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Les femmes sont des hommes comme les autres…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’égalité des sexes et des soeurs Tatin réunies, bonjour !

Et bien voilà, à force d’en parler ça devait finir par arriver, nous sommes le 3 novembre. Treizième jour du mois de brumaire consacré au Topinambour. Curieuse plante à la vérité qui doit son nom à celui d’une tribu brésilienne dont certains membres furent
amenés en France au début du XVIIè les Topinamboux (tupinambas) ce qui amena Carl Von Linné à croire en l’origine brésilienne de la plante. On la nomme aussi artichaut de Jérusalem; cela viendrait là encore d’une déformation linguistique de l’Italien Girasol, le topinambour appartenant à la même famille que le tournesol.


Le 5 septembre 1791, Olympe de Gouges présentait la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Ce texte devait être présenté à l’assemblée Nationale le 28 octobre de la même année. Ainsi se voyait dénoncé le fait que la révolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité.  La phrase la plus célèbre de sa Déclaration est : « La Femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Elle ne croyait pas si bien dire et est morte guillotinée le 03 novembre 1793.

Marie-Olympe de Gouges est une des très rares femmes de l’histoire ancienne a avoir été exécutée pour la publication d’écrits politiques. Pourtant cette femme engagée, belle figure humaniste de la fin du XVIIIe siècle, n’a été redécouverte que récemment au titre de précurseur dans l’histoire des idées. Elle demeure en effet une figure d’exception, non seulement pour son engagement politique dans la durée, mais surtout pour ses positions d’avant-garde, courageusement exprimées, sur la condition des Noirs et celle des femmes. Il a fallu attendre que les grandes questions de société sur les femmes, le racisme et les minorités se posent avec une nouvelle acuité au lendemain de la seconde guerre mondiale pour mettre enfin en lumière le souvenir tragique de de Gouges.

Cette Déclaration est sans valeur légale car ce projet fut refusé par la Convention à laquelle elle avait été proposée et resta à l’état de projet. D’une part, elle n’a paru qu’en cinq exemplaires et a été politiquement complètement ignorée tandis que, de l’autre, il a été dit que « la Déclaration a fait sensation dans toute la France, et même à l’étranger. » Il faut attendre 1840 pour que quelques extraits de cette Déclaration soit publiée, et l’intégralité du texte ne l’a été
qu’en 1986, par Benoîte Groult.

On peut-être révolutionnaire et néanmoins macho… Et Olympe est resté sur son petit nuage en attendant que ces messieurs daignent se rendre compte que les femmes sont des hommes comme les autres. Le terme anglo-saxon de Human Right semble plus approprié en parlant de droits humains.

Les hommes (et les femmes) naissent et demeurent libres et égaux en droits… Quelle belle et magnifique phrase. Je propose qu’elle soit affichée dans tous les commissariats de France et de Navarre et qu’elle soit éditée sous forme de carte postale afin que chaque « expulsé » puisse nous donner de ses nouvelles. Sources

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

 

ICI LONDRES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la France libre et du Tokay pinot gris réunis, bonjour !

Melpomène se parfume à l’héliotrope, je répète: Melpomène se parfume à l’héliotrope… Mais qu’est-ce que je raconte moi; j’ai pourtant pris mes gouttes ce matin. Ah oui, cela me revient comme un pâté chaud…

Nous sommes le samedi 27 octobre 2012, sixième jour de brumaire dédié à l’héliotrope et la phrase ci dessus est un « message personnel » donné par la BBC, Radio Londres, dans le cadre de la fameuse édition quotidienne Les français parlent aux français pour annoncer la passage dans la capitale britannique de René Massigli, futur commissaire aux affaires étrangères de la France libre. Radio Londres fut créée, entre autres, par Jean Marin, né natif de Douarnenez et fut animée par un certain André Isaac plus connu sous le nom de Pierre DAC. Du coup je me suis renseigné sur cette fameuse Melpomène qui se parfumait à l’héliotrope. Dans la mythologie grecque, Melpomène est la Muse du Chant, de l’Harmonie musicale et de la Tragédie quand elle est associée à Dionysos. Son maintien est grave et sérieux : elle est richement vêtue, et chaussée de cothurnes; elle tient d’une main un sceptre et des couronnes, de l’autre un poignard ensanglanté, parfois une massue d’Héraclès dont le théâtre aimait célébrer les exploits. Elle possède comme autres attributs la couronne de pampres et le masque de tragédie. Parfois on lui donne pour suivantes la Terreur et la Pitié.

Michel-Roger Augeard a compilé tous ces messages et en a fait un livre paru chez JC Lattès: Melpomène se parfume à l’héliotrope. Stéphane Hessel, est l’un des anciens résistants interviewés dans l’ouvrage. Il se souvient d’autant mieux de cette phrase qu’il fut impliqué dans le difficile transfert à Londres de l’ambassadeur de France en Turquie, René Massigli.

 

Pour ma part j’écoute Radio Libertaire et cela me change des niaiseries quotidiennes des grands médias. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Lochu tu t’en souviens…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, HISTOIRE

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Amis du néo-Malthusianisme et des demoiselles* du Guilvinec réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 26 octobre 2012, c’est le 05 Brumaire et, c’est le jour de l’oie… Oyez donc ceci.

A plusieurs reprises, j’ai évoqué ici la figure de ce grand anarchiste révolutionnaire, à moins que ce ne soit l’inverse, je veux parler de Nestor Makhno. Et puisque le 26 octobre est le jour anniversaire de sa naissance, petite piqure de rappel.

Il a vu le jour en effet le 26 octobre 1889 à Houliaïpole en Ukraine. Issu d’une famille d’anciens serfs, il a connu une enfance très miséreuse.. C’est sans doute cette condition qui va l’amener à se révolter très jeune. C’est en 1906, période de grande répression tsariste, qu’il fait la rencontre de paysans anarchistes de Goulaï Polié. A la suite des attentats contre le gouverneur de la province, il est arrêté mais échappe à la peine de mort grâce à son jeune âge. Il ne sortira de prison que neuf ans plus tard au moment de la révolution et va découvrir les idées de Kropotkine. Le 6 janvier 1918, l’assemblée constituante Russe est dissoute. La situation est si confuse que les armées austro-allemandes en profitent pour pénétrer en Russie et menacer le régime bolchevique. Le 3 mars 1918, par l’accord de Brest-Litovsk, Lénine accepte le démantèlement de l’ex-Empire russe.

L‘Ukraine, sous protectorat austro-allemand, est de nouveau confrontée aux exactions commises et au retour des Allemands et des propriétaires terriens. Septembre 1918 voit donc la naissance de la fameuse « Makhnovchtchina » (en vidéo la chanson écrite par Etienne Roda-Gil en 1961 et interprétée par Les Béruriers noirs) et de ses drapeaux noirs.

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En moins de 3 mois, les makhnovistes libèrent une importante partie de l’Ukraine orientale. La réaction ne tarde pas à se réorganiser et le Général Dénékine compose une nouvelle armée que l’on appellera « les blancs » en opposition à l’armée rouge de Trotsky. Makhno est pris entre le marteau et l’enclume, il se soulève contre les blancs mais les rouges se méfient des anarchistes et ne tardent pas à les laisser tomber.

Makhno mène la lutte jusqu’en 1919, contre les forces blanches et les troupes d’occupation allemandes et autrichiennes. Puis, les makhnovistes, déclarés hors-la-loi par les bolcheviques, prennent les armes contre les rouges . En août 1920, Makhno est blessé lors d’un combat contre l’armée bolchevique. Craignant pour sa vie, le Conseil décide de lui faire quitter l’Ukraine. On le retrouve à Paris où il reprend ses activités sous une forme plus théorique. Dans ses mémoires, « mes compagnons de Brest et d’ailleurs », préfacées par Léo Ferré, René Lochu dit avoir rencontré Makhno à Brest (Finistère) en 1927. Contre la tyrannie des possédants, contre la dictature – fusse t-elle du prolétariat – contre le fascisme, contre le stalinisme, le Franquisme… Les anarchistes n’ont jamais hésité à se mobiliser.

Peut-être un jour comprendra t-on que, quelle que soit la langue employée, Anarchisme, ça veut pas forcément dire « bordel ». En attendant, des petits blogueurs sur leur petit clavier continuent d’entretenir la mémoire.

Allez, je vous remercie d’être passé par ici, vous savez que vous pouvez revenir quand ça vous chante, c’est ouvert tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.

*je parle des langoustines bien entendu.

 

Prière de ne pas oublier…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la philosophie transcendantale et du waterzoï de poulet réunis, bonjour !

Le 24 octobre correspond au troisième jour de Brumaire, que nos amis républicains dédièrent à la poire lors de la conception de leur fameux calendrier, ce qui m’amène par un étrange cheminement intellectuel dont l’explication serait trop longue et, autant le dire, par trop fastidieuse pour s’intégrer dans ce billet, à vous parler de Rosa Louise McCauley Parks. (ici à droite en compagnie de Martin Luther King)

Rosa Parks devient célèbre lorsque, le 1er décembre 1955 dans la ville de Montgomery, elle refuse d’obéir au conducteur de bus James Blake qui lui demande de laisser sa place à un blanc et d’aller s’asseoir au fond du bus. Il faut savoir qu’à cette époque là, les quatre premiers rangs sont réservés aux blancs. Les noirs doivent s’asseoir au fond du car. Ils peuvent néanmoins utiliser la zone centrale jusqu’à ce que des blancs en aient besoin.

Arrêtée par la police, elle se voit infliger une amende. Elle fait appel de ce jugement. Un jeune pasteur noir inconnu; Martin Luther King, lance alors une campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus qui dura 381 jours. Le 13 novembre 1956, la cour suprême casse les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant inconstitutionnelles.

Dans son autobiographie, Rosa se souvient de sa jeunesse: « Pour aller à l’école, les enfants Blancs prennent le bus, les autres vont à pied. Elle se souvient des fontaines publiques réservées aux Blancs…Je pensais que l’eau pour les Blancs avait meilleur goût que celle des Noirs. » (ici à gauche, une marche du KKK)

La veille du procès, 35 000 tracts sont distribués pour inviter les Noirs à ne plus emprunter les bus. Des dizaines de bus vont rester au dépôt pendant des mois. Les extrémistes Blancs du Ku Klux Klan vont animer une campagne de violence contre Luther King, tirant contre les bus et les églises fréquentés par des Noirs.

Par la suite, Rosa Parks devient une icône pour le mouvement des droits civiques. En octobre 1995 elle a participé à la « Million Man March » qui rassembla plus d’un million de Noirs à Washington. A la fin de sa vie, miséreuse, elle dut faire appel à son église pour l’aider à payer son loyer. Elle est décédée le 24 octobre 2005. La classe politique dans son ensemble lui a rendu hommage, sa dépouille est restée exposée deux jours dans la rotonde du Capitole pour un hommage public.

Elle a connu tous les honneurs possibles et imaginables, toutes les médailles, toutes les décorations… A Yaoundé, capitale du Cameroun, une avenue porte son nom. Un terminus de la ligne 7 du réseau de bus à Rennes a été créé en 2010. (a droite, le bus aujourd’hui au musée de Dearborn dans le Michigan) Le révérend Jesse Jackson à dit d’elle: « Elle s’est assise pour que nous puissions nous lever. »

A la vérité, une grande dame qui méritait bien de figurer dans notre galerie de portraits.

Bon allez, si j’ai pas un Award après ça, c’est à désespérer. En attendant les résultats, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

17 octobre 1961…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des chinoiseries et du thé noir réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 17 octobre, 26è jour de vendémiaire dédié à l’aubergine. Triste anniversaire mais la montée nauséabonde du sentiment raciste entretenu par un pouvoir aux abois nous oblige à y revenir.

17 Octobre 1961 : à l’Appel de la Fédération FLN de France des milliers d’algériens ont convergé vers le Centre de Paris pour réclamer l’indépendance de leur pays. Selon René Rémondnotre siècle 1918-1968, Paris, Fayard, « la soirée est tragique : des dizaines,

17octobre1961peut-être des centaines d’algériens sont tués, jetés dans la Seine, où l’on repêche leurs corps. Le bilan officiel fait état de 11538 arrestations, mais reste discret sur les atrocités de cette soirée. » le sinistre Maurice Papon, alors préfet de police de paris a déclaré à la télévision française en 1993, selon libération n’avoir « aucun remords, aucun signe d’angoisse. il a regretté son incapacité à n’avoir pu, en quelque sorte, maintenir l’ordre ». son directeur de cabinet avait pourtant confirmé à l’historien Michel Winock que « la seine charriait de plus en plus de cadavres … noyés par balle ». le responsable de cette bévue monumentale, qui relève du terrorisme d’état, sera récompensé par un portefeuille ministériel sous la présidence  de Giscard d’Estaing.

Jean-Luc Einaudi a recueilli nombre de témoignages d’appelés du contingent affectés au service sanitaire, d’assistantes sociales et même de certains policiers décrivant la « vision d’horreur » qui les a saisis à l’entrée du Palais des sports ou du Stade de Coubertin. Les sévices sur les détenus se poursuivent jusqu’au 20 octobre où la salle de spectacle doit être libérée pour un concert de Ray Charles. Des centaines de manifestants blessés ont été dirigés sur des hôpitaux. Dans 17_octobre_61cinq hôpitaux seulement, on compte 260 blessés hospitalisés. Jean-Paul Brunet note que sur ces 260 blessés, 88 sont entrés entre le 19 et le 21, ce qui témoignerait de la persistance des brutalités policières bien au-delà de la nuit du 17 octobre.

Parmi les policiers, une dizaine a été conduite à la Maison de santé des gardiens de la paix pour des blessures légères]. Certains des blessés hospitalisés viennent du Palais des sports où les 150 policiers qui assurent la garde des détenus se livrent à des brutalités dont le syndicaliste policier Gérard Monatte dira dans les semaines suivantes « …d’après ce que nous savons, il y a eu une trentaine de cas absolument indéfendables ».


Cela relève peut-être de l’imprécation mais comment ne pas crier: Plus jamais ça ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ils ont des chapeaux ronds…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la tradition et de la bolée armoricaine réunies, bonjour !

Nous sommes donc le vendredi 28 septembre 2012, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte. Par ici on fête les Conan, nom sans doute issu de celui qui fut le premier Duc de Bretagne. On peut par ailleurs supposer qu’il était plus romain que breton. Je dis ça pour les imbéciles heureux qui sont nés quelque part et qui voudraient nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne et les « desouches » pour une vérité historique.

Conan, dit Mériadec ou Caradog, naquit en Grande-Bretagne à la fin du IVe siècle, et passa dans les Gaules vers 384, avec le tyran Maxime, il fut créé duc d’Armorique et gouverna pendant 26 ans, sous la dépendance des Romains, la partie de l’Armorique connue depuis sous le nom de Bretagne. En 409, les Armoricains, s’étant soulevés, déférèrent à Conan l’autorité souveraine. Il conserva le pouvoir jusqu’à sa mort (421), et le légua à ses descendants, qui furent depuis ducs de Bretagne. Il résidait à Nantes.

Conan Meriadec ou « Caradog » (Kynan Meriadec en Gallois)  était le neveu d’ Octavius,  à la solde de Maxime,(Magnus Maximus) dont il servit les intérêts. D’après Grégoire de Tours, il serait devenu duc d’Armorique (dux bellorum, c’est-à-dire chef de guerre). Conan reconnu Théodore, le vainqueur de Maxime, comme empereur, mais ensuite il porta la guerre en Aquitaine et il se rendit maître du pays de Retz en 405. Pour enrayer les incursions dévastatrices et meurtrières des Bretons, l’empereur Honorius fit construire une ligne de fortifications ou « mur d’Honorius », entre des tours. Ces tours  ont été à l’origine de quelques villes et villages dont : Gétigné (44), Boussay (44), Clisson (44), Légé (44), Cugand ( 85), Bois de Céné (85), Saint Etienne des Bois (85), Tiffauges ( 85), etc. Le tout formant une frontière entre l’Armorique et les Gaules. Cette saga plus ou moins légendaire autour de Magnus Maximus  à fait l’objet de la fameuse chanson galloise de Dafydd IWAN Rwy yma o hyd.

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Conan légua son trône à ses descendants, qui furent depuis princes, puis rois et enfin ducs de Bretagne. A-t-il vraiment existé ?  Quelques anciens  historiens fixaient la date de sa mort entre 392 et 411, d’autres vers 421, ce qui laisse des doutes sur la crédibilité de l’existence de Conan ou sur la rigueur de ses biographies. Son existence, vivement contestée par Dom Lobineau, a pourtant été accréditée pendant longtemps par Geoffroy de Montmouth au XIIe siècle,  sans doute encouragé par la famille de Rohan, qui prétendait se rattacher à cet illustre personnage. En outre, il existe à la Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon un sarcophage de style roman considéré jadis comme étant celui de Conan Meriadec, plusieurs historiens pensent que c’est plutôt celui d’un évêque du Léon, du XIIe siècle qui s’appelait également Conan.

Il y a sans doute eu un duc nommé par les Romains qui, a leur départ, garda son titre et ses pouvoirs, mais il est vraisemblable que la vie de Conan Mériadec a été enjolivée. Quoiqu’il en soit, Conan ou un autre « dux bellorum »,  nommé par le tyran Maxime, est celui qui a été à l’origine de la formation de la Bretagne et celui qui en a marqué ses limites.

Voilà pour la modeste leçon d’histoire de quelqu’un qui n’est en rien historien et qui fait appel à votre clémence en cas d’approximation. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Encore un triste anniversaire…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la vertu outragée et du kig ha farz réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 17 septembre 2012, c’est le premier jour complémentaire du calendrier républicain, officiellement nommé: jour de la vertu. Comme vous le savez, vous qui suivez ce blog depuis un moment, le calendrier républicain comportait 12 mois de trente jours, c’est à dire 360 jours. reconnaissez le, est embêtant quand il faut 365 1/4 pour faire une année solaire. Il a donc fallu trouver cinq jours supplémentaires que nos amis avaient nommé les sans-culottides. Et voilà pourquoi ce jour n’est pas le 31 de Fructidor.

Hier j’évoquais le souvenir de Victor JARA et du coup d’Etat de Pinochet, aujourd’hui j’aurais aimé trouver quelque chose dans les médias pour que chacun se souvienne du massacre perpétré par les milices chrétiennes du Liban, sous le regard pudiquement détourné de l’armée israélienne, dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila les 16 et 17 septembre 1982. Tiens, j’ai pas entendu Benoist le seizième faire pénitence…  Trente ans plus tard, les Palestiniens sont toujours contraints de vivre dans une prison à ciel ouvert sur une terre illégalement occupée par une puissance étrangère. Les ronds de jambes actuels entre Nethanayou, Abbas et Hilary Clinton, je le crains, ne changerons rien aux souffrances des gazaouis.

 Allez c’est pas gai tout cela. Néanmoins, portez vous bien et à demain peut-être.

Quand on n’a que l’amour…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la liberté d’opinion et du gratin de courgettes réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 16 septembre 2012 et c’est la date qui correspond au 30è et dernier jour de fructidor, dédié au panier.

Le 16 septembre 1973 est aussi la date à laquelle les sbires de Pinochet ont assassiné Victor Jara non sans lui avoir au préalable coupé les doigts à la hache.

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Auteur compositeur, il fut l’un des principaux soutiens de l’Unité Populaire et du président Allende. Arrêté lors du coup d’Etat du 11 septembre, il fut emprisonné au stade national qui se nomme aujourd’hui Estadio Victor Jara.

Après avoir été enterré semi-clandestinement, il a eu droit à des obsèques le 5 décembre 2009 dans le cimetière Général de Santiago lors d’une cérémonie à laquelle assistaient sa veuve, ses filles et la présidente du Chili Michelle Bachelet ainsi que plus de 5000 personnes.

 

Les pouvoirs totalitaires (mais existent-ils des pouvoirs qui ne le soient point) ont toujours tenté de museler les voix de la révolte. Alors, laissons le mot de la fin à Jacques BREL:

Quand on n’a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d’aimer
Nous aurons dans nos mains,
Le monde entier

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 


Au 31 du mois d’août…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la perfide Albion (y-en a) et de la panse de brebis farcie réunies, bonjour !

Nous sommes le 31 du mois d’août, 14è jour de Fructidor dédié à la noix. Et à propos de coque de noix, je ne pouvais pas laisser passer ce jour sans entonner avec vous cette chanson qui a accompagné tant de nos soirées quelque peu agitées.

Celle-ci est d’autant plus intéressante qu’elle relate un fait historique. Il s’agit de la prise du « HMS KENT« , bâtiment appartenant à sa très gracieuse majesté dont on voit ici une représentation, par un petit navire « la confiance » commandée par Surcouf, corsaire Malouin.

Le 7 octobre 18OO (?), dans la baie du Bengal, le Kent, navire anglais de guerre face à La Confiance. A trois hommes contre un, deux canons pour deux, le Kent était sûr de vaincre. Surcouf, fin tacticien, réussit toutefois à donner à ses hommes le courage nécéssaire à la prise du Kent. Soixante-dix anglais furent tués, dont le capitaine, et seuls (!) vingt hommes de Surcouf succombèrent.

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La légende nous a légué ce fameux dialogue: « Officier anglais : Nous, Anglais, nous nous battons pour l’honneur, et vous les Français, vous vous battez pour l’argent !

Robert Surcouf : Chacun se bat pour ce qui lui manque ! »

Cela ne l’a pas empêché de finir baron et armateur et porteur de la légion d’honneur. Il faut reconnaître qu’il n’a pas le profil de Long John Silver ou de Barberousse et qu’il fait davantage penser à un gras bourgeois de l’époque… En tous cas, un malouin malin :

Bon, allez, c’est la fin des vacances, je vous parie deux paquets de lessive contre un paquet de mer à la pointe du raz que le soleil va revenir ! En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Nicola & Bart…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’indignation et du boulou pok réunis, bonjour !

Aujourd’hui nous sommes le mardi 07 du mois d’août, jour béni qui vit naître ma fiancée, je ne vous dirai pas en quelle année… Le républicain Fabre d’Eglantine dédia ce jour à l’écluse dans son calendrier; allez savoir ce qui lui passa par la tête… Les pataphysiciens eux, avaient baptisé le sept août jour de la connaissance universelle; parce que « il sait tout ».

Tout à fait autre chose.

Le 7 août 1927, alors que les menaces d’exécution de Sacco et Vanzetti se font plus précises, d’immenses manifestations ont lieu dans le monde entier, contre la barbarie Etatsunienne. A Paris, un cortège auquel s’était joint Luigia Vanzetti (sœur du condamné) rassemble plus de 100 000 personnes, fortement encadrées par d’imposantes forces de police. Photo de gauche. Un appel est lancé pour une grève de 24 heures pour le lendemain (lundi).

 

Presque un siècle plus tard, les États-Unis continuent toujours d’exécuter des détenus, innocents ou coupables; le plus souvent pauvres ou révoltés et de préférence, noirs.

le 28 août de la même année, avaient lieu les funérailles et l’incinération de Nicola SACCO et Bartoloméo VANZETTI au cimetière Forest Hill de Charleston au USA.(Photo de droite)

Ecoutons Joan Baez pendant quelques secondes (Paris 1983) et souvenons nous que le pouvoir, tous les pouvoirs, n’ont jamais mis plus de force et de rage qu’à vouloir éradiquer l’anarchisme.

Il doit y avoir une bonne raison ! Réfléchit petit scarabée…

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Pendant ce temps, à la pointe bretonne, le soleil tente désespérément de se frayer un passage entre les gouttes. Beaucoup de blogueurs ont pris leurs quartiers d’été mais le cénobite reste attelé à sa tâche quotidienne. Il farfouille dans les décombres de l’histoire comme un sanglier dans les algues vertes pour vous remettre en mémoire quelques pages glorieuses des combats de nos anciens.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.