mes body boys, c’est pas fantastique ? On croit rêver… Mais bon, on va pas en faire une montagne non plus. Sources:http://epheman.perso.neuf.fr/juin06.html

Allez, je m’arrête là pour me plonger dans la lecture de SINE-MENSUEL. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ca branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la satirologie et du pain bénit réunis bonjour !

Nous sommes, bon an mal an, arrivés ensemble jusqu’à ce 28 mai, 9è jour de prairial, qui s’enorgueillit d’être dédié au serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet c’est bon pour tout. En infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches, ce proche cousin du thym est une vraie panacée. C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale si cela ne risquait d’aggraver le déficit…Encore faut-il rappeler que ce dernier n’est pas imputable aux dépenses des pauvres gens mais, en grande partie, aux mauvais, voire aux non-paiements du patronat…

Tout à fait autre chose: Ce 28 mai est jour anniversaire de la triste et funèbre fin de la Commune de Paris. Ce fut dans le sang, les pleurs, la déportation bref, la répression féroce et cruelle comme savent si bien la manier les forces de la réaction. Un siècle et demi plus tard, les méthodes n’ont guère changées…

La semaine sanglante.

Il y a 141 ans, le 28 mai 1871 marquait la fin de ce que l’histoire allait garder en mémoire sous le nom de semaine sanglante. C’était la fin d’une utopie joyeuse, d’un espoir en la capacité des hommes à vivre libres et égaux en droit. C’était la fin de la Commune.

Aujourd’hui, j’ai une pensée pour tous les indignés de la planète de Madrid à Montréal en passant par Athènes et les pays arabes. Les sbires de Bachar al Assad en Syrie ou les flics de Québec ne connaissent qu’une logique: la répression. Mais je vous le dis, amis lecteurs, ça branle dans le manche !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.