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Le grand métingue du métropolitain…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la démocratie directe et des moules frites réunies, bonjour !  Votre calendrier des postes ne vous trahit pas, nous sommes bien le Mardi 1er mai 2018, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin.
Sans doute en ai-je déjà parlé dans ces colonnes mais, la pédagogie étant l’art de la répétition, autorisez moi à en remettre une couche. Il importe que les jeunes générations ne s’imaginent pas que le 1er mai est un héritage de Vichy ou des serristes nantais producteurs de muguet.

Tout a débuté le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière 1er Maiinternationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA. Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.

Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la 1er-Mai-228x300loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887(Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).
Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.
Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Pour terminer sur un air de fête, voici la célèbre chanson de Mac-Nab le grand métingue du Métropolitain:

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ah Bella ciao…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des « Cénobites tranquilles » et du livre de poche réunis, bonjour ! C’est donc en ce Lundi 30 avril de l’an de grâce 2018, onzième jour de Floréal dédié à la rhubarbe, qu’apparaît aux yeux du monde, béat d’admiration, cela va sans dire même si ça va mieux en l’écrivant, ce 4121è billet des « cénobites tranquilles » que l’univers blogosphérique dans son entier nous envie…

Ma doue benniget, « Ils » ne respectent plus rien ! Ainsi, la chanson Bella Ciao connaît un regain de popularité ces derniers mois macasa de papelis en tant que… « la chanson de La Casa de Papel ». Cette série de Netflix, dont la saison 2 vient de sortir, connaît un succès retentissant chez les ados, qui suivent le suspense haletant d’un incroyable braquage entrepris à Madrid par une bande d’illuminés sympathiques. Cette chanson reprise par les partisans qui voulaient libérer l’Italie des Nazis était le chant des femmes qui subissaient de lourdes conditions de travail. Bella ciao est le symbole de la lutte des femmes dans le monde. Chanson très ancienne qui dénonce les piètres conditions de travail des mondines ces femmes qui travaillaient dans les rizières de la plaine du Pô. Le mot ciao viendrait d une déformation de shiavo qui signifie en italien esclave.

Les mondines étaient des saisonnières qui connaissaient de dures conditions de travail,courbées toute la journée dans l’eau jusqu’aux genoux. Le travail de la monda (le désherbage), consiste à retirer les mauvaises herbes qui poussent dans les rizières en gênant la croissance des jeunes plants. Il se déroule durant la période d’inondation des champs, de la fin du mois d’avril au début du mois 36398-riz-amer-_-collection-christophelde juin, période lors de laquelle les pousses délicates sont protégées, durant les premières phases de leur développement, des écarts de température entre le jour et la nuit. Il s’agit d’une tâche extrêmement fatigante, exécutée par des femmes des classes sociales les plus pauvres, venues d’ Emilie-romagne, de Vénétie et de Lombardie louer leur force de travail dans les rizières des provinces de Vercelli, Novara et Pavie. Les femmes sont dans l’eau jusqu’aux genoux, pieds nus et le dos plié durant des journées entières. Pour se protéger des insectes et du soleil, elles portent un foulard et un chapeau à large bord et des shorts ou de larges culottes pour ne pas mouiller leurs vêtements. Le film riz amer (Giuseppe de santos-1949) illustre ces conditions de travail, c’est le cinéma néoréaliste du nom du mouvement cinématographique qui apparait en Italie pour illustrer la vie des italiens.

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La bande à B…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la gent féminine et du rôti Wellington réunis, bonjour ! Nous voici le Samedi 28 avril 2018, neuvième jour de Foréal dédié à la jacinthe par De brocHyacinthe. Pourquoi dit-on LA alors que Hyacinthe était un beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon et de Zéphyr ? Oyez son histoire: alors qu’Apollon lui apprend à lancer le disque, Hyacinthe est accidentellement (ou à cause de Zéphyr, disent les mauvaises langues ) frappé à la tempe par le disque, et meurt. De son sang naissent des fleurs que l’on va nommer Jacinthe en souvenir du jeune homme. Entre nous (et la gare de Lyon) il ne s’agit probablement pas de jacinthes mais plutôt des iris. Voyez cette représentation de la mort de Hyacinthe par Jean de Broc.

Tout à fait autre chose.

Nous sommes le 28 Avril 1912, les hommes de la Sûreté emmenés par le préfet Lépine encerclent une villa de Choisy-le-Roi où a trouvé refuge Jules Bonnot. L’ennemi public numéro un terrorise les Parisiens depuis la fin de l’année précédente. Avec sa bande issue la-bande-à-Bdes milieux anarchistes, il a multiplié en quelques mois les braquages de banques et les actions violentes contre les forces de l’ordre. Oui, au début était la bande à Bonnot et leur fameuse De Dion-Bouton. Ils étaient anarchistes comme Lupin était gentleman, c’est à dire surtout cambrioleurs. Ce 28 Avril, les pandores tiennent leur revanche, ils dynamitent la maison et abattent Bonnot et son complice Dubois lors de l’assaut final. Il faudra cependant attendre le 14 mai suivant pour que le reste de la «bande à Bonnot» soit neutralisé dans l’attaque d’un pavillon à Nogent-sur-Marne.

Le 21 avril 1913, sur le boulevard Arago à Paris, devant la prison de la Santé, exécutions capitales par la guillotine d’André SOUDY, de Raymond CALLEMIN (dit Raymond la science), et d’Elie MONIER , tous les trois membres de la bande à BONNOT. Voici guillotinece qu’écrira plus tard Victor Méric dans Les bandits tragiques 1926: « C’est fini. La société a fait justice. Justice? Cette opération odieuse, dans ce décor de deuil, sous ce ciel bas et impavide? Justice, ce triple meurtre, préparé dans tous ses détails, réglé, ordonné avec précision, parmi tous ces soldats, ces pelotons de gendarmes et de gardes? Justice, cette méthode sournoise de suppression? Mais à quoi bon philosopher ? Les hommes n’ont encore découvert d’autres moyens que de punir le meurtre par le meurtre. » Il faudra attendre l’année 1981 pour voir disparaître ce « type d’humanisme français ». La litho est de Steinlein.

Bon allez, je vais vous surprendre mais, il pleut sur Brest ce qui, contrairement à une rumeur lancée par Prévert est relativement rare. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Plougonven, deux minutes d’arrêt…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la libre pensée et du Fernet branca réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 27 avril 2018, huitième jour de Floréal dédié au champignon.

N’oubliez pas de fêter les Conven, du breton Konwenn, qui a laissé son nom à la commune de Plougonven (29). Titulaire d’une chapelle1024px-Plougonven_2_Gare_de_Coatelan_-Plougonven-Plourin-_désormais_Café_de_la_gare-300x225 à Plouézoc’h, dite de Saint-Gonven, il y est représenté en abbé, tête nue tenant une crosse et un livre fermé. On venait l’invoquer pour la guérison des maux de tête et celle des cochons malades. C’est vous dire si il avait du boulot notre saint homme (ici à droite, l’ancienne gare transformée en bistro; c’est bien les bretons ça !).

C’est de Plougonven qu’est issu Jehan Lagadeuc auteur du Catholicon premier dictionnaire trilingue Breton-Français-Latin. Il a vu le jour au manoir de Mezedern que l’on voit ci-dessous. Voici ce qu’il écrit dans son prologue (1464) « L’on rencontre, à la vérité, des 1054031_8198948-mezerdern2-k125a-300x130écoliers, en grand nombre, qui, à peine entrés au collège, et dénués de toute compétence en latin, s’avisent d’entraîner de force les mots latins en des significations qui leur sont étrangères : ainsi mettent-ils des écailles aux oiseaux et des plumes aux poissons, inventant, les uns, de nouveaux termes latins, faisant, les autres, des barbarismes. De surcroît, les Bretons, en leur très grand nombre, sont largement déficients en français. Pour ces raisons, Moi, Jehan lagadeuc, de la paroisse de Ploégonvcolophonen, au diocèse de Tréguier, bachelier ès arts et décrets, tout indigne que j’en sois, j’ai composé ce petit ouvrage pour l’utilité des petits clercs pauvres de Bretagne ou encore des illettrés en latin.» Ce dictionnaire fut imprimé en 1499 par Calvez de Tréguier soit, à quelques années près (1694) deux siècles avant le premier dictionnaire de l’académie française. A droite, le colophon ( mention finale du lieu d’impression, de la date et de l’éditeur) du Catholicon, avec la marque de l’imprimeur.). Etonnant, non !

Allez, passons à autre chose, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

On dirait l’Espagne livide…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis des mystères de l’Ouest et du crabe mayo réunis, bonjour! Nous sommes le Jeudi 26 avril 2018, 7è jour de Floréal dédié au pelayoMuguet. Hier on se souvenait avec émotion d’un certain 25 avril au Portugal. Aujourd’hui ayons une pensée pour ce 26 avril 1937 au pays Basque Espagnol, plus précisément à Guernica. Je pense aussi aux copains asturiens. Les asturiens ont construit leur nation à peu de chose près en même temps que les bretons armoricains essayaient de faire quelque chose de leur péninsule. Quelques décennies avant que Nominoë ne rassemble la Bretagne, en Asturies c’est Pelayo qui devenait le premier roi. D’où la célèbre expression qui a depuis fait le tour du monde: « Ah, te voila toi, Pelayo ! »

Le bombardement de Guernica, le lundi 26 avril 1937, fut un événement majeur de la guerre d’Espagne, qui contribua à internationaliser la médiatisation du conflit, par l’intermédiaire notamment du célèbre tableau de Pablo Picasso représentant la Guernica-1scène. Cependant, d’après certains historiens, Guernica aurait été un objectif militaire de première importance. Pío Moa affirme que trois bataillons (7.000 hommes) des forces républicaines y stationnaient le jour du bombardement. Le lundi 26 avril 1937, jour de marché, quatre escadrilles de Junkers de la Légion Condor allemande ainsi que l’escadrille VB 88 de bombardement expérimental (composée de Heinkel et de Dornier ), escortées par des bombardiers italiens (Savoia-Marchetti SM.79) et des avions de chasse allemands (Messerschmitt), procèdent au bombardement de la ville afin de tester leurs nouvelles armes. Après avoir lâché avions-nazisquelques 50 tonnes de bombes incendiaires, les derniers avions quittent le ciel de Guernica vers 19h45. Après le massacre, 20% de la ville était en flammes, et l’aide des pompiers s’avérant inefficace, le feu se propagea à 70% des habitations. Depuis, les controverses ne se sont jamais vraiment éteintes. Responsabilité unique des nazis de la légion Condor commandée par Von Richthofen de sinistre mémoire ou complicité de Franco. Les historiens estiment le nombre de victimes entre quelques centaines et quelques milliers… Macabre comptabilité qui n’enlève rien à la force du symbole. Avec mon pote asturo-espagnol, nous sommes tombé d’accord sur le fait que si Franco est bien mort, le franquisme lui, il bande encore. Les nostalgiques sont là, guettant les faiblesses de nos démocraties et prêts à ressortir les griffes.

Toujours les crises ont servi de révélateurs aux forces de l’extrême-droite. Chez nous aujourd’hui, ce sont les débats, dits sociétaux, qui les voient s’afficher de plus en plus ouvertement aux côtés des droites traditionnelles. Regardez le résultat des dernières élections en Autriche; regardez ces nostalgiques du Maréchal se pavaner au col de l’Echelle pour protéger la France des invasions barbares. Oui, décidément, il est encore fécond le ventre d’où a surgi la bête immonde… Allez, haut les cœurs, portez vous bien et à demain peut-être.

Grandola villa Morena…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’ésotérisme et de la lessive St Marc réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 25 avril 2018, sixième jour de Floréal dédié à l’ancolie dans le calArcane-Arcana-21-monde-world-192x300endrier républicain. Quand aux bretons bretonnants de Cornouaille et de Léon, ils sont persuadés qu’aujourd’hui marque la St Gourloez… Mais, le calendrier du facteur lui, indique bien St Marc. Il faisait partie de la bande des quatre évangélistes et on le trouve représenté par le lion sur l’arcane 21 du tarot: Le Monde. En fait, on devrait dire la carte 22, considérant qu’il existe une carte non numérotée dans le jeu. Ce bestiaire ( l’ange pour Matthieu, l’aigle pour Jean, le taureau pour Luc et le lion pour Marc.) entoure aussi le fameux carré magique  dit du Notre Père : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS que ceux qui ont des yeux voient, que ceux qui ont des oreilles entendent… Mais que tous pensent, trouvent… mais se taisent !

25 Avril 1974.

Les hasards de la vie m’ont permis de me trouver au Portugal à cette époque là. Il régnait dans les rues une ambiance comme je n’en ai jamais rencontré nulle part ailleurs. J’imagine que les berlin25-Avril-300x265ois ont connu la même chose lorsque le mur est tombé. Je possède encore sur une vieille cassette l’enregistrement de la célèbre chanson, Grandola vila morena, qui, diffusée à la radio, déclencha les évènements.  Le 25 avril 1974, au Portugal, début de la « Révolution des œillets » et chute de la dictature. Oui je sais, j’en parle chaque année mais c’est pour moi un souvenir très fort. Je vais finir par virer vieux con radotant sur ses guerres passées…

 

Le peuple privé de ses droits les plus élémentaires, et bâillonné depuis près de 50 ans, investit les rues de Lisbonne et de Porto, porté par un élan révolutionnaire qui transforme rapidement les rapports de forces et les mentalités. Mais malgré des aspirations sociales et libertaires profondes, la libération de la parole et de oeilletsl’information, les tentatives d’autogestion, d’occupations d’usines, d’expropriations de terres et de logements et de collectivisations agraires (durant les années 74/75), puis la tentative infructueuse de coup de force militaire du 25 novembre 1975, fomenté par le leader révolutionnaire du MFA, le général Otelo de Carvalho (qui sera destitué puis emprisonné), le processus révolutionnaire s’effacera, laissant la place à une gauche parlementaire socialiste qui finira (déjà) par imposer le modèle capitaliste comme seule alternative politique possible. Ah, que revienne le temps des œillets et celui des cerises… Ma doué benniget !

Voila donc un anniversaire qu’il ne fallait pas manquer. Chaque fois qu’une nation se libère du joug d’une quelconque dictature, on devrait en faire un jour férié dans le monde entier. Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et à demain peut-être.

Les Pâques irlandaises…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la comedia dell’arte et des farfalle al dente réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 24 mars 2017, quatrième jour de germinal tulipes à la torchedédié à la tulipe mais, malgré cela, je vous surprends devant votre écran alors que la nature s’éveille. Narcisses, primevères et jonquilles décorent les talus, le merle moqueur s’égosille et la bière de mars est en bouteille… Le nom tulipe provient du turc tülbend (lâle), c’est-à-dire « plante-turban » ce qui, j’en suis convaincu vous fait une belle jambe…Ici à gauche, ce sont des tulipes en Bretagne et plus précisément à la pointe de la Torche.

Un peu d’histoire…

Au printemps 1916, le lundi de Pâques précisément, en pleine guerre mondiale, un groupe d’Irlandais se soulèvent contre le colonisateur britannique. Les Britanniques et les Irlandais loyaux à la Couronne voient cette tentative comme un mauvais coup porté aux soldats qui se battent dans les tranchées. Rappelons que dès le début du dublin_paques2conflit européen, les Irlandais se portent massivement volontaires dans l’armée britannique pour combattre les Allemands. Au total 200 000 environ. Mais quelques militants du Sinn Fein nationaliste et de l’IRB (Irish Republican Brotherhood) préfèrent appliquer l’adage : « England’s difficulty is Ireland’s opportunity » (Les difficultés de l’Angleterre sont des occasions à saisir pour l’Irlande). Ces hommes forment ce que l’on appellera un peu plus tard l’Irish Republican Army (IRA)… Faut-il rappeler qu’en Bretagne, en 1940, certains firent la même tragique erreur avant d’opter pour la collaboration avec les nazis.

Ils occupent plusieurs bâtiments stratégiques au centre de Dublin, dont la Poste, l’Hôtel de ville, le Palais de Justice et des gares, et déploient le drapeau tricolore au-dessus de la Poste.L’armée britannique amène de l’artillerie lourde et bombarde consciencieusement le centre de Dublin. Après cinq jours de résistance, les insurgés capitulent sans conditions. Bilan humain : irishune soixantaine de morts parmi les insurgés, une centaine parmi les assaillants et plus de deux cents parmi les civils, environ 3 000 arrestations. Un Conseil de guerre condamne à mort tous les meneurs (James Connolly, blessé, doit être calé contre une chaise pour être fusillé comme il convient). Parmi les condamnés à mort figure John MacBride dont le fils, Seán MacBride, deviendra Premier ministre de la République d’Irlande avant de fonder Amnesty International et d’obtenir pour cela le Prix Nobel de la Paix en 1974. Un certain Eamon de Valera échappe à l’exécution du fait de sa citoyenneté américaine (il est né d’un père espagnol et d’une mère irlandaise). Il deviendra le premier Président de la République d’Irlande…

La Bretagne quant à elle oubliera peu à peu les noms de Fouéré, Mordrel, Debauvais, Célestin Lainé, le bezen Perrot, et autre Bagadou stourm de triste mémoire. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le vent a dispersé les cendres de Bendit …

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du pendule de Foucault et de « qui veut gagner des millions » réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 22 mars 2018, deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez prudent si vous prenez la route.

Il y a cinquante ans (Eh oui) le 22 mars 1968, à la cité Universitaire de Nanterre, le mouvement contestataire étudiant qui va prendre le nom de « mouvement du 22 mars », occupe les locaux de l’Université (photo de droite). Il est l’aboutissement d’une la-salle-du-22-marscontestation grandissante emmenée par des groupes d’extrême-gauche, des anarchistes et des situationnistes. Né d’abord de revendications solidaires, comme la libération des manifestants arrêtés lors des actions contre la guerre du Viet-Nam, il déborde rapidement sur des questions de société comme la remise en cause du puritanisme social (avec la revendication du droit d’accéder à la résidence universitaire des filles). Rapidement ce mouvement conduit, entre autres, par Daniel Cohn-Bendit (qui se réclame alors de l’anarchie) va passer de la critique de l’Université à la critique de la société et de l’autoritarisme. Il sera le ferment de ce qu’on allait appeler par la suite: les évènements de mai 68.

Oui, petit scarabée,en Mai 68 nous étions dans la rue pour en finir avec ce vieux monde de l’autorité, de la finance, de l’hypocrisie, du machisme, du patronat, du curé, du militaire, du mandarinat (je vous laisse compléter la liste). En creusant sous les pavés pour y trouver badge-la-beaute-est-dans-la-rue-affiche-de-mai-68-300x300la plage nous voulions jouir sans entrave et être suffisamment réaliste pour demander l’impossible… Et voila t-il pas que ce sont ces endimanchés de la république en marche arrière qui veulent s’approprier l’héritage des accords de Grenelle. Augmentation du smig de 35%, quatrième semaine de congés payés, création des sections syndicales. Mais, pendant qu’on y est pas, qu’ils rajoutent dans leur escarcelle, la révolution et le front populaire. Non, ces acquis sont né des luttes, des manifs, des grèves, des conflits. Les peuples doivent reconquérir le pouvoir dont ils ont été spolié et si cela ne se fait pas dans les urnes, alors, princes qui gouvernez le monde, craigniez la colère de la rue. Je me souviens de cette chanson de Dominique Grange en 68. (en vidéo plus haut)

J’imagine que pour les plus jeunes d’entre vous tout cela a un parfum un peu suranné mais, nous avions 20 ans et étions convaincus que le vieux monde était derrière nous… Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être

Le condamné à mort…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’Espagne éternelle et de la tortilla réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 02 mars 2018, douzième jour de ventôse dédié à l’orme.

Triste anniversaire que ce jour du 2 mars.

En effet, le 2 mars 1974, mort de Salvador PUIG ANTICH, garrotté dans les geôles du sinistre Franco à la prison Modelo de Barcelone, à l’âge de 24 ans. Il était militant et activiste anarchiste du M.I.L. Le M.I.L (Mouvement Ibérique de Libération), né dans les années 70, pratiquait -entre autre- l’expropriation politique, dans une Espagne étouffée sous le joug du franquisme. Ce mouvement libertaire de guérilla urbaine ne fit jamais couler le sang. Salvador Puig Antich est salvadorarrêté le 25 septembre 1973, quelques mois après l’auto-dissolution du M.I.L, et grièvement blessé à la tête. Un sous-inspecteur de police est tué dans la confusion (sans doute par un autre policier). Le 7 janvier 1974, la peine de mort est néanmoins requise contre le jeune militant, malgré d’évidents vices de forme. Partout en Europe (et jusqu’en Argentine) on se mobilise pour demander sa libération. A Toulouse, des affrontements ont lieu devant le consulat Espagnol avec la police, à Rennes, il ne se passait pas une semaine sans que nous soyons dans la rue. A cette époque là, les raisons de s’indigner étaient peut-être plus évidentes qu’aujourd’hui; quoique… Puig Antich sera malgré tout garrotté. Je crois que c’est le dernier à avoir été exécuté selon la technique du « garrot vil ».

Pour ne pas rester sur une note amère, je pense à Francesca Solleville éblouissante interprète qui a eu la bonne idée de naître un 2 mars. Outre ses reprises des chansons de la Commune, on lui doit l’interprétation des textes de Mac Orlan et Aragon notamment. Toujours engagée, contre le nazisme, le franquisme, la guerre au Viet-Nam elle chante les poèmes d’Apollinaire et de Genet comme ce formidable « condamné à mort » sur une merveilleuse musique d’Hélène Martin, que je ne peux m’empêcher de rapprocher de la fin tragique de Puig Antich.

Allez, merci de passer par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La poudre et l’étincelle…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’analyse concrète et de la bisque de homard réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 27 février 2018 qui correspond au 9ème jour de ventôse et c’est le jour de Sophie, heu non, de Marsault (jeu de mot Capelo). Le saule marsault (Salix caprea) est saule-marsault-chatons-zoom-300x225une espèce de saule commune en Europe et en Afrique du Nord. Le nom scientifique Salix caprea (saule des chèvres) vient sans doute de la première illustration connue de l’espèce dans le livre de Hiéronymus Bock (bien connu dans son immeuble) où on voit la plante broutée par une chèvre. En effet l’espèce a été largement utilisée comme fourrage pour les chèvres. On dit aussi qu’elle est excellente pour le miel car elle fleurit très tôt. En vérité, c’est la Ste Honorine et, comme disait mon aïeule: «À la sainte Honorine, bourgeonne l’aubépine. »

Le 27 février 1933, au soir, à Berlin, incendie du Reichstag (Parlement Allemand). L’incendiaire, un jeune conseilliste (dissident communiste partisan deReichstag_incendie-202x300s conseils) hollandais, Marinus van der LUBBE est arrêté à l’intérieur du Parlement. Ce jeune idéaliste de 24 ans revendique aussitôt son acte individuel contre ce monument « symbolique » comme un signal destiné à réveiller le mouvement ouvrier. Calomnié par les nazis qui tenteront de faire croire à un prétendu complot communiste, il sera également sali par les staliniens qui le dénigreront en le présentant comme un simple d’esprit manipulé par les nazis. Cet évènement servira de prétexte aux nazis pour s’emparer totalement du pouvoir et, dès le lendemain, des milliers de militants communistes et anarchistes seront arrêtés, dont Erich Mühsam.

Marinus van der LUBBE qui fera une grève de la faim dans sa prison avant d’être alimenté de force, sera jugé à Leipzig à partir du 21lubbe1-189x300 septembre 1933. Condamné à mort le 23 décembre, il sera décapité le 10 janvier 1934 dans la prison de Leipzig. En dehors des militants du « Radencommunist » hollandais et de quelques anarchistes allemands et français comme André Prudhommeaux (qui constituera un « Comité Marinus van der Lubbe ») ou Alphonse Barbé, rares seront les personnes qui soutiendront Marinus et tenteront de faire la lumière sur cet évèmement crucial. Lire à ce sujet le livre: Carnet de route de l’incendiaire du Reichstag (présenté par Yves Pagès et Charles Reeve). Sources: éphéméride anarchiste

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.