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UN CRIME FRANCAIS…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’histoire de France et du pâté hénaff réunis, bonjour!

Nous sommes le mercredi 14 mars, 24è jour de ventôse dédié à la Pâquerette…

Ce soir, hélas à 0h 20, FR3 Bretagne diffuse le film de Catherine Bernstein: Jean ZAY, un crime français. Je profite donc de cette occasion pour vous reparler de ce  grand monsieur à qui j’avais consacré un billet au mois d’août 2010.

Né le 6 août 1904 à Orléans, d’un père lorrain d’origine juive et d’une mère issue d’une famille protestante Orléanaise, il fut un brillant élève au lycée Pothier, puis il devient journaliste au Progrès du Loiret, le quotidien radical que dirige son père, avant d’entamer en 1928 une carrière d’avocat au barreau d’Orléans. Il y traite quelques difficiles procès d’assises tout en continuant à militer activement au parti radical, où il relance la section d’Orléans des Jeunesses laïques et républicaines. Situé à l’aile gauche de son parti, favorable à l’alliance avec les socialistes, ses amis se nomment Pierre Cot ou Pierre Mendès-France.

En 1932, Jean Zay, est élu député du Loiret.Juif, franc-maçon initié à la loge Etienne Dolet, partisan de l’union des gauches et du soutien à l’Espagne républicaine, anti-munichois, Jean Zay est à peine entré en politique qu’il est déjà, pour une certaine droite, l’homme à abattre.Nommé ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts de juin 36 à septembre 39, il est le plus jeune membre du gouvernement de Léon Blum . Partisan de l’école unique et de l’égalité des chances pour tous, il instaure la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans, l’harmonisation des programmes et le rapprochement des filières. L’orientation se fait selon les goûts des élèves, les effectifs sont réduits, l’éducation physique devient obligatoire et l’après-midi de plein air est créée. Par deux circulaires, Jean Zay s’inscrit contre les propagandes politiques et religieuses à l’école. Son action dans le domaine culturel et scientifique est tout aussi novatrice : aide à la création du CNRS, démocratisation des musées, politique de la lecture et défense d’un droit d’auteur, projet de statut du cinéma et d’un festival de Cannes…Quand il démissionne de son poste de ministre pour rejoindre l’armée et s’embarquer le 20 juin 1940 avec 27 autres parlementaires pour continuer à servir la France depuis le Maroc, le régime de Vichy s’empare de l’événement pour faire de Jean Zay et de ses amis des fuyards et des déserteurs.

Arrêté le 16 août 40 à Rabat, dans un climat terrible d’hostilité à la République, il est condamné, le 4 octobre, à la déportation à perpétuité» après un simulacre de procès. Le 20 juin 44, Jean Zay est assassiné par des miliciens lors d’un transfert de prison. Il faudra pourtant attendre jusqu’en 1994 pour que la vérité historique soit clairement établie.Son assassin lui, sera condamné au bagne à perpétuité. J’évoque souvent ici même les relents Vichystes que je pressens dans la politique actuelle de nos gouvernants…Jean Zay était le type même du bouc émissaire que la vieille droite revancharde voulait accrocher à son tableau de chasse après avoir « raté » Dreyfus. Aujourd’hui, si vous êtes Roms, musulmans,un peu bronzé et sans papiers…Faites attention en traversant la rue.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE TEMPS DES CERISES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, HUMEUR

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Amis de la mémoire retrouvée et du pain perdu réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 04 mars 2012, 14è jour de ventôse dédié au Vélar, encore nommée la fausse giroflée.

Le 18 mars prochain, le Front de gauche appelle à une grande manifestation, joliment intitulée, la prise de la Bastille. Occasion de commémorer l’événement déclencheur de la Commune de Paris :

Le 18 mars 1871 après que Paris ait subi un long et pénible siège de la part de la Prusse de Bismarck, le gouvernement de Thiers décide de capituler et d’enlever les canons de la butte Montmartre afin d’éviter toute insurrection de la part des parisiens; ceux-ci voient en effet la capitulation comme une catastrophe. Cependant la troupe envoyée à Montmartre pour enlever les canons fraternise avec la population. Peuple et soldats se retrouvent unis face à l’abus. Cet événement déclenche l’insurrection parisienne, des généraux sont fusillés, le gouvernement se replie à Versailles. C’est le début de la Commune de Paris. Mouvement de panique:le gouvernement, la police, l’armée, les classes riches, la pègre, abandonnent Paris pour se réfugier à Versailles. Paris est aux mains des travailleurs…Cet épisode de notre histoire se terminera dans le sang au cours de « la semaine sanglante » du 21 au 28 mai : incendie de Paris, exécutions en masse (le gouvernement avouera 17 000 exécutions, les rescapés parleront de 100 000).

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Est-ce que les jeunes qui défileront ce 18 mars 2012 auront en tête que les massacreurs d’alors, Thiers, « le sinistre vieillard », Trochu, « ce crétin militaire », Favre le faussaire, Vinoy le coupe-jarret bonapartiste,Galliffet, « les loups, les cochons et les chiens de la vieille société » sont toujours là, sous d’autres noms. (les citations entre guillemets sont de Karl Marx). Aujourd’hui, les banksters ont mis les nations au pain sec et à l’eau ; ils se dissimulent derrière des noms qui sentent bon les dorures de Bilderberg, les salons de Davos, la soupe du diner du siècle, les comptoirs de Goldman-sachs ; mais qu’on ne s’y trompe pas, ce sont les mêmes. Pouvons nous espérer demain chanter encore « le temps des cerises », pouvons imaginer un instant que « tout ça n’empêche pas Nicolas que la commune n’est pas morte »…

Allez, c’est pas interdit de rêver, portez vous bien et à demain peut-être.

VOUS CONNAISSEZ LA SUITE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la datation au carbone et du saint-Honoré réunis, bonjour!

Le 27 février correspond au 9ème jour de ventôse et c’est le jour de Sophie, heu non, de Marsault (jeu de mot Capelo). Le saule marsault (Salix caprea) est une espèce de saule commune en Europe et en Afrique du Nord.

Le nom scientifique Salix caprea (saule des chèvres) vient sans doute de la première illustration connue de l’espèce dans le livre de Hiéronymus Bock (bien connu dans son immeuble) où on voit la plante broutée par une chèvre. L’espèce a été historiquement aussi largement utilisée comme fourrage pour les chèvres. On dit qu’elle est excellente pour le miel car elle fleurit très tôt.

Décidément, le 27 février a un caractère fatidique.

En Russie, en 1917, depuis le début de l’année, des troubles éclatent. La situation dans la capitale Petrograd devient explosive, le 27 février, les Bolcheviks appellent à la grève générale. L’armée refuse de tirer sur la foule et se rallie aux insurgés. Les soviets sont instaurés, les exilés dont Lénine peuvent rentrer au pays. L’avocat Kerenski (en blanc au centre de la photo) est à la tête de la Douma. Le Tsar abdique quelques jours plus tard. Les libertés individuelles sont rétablies. Tous les espoirs sont permis, malheureusement, vous connaissez la suite…

En 1933, en Allemagne le 27 février, incendie du Reichstag par un jeune Hollandais. Staliniens et fascistes se renvoient la balle. Le prétexte va servir d’alibi aux nazis pour leurs funestes desseins, ils prennent tous les pouvoirs. Vous connaissez la suite.

Le 27 février 1939, la France, qui n’était plus à une ignominie près, reconnaît le régime du sinistre Général Franco dit « Caudillo de Espagna por la gracia de Dios ». Malheureusement, vous connaissez la suite…

En Chine, en 1957, le 27 février marque le début du mouvement des « cent fleurs » sous la conduite du « Grand timonier, grand pilote, grand guide, grand commandant en chef, grand phare de la pensée, le plus rouge des soleils rouges qui illuminent mon coeur » (j’ai lu ça dans le petit livre rouge) Mao tsé toung.(je l’écris à l’ancienne) Malheureusement, vous connaissez la suite…

En 2008, le 27 février, sortie de « Bienvenue chez les… », vous connaissez la suite !

Bon, et bien voila, maintenant vous êtes prévenus. Vous n’avez plus aucune excuse si malgré tout vous démarrez quelque chose un 27 février. Mais n’en profitez pas pour ne rien faire, quoique…Le droit à la paresse, comme disait Paul Lafargue, devrait être inscrit dans la constitution.

Allez, portez vous bien, passez une excellente semaine, merci encore d’avoir visité « Les cénobites tranquilles » et, à demain peut-être.

AH, ÇA IRA, ÇA IRA, ÇA IRA…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du patrimoine national et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour !


Nous sommes le samedi 25 février 2012.
Ce 7è jour de ventôse est celui de l’alaterne. Vous connaissez la chanson, les aristocrates à l’alaterne…Non, je plaisante, il s’agit d’une plante communément appelée le prunier noir qui produit des baies rouges puis noires et que l’on rencontre communément dans les garrigues. Autant vous dire qu’il n’y en a pas beaucoup par ici… Mais puisque l’on parle de la Lanterne.

 

Depuis sa construction en 1787,La Lanterne fait partie de l’intimité des puissants. Sur décision du général de Gaulle, ce pavillon de chasse est devenu la résidence secondaire des Premiers ministres à partir de 1959.

Aujourd’hui (pour combien de temps encore…) Nicolas Sarkozy a fait de la Lanterne son lieu de pouvoir le plus secret. Quand il paraît chaque jour s’exposer volontiers aux caméras, il préserve en fait vie privée et rencontres politiques, à trente minutes en voiture de l’Elysée, dans ce charmant pavillon de chasse qui fut édifié à l’aube de la Révolution, à deux pas du Palais voulu par Louis XIV. Les connaisseurs ne s’y trompent pas. Etre reçu à la Lanterne, c’est un peu pénétrer dans le premier cercle du pouvoir présidentiel et peut-être dans ce qui lui reste d’intimité.
La Lanterne est un lieu protégé des curieux, mais pas toujours des réalités. En octobre, alors que quelques travaux de restauration du mur d’enceinte étaient en cours, deux Maliens, sans papiers, ont été arrêtés sur le chantier et reconduits à la frontière sous arrêté préfectoral. Enfin, l’endroit est devenu si symbolique du nouveau pouvoir que, le jeudi 18 octobre, la fédération mines-énergie de la CGT a fait savoir que l’électricité avait été coupée pour la journée à la Lanterne en signe de protestation contre la réforme des régimes spéciaux. Le président n’y était pas. Mais à Versailles, ce genre d’action vous prend toujours une petite allure révolutionnaire… Sources :Extraits d’un article de Raphaelle Bacqué dans Le Monde.

Bon allez, Ah ! ça ira, ça ira, ça ira, ce refrain qui symbolise la Révolution, fut entendu pour la première fois en mai 1790. Son auteur, un ancien soldat chanteur des rues du nom de Ladré, avait adapté des paroles anodines sur le Carillon national, un air de contredanse très populaire dû à Bécourt, violoniste au théâtre Beaujolais, et que la reine Marie-Antoinette elle-même aimait souvent jouer sur son clavecin. Elle ne pouvait pas imaginer qu’elle en perdrait la tête.
Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

D’UNE AFFICHE A L’AUTRE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’épanaphore et du riz au lait réunis, bonjour!

Nous sommes le mardi 21 février, troisième jour de ventôse dédié au Violier que l’on nomme aussi la fausse giroflée.

Au mois de novembre dernier, j’avais évoqué ici la possibilité d’une exposition parisienne consacrée à Hugo Pratt et la Franc-Maçonnerie.

Et bien c’est chose faite! Corto Maltese ou les secrets de l’initiation, au musée de la Franc-Maçonnerie, 6 rue Cadet dans le 9è, jusqu’au 15 juillet.

Comme le dit Emmanuel Pierrat, organisateur de l’expo: « il y a suffisamment de choses dans Hugo Pratt, de Raspoutine aux derviches tourneurs de Samarkande, qui parlent aux gens qui s’intéressent à l’aspect ésotérique ou métaphysique de son œuvre. Si cela permet seulement d’éviter de croire au grand complot judéo-maçonnique en découvrant qu’Hugo Pratt « en était », ce serait pas mal. Le but est de donner à relire une œuvre qui n’a été décryptée que par des initiés jusqu’ici. » Une bonne occase pour faire un saut dans la capitale, ne serait-ce que pour profiter du spectacle de la rue Cadet et de ses petits commerces…

Et si vous êtes de passage à Paris, poussez donc jusqu’au mont Valérien. C’est là que le 21 février 1944 furent fusillés les hommes du groupe Manoukian. Missak ­Manouchian meurt en effet fusillé à 38 ans. Après avoir refusé qu’on leur bande les yeux, les vingt-deux hommes des Francs tireurs partisans main d’oeuvre immigrée (FTP-MOI) sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 44. Seule Olga Bancic, vingt-troisième membre du groupe, fut décapitée à la prison de Stuttgard le 10 mai 44.

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Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo ­de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés. ». Ah, ce texte d’Aragon mis en musique par Léo Ferré…

 

 

N‘oubliez pas de noter notre changement d’adresse:

lescenobitestranquilles.fr

et en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

LE PAYS DE COCAGNE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du doux euphémisme et du cidre brut réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 14 février de l’an 2012, 26è jour de pluviôse dédié à la Guède, une plante autrefois cultivée pour fabriquer de la teinture. La teinture bleue (le pastel) est extraite des feuilles de la plante. Ces feuilles, allongées, se détachent facilement par simple torsion lorsqu’elles ont atteint leur maturation au solstice d’été. Mais la récolte se poursuit de juillet à la mi-septembre jusqu’à ce que la plante ne possède plus de feuilles. Puis on les écrase en les mélangeant à de l’eau pour en exprimer une pulpe que l’on comprime sous forme de boulettes ou « cocagnes » de quelques centimètres. C’est de là que vient le nom donné au lauragais (Languedoc-Roussillon) : Pays de cocagne ! Le pastel fut pratiquement la seule source de teinture bleue disponible en Europe jusqu’à la fin du XVIè siècle, avant que le développement des routes commerciales vers l’Extrème Orient permette l’arrivée de l’Indigo. Le Lauragais, triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne connut une grande prospérité grâce au commerce du pastel. Les pastelliers figuraient parmi les plus grandes fortunes de l’époque et ont laissé de nombreux témoignages, comme les grands hôtels particuliers de Toulouse. Ils furent nombreux aussi à faire partie des fameux capitoulats. Les capitouls étaient, depuis le Moyen âge, les habitants élus par les différents quartiers de Toulouse pour constituer le conseil municipal de la ville. D’où le nom de Capitole donné aujourd’hui encore à l’hôtel de ville. Voilà pour la petite histoire du jour…

 

Mais, ces petites excursions historiques ne doivent pas nous faire perdre le fil de l’actualité. Le spectacle qu’offre la Grèce aujourd’hui est des plus alarmant pour ce pays qui a vu naître la démocratie. Des élus, au garde-à-vous devant la finance internationale, ont fait fi de l’opinion de ceux qui les ont placés là en votant un nouveau plan d’autérité. Prenons exemple sur l’Islande : seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers. En 2010, le pays a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à référendum le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer. De tout cela, les médias n’en font guère que des entre-filets, préférant consacrer la Une à la mort d’une chanteuse, aux déplacements du Tsar Nicolas 1er, aux atermoiements de Bayrou, aux rodomontades du hollandais volant, aux jérémiades de Le Pen, et aux gesticulations de Dédé l’Abeillaud…

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

 

EN ROUTE VERS UTOPIA…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’amphigouri et des beignets de crevettes réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 07 février 2012, 19è jour de pluviôse dédié à la Pulmonaire. Un coup à se faire souffler dans les bronches…

C’est un 7 février, en 1478, que naît celui dont je vais vous parler ci-après. Vous, je ne sais pas mais moi, le monde comme il va m’est de plus en plus insupportable ; la pensée unique qui s’est imposée ces dernières décennies à refoulé loin, très loin, nos rêves humanistes ; au grand bazar du village global, tout se vend, tout s’achète. Depuis des siècles , des humanistes, des réveurs, des utopistes, prêchent dans le désert, pissent dans des violons et se mouchent dans les étoiles aurait ajouté Jacques Brel. Thomas MORE étaient de ceux là à tel point qu’il en perdit la tête…

En effet, Le 6 juillet 1535, Thomas MORE où MORUS, va perdre la tête. Non pas qu’il soit devenu fada mais sous l’effet d’une décapitation voulu par Henry VIII.476px_Hans_Holbein_d (son rôle est tenu par jeremy Northam dans la série « Les Tudor »
Homme politique anglais, philosophe et écrivain, précurseur du communisme libertaire et père des utopistes, il est né à Londres le 7 février 1478. Fils d’un magistrat, il entame une carrière politique qui le mènera au poste d’ambassadeur extraordinaire, puis à celle de chancelier du royaume en 1529. Mais Thomas Morus est surtout connu pour son livre « L’Ile d’Utopie ou la Meilleure des Républiques » publié en 1516, il décrit une société idéale ayant aboli la propriété et où la tolérance est une règle.
« Fay ce que vouldras » (Fait ce que tu veux) est d’ailleurs emprunté à Morus, par Rabelais, pour son Abbaye de Thélème.

Comme celle de la république de Platon, l’économie utopienne de More repose sur la propriété collective des moyens de production et l’absence d’échanges marchands.
Critique de la société de son temps dont il brosse un sombre tableau, il dissèque et condamne les abus et les privilèges de la noblesse et du clergé.
Utopie_Thomas_More« Dans tous les Etats où la possession est individuelle, où tout se mesure par l’argent, on ne pourra jamais faire régner la justice ni assurer la prospérité publique. Pour rétablir un juste équilibre dans les affaires humaines, il faudrait nécessairement abolir le droit de propriété. » .A boire comme du petit lait…

En 1535, désapprouvant la politique religieuse du roi, il refuse de prêter serment à Henry VIII. Arrêté et condamné pour trahison, il monte sereinement sur l’échafaud où il est décapité. On dit qu’il aurait parlé en ces termes avant d’y monter  : Je vous en prie, je vous en prie, Monsieur le lieutenant, aidez-moi à monter, pour la descente, je me débrouillerai. Ce grand ami d’Erasme participa pleinement au développement de la pensée humaniste.

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

LA COMMUNE N’EST PAS MORTE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la phylogénétique et du pâté en croûte réunis, bonjour !
Nous sommes le 25 janvier, 6è jour de pluviôse dédié au laurier-tin et non au laurier-thym comme on le rencontre parfois orthographié. On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin…

Allez tiens, portrait d’un communard.

Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray, né le 24 novembre 1838 à Toulouse et mort le 25 janvier 1901 à Paris, est un animateur littéraire, journaliste républicain socialiste indépendant et conférencier littéraire français.
Il est surtout réputé pour l’enquête qu’il a menée sur l’histoire de la Commune de 1871,  édité en 1876, et immédiatement interdit en France, événement auquel il a participé. On dira de lui qu’il fut le dernier combattant de la Commune. Il recueille ainsi des témoignages auprès de tous les survivants en exil, à Londres, en Suisse. C’est Eléanor MARX, la fille cadette de Karl, éprise de lui lors de son exil à Londres, de 1871 à 1880, qui va ainsi traduire l’histoire de la Commune en anglais.
Socialiste, républicain ; un « en-dehors » qui ne s’engagera ni pour l’Internationale, ni pour aucun autre parti, bien que ses sympathies aillent des Blanquistes anticléricaux, aux anarchistes.
Il est né en 1838, dans une famille basque. Après un voyage en Amérique, il s’installe à Paris en 1860, fondant une sorte d’Université Populaire. Il s’engage contre l’Empire et publie, en 1868, à Auch, le journal « l’Avenir ». Engagement qui lui vaudra de nombreuses condamnations.
A la chute de l’Empire, il est nommé par Gambetta, commissaire de la guerre, à Toulouse. Le 18 mars 1871, il participe à la Commune de Paris, et combat sur les barricades lors de la « semaine sanglante ». Il écrira « Huit journées de mai derrière les barricades », publié fin 1871 à Bruxelles où il trouve refuge, avant de s’exiler en Angleterre. Ce livre au titre prémonitoire a été réédité en 1968.
A l’amnistie de 1880, il rentre à Paris où il continue son combat en créant le journal « La bataille ». Un combat ponctué de condamnations et de duels. Il  sera également « Candidat aux élections législatives de 1885 et 1893 et à plusieurs élections partielles, non pour obtenir un siège, mais pour exprimer ses idées » ; ça vous rappelle quelqu’un ?

1901, suite à une laryngite, le « mousquetaire de la Sociale » meurt à l’âge de 63 ans et sera incinéré au Père-Lachaise  en présence de deux mille personnes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.
 

TROCHU, THIERS, FERRY ET LES AUTRES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la médecine par les plantes et du viandox réunis, bonjour !
Nous sommes le 22 janvier, troisième jour de pluviôse et, je vous le confirme, il pleut. C’est le jour du Fragon dans le calendrier républicain. Plante très commune dans nos sous-bois, on en fait de très jolis bouquets. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement des vaisseaux sanguins.
On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie).
Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais.

Très franchement, l’actualité n’est guère folichonne : encore des morts en Afghanistan, mais qu’est-ce que l’on fait encore là-bas ?
Les cow-boys du FBI ont lancé un raid contre le site Megaupload et bien sûr, le petit monde d’internet est en émoi. De toute évidence, qu’ils soient du nouveau ou de l’ancien monde, les ceusses qui nous gouvernent veulent absolument réguler le Net. Les atteintes aux droits d’auteur ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). La foule rassemblée sur la place de l’Hôtel de Ville est clairsemée. Mais, vers 15 heures, des Gardes nationaux arrivent sur la place. Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par le Bouëdec dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre chateau de Trévarez) installés dans l’hotel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent. C’est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Elle vient de découvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens. On relève 5 morts et quelques dizaines de blessés chez les manifestants. Le soir, la manifestation a échoué. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU.ici caricaturé par Faustin Betbeder en compagnie de Napoléon III. Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.